Benoît XVI sur Création et évolution
En reprenant un exemplaire de The Economist d’il y a un mois, je trouve une mention de la publication, devine-t-on, des actes du colloque privé annuel de Benoît XVI (le Schülerkreis) qui portait en septembre 2006 sur la Création, l’évolution et le darwinisme.
Le Pape a marqué son 80e anniversaire cette semaine en publiant un livre sur Jésus-Christ. Mais pour les vaticanistes, un évènement tout aussi important a été la publication en allemand, quelques jours plus tôt, d’un livre dans lequelle le souverain pontife et plusieurs proches conseillers développent leurs vues sur l’émergence de l’univers et de la vie. Tout en évitant les arguments les plus sommaires utilisés pour contester les théories de Darwin, le Pape affirme que l’évolution ne peut pas être prouvée de manière définitive; et que la manière par laquelle la vie s’est développée était une indication de la "raison divine", qui ne pouvait pas être discernée par les seules méthodes scientifiques.
Certains lecteurs en savent-ils plus sur cet ouvrage important mais passé, sauf erreur, largement inaperçu ?
Addendum 12h00 : …passé inaperçu, mais pas sur votre blog préféré : Michel en avait parlé en avril, à partir d’une dépêche AFP. Mais un lecteur, M. l’abbé C.T., en sait davantage :
Le résumé du The Economist est très approximatif.
le livre (petit) est paru en italien et auparavant en allemand. Je ne l’ai pas eu entre les mains mais lu une recension détaillée en allemand et l’autre en italien.[…]
Le pape ne dit pas seulement comme the economist qu’on ne peut prouver l’évolution de manière définitive mais que on ne peut l’étayer sur des preuves scientifiques, ce qui est passablement différent. Rien de nouveau donc […] par rapport à ses écrits cardinalices antérieurs.[…]Néammoins il y a des conséquences (et c’est peut etre une des raisons pour lesquelles les faiseurs d’opinions parleront peu de ce livre) à savoir que l’idée d’évolution ne peut être reçue comme une idée scientifique mais une idée d’ordre philosophique même si certains philosophes vont continuer à chercher des indices scientifiques pour étayer leur construction philosophique. L’invitation est donc clairement faite, par ce déblayage, aux théologiens à se dégager de l’emprise de ce qu’ils croient être La Science […].
Je n’ai pas réussi à trouver si la traduction française est prévue et si oui, quand. […]
Add. : Merci à PMS des précisions suivantes :
Je me permets de vous faire part des références allemandes de l’ouvrage en question:
Schöpfung und Evolution: eine Tagung mit Papst Benedikt XVI in Castel GandolfoHerausgegeben im Auftrag des Schülerkreises von Papst Benedikt XVI von Stephan Otto Horn SDS und Siegfried WiedenhoferVorwort von Christoph Kardinal SchönbornSankt Ulrich Verlag, Augsburg, 2007[Création et évolution: un séminaire avec Benoît XVI à Castel Gandolfoédité par Stephan Otto Horn SDS et Siegfried Wiedenhofer pour l’amicale des anciens élèves du pape Benoît XVIAvant-Propos du cardinal Christoph SchönbornEditions Sankt Ulrich, Augsbourg, 2007]Il est possible aux personnes intéressées de se procurer cet ouvrage en ligne sur Amazon.de au prix de 16,90 Euros + frais de port.
Eduquer les enfants aux médias : un défi
A l’occasion de la Journée mondiale des Communications sociales, Mgr John P. Foley, président du Conseil pontifical pour les Communications sociales, a proposé :
"Dans les écoles nous avons des cours de littérature, d’histoire et, bien sûr, de religion. Pourquoi n’avons-nous pas davantage de cours sur les médias et sur comment les utiliser, sur comment en profiter ?"
Il a rappelé que les trois documents publiés par le Conseil dont il est le président, sur le thème de l’éthique – L’éthique en publicité, L’éthique dans les communications et L’éthique en Internet – soulignent trois principes fondamentaux qui «doivent toujours être respectés : la vérité, la dignité de la personne individuelle et le bien commun».
"Jésus s’est présenté comme étant ‘le chemin, la vérité et la vie’. Nous devrions certainement enseigner aux enfants à rechercher ce qui est vrai et à ne pas se laisser tromper par ce qui est faux ou exagéré. Mais ce discernement n’est pas toujours facile et c’est pour cela que l’éducation des enfants à une bonne utilisation des médias est un défi : comment faire la différence entre le vrai et le faux, entre ce qui est important et ce qui est éphémère, entre ce qui est constructif et ce qui est destructif".
Mgr Foley a conclu en rappelant qu’au cours de son récent voyage au Brésil, le pape a condamné aussi bien le communisme que le capitalisme :
"Il serait peut-être plus correct de dire qu’il nous a rappelé la nécessité de respecter à la fois la dignité de la personne individuelle et le bien commun, des leçons essentielles pour toute jeune personne. Ce sont ces leçons que nous devons enseigner dans et à travers les médias".
Prostitution et liberté
Michela Marzano signe dans Famille Chrétienne n°1530 une tribune libre intitulée "Libres de se prostituer ? " :
" Peut-on envisager une réelle distinction entre une prostitution qui relèverait de l’esclavage et de la traite des êtres humains et une prostitution libre qui pourrait, en revanche, être considérée comme un travail parmi d’autres ?
