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Incendie d’une école

Un incendie vraisemblablement d’origine criminelle a partiellement dégradé une école élémentaire de Nandy (Seine-et-Marne) la nuit dernière. L‘incendie, qui s’est déclaré vers 3H00 du matin, a dégradé principalement deux salles de classe de l’école Les Bois.

MJ (via Ilys)

Le Monde vous dit pour qui voter

Dans un éditorial signé de son président, le journal faiseur de l’opinion publique s’affranchit des idées et simplifie au maximum l’élection présidentielle :

"il y a dans l’offre politique disponible deux options : celle de Nicolas Sarkozy, se réclamant de la droite et de la majorité sortante, [et celle de ] Ségolène Royal […].

Traditionnellement, dans un scrutin présidentiel, l’adage veut qu’au premier tour on choisisse et qu’au second on élimine. Cette fois, il faut éliminer au premier tour pour être sûr de pouvoir choisir au second. En dépit des confusions qui ont parasité la campagne, le seul projet qui s’oppose à celui de Nicolas Sarkozy et qui s’appuie sur une force politique capable de gouverner est celui de Ségolène Royal."

Bienvenue dans Le Monde de la pensée unique.

Michel Janva

“Nicolas Sarkozy n’a rien de commun avec le FN”

C’est ce que déclare Jean d’Ormesson dans Le Figaro. Commentaire de Jean Madiran dans Présent :

Ce n’est pas un amateur. C’est un connaisseur. C’est un professionnel. Quand il écrit : rien, c’est qu’il pense et qu’il veut dire : rien. C’est à coup sûr nous inciter à la méfiance. Tout le monde voit bien que Sarkozy tient des propos analogues et parfois identiques à ceux de Le Pen sur la nation ; et sur d’autres sujets aussi. […] Mais chez Sarkozy, selon Jean d’Ormesson, il s’agit d’une duperie calculée […]

"Son but [de Sarkozy, dixit d’Ormesson] est de ramener dans la communauté nationale et républicaine les électeurs égarés du Front national. Qui oserait le lui reprocher ? En privé au moins, il n’est plus personne pour refuser l‘évidence : le seul dirigeant politique capable aujourd’hui de contenir l’ascension continue du Front national, c’est Nicolas Sarkozy."

[…] Que Sarkozy soit réellement en train d’ourdir [cette] tromperie […] n’est pas absolument invraisemblable. Mais alors, il aurait fallu feindre jusqu’au bout. Et Sarkozy va perdre sa dernière chance d’y réussir s’il ne la dément pas promptement comme odieuse et indigne de lui ; et si son démenti ne paraît pas crédible.

Michel Janva

Qui a dit ?

«Comment pourraient-ils être crédibles en promettant ce qu’ils n’ont pas fait hier ?».

MJ

Addendum : Bravo à Maxence. Il s’agit effectivement d’une recopitude de Ségolène Royal. La phrase de Le Pen est différente : "comment pourraient-ils faire demain ce qu’ils n’ont ni su, ni pu, ni voulu faire hier ?"

Les candidats et la bioéthique

Gènéthique.org a envoyé un questionnaire aux candidats puis, en s’appuyant sur les réponses (4 candidats seulement ont répondu : F. Bayrou, N. Sarkozy, P. de Villiers et J-M. Le Pen), a établi un tableau sur les positions en matière de bioéthique. On note l’absence de réponse de Nicolas Sarkozy sur la recherche sur les embryons (le candidat hésite sur la définition même de l’embryon !), tandis que François Bayrou est pour ("François Bayrou a soutenu les recherches sur l’embryon dans le cadre de la loi sur la bioéthique de 2004. Il s’agit donc, pour lui, d’une discussion civile et laïque et non spirituelle" !).

Seuls Philippe de Villiers et Jean-Marie Le Pen se déclarent insatisfaits du diagnostic prénatal qui "vise à la suppression et non pas au traitement", souhaitent que soit reconnu comme délit l’acte ayant entraîné la mort du foetus in utero, et définissent l’embryon (JMLP : "Un être à part entière, vivant à défaut d’être viable" ; PdV : "Un petit d’homme".) 

Sur l’avortement, Nicolas Sarkozy propose de faire la promotion des moyens de contraception et ne souhaite pas revenir sur le délai légal de 12 à 10 semaines. Philippe de Villiers souhaite revenir sur ce délai légal, tandis que Jean-Marie Le Pen préfère revoir toute la loi sur l’IVG.

A noter également la réponse sur l’euthanasie : Nicolas Sarkozy ne répond pas tandis que les 3 autres y sont défavorables.

