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Le traité européen ou la fin du suffrage universel

Dans Valeurs Actuelles, Paul-Marie Coûteaux dénonce l’absence de légitimité du traité européen :

"En avalisant la relance de la supranationalité européenne, et un “nouveau traité” qui, de l’avis général, ne fait que reprendre la Constitution Giscard […] M. Sarkozy fait plus grave encore : non seulement il consent que les neuf dixièmes de la décision politique, y compris dans les domaines régaliens, soient confiés à un cénacle statuant à la majorité, où la France ne pèse plus même 10 % des voix, mais, pire, il s’assoit sur la source la plus indiscutable de la légitimité, le suffrage universel, si nettement exprimé voici deux ans par un référendum dont chacun avait pourtant reconnu le résultat indiscutable.

Que ne le voit-il pas ? C’est sa légitimité, et celle de son gouvernement, que M. Sarkozy fragilise ainsi, au risque de remettre en question celle de l’État et, finalement, tout ordre public. Or, celui-ci est un tout : l’autorité du gendarme ou du percepteur ne peut s’adosser qu’à la reconnaissance d’un ordre juste ; que celle-ci disparaisse, qu’il s’ensuive une crise morale sans précédent, et c’en sera fini de l’application de toute règle publique, de toute loi (on en voit déjà tant privées de toute application), de toute paix publique. C’en sera fini de la République."

Michel Janva

Intégrer l’écologie dans l’économie

Luc Ferry est interrogé dans Valeurs Actuelles :

"Comment distinguer les vrais problèmes des rumeurs absurdes ? Comment hiérarchiser les priorités ? […] L’affaire est entendue, nous avons peur de tout : du sexe, de l’alcool, du tabac, de la vitesse, des OGM, de l’effet de serre, du poulet, de la côte de bœuf, de la mondialisation, etc., etc. Mais le pire, c’est que l’écologie a déculpabilisé l’angoisse […] aujourd’hui, la peur est présentée comme une passion positive, néces­saire même, comme un premier pas vers la sagesse… […]

Cette alliance de la peur déculpabilisée, de la prééminence des “peo­ple” et de la politique médiatique ne présage rien de bon : tout cela risque de préparer lentement mais sûrement l’opinion à des mesures liberticides, qui seront d’autant plus nuisibles que l’environnement n’est pas une affaire franco-française : à quoi aurait servi de limiter encore la vitesse sur la route si cela ne représente pas un millième des pollutions émises par l’Inde ou la Chine ? Pour être “exemplaires” ? Nous aurions surtout été exemplaires dans la bêtise… […]

Je suis résolument favorable à l’écologie pourvu qu’elle soit humaniste et réfor­mis­te d’une part, et que, d’autre part, elle s’intègre en douceur à l’économie de marché. Là est la sagesse, pas dans des mouvements militants qui, depuis des décennies, sont avant tout animés par une véritable haine de la liberté. Beaucoup d’écolos militants sont arrivés, comme ils le disent eux-mêmes, “au vert par le rouge”. En d’autres termes, après avoir été maoïstes ou trotskistes, voyant que leur système de pensée s’effondrait, ils se sont tournés vers l’écologie pour continuer d’assouvir leur passion antilibérale. […]

Aujourd’hui, la droite découvre l’écologie. Avec l’enthousiasme des néophytes, elle constate que la gauche a trois longueurs d’avance sur elle de sorte qu’elle risque, surtout dans le cadre actuel de “l’ouverture”, de se laisser emporter par la vague verte. Voilà pourquoi il est urgent de casser l’alliance proprement terrifiante d’une logique de peur et d’une logique médiatique, pour lui substituer celle de la science et de la république. […] Encore une fois, l’écologie est vitale pour tous et il ne s’agit pas d’être bêtement “antiécolo”. […] Mais par-delà les décisions parti­culières, le grand défi est le suivant : comment intégrer l’écologie dans l’économie. Les fondamentalistes veulent faire l’inverse. Ils veulent soumettre l’économie à l’écologie. C’est contre cette dérive qu’il faut résister".

Michel Janva

Football : pas de religion sur le stade

Foot Le journal madrilène El Foro de Intereconomia a publié un article étonnant sur une règle que la FIFA aimerait établir sur les terrains de football : la FIFA prévoit de pénaliser les équipes des joueurs qui montrent des signes ostentatoires d’appartenance à une religion. L’organe adepte du politiquement correct a décidé d’interdire tout signe de religion des terrains de jeu :

"Ce qui est précieux et sacré pour les uns peut s’avérer être une provocation pour les autres."