De quelle liberté s’agirait-il ? Peut-on véritablement parler de liberté lorsqu’on sait que la plupart des prostituées libres ont un passé assez lourd, pétri de violences physiques et psychiques ? Peut-on croire que leur prétendue liberté justifie le fait qu’elles se laissent traiter comme des choses à la libre disposition des clients ? Est-on libre de se mettre soi-même dans une situation de servitude volontaire (…) sans prendre en compte que l’habitude à être traiter comme une chose empêche certains individus d’être libres et de défendre ainsi leur propre dignité d’être humain ? (…)
Bien qu’en apparence elle ne soit rien d’aute qu’une forme de sexualité choisie, la prostitution transforme toujours l’acte sexuel en une activité dégradante. A partir du moment où l’on paye pour recevoir certains services sexuels, celle qui les offre se ravale à la qualité de ces services. La prostituée devient, comme toute chose, interchangeable, et n’a plus de valeur en tant qu’être humain unique et irremplaçable (…)
C’est pour cela qu’on ne peut jamais parler de liberté de se prostituer et, qu’en ce domaine, ce qui est bafoué est la dignité même de la personne."
On pourra également relire le CEC n°2355 : " La prostitution porte atteinte à la dignité de la personne qui se prostitue (…) La prostitution constitue un fléau social. Il touche habituellement des femmes, mais aussi des hommes, des enfants ou des adolescents (dans ces deux derniers cas, le péché se double d’un scandale). S’il est toujours gravement peccaminieux de se livrer à la prostitution, la misère, le chantage et la pression sociale peuvent atténuer l’imputabilité de la faute."
Vélos islamiques pour femmes!
L’Iran va fabriquer des "vélos islamiques" pour les femmes, censés dissimuler leurs formes, a rapporté jeudi le quotidien gouvernemental Iran. Selon Elaheh Sofali, l’une des responsables de ce projet :
"Ce vélo comprend une cabine qui couvrira la moitié du corps de la cycliste. Ce projet permet d’encourager le sport féminin".
Faezeh Hachémi, la fille de l’ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani, qui était alors responsable du sport olympique féminin, avait encouragé dans les années 90 le cyclisme féminin, mais des religieux conservateurs avaient dénoncé cette décision.
On n’arrête pas le «progrès» !
Les médias doivent promouvoir la dignité de la personne
Lors de l’Angélus place Saint-Pierre, Benoît XVI a appelé les parents et les enseignants à "être sélectif" et à avoir un regard "critique" en privilégiant les programmes "esthétiquement et moralement valables". Les médias doivent eux aussi
"apporter leur contribution à cet engagement éducatif, en faisant la promotion de la dignité de la personne humaine, du mariage, de la famille, des conquêtes et des objectifs de la civilisation".
"Les programmes qui prônent la violence, des comportements anti-sociaux ou qui présentent la sexualité sous un jour vulgaire sont inacceptables, davantage encore s’ils s’adressent aux mineurs".
Affrontements au nord du Liban
Des combats meurtriers ont opposé les forces de sécurité libanaises à des militants palestiniens du Fatah al-Islam ce matin à Tripoli, dans le nord du Liban. L’armée a fait état d’au moins onze morts dans ses rangs. Au moins trois activistes ont aussi été tués, tandis qu’au moins 12 civils ont été tués ou blessés au camp de réfugiés de Nahr el-Bared.
Nahr al-Bared est le bastion du Fatah al-Islam, un groupuscule composé de Palestiniens et d’autres nationalités arabes, qui avait annoncé sa création en novembre 2006. Proche de Damas, ce groupe est issu du mouvement palestinien pro-syrien Fatah Intifada, opposé au Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, le plus influent dans les 12 camps de réfugiés palestiniens que compte le Liban. Aux termes d’accords libano-palestiniens, les forces de l’ordre libanaises ne sont pas autorisées à entrer à l’intérieur des camps.
La situation reste très instable en milieu de journée, notamment aux abords du camp palestinien où les accrochages à l’arme lourde se poursuivaient. A Tripoli, la situation est redevenue globalement calme, à l’exception des abords d’un immeuble où des éléments du Fatah al-Islam sont retranchés. Le député du nord du pays, Moustapha Hachem, a accusé la Syrie d’attiser la tension "alors que le Conseil de sécurité de l’ONU se prépare à voter une résolution créant un tribunal spécial pour juger les assassins du dirigeant libanais Rafic Hariri".
L’immigration entre l’idéologie et la doctrine sociale de l’Eglise
Catholiques en campagne analyse l’idée d’une politique d’immigration au regard de la doctrine sociale de l’Eglise :
"La politique d’immigration, comme toute politique, est légitime à condition de l’appréhender à travers le prisme du bien commun […] [L]e bien commun exige que l’on protège d’abord les nationaux puis, une fois garanti leur épanouissement, les étrangers dans la mesure des capacités du pays. Il est donc légitime qu’un Etat définisse une politique d’immigration. C’est le sens du message du conseil permanent de la Conférence des évêques de France à l’occasion de prochaines élections intitulé "Qu’as tu fais de ton frère" […] Actuellement, notre pays n’a plus la capacité d’accueillir de nouveaux migrants, non seulement pour des raisons économiques et sociales (chômage, délinquance, logement, etc…) mais aussi parce que les Français ne sont eux-mêmes plus conscients d’appartenir à une nation, avec une identité propre qu’ont forgée 2000 ans d’histoire.
