Le 25 Octobre 732, Charles Martel remporte la bataille de Poitiers….
Le Duc des Francs, Charles Martel, vient au secours de Eudes, le Duc d’Aquitaine, en arrêtant l’avancée des Sarrasins en France. Partis de Pampelune durant l’été, les arabes emmenés par Abd al-Rahman ont envahi le territoire basque et dévasté Bordeaux en quelques mois.
Après avoir rassemblé une armée à la hâte, Charles Martel rejoint les troupes musulmanes à proximité d’une voie romaine reliant Châtellerault à Poitiers et met un terme à leur percée fulgurante. Leur chef est tué pendant la bataille.
La bataille de Poitiers marque la fin de la progression des musulmans et le début de la reconquête par les armées chrétiennes des territoires envahis. C’est pourquoi Voltaire conclut dans son Essai sur les mœurs :
"Sans Charles Martel (…), la France était une province mahométane."
Les radars ne seraient pas fiables
Selon un document officiel de l’Etat révélé par Auto Plus, les policiers ne sont pas en mesure de régler correctement les radars fixes ou mobiles. Avec à la clé des risques de PV injustifiés. Le secrétariat général de l’administration de la police de la préfecture de la zone de défense Est (Metz) a réalisé en 2006 un rapport édifiant qui démontre d’importantes « erreurs de mesure » des radars de vitesse, qu’ils soient fixes ou embarqués. Ces erreurs sont
"engendrées par le mauvais positionnement fréquent des cinémomètres radar fixes et embarqués".
Ainsi, pour mesurer la vitesse d’un automobiliste, un radar doit être placé face à l’axe de la route, puis orienté à 25 degrés. « Mais un écart d’un degré, c’est une marge d’erreur assurée de 4 à 5 % ». L’écart peut atteindre 10 à 13 % si le radar est orienté à 22° par exemple. Pour une vitesse de 90 km/h sur une rocade, l’erreur varie alors de 9 à près de 12 km/h ! L’enjeu financier s’avère colossal : le total des produits des amendes générés par les radars s’est élevé à près de 350 millions d’euros en 2006. A la fin de l’année, 2000 radars (deux tiers fixes et un tiers mobiles) seront en service sur les routes en France.
Le traité européen de Lisbonne est inacceptable
Interrogé dans Le Figaro, Philippe de Villiers réclame un référendum :
"Ce traité est inacceptable parce que c’est en réalité une Constitution bis. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Angela Merkel quand elle a cet aveu: «Toute la substance de la Constitution est maintenue.» […] On retrouve dans ce texte les quatre éléments constitutifs d’un État européen : la personnalité juridique donnée à l’Union européenne, c’est-à-dire la pleine capacité de signer des traités. La supériorité juridique des lois européennes sur les Constitutions nationales. Un service diplomatique supranational, ce qui veut dire une diplomatie autonome de la Commission. Et enfin, un système de décision indépendant des États, avec le record absolu des transferts de souveraineté contenus dans ce prétendu minitraité (quarante compétences nouvelles). […]
Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy a été parfaitement clair au sujet de l’entrée de la Turquie dans l’Europe: «Je brandirai le veto de la France.» Or depuis cet été, il n’y a pas eu de veto. La France a accepté l’ouverture de nouveaux chapitres dans le cadre de la négociation avec Ankara. Bernard Kouchner est allé dire aux Turcs qu’ils étaient «attendus» dans l’UE. Et enfin, on nous explique qu’il n’y a plus besoin de référendum pour l’entrée de nouveaux pays."
Des djihadistes dans le Lot
Cristina Kirchner, future présidente d’Argentine ?
Ce serait une bonne chose, même si Le Figaro Madame n’en croit rien : elle est en effet hostile à la dépénalisation de l’avortement.
MJ
Christine Boutin vs le DAL
Yves Daoudal remarque que le ministre du logement se fait moins tendre face à l’aggressivité déployée par le DAL (Droit Au Logement) :
Carole Bouquet, soutenant les « mal logés » du DAL, a critiqué le fait que Christine Boutin ne se soit pas rendue rue de la Banque. Dans un communiqué, Christine Boutin répond fermement à l’actrice, et en profite pour dresser un réquisitoire contre le DAL, qui ne paraît plus bénéficier de son statut de « partenaire » du ministère…
Elle écrit qu’il est « plus facile de se rendre sur place devant les caméras que de répondre concrètement et au cas par cas aux demandes de relogement des personnes installées dans la rue par le DAL ». Elle ajoute : « Je ne pense pas que l’instrumentalisation de la pauvreté soit la bonne méthode pour résoudre le problème du logement en France ». Et elle critique « le fait de jeter à la rue des familles déjà logées dans des hôtels meublés, ce qui représente un moindre mal à l’appel de l’approche de l’hiver par comparaison avec les personnes véritablement à la rue ». Elle reproche à Jean-Baptiste Eyraud d’avoir « pour l’instant » refusé la proposition d’un rendez-vous au ministère, et déplore que « la dizaine de propositions de relogement » faite aux familles les plus mal logées par la mairie du IIe arrondissement ait été « refusée par le DAL »…"
Voilà qui est envoyé.
