Qui a dit ?
"On ne peut pas se réclamer du général de Gaulle et se comporter comme Silvio Berlusconi".
"On ne peut pas en appeler à Michelet, à Péguy, à Malraux et barboter dans le mauvais goût d’une quelconque célébrité de la jet-set ou du show-biz".
"On ne peut pas prononcer des odes à l’Etat impartial et inaugurer son mandat en acceptant les très dispendieuses faveurs d’un magnat des affaires".
MJ
Addendum : Bravo à Marc, il s’agissait d’Alain Finkielkraut, qui a ajouté : "pendant trois jours, il nous a fait honte".
Bilan de la nuit de mercredi à jeudi
198 voitures incendiées dans la nuit de mercredi à jeudi. On trouvera ici le récent des événements à Nantes.
MJ
Nicolas Sarkozy et la Banque centrale européenne
Pendant la campagne, Nicolas Sarkozy avait appelé à plus de contrôle des pouvoirs politiques sur les agissements de la BCE, estimant la politique de remontée de taux et la force de l’euro nuisibles à l’économie et en particulier aux exportations françaises.
Aujourd’hui, Jean Claude Trichet, président de la BCE, s’est déclaré "très content" que le mandat de l’institut ne soit plus remis en cause par le président français élu Nicolas Sarkozy :
"J’ai noté que les appels au changement de notre mandat ne sont plus une requête du nouveau président français".
La Fondation de Service politique et les législatives
Sur Liberté politique, Thierry Boutet se tourne vers l’échéance suivante :
Dès demain nous allons entrer dans la bataille des législatives. Nous ne soutiendrons pas les candidats qui font de la remise en cause des principes non négociables de la vie commune une motivation essentielle de leurs engagements publics, et un trait particulier de leur positionnement politique.
Autant l’avouer : les mailles de ce filtre paraissent un peu large. Un candidat qui ne serait qu’incidemment favorable à l’euthanasie, à la déréglementation bioéthique, au CUC ou au "mariage" homosexuel, mériterait-il davantage les suffrages des catholiques que celui qui en fait un "trait particulier" de son engagement ? Lors d’un vote, les voix de l’un et de l’autre pèseront autant.
Mais Francois de Lacoste-Lareymondie a certainement raison d’appeler à examiner et interpeller les candidats circonscription par circonscription :
[C]hacune d’elles doit être examinée en tant que telle, avec ses protagonistes et leurs positionnements respectifs. En fonction des pressions et des exigences que les futurs députés auront perçues dans leurs circonscriptions, leur aptitude et leur courage en sortiront plus ou moins grands.
HV
La rupture mise en oeuvre
La rupture avec le ton de la campagne présidentielle est déjà à l’oeuvre. Voici ce que Nicolas Sarkozy déclarait au soir du 6 mai :
"Je vais en finir avec la reptendance qui est une forme de haine de soi et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres".
Ce matin, il était aux côtés de Jacques Chirac lors de la cérémonie au jardin du Luxembourg à l’occasion de la journée nationale de l’abolition de l’esclavage.
Comme le signale Le Conservateur, "pourquoi ne pas se pencher sur l’esclavage dans la civilisation arabo-musulmane, qui fut à la fois plus ancien, plus durable [toujours actuel] et plus important que l’esclavage occidental" ?
Valérie Pécresse, ministre de la famille ?
Michel Hubault, membre du Bureau Politique du Front national et ancien vice-président de Chrétienté-solidarité, est interrogé par National Hebdo sur le sondage sur le vote des catholiques le 22 avril :
"On s’aperçoit à la lecture de ce sondage que les électeurs se revendiquant comme catholiques […] ont voté à peu près comme l’ensemble du corps électoral […]. [I]l est évident que depuis plus de trente ans, aussi bien les socialistes que les dirigeants de l’UMP et de l’UDF ont œuvré pour mettre en place la "culture de mort". Or, le FN est la seule force politique crédible défendant la vie depuis sa conception jusqu’à son terme naturel. […]
Le programme législatif du Front national est celui qui se rapproche le plus de la doctrine sociale de l’Eglise fondée notamment sur la valeur du travail et sur la famille. A ce propos, il est nécessaire de rappeler que l’UMP veut donner aux "couples" homosexuels les mêmes droits qu’aux couples mariés.
