L’Eglise doit être considérée par l’Etat
Le Pape a reçu ce matin les lettres de créances de M. Antonio Zanardi Landi, le nouvel Ambassadeur d’Italie, soulignant dans son discours au diplomate l’importance de la collaboration Eglise-Etat :
"Dans cet engagement, l’Eglise ne recherche ni avantage politique ni privilège ou faveur socio- économique. [Le but de l’Eglise] est de servir l’homme avec pour modèle et référence suprême les paroles et l’exemple du Christ…qui faisait le bien autour de lui et soignait qui souffrait. [L’Eglise attend] d’être considérée pour ce qu’elle est et de pouvoir accomplir sa mission particulière en faveur de tous les italiens et non seulement de ses propres fidèles".
Benoît XVI a exprimé le voeu de voir la coopération de tous les italiens
"contribuer à la conservation du patrimoine culturel et spirituel provenant de son histoire, mais aussi à l’accroissement des solutions aux grands défis de notre époque […] la défense de la vie humaine à tout stade, la garantie de tous les droits humains, personnels et familiaux, la construction d’un monde solidaire, le respect de la création, le dialogue interculturel comme interreligieux".
Rappelant que 2008 sera le 60 anniversaire de la Déclaration universelle des Droits-de-l’Homme, le Saint-Père a émis l’espoir que ce soit
"une bonne occasion pour l’Italie de favoriser, au niveau international notamment, l’émergence d’un ordre juste qui aura pour coeur le respect de l’homme, de sa dignité et de ses droits. Cette Déclaration est vue comme une sorte d’engagement moral assumé par l’humanité tout entière. Cela comporte une vérité profonde, surtout si les droits décrits dans la Déclaration sont considérés comme ayant leur fondement non seulement dans la décision de l’assemblée qui les a approuvés, mais dans la nature même de l’homme et dans son inaliénable dignité de personne créée par Dieu".
Le président du Monde a une mission sur l’adoption
L’ancien président du directoire du Monde, Jean-Marie Colombani, a accepté une mission sur l’adoption à la demande de Nicolas Sarkozy et François Fillon. Selon le communiqué :
"L’objectif de la mission confiée à M. Jean-Marie Colombani, en raison de son intérêt de longue date pour cette question et de son expérience personnelle, est de proposer les moyens d’aider concrètement les candidats à l’adoption et de mieux suivre les enfants adoptés".
Est-ce à dire que les parents à qui seront confiés ces enfants n’auront qu’un rôle de nourriciers ?
13e concours de légendes
Merci d’envoyer vos propositions à Lahire. Réponses demain après-midi.
Le refus de l’acharnement thérapeutique n’est pas l’euthanasie ‘passive’
Le cardinal Javier Lozano Barragan interrogé par le Corriere della Sera pour savoir qui a pris la décision le 30 mars 2005 (Jean Paul II est mort le 2 avril) de ne pas hospitaliser le pape gravement malade, a répondu :
"Il a demandé +si vous m’emmenez au Gemelli, aurez-vous la possibilité de me guérir?+. La réponse fut +non+. Alors il a répliqué: +je reste ici, je m’en remets à Dieu+. Le pape a demandé aux médecins: +mais au Gemelli, ils peuvent me faire des traitements pour me guérir? Non ? Alors merci bien, je reste dans mon appartement".
Cet entretien répond aux deux médecins italiens, qui n’ont pas fait partie de l’équipe soignante du pape et qui ont essayé de voir dans la mort de Jean Paul II de l’"euthanasie passive", soit l’absence de traitement adéquat à un malade. Le cardinal Barragan a rappelé que l’Eglise reste opposée tant à l’euthanasie qu’à l’acharnement thérapeutique "à charge de définir avec précision quels sont les traitements disproportionnés".
Saint François d’Assise, patron des écologistes
Benoît XVI a rappelé hier la mémoire liturgique (aujourd’hui) de saint François d’Assise (1181-3 octobre 1226), qui a été canonisé peu après sa mort, en 1228 :
"En imitant le Christ, il a renoncé aux biens terrestres. Il nous a ainsi enseigné que nous devons être simples, humbles et purs, afin qu’en quittant ce monde, nous recevions la récompense par amour. Apprenons de saint François le comportement de la radicalité évangélique".
