Le chiffre du jour : 67%
C’est le pourcentage de Français qui souhaitent que le gouvernement ne cède pas face à la rue.
MJ
Un chef de gouvernement vilipendé par la presse
Après avoir validé le nouveau traité européen, un chef de gouvernement a été traité par la presse de son pays de "Judas qui brade la souveraineté [du pays] sur l’autel des Etats-Unis d’Europe" et de "traître". Mais il ne s’agit pas de Nicolas Sarkozy.
MJ
Bioéthique : pour un réveil des consciences
Dans un entretien accordé à Il est vivant, Pierre-Olivier Arduin revient sur les enjeux de la bioéthique en s’appuyant sur l’enseignement de l’Eglise :
A propos de l’édition 2007 du Téléthon qui approche :
" Deux domaines de discussion doivent rester ouverts. D’une part, celui des grands enjeux éthiques concernant le principe de dignité de l’embryon humain. Le fait qu’une partie des dons récoltés soit orientée vers une technoscience détruisant des êtres humains à peine conçus doit susciter une désapprobation absolue. C’est ce que demandait le cardinal Ratzinger avant son élection comme pape : "Le devoir de protéger les droits de l’embryon humain n’admet ni dérogation, ni exception, ni aucun compromis."
D’autre part, celui des aspects scientifiques totalement nouveaux concernant les thérapies régénératrices à partir des cellules souches adultes et de cordon. Les publications de niveau international montrent que ces cellules ont un potentiel de guérison insoupçonné, faisant exploser le dogme de “l’embryon-réservoir de pièces détachées”. "
A propos de la dernière campagne du ministère de la Santé sur la contraception :
"La question de la contraception est bien souvent laissée de côté sur le plan éthique. En réalité, il s’agit du premier grand “non” à la vie que les Occidentaux ont posé."
A propos du nouveau test de grossesse permettant de connaitre le sexe du bébé dès 6 semaines :
" Ce test (…) est une nouvelle violation de l’éthique la plus élémentaire. Comme la plupart des États européens dépénalisent l’avortement bien après cette date (en France jusqu’à la 12e semaine), c’est la tentation d’y recourir pour une simple convenance personnelle."
A propos du dépistage de la trisomie 21 et de l’eugénisme ambiant :
" L’eugénisme, puisque c’est de cela qu’il s’agit, est devenu une plaie de nos sociétés sécularisées que peu ont voulu regarder en face. Tri des embryons par diagnostic préimplantatoire, avortement eugéniste après diagnostic prénatal, et ce jusqu’au dernier jour de grossesse, nous organisons une sélection des personnes avec une redoutable efficacité. Tous ceux qui ont une autorité morale dans notre pays – et je pense particulièrement aux évêques – doivent vigoureusement dénoncer le “meilleur des mondes” qui est déjà à nos portes."
Néanmoins, Pierre-Olivier Arduin reste confiant et plein d’espérance pour l’avenir car " il apparaît que se joue actuellement un choc culturel et moral frontal entre un relativisme éthique outrancier qui se mondialise et le magistère de l’Église, perçu de plus en plus comme la seule instance capable de défendre la conscience éthique universelle".
Le livre de Pierre-Olivier Arduin, la bioéthique et l’embryon, peut être commandé ici ou ici.
L’horreur de Valognes
Céline, mère d’un enfant de 11 ans, a été mise ce soir en examen "pour avoir volontairement donné la mort à six personnes avec cette circonstance agravante que les faits ont été commis sur des mineurs de moins de 15 ans". Elle a également été écrouée. Elle a avoué aux enquêteurs avoir accouché seule entre août 2000 et février 2006, puis avoir étouffé chaque nouveau-né en "plaquant sa main sur le visage de l’enfant afin de l’empêcher de respirer" a rapporté le procureur de la République.
A Valognes, petite ville à une vingtaine de kilomètres au sud de Cherbourg, l’affaire a provoqué une forte émotion. Alain Petit, président de l’association "Les défis de l’avenir", est sous le choc :
"Moi, personnellement, je ne comprend pas. Je suis sous le choc !".
En effet, il organise des animations au profit du Téléthon, où Céline était bénévole depuis trois ans. Il est sous le choc car il ne comprend pas qu’une personne qui donne bénévolement de son temps pour une cause "caritative" puisse assassiner ses propres enfants. Mais, et si c’était lié ? Et si, à cause de la culture de mort ambiante, qui dénigre la vie, manipule les embryons, en massacrant les bébés par milliers dans les avortoirs des cliniques, cette femme avait perdu toute conscience de la dignité humaine ? La culture de mort qui règne ne porte-t-elle pas en germe ces conséquences effroyables ?