Valérie Pécresse, […] pressentie pour être ministre, peut-être même le prochain ministre de la Famille (sic), a suggéré dans le journal Le Monde (27 janvier 2006) de faire du Pacs «un contrat de couple cohérent, intermédiaire entre le mariage et le concubinage», première étape, n’en doutons pas, vers le mariage homosexuel. Il s’agit également de ne pas oublier que […] Mme Pécresse [député des Yvelines] s’était opposé à ce que [Christian Vanneste] soit réinvesti par l’UMP, en raison de ses propos qu’elle a alors qualifiés d’«homophobes». Mme Pécresse se réjouissant que «si Christian Vanneste a pu être condamné, c’est sur le fondement d’une loi condamnant les propos homophobes que l’UMP a fait voter» !"
Ce n’est pas tout : Mme Pécresse veut interpréter la dignité de l’être humain, souhaite proposer la délégation de responsabilité parentale pour les homosexuels, supprimer l’accouchement sous ‘X’, ouvrir plus largement les magasins le dimanche, … Valérie Pécresse ministre de la famille ? Ce serait une très mauvaise nouvelle.
Michel Janva (merci à YD)
Législatives : la guerre des investitures
Louis Petiet, conseiller général de l’Eure et président de la fédération UMP du département, s’oppose au "parachutage" de Bruno Le Maire, investi par l’UMP candidat à la succession de Jean-Louis Debré.
Le vice-président de l’UMP Jean-Claude Gaudin a prononcé l’exclusion du parti de Louis Petiet, candidat dissident aux élections législatives dans la première circonscription de l’Eure :
"A compter de ce jour, vous ne pouvez vous prévaloir de votre appartenance à l’UMP, ni utiliser quelque moyen que ce soit de l’UMP".
La droite qui pense a un rôle à jouer
Sous la plume de Me Trémolet de Villers :
"[C]ette campagne, paradoxalement, nous a dit, aussi, autre chose. Nous avons parlé ici de la […] droitisation du discours […] il me semble que ce changement de discours a une origine plus profonde, qui est l’évanouissement des centrales marxistes-léninistes, et par voie de conséquence, le désarroi idéologique de la gauche. […]
Il y a fort à craindre que nos nouveaux dirigeants, après avoir chanté la France éternelle pour capter nos voix, ne l’oublient dans le cours de leurs soucis. Mais rien ne nous interdit de reprendre le discours et de l’amplifier. Rien n’interdit à ce qu’on appelle abusivement l’extrême droite, et qui est surtout la droite qui pense, de redoubler ses efforts pour jouer, à l’égard des gouvernements, le rôle que joua, pendant si longtemps, la gauche qui pense, qui était précisément l’extrême gauche.
Non seulement, rien ne l’interdit, mais tout nous y conduit. […] Pour y parvenir, il faut accepter de briser le cadre idéologico-moral de la République. La seule force vive, non seulement de la France, mais de l’Europe, c’est l’Eglise catholique. D’elle, de sa doctrine sociale, de sa charité et de sa morale peuvent venir les vrais remèdes pour guérir les maux sociaux de notre temps. […] Quand le tumulte des meetings est passé, il reste […] toute la vie sociale, la vraie, celle de la nation. Cette vie, c’est la nôtre, celle de nos familles et de nos enfants, la seule capable de parler de l’avenir parce qu’elle est, précisément, l’avenir.
[…] Il peut y avoir une utilité à cette exclusion politique dont nous sommes victimes de la part de la République. Ce sont les exclus qui font les grands changements, pas les nantis. Les nantis sont anéantis par leur nantissement. Les exclus, eux, sont libres. De cette liberté, ils peuvent ne rien faire, se replier sur eux et pleurer leur faiblesse. Ils peuvent aussi en faire un apostolat."