L’instance dirigeante du football mondial estime que les messages à caractère religieux peuvent faire du tort à d’autres croyances, et que cette nouvelle règle « est la méthode la plus simple pour éviter des problèmes dans le futur. » En pratique, le joueur qui dérogera à cette règle sera non seulement sanctionné personnellement, mais en fera aussi pâtir son équipe. Comme si ce n’était pas suffisant, le président de la FIFA a également décidé de créer, dans les locaux de l’organisation, à Zurich, un comité propre aux réclamations sur ce sujet.

Il faut dire que le football est devenu une religion à lui seul. Une religion qui visiblement ne supporte plus la concurrence…

Michel Janva (merci à FP)

Imams : pas d’expulsion par peur des « vagues »

Sous le coup d’un arrêté ministériel d’expulsion pour des prêches radicaux ou des comportements susceptibles d’attenter à la sécurité nationale, des imams bénéficient de la protection d’associations musulmanes influentes et demeurent sur le territoire français.

Le futur imam de la future mosquée de Créteil, Ilyes Hacene, est convoqué le 3 décembre devant la commission d’expulsion du Val-de-Marne. Des rapports de police signalent qu’Ilyes Hacene, «connu pour son engagement au profit de l’idéologie salafiste», aurait prononcé depuis son arrivée en France en 1999 toute une série de prêches «soutenant les moudjahidins et fustigeant Israël et les États-Unis». Or Ilyes Hacene est soutenu par la Mosquée de Paris et par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF).

Alors que 17 imams – une majorité d’Algériens, d’autres venant de Tunisie, du Maroc, de Turquie ou du Pakistan – sont aujourd’hui sous le coup d’un arrêté ministériel d’expulsion, venant confirmer l’avis de la commission d’expulsion, on apprend qu’il est souvent «préférable de les maintenir sur le territoire», par peur des «vagues» ! Le terrorisme musulman fait son effet…

Michel Janva

Ouverture de la conférence des évêques de France

Le président sortant, son Eminence le Cardinal Ricard, a prononcé son discours d’ouverture. Il y dit notamment :

Img_hemicycle "Dans les mois qui viennent, la révision de la loi touchant les problèmes bioéthiques va venir à l’ordre du jour. Ce sera l’occasion d’exprimer le sens de l’homme dont nous sommes porteurs. Je remercie la Commission doctrinale d’avoir programmé une session de formation à Rennes, du 18 au 20 février, sur ces questions. […]

Une question redoutable se profile à l’horizon des pays européens et, dans une moindre mesure, de la France, qui a un taux de fécondité plus élevé, c’est celle du déclin démographique, avec un non-renouvellement suffisant des générations et donc un déséquilibre entre une population retraitée et une population active économiquement. De plus, lorsque l’équilibre démographique n’est pas assuré par la population autochtone, il l’est nécessairement par la venue d’autres populations. L’histoire le montre suffisamment. Les problématiques actuelles touchant la maîtrise de l’immigration risquent, dans les années qui viennent, d’être profondément bouleversées par la prise en compte de ces données. Certes, ce n’est pas uniquement pour ces seules raisons que nous défendons le mariage, la famille, la natalité et le refus moral de l’avortement, mais ces perspectives démographiques rendent encore plus décisive cette défense."

Michel Janva

Est-il normal

…que le lobby pro-mort puisse tenir une conférence dans la chapelle des Pénitents Blancs à Carpentras le 24 novembre ?

MJ

Violence en banlieue

Une rixe opposant deux bandes rivales a fait trois blessés mardi soir à Neuilly-Plaisance, en Seine-Saint-Denis : un jeune, touché par balles, et 2 policiers, l’un par une "bouteille de champagne reçue sur la tête" lui valant trois jours d’arrêt de travail, l’autre par un "coup de barre de fer dans la nuque" nécessitant au moins un jour d’arrêt.

Autour du jeune homme à terre, les forces de l’ordre ont retrouvé "plusieurs armes blanches, notamment des couteaux, ainsi qu’un pistolet 9 mm et des étuis de cartouches de fusil à pompe". Trois individus, âgés de 17 à 25 ans, ont été interpellés.

MJ

Travailler plus sans devenir meilleur

Les écoliers français battent des records de présence en classe avec leurs 936 heures annuelles, contre une moyenne OCDE de 769 heures pour les 7-8 ans et de 814 heures pour les 9-11 ans. Selon une enquête internationale portant sur les compétences des élèves en lecture et en écriture, la France serait tombée "dans les 6 dernières places sur 40", désormais placée "derrière la Bulgarie". A quand la disparition du Mammouth ?