L’écologie chrétienne contre l’idéologie du catastrophisme
Le cardinal Martino a présenté l’«écologie humaine » en alternative aux différents courants contemporains. Le président du Conseil pontifical Justice et Paix a expliqué pourquoi la doctrine sociale de l’Église ne peut se reconnaître dans le biologisme, le catastrophisme, le naturalisme et l’idéologie malthusienne.
Le biologisme ne distingue pas la différence substantielle entre l’homme et l’animal, réduisant toutes les fonctions humaines à leurs seuls éléments biologiques et génétiques : le biologisme «n’est pas une science, c’est une idéologie opposée à l’anthropocentrisme». Le président de Justice et Paix a également repoussé «l’idéologie du catastrophisme» :
"la source de tous les catastrophismes de l’écologisme idéologique a été le rapport du MIT de Boston pour le Club de Rome, en 1972, sur “Les limites du développement”. […] D’autres rapports ont suivi, portant surtout sur l’épuisement des énergies non renouvelables et la surpopulation. Le thème de la surpopulation a fait réémerger les idéologies néo-malthusiennes fondées sur l’idée que la principale cause de la dégradation de l’environnement vient de la soi-disant surpopulation. […] la mentalité catastrophiste devient idéologique quand elle se nourrit de ce pessimisme antrhopologique qui ne conçoit pas l’homme comme une ressource […] ce pessimisme et cette méfiance pour l’homme se transforment alors en une confiance extrême pour les techniques sélectives comme l’avortement et la stérilisation de masse".
La doctrine sociale de l’Église n’apprécie pas non plus l’idéologie égoïste du naturalisme :
"ésotérisme naturaliste, du narcissisme physique, à la recherche du bien-être psychologique dans l’émotion, confondue avec le bien-être spirituel […] Il s’agit de formes de naturalisme qui se retrouvent dans le New Âge, et qui alimentent le supermarché de la religiosité. Elles comprennent la biosphère de manière panthéiste, comme une totalité indistincte, perdant de vue définitivement la notion de nature comme un dialogue entre l’homme et Dieu."
L’environnement est une question sociale pour laquelle la doctrine de l’Église emploie le concept d’« écologie humaine », tel que Jean Paul II l’a exposé dans l’encyclique Centesimus annus (n. 38), où il affirmait qu’on se préoccupait à juste titre de sauvegarder l’environnement naturel, mais qu’on ne se mobilisait pas de la même manière pour l’environnement humain :
“On s’engage trop peu pour sauvegarder les conditions morales d’une authentique écologie humaine”.
L’expression écologie sociale ne signifie pas seulement que l’environnement naturel doit être humanisé, mais qu’il doit être ordonné au bien de l’homme d’aujourd’hui et des générations futures. Il veut même et surtout dire que la sauvegarde de l’environnement humain — la vie, la famille, le travail, la ville — demande le respect absolu de sa propre écologie, de son fonctionnement physiologique, de sa nature. En ce sens, l’écologie humaine est un concept semblable à celui du bien commun, entendu comme l’ensemble des conditions sociales qui permettent et favorisent le développement intégral de la personne humaine.
Quel dangereux extrémiste a écrit ?
"[L]a présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leur familles, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables […] La cote d’alerte est atteinte. (…) C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage […] Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine […] Il faut résoudre l’important problème posé dans la vie locale française par l’immigration […] Se trouvent entassés dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français […] Quand la concentration devient très importante (…), la crise du logement s’aggrave ; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles françaises ne peuvent y accéder. Les charges d’aide sociale nécessaires pour les familles immigrés plongées dans la misère deviennent insupportables pour les budgets des communes".
MJ
Le bien commun, un sujet d’actualité
Le Pape a fait parvenir un message à Mgr Angelo Bagnasco, Président de la Conférence épiscopale italienne, à l’occasion de la XLV Semaine sociale des catholiques : "Le bien commun aujourd’hui, un engagement qui vient de loin".
Benoît XVI affirme que le bien commun est un sujet de grande actualité et une question qu’il faut poser aussi au niveau international. "Le bien de chacun dans la société dépend naturellement de celui de l’humanité toute entière", écrit le Saint-Père, qui rappelle que les laïcs doivent oeuvrer en faveur d’un ordre social juste et "coopérer au bon fonctionnement de la vie sociale aux côtés des autres citoyens, chacun selon ses compétences et ses responsabilités". Puis il souligne l’importance de la dimension anthropologique du respect de la vie humaine, et celle d’être attentifs aux besoins de la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme.