Les lecteurs trouveront également les réponses complètes de François Bayrou, Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers et Jean-Marie Le Pen.

Michel Janva

Sur quels critères voter ? Témoignages

Toujours dans Famille chrétienne, plusieurs personnalités ont été interrogées sur la façon dont elles allaient voter :

  • Elisabeth Montfort : "Parmi les critères non négociables, je note le respect de la dignité de tout être humain […] ; la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme […] ; et la liberté pour les parents de choisir l’éducation scolaire et religieuse qu’ils souhaitent pour leurs enfants. Dans le même temps, il s’agit de discerner avec quelle équipe de gouvernement le candidat mettra en œuvre sa politique, et quelle majorité se dégagera pour la soutenir et voter les lois. Je choisirai le candidat qui me permettra d’être le plus efficace et qui me laissera la plus grande marge d’engagement pour corriger les points non négociables. […] En choisissant un candidat, je m’engage pendant toute la durée de son mandat, à observer, influencer et peser sur ses décisions pour rendre possible ce qui est souhaitable […] Par mon vote, je deviens responsable de celui que j’ai choisi."
  • Rose-Marie Miqueau : "Je voterai pour le seul qui défende explicitement et courageusement ces principes, sans m’inquiéter du second tour. […] Trahir nos convictions par des votes dits "utiles" a pour seule conséquence de laisser faire l’Adversaire."
  • Jean-Marie Le Méné : "Mon seul critère de vote est le respect de la vie commençante. Je ne pourrai pas voter pour un candidat qui accepte de tuer des enfants, parce que toutes les autres questions en découlent. […] Au deuxième tour, si j’ai le choix entre deux candidats qui méprisent la vie, je pratiquerai l’objection de conscience électorale, pour briser cette chaîne de complicité avec le crime institutionnalisé. Depuis trente ans, on demande en permanence aux chrétiens de négocier. […] Or c’est une question absolument non négociable, dont dépendent toutes les autres.
  • Dr Xavier Mirabel : "Le respect de la vie, celui de la famille fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme, et la liberté d’éducation sont bien mes critères : c’est une question de justice. […] De plus, nous élisons un homme (ou une femme). C’est pourquoi je suis attentif aux personnes. Je récuse les politiques qui professent une forme de schizophrénie entre "l’éthique de conviction" (ce qu’ils croient en leur for interne) et "l’éthique de responsabilité" (les valeurs à la mode qu’il faudrait entériner). Je ne peux juger le cœur des personnes, mais je tente d’évaluer la cohérence et la rectitude des candidats. Si j’ai le choix entre un candidat qui se déclare pour les unions homosexuelles et contre l’euthanasie et un candidat "pro-tout cela", je devrai me rabattre sur le premier. Mais ensuite je ferai tout pour qu’il modifie sa position".
  • Jean-Guilhem Xerri : "Le candidat doit d’abord privilégier l’intérêt général sur les intérêts particuliers et être libre par rapport aux lobbies de toute nature. Ensuite, cet intérêt doit aller jusqu’à une attention particulière pour les plus fragiles (de l’embryon à la personne de la rue, en passant par la mamie en fin de vie et les malades). Enfin, le candidat doit manifester un certain "rapport à la vérité" : une transparence, une cohérence dans le discours."

Michel Janva

Et au 2e tour ?

Suite de l’excellent débat organisé par Famille chrétienne :

F. L. L. – Les termes du choix ne sont pas les mêmes. La palette est plus restreinte au second tour. Voter pour ses idées au premier tour ? Rien à dire sur le plan des principes ! Mais si notre candidat n’est pas qualifié, comment faire ensuite ? Et comment faire si un candidat de deuxième choix s’en trouve éliminé ? Dans une élection à deux tours, il faut calculer. Renforcer son candidat favori si cela peut servir à faire pression pour la suite ; ou, si son poids est trop faible, ne pas sacrifier un second choix ? Cela dépend des circonstances ; non par pur pragmatisme mais parce qu’il faut exercer son choix en prudence pratique en fonction du meilleur possible ici et maintenant.

De toute façon, le siège du candidat ne restera pas vide. Il y aura un président de la République. Préfère-t-on laisser passer le plus mauvais en renvoyant dos à dos les candidats ? En tout état de cause, il est indispensable d’expliciter pourquoi on vote, et de faire entendre les motifs de son choix. L’élu ne doit pas se sentir titulaire d’un chèque en blanc. […]

F. D. – L’électeur peut se trouver en situation d’objection de conscience, comme le résistant dans le régime de Vichy. L’objection de conscience est la forme suprême de l’engagement politique. C’est un levier extrêmement puissant pour faire pression sur les dirigeants politiques. C’est la limite au moindre mal.