Réaction au blasphème
Cette histoire n’est pas une fiction :
"Le numéro 1016 – 30 avril-6 mai 2007 – du magazine «people» Voici, étalait en couverture le scandaleux tatouage de l’actrice américaine Nicole Richie. […] on y voyait essentiellement la paire de jambes de Nicole Richie avec en premier plan sa cheville tatouée d’un chapelet.
[…] [I]mmédiatement les standards de la télévision et de la radio catholiques locales […] ont explosé. […] [L]e Centre catholique d’information (CCI) a immédiatement réagi en appelant à une grande manifestation ce vendredi 11 mai qui devrait mener les Chrétiens [à leur évêché] dire […] «la grande peine du peuple chrétien». Ensuite une partie de la manifestation poursuivra sa route vers […] la nonciature alors que le reste du cortège se dirigera vers l’ambassade de France […] pour protester et demander réparation. […]
Le Père Tabet a rappelé l’affaire des caricatures de Mahomet en disant : «Il aurait été simple pour nous d’accuser tel ou tel (…) de brûler des pneus, de vandaliser aveuglément, parce que nos symboles sacrés ont été bafoués. C’est notre droit. Mais nous sommes les fils d’une culture d’amour et de pardon. Mais le pardon ne signifie pas la faiblesse et la reddition.» Ce qui frappe d’abord dans cette affaire, c’est la réaction saine et immédiate du peuple chrétien qui, lui, le premier, a alerté ses médias et ses autorités religieuses."
Quel est donc ce pays dans lequel les catholiques ne sont pas lobotomisés et réagissent courageusement au moindre blasphème ?
Addendum : Bravo à GG. Il s’agit effectivement du Liban. L’article est extrait de Présent.
Vote ‘catholique’ et combat pro-vie
Dans Liberté Politique, Thierry Boutet estime que le nouveau Président ne doit pas décevoir et que les catholiques ont ainsi leur rôle à jouer :
"proclamer haut et fort nos convictions. De refuser que l’on porte atteinte à ces fameux principes non négociables […]. Dés demain nous allons entrer dans la bataille des législatives. Nous ne soutiendrons pas les candidats qui font de la remise en cause des principes non négociables de la vie commune une motivation essentielle de leurs engagements publics, et un trait particulier de leur positionnement politique. Il n’y a pas de vote catholique, mais il y a une attitude catholique en politique. […] À tous les candidats qui maintenant vont se présenter nous allons nous adresser dans les jours qui viennent en leur disant qu’il ne suffit pas d’appartenir à la majorité présidentielle pour que nous votions pour eux."
Un lecteur théologien me fait part de sa réflexion sur le passage ci-dessus :
"Cela semble très insuffisant sur deux points.
- ce n’est pas seulement les candidats "qui font de la remise en cause les PNN de la vie commune une motivation essentielle de leur engagement" qu’il faut refuser de soutenir mais tous ceux qui sans en faire une motivation essentielle ne sont fondamentalement pas hostiles à leur remise en cause […]
- "Il n’y a pas de vote catholique, mais il y a une attitude catholique en politique." Sauf que en politique une simple ‘attitude’ sans lien à un ‘vote’ équivaut au néant : ainsi les pro vie qui votent malgré tout pour des anti vie sous prétexte de moindre mal : le poids politique de leur conviction pro vie est ipso facto réduit à néant et le combat pro vie à ce tarif là ne rentrera jamais réellement dans l’horizon politique des élus et dirigeants.
Nous n’en sommes plus à l’époque ou le refus des PNN était l’apanage en gros des partis de gauche. Le refus des PNN est devenu si sociocultrellement évident dans la ‘France d’en haut’ tous partis confondus, que la ‘droite’ ne voit même plus qu’en se laissant gangrener par cette idéologie au sens propre barbare elle a perdu ce qui pouvait encore la distinguer inconsciemment autrefois de la gauche : la morale fondamentale et basique pour la survie d’une civilisation. Autrement dit les PNN étant hors jeu du débat politique car tacitement refusée par l’ensemble des acteurs politiques, défendre les PNN au plan politique implique donc de la part des pro vie, en tant qu’électeurs, d’examiner d’abord la position des candidats et partis à l’égard de ces PNN. Si et seulement si les candidats et partis passent l’examen, fait de manière non pas probabiliste mais tutioriste (puisque l’enjeu est la vie humaine dans sa dignité créée comme telle et non un bien secondaire), alors on regarde après la suite des programmes et c’est uniquement dans cet après qu’il peut y avoir pluralisme. Pas avant. La question des PNN est d’un ordre plus fondamental que celui des grands débats politiques habituels : c’est un enjeu de civilisation ou de barbarie, métapolitique. Les PNN sont non négociables dans tous les ordres de pensée et d’action : on ne les négocie pas c’est à dire on ne les met en balance avec rien."