[…] Jean-Paul II dans son encyclique Laborem Exercens en 1981 :"L’émigration est sous certains aspects un mal qui peut être en des circonstances particulières un mal nécessaire" [n°23]. En 1985, il dira aussi "qu’on ne peut pas, a priori, considérer toute émigration comme un fait positif, à rechercher ou à promouvoir". […]
Il existe aujourd’hui dans notre pays une véritable idéologie de l’immigration, curieusement partagée par le capitalisme le plus outrancier (pour bénéficier d’une main d’œuvre docile et peu coûteuse) et par un post marxisme utopique (qui voient dans les immigrés un prolétariat de substitution) […]. Dans les deux cas, c’est dénier aux êtres humains le besoin et le droit à de légitimes enracinements que l’Eglise a toujours favorisé et c’est encourager l’exploitation honteuse d’êtres humains miséreux que l’Eglise a toujours combattu."
Contre la destruction d’églises
2800 églises rurales pourraient être détruites. Des Français se rassemblent pour tenter de sauver ce patrimoine, tant spirituel que culturel. Exemple avec l’église d’Arc sur Tille, que la municipalité souhaite "déconstruire".
Les lecteurs sont invités à mentionner les sites dédiés au sauvetage de nos églises en commentaire de ce post.
MJ
La repentance : une manipulation décryptée
Le dernier ouvrage de Michel de Jaeghere, La Repentance histoire d’une manipulation (édition revue et augmentée du texte paru en 2002 introduisant les Actes du 8e colloque de Renaissance catholique en 1999), démonte une opération de désinformation : Jean-Paul II aurait reconnu, qu’à l’image de toute institution humaine, l’existence de l’Eglise avait été ponctuée d’erreurs, de compromissions ou de crimes. Les discours, lettres apostoliques, encycliques font pourtant la distinction entre l’Eglise, toujours sainte, et les péchés commis par certains chrétiens. Discours tronqués et détournés de leur sens ont permis de transformer la démarche imaginée par Jean Paul II à l’occasion du Jubilé de l’an 2000 en machine de guerre contre l’Église et son enseignement, notamment l’infaillibilité. M. de Jaeghere estime (p.180) :
"Nous sommes parvenus à une situation où ce que dit le pape, ce qu’il veut, ce qu’il fait, n’a, au fond, aucune importance. Parce que chacun de ses gestes ou de ses propos, en la matière, sont instrumentalisés sans avoir souvent été vus, été entendus, été lus. Parce que la conjonction des forces subversives […] est parvenue à créer une dynamique qui a renversé les barrières, balayé les précautions oratoires pour déboucher sur une mise en accusation générale de l’Eglise".
Un exemple, parmi tant d’autres, est le détournement de la lettre apostolique qui prépare la démarche de Jean-Paul II, Tertio Millenio Adveniente, texte dans lequel on peut lire notamment ce passage que très peu auront repris et qui nous concerne (n.36) :
"De nombreux cardinaux et évêques ont souhaité un sérieux examen de conscience surtout pour l’Église d’aujourd’hui. […] [U]n peu partout, on a perdu le sens de la transcendance de l’existence humaine et l’on est désorienté dans le domaine éthique, même en ce qui concerne les valeurs fondamentales du respect de la vie et de la famille. Un test s’impose pour les fils de l’Église : à quel point ne sont-ils pas eux-mêmes atteints par l’atmosphère de sécularisme et de relativisme éthique ? […] Et ne faut-il pas déplorer, parmi les ombres du présent, la coresponsabilité de tant de chrétiens dans des formes graves d’injustice et de marginalisation sociale ? On peut se demander combien d’entre eux connaissent à fond et pratiquent d’une manière cohérente les directives de la doctrine sociale de l’Église."
Michel Janva (merci à JPM)
Notre avis sur le gouvernement à exprimer lors des législatives
La volonté de Nicolas Sarkozy d’agir vite risque d’être entravée jusqu’aux législatives, la majorité des membres du gouvernement étant occupés par la campagne électorale des législatives.
François Fillon a déclaré qu’il sera candidat dans son ancienne circonscription de la Sarthe, la quatrième. Alain Juppé sera candidat aux législatives en Gironde (2e circ.), où il est toujours maire de Bordeaux (il compte se représenter en 2008). Jean-Louis Borloo (21e circ. du Nord), Xavier Bertrand (Aisne, 2e), Eric Woerth (Oise, 4e), Hervé Morin (Eure, 3e), Michèle Alliot-Marie (Pyrénées-Atlantiques, 6e), Christine Boutin (Yvelines, 10e), Valérie Pécresse (Yvelines, 2e) et Roselyne Bachelot (Maine-et-Loire, 1ère) seront également candidats aux législatives (liste des candidats UMP).
L’enjeu est important pour chacun d’eux, car il leur faut gagner cette élection pour asseoir leur légitimité au sein du gouvernement. François Mitterrand considérait qu’un ministre battu ne pouvait pas rester au gouvernement. Si les catholiques soutenaient Christine Boutin mais montraient leur désapprobation dans le choix de Valérie Pécresse et Roselyne Bachelot, cela enverrait un message clair au gouvernement (résultats 2002 : Boutin, Pécresse, Bachelot).