Les émeutes « à la française » : une référence !
Voilà l’image qu’a désormais la France en Europe : le phénomène des émeutes de banlieues. Les autorités néerlandaises craignent un phénomène de violences "à la française" dans leurs banlieues. Depuis une semaine, une dizaine d’arrestations ont été opérées et une vingtaine de voitures incendiées dans une zone difficile, à l’ouest de la ville. Quelques voitures ont également pris feu à La Haye au cours du week-end du 20 octobre.
A l’origine, à Slotervaart, Bilal B., 22 ans, a été abattu par un policier le 14 octobre, après avoir pénétré dans un commissariat pour poignarder deux gardiens de la paix et les avoir blessés. Il aurait des liens avec les milieux islamistes et avait été interrogé dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du cinéaste Theo Van Gogh.
En réaction à sa mort, des groupes de jeunes ont, pendant plusieurs nuits, multiplié les incidents. Ces violences ont suscité un débat politique à la Deuxième chambre, où une majorité de députés s’est dite favorable, samedi, à des sanctions financières contre les parents des casseurs. Si les banlieues néerlandaises ressemblent aux banlieues françaises, on peut dire de même que la Deuxième Chambre néerlandaise ressemble au Parlement français… Même cause, mêmes effets ?
Suite de la visite au Maroc : immigration et union
Deux sujets qui n’en font qu’un ? Nicolas Sarkozy a proposé d’organiser en 2008 deux conférences internationales sur l’immigration entre l’Afrique et l’Europe et sur l’intégration économique politique et culturelle des pays méditerranéens.
La première réunion, tenue à Rabat en 2006, avait réuni 57 pays européens et africains. Elle avait adopté un plan d’action portant sur le contrôle de l’immigration clandestine, le codéveloppement dans les pays d’origine et l’organisation de l’immigration légale. Dans la ville de Tanger, M. Sarkozy a invité
"tous les chefs d’Etat et de gouvernement de tous les pays méditerranéens à se réunir en France en juin 2008 pour jeter les bases d’une Union politique, économique et culturelle fondée sur les principes de stricte égalité".
Cela nous rappelle quelque chose… Après en avoir en quelque sorte terminé avec l’Europe, avec le traité "complexifié" européen, Nicolas Sarkozy envisage-t-il une UE élargie ? Car comment envisager, après ce traité européen, une quelconque alliance entre les pays méditerranéens qui puisse exclure l’UE ?
La visite de M. Sarkozy au Maroc devrait s’achever mercredi.
Le Monde en flagrant délit de cathophobie
Dans un article au vitriol comme seul Henri Tincq sait les écrire, Le Monde fustige la décision du Pape Benoît XVI de béatifier 498 martyrs de la guerre d’Espagne. Mais cette désinformation aux allures antipapistes a déjà trouvé une réponse : c’est la magie de l’Internet et le verbe du Conservateur. Extrait :
"Le progressisme laïciste est une authentique théocratie. Il se veut le "chemin la vérité la vie", et ne supporte aucune autre forme de vérité. De même qu’il prétend s’immiscer entre parents et enfants, il veut aussi se positionner entre les fidèles et la Sainte Eglise pour filtrer les messages, les relativiser, les critiquer. Ceux qui pensent donc que le laïcisme progressiste est une libération de l’homme vivent donc en plein mythe : il s’agit d’une authentique religion intolérante. Aucun contre-pouvoir ne sera toléré, sous peine de mort, les montagnes de victimes de l’intolérance athée en France sont là pour en témoigner. Aucun catholique ne doit l’ignorer. C’est justement pour cela qu’il nous faut résister. […]
La mode est au prétendu "devoir de mémoire", c’est-à-dire à l’exaltation des victimes du passé que l’on exhume toute déssechées et que l’on exhibe en place publique comme l’on ferait d’un gibet. Son mobile, c’est la repentance, que l’on exige des descendants de tel ou tel groupe ou de telle institution présumée coupable. Dans l’air, l’idée que les enfants de colons sont des salauds au même titre que les colons eux-mêmes. Les cathos, également des enfants de salauds parce que l’inquisition, les croisades, bla bla. Les communistes modernes, des salauds ? vous n’y êtes pas mon bon monsieur, seule la déviation stalinienne est coupable, pas le communisme dans son ensemble. […] Bref, l’humanisme de la gauche n’est qu’un mythe car il trie au préalable les bonnes des mauvaises victimes comme le ferait un peloton de la gestapo. Plus injuste encore, le progressisme dont le Monde se fait le porte voix exige le silence et l’oubli sur ceux qui ne comptent pas à ses yeux. Les centaines de gardes suisses massacrés à Paris en 1792 en sont le témoin. Pas une plaque pour évoquer leur martyr. […]