Michel Janva

Coup de filet dans le milieu pédophile

Le coup de filet contre un réseau de diffuseurs et de détenteurs d’images pédopornographiques, réalisé entre lundi et mercredi, s’est déroulé sur l’ensemble du continent européen, aboutissant en France à l’interpellation d’une vingtaine de suspects. Ceux-ci ont été mis en examen et 2 d’entre eux écroués dont un informaticien, célibataire hébergé par ses grands-parents. Parmi les suspects figurent également 3 hommes mis en cause dans le cadre de voyages à l’étranger. Adeptes des destinations asiatiques, et principalement du Cambodge, ils profitaient de leurs escapades pour s’adonner au tournage de scènes érotiques avec des mineurs. Un ancien médecin radié de l’Ordre et expatrié en Thaïlande a ainsi été interpellé au moment où il posait le pied sur le sol français.

L’information ne fait pas la une des médias : il faut dire qu’il n’y a aucun prêtre interpellé…

MJ

L’Assemblée plénière de la CEF

A partir de samedi et jusqu’au jeudi 8 novembre, les 113 membres de la Conférence des évêques de France (CEF) – dont treize évêques auxiliaires et deux administrateurs diocésains – se retrouvent à Lourdes pour leur Assemblée plénière d’automne. Cette assemblée sera la dernière présidée par le cardinal Jean-Pierre Ricard, après six ans passés à la tête de la Conférence. Trois gros dossiers sont au menu.

Les relations entre l’Église catholique et les musulmans aujourd’hui en France : problèmes des mariages mixtes, personnes d’origine musulmane qui demandent le baptême et doivent se cacher de leurs familles…

Ministère des prêtres et vie des communautés : les prêtres se voient confier toujours plus de paroisses, formation des futurs prêtres.

L’enseignement catholique n’est théoriquement pas à l’ordre du jour des évêques. En mars, le groupe présidé par Mgr Éric Aumonier avait dressé un état des lieux, et les évêques étaient repartis munis d’un véritable outil de travail. Mais les déclarations de Mgr Jean-Pierre Cattenoz, critiquant la démarche, sont passées par là. La question ne sera évoquée qu’à travers une rencontre avec le nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique, Éric de Labarre.

Les évêques devraient aussi évoquer en coulisses le motu proprio Summorum Pontificum.

Michel Janva

FN : Bruno Gollnisch candidat à la succession

Bruno Gollnisch est interrogé dans Le Monde :

"Auriez-vous souhaité que ce congrès ouvre la succession ?

C’était une possibilité. […] [JM Le Pen] aurait pu décider de l’ouvrir à ce congrès, et, fort de son autorité morale, arbitrer une compétition entre Marine Le Pen, moi-même et éventuellement d’autres personnes, tout en conservant ensuite un rôle politique important. […] Si Le Pen n’avait pas été candidat, je l’aurais été. […]Je reporte donc ma candidature au congrès suivant. […] Je prépare ma succession comme responsable de l’importante fédération du Rhône. Pour la délégation générale, je crois, contrairement à d’autres, à son utilité, mais j’accepterai, si on me le demande, d’être remplacé à cette fonction. Je souhaiterais cependant conserver une responsabilité dans l’appareil interne du FN. […]

Le Front demeure, en dépit de ses récents revers électoraux, la seule force politique d’envergure capable de mener le combat de la défense de l’identité nationale. Toute autre tentative me paraît vouée à l’échec. Ceci étant, le fait qu’il y ait beaucoup de groupes et individualités à sa porte pose problème. Quelles que soient nos divergences, il faut que le parti conserve son rôle de rassembleur."

Michel Janva

Nous sommes tous appelés à la sainteté

Benoît XVI a rappelé le sens de la Toussaint qui célèbre la mémoire de tous les saints, connus ou inconnus, et que l’Eglise lie "étroitement" à la fête de tous morts célébrée le 2 novembre.

"On pense parfois que la sainteté est un privilège réservé à quelques élus. En réalité, devenir saint est la tâche de tous les chrétiens, et même, pouvons nous dire, de tout homme. Tous les êtres humains sont appelés à la sainteté qui, en dernière analyse, consiste à vivre en fils de Dieu, dans cette ressemblance à lui selon laquelle ils ont été créés".

Il a invité les chrétiens à suivre "le chemin exigeant de la liberté".

Michel Janva

L’ADMD fait sa propagande à Toulouse

Un lecteur m’informe que ce lobby pro-mort fait de la propagande pour l’euthanasie à Toulouse, où son président, Jean-Luc Romero, donne une conférence sur le thème de la légalisation de l’euthanasie, le 15 novembre. Pour informer la presse, l’ADMD a faxé un long dossier, avec statistiques, soutiens officiels et bibliographies abondantes. On peut notamment y lire cette affirmation gratuite :

"pour l’opinion publique, le principe de la liberté de mourir prime sur le caractère sacré de la vie".