Le mini-traité de Nicolas Sarkozy
… n’a pas de beaux jours devant lui :
"Romano Prodi, visant à l’évidence Nicolas Sarkozy, s’en prend à ceux qui veulent «déconstitutionnaliser» le traité constitutionnel européen et «réduire ses textes à l’essentiel». […]
Le Premier ministre finlandais Matti Vanhanen dit de même : […] «Le traité constitutionnel est un compromis, fruit de longues négociations, et chaque pays membre attache de l’importance à des éléments différents. Un traité ne contenant que des dispositions institutionnelles pourrait affecter ce prudent équilibre.»
Le président de la commission constitutionnelle du Parlement européen avait déjà déclaré que «le mini-traité proposé par Nicolas Sarkozy est inacceptable».
[…] Alain Lamassoure donne des précisions inédites sur le « mini-traité » et la façon de l’écrire : « On compare la Constitution au traité de Nice, on prend des ciseaux et on enlève de la Constitution tout ce qui n’est pas une innovation juridique. Quand on fait cet exercice, il reste environ 130 articles sur les 448 du texte. » […]
Si 18 Etats ont ratifié la Constitution , il n’y a pas que deux pays qui lui soient opposés. […] le président polonais Kaczynski souligne une nouvelle fois qu’il s’oppose au système de vote qui désavantage la Pologne".
Discours de Benoît XVI à Sao Paulo
L’intégralité du discours peut être lue ici (document rtf). Extraits :
"Dans cette région, les catholiques sont majoritaires : cela signifie qu’ils doivent contribuer de manière particulière au service du bien commun de la nation […] L’Eglise veut seulement indiquer les valeurs morales de chaque situation et former les citoyens afin qu’ils puissent décider en conscience et librement ; en ce sens, elle ne manquera pas d’insister sur l’engagement qui devra être pris pour assurer la consolidation de la famille, comme cellule de base de la société ; sur la jeunesse, dont la formation constitue un facteur décisif pour l’avenir de la nation".
MJ
Les temps forts du voyage du Pape
… au Bresil – et leur retransmission sur KTO (heures francaises) :
Mercredi 9 mai
Arrivée à Sao Paulo – direct de KTO à partir de 21h30
Jeudi 10 mai
Journée : visite de courtoisie au président Lula (KTO 16h) et rencontre avec les représentants d’autres religions (KTO 17h30).
Soir : Rencontre avec les jeunes à Sao Paulo (KTO 23h).
Vendredi 11 mai
Matin : messe de canonisation du Bx frère Antonio de Sant’Anna (KTO 14h30), 1er Brésilien de souche a être canonisé.
Soir : Rencontre avec l’épiscopat brésilien, en direct de la cathédrale de Sao Paulo (KTO 21h00)
Samedi 12 mai
Journée : Visite de la Fazenda da Esperança, près de Guarantinguela, en direct (KTO 15h45)
Soir : Prière du chapelet, en direct du sanctuaire marial d’Aparecida (KTO 23h00).
Dimanche 13 mai (Anniversaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima)
Journée : Messe d’ouverture de la 5ème Conférence des épiscopats latino-américains, en direct d’Aparecida (KTO 15h00).
Soir : Avec Benoît XVI, en direct du sanctuaire marial d’Aparecida (KTO 21h00)
Nuit : Cérémonie de départ (KTO OOh40)
HV
Avortement au Togo
Le Parlement a approuvé le 22 décembre une loi qui autorise l’avortement lorsqu’il résulte d’un viol, d’une relation incestueuse, lorsque la poursuite de la grossesse met en danger la vie et la santé de la femme enceinte ou lorsqu’il existe une forte probabilité que l’enfant à naître soit atteint d’une affection d’une particulière gravité.