Toutefois, malgré ses grosses ficelles, reconnaissons à Tincq une certaine clairvoyance, perçant dans sa vile propagande : oui, c’est pour exalter la rébellion et la résistance que Benoit XVI va béatifier ces héros de la Vraie Foi. Rien de plus dangereux pour vos nouvelles idoles, Mr Tincq, que des catholiques réveillés. Même réduits à une petite phalange, nous ferons trembler les armées du Grand Roi !! Ah, quand les Catholiques se réveilleront …"
Des réformes qui n’en sont pas
Dans Le Figaro, Yves de Kerdrel critique les compromis du président de la République : pas une réforme n’est épargnée :
"[L]e chef de l’État et ses conseillers vont devoir faire preuve jusqu’au bout d’une fermeté, qu’ils ont incarné jusqu’ici plus facilement par le verbe que par les actes. […] Or les premières concessions accordées aux agents de conduite […] sont très préoccupantes sur ces deux aspects. D’abord parce qu’elles reconnaissent toujours le droit à un conducteur de train de partir en retraite à 50 ans, en utilisant, pour cela un « compte épargne-temps ». Or, il n’est pas certain que les 16 millions de salariés du secteur privé comprennent bien « ce cadeau » fait sans justification […]. Ensuite parce que sur le plan financier, les primes, qui jusqu’ici n’étaient pas comptées pour le bénéfice de la retraite, vont être incorporées. In fine, cela signifie qu’un conducteur de TGV pourra toujours après 2009 partir en retraite à 50 ans – même si officiellement ce n’est plus la règle – et qu’en outre, il verra les conditions financières de sa pension consolidées. […]
Mais ces concessions auxquelles ont poussé les « mous » de l’Élysée, c’est-à-dire Henri Guaino et Raymond Soubie, sont loin de faire l’unanimité. Y compris à Matignon où François Fillon a toujours défendu, à juste titre, en accord avec Claude Guéant un langage de fermeté. Avec un but et un seul : parvenir à une réforme complète et entièrement réussie. À l’inverse du texte sur le service minimum qui – faut-il le rappeler ? – ne parle ni de service ni de minimum ! À l’inverse aussi de la pseudo-réforme des universités, qui a vu la pauvre Valérie Pécresse abandonnée en rase campagne par son propre camp au mois de juillet dernier. Et ne parlons pas des mesures fiscales adoptées par la nouvelle majorité, et qui relèvent toutes d’un mauvais compromis. […]
[L]es compromis sont des mots qui commencent bien mal et qui « font de bons parapluies et de mauvais toits »."
Une soirée avec Philippe Maxence
C’est ce soir sur le Forum Catholique. Philippe Maxence sera l’invité de 18h30 à 22h. Rédacteur en chef de L’Homme Nouveau depuis 2001, Philippe Maxence a notamment publié BADEN POWELL, éclaireur de légende et fondateur du scoutisme, l’unique biographie de Baden-Powell disponible en français.
MJ
Traité de l’UE : le retour d’Etienne Chouard
Etienne Chouard est cet internaute qui s’est distingué en 2005 pendant la campagne référendaire : ses arguments contre la Constitution avaient convaincu bon nombre d’électeurs de l’aspect néfaste du traité européen. Interrogé dans Libération, il juge le "nouveau" traité de Lisbonne comme l’ancien :
"Ce n’est pas une version édulcorée, c’est la même version et je la combats violemment. On a retiré trois détails sans importance : le drapeau, l’hymne, la référence à la monnaie, le mot Constitution, comme si le fait de retirer l’étiquette retirait le danger. Et puis on nous impose par voie parlementaire ce qu’on vient de refuser par référendum. Pour moi, c’est un viol. Un viol politique, c’est une cause de guerre civile. Et les journalistes qui défendent cela sont subordonnés. Ils ne font pas leur boulot de journaliste. […]
[T]out ce qui est dangereux est là : la confusion des pouvoirs dans les mains de l’exécutif, avec les «procédures législatives spéciales» ou les «actes non législatifs». Le Parlement ne les contrôle pas et ce sont des normes obligatoires qui s’appliquent à tout le monde. […] la dépendance des juges européens vis-à-vis de l’exécutif pour leur carrière. Ils sont nommés pour six ans par les gouvernements, et renouvelables. […] l’article 104 de Maastricht, c’est-à-dire l’interdiction pour les Etats de créer la monnaie. On est fou d’accepter ça. Les Etats l’ont accepté à Maastricht, c’est toujours là aujourd’hui. Maintenant, ils doivent s’endetter quand ils ont besoin d’argent et payer un intérêt aux banques. […] La souveraineté politique dépend de la souveraineté monétaire. Si vous l’abandonnée, vous avez tout perdu.