Et cet argument :

"Ce n’est pas d’aujourd’hui que les médecins acceptent de faire exception aux préceptes de la déontologie : par exemple, en pratiquant des avortements. L’avortement est lui-même légal depuis de nombreuses années".

Au mois l’ADMD reconnaît-elle que l’avortement est un meurtre… Mais elle ne précise pas s’il est "digne" pour l’enfant et si ce dernier est bien "libre" de choisir sa mort… (étant entendu que, dans bien des cas, la mère subit tellement de pressions qu’on peut également douter de sa liberté). On trouve aussi dans ce dossier des statistiques, dont les catégories de personnes interrogées se découpent comme suit :

"ensemble, catholiques pratiquants, catholiques occasionnels, catholiques non pratiquants, autre religion, sans religion".

Rien sur ce qu’en pensent Juifs pratiquants ou non pratiquants ou les Musulmans occasionnels etc… Faut-il y voir une attaque directe à l’encontre des catholiques ?

Michel Janva

Les 25 ans de Notre-Dame de Chrétienté

A l’occasion de ses 25 ans, l’association organisatrice du pèlerinage de Chartres à la Pentecôte organise le 8 décembre une journée :

"L’association Notre Dame de Chrétienté invite ses pèlerins et ses amis à fêter ce jubilé à l’occasion d’une grande journée d’amitié française et chrétienne le 8 décembre prochain à Versailles. […]

La journée commencera à 9h30, par une Messe pontificale célébrée par Son Eminence le Cardinal Castrillon Hoyos, en l’église Sainte Jeanne d’Arc de Versailles.

Elle se poursuivra au domaine de Grand’Maisons, à Villepreux, dans les Yvelines, avec un déjeuner convivial, en la présence du cardinal, à partir de 12h30, et des conférences à partir de 14h30. Cette journée de retrouvailles fera appel aux témoignages des acteurs des 25 dernières années qui prendront la parole pour évoquer l’histoire de ces années de pèlerinage. Ce sera l’occasion d’un grand rassemblement durant lequel des invités traiteront des piliers de notre association : la Chrétienté, la Tradition et la Mission."

Michel Janva

Une réunion sur l’oecuménisme

…se tiendra au Vatican en novembre, au coeur des travaux du consistoire du 23 novembre.

MJ

La franchise de Bernard Kouchner

Mardi à Bangkok, Bernard Kouchner avait affirmé :

"Le président Sarkozy visite la Chine dans quelques semaines et je le connais assez pour savoir qu’il abordera franchement et de façon déterminée le problème des droits de l’Homme".

Aujourd’hui, le ministre est à Pékin. Ce matin, pendant sa conférence de presse aux côtés de son homologue Yang Jiechi, le ministre français n’a pas été prolixe sur des questions comme les droits de l’homme ou le Tibet. Questionné sur une possible rencontre entre le dalaï lama et le président français, il a rétorqué :

"Je ne connais pas de rendez-vous qui ont été évoqués dans notre pays à ce propos".

Lui qui, à une époque, s’était illustré à maintes reprises pour son soutien à la cause tibétaine et au leader spirituel tibétain en exil…

Le ministre Yang Jiechi, lui, a clairement annoncé la couleur en fustigeant le dalaï lama, cet

"exilé politique qui se livre à des activités séparatistes sous couvert de religion. […] Nous exprimons notre opposition à ce que des dirigeants de certains pays persistent à rencontrer le dalaï lama (…) en dépit des démarches solennelles entreprises par la Chine auprès d’eux et en dépit des sentiments nationaux du peuple chinois".

C’est beau la diplomatie. Surtout quand il s’agit de vendre pour 6 milliards d’euros de contrats…

Michel Janva

P.S. : voir aussi la bourde économique du ministre français.

Quand le patronat arrose les syndicats

C’est le témoignage d’un ex-syndicaliste CFTC :

"La scène se passe en juin 1998, au siège parisien de l’UIMM. Les partenaires sociaux sont réunis pour renégocier la convention collective des cadres. Le patronat souhaite rogner leur régime de départ en retraite : à la différence des autres salariés, les cadres peuvent travailler jusqu’à 65 ans ; si leurs employeurs veulent s’en débarrasser dès 60 ans, il doivent verser l’équivalent d’une indemnité de licenciement.

Jean-Claude Duret,membre de la délégation CFTC, ne voit pas pourquoi il devrait lâcher du lest. […] Après esclandre, il quitte brusquement la réunion, suivi par un type en costard, membre de la délégation de l’UIMM. qui lui pose cette question fâcheuse: «Quels sont vos besoins ?» Jean-Claude Duret s’indigne derechef, le type en costard ne se démonte pas: «Tout homme a son prix, un syndicaliste n’est pas incorruptible. Je vous serre la main, c’est pour la dernière fois.»