La conférence épiscopale du Togo juge que cette loi "punit un innocent : l’enfant à naître".
"Avons-nous le droit de commettre un meurtre en nous basant sur une probabilité, si forte soit-elle ?".
Le gouvernement aurait pu prévoir des "structures d’accueil et de suivi de la femme victime de viol ou d’inceste" ou des "mesures d’accompagnement des femmes ainsi humiliées". Les députés ont "ajouté au drame que vit la femme victime de viol ou d’inceste celui d’un avortement qui l’accompagnera jusqu’à sa mort".
Chine : la vie plus forte que la politique pro-mort
La politique de l’enfant unique, en vigueur depuis 1979, est contournée. Voilà qui inquiète les autorités chinoises. Le chef du bureau national du planning familial, Zhang Weiqing, a dressé la liste des raisons d’une hausse prochaine du taux de natalité :
-
à la campagne, on continue à se marier trop tôt, ce qui incite les femmes à avoir plusieurs enfants. Et les paysannes ont la permission d’avoir un deuxième enfant si le premier est une fille.
-
les agents du planning familial ont tendance à relâcher leur vigilance [sic].
-
Enfin, de nombreux hauts fonctionnaires et célébrités payent l’amende allant de 480 à 19 000€ pour avoir d’autres enfants. La pénalité financière devient ainsi une sorte de taxe permettant aux riches de contourner les réglementations. Environ 10% des Chinois aisés auraient trois enfants.
Les autorités communistes ont décidé de punir "sévèrement" les hauts fonctionnaires, entrepreneurs et autres célébrités dont la progéniture excède les quotas. Ils seront privés des avantages fiscaux dont ils pouvaient bénéficier jusqu’alors et ne seront plus gratifiés de promotions ou autres récompenses. Les fautifs seront soumis à des enquêtes diligentées par les instances du planning familial, de la sécurité publique et de la justice.
Mais les autorités s’émeuvent d’une autre "dérive" : de nombreuses femmes désireuses d’échapper au contrôle des naissances choisissent d’accoucher à la maison ou dans des cliniques illégales. La moitié des décès de femmes mortes en couches dans six provinces chinoises serait due à cette volonté de contourner la politique de l’enfant unique.
La Pologne, l’UE et l’affaire Geremek
Le président Polonais est interrogé dans Le Monde. A propos du vote à double majorité prévu par le traité constitutionnel pour les décisions communautaires :
"[L]a Pologne pourrait poser son veto […] entre le système de vote mis en place par le traité de Nice et celui proposé par le projet constitutionnel actuel, il y a une grande différence pour la Pologne. Le plus grand bénéficiaire du système inscrit dans le projet actuel de constitution serait l’Allemagne. Celui qui y perdrait le plus serait la Pologne. Aucun pays ne saurait l’approuver. […] Nous pouvons être d’accord pour certains changements. Mais nous n’accepterons pas le système de vote proposé dans le projet actuel."
A propos du poste de ministre des affaires étrangères de l’Union :
"La politique étrangère de l’Union est déjà une réalité. Une réalité qui soulève plusieurs questions : quels Etats influent cette politique communautaire ? N’est-ce pas une sphère où agissent seulement les deux ou trois Etats les plus forts de l’Union ? […] Si le poste de ministre des affaires étrangères devait être créé, les Etats les plus puissants de l’Union continueraient à mener une politique étrangère indépendante, alors que les Etats plus faibles verraient leur liberté d’action tomber à zéro."
Sur l’affaire Geremek :
"[J]e ne peux pas approuver son geste qui nuit à la Pologne. La manifestation de M. Geremek a créé une impression absurde qu’en Pologne la démocratie est menacée. Notre pays doit résoudre les problèmes que d’autres Etats post-communistes ont résolus il y a plus de quinze ans. Je ne vois aucune atteinte à la dignité de qui que ce soit. Notre loi est plus douce que celle qui fut à l’œuvre en Allemagne, par exemple."