F. L. L. – L’objection de conscience, prise en son sens strict, est un acte personnel par lequel l’individu, contraint de poser un acte que réprouve sa conscience, s’y refuse, au risque d’un désagrément, voire d’une sanction. Le vote n’entre pas dans ce domaine : nul n’y est contraint […]. Sur ce point, je pense qu’il faut donner aux interventions du Magistère auxquelles nous nous référons leur juste portée. Si la réponse devait être celle d’une "objection de conscience électorale", les évêques américains en 2004 n’auraient pas posé la question suivante : "Un catholique peut-il voter pour un candidat favorable à l’avortement ?"

À l’époque, le cardinal Ratzinger leur a répondu : "Un catholique serait coupable de collaboration formelle (c’est-à-dire directe et intentionnelle) avec le mal s’il devait voter pour un candidat à cause de sa position permissive sur l’avortement ou l’euthanasie. Quand un catholique ne partage pas la position d’un candidat en faveur de l’avortement ou de l’euthanasie, mais vote pour ce candidat pour d’autres raisons, on considère cet acte comme une coopération matérielle (c’est-à-dire instrumentale, indirecte et non intentionnelle) et éloignée, permise pour des raisons proportionnées".

Par ces "raisons proportionnées", il faut évidemment entendre l’ensemble des paramètres du bien commun, à rechercher en priorité. Indirectement mais sûrement, cette réponse induit à considérer ce que sera le moindre mal dans l’acte de vote que l’on va émettre. On peut recourir au moindre mal même dans des situations compliquées : le Magistère ne veut pas enfermer les chrétiens dans un exil intérieur.

F. D. – Le texte que vous citez est un post-scriptum. On ne peut pas lui donner le sens que vous prétendez. On peut voter pour un candidat favorable personnellement à l’avortement s’il ne propose pas d’aggraver une situation existante. Le cardinal Ratzinger ne s’est pas contredit dans ce post-scriptum.

Oui, l’objection de conscience existe en matière politique, et pas seulement en matière de morale individuelle. Jean-Paul II a nommé Thomas More patron des hommes politiques : il a d’abord sacrifié sa carrière, et lorsqu’il s’est agi de soustraire l’Église d’Angleterre à l’autorité romaine, il a sacrifié sa vie. Éclairer les consciences, ce n’est pas enfermer les chrétiens, c’est leur faire comprendre que l’acte politique ne se réduit pas à un pragmatisme qui ne regarderait comme bien commun que le maintien de la paix civile et la sauvegarde des intérêts particuliers.

F. L. L. – Thomas More a été victime d’un procès inique. Il ne voulait en rien nuire au roi et à sa légitimité. Il s’abstenait de toute déclaration. Sa démission de chancelier puis sa condamnation ont posé beaucoup de questions. Pour moi, l’objection de conscience est d’abord un acte individuel.

F. D. – Je suis très frappé par votre interprétation : vous isolez la sphère morale dans le domaine personnel, comme si l’ordre politique devait rouler tout seul ! Ce n’est pas ce que dit le Magistère. En certains cas, l’objection de conscience n’est pas un exil intérieur, mais la forme suprême de l’agir politique. Au contraire, le raisonnement justifiant le compromis au nom d’un moindre mal est toujours le même : ce sera pire si un autre est élu… En somme, on détermine son acte au vu de ses conséquences : c’est le "conséquentialisme" récusé par le Magistère."

Michel Janva

Objection de conscience ou moindre mal ?

Famille chrétienne a organisé un débat entre le Père François Daguet, dominicain, et François de Lacoste Lareymondie. Extraits :

"Que signifie concrètement "non négociable" ?

F. D. – Il faut situer la question par rapport à la doctrine du "moindre mal". Le Magistère dit que le moindre mal ne peut s’appliquer à des données fondamentales concernant la personne ou la communauté humaine. Ce sont des domaines qui ne viennent pas sur la table du législateur tous les mois. L’objection de conscience est une limite à la doctrine du moindre mal.