"Il ne s’agit pas de valeurs strictement catholiques mais de valeurs humaines générales qui méritent d’être défendues et protégées comme la justice, la paix ou l’environnement".
"Lorsque la précarité de l’emploi empêche les jeunes de fonder une famille le développement réel de la société est gravement compromis".
"Si l’Eglise n’est pas un agent politique, elle ne peut pas se désintéresser du bien de la société dans laquelle elle vit et agit, et à laquelle elle offre sa contribution spécifique à la formation d’hommes politiques et d’entrepreneurs dans la vérité et l’honnêteté qui sont nécessaires à la recherche du bien public et non du profit personnel".
L’islam : un tabou en Europe
Menacée mort par des groupes islamistes pour ses prises de position critiques sur l’Islam, l’ex-députée néerlandaise d’origine somalienne Ayaan Hirsi Ali avait dû s’exiler en 2006 aux Etats-Unis. Elle est interrogée dans Le Monde :
"Le gouvernement néerlandais s’était engagé à me protéger aussi longtemps que dureraient les menaces de mort. Mais quand j’ai décidé de partir aux Etats-Unis, il y a eu un revirement, les autorités m’indiquant que la protection promise n’était assurée qu’à l’intérieur des Pays-Bas […] et j’ai reçu une lettre me prévenant qu’on mettait fin à ma protection le 1er octobre. […]
[C]’est aux Etats-Unis que je veux vivre aujourd’hui. Mon expression y sera plus libre et plus efficace. Car la vérité, c’est qu’il est devenu impossible de parler librement de l’islam sur le continent européen. L’état d’esprit actuel de l’élite implique d’éviter tout débat par peur d’offenser les musulmans, et conduit à satisfaire les exigences des islamistes, même s’il s’agit de faire taire les gens comme moi. […] La critique de l’islam est un tabou inscrit au coeur même de la religion. Mais que les sociétés européennes, héritières des Lumières, s’imposent à elles-mêmes ce tabou, voilà qui est totalement nouveau. […]
Mon cas fait passer la question de la liberté d’expression de la théorie à la pratique. Vous pouvez exprimer votre opinion, mais votre tête sera coupée. Si vous êtes musulman et que vous devenez un ex-musulman, si vous êtes une femme et que vous critiquez l’islam et son oppression, le prix à payer est la vie. Vivre dans une démocratie ne change rien à l’affaire. C’est un enjeu majeur pour nos pays, qu’aucun personnage politique d’envergure n’a encore osé prendre à bras-le-corps. […] Personne ne réalise que nous sommes en fait le sommet de l’iceberg, qu’il y a sur le continent des tas de musulmans ou d’anciens musulmans menacés, bâillonnés, et que cette censure concerne tout le monde. […] Il s’agit d’une confrontation entre la religion et la raison. […] Car ne soyons pas naïfs : si les islamistes parviennent à réduire au silence un individu, voire un pays, ils ne s’arrêteront pas là. Et ils passeront au suivant, puis au suivant, puis au suivant…
Nicolas Sarkozy ne veut pas renier sa parole
…alors il renie celle des Français :
"La France s’engagera dans une ratification parlementaire et je souhaite que cette ratification puisse avoir lieu dans les plus brefs délais (…) C’est-à-dire au mois de décembre 2007".
Le chef de l’Etat a exclu un recours au référendum pour ratifier ce texte, rappelant avoir prévenu pendant la campagne présidentielle qu’il recourrait à la voie parlementaire:
"ce serait un reniement de ma parole".
Le chiffre du jour : 41 787 000 000
C’est le montant en euro du déficit budgétaire fixé pour 2008.
Les dépenses nettes du budget de l’Etat s’élèvent à 271,810 Mds€, tandis que les recettes nettes s’établissent à 230,489Mds€.
Qui a dit ?
"J’exprime, à titre personnel, mon profond regret suite à la séparation de mes deux amis intimes Sarkozy et Cécilia, qui a surgi brusquement, ne donnant pas le temps à l‘intervention personnelle de leurs amis pour les réconcilier."