Excommunication pour les politiques qui votent l’avortement
Le pape Benoît XVI a soutenu la menace d’excommunication brandie par l’Eglise mexicaine contre les politiciens ayant voté la légalisation de l’avortement à Mexico. Benoît XVI parlait à la presse à bord de l’avion qui le conduisait au Brésil :
"Cette menace n’est pas arbitraire et elle est prévue par le Code de droit canon. Il est écrit dans le droit que le meurtre d’un enfant est incompatible avec la communion et les évêques n’ont rien fait d’arbitraire, ils ont seulement mis en lumière ce qui est prévu par le droit de l’Eglise".
Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a précisé que l’Eglise mexicaine n’ayant pas excommunié le maire de Mexico qui a permis la légalisation de l’avortement, le pape ne l’avait pas fait lui non plus, mais que les hommes politiques qui ont voté cette mesure se sont "auto-exclus de la communion".
Etre pour l’autorité et être “de droite”
Le lecteur sait peut-être que ce blog n’aime pas beaucoup le terme de ‘droite’, qui porte en lui une conception dialectique du monde des idées politiques. Mais après une campagne ou l’on a semblé confondre ‘réhabilitation de l’autorité’ et ‘droitisation’, on sait gré a David Fontey d’exhumer ces lignes de Bernard Antony en 1985 sur ce que c’est qu’être "de droite" :
On entend souvent dire […] que ce qui manque à notre société, c’est l’autorité. Je ne suis pas d’accord. Ce dont souffre notre société c’est beaucoup plus de ce qu’elle ne sait plus où elle va. La crise de l’autorité est seconde par rapport à la perte de nos valeurs spirituelles et morales, de notre sens chrétien et national, L’autorité n’est pas en elle-même une vertu supérieure, elle ne vaut que par la finalité qu’elle sert. Il n’y avait pas de manque d’autorité dans la SS. Il n’y a pas de manque d’autorité dans l’armée rouge, or, je ne vous ferai l’apologie ni de l’une ni de l’autre.
Bilan de la nuit
Selon le ministre de l’Intérieur François Baroin, les violences anti-Sarkozy sont "en décrue" avec environ 200 véhicules incendiés et 80 interpellations dans la nuit de mardi à mercredi.
A Toulouse, la dernière nuit a été "moins intense", et le rassemblement (extrême-gauche, anarchiste, étudiants) s’est dispersé dans le calme. A Lille, une "baisse sensible" du nombre d’incidents a été notée, mais les façades des permanences UMP d’Amiens et de Laon ont été vandalisées. Dans le Rhône, le nombre de voitures brûlées a été divisé par trois. Pour le ministre :
"Tout ce qui s’est passé dans la rue depuis trois jours, en décrue (…) montre que ce sont des mouvements clairement engagés politiquement, affichés ouvertement d’extrême gauche".
Le Pape au Brésil : désinformation
Depuis quelques jours, des dépêches et articles de journaux se succèdent sur le voyage du Pape au Brésil, nous expliquant doctement que, si le Pape -conservateur- ne s’en était pas pris aux théologiens de la libération, l’Eglise catholique en Amérique latine ne perdrait pas son influence au profit des sectes évangéliques…
Sur son blog, Patrice de Plunkett démonte l’opération de propagande anti-Benoît XVI.
Les cloches de l’église de Sartrouville (suite)
…vue du Liban, sous la plume de Maroun Charbel (épisodes 1 & 2) :
"Sera-t-elle par choix délibéré sans cloches ? ou simplement «pour l’instant» comme le dit son curé, le Père Alexandre de Bucy ? Découvrir en Orient qu’en France, Fille aînée de l’Eglise, une église pourrait être sans cloches nous laisse pantois et désarmés de douleur comme face à un suicide réussi.