Autre point : la révision de la Constitution. Elle se fait sans les peuples. Et enfin, dans cette Constitution, aucun organe n’est responsable de ses actes. A part la motion de censure, qui est théorique, parce qu’à la majorité des 2/3, il n’y a pas de mécanisme de responsabilité. […] Ils ont retiré le mot Constitution et la partie III. Mais en réalité, elle est encore en œuvre. C’est le royaume de l’hypocrisie. C’est de la violence."
A propos de Présent
Alain Sanders rappelle que la survie du quotidien catholique ne tient qu’à l’abonnement de ses lecteurs :
"C’est de cela que nous risquons de mourir. J’ai eu naguère, l’occasion de m‘étonner de ces associations qui nous envoient leurs communiqués, se réjouissent qu’on les passe (ce que personne d’autre de la « grosse presse » ne fait) et qui, pour autant ne sont pas abonnées. J‘évoquais aussi certains auteurs de Tribunes libres qui nous demandent de leur envoyer le numéro où est passée leur tribune. Ce qui veut dire : 1) qu’ils ne sont pas abonnés ; 2) qu’ils ne font même pas l’effort d’acheter le numéro dans lequel leur prose a été publiée. […]
Répondant aux accusations suicidairement amicales d’un lecteur nous conseillant de préparer dignement notre mort, Jeanne Smits a dit, avec la courtoise diplomatie qui est la sienne, que tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir. Et que rien, et certainement pas ces blogs ficelés par des gens pleins de bonne volonté, mais qui sont tout sauf des journalistes, ne remplacera jamais un libre journal de papier fabriqué – et porté – par des professionnels."
Et c’est certain : Le Salon Beige relaie régulièrement les informations et analyses rapportées par Présent et que l’on ne trouve pas ailleurs. Amis lecteurs, n’hésitez pas à franchir le pas d’un abonnement au seul quotidien catholique français.
Guy Môquet : interné politique
Dans Présent, Rémi Fontaine publie un document officiel du ministère des Anciens Combattants et victimes de la guerre concernant Guy Môquet, refusant la demande du titre d’« interné résistant » et lui attribuant seulement celui d’« interné politique ». Si c’est le ministère qui le dit…
MJ
« Grenelle de l’environnement » : la peur comme politique
Le ton de cette tribune de Luc Ferry dans Le Figaro est donné dès le titre : "Ce "Grenelle" n’a de légitimité ni scientifique, ni républicaine" :
"Au fond de l’écologie contemporaine, il y a toujours cette «grande peur planétaire» […] principe fondateur d’une «autre politique», plus ou moins anticapitaliste et altermondialiste, qui soumette enfin l’économie à l’écologie. Et pour la justifier, rien n’est plus précieux que de pouvoir s’appuyer sur cette formidable et si commune passion qu’est la peur. […] Avec un tel discours, plus besoin de discussion : les esprits sont prêts à être mis au pas pour accepter de bonne grâce les mesures liberticides qu’on cherche à leur imposer.
Pas de malentendu : nul ne doute qu’il faille protéger la planète ni qu’il y ait quelque urgence à le faire. Ce qui inquiète, pourtant, plus encore que les pollutions de l’air ou de l’eau […] c’est celle de l’atmosphère intellectuelle et morale dans laquelle la réflexion semble aujourd’hui prendre place. Car nos écologistes militants, de gauche comme maintenant de droite, associent de manière imparable trois logiques qui, au final, forment un redoutable piège : une logique de la peur selon laquelle cette passion, naguère encore honteuse, serait désormais un vecteur de sagesse […] ; une logique médiatique, où les people, animateurs télé, vedettes de cinéma, de la chanson ou de la politique, relèguent les scientifiques et les économistes sérieux au fond du fond du panier ; enfin une logique d’interdiction qui, une fois la panique bien ancrée dans les esprits, n’a plus qu’à se baisser pour en ramasser les dividendes politiques. […]
[L]’interdit rassure parce qu’il donne le sentiment que le politique, enfin, «fait quelque chose». […] Quels que soient ses mérites et la qualité des personnes qui y prennent part, le «Grenelle de l’environnement» n’a de légitimité ni scientifique, ni républicaine. Il ne représente en rien les citoyens que nous sommes et relève à 100 % du management et de la communication politiques. […] Il est désormais vital qu’existe sur ces questions un lieu dans lequel on organise le nécessaire débat contradictoire sur des sujets […] dont la simple honnêteté intellectuelle oblige à affirmer qu’ils sont loin d’être tranchés. Un lieu dans lequel on puisse distinguer les vrais risques des rumeurs absurdes".