En 1979, saint François a été proclamé «patron des écologistes». Les Franciscains du Québec soulignent cet aspect de la vie de saint François :
"Toute sa vie, il fait la promotion de la solidarité aux pauvres, aux démunis, aux marginalisés. Il dénonce les injustices et s’oppose à toute appropriation. C’est dans la prière qu’il trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres. Un jour, il réalise que toute la Création forme une grande famille, une sorte de fraternité universelle. Il invite tous les humains à l’amour mutuel et au respect de notre mère la Terre, notre soeur la Lune, notre frère le Soleil. Au terme de sa vie, il rédige ce qu’on appelle le ‘Cantique du frère Soleil’ qui est l’aboutissement de ses enseignements sur le respect et l’amour que tous les humains doivent porter envers toutes les créatures de Dieu. Il rejoint ainsi les préoccupations de ceux et celles qui se soucient de la défense de la nature, des animaux et de l’environnement".
St Cyrille d’Alexandrie, modèle des évêques
Benoît XVI a présenté hier saint Cyrille d’Alexandrie, comme un modèle pour les évêques, chargés d’enseigner la vraie foi dans le Christ, Fils de Dieu, né de Marie, vrai Dieu et vrai homme. Benoît XVI voit dans ce Père de l’Eglise un « garant » de la continuité apostolique et doctrinale : :
"Dans notre itinéraire à la rencontre des Pères de l’Église, nous avons aujourd’hui la grande figure de saint Cyrille d’Alexandrie qui fut proclamé docteur de l’Église par le pape Léon XIII. Son nom est étroitement lié à la controverse théologique aboutissant, en 431, à la définition qui, au concile d’Éphèse, a donné à la Vierge Marie le titre de Theotokos, ‘Mère de Dieu’. Neveu de Théophile, évêque d’Alexandrie, il prendra en 412 sa succession alors qu’il est encore jeune. Pendant 32 ans, il présidera avec une grande énergie l’Église qui lui est confiée.
Bien qu’ayant œuvré à la restauration de la communion avec le siège de Constantinople, mise à mal par la déposition de Jean Chrysostome en 403, il entre dans un vigoureux affrontement théologique avec Nestorius, élu sur ce siège en 428, dont les positions tendaient à nier l’union des natures divine et humaine dans l’unique personne du Christ. Cyrille réagit fortement en soulignant que c’est bien l’unique Logos qui est né avant tous les siècles et qui est aussi né, selon la chair, de la Vierge Marie. Pour préserver la foi du Peuple de Dieu, il demanda et obtint la déposition de son adversaire.
Par ailleurs, saint Cyrille a laissé une œuvre abondante et riche, composée du commentaire de nombreux livres bibliques, d’écrits doctrinaux et de textes apologétiques".
Quand Nicolas Sarkozy rappelle les racines chrétiennes de l’Europe
Voici ce qu’on peut lire dans le communiqué de l’Elysée, suite à la rencontre entre Alexis II et Nicolas Sarkozy :
"Le Président de la République a salué l’importance de cette visite du Patriarche en France, à l’invitation de la conférence des évêques de France. Cette démarche inédite et exceptionnelle est un signe majeur et tangible de la volonté des chrétiens d’Europe de se rapprocher et d’unir leurs efforts, autour des racines chrétiennes de l’Europe, pour construire une société plus humaine dans un monde où les repères s’effacent, les tensions s’accumulent et le sentiment religieux est trop souvent dévoyé pour nourrir la violence. […] Il a relevé l’importance du renouveau spirituel en Russie et le rôle que joue l’Église orthodoxe russe dans la reconstruction de la société russe."
Président de tous les Français ?
Hier, Nicolas Sarkozy est revenu sur l’ouverture. Le sujet a alimenté la polémique à l’intérieur de la majorité. «Pour un président de la République, l’ouverture ne devrait pas être un choix, mais un devoir», a répondu Nicolas Sarkozy qui se veut plus que jamais «président de tous les Français», et pas d’un «clan».