Chine : libération d’un prêtre
Un prêtre chinois de l’Eglise catholique clandestine, qui avait été arrêté en août, a été libéré par anticipation pour des raisons de santé. Le père Shao (43 ans), condamné pour avoir falsifié son passeport afin de pouvoir se rendre en pèlerinage à Rome, a été libéré un mois avant qu’il n’ait purgé sa peine et il est sorti de prison le 16 mai.
Le prêtre, déjà incarcéré en 1999, souffre d’une maladie contractée en prison qui l’a rendu totalement sourd.
MJ
Jésus de Nazareth, de Benoît XVI
Jeudi 24 mai doit paraître la version française de l’ouvrage commencé par le Cal Ratzinger et achevé par le Pape Benoît XVI. La Croix publie en exclusivité quelques extraits :
"La pauvreté dont il est question ici n’est jamais d’ordre strictement matériel. La pauvreté purement matérielle ne sauve pas, même s’il est certain que les défavorisés de ce monde peuvent tout particulièrement compter sur la bonté divine. Mais le cœur de ceux qui ne possèdent rien peut être endurci, vicié, mauvais, intérieurement possédé par l’envie de posséder, oublieux de Dieu et avide de s’approprier le bien d’autrui. […] Mais pour être la communauté des pauvres de Jésus, l’Église a sans cesse besoin des grandes figures du renoncement ; elle a besoin des communautés qui les suivent, qui vivent la pauvreté et la simplicité, et qui nous montrent par là la vérité des Béatitudes, afin de tous nous secouer et nous réveiller, pour comprendre que posséder des biens, c’est simplement servir, pour s’opposer à la culture de l’avoir par une culture de la liberté intérieure, et pour créer ainsi les conditions de la justice sociale."
"Dieu accorde un pouvoir limité au mal. Tout d’abord pour nous punir de nos fautes, […] [et] pour sa gloire. […] Lorsque nous disons la sixième demande du Notre Père, nous devons nous montrer prêts à prendre sur nous le fardeau de l’épreuve, qui est à la mesure de nos forces. D’autre part, nous demandons aussi que Dieu ne nous impose pas plus que nous ne pouvons supporter, qu’il ne nous laisse pas sortir de ses mains."
"Les passages les plus importants se trouvent dans le récit sur l’adoration des bergers, où l’évangéliste nous dit : “Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur” (Lc 2, 19). À la fin du récit sur Jésus à l’âge de 12 ans, on lit encore : “Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements” (Lc 2, 51). La mémoire de Marie retient d’abord les événements dans le souvenir, mais elle est plus que cela. Elle est une fréquentation intérieure de l’événement. […] C’est justement sur ce type de “souvenir” que repose l’Évangile de Jean qui approfondit plus encore la notion de mémoire en tant que mémoire du “nous” des disciples, mémoire de l’Église. Ce souvenir n’est pas seulement un processus psychologique ou intellectuel, c’est un événement pneumatique. Le souvenir de l’Église n’est justement pas quelque chose d’uniquement privé, il transcende la sphère de l’intelligence et du savoir humains. On est guidé par le Saint-Esprit qui nous montre le contexte de l’Écriture, le lien entre la Parole et la réalité, nous conduisant dans “la vérité tout entière”."
"Nous avons trouvé trois expressions dans lesquelles Jésus à la fois voile et dévoile son propre mystère : “Fils de l’homme”, “Fils”, “Je suis.” […] Ces trois expressions révèlent l’originalité de Jésus, sa nouveauté, sa caractéristique exclusive, à laquelle il n’y a pas de dérivé ultérieur. […] Au centre, on trouve le mot de la prière, le mot “Fils”, auquel correspond le mot de l’interpellation Abba-Père. […] L’Église naissante a placé le contenu de ces trois expressions centrées sur “le Fils” dans la locution “Fils de Dieu”, la détachant ainsi définitivement de ses origines mythologiques et politiques."
MJ
Les chimères compromettent la dignité humaine
Le président de l’Académie pontificale pour la vie, Mgr Elio Sgreccia, a dénoncé la création d’embryons composés de matériel génétique humain et animal, au lendemain de la décision prise par le gouvernement britannique d’autoriser la création d’embryons chimères mi-homme mi-animal.
“[L]a création d’un hybride homme-animal est une frontière qui avait été interdite, jusqu’à aujourd’hui, et par tous, dans le domaine des biotechnologies […] Et cela, justement parce que la dignité humaine est compromise, offensée, et qu’on peut ensuite créer des monstruosités à travers ces fécondations […] la création d’un être homme-animal représente une frontière violée dans le domaine de la nature, la plus grave […] c’est pour cela que la condamnation morale doit être totale, avant tout au nom de la raison et au nom même de la justice et de la science qui doivent être maintenues au bénéfice de l’homme et par respect pour la nature humaine“.
“Jusqu’à aujourd’hui, l’individu humain n’a pas été respecté parce que les embryons sont immolés et sacrifiés de diverses manières et dans ces mêmes fécondations artificielles […] Mais les frontières ont au moins été respectées entre espèce et espèce".