MJ
Le dialogue interreligieux avec les musulmans
Le Cardinal Tauran répond à La Croix :
"138 musulmans viennent [d’écrire au Pape] pour proposer des domaines de discussions théologiques communs. […]
C’est une initiative positive, dans la mesure où le texte propose une coopération à partir de valeurs communes : reconnaissance du Dieu unique, amour de Dieu pour chaque homme et nécessité d’aimer son prochain. Un aspect qui m’a particulièrement frappé est que, peut-être pour la première fois, un texte signé par des musulmans présente le Jésus de l’Évangile avec des citations du Nouveau Testament, et non pas à partir de citations du Coran. En outre, ce texte est signé à la fois par des musulmans sunnites et des musulmans chiites […] Nous-même avons, comme chrétiens, à manifester que Jésus-Christ nous révèle Dieu de manière complète et définitive.
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Dire que le Christ révèle Dieu de manière complète, n’est-ce pas barrer toute perspective au dialogue ?
Non, car dans le même temps, nous reconnaissons les valeurs qui sont dans les autres religions, comme une préparation à l’accueil de la Bonne Nouvelle du Christ […] ; considérer tout croyant comme notre prochain, et non un adversaire ou un concurrent ; partir de nos valeurs communes. Le pape est très attentif à ce que nous ne tombions pas dans le relativisme. […]
Les musulmans n’acceptent pas que l’on puisse discuter sur le Coran, car il est écrit, disent-ils, sous la dictée de Dieu. Avec une interprétation aussi absolue, il est difficile de discuter du contenu de la foi…
[…] Nous ne devons pas mettre notre drapeau dans la poche, et manifester clairement celui en qui l’on croit. Enfin, lorsque l’on regarde l’enseignement du pape, se dessinent quelques domaines de réflexions avec les religions non chrétiennes : le caractère sacré de la vie ; cultiver des valeurs fondamentales, comme par exemple, la famille, la place de la religion dans l’éducation…
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L’exigence de réciprocité doit-elle être mise en avant par le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux ?
[…] Il est fondamental, lorsque l’on dialogue entre croyants, de dire que ce qui est bien pour les uns l’est aussi pour les autres. Il faut par exemple expliquer aux musulmans que, si eux-mêmes ont la possibilité d’avoir des mosquées en Europe, il est normal que des églises puissent être édifiées chez eux.
"
Traité de Lisbonne : ceux qui demandent reçoivent
La Pologne s’inquiétait de sa perte de poids dans le nouveau système de vote à la majorité prévu par le nouveau traité. Après avoir obtenu un report à 2014 de ce nouveau système, elle exigeait encore qu’une clause dite de Ioannina, qui permet à des pays mis en minorité de geler quelques temps une décision, soit inscrite dans le marbre du traité. Elle a obtenu l’ajout dans le traité d’une disposition précisant qu’il ne pourra être modifié qu’à l’unanimité des 27.
Les dirigeants européens ont aussi accepté de demander à la Cour européenne de justice de créer trois postes d’avocats généraux, dont un sera réservé à la Pologne.
Le chef du gouvernement italien Romano Prodi contestait la nouvelle répartition des sièges au Parlement européen qui, à partir de 2009, aurait donné moins de sièges d’eurodéputés aux Italiens qu’aux Français et aux Britanniques. Les Italiens ont obtenu un eurodéputé supplémentaire.
Le président français Nicolas Sarkozy, n’ayant rien demandé, sinon un traité, n’a rien eu, sinon le traité.
La mauvaise passe de Bernard Laporte
Le futur secrétaire d’Etat aux sports fait l’objet d’une enquête, selon l’Equipe Magazine. La Direction nationale d’enquêtes fiscales (DNEF) a mis au jour une série d’irrégularités dont les plus graves pourraient être transmises à la justice :
"Double comptabilité, abus de biens sociaux, détournement d’actifs, transferts de fonds suspect, fausses factures, travail au noir, retraits en espèces".
Bernard Laporte a contesté les accusations.
Un lecteur me rapporte cette phrase de l’Equipe du jour :
"S’il n’est gérant dans aucune de ses sociétés, Bernard Laporte est néanmoins considéré par le fisc comme «impliqué à la fois dans la création et dans la gestion financière des restaurants.» Remis en mars 2007, le rapport du fisc est, depuis, bloqué au ministère du budget. Dès décembre prochain, les infractions fiscales seront prescrites".