On entend toujours que Nicolas Sarkozy soit (aussi) le président des Français qui ont voté non à la Constitution européenne, car étrangement, aucun membre du gouvernement n’a été hostile au TCE.
L’Osservatore Romano critique la justice italienne
Ancien membre des Brigades Rouges, Cristoforo Piancone (57 ans), condamné à la perpétuité pour six homicides, a obtenu un régime de semi-liberté après avoir purgé 25 ans de prison. Considéré comme un prisonnier modèle, il ne s’est jamais repenti. Lundi dernier, accusé d’avoir volé 170000€, il a été arrêté à Sienne. Cette arrestation a relancé le débat sur la libération des ex-brigadistes en Italie. L’Osservatore Romano a dénoncé le régime de semi-liberté accordé à cet terroriste :
"[L’idée selon laquelle] La peine ne finit jamais s’applique seulement aux parents des victimes du terrorisme, qui ne reverront plus leurs chers. Pas aux Brigadistes, qui même s’ils n’ont pas renié la lutte armée et ne se sont jamais repentis, peuvent être mis en liberté, semi ou entière, peu importe. C’est seulement pour eux que se referme une page sombre, pas pour les parents des victimes, qui eux continueront à payer. [Cette] page tournée a peut-être poussé quelques juges à remettre en liberté celui qui fut un protagoniste de la lutte armée".
Le ministère de la Justice a annoncé que des "vérifications" allaient être effectuées sur les conditions de l’octroi du régime de semi-liberté à l’ex-Brigadiste.
La France, étape vers Rome pour Alexis II
Le patriarche orthodoxe russe Alexis II a été accueilli mercredi au siège de la Conférence des évêques de france par le cardinal Jean-Pierre Ricard pour qui cette visite "témoigne de notre désir d’entrer dans des relations encore plus fraternelles avec l’église orthodoxe russe". Il a insisté sur la "tache commune des chrétiens" d’être témoins de l’Evangile, de participer à la construction de l’Europe et de mener une réflexion sur "notre responsabilité sociale".
De son côté, le patriarche Alexis II a souligné les valeurs communes de la chrétienté, reprenant les thèmes du discours prononcé la veille devant le Conseil de l’Europe sur l’opposition de l’Eglise orthodoxe au "relativisme des moeurs" (euthanasie, avortement, unions homosexuelles, etc). Devant la presse, il a ensuite redit qu’il souhaitait rencontrer le pape Benoît XVI soulignant, comme le cardinal Ricard, que sa visite en France était une "étape" en vue de ce rendez-vous.
Perte de députés au Parlement européen
La commission constitutionnelle du Parlement européen a approuvé une nouvelle répartition des sièges d’eurodéputés, pour tenir compte du plafond de 750 députés prévu par le nouveau traité pas encore approuvé. Depuis l’élargissement de l’Union européenne à la Roumanie et à la Bulgarie, en janvier, le nombre de sièges est passé de 732 à 785. Il devait être ramené à 736 en 2009. Mais la conférence intergouvernementale, chargée de négocier le nouveau traité, l’a finalement fixé à 750, en demandant que le nombre maximum de sièges par pays soit limité à 96 – contre 99 aujourd’hui pour l’Allemagne -, et le nombre minimum porté à 6 – contre 5 aujourd’hui à Malte.
L’Allemagne conservera le nombre le plus important de députés (96). L’Espagne ne perdra pas d’élus (54). La France passera de 78 députés à 74, la Grande-Bretagne de 78 à 73, l’Italie de 78 à 72, la Pologne de 54 à 51.
Les copies du Bac sont surnotées
C’est un professeur d’anglais, correcteur du Baccalauréat qui l’affirme :
"les instructions de correction sont telles que même la plus mauvaise copie n’aura jamais moins de 7/20. De plus, on nous demande de corriger un paquet et de contacter un interlocuteur qui vous dit : « Votre moyenne est trop basse par rapport aux quotas; recommencez tout et alignez-vous sur l’ensemble. » Ce qui veut dire recorriger le premier paquet et surnoter, car nous sommes contraints d’attribuer la moitié des points même si le candidat ne sait pas construire un énoncé de base, s’il n’a pas compris l’énoncé ou si sa réponse est erronée !"