Un enseignant refuse de lire la lettre de Guy Môquet
Il explique pourquoi il ne lira pas la lettre de ce jeune homme qui n’a pas été arrêté pour faits de résistance :
"Je ne la lirai pas tout simplement parce que notre école a délibérément détruit l’autorité qui pourrait permettre une lecture et une écoute attentives. […] Non, Monsieur le Président, je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet tant que n’auront pas été engagées les réformes structurelles du ministère de l’Éducation nationale qui mettront fin à la démence toute puissante des instances coupables des mesures les plus destructrices de tout espoir de justice sociale, tant que n’auront pas été engagées les réformes pour que l’école cesse de conforter les enfants dans leur nature d’enfants, pour que l’école accepte enfin de remplir sa seule mission : instruire."
MJ
Constitution européenne : le non peut encore s’exprimer
Paul-Marie Couteaux signe une tribune dans Le Figaro :
"[L]e nouveau président a d’ores et déjà consenti au nouveau traité «européen» qui, prudemment, ne sera pas constitutionnel par son nom mais qui le sera dans son contenu […]. De ce point de vue, les «nonistes» étourdis qui ont accordé leur suffrage à Nicolas Sarkozy portent une lourde responsabilité. C’est avec leurs voix que M. Sarkozy négocie le compromis qui ne manquera pas d’éclore lors du sommet européen des 21 et 22 juin. […] Le scénario est en place et il est d’autant plus prévisible que Nicolas Sarkozy l’a annoncé depuis un an, ne faisant que prendre la précaution de dire, […] qu’il n’y aura pas de Constitution européenne – ce qui est vrai dans la forme mais faux quant au fond, et tient de la ruse verbale de haut vol […]
Tout n’est pas joué pour autant, sinon à court du moins à moyen terme. […] les masques semblent vite tomber : la composition des « équipes » le confirme […]. [A] la faveur du débat présidentiel, l’hégémonie intellectuelle […] fut une bonne fois pulvérisée : on peut de nouveau parler de […]«l’identité», c’est-à-dire la volonté pour la France de rester ce qu’elle est, un État souverain […]. Mais, après avoir si bien paru épouser cette cause, M. Sarkozy a ouvert les vannes à de puissantes eaux sur lesquelles, Union européenne oblige, il ne pourra surfer longtemps ; elles pourraient bientôt le déborder largement sur la droite : les souverainistes auront alors beaucoup d’eau sous la coque…"
L’UDF-Modem présentera 535 candidats
Eric Azière, chargé des élections et des fédérations, indique :
"C’est le nombre le plus élevé de candidats depuis la création de l’UDF en 1978".
En 2002, l’UDF avait présenté 217 candidats. Dans la liste des candidats figurent une quarantaine de personnes venues des Verts et de Cap 21.
Seuls 5 députés UDF sortants (sur 29) ont été investis – François Bayrou et Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques), Anne-Marie Comparini (Rhône), Gilles Artigues (Loire), Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis) – auxquels il faut ajouter deux députés "soutenus" (Philippe Folliot, Tarn, et Rodolphe Thomas, Calvados).
6 députés européens UDF (sur 11) sont également investis: Marielle de Sarnez et Claire Gibault à Paris, Bernard Lehideux dans les Hauts-de-Seine, Jean-Marie Cavada dans le Val-de-Marne, Anne Laperrouze dans le Tarn, Thierry Cornillet dans la Drôme.
L’UDF-Modem ne présente pas de candidats contre la plupart des députés UDF sortants qui se sont ralliés à Nicolas Sarkozy, à cinq exceptions près : Stéphane Demilly, Francis Hillmeyer, Michel Hunault, François Rochebloine et Olivier Jardé. Aucun candidat n’a été investi contre Hervé Morin, nommé ministre de la Défense, mais "un militant a déposé sa candidature contre lui". Des candidats ont été investis face à Christian Blanc et André Santini, qui s’étaient ralliés à Nicolas Sarkozy avant le premier tour.
Législatives : le MNR présent dans 430 circonscriptions
Ses candidats feront campagne sous l’étiquette “MNR – Alliance patriotique”. Le MNR et le MPF se sont répartis 72 circonscriptions. Côté FN, le MNR ne présentera pas de candidat face à une quinzaine de cadres dirigeants tels que Gollnisch, Lang, Martinelli, Bild, Touzé, Martinez, Le Rachinel, Vassieux, Petit, La Croix Vaubois, Guiniot, …
Coup de frein pour les mosquées ?
A l’heure où l’on détruit des églises, Valeurs Actuelles revient cette semaine sur le "coup de frein" porté à la construction des mosquées en France.
" Ce débat engage l’avenir de la France, où se construit déjà une centaine de mosquées et de salles de prière chaque année (…) De quoi inspirer le nouveau président, pour qui le chantier en jachère de l’islam en France est toujours d’une brûlante actualité."
Addendum : après Libération et avant Valeurs Actuelles, un article du Monde sur ce sujet.
“Vous pourriez être ministre de Sarkozy”
C’est la question posée par Eric Zemmour à Bernard Kouchner dans une émission passée. Réponse de l’intéressé (à partir de 9mn26) :
"Pauvre pomme !"