La cour européenne de justice donne raison à Le Pen
Dans l’ouvrage Le Procès de Jean-Marie Le Pen de Mathieu Lindon, édité par Paul Otchakovsky-Laurens, dont Libération avait repris des extraits jugés diffamatoires, Jean-Marie Le Pen était qualifié de "chef d’une bande d’assassins" et de "vampire" se nourrissant "du sang de ses ennemis".
En 1999, la justice française avait donné raison à M. Le Pen et à son parti qui s’estimaient diffamés et avait condamné le romancier, son éditeur et Serge July à des amendes et à des dommages et intérêts.
La Cour européenne des droits de l’Homme a estimé lundi que la justice française n’avait pas violé la liberté d’expression de l’auteur du livre, de son éditeur et de Serge July.
MJ
Quelques nouvelles pro-vie
… à lire sur le blog de Jeanne Smits : le rejet de l’avortement en Uruguay, l’échec du "bateau de la mort" à Naples, la défense de la vie par le Cardinal Cipriani, archévêque de Lima (Pérou) et par le Cardinal Pell, archévêque de Sydney (Australie), qui ne fait pas dans l’ambiguïté :
"La croissance de l’Eglise ne pourra exister que comme conséquence d’une vie fidèle et d’une présentation effective de la plénitude de l’enseignement de l’Eglise sur la vie. Aucune croissance ne sera le fruit d’une dilution ou d’une déformation de l’enseignement sur la vie, ni d’un silence qui cherche à ne pas blesser."
MJ
Election reportée au Liban
Selon un communiqué du Parlement libanais :
"En vue de davantage de consultations pour parvenir à un accord sur l’élection du président de la République qui symboliserait l’unité du pays, le président du Parlement Nabih Berri a décidé de reporter la séance prévue demain (mardi) à 10H30, au lundi 12 novembre".
MJ
Contre la lettre de Môquet, une contestation légitime
Dans Le Figaro, Alain-Gérard Slama explique en quoi la fronde contre la lecture de la lettre de Guy Môquet n’est pas uniquement mue par un réflexe "anti-Sarkozy" :
"[F]orce est de constater que la protestation des historiens va très au-delà du réflexe corporatiste et de l’antisarkozysme sans nuances, dont, faute de fusible primo-ministériel, le conseiller spécial du président, Henri Guaino, présent à Blois, fait actuellement les frais. Les historiens ont raison en effet de rappeler, une fois de plus, que la loi n’a pas à dire comment doit s’écrire l’histoire, sous peine de tomber dans le piège totalitaire de l’histoire officielle. […]
De même, les historiens ont raison de rappeler que l’invocation du drame de Guy Môquet ne peut pas être aussi clairement instrumentalisée dans le sens d’une réhabilitation de l’histoire nationale que ne le souhaitent les promoteurs de cette journée. Le jeune militant communiste a en effet été arrêté, à l’origine, par la police française en octobre 1940, comme militant du PCF clandestin dissous en 1939 après le pacte germano-soviétique. […] Guy Môquet lui-même était trop jeune pour s’être détaché de la « ligne » stalinienne, qui, loin de s’identifier à la cause de la liberté, n’avait engagé le PCF dans la Résistance qu’après l’agression nazie sur le front russe, en juin 1941."
Que les laïcs s’engagent dans les domaines social et politique
Benoît XVI souhaite un engagement fort des laïcs dans les domaines social et politique. Il l’a rappelé, avant l’angélus à Naples :
"Que la Vierge protège aussi ceux qui, de façons différentes, s’engagent pour le bien commun et pour un ordre juste dans la société, comme cela a été bien souligné lors de la 45e Semaine sociale des catholiques italiens, qui s’est tenu justement ces jours-ci à Pistoia et à Pise, cent ans après la première Semaine sociale promue surtout par Giuseppe Toniolo, illustre figure d’économiste chrétien.
Nous avons devant nous de nombreux problèmes et défis. Cela réclame un engagement fort de la part de tous, spécialement des fidèles laïcs travaillant de les domaines social et politique, pour assurer à chaque personne et en particulier aux jeunes les conditions indispensables pour développer leurs talents naturels et mûrir des choix de vie généreux au service de leurs familles et de toute la communauté".