Tests ADN, les fausses bonnes consciences
Dans Présent, Jean Cochet fustige ceux qui condamnent le recours aux tests ADN mais que l’on trouve bien silencieux sur un problème bien plus grave :
"Le contraste est en effet saisissant entre les états d’âme de ces parlementaires UMP à propos d’une mesurette sans grande importance réelle et le silence de ces mêmes parlementaires UMP sur l’avortement. La récente libéralisation de l’IVG médicamenteuse par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, n’a provoqué aucune réticence. Pas même de la part de la bonne Mme Boutin. Leur indignation, ces parlementaires dits de droite la réservent à une loi, que l’on peut juger bonne ou mauvaise pour diverses raisons, surtout inefficace, toutefois destinée à endiguer quelque peu les fraudes de plus en plus massives sur le regroupement familial. Les conséquences de l’IVG pour la France sont pourtant autrement plus dévastatrices et meurtrières que ne le seront jamais ces tests ADN. Cette monstrueuse distorsion nous renseigne sur l’état d’esprit de l’actuelle majorité."
Le catéchisme ne peut être facultatif dans l’enseignement catholique
Liberté Politique consacre dans son numéro d’automne un dossier à l’éducation. On y trouve notamment un article de Thierry Boutet sur la liberté de l’éducation et une analyse de Mgr Cattenoz sur l’enseignement catholique :
"Dans notre monde occidental, la perte du sens n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui. […]
La sécularisation massive de la société qui pénètre insidieusement l’Église et qu’elle subit dans une ambiance de « cathophobie », la crise des vocations, la situation même de notre monde d’aujourd’hui exigent une évangélisation nouvelle à laquelle l’Église appelle avec empressement l’ensemble des baptisés depuis plus de 30 ans (Annoncer l’Évangile, Paul VI, 1975). […]La présence de l’islam, deuxième religion de France, interroge notre société et ne peut nous laisser indifférents […]. Trop de ces jeunes sont écartelés entre deux mondes ; ils ont perdu les repères de leur culture, de leurs communautés et de leur religion d’origine et se sentent mal à l’aise dans la culture matérialiste, individualiste et souvent antireligieuse que notre société leur impose. […]
Dans ce contexte difficile, nous constatons tous combien le caractère propre et spécifique des établissements catholiques est à la fois ambigu et mal défini et combien trop souvent l’annonce et la proposition de la foi sont pour le moins insuffisantes, fort peu crédibles ou inefficaces et parfois même quasiment absentes de nos établissements.
De même, l’enseignement catholique ne semble pas avoir véritablement pris conscience des conséquences de la profonde déchristianisation qui atteint la majorité des familles — parfois depuis deux ou trois générations — qui confient aux établissements catholiques l’éducation de leurs enfants."
Avoir des enfants est bon pour la santé
Selon une étude menée par l’université de l’Etat de Washington à Seattle, les femmes qui ont eu des enfants pourraient avoir moins de risque de développer un cancer du sein. Et ce grâce à des cellules transmises de l’enfant à la mère et qui ont un effet protecteur.
MJ (via Bafweb)
Les soixante-huitards croient au mariage
Le Monde relate longuement le mariage le 15 septembre (devant Bertrand Delanoë) de Fabienne Servan-Schreiber, productrice de cinéma et de télévision et soutien de Ségolène Royal, et d’Henri Weber (63 ans), co-fondateur de la LCR avec Alain Krivine et devenu député socialiste européen proche de Laurent Fabius. Parmi les 800 invités, on compte tout le gratin de la gauche socialo-caviar, bobos, trotskistes, etc. : Lionel Jospin et son épouse Sylviane Agacinski, Ségolène Royal avec ses enfants et sa "plume" Sophie Bouchet-Petersen, Dominique Strauss-Kahn, Martin Hirsch, Jean-Pierre Jouyet, Bernard Kouchner et Christine Ockrent, Bruno Roger, le patron de Lazard, Philippe Lagayette, de chez JP Morgan, Lindsay Owen-Jones, le patron de L’Oréal, Patrice Duhamel, Jérôme Clément, Patrick de Carolis, Gérard Miller, Patrick Bruel, Carla Bruni, Julien Clerc, Georges Kiejman accompagné de Fanny Ardant, Jean-François Kahn, patron de Marianne, Alain Minc… Seul, Alain Krivine avait décliné l’invitation :
"Que le très fabiusien Henri Weber se marie, c’est son droit le plus strict. Qu’il organise un dîner politico-mondain où se sont retrouvés, outre le panel des dirigeants socialistes, la députée UMP Françoise de Panafieu et Bernard Kouchner, le va-t-en-guerre, montre que nous ne vivons pas dans le même monde et que nous n’avons pas la même conception de la politique".