F. L. L. – Évidemment, ces principes ne sont pas négociables : protéger la vie, le mariage entre deux personnes de sexe différent, la liberté d’éducation des enfants par les parents. Mais lors d’une élection présidentielle, on ne demande pas à l’électeur de voter pour ou contre une loi. Chacun, électeur et parlementaire, doit exercer sa responsabilité à son niveau, et donc agir en conscience. Cependant, le Magistère s’est adressé spécifiquement aux parlementaires, parce qu’ils font la loi. La Note Ratzinger demande au législateur de ne pas donner sa voix à un projet qui comporte une atteinte à un principe non négociable. Dans L’Évangile de la vie (n° 73), Jean-Paul II évoque le rapport entre loi civile et loi morale et distingue la militance du vote des parlementaires. C’est pourquoi je pense que la Note Ratzinger s’inscrit dans la même problématique.

La démocratie représentative ne fait pas de l’électeur un législateur. Ni en droit ni en fait. L’électeur ne fait pas la loi sauf en cas de référendum ; c’est pourquoi l’interdiction mentionnée ci-dessus ne s’applique pas directement à l’électeur, qui doit se prononcer sur des candidats. Le vote n’est pas l’alpha et l’oméga de l’engagement politique. C’est pourquoi l’engagement politique des citoyens ne s’arrête pas à l’élection. Et dans son vote, l’électeur doit tenir compte de ce qu’est, ou pourra être, son engagement dans tous les autres domaines, associatif, culturel, etc. Il doit se demander aussi quel candidat lui laissera la plus grande capacité d’action dans ces domaines. Quel est celui ou celle qui suscitera le moins d’entrave à mon engagement ? Et enfin, quel est celui sur lequel il pourra exercer le plus de pression pour protéger les points non négociables auxquels nous nous référons.

F. D. – Vote-t-on pour une personne, et non pour un programme ? J’ai du mal à vous suivre : en votant pour telle personne, je vote aussi pour le programme qu’elle me présente. Se focaliser sur la personnalité du candidat en prétextant qu’il ne sera pas chargé de voter les lois, c’est saper le principe même du gouvernement représentatif. Vous dites : votons pour peser sur les choix ultérieurs de l’élu. Mais c’est maintenant qu’il faut peser ! Il ne s’agit pas d’accepter un compromis aujourd’hui pour agir demain : à vouloir éviter la guerre au prix du déshonneur, on récolte la guerre et le déshonneur !

L’interprétation que vous faites de la Note Ratzinger n’est pas juste. Celle-ci est très claire : il n’y a pas de différence essentielle entre la responsabilité de l’électeur et celle de l’élu (cf. n° 4) De même, le catholique ne peut se décharger de sa responsabilité sur un parlementaire. La Constitution de 1958 dispose que la souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. C’est le b.-a.-ba de la démocratie."

Michel Janva

Turquie : un laïcisme antichrétien

Le nonce en Turquie, Mgr Antonio Lucibello, a déclaré :

"Je vois le meurtre des trois hommes en relation avec la manifestation de samedi à Ankara. Je pense que cela pourrait être justement une réponse à cette manifestation au cours de laquelle des centaines de milliers de personnes ont demandé que soit préservée la laïcité de l’Etat".

Trois hommes ont été égorgés hier dans une maison d’édition à Malatya, dans l’est de la Turquie, qui distribuait la Bible dans ce pays musulman. Ce meurtre intervient 4 jours après une manifestation à Ankara où 500000 personnes ont dénoncé les supposées ambitions présidentielles du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, bête noire des milieux laïques qui craignent une islamisation de la Turquie.

Le nonce a rappelé qu’il y a "une présence de groupes bien connus, fanatiques, ultranationalistes" dans ce pays. Pour le moment, 10 personnes ont été arrêtées dans le cadre de ces meurtres à l’aspect "djihadiste" (égorgement).

On se reportera à l’ouvrage de Raphaël Stainville sur le martyr continu des chrétiens de Turquie.

Michel Janva

Le Saint Père invité au siège de l’ONU

Lors de sa visite au Vatican, mercredi en fin d’après-midi, le secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a invité le pape Benoît XVI à se rendre officiellement au siège de l’ONU.

Le communiqué du Saint Siège a précisé:


"M. Ban Ki-moon a voulu rencontrer le Saint-Père dans le cadre de ses premiers voyages effectués en Afrique, en Europe et au Moyen-Orient, à quelques mois de la prise de possession de sa charge, le 1er janvier dernier, également pour lui adresser une invitation officielle à se rendre au siège des Nations Unies"

Le pape et le secrétaire général "se sont penchés sur des thèmes d’intérêts commun tels que le rétablissement de la confiance dans le multilatéralisme et le renforcement du dialogue entre les cultures".

"Cette audience s’insère dans une série de rencontre que les Souverains pontifes et en particulier le pape Jean-Paul II ont déjà accordées aux secrétaires généraux de l’ONU comme signe, notamment, de l’appréciation par le Saint-Siège du rôle central joué par l’Organisation dans le maintien de la paix dans le monde et dans la promotion du développement des peuples".