MJ
Elections en Pologne : victoire des libéraux
L’annonce des premiers résultats des élections législatives polonaises, initialement prévue à 20h, a été reportée à plusieurs reprises dimanche soir, plusieurs bureaux de vote ayant dû rester ouverts plus longtemps que prévu.
La droite libérale de la Plate-forme civique (PO) remporte les élections législatives polonaises sur le parti conservateur Droit et justice (PiS) des jumeaux Kaczynski, selon les premières estimations. La Plate-forme civique et Parti des paysans polonais (PSL), son probable partenaire de coalition, obtiennent à eux deux la majorité absolue.
Le PO obtient 43,7% des voix, contre 30,4% pour le PiS et 7,9% au PSL. L’Alliance de centre gauche (LiD) parrainé par l’ex-président Aleksander Kwasniewski, a obtenu de 12,2% à 13,3%. Les deux anciens alliés des frères Kaczynski, Autodéfense (Samoobrona) et la Ligue des familles polonaises (LPR), sont éliminés du Parlement faute d’avoir franchi la barre de 5% des électeurs.
Jaroslaw Kaczynski ne sera donc plus premier ministre, mais son frère Lech Kaczynski reste président et va devoir cohabiter avec la nouvelle chambre.
Addendum 22/10 à 9h30 :
Dans un premier signal vers l’UE, un des vice-présidents de PO, Jacek Saryusz-Wolski, a annoncé que le prochain gouvernement libéral adoptera la Charte des droits fondamentaux, incluse implicitement dans le nouveau traité européen et refusée par les Kaczynski.
Elections en Suisse : victoire de l’UDC
Selon les projections, l’UDC emporte 61 des 200 sièges du Conseil national, contre 55 dans l’assemblée sortante. Le plus grand perdant de cette élection est le Parti socialiste (PS), le second parti du pays, qui abandonne neuf sièges, avec 43 élus. Le Parti radical (PRD) perd 6 sièges et le Parti démocrate-chrétien (PDC) augmente de trois sièges, tandis que les Verts emportent 4 mandats supplémentaires.
4,8 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour renouveler, comme tous les quatre ans, les 200 sièges du Conseil national, répartis au prorata de la population des cantons, et les 46 sièges du Conseil des Etats (chambre représentant les cantons) où chacun des 23 cantons compte deux représentants.
Les 28,8% réunis sont le meilleur score de l’histoire de l’Union démocratique du centre (UDC). Ce résultat lui donne un net avantage dans les négociations qui vont s’ouvrir pour composer le gouvernement (Conseil fédéral). La nouvelle Assemblée fédérale élira les sept membres du gouvernement le 12 décembre prochain.
Michel Janva (lire aussi Bafweb)
La presse française, victime du syndicat du Livre
La presse française est en crise : en 2006, la somme totale des ventes (hors abonnements) du Monde (125 000), du Figaro (140 000), de Libération (75 000) et du Parisien (90 000) équivaut à celle de France Soir en 1981 (430 000 exemplaires). Et en mai 2007, la presse quotidienne a enregistré, avec une baisse de 20,6%, l’un des plus forts reculs de son histoire. D’aucuns accusent les gratuits ou internet. Et pourtant : la presse étrangère ne connait pas ces problèmes.
Selon Emmanuel Schwartzenberg, responsable pendant 10 ans de la page Médias-Publicité du Figaro et actuellement chroniqueur médias sur France Info, qui vient de publier Spéciale dernière. Qui veut la mort de la presse quotidienne française ?, la cause du déclin est interne. Résumé :
"Tout commence au lendemain de la deuxième guerre mondiale lorsque les ouvriers des imprimeries (et le Parti communiste) obtiennent le monopole de la fabrication des journaux et en 1947 quand on a créé les Nouvelles Messageries de la presse parisienne (NMPP), les coopératives chargées de distribuer la presse. Ces deux monstres étatiques existent toujours et gardent encore le monopole de l’impression et de la distribution des principaux quotidiens français. Il s’agit de deux administrations dont les coûts sont tellement élevés que les quotidiens n’arrivent plus depuis longtemps à assurer les marges.