Effectivement, si les soixante-huitards se mettent à croire en cette idée "bourgeoise" qu’est le mariage, où va-t-on ?!
Alexis II plaide pour le retour de la morale en Europe
… dans son discours au Conseil de l’Europe. Extraits :
"Le continent européen a été soumis à l’influence de nombreuses cultures qui y sont présentes jusqu’à nos jours. Mais c’est justement dans le cadre du système chrétien des valeurs que s’est formée la représentation de la haute dignité de l’homme et des conditions de sa réalisation. […]
Plus encore, la conception même des droits de l’homme, cette idée d’extrême importance de l’Europe, est née non sans l’influence de l’enseignement chrétien sur la dignité de l’homme, sa liberté et sa vie morale. […]
Cependant, aujourd’hui il y a dans la civilisation européenne une fracture funeste dans le lien entre les droits de l’homme et la morale. Cela s’observe dans l’apparition d’une nouvelle génération de droits en contradiction avec la morale, de même que dans la justification d’actes amoraux à l’aide des droits de l’homme. […]
Je suis convaincu que pour conserver l’identité culturelle européenne et surtout lorsqu’elle est en contact avec d’autres normes culturelles et d’autres civilisations, il est extrêmement important de conserver la dimension morale qui donne une âme et ennoblit la vie des Européens. […]
[N]ous sommes convaincus qu’aucune conception du monde, y compris la conception laïque, ne peut insister pour avoir le monopole ni en Europe, ni dans le monde. C’est pour cela que nous considérons comme inadmissible le rejet de la religion hors de l’espace public. Le temps est venu d’admettre que la motivation religieuse a le droit d’exister y compris dan le domaine public."
Le nouveau traité de l’UE serait prêt
Mais la Pologne a, semble-t-il, encore des revendications. Affaire à suivre le 15 octobre lors de la réunion des ministres des affaires étrangères, puis les 18-19, lors du sommet des chefs d’Etat.
MJ
Nicolas Sarkozy compte sur Christian Vanneste
On lit dans Le Monde que le chef de l’Etat s’implique personnellement dans la préparation des municipales :
"Les terrains de la future bataille ont été choisis : le Sud-Ouest où la gauche résiste ; le Grand Ouest où le MoDem de François Bayrou vient troubler le jeu ; le centre des grandes villes, déserté par l’électorat populaire qui a en partie fait la victoire de M. Sarkozy à la présidentielle. L’UMP a déjà fait ses comptes. Tourcoing, Besançon, Angers, Villeurbanne lui paraissent, entre autres, à sa portée."
"Sa portée" : que ne faut-il pas lire. Le Monde ne précise quel est le candidat de la droite à Tourcoing. C’est celui-là même dont Nicolas Sarkozy ne voulait "ni de près ni de loin" être associé à ses propos… et qui est aujourd’hui membre du CNI. On ne lit pas que cela rentre dans la stratégie d’ouverture du président, mais nous le prendrons comme tel…
Recrudescence des vols dans les églises
Le Monde révèle que les pouvoirs publics sont désarmés face à ce phénomène :
"les églises, propriété des communes, et les 86 cathédrales de l’Etat sont les principales cibles des trafiquants d’art et des "petites mains" qui forcent les portes au pied-de-biche. […] En 2006, on dénombrait 208 vols dans les édifices religieux, dont 90 objets inscrits ou classés aux Monuments historiques. Et 270 vols ont déjà été recensés à la fin du premier semestre 2007.