Le reste de la réponse comprend des mots inconnus du Salon Beige, qui ne les rapportera donc pas…
Des nominations “ouvertes” dans une seule direction
Les regrets de Gérard Gachet :
"D’abord pour déplorer qu’il n’y ait aucun ministère officiellement en charge de la Famille, alors que le candidat Sarkozy avait affirmé à plusieurs reprises durant sa campagne qu’elle restait la cellule fondamentale de la société ; ensuite pour constater qu’aucune personnalité représentant les sensibilités "souverainiste" et "libérale" de la majorité présidentielle – on pense à Philippe de Villiers, Gérard Longuet, Hervé Novelli, Jean-Michel Fourgous ou Olivier Dassault – n’a été promue. Dans les deux cas, espérons que la future liste des secrétaires d’Etat, qui devrait être complétée après les élections législatives, réparera ces oublis."
On en conclu que tout dépend du résultat de ces élections.
MJ
Avortements dans le Var : “tristes records”
Lu dans Var Matin :
"Depuis la promulgation de la loi Veil autorisant l’interruption volontaire de grossesse, le 17 janvier 1975, le nombre d’avortements a baissé puis s’est stabilisé à un peu plus de 200 000 par an en France et de 20 000 en Provence-Alpes-Côte-d’Azur. La région PACA a le triste record du plus fort taux d’IVG après la Corse et l’Ile-de-France : il y est de 20 IVG pour 1000 femmes de 15 à 49 ans alors qu’il est de 15 IVG en France. Record aussi pour les mineures : 14 pour 1000 jeunes filles de 15 à 17 ans, contre 10/1000 en France (chiffre 2004/2005 qui continue d’augmenter, d’après l’Observatoire régional de la santé). Au point que l’enquête nationale en cours opérera un "zoom" sur la région pour en comprendre les raisons."
Et pendant ce temps, au festival de Cannes, un cinéaste présente son film racontant les péripéties d’une Roumaine qui cherche illégalement à se faire avorter de son enfant de "4 mois, 3 semaines, 2 jours". Un hymne au crime de l’avortement.
Michel Janva (merci à YD)
Bernard Kouchner, pro-turc et partisan de la culture de mort
L’une des mauvaises nouvelles de ce gouvernement est bien la nomination de Bernard Kouchner au ministère des Affaires étrangères.
Médecin, co-fondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde, ancien haut fonctionnaire de l’ONU, né d’un père juif et d’une mère protestante, sa vie militante le mène du PCF, au début des années 1960, au PS, au PRS avant de revenir au Parti socialiste. En mai 1968, il est l’animateur du comité de grève de la faculté de médecine de Paris.
Il a mené campagne dans les institutions internationales pour la reconnaissance du droit d’ingérence. Il entre au gouvernement français comme secrétaire d’État en 1988, puis ministre de la Santé et de l’Action humanitaire (1992-93). Il est élu en 1994 sur la liste européenne de Michel Rocard et adhère en 1995 au Parti radical de gauche (PRG) dont il devient porte-parole. Il adhère au PS le 6 octobre 1998.
Bernard Kouchner a administré le Kosovo en tant que Haut représentant de l’ONU de juillet 1999 à janvier 2001. Début 2003, il s’est prononcé favorablement à une intervention en Irak, affirmant que l’ingérence contre les dictatures doit être globale. Il faut intervenir partout au nom des droits de l’homme.
On peut regretter finalement Hubert Védrine. Les deux s’étaient opposés sur la souveraineté dans un entretien. Voici la position de B. Kouchner :
"Je respecte les Etats souverains mais je crois à la globalisation contrôlée des démocraties […]. Nous allons vers une souveraineté nouvelle, mondiale, partagée."
Le nouveau ministre est favorable à l’entrée de la Turquie dans l’UE, hostile à la francophonie, partisan de la culture de mort et notamment de l’euthanasie (de son poste, il pourra faire pression sur la Pologne, Malte, l’Irlande, etc.).
Profanations en Bretagne
Lu dans Ouest-France de Vannes :
"Dans la nuit de mercredi à jeudi, 3 calvaires du pays fouesnantais ont été vandalisés. Les socles ont été endommagés et les croix renversées. Comme à Langolen, la semaine dernière, le sigle ABM apparaît à Clohars-Fouesnant et des croix tête en bas ont été peintes sur les ouvrages datant des 16ème et 17ème siècles. […]
"Dans la nuit de mercredi à jeudi, des tombes ont été profanées au cimetière de Kergicquel, à Plounez, un quartier de Paimpol. Le ou les auteurs se sont pris au colombarium, où des pots de fleurs ont été renversés. Une vingtaine de tombes ont été piétinées. Des stèles ou des plaques mortuaires ont été renversées à coups de pied."
MJ (merci à MC)
Des droits pour les chimpanzés
Hiasl et Rosi, deux chimpanzés, appartenaient à une réserve animalière de Vienne, lorsque celle-ci est tombée en faillite. Pour éviter que les deux grands singes ne soient revendus comme cobayes de laboratoire, une association viennoise a décidé de faire appel à des donations individuelles, pour pallier les 5000€ mensuels de factures alimentaires et vétérinaires. Mais, au titre de la loi autrichienne, seule une personne peut bénéficier d’un tel soutien financier. L’association engage donc une procédure devant les tribunaux pour attribuer à Hiasl le statut de «personne» et lui obtenir un tuteur, créant ainsi une jurisprudence.