Le musée de l’immigration : un « dépotoir »
Lu dans la chronique hebdomadaire de Jean-Marie Rouart, de l’Académie française, dans Nice-Matin dimanche :
"Un couscoussier, une machine à coudre, un fer à repasser, des valises en carton, des théières marocaines, et des scoubidoubidous : c’est ce dépotoir dont aucun marché au puces ne voudrait qu’on ose nommer musée. […] L’Etat est-il devenu fou ? Je manque de mots pour exprimer mon indignation au sortir de la visite de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration […] Faire de la France un pays xénophobe et tordant le cou à la plus élémentaire vérité. Voilà le beau travail de l’Etat. […] Il est vrai qu’il n’y avait pas beaucoup à attendre d’un projet culturel conçu par un ancien président de la République à la culture incertaine – il a avoué préférer le sumo à Victor Hugo – et un grognard de la Chiraquie, Jacques Toubon, que personne n’a jamais considéré comme une lumière. […]
Le résultat est ce qu’il devait être : nul. Un gâchis. On a abîmé un beau monument et on lui a donné la vocation débile de gratter nos plaies en matière d’immigration et de réveiller nos culpabilités. On aura rarement mêlé sans aucune pudeur le népotisme présidentiel, l’instrumentalisation de la culture à des fins politiques et la gabegie financière. Car cela va vous (nous) coûter cher d’avoir, sous un vague alibi historique, l’insigne bonheur de contempler une paire de ciseaux et un fer à repasser qui se battent en duel : la modique somme de vingt-trois millions pour les travaux, plus sept millions pour le budget annuel de fonctionnement. C’est onéreux pour ce dépotoir de nos vieilles repentances."
Michel Janva (via Fdesouche)
Motu Proprio : ouverture d’un blog FSE
Suite aux déclarations des autorités de la FSE et aux réactions, un blog a été ouvert par des chefs scouts pour demander à la hiérarchie d’appliquer totalement le Motu Proprio Summorum Pontificum.
MJ
Accord à Lisbonne sur le traité européen
Le nouveau traité censé remplacer la constitution européenne a été adopté cette nuit. Le texte va devoir à présent être formellement signé. Ce qui devrait intervenir le 13 décembre prochain. Ensuite, le nouveau traité devra être ratifié dans les 27 pays. Ce traité entrera en vigueur en 2009, s’il est validé par voie parlementaire ou par référendum. Son objectif est le même que celui de la Constitution qui a échoué en 2005, dans le sens où il cherche à donner plus d’influence dans le monde au bloc des 27, en traduisant son puissance économique en poids diplomatique. "La Pologne a obtenu ce qu’elle voulait", a déclaré satisfait le président polonais Lech Kaczynski.
Pour tout savoir sur ce traité abusivement appelé "simplifié", ce site propose de vous en dire plus. On lira evc intérêt cette analyse d’un professeur de droit public, qui qualifie de "haute trahison" l’attitude du président français
Al Gore, un danger pour la paix ?
D’Antonio Gaspari, président de "Chrétiens pour l’environnement", dans Liberté Politique :
"Le mouvement international “Chrétiens pour l’environnement” considère l’attribution du prix Nobel de la paix à Al Gore comme un “vrai scandale” […] : nulle part dans le monde, on ne voit ce qu’Al Gore a fait pour la paix. Au contraire, lorsque il était vice-président des États-Unis, il a contribué [au] conflit contre la Serbie.
Les “Chrétiens pour l’environnement” sont particulièrement indignés, puisqu’Al Gore représente — et soutient toujours les intérêts — de ce que le pape Jean Paul II a appelé "l’impérialisme contraceptif", qui, dans les trente dernières années, a répandu et pratiqué des mesures en faveur de l’avortement, de la stérilisation, de la contraception abortive, surtout vis-à-vis des populations pauvres des pays en voie de développement. […] Le pape Jean Paul II, dans la lettre encyclique Evangelium vitæ, fait référence aux mesures de sélection des naissances comme d’une "guerre des puissants contre les faibles" (n. 12). […]
[O]n donne un prix en faveur de la paix à quelqu’un qui répand la terreur psychologique sous des arguments scientifiques […]. C’est une folie aussi, parce qu’on récompense un mouvement écologiste qui cherche par tous les moyens à bloquer le développement des pays pauvres, en les empêchant — au nom de principes écologiques abstraits — d’accéder à des sources d’énergie utiles et économiques. Et ce n’est pas un hasard si, ces derniers jours, une association proche de Gore et du GIEC-IPCC a proposé Cuba comme l’unique et véritable exemple de développement soutenable.