La ministre de la culture et de la communication, Christine Albanel, a saisi le ministère de la justice afin d’étudier un durcissement du code pénal s’agissant du vol d’un bien culturel – considéré comme un vol simple et puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende".
La doctrine sociale de l’Eglise orthodoxe
A l’occasion de la visite d’Alexis II, France Catholique recence un ouvrage sur la doctrine sociale de l’Eglise orthodoxe :
"Le texte, approuvé le 15 août 2000 par le Concile jubilaire de l’Église orthodoxe russe, […] forte de sa douloureuse expérience de persécution, inégalée dans l’histoire, par une idéologie matérialiste, tient un langage convaincu de la dimension avant tout spirituelle de l’homme. Lucides sur les périls du monde moderne, ces Fondements posent néanmoins sur lui un regard optimiste, déclarant dans les premières pages que
« le mépris manichéen envers la vie du monde environnant est inacceptable ; la participation du chrétien à cette vie doit se fonder sur la conviction que le monde, la société, l’État, sont l’objet de l’amour de Dieu, parce qu’ils sont destinés à la transfiguration et à la purification selon l’amour prescrit par Dieu » (p. 18-19).
Le point le plus novateur du document est la méfiance exprimée à l’égard du principe national érigé en idéologie : « Les théories qui érigent la nation à la place de Dieu ou réduisent la foi à un aspect de l’identité nationale sont contraires à l’enseignement orthodoxe » (p. 27), mais aussi à l’égard de l’État : « Les chrétiens doivent refuser toute absolutisation du pouvoir, toute méconnaissance des limites de sa valeur strictement terrestre, temporaire et passagère » (p. 33). Le principe du droit à la « désobéissance civile », ou de l’objection de conscience, est pour la première fois affirmé par une Église orthodoxe : « Si l’autorité contraint les chrétiens orthodoxes à renier le Christ et son Église ou à accomplir des oeuvres coupables, dangereuses pour l’âme, l’Église doit refuser l’obéissance à l’État » (p. 43). […]
Précieux pour l’ensemble des prêtres et fidèles orthodoxes, les Fondements de la doctrine sociale de l’Église russe ouvrent aussi de larges perspectives au dialogue entre Églises pour un témoignage commun des chrétiens dans le monde contemporain."
Tout faire pour faire respecter le premier droit de l’homme
Hier à New York, le Secrétaire pour les relations avec les Etats, Mgr.Dominique Mamberti, a rappelé lors de la LXII session de l’Assemblée générale de l’ONU, que l’on fêtera l’an prochain le 60 anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Dans ce contexte, "l’effort majeur doit concerner partout la défense du droit à la vie".
"Il faut tout faire pour combattre et limiter la culture de la mort admise par certains milieux sociaux et juridiques, qui considèrent la suppression de la vie comme un acte du service socio-médical".
De son côté, la Commission théologique internationale est réunie au Vatican pour son assemblée plénière annuelle (1-5 octobre) sous la présidence du Cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Cette Commission examinera notamment le projet de document sur la loi morale naturelle, qui entend "approfondir et expliciter la recherche sur les fondements d’une éthique universelle".
La baisse du chômage est-elle une menace ?
Ceci n’est pas une blague : on peut lire dans un rapport du Sénat de novembre 2004 :
"il existe un niveau du chômage en dessous duquel apparaissent des tensions sur le marché du travail, des difficultés de recrutement et donc des revendications qui tendent à accélérer l’évolution des salaires et des prix ; ce niveau de chômage « accélérateur d’inflation » est actuellement estimé pour la France par la plupart des institutions économiques (OCDE ou Direction de la prévision) autour de 9 %. Donc, en première analyse, on pourrait craindre que le passage du chômage effectif en dessous de ce seuil n’entraîne des tensions inflationnistes".