Marie Sophrone

Ségolène Royal se présente-t-elle dimanche ?

On est en droit de se poser la question puisque Gérard Gachet et Valeurs actuelles nous apprennent qu’elle a décommandé un certain nombre d’entretiens : avec Le Parisien, Le Figaro, Europe 1, France-Info, Télérama et Valeurs actuelles.

Michel Janva

Liban : les milices se réarment

Le Hezbollah (chiite) ayant toujours refusé de rendre les armes et entrainant actuellement le pays dans un blocage malsain, les anciennes milices, tant chrétiennes que druzes et sunnites, se réarmeraient. Pire, du côté des sunnites, on ferait appel à des djihadistes.

Michel Janva

Tout le monde il est Français

Ce délire de la BAF vous détendra en attendant dimanche…

MJ

Dans Présent : Sarkozy, Hollande, Royal et le christianisme

Jean Cochet écrit dans le numéro d’aujourd’hui :

"Il n’y a pas de place pour la religion dans la République telle qu’elle est souhaitée par les socialistes." Cette déclaration a été faite par le premier secrétaire du PS mardi soir à Nancy. François Hollande entendait ainsi dénoncer avec "vigueur" les propos tenus par Nicolas Sarkozy lors d’une interview accordée à l’hebdomadaire Famille chrétienne. […]

Même si, avec Sarkozy, il faut toujours tenir compte du lieu où il parle – le candidat de l’UMP a une tendance fortement opportuniste à adapter son discours à son auditoire [exemple : GayLib, NDHV] –, on peut tout de même lui décerner un satisfecit pour ses propos. Ils tranchent agréablement avec le laïcisme forcené de son prédécesseur […]

Les propos de Nicolas Sarkozy ont donc fait sortir de ses gonds d’athée militant le premier secrétaire du Parti socialiste. […]

Même si, contrairement à son compagnon, la fille du lieutenant-colonel Jacques Royal demeure vaguement déiste et se réclame toujours de Jeanne d’Arc, sa présidence serait celle du rejet religieux et de la haine des idées nationales. Les idées de sa famille qu’elle n’en finit pas de piétiner. Madame Royal ne s’est pas mariée avec François Hollande. En revanche elle a fait bien pire : elle a officiellement, et depuis longtemps, épousé sans restriction son idéologie matérialiste et irréligieuse.

Remarquons que c’est une déjà une petite cause de réjouissance qu’une interview dans un hebdomadaire (vraiment) catholique fasse tant de bruit à la veille du premier tour : Hollande y répond, l’entourage de Bayrou y réagit… bravo à Famille chrétienne !

Henri Védas

“Infaillible”…

le Pape n’est pas à l’abri d’une erreur, commente Reuters

Rien qui puisse remettre en cause cependant l’infaillibilité pontificale, un dogme défini en 1870 sous le pontificat de Pie IX, selon lequel le pape ne peut se tromper lorsqu’il statue "ex cathedra", c’est-à-dire en tant que docteur suprême de l’Eglise et en engageant sa pleine autorité apostolique, en matière de foi et de morale.

Quelques esprits perspicaces ont relevé une erreur de détail dans le dernier ouvrage du pape Benoît XVI, "Jésus de Nazareth", en vente depuis lundi en Italie et en Allemagne.

Le pape écrit en effet que le père John Meier, professeur à l’université américaine Notre-Dame, est un jésuite, alors qu’il est en fait prêtre du diocèse de New York. "Le pape n’est pas infaillible – il y a une petite erreur dans son dernier livre", écrit alors malicieusement le journaliste italien Sandro Magister, spécialiste des religions, sur son blog Settimo Cielo ("Septième Ciel").

Marie Sophrone

Nicolas Sarkozy, obligé de Simone Veil

Dans son discours d’aujourd’hui, le candidat de l’UMP a récidivé :

"Je veux dire à Simone Veil, que je la considère comme un exemple de courage et de dignité. On ne reçoit pas à la légère le soutien d’une aussi grande dame, qui a vécu ce qu’elle a vécu, qui a fait ce qu’elle a fait. Je veux lui dire que son appui m’oblige plus que n’importe quel autre."

Qu’est-ce à dire ? Aucun autre soutien n’aura autant d’influence que Simone Veil ?