Dans un arrêt du 18 avril, la justice autrichienne rejette en première instance la demande de mise sous tutelle, estimant que Hiasl ne remplit aucun des deux critères clés : l’existence d’un handicap mental ou d’une urgence. L’avocat de l’association décide de faire appel. Et s’il était débouté de sa requête, il envisage de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de… l’homme à Strasbourg.
Depuis plusieurs années, le droit international progresse sur la question des grands singes (chimpanzés, gorilles, orangs-outangs et bonobos). La Nouvelle-Zélande est le premier pays à avoir adopté en 1999 une loi leur reconnaissant trois droits fondamentaux : le droit à la vie, la protection de la liberté individuelle et la prohibition de la torture. L’Espagne s’apprête à emboîter le pas. Et l’UE n’est pas en reste. Patrice de Plunkett fait remarquer que l’on efface la frontière entre l’homme et l’animal car on ne sait plus ce qui fait le propre de l’homme.
Quant aux embryons, ils peuvent toujours attendre.
Xavier Darcos n’est pas un inconnu au ministère de l’Education nationale
Agrégé de lettres, titulaire d’un doctorat de troisième cycle d’études latines et d’un doctorat d’Etat ès lettres et sciences humaines, maire de Périgueux, ancien inspecteur général de l’Education, directeur de cabinet de François Bayrou au ministère de l’Education, Xavier Darcos a été le conseiller éducation d’Alain Juppé à Matignon en 1995-1997, ministre délégué à l’Enseignement scolaire de Jean-Pierre Raffarin.
A l’Enseignement scolaire, il avait déclenché la polémique en novembre 2002 en proposant d’équiper "les établissements scolaires les plus sensibles de clôtures". En 2003, il avait relancé le débat sur le port de l’uniforme et le vouvoiement à l’école. Il avait également jugé "nécessaire" la loi interdisant le port de signes religieux dans les écoles publiques.
Depuis juin 2005, il est ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Sur son blog, on peut lire quelques unes de ses idées sur l’école. Extraits :
"La France devrait approfondir l’idée qu’il faut donner aux jeunes, à l’école, des lueurs sur les transcendances : l’âme, les religions, l’infini, le temps, les valeurs, le fonds spirituel occidental… L’école, outre qu’elle confond le culturel et le cultivé, est engluée dans des problèmes vernaculaires et dans un prêchi-prêcha « droits-de-l’hommiste » global et uniforme qui interdit les hiérarchies, les différences et les choix."
Lors de l’affaire de Ratisbonne, il défend Benoît XVI et dénonce la cathophobie:
"le catholicisme s’est habitué à ces distorsions : on peut le caricaturer, l’insulter, l’agresser, envahir ses églises, le tourner en dérision sans risque. Mais gare à qui touche une autre croyance. Là, on ne rigole plus. J’attends que des sans-papiers envahissent une mosquée ou une synagogue."
Pornographie et agressions sexuelles
… sont liées. C’est une des conclusions du forum sur l’"Hypersexualisation, sexualisation précoce et agressions sexuelles : impacts et pistes d’action", qui s’est tenu hier et avant-hier au Canada :
"il n’y a pas de doute que la sexualisation précoce des filles est une conséquence de l’hypersexualisation de notre société et que cette hypersexualisation est un facteur contribuant aux agressions sexuelles. En effet, alors que notre société utilise de plus en plus le sexe comme facteur de vente, un nombre important d’industries cible les garçons et les filles de plus en plus jeunes et le message véhiculé est toujours le même : le corps de femmes peut être exploité, peut être agressé. Les magazines, les vidéos, les sites Web pornographiques, les vedettes de la chanson, les publicités et les produits de toutes sortes accentuent quotidiennement ce message."
Dans le document (pdf), on peut même lire que les campagnes de prévention du sida ont entraîné des effets pervers. On y parle de "pornographie sanitaire".
Michel Janva (merci à GB)
Le gouvernement est nommé
Il y aura donc Alain Juppé (Ecologie, développement, Aménagement durable), Jean-Louis Borloo (Economie, Finances et Emploi ), Xavier Bertrand (Travail, relations sociales et solidarité ), Brice Hortefeux (Immigration, Intégration, Identité nationale et Codéveloppement), Xavier Darcos (Education), Hervé Morin (Défense), Eric Woerth (Buget, Comptes publics, Fonction publique), Rachida Dati (Justice), Michèle Alliot-Marie (Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales ), Christine Lagarde (Agriculture et pêche).
Bernard Kouchner prend les Affaires étrangères et européennes alors qu’il est favorable à l’entrée de la Turquie dans l’UE. A noter que Chirac était personnellement intervenu pour que cet anglophile soit nommé haut représentant des Nations unies au Kosovo.
Christine Boutin est nommée ministre du Logement et de la Ville, en raison de son activité en faveur de la loi sur le droit au logement opposable. Nous l’aurions préféré à la famille. D’ailleurs, il n’y a pas de ministère de la famille dans le gouvernement Fillon.
Valérie Pécresse est nommée à la Recherche et à l’enseignement supérieur, alors qu’elle est notamment favorable à la recherche sur les embryons.
Christine Albanel est à la Culture et à la communication, alors qu’elle avait organisé une exposition scandaleuse à la chapelle royale de Versailles.