Ce fameux niveau de chômage qu’il faudrait maintenir pour éviter l’inflation a été dénommé NAIRU (Non-Accelerating Inflation Rate of Unemployment – taux de chômage n’accélérant pas l’inflation). Cette théorie, certains y croient dur comme fer, comme ce conseiller d’Alain Juppé, alors Premier ministre, qui déclarait en 1995 :
"Dans la conjoncture actuelle, il n’y a que la pression du chômage qui évite une embardée sociale. Une amélioration sur le terrain de l’emploi entraînerait fatalement une pression salariale que le pays ne peut se payer".
Les chomeurs apprécieront. Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen affirme que le nouveau président du FMI, Dominique Strauss-Khan, a enseigné ce concept, ce qui évidemment, laisse planer des doutes quant à sa réelle volonté de favoriser l’emploi.
Le Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise condamne sans équivoque cette théorie (§288):
"Le travail est un bien de tous, qui doit être disponible pour tous ceux qui en sont capables. Le « plein emploi » est donc un objectif nécessaire pour tout système économique tendant à la justice et au bien commun. Une société dans laquelle le droit au travail est déprécié ou systématiquement nié et où les mesures de politique économique ne permettent pas aux travailleurs d’atteindre des niveaux d’emploi satisfaisants, « ne peut ni obtenir sa légitimation éthique ni assurer la paix sociale ». Un rôle important et donc une responsabilité spécifique et grave incombent, dans ce domaine, à « l’employeur indirect », à savoir aux sujets — personnes ou institutions de toutes sortes — qui sont en mesure d’orienter, au niveau national ou international, la politique du travail et de l’économie."
Le réchauffement climatique, une falsification ?
Bernard Beauzamy, président de la Société de Calcul Mathématique, a réalisé une note très accessible et fort intéressante (pdf, 10 pages) à l’attention du Secrétariat Général de la Défense Nationale, dans laquelle il estime en conclusion qu’ :
"1) Il n’existe actuellement aucune raison de penser que le climat global de la Terre connaisse une modification quelconque. Tous les arguments présentés pour prouver ces modifications reposent sur des falsifications, des erreurs de calcul ou de modèle, des fautes de raisonnement.
2) Le climat, de tous temps et en tous lieux, a connu de fortes variations locales. Il n’existe aucune raison de penser que les variations locales actuelles sont plus importantes que par le passé. Bien plus, les données recueillies (par exemple l’élévation du niveau de la mer) montrent que le climat a été beaucoup plus sage au cours des 2000 dernières années qu’au cours des 20 000 ans qui ont précédé. A l’inverse, les arguments prouvant par exemple une augmentation récente de la force des cyclones reposent sur des falsifications, des erreurs de calcul ou de modèle, des fautes de raisonnement.
3) Si le climat global de la Terre évolue (ce que nous n’avons actuellement aucun moyen de savoir, faute de données suffisantes), des variations d’activité solaire peuvent en être la cause. On sait que de telles variations existent, mais on ne sait pas les quantifier, ni quantifier leur influence sur le climat. A l’inverse, les arguments portant sur des variations de l’orbite terrestre reposent sur des erreurs de raisonnement.
4) L’ensemble des actions humaines entreprises pour lutter contre le "réchauffement climatique" (limitation des gaz à effet de serre, etc.) est absurde, grotesque, dépourvu de contenu scientifique comme d’efficacité : il s’agit d’une prière lancée en une langue incompréhensible à un dieu qui n’existe pas.
5) Si un réchauffement venait à s’installer en France, ce ne serait qu’un retour à une situation ancienne : par le passé, le climat français a été plus chaud qu’aujourd’hui. Il n’y aurait aucune raison de s’en plaindre, puisque nous dépensons actuellement une quantité considérable d’énergie à nous chauffer."
A noter que ceci concerne exclusivement l’hypothèse scientifique du réchauffement climatique, communément admise par le milieu politico-médiatique (et non scientifique). Il ne s’agit en rien d’une remise en cause de l’obligation morale que constitue le respect de l’environnement, que rappelle le catéchisme de l’Eglise catholique (§2415-2418) : une saine distinction pour une véritable action.