Michel Janva

Le terrorisme de nos démocraties

Suite de l’entretien accordé par Mgr Schooyans à Zénit :

"A la différence du terrorisme classique, le nouveau terrorisme est d’autant plus efficace qu’il est discret. Il recourt à une panoplie où se côtoient les sciences biomédicales, la démographie, le droit, les techniques de communication. […] Ce terrorisme nouveau s’en prend d’abord à l’intégrité intellectuelle et morale des personnes. Il paraît avoir un visage humain ; il semble honorer la vérité ; il paraît flatter la liberté, alors qu’en réalité il essaye d’entraîner les hommes dans la culture de la mort. Le sens naturel des mots est détourné, retourné, pour habiller des entreprises homicides. Il n’y a plus de critère pour distinguer le vrai du faux ni le bien du mal. […]

[L]es chrétiens doivent éviter deux écueils. La privatisation de la religion : la religion devrait être confinée dans les strictes limites de la sphère privée. Préconisée par le laïcisme, la privatisation de la religion vise à neutraliser l’action des chrétiens au plan social et à démobiliser ceux-ci. Le second écueil, c’est la «récupération», le fait, pour les chrétiens, de se laisser neutraliser ou même acheter. C’est ce qui se passe avec des chrétiens qui acceptent imprudemment des invitations à des réunions maçoniques. […]

Le terrorisme à visage humain ne peut s’installer que dans une société qui considère l’homme comme un simple individu. […] Dans la mesure où cette vision prédomine, la famille est tôt ou tard mise en question. La famille suppose en effet une vision personnaliste de l’homme, c’est-à-dire une vision au terme de laquelle l’homme est un être de relation, un être sociable, un être capable d’aimer et d’aider autrui à s’épanouir, un être qui a besoin d’autrui pour s’épanouir lui-même, un être qui dans la relation conjugale est capable de donner la vie. Or quand domine la vision individualiste de l’homme, l’individu incline à dissocier fin unitive et fin procréative dans la sexualité humaine ; le plaisir est un bien, l’enfant est un risque. […]

Cet individualisme trouve son point d’aboutissement dans l’idéologie du «genre», selon laquelle les individus choisissent leur genre, quelles que soient par ailleurs leurs caractéristiques génitales. […] Il y a des «négationnistes» qui nient la réalité de l’Holocauste. Il y a aussi des «négationnistes» aveugles face aux réalités naturelles les plus évidentes."

Michel Janva

L’Arménie à Montmartre

Armenie Le musée de Montmartre propose une exceptionnelle exposition sur les intellectuels français et l’Arménie. On y découvre, entre autres, dans les vitrines, des articles, dépêches de diplomates, témoignages d’officiers français etc… qui relatent toutes l’horreur des massacres d’Arméniens par les turcs en 1894 et dans les années qui suivent. Surtout on y découvre la gigantesque entreprise de désinformation des Ottomans concernant ces massacres monstrueux s’appuyant sur la lâcheté des gouvernements occidentaux et la complicité de la grosse presse achetée. C’est l’honneur de quelques intellectuels et journalistes français dont le musée présente in extenso les écrits de dénoncer cette manipulation et de rétablir la vérité en défendant leurs frères chrétiens d’Arménie.

La conservatrice du musée a confié qu’à Rome, une exposition sur l’Arménie avait été censurée en partie sous la pression des Turcs. Musée de Montmartre, 12 rue Cortot Paris 18e. Du mercredi au dimanche de 11 à 18h. Exposition jusqu’au 24 juin.

Michel Janva (merci à M-A. A.)

Qui a dit ?

"Un certain nombre de personnalités de gauche pourraient être membres de mon équipe" [gouvernementale] ?

MJ

Addendum : la réponse n’était ni Bayrou ni Royal (!) mais Sarkozy. Et ce n’était pas à la télévision mais dans un entretien à 20 minutes. Bravo à Christophe et Clac.

Niafles, son maire et son curé (suite)

Pour les épisodes précédents, lire les menaces du maire puis la curieuse ‘normalisation’ de la paroisse. Un lecteur de ce blog, par ailleurs paroissien de Niafles m’informe que, contrairement aux propos du maire rapportés par Ouest-France, la messe a toujours lieu dans l’église de Niafles. Mgr Maillard, à l’issue de la messe de funérailles de l’abbé Chéhère, a déclaré :

"Monsieur l’Abbé Loddé assurera la messe le dimanche ici ; pendant ce temps, une réflexion sera engagé en vue d’une décision définitive".