[…] on s’étonne que le jury […] n’ait pas tenu compte de l’hypocrisie d’un personnage dont la consommation énergétique personnelle produit du gaz à effet de serre dans des proportions sans commune mesure avec la consommation qu’il reproche à la population [Al Gore consomme vingt fois plus d’électricité et de gaz que l’Américain moyen, et que sa consommation ne cesse d’augmenter]."
USA : plainte d’un embryon
Un embryon congelé, Mary Scott Doe, représenté par Martin Palmer, célèbre avocat américain, vient d’intenter un procès au président de la California Institute of Regenerative Medicine, organisme qui travaille sur les cellules souches embryonnaires. Cette affaire s’est déroulée devant la Cour fédéral de Pasadena (Californie). Le but de ce procès est de montrer que la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines viole le 13ème amendement de la Constitution américaine qui garantit une protection égale pour tous et le 14ème qui bannit l’esclavage.
MJ
Le traité de Lisbonne pourrait connaître des difficultés
Le nouveau traité constitutionnel européen sera baptisé "traité de Lisbonne". Les chefs d’Etat et de gouvernement viennent d’entamer leurs travaux pour cette réunion prévue sur deux jours. La chancelière allemande Angela Merkel a dit dès son arrivée s’attendre "à des négociations difficiles" :
"Nous avons encore beaucoup de choses à régler".
Le Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski a de nouveau brandi, juste avant le sommet, la menace que son pays bloque le texte s’il n’obtient pas satisfaction sur le compromis dit de Ioaninna. Varsovie veut que cette clause, qui permet à des pays mis de peu en minorité lors de votes des 27 de geler les décisions pendant un certain temps, soit ancrée dans le traité et ne figure pas seulement dans un déclaration annexe. Le président Lech Kaczynski, présent à Lisbonne, a averti qu’il n’avait pas de "marge de manoeuvre" sur cette question !
Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a reconnu que la Pologne continue de poser un "problème sérieux".
L’autre difficulté vient de l’Italie qui refuse d’avoir moins d’eurodéputés que la France et la Grande-Bretagne, comme proposé par le Parlement européen pour la nouvelle répartition de ses sièges. Rome demande que la question soit reportée ce que refusent des pays comme l’Espagne ou la Suède pour qui le compromis sur le traité et la nouvelle répartition des eurodéputés (où ils sont gagnants) ne peuvent être dissociés.
Le matérialisme scientifique conduit au racisme
Lu sur le blog Un voyage au Liban :
"James Watson prétend que sa participation à la découverte de la molécule d’ADN [qui lui a valu le prix Nobel en 1962, NDMJ] lui permet d’affirmer que les noirs sont moins intelligents que les autres hommes. A ceux qui disent que l’intelligence ne dépend pas de la mélanine il répond que les “gens qui ont eu affaire avec des employés noirs se sont rendus compte que ce n’était pas vrai”. Il n’en est pas à son premier exploit, après des déclarations eugénistes en faveur de l’amélioration de la race humaine pour en extirper les gènes de la violence, y compris par des manipulations génétiques “ Il faudra que certains aient le courage d’intervenir sur la lignée germinale sans être sûrs du résultat. De plus, et personne n’ose le dire, si nous pouvions créer des êtres humains meilleurs grâce à l’addition de gènes provenant de plantes ou d’animaux, pourquoi s’en priver ? Quel est le problème ? ” […] Son attitude raciste trouve aussi des racines plus profondes dans la négation d’une idée de nature humaine qui soit autre chose que matérielle."
Car il s’agit bien de cela et Yves Daoudal le souligne :
"C’est en effet un dogme évolutionniste que les êtres vivants évoluent différemment quand ils sont séparés et vivent dans des conditions différentes. Il en résulte donc selon ce cher Watson que les races parviennent à des degrés différents de la raison humaine."
Le scientifique affirme en effet qu’
"il n’y a aucune raison solide d’avancer que les capacités intellectuelles des peuples géographiquement séparés dans leur évolution prouveraient qu’ils ont évolué de manière identique"
L’intelligence, un fruit de l’évolution ? Pour rappel, les questions 412 & 413 du Compendium du CEC :
"412. Quel est le fondement de l’égalité entre les hommes ?
Tous les hommes jouissent d’une égale dignité et des mêmes droits fondamentaux, en tant qu’ils sont créés à l’image du Dieu unique et qu’ils sont dotés d’une âme raisonnable ; ils ont même nature et même origine, et ils sont appelés, dans le Christ, unique Sauveur, à la même béatitude divine.