De fait, Duret ne sera pas convié par la CFTC aux réunions suivantes. […] Dernier souvenir de cette mémorable journée: le soir, l’ensemble des délégués syndicaux se retrouvent au restaurant. Duret veut régler son addition. On lui rétorque :

«T’inquiète, c’est payé par le patronat.»

Michel Janva

Un film anticatholique

C’est le jugement du quotidien italien Avvenire à l’égard du film "Elizabeth: l’Age d’or" de l’Indien Shekhar Kapur sur la reine Elizabeth I d’Angleterre :

"Le film dédié à la +Reine Vierge+ déforme la vérité historique et recycle tous les clichés anglo-saxons contre +l’osbscurantisme des papes+. Un film qui déforme l’histoire de manière tellement profonde et perverse ne peut pas être considéré comme un +beau+ film".

Le film, présenté en avant-première européenne le 19 octobre au Festival de cinéma de Rome, montre une reine d’Angleterre élevée dans le protestantisme et qui doit, en 1585, à la fois affronter la solitude d’une femme au pouvoir sans mari ni enfant, et gérer la guerre difficile contre l’Espagne catholique.

"Son adversaire, Philippe II d’Espagne, est naturellement le catholique féroce et fanatique caricaturé, qui agite le rosaire comme une arme, […] qui rêve de soumettre le monde entier à la foi catholique. Sa défaite est présentée comme une lumineuse victoire de la libre pensée contre les ténèbres de l’Inquisition. Toutes ces choses sont d’un anticléricalisme du XIXe du plus bas niveau".

Michel Janva

L’ADV contre l’avortement à domicile

L’Alliance pour les Droits de la Vie demande au Sénat le «retrait» d’une mesure «dangereuse» parce qu’elle «aggrave la solitude des femmes devant faire face à des grossesses imprévues, et les expose à de nouveaux risques sanitaires». Le ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a en effet

«repris à son compte une revendication du Mouvement Français pour le Planning Familial : permettre la délivrance de l’avortement médicamenteux (RU 486) par les centres de planification, en incluant cette mesure dans le Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale».

L’Assemblée nationale a entériné cette mesure en première lecture le 29 octobre dans la nuit. L’Alliance pour les Droits de la Vie rappelle que l’auto-administration de l’avortement médicamenteux n’a rien d’anodin :

«Les femmes doivent ingérer devant le médecin les produits qui supprimeront la vie qu’elles portent ; puis elles doivent attendre chez elles le « résultat »… Beaucoup le vivent seules avec leur douleur physique et surtout leur souffrance morale. […]

Cette mesure imposée sans débat préalable cible les femmes les plus vulnérables, alors que l’avortement à domicile est justement déconseillé pour celles qui sont jeunes, seules ou particulièrement vulnérables. Cette mesure vient contredire l’expérience de la plupart des professionnels et des centres de planification».

Michel Janva

Augmentation substantielle pour le chef de l’Etat

Un amendement gouvernemental, qui prévoit une hausse de 140% du salaire du chef de l’Etat, a été voté hier à l’Assemblée. Le chef de l’Etat sera désormais payé 18.690 euros bruts mensuels (environ 15.000 euros net) contre environ 8.000 euros brut actuellement, soit une hausse de 140%. Serait-ce pour payer la pension suite au divorce ?…

De son côté, Matignon a indiqué que le premier ministre touche une indemnité de 14.518,95 euros brut mensuels (un peu plus s’il est fonctionnaire), plus 4.171,75 euros, soit 18.690,7 euros au total.

Les parlementaires ont également décidé de tripler le budget de la présidence de la République, en le portant à un peu plus de 100 millions d’euros annuels.

Michel Janva

« Amis de la résistance, bonsoir ! »

Après le décès de Serge de Beketch, son Libre Journal de la France Courtoise publie son dernier numéro et ferme la boutique :

Lj416 "Cernés, nous choisissons de nous saborder intacts et pavillon haut plutôt que de faire vivoter un Libre Journal déficitaire et dégradé pour nous écraser contre le quai dans quelques mois. Au moment où – selon nos informations (toutes nos sources ne sont pas taries) – plusieurs autres titres de la presse patriotique se préparent à mettre la clef sous la porte, nous sommes conscients d’annoncer ici, amèrement, un nouveau recul de la liberté de la presse. Mais si dramatique soit-il pour nous comme pour nos fidèles et généreux abonnés, nous savons aussi que nous ne vivons là qu’un mince épisode – pour ne pas dire un "détail", puisque c’est désormais interdit – de la crise générale du mouvement national et de notre pays. "Amis de la Résistance", il faudra bien surmonter cette crise. Nous en reparlerons. Ailleurs."