Peponne51_2L’évêque a précisé qu’il se donnait "jusqu’à l’été", sans préciser s’il s’agit du début ou de la fin de l’été. C’est pour l’instant la seule déclaration officielle de l’évêché, tout ce qui a été évoqué depuis par le maire est invérifiable. Le curé (qui semble plutôt favorable à l’installation de l’Abbé Loddé) n’a rien dit. L’abbé Loddé préfère ne pas répondre à la polémique et les propos du maire n’ont aucun effet si ce n’est exaspérer certains de ses administrés (cliquez sur la photo). La messe (selon le missel de 1962) est donc maintenue tous les dimanches à 10h30 à Niafles.

Michel Janva (merci à M.M.)

Philippe de Villiers compare les sondeurs aux communistes

Lisez plutôt :

"On disait jadis que les communistes bourraient les urnes, je reproche aujourd’hui aux sondeurs et à leurs acolytes de bourrer les crânes. Ils ont répandu de fausses informations".

MJ

Aujourd’hui, chez nous, le terrorisme a un visage humain

Mgr Schooyans, prêtre belge, professeur, membre de l’Académie pontificale pour la Vie, de l’Académie pontificale pour les Sciences sociales, de l’Académie mexicaine de Bioéthique, consulteur du Conseil pontifical pour la Famille, a écrit un ouvrage intitulé Le terrorisme à visage humain. Il est interrogé par Zénit. Sans langue de bois :

"Plutôt que la vie, l’Europe semble avoir choisi la mort. […] La stérilisation féminine et masculine y est devenue pratique courante. Dans plusieurs pays d’Europe, il y a autant d’avortements que de naissances. […]

Le_terrorisme_a_visage_humain_90_ Les idéologies totalitaires du XXe siècle survivent aux régimes qu’elles ont inspirés. Ces idéologies ont en commun le rejet de toute référence morale. […] Ces idéologies, qui ont inspiré le communisme, le nazisme et le fascisme, sont toujours très vivaces et, en plus, elles sont actuellement confortées par l’onde de choc de l’idéologie néo-libérale. Celle-ci trouve ses racines dans le courant «illuministe», qui remonte au XVIIe siècle. L’idéologie néo-libérale retient deux thèmes de cet Illuminisme. D’abord, l’individualisme : ce qui compte, c’est l’autonomie, la liberté totale de l’individu. […]Ensuite le libre-examinisme : ce qui compte, c’est la raison individuelle ; la vérité est relative aux individus […].

Cet individualisme et ce libre-examinisme sont aujourd’hui les principaux responsables de la banalisation du don de la mort, par exemple dans l’avortement et l’euthanasie, mais aussi dans la contraception. […]

Quant au laïcisme, c’est une doctrine se réclamant explicitement de la tradition illuministe. […] Le laïcisme est en outre un faisceau de mouvements d’action qui militent pour faire triompher ce rationalisme anti-religieux. Certaines républiques européennes se sont attribué un rôle messianique dans la divulgation universelle du laïcisme. C’est le cas de la France et de l’Espagne, qui tentent d’exporter leur laïcisme, la France vers l’Europe, l’Espagne vers l’Amérique latine. […]

[L]a franc-maçonnerie […] bénéficie d’un tabou qu’il faudrait briser. D’innombrables publications, parfois signées par des maçons eux-mêmes, déclarent ouvertement le rôle des loges dans la fabrication de lois bioéthiques précarisant le droit à la vie. De l’avis même de certains de ses membres, cette organisation a participé, et continue de participer, à des campagnes visant à priver de protection légale efficace l’enfant non-né, le malade incurable ou dépressif; seuls sont légalement protégés les personnels qui procèdent à l’avortement et à l’euthanasie."

Michel Janva

Nicolas Sarkozy dans Famille chrétienne

Contrairement aux autres candidats (JMLP, PdV, SR & FB) interrogés par l’hebdomadaire, l’entretien avec Nicolas Sarkozy, qui doit paraître dans le numéro de demain, est accessible librement sur le site de Famille Chrétienne (après inscription gratuite). On notera dans cet entretien le grand écart entre la défense de la famille et la reconnaissance institutionnelle des unions homosexuelles, alors que justement, les deux ne sont pas compatibles. Extraits :

"Vous estimez que la droite s’est trompée en s’opposant au Pacs. Faut-il en conclure que la distinction gauche-droite est périmée sur les questions de mœurs et de société ?

Au contraire ! Si je dis depuis huit ans que la droite s’est trompée en s’opposant au Pacs, c’est parce qu’en niant la réalité des couples homosexuels et la sincérité de l’amour qui les unit, nous avons laissé les autres définir à notre place ce que devait être la famille. La droite doit montrer que les valeurs qu’elle défend pour la famille ne sont pas incompatibles avec les évolutions de la société. C’est ce que je fais en proposant une union civile pour les couples homosexuels, qui n’est ni un mariage, ni un passeport pour l’adoption, mais une forme de reconnaissance sociale de leur désir de vivre ensemble.