Les syndicats dirigent les imprimeries et la distribution et ce sont eux qui décident du nombre de personnes employées. Sans parler des rémunérations dont les plus basses s’élèvent à plus de 4 000 euros par mois pour un rotativiste ! De plus, celui-ci bénéficie de neuf semaines de vacances par an, d’une couverture sociale qui lui permet de conserver son salaire pendant trois ans et des augmentations de salaire automatiques qui interviennent tous les ans sinon deux fois par an. Et ce n’est pas tout. En vertu d’un principe communiste dit de l’ «ouvrier collectif», le Livre a institué le mécanisme ingénieux de la rotation permanente des postes. Une façon de bénéficier des avantages conférés à chaque poste disponible. Au total, l’impression représente un coût qui avoisine 40 % du prix de vente d’un quotidien."
Les Kurdes, entre l’Irak et la Turquie
32 kurdes et 12 soldats turcs ont été tués lors de combats près de la frontière irakienne dimanche. L’attaque menée par des combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, l’Union européenne et les Etats-Unis) a eu lieu 4 jours après le feu vert du parlement turc autorisant des incursions militaires en Irak, base arrière des séparatistes. Un porte-parole du PKK a affirmé qu’un groupe de soldats turcs avait été capturé au cours des combats.
Le Premier ministre turc Erdogan a convoqué les hauts responsables civils et militaires dimanche soir à Ankara sous la direction du président Abdullah Gül, pour discuter de la riposte à cette attaque. La Turquie estime que quelque 3500 hommes armés du PKK sont basés dans le nord de l’Irak – sous contrôle d’une administration autonome kurde qu’Ankara accuse de soutenir les rebelles – où ils s’approvisonnent en armes pour lancer des attaques en territoire turc.
A Bagdad, le parlement irakien a voté dimanche une motion condamnant la menace militaire turque, tout en exigeant le départ du PKK de l’Irak.
Echauffourées du samedi soir
Une patrouille a croisé vers 22h30 une trentaine de jeunes armés de bâtons square Maurice Thorez [sic] à Trappes, quand ces derniers s’en sont pris aux policiers. Les forces de l’ordre ont dû effectuer plusieurs tirs de "flash-balls" pour se dégager et ont pu interpeller sept personnes. Par ailleurs, cinq voitures et trois conteneurs à poubelles ont été incendiés dans la nuit dans le département.
On m’informe par ailleurs que, hier soir, à l’issue de la finale de rugby, 2 policiers ont été blessés (ni par des supporters anglais, ni par des supporters sud-africains) dans des heurts.
La Franc-maçonnerie travaille sur l’euthanasie
C’est ce que l’on peut lire sur le site de la Grande Loge de France :
"[N]ous qui avons vécu la mort initiatique, à différents degrés, nous qui sommes morts à la vie profane pour renaître en initié, sommes nous capables de réfléchir et de faire des propositions sur la « véritable » fin de vie ? […] Le progrès médical avance mais la loi et la morale restent celles des siècles passés. Cette incohérence ne favorise t-elle pas les dérives de clandestinité, hypocrisie et mensonge ?
La réflexion est basée sur deux constats :
– Les humains, et particulièrement les Européens, vivent de plus en plus vieux.
– On meurt de plus en plus à l’hôpital.
[…] Nous avons tenté, par le biais d’un questionnaire adressé à nos Frères d’en savoir plus sur leur opinion sur ce sujet. Les réponses peuvent s’analyser comme suit, de façon très résumée :
Un véritable intérêt pour ce débat, sur un sujet difficile mais oh combien nécessaire et une réflexion d’une haute portée philosophique et morale [sic !],
Une relative bonne connaissance de la loi, en France mais aussi à l’étranger,
Une bonne appréhension du problème de l’insuffisance de la loi Léonetti, malgré les avancées qu’elle apporte,
Un désir de voir évoluer la possible dépénalisation des actes de compassion, ayant abouti à une mort douce, programmée, sans demander explicitement une loi sur l’euthanasie [trouver les mots pour le dire, comme pour l’IVG, NDMJ],
Un désir chez beaucoup, après avoir parlé en famille de ces problèmes, de réfléchir à un « testament de vie » et à un possible « suicide assisté », plus qu’une envie de laisser à d’autres le soin de décider pour eux."
Attendons-nous à voir cet argumentaire prochainement à l’Assemblée. Dans les médias, il s’y trouve déjà.
Avortement chimique : la France adepte du « terrorisme à visage humain »
Dans ses pages décryptage, Liberté Politique.com nous offre une synthèse de Pierre-Olivier Arduin sur les risques liés à la promotion par l’Etat de l’avortement chimique. Pouvant dorénavant être délivrés par les médecins généralistes, les gynécologues et les médecins du planning familial, la pilule abortive RU-486 aurait la vocation de rendre cette forme d’IVG "à la maison" moins traumatisante pour la femme.