Cela nous ramène à moins de cent ans en arrière quand l’Empire ottoman succédant aux Empires arabes, maintenait sous le joug de l’islam conquérant l’Orient chrétien. En ce temps-là, nous n’avions pas de cloches mais des crécelles, des gongs ou encore deux morceaux de bois que l’on entrechoquait pour annoncer nos naissances, nos mariages et nos morts comme pour «sonner» la messe, les offices ou l’angélus. […] En ce temps-là, nos clochers ne devaient jamais atteindre ou dépasser la hauteur de leurs minarets. […]
Aujourd’hui au Liban, en Syrie, en Terre sainte, en Egypte nous sonnons nos cloches et vivons encore à leur rythme. […] Et les cloches sonnent du nord au sud du Liban, même dans ces villages où les Chrétiens ne sont plus. […]
Je ne connais pas le Père de Bucy. Je n’ai donc que ce qu’il a bien voulu nous dire depuis le site internet de sa paroisse […] le choix d’aujourd’hui n’a donc pas été favorable aux cloches ! Le curé de Sartrouville se demande, nous demande, «qui aimerait avoir une volée de cloches à moins de 10 mètres de ses fenêtres sans avoir été consulté auparavant» ? Nous. Nous, c’est-à-dire nous tous qui savons que les cloches ponctuent la vie du Chrétien comme les virgules et les points un texte bien écrit. Il faudrait offrir au Père de Bucy Les Trois Cloches d’Edith Piaf et l’envoyer un peu en Orient.
L’Orient chrétien du Liban, ou même encore de Syrie ou de Terre sainte où les maisons des quartiers chrétiens sont lovées autour de leurs églises, il y entendra les gens dire «Saint-Elie sonne», «Il y a un mort à Saint-Georges»… Et l’Orient d’Arabie et des Emirats. Chez les Saoudiens pas d’église. Ils estiment que «le royaume entier est une mosquée». Dans les Emirats, à Oman par exemple ou au Qatar, on trouve des églises. Une croix, souvent belle, sur la façade mais pas de clocher. En Terre d’islam les cloches ne sonnent pas. Mais les curés, souvent des capucins dans ces pays, le savaient avant de construire leurs églises. Ils sont en terre d’islam, ils sont tolérés. Ils sont en mission au milieu d’une population d’immigrés. Là-bas les émigrés sont dans une très forte proportion Chrétiens du Liban, de Palestine, d’Egypte ou de Syrie. Ils ne sont pas en Ile-de-France comme le Père de Bucy."
Actualité serbe
"L’élection à la présidence du Parlement serbe du chef du parti radical serbe (celui de Seselj, emprisonné à La Haye), Tomislav Nikolic, avec l’appui du parti démocrate de Serbie de Vojislav Kostunica, suscite des réactions d’indignation des vertueux démocrates européens et américains. […]
Hasard du calendrier, la Serbie prendra vendredi la présidence tournante du Conseil de l’Europe."
Cathophobie : la rupture est urgente
Laurent Dandrieu revient sur les moult profanations antichrétiennes et conclut :
"Faute de pouvoir continuer cette pénible énumération, on renverra à l’édifiant site Indignations, qui a entrepris la tâche de plus en plus lourde de recenser les profanations antichrétiennes commises en France depuis 2003. On s’étonnera surtout du silence médiatique et politicien qui continue d’accompagner ces actes de haine à l’égard de la foi catholique, de l’Eglise et de ses fidèles. Ceux-ci constitueraient-ils une communauté de seconde zone, pas assez politiquement correcte pour intéresser les princes qui nous gouvernent ? Sur ce terrain-là aussi, une rupture est urgente…"
La petite mosquée dans la prairie
… est une série télévisée canadienne, inspirée de la série culte des années 1970 "La petite maison dans la prairie". Elle sera diffusée en France cet été par Canal+. La série retrace les efforts de musulmans qui tentent de fonder une mosquée dans une localité rurale protestante et les rapports entre voisins teintés de méfiance, de préjugés et d’humour.
Géographie électorale : quelques enseignements
- Comme nous le pressentions après le premier tour, la correspondance entre les régions traditionnellement catholiques et le vote de ‘droite’ au second tour a presque disparu. Quant à l’interprétation : s’agit-il d’une nouvelle phase de la déchristianisation culturelle, ou de la conséquence de l’évolution de la ‘droite’ vers un libéralisme politique et économique post-chrétien ?