Des repas sans viande dans les cantines lyonnaises
Des repas sans viande seront proposés dans les restaurants scolaires de la ville de Lyon à partir de la rentrée 2008 afin de satisfaire les parents d’enfants des différentes confessions religieuses. Chaque jour, les 16400 enfants qui fréquentent les cantines scolaires de Lyon auront le choix entre un repas standard et un repas où la viande sera remplacée par des oeufs ou du poisson, qui apporteront des protéines et permettront un apport nutritionnel équilibré. Cette décision a été mise en place à la suite d’une longue concertation entre les représentants des différentes religions ou courants philosophiques (protestants, catholiques, musulmans, juifs, bouddhistes et catholiques arméniens), ainsi que les associations laïques.
Les élèves catholiques auront donc désormais la possibilité de faire abstinence de viande le vendredi…
En France, la conférence épiscopale a rappelé, le 29 octobre 1984 l’obligation de l’abstinence de viande tous les vendredis de l’année. Elle a permis la substitution de cette règle par l’abstinence d’alcool ou de tabac (pour les consommateurs habituels), ou par une pratique plus intense de la prière et de l’aumône (pour ceux qui ne peuvent, pour une raison sérieuse, appliquer l’abstinence de viande) les vendredis hors carême seulement.
Les Saints Anges gardiens, plus puissants que les démons
Ecrit par l’abbé Jaud (1950) :
"C’est une vérité de foi que les Anges, tout bienheureux qu’ils sont, reçoivent une mission de Dieu auprès des hommes; les paroles de Notre-Seigneur, l’enseignement des Docteurs et des Saints, l’autorité de l’Église, ne nous permettent pas d’en douter. Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons.
C’est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d’un esprit céleste; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu. Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs Anges gardiens. Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des Anges; l’Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.
Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots: "Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection." Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leur bonnes inspirations."
E-deo fait peau neuve
E-deo est un media conservateur et décomplexé qui défend le droit naturel et plus généralement le bon sens d’où qu’il vienne, réalisé par des laïcs catholiques, mais pas seulement. E-deo propose un entretien avec Jean-Pierre Maugendre. Extrait :
"Ma conviction est que, sauf évènement imprévu, la montée en puissance des défenseurs de la vie ne pourra pas se faire sans un engagement plus déterminant des évêques de France dans ce combat. 95 voire 99% des personnes engagées en France pour la défense de la vie sont des catholiques et il est normal que ce qu’il reste des masses catholiques s’engage en priorité suivant les axes d’action définis par la hiérarchie ecclésiastique, même dans le domaine temporel. La question de l’avortement est en train de franchir une nouvelle étape. De moins en moins de personnes ne remettent en cause ce que nous disons depuis plus de 30 ans […] Le fond de la question est que remettre en cause l’avortement c’est remettre en cause la Révolution Sexuelle post-soixante-huitarde que Bernanos avait fustigé par avance en parlant de la Révolution Française d’abord comme d’une “libération de la braguette”. Que faudrait-il pour que l’avortement redevienne un sujet de campagne électorale? Sans doute une prise de conscience plus large qu’elle ne l’est aujourd’hui du caractère criminel de l’avortement."
La grossesse serait une maladie !
C’est pourquoi la Cour suprême des Etats-Unis a rejeté le recours d’organisations religieuses, qui dénonçaient une loi de l’Etat de New York les obligeant à inclure les contraceptifs dans l’assurance maladie qu’elles fournissent à leurs salariés. Selon cette loi de 2002, tous les employeurs qui choisissent de fournir une assurance maladie à leurs salariés doivent s’assurer que cette assurance comprend le remboursement des pilules et autres contraceptifs. La Cour suprême de l’Etat de New York avait déjà donné tort aux organisations religieuses. Vaut-il mieux être assuré contre les bébés ou ne pas être assuré du tout ?
Mgr Paul Kouassivi Vieira, Evêque de Djougou (Bénin), affirme que le Bénin est soumis à la pression idéologique des pays riches qui soumettent leur aide économique à la légalisation de l’avortement et de la contraception, au contrôle des naissances, à la stérilisation. Ces propositions sont offertes comme s’il s’agissait de «bien sociaux» !