413. Comment évaluer les inégalités entre les hommes ?
Il y a […] des différences entre les hommes, causées par divers facteurs, qui appartiennent au plan de Dieu. Il veut en effet que chacun reçoive d’autrui ce dont il a besoin et que ceux qui ont des « talents » particuliers les partagent avec les autres"
Le CIEL à Rome
Le Centre International d’Études Liturgiques organise depuis 1995 des journées liturgiques afin de mieux faire comprendre et aimer la liturgie de l’Église “source et sommet de la vie chrétienne”, et en diffuse les travaux dans le monde entier. Avec le soutien de l’association Una Voce, des magazines La Nef et Monde et Vie et de L’Homme Nouveau, le CIEL organise un voyage exceptionnel à Rome du 14 au 17 novembre 2007. Ces journées permettront de profiter des trésors de la ville éternelle à travers des visites commentées. Des conférences, accessibles à tous, éclaireront les questions liturgiques. Des célébrations liturgiques, un concert spirituel, des rencontres exceptionnelles viendront compléter.
Parmi les intervenants, on note la présence de Mgr Guillaume, évêque émérite de Saint-Dié, Mgr Eugene Morris, professeur au séminaire diocésain de Saint-Louis (USA), l’abbé Manfred Hauke, professeur de théologie dogmatique à la faculté de théologie de Lugano, le R.P. Frank Philips, supérieur de la communauté des chanoines de st John Cantius de Chicago, le Père Uwe-Michael Lang, prêtre de l’Oratoire de Londres, l’abbé Quessard, délégué diocésain à la musique sacrée du diocèse de Bourges, l’abbé Sven Conrad, prêtre de la Fraternité Saint-Pierre, Mgr Valentino Miserachs Grau, président de l’Institut pontifical de Musique sacrée, Mgr Rudolf-Michael Schmitz de l’Institut du Christ Roi Souverain prêtre.
Michel JanvaRestera-t-il encore des chrétiens en Irak ?
Cette question est posée par l’Aide à l’Eglise en détresse :
"Les chrétiens sont pris pour cible car ils refusent le recours à la violence : ils n’ont pas de milice pour se défendre ou se venger et représentent donc des proies faciles […] Dans le même temps, nous recevons une lettre de 138 dignitaires musulmans qui assurent que ‘les musulmans et l’Islam ne sont en aucune manière contre les chrétiens’. Nous nous en réjouissons et espérons que ces autorités condamneront également et sans réserve ce genre d’actes anti-chrétiens".
Le 13 octobre dernier, le père Mazer Ishoa Mattoka et le père Pios Affas ont été enlevés, dans le nord de Mossoul. Mgr Casmoussa, archevêque de Mossoul – lui-même enlevé en janvier 2005 – a appelé les chrétiens à prier pour leur libération, en insistant sur le caractère anti-chrétien de leur enlèvement. Il a ajouté que les chrétiens d’Irak
"sont prisonniers d’une lutte pour le pouvoir sans merci entre différentes factions d’extrémistes musulmans. Nous ne sommes ni des marionnettes qu’on manipule à l’envie, ni du bois de chauffage dont on se débarrasse en le jetant au feu".
La ville de Mossoul est le théâtre de persécutions anti-chrétiennes. De nombreuses églises y ont été attaquées et profanées. Un prêtre de l’Eglise orthodoxe syriaque a été décapité. Le 3 juin 2007, le père Ragheed Ganni, et trois diacres, ont été assassinés. Les chrétiens n’ont aujourd’hui pas d’autre solution pour échapper à la mort que de fuir en Jordanie ou en Syrie.
Que les nouveaux cardinaux soient courageux
Benoît XVI demande de prier pour les nouveaux cardinaux :
"Confions les nouveaux élus à la protection de la Vierge Marie, en lui demandant de les assister dans leurs ministères respectifs, afin qu’ils sachent témoigner avec courage en toute circonstance de leur amour du Christ et de l’Eglise".
Nicolas Sarkozy peut-il divorcer ?
Non, selon deux spécialistes du droit public :
"En vertu du nouvel article 67 de la Constitution, «le président de la République […] ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite. […] ».