A lire en ligne, les hommages du Marquis, de Patrick Gofman et de François Brigneau.

MJ

« Bela fou mouk, chouya » !

Ce sont les derniers propos de Fadela Amara, lancés à l’encontre de "jeunes" de banlieue. La genèse de l’histoire et la traduction de cette phrase prononcée en arabe sont ici. Pour Alain Sanders, cela

"marque un véritable tournant dans la politique de l’Etat français. Par-delà l’exotisme fleuri de Fadela Amara, c’est un signe inouï – au sens propre du terme : jamais entendu – d’une situation devenue incontrôlable. Les policiers, les pompiers, les postiers et les hommes politiques en général, n’ont pas droit de cité dans ces cités. Et quand un membre du gouvernement y va, même protégé par son appartenance ethnique, il lui faut s’y imposer en employant une langue qui, officiellement au moins, n’est pas encore celle de la République française. En lançant son bela fou mouk, son « ta gueule », Fadela Amara a dit quelque chose. Et ce quelque chose est sans équivoque : nous ne sommes déjà plus chez nous".

Michel Janva

L’Eglise en France ne va pas si mal

Dans un entretien au journal La Croix, le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, qui arrive au terme de son deuxième mandat comme président de la Conférence des évêques de France estime que l’Eglise en France ne va :

"Pas si mal que ça. Elle se veut fidèle au Christ, annonçant l’Evangile face à un mouvement de sécularisation déjà ancien mais toujours actif en Occident qui affaiblit la relation des gens avec la foi et avec l’Eglise. […] En même temps, des chrétiens prennent en charge la vie ecclésiale, des hommes et des femmes redécouvrent le chemin de la foi, bien des fidèles s’investissent dans la formation chrétienne, etc. Ces signes invitent à l’espérance : le Christ est là, présent dans la barque de l’Église même si celle-ci paraît secouée…

Les craintes suscitées par le motu proprio sur la liturgie sont-elles apaisées ?

Il y en a eu beaucoup plus avant sa publication qu’après. […] J’ai senti, en échangeant avec le pape lui-même, qu’il considère cette question dans une perspective d’avenir, comptant sur un enrichissement possible entre ces deux formes, et absolument pas comme un retour au passé ! Le pape pense qu’une bonne part des catholiques attachés à la tradition peut entrer dans une dynamique de réconciliation. […] Nous avons fait le point en septembre entre archevêques. J’ai été frappé par la volonté de chaque diocèse de s’organiser pour répondre positivement aux demandes. Pour le moment, peu de demandes nous sont arrivées. Par contre, dans plusieurs diocèses en France, cette question a éveillé l’intérêt de prêtres et de fidèles pour redécouvrir les grandes intuitions du Concile qui ont mené à la réforme liturgique. […]

J’ai vécu depuis huit ans un changement de climat dans ces relations [avec l’Etat]. Avec le cardinal Billé, nous avons voulu renouer des relations plus régulières avec le président de la République et avec le premier ministre, à un moment où Jacques Chirac et Lionel Jospin convenaient tous deux que cela manquait. C’était l’époque du livre de René Rémond, Le Christianisme en accusation, et Lionel Jospin était impressionné de voir que les catholiques se sentaient mal à l’aise dans la société. Pour faire face à cette situation, il a proposé de mettre en place une instance de dialogue. […]

Notre discours sur les sujets de société […] est bien reçu quand il s’agit de doctrine sociale. Par contre, ce qui touche à l’embryon, à la famille ou au mariage, au croisement du privé et du social, a plus de mal à être entendu : on nous rétorque que l’opinion va dans l’autre sens ; on nous oppose le poids des sondages… Mais peut-on élaborer sur la base des seuls sondages une politique qui engage l’avenir ?

Comment expliquez-vous l’embarras de l’épiscopat, il y a un an, face au Téléthon ?

La question se reposera cette année. Malgré des différences entre nous, la plupart des évêques n’appelleront pas au boycottage. Cela ne nous empêche pas de manifester notre inquiétude en constatant qu’une partie des fonds récoltés va à certaines recherches que nous désapprouvons. Le Téléthon n’est pas seul en cause : la Conférence épiscopale s’exprimera certainement sur le sujet lors de la prochaine révision des lois de bioéthique."

Michel Janva

Le Cardinal Pell et le climat, la raison et la peur

Hermas a traduit une lettre récente du Cardinal Australien sur le sujet "brûlant" de l’actualité. Extrait :

"Je suis croyant en la conception catholique de la foi et de la morale. Je suis certainement sceptique sur les extravagantes allégations d’imminentes catastrophes climatiques causées par l’homme. […] Le changement climatique est probablement en cours depuis que la terre a un climat. […] Il n’est pas irrespectueux envers la science et les scientifique de prendre cette dernière cause avec des pincettes. La méthode scientifique le requiert.