Roselyne Bachelot, soutien indéfectible du lobby gay (ici, ici), remarquée pour ses critiques contre l’Eglise, … sera ministre de la Santé et de la Jeunesse et des sports.
Qui a dit ?
- J’exprime ma profonde gratitude à toutes celles et à tous ceux qui m’ont accordé leur confiance, et je salue tous les autres avec respect.
- Ce soir ma pensée va aux millions de Français qui aujourd’hui m’ont témoigné leur confiance.
- Ma pensée va à tous les Français qui n’ont pas voté pour moi.
- je serai le Président de tous les Français, […] je parlerai pour chacun d’entre eux.
- Mes chers compatriotes, je serai le Président de tous les Français. Je mesure la gravité des responsabilités qui vont être les miennes. Je mesure la difficulté de la tâche qui nous attend.
- La tâche sera difficile et elle devra s’inscrire dans la durée.
- Le peuple français a choisi le changement. Ce changement je le mettrai en œuvre parce que c’est le mandat que j’ai reçu du peuple et parce que la France en a besoin.
- le peuple français a exprimé sa volonté de changement.
- Comme vous, je veux un Etat vigoureux, impartial, exigeant pour lui-même et soucieux de la bonne utilisation des deniers publics, un Etat qui n’isole pas ceux qui gouvernent du peuple qui les a choisis.
- Je ferai tout pour qu’un Etat impartial, assumant pleinement ses missions de souveraineté et de solidarité, soit pour les citoyens le garant de leurs droits et le protecteur de leurs libertés.
- Toutes les initiatives seront soutenues. Toutes les énergies seront mobilisées.
- J’appelle tous les Français par-delà leurs partis, leurs croyances, leurs origines, à s’unir à moi pour que la France se remette en mouvement.
- Toutes les réussites seront encouragées.
- Je le ferai sans que personne n’ait le sentiment d’être exclu, d’être laissé pour compte. Je le ferai avec la volonté que chacun puisse trouver sa place dans notre République, que chacun s’y sente reconnu et respecté dans sa dignité de citoyen et dans sa dignité d’homme.
Réponse : Il s’agit en fait d’un mélange de plusieurs discours : ceux prononcés juste après les résultats du second tour (7 mai 1995 – 6 mai 2007) et ceux de l’investiture (17 mai 1995 – 16 mai 2007).
Patrice de Plunkett lit le Jésus de Nazareth de Benoît XVI
Privilège de journaliste, puisque le public français pourra l’acquérir le 24 mai prochain. Ses impressions :
[J]e comprends pourquoi le public lui fait un triomphe en Italie et en Allemagne : ce livre répond exactement (avec une précision chirurgicale) à l’agnosticisme actuel. L’idée répandue aujourd’hui est :
– que le « Christ de la foi » a été inventé par les chrétiens cent cinquante ans après la mort du « Jésus de l’histoire »,
– et que l’un et l’autre n’ont rien à voir ensemble.[…]
[Le Pape] met le doigt là où ça fait mal : sur le préjugé qui fonde l’agnosticisme officiel d’aujourd’hui, et selon lequel « on ne sait rien de Jésus de Nazareth et l’Eglise a tout inventé ».
Rachida Dati au ministère de la Justice ?
C’est ce qui ressort de la presse actuellement et c’est l’occasion de se pencher sur cette nouvelle personnalité de l’UMP.
Née d’un père marocain et d’une mère algérienne, Rachida Dati a suivi des études en sciences économiques et gestion des entreprises. Après une rencontre avec Jean-Luc Lagardère, elle entre à la direction de Matra communication, puis travaille au sein de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, avant de rejoindre la Lyonnaise des eaux, et d’être conseillère technique à la direction juridique du ministère de l’Éducation nationale.
Elle fait l’ENM de 1997 à 1999, devient auditeur de justice puis juge commissaire aux procédures collectives et enfin substitut du procureur. En 2002, elle devient conseillère de Nicolas Sarkozy, pour qui elle travaille sur le projet de loi sur la prévention de la délinquance (qui enfreint le droit des familles). Elle est nommée porte-parole de Nicolas Sarkozy pour la campagne. Personnalité influente, elle est membre de l’Institut Montaigne, du club Le Siècle et fondatrice du Club XXIe Siècle :
- L’Institut Montaigne est un think–tank français créé par Claude Bébéar. Il regroupe des cadres d’entreprises, des hauts-fonctionnaires et des universitaires qui élaborent des propositions en matière de politiques publiques. Ses travaux tournent autour de trois axes de recherche : mobilité et cohésion sociale, modernisation de la sphère publique, stratégie économique et européenne.
- Le Siècle est un club (selon Emmanuel Ratier, le club le plus influent de France) réunissant des membres influents de la classe dirigeante française (hauts fonctionnaires, chefs d’entreprises, hommes politiques de droite ou de gauche, journalistes de premier plan, universitaires et syndicalistes). Plusieurs de ses membres font également parti du Groupe de Bilderberg.
- Le club XXIe Siècle est un réseau chargé de «valoriser cet atout formidable qu’est la diversité française, en promouvant l’égalité des chances dans l’intérêt des politiques, sans artifices ni passe-droits». Le club est principalement composé de banquiers, de chefs d’entreprise et de hauts fonctionnaires dont la plupart sont d’origine étrangère et en particulier d’origine maghrébine.