Il s’agit une fois de plus d’un terrible mensonge car supprimer la vie d’un enfant que ce soit par voie "médicamenteuse" ou par acte chirurgical reste un meurtre ! Ce texte est à lire impérativement dans son intégralité. Extraits :
"L’avortement chimique représente 42 % du total (plus de 90 000 actes recensés) (…) Cette augmentation de l’IVG dite médicamenteuse, avec une multiplication par deux de cette pratique depuis 1998, est une tendance lourde de ces dernières années (…) elle peut être à présent pratiquée dans le cadre de la médecine de ville. C’est Philippe Douste-Blazy, alors Ministre de la Santé, qui avait ordonné en juillet 2004 la publication de tous les textes nécessaires pour rendre légal l’avortement en dehors des établissements de santé (…)"
"Présentée comme un acte anodin, non traumatisant, l’IVG médicamenteuse (…) est en passe de devenir l’emblème de la nouvelle politique de santé publique de la France en matière de droits des femmes (…)"
"Les chiffres indiquent de fait que l’avortement domestique ne représente que 16,5% des IVG médicamenteuses. Il s’agit donc, suivant d’ailleurs l’exemple pilote de la Seine-Saint-Denis qui a expérimenté cette mesure depuis juillet 2005 avec 800 avortements pratiqués selon cette méthode, de s’appuyer sur les médecins les plus convaincus pour augmenter les statistiques, jugées peu satisfaisantes du fait d’une hostilité plus ou moins affichée par de nombreux praticiens, en particulier généralistes (…)"
"(…) la clause de conscience est totalement absente des textes, entamant de manière drastique le droit à l’objection de conscience. Le chef d’un service d’obstétrique ne peut plus le faire valoir depuis la loi Aubry ; quant aux infirmières, elles peuvent demander une mutation mais au prix de nombreuses difficultés. Les pharmaciens sont eux totalement exclus. Enfin, avec le dispositif de Madame Bachelot se pose la question de la coopération d’élus locaux qui sont missionnés pour veiller à la bonne marche de ce nouveau procédé abortif (…)"
"La France se trouve malheureusement aux avant-postes de la diffusion de cette pratique. Le RU-486 est lui-même une découverte française (…)"
"D’autre part, ce produit pourrait devenir rapidement à usage universel au service des concepts de birth control (contrôle des naissances) et de safe abortion (avortement pratiqué dans de bonnes conditions de sécurité) véhiculés par les agences onusiennes internationales (…) Avec l’avortement en comprimés, c’est le triomphe du terrorisme à visage humain."
Sarkozy a légalisé le mariage homo…
C’est ce que pensent un notaire et un avocat qui se sont exprimés dans une tribune libre parue dans Libération le 8 octobre dernier :
" Nicolas Sarkozy – ou en tout cas son gouvernement – vient de le légaliser sans le dire. Drôle de situation : dans la plus grande discrétion, les opposants au mariage viennent d’essuyer une défaite majeure (…) Certes, l’expression mariage homosexuel ne figure pas dans la loi (du 21 août 2007 NDPC). En revanche, la chose existe désormais : en édifiant petit à petit un cadre conjugal dont les effets patrimoniaux, extrapatrimoniaux et fiscaux se calquent sur celui dont bénéficient les époux, Nicolas Sarkozy, dans la suite de Jacques Chirac, a donné aux couples homosexuels, par l’intermédiaire du pacs, créé par le gouvernement Jospin, la possibilité de bénéficier de sa copie conforme."
"Christine Boutin et quelques autres, logiquement, ne devraient pas manquer de s’insurger. Et les associations militant pour l’égalité des droits pour les homosexuels tiennent là un excellent argument pour faire avancer leur cause… "
Manifestation contre le traité européen
E-deo nous rend compte de la manifestation d’hier :
"Paul-Marie Coûteaux a appelé au souverainisme et peut-être malheureusement bientôt “à l’indépendantisme” et programmé un autre rassemblement le jeudi 13 décembre prochain, jour de la signature du traité de Lisbonne, au même endroit.
Puis, environ 700 personnes (Action Française, Debout la République, Rassemblement pour l’Indépendance de la France, Front National, Mouvement pour la France, Egalité et Réconciliation, etc…), accompagnés d’ânes (oui, vous avez bien lu! Têtus comme les patriotes que nous sommes tous sur ce blog!) ont marché jusqu’au Conseil constitutionnel pour réclamer un référendum […]. Le rassemblement s’est dispersé vers 20h devant le Conseil d’Etat.
e-deo a pu s’entretenir en exclusivité avec Louis Aliot (FN), Alain Soral (Egalité et Réconciliation), Paul-Marie Couteaux (RIF) et l’humoriste Frigide Barjot (gaulliste à 100%). […] Fut également aperçu Martial Bild (FN)."