Les incertitudes sur les changements climatiques abondent. Les températures au Groenland étaient plus élevées dans les années 40 qu’elles ne le sont aujourd’hui et le Glacier de Kangerlussuaq ne rétrécit pas, mais voit sa taille augmenter. Le journal "American Scientist" a récemment publié une étude sur la fonte du glacier du Mont Kilimanjaro. L’étude confirme que la température de l’air autour du glacier continue d’être négative, de sorte qu’il ne fond pas en raison du réchauffement de la planète. Au contraire, le modèle de fonte du glacier correspond à l’effet de la radiation directe du soleil. L’activité humaine ne peut pas être blamée pour cela.[…]

Il y a beaucoup de mesures qui sont bonnes pour l’environnement et que nous devons poursuivre. Mais nous avons besoin d’être capables de parler librement de cela et des incertitudes entourant le changement climatique. Invoquer l’autorité de quelques experts scientifiques pour clore le débat n’est bon ni pour la science, ni pour l’environnement, ni pour les peuples, ici ou dans les pays en développements, ni pour ceux de demain.

Ma tâche en tant que leader chrétien est d’être en prise avec la réalité, de contribuer aux débats sur ces problèmes importants, d’ouvrir les esprits des gens et de dire quand l’empereur est nu ou presque. Les environnementalistes radicaux sont plus préoccupés de moraliser leurs propres priorités et de les imposer aux autres par la peur. Ils n’ont pas besoin des chefs de l’Eglise pour les aider en cela, même si c’est un moyen efficace de faire taire les témoins chrétiens. Les leaders de l’Eglise doivent en particulier être allergique au non sens."

Dira-t-on du Cal Pell qu’il est un "croisé anti-écologie" téléguidé par "Washington" ? Qu’il a été influencé par des lobbys dont il serait l’idiot utile ? Ou qu’il apporte un peu de raison au faux-débat (car il n’y a pas de débat) qui mélange respect de l’environnement et réchauffement climatique-causé par l’homme ?

Michel Janva

USA : avortement et politique

D’après une étude réalisée par Bloomberg News et le Los Angeles Times, 40% des américains souhaiteraient que l’avortement soit illégal dans 98% des cas (excepté en cas de viol, inceste et de danger pour la vie de la mère). 44% des personnes interrogées défendent l’avortement légal, dont 31% déclarent que l’avortement doit être toujours légal et 13% qu’il devrait être légal dans la plupart des cas.

CBC News estime que 54% des américains souhaitent que l’avortement soit illégal dans la plupart des cas.

Fox News, montre que 45% des américains ont besoin de connaître la position de chaque candidat sur l’avortement avant de voter.

Et en France ?…

Michel Janva

Toulouse : traquenards contre les pompiers

Depuis plusieurs mois, l’intervention des pompiers comme celle des policiers au cœur des quartiers sensibles à Toulouse, se transforme en véritables traquenards. Dans la nuit de vendredi à samedi, les sapeurs-pompiers de Buchens-Ramonville, partent sur un feu de voiture, dans le quartier d’Empalot. Alors que les policiers sécurisent la zone d’intervention, comme le prévoit le nouveau protocole mis en place depuis près de deux ans, les pompiers se tiennent à distance à 500 mètres de là, en attendant le feu vert des forces de l’ordre. Quelques minutes plus tard, le signal est donné. Les pompiers filent vers la voiture en feu. À l’approche d’un passage souterrain étroit, un sapeur-pompier part en reconnaissance à pied se tenant à quelques mètres du fourgon. Un projectile jeté depuis le douzième étage d’une barre d’immeuble ricoche sur un balcon et plusieurs morceaux atterrissent violemment sur le toit du véhicule d’intervention. Aucun pompier n’est blessé. L’objet en question n’est pas un caillou ou une boule de pétanque, encore moins une friteuse ou une poêle à frire mais une dalle de béton de 60 centimètres de diamètre arraché d’un toit d’immeuble ! Avec la vitesse liée à la chute, le poids de ce bloc de béton avoisinait les 6 tonnes.