- Le Conservateur fait remarquer un autre phénomène assez frappant : la gauchisation de Paris et des grandes villes, sans doute du fait de ce que l’on appelle pudiquement leur ‘renouvellement de population’. Au second tour de 1988 le 10e arrondissement de Paris votait légèrement plus à ‘droite’ que l’ensemble du pays – dimanche, il a accordé 63% à la candidate de gauche, soit 16 points au-dessus de sa moyenne nationale. A noter que le 3e arrondissement (qui inclut le Marais, quartier ‘gay’) a choisi Royal à 57%.
- Il est difficile de nier le lien entre cette évolution et le vote quasi-monolithique des populations issues de l’immigration – un indice du vote de ces dernières a été le vote des ‘Francais de l’étranger’ vivant en Algérie : environ 90% pour Royal (je cite de mémoire un chiffre donné sur RFI, le site du Ministère de l’Intérieur ne donnant pas le détail par pays.)*
- L’outre-mer, qui donnait traditionnellement une forte prime au candidat du camp sortant, a cette fois nettement choisi Royal – notamment La Réunion (à 64%) et la Martinique (à 60,5%). Est-ce le phénomène, dont Michel Gurfienkel émet l’hypothèse dans le dernier numéro de la revue Commentary, d’une identification croissante de la population ultramarine avec la population immigrée ?
*Erratum : merci aux lecteurs qui m’envoient le chiffre exact, disponible ici (pdf) : 80,5%.
365
C’est le nombre de voitures brûlées dans la nuit de lundi à mardi. La DGPN fait également état de 160 interpellations, essentiellement dans la mouvance d’extrême gauche, et d’un membre des forces de l’ordre blessé.
MJ
Nicolas Sarkozy de retour jeudi
Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac apparaîtront ensemble jeudi, lors la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage et de la traite négrière, à Paris au jardin du Luxembourg.
Nicolas Sarkozy est arrivé lundi en début d’après-midi à bord d’un jet privé, un Falcon 900X qui appartient au groupe Bolloré à Malte en compagnie de son épouse Cécilia et de leur fils Louis, avant d’embarquer sur un yacht, le Paloma, navire de 60m dont la location à la semaine s’élève à 173000€. Ce yacht, qui appartient également à Vincent Bolloré, comprend 7 cabines, peut accueillir 12 personnes en plus de 16 hommes d’équipage, il est équipé d’un jacuzzi et d’écrans plasma géants.
Claude Guéant est en "contact téléphonique" très régulier avec Nicolas Sarkozy. Il a affirmé que le président se rendrait "très vite" en Allemagne pour rencontrer la chancelière Angela Merkel, pour notamment "faire le point sur le processus de relance" du traité de Constitution européenne.
Aider les pauvres, ce n’est pas tuer les faibles
Dans un entretien au mensuel 30Giorni, le cardinal Bertone répond à une question sur les changements politiques survenus récemment dans plusieurs pays d’Amérique latine, marqués par l’arrivée de gouvernements progressistes :
"Si les gouvernements de gauche font +quelque chose de gauche+, s’ils se préoccupent de favoriser les classes les plus humbles, de répartir plus équitablement les terres (…), d’améliorer l’assistance sanitaire et le système éducatif, de mettre en oeuvre des politiques de l’emploi qui détournent les jeunes du trafic de la drogue et freinent le phénomène de l’émigration (…), ils ne peuvent que recueillir les applaudissements et la collaboration de l’Eglise".
"Le problème est quand ces gouvernements veulent exhumer des régimes anachroniques et dictatoriaux ou quand ils tombent sous l’emprise de certains courants culturels (…) qui propagent des modèles de vie toujours plus éloignés et hostiles à la tradition chrétienne et qui menacent les droits fondamentaux de la personne humaine et de l’Eglise".
"je ne parviens pas à comprendre ce qu’il y a de gauche dans le fait de propager des lois qui ont pour effet d’éliminer les plus faibles comme le sont les enfants non encore nés".