L’immunité dont bénéficie le chef de l’Etat vaut ainsi pour tous les domaines juridiques : pénal, mais aussi commercial, administratif ou civil. […] Même le divorce par consentement mutuel paraît compliqué. […] Pour que le divorce par consentement mutuel soit possible, il faudrait que le chef de l’Etat renonce au statut […] qu’a prescrit le pouvoir constituant. […] Lors des débats parlementaires relatifs à cette réforme constitutionnelle, […] il avait été proposé de limiter la protection du président de la République à la sphère pénale. Mais finalement la difficulté a été escamotée […]. N’oublions pas en effet qu’aucune action en justice ne peut forcer le chef de l’Etat à régler ses dettes."
Mais la Constitution est-elle encore respectée ?
UE : l’adoption du nouveau traité serait un coup d’Etat
C’est l’opinion de Jean-Pierre Chevènement :
"Le président de la République a-t-il le droit de faire ratifier par le Parlement un traité reprenant l’essentiel d’une Constitution qui a été rejetée par référendum par le peuple français? Seul le peuple peut revenir sur un référendum populaire. Le président de la République n’a pas le droit d’interpréter seul la volonté du peuple français. C’est un véritable coup d’Etat !".
Selon lui, le nouveau texte n’est pas un traité simplifié, c’est un texte qui "compte 256 pages de modifications aux traités de Rome et de Maastricht" et qui est d’"une complexité effarante".
"Il est totalement inaccessible". "Toutes les critiques qui étaient faites à la Constitution peuvent l’être au traité simplifié".
UE : les Européens veulent un référendum !
Selon un sondage Harris publié par le Financial Times, 76% des Allemands, 75% des Britanniques, 72% des Italiens, 65% des Espagnols et 63% des Français souhaitent un référendum sur le pseudo-nouveau traité.
Selon autre sondage, Yougov, publié par le Daily Telegraph, 69% des Britanniques espèrent une consultation populaire. En Grande-Bretagne, une campagne se bat pour l’organisation d’un référendum. En France, une manifestation est organisée demain à Paris pour faire respecter le non français. Des 27 pays de l’Union européenne, seule l’Irlande, qui y est tenue par sa constitution, a prévu d’organiser un référendum, dont le résultat n’est pas assuré.
Ces enquêtes paraissent aujourd’hui, alors que s’ouvre à Lisbonne le sommet des dirigeants européens, qui doivent approuver le nouveau traité.
UE : le nouveau traité vaut l’ancien
Dans Le Figaro, Paul-Marie Coûteaux explique en 5 points en quoi le nouveau traité européen n’est qu’une redite du traité constitutionnel rejeté :
"1. Personnalité juridique. Ce point cardinal du fédéralisme, qui permettait au texte Giscard de s’intituler Constitution, est repris tel quel dans le mandat actuel. […]
2. Présidence stable de l’Union. L’Union sera placée sous l’autorité d’un président réputé stable en raison d’un mandat allongé de six mois à deux ans et demi et, surtout, indépendant de tout État. Il sera doté d’une autorité propre, d’un secrétariat, puis d’un cabinet, etc.
3. Haut représentant pour la politique étrangère. Comme l’a imprudemment avoué M. Sarkozy le 20 juin, ce sera un « ministre des Affaires étrangères sans le nom ». […]
4. Décisions à la majorité qualifiée. Quel que soit le mode d’adoption (système de Nice ou système allemand, appliqué à partir de 2014), le cercle des questions échappant à l’unanimité s’élargit ; outre les affaires communautaires (immigration, politique agricole, commerciale, douanière et, surtout, industrielle, dite « de concurrence »), il inclut 51 nouveaux domaines : marché intérieur, énergie, coopération judiciaire en matière pénale, ouvrant la porte au parquet européen, et coopération policière, amorce d’une « police fédérale ». Désormais, la compétence de l’Union concernera quelque 70 domaines, soit l’essentiel de la responsabilité politique : schéma fédéral classique […].
5. Charte des droits fondamentaux. Elle s’applique désormais de droit (sauf pour la Grande-Bretagne)."
Portrait de la Pologne
Dimanche, les Polonais sont appelés aux urnes pour les élections législatives. Bernard Antony, actuellement en Pologne, nous dresse un portrait de la Pologne d’aujourd’hui, loin des déformations médiatiques. On retrouve sur son blog :
- la chronique de son arrivée dans un pays au catholicisme vivant
- la question européenne en Pologne vue parfois comme le spectre d’un nouveau totalitarisme
- quelques considérations arrosées…
- la visite de la radio Marya, si décriée par notre presse et pour cause : elle est le centre médiatique de la résistance catholique
- la pugnacité de la jeunesse polonaise
- sa rencontre avec Elzbieta Kruk, ex-ministre de l’information.