Vous êtes opposé aujourd’hui au mariage homosexuel, mais vous proposez une "union civile homosexuelle" […]

Mes convictions sont fondées sur des valeurs ; pour les défendre, je ne peux cependant rester sourd aux évolutions de la société. Je suis attaché à l’institution du mariage, au modèle familial composé d’un père et d’une mère, mais je ne peux nier l’existence de l’amour homosexuel, ni le fait que certains couples homosexuels élèvent déjà des enfants. L’union civile que je propose aux couples homosexuels répond à leur demande de reconnaissance et de protection. Elle ne remet pas en cause l’institution du mariage et n’ouvre pas droit à l’adoption, ni à la filiation qui doit rester fondée, selon moi, sur la différence sexuelle. De même, le statut de beau-parent, qui pourra s’appliquer dans les familles homoparentales et les familles recomposées, a pour objet de protéger juridiquement les liens incontestables qui peuvent s’établir entre un enfant et l’adulte qui l’élève, même s’il n’est pas son parent biologique.[…]

Comptez-vous faire sauter les 20 % de postes accordés au privé qui interdisent à l’école catholique de répondre à sa mission ?

Cette règle est issue d’un accord tacite qui a permis de mettre fin à la guerre scolaire de 1984. Celle-ci n’avait pas été déclenchée par l’école libre, c’est le moins que l’on puisse dire, mais je suis attaché à ce qu’on ne la réveille pas. Je ne remettrai donc pas en cause cet équilibre au niveau national.

Cet "équilibre" est en fait une inégalité, qui empêche aux écoles sous-contrat d’ouvrir de nouvelles classes si le public n’en ouvre pas. De fait, cela s’oppose à la liberté d’éducation.

Michel Janva

Homosexualité : Nicolas Sarkozy veut faire évoluer la droite

Dans une vidéo anniversaire de Gaylib, le 13 avril, Nicolas Sarkozy remercie l’association pour avoir aider "notre famille politique à évoluer". Nicolas Sarkozy avoue vouloir que la droite française ne soit "pas aussi rigide sur les questions de société". "La question de l’homosexualité est importante". C’est pourquoi il a voulu que "la droite française évolue".

"Chers amis de Gaylib, vous avez dans mon coeur une place particulière".

Michel Janva

Un secrétaire national de l’UMP demande la modification de la loi de 1905

en faveur des musulmans.

François Grosdidier, député de la Moselle et secrétaire national à l’intégration de l’UMP, a plaidé pour l’actualisation de la loi de 1905 après la décision du tribunal administratif de Marseille retardant le projet de grande mosquée à Marseille.

"La jurisprudence impose une modification réglementaire, voire législative. Le sujet mérite beaucoup de pédagogie, mais il ne doit pas être tabou".

MJ

L'”ode à la chrétienté”…

…" Une vieille lune de l’extrême droite"… C’est Libération qui le dit.

Merci au blog Le Conservateur pour son commentaire.

Marie Sophrone

François Grodidier, secrétaire de l’UMP à l’intégration, et l’islam

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

"Parmi les multiples affaires de construction de mosquées, celle de Woippy : le conseil municipal de la ville de l’ineffable Grosdidier a voté lundi l’appel d’offres pour la construction d’un «espace interculturel», qui n’est rien d’autre qu’une mosquée, financée par la commune. «C’est d’autant plus scandaleux que l’argent en cause provient pour partie d’aides nationales pour la rénovation urbaine destinées aux quartiers défavorisés de Woippy et que la gestion de la mosquée doit être confiée à une filiale locale de l’UOIF, l’une des composantes les plus radicales de l’islam de France», souligne Thierry Gourlot, président du groupe FN au conseil régional de Lorraine. L’élu a décidé de s’associer à un groupe d’habitants de Woippy pour saisir le tribunal administratif.

François Grosdidier, qui est aussi député et secrétaire national de l’UMP à l’intégration, s’est distingué le week-end dernier en étant le seul élu national à participer au congrès de l’UOIF. Il s’est livré à un plaidoyer en faveur de Nicolas Sarkozy, rappelant le rôle de l’ancien ministre de l’Intérieur dans l’organisation de l’islam en France et insistant sur le fait qu’il n’a pas accepté qu’un recteur interdise l’ouverture d’un lycée musulman".

Michel Janva

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