Michel Janva (merci à SC)

Proposition de loi pour un salaire parental

Le député de Loire-Atlantique Michel Hunault a déposé le 24 octobre un projet de loi instituant un salaire parental. Il s’en explique :

"La famille est la cellule de base de la société. C’est en son sein que l’enfant construit sa personnalité. L’amour, l’affection des parents et de l’entourage familial concourent à l’épanouissement de la personnalité de l’enfant. Il est du devoir des pouvoirs publics de conforter le modèle familial, aider les familles à surmonter leurs difficultés et à réaliser leur projet de vie : il y a peu d’exigences qui soient aussi fondamentales. Car la famille est au croisement de toutes les politiques publiques, qu’elles visent la cohésion sociale, la solidarité ou le dynamisme économique. Depuis plusieurs décennies, des aides spécifiques ont reconnu le rôle essentiel de la famille en venant en aide aux parents pour l’éducation des enfants et des allocations ont été crées. Des incitations fiscales permettent aux parents faisant appel à une tierce personne, de déduire partiellement ces charges de leur revenu imposable. Pourtant ces mesures ne bénéficient pas aux revenus modestes non imposables qui eux n’ont pas la possibilité de faire appel à une tierce personne. Dans un souci d’équité, il convient donc de compléter le dispositif d’aide aux parents."

Cette loi stipulerait notamment :

"Un salaire parental de libre choix est versé à celui des parents qui souhaite se consacrer pleinement à l’éducation de ses enfants […] Le salaire parental de libre choix est versé mensuellement, par les caisses d’allocations familiales, à compter de la naissance, de l’adoption ou de l’accueil du premier enfant et jusqu’à un âge limite du dernier enfant ou jusqu’à la fin de la période pendant laquelle le bénéficiaire assume le rôle de tierce personne auprès d’un de ses enfants handicapé. […] Le salaire parental de libre choix est d’un montant égal au salaire minimum interprofessionnel de croissance net visé à l’article L. 141–2 du code du travail […] Le salaire parental de libre choix n’est pas cumulable avec des revenus personnels d’activité, les allocations de chômage et le complément de libre choix d’activité."

Michel Janva (merci à LD)

Motu Proprio et FSE : l’affaire se poursuit

Suite à la lettre ouverte de l’abbé Loiseau, Jean-Michel Permingeat, commissaire général du mouvement a répondu, écrivant notamment que :

"Nous ne pouvons laisser des groupes de parents, de chefs ou de jeunes, choisir à leur gré de célébrer selon la forme extraordinaire du missel au cours des activités, au risque d’entraîner des divisions ou des tensions internes dans les groupes. La première mission des responsables du mouvement est d’assurer son unité et sa paix".

Formulation pour le moins étrange, car Benoît XVI affirme au contraire publier son Motu Proprio pour que cessent les divisions au sein de l’Eglise :

"J’en arrive ainsi à la raison positive qui est le motif qui me fait actualiser par ce Motu Proprio celui de 1988. Il s’agit de parvenir à une réconciliation interne au sein de l’Eglise."

Et pour l’abbé de Toulon, cette réponse ne répond à aucune des objections sérieuses et a finalement ouvert une meute sur sa paroisse, avec l’aide des Europa Scouts :

"Monsieur Permingeat n’est pas dans l’esprit du Motu proprio".

A propos de cette affaire, Philippe Maxence, rédacteur en chef de l’Homme nouveau s’inquiète de ce que cette décision de la FSE puisse contribuer à une nouvelle division au sein du scoutisme (intégralité de l’éditorial, pdf).

Michel Janva

Le laïcisme, cause des maux de la France

Jean-Pierre Maugendre est interrogé dans Présent. Extraits :

"L’opposition historique entre une droite attachée à la nation, aux libertés individuelles, aux valeurs morales traditionnelles et une gauche cosmopolite, socialiste et moralement libertaire a volé en éclat. L’ensemble de l’Etablissement politique – droite saumon et gauche caviar confondues – est d’accord pour supprimer les nations au bénéfice d’un gouvernement mondial, conséquence logique du primat de l’économique sur le politique et d’une absence totale de références morales transcendantes. Est-il fait plus significatif de cette « ténébreuse alliance » que le soutien de Nicolas Sarkozy à la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidence du Fonds monétaire international ? […]

L’enjeu majeur de la société française en ce début de XXIe siècle est la substitution progressive, sur notre territoire, d’une population d’origine européenne et de culture chrétienne par d’autres populations d’origines essentiellement africaines et de culture, en bonne part, arabo-musulmane. Ce phénomène n’est pas la cause de nos maux. Il en est la conséquence, principalement en raison de la déchristianisation et de la perte d’identité de la population française.

Une nation c’est une terre et un peuple mais c’est aussi une mémoire et une foi communes. […] L’effondrement démographique qui frappe de plein fouet les Français dits de souche, est la conséquence d’une vision matérialiste et hédoniste de l’existence. […] Cependant ne nous trompons pas d’ennemi : face à la submersion musulmane, la laïcité n’est en aucun cas un rempart […]. C’est le triomphe de la laïcité avec ses conséquences : l’amoralisme, la dénatalité… qui rend possible la montée en puissance musulmane sur notre sol."

MJ