Blogs avec images

Le courage du nonce apostolique en Israël

Mgr Antonio Franco, nonce apostolique en Israël, refuse de participer la semaine prochaine aux commémorations de la Shoah au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem au nom de la défense de la mémoire du pape Pie XII.

"Cela me fait mal d’aller à Yad Vashem et de voir comment y est présenté Pie XII".

La légende d’une photographie présente Pie XII parmi ceux "dont on devrait avoir honte pour ce qu’ils ont fait contre les juifs", déplore le prélat. "Cette photo offense toute l’Eglise catholique. C’est ce que j’ai voulu faire savoir".

La légende de la photo de Pie XII exposée dans l’une des salles du musée présente le pape comme un personnage controversé en raison de son comportement face au génocide. Pourtant, même les archives nazies montrent que Pie XII fut l’ennemi d’Hitler.

Michel Janva

Olivier Besancenot, ennemi des riches ?

Lu dans Présent :

"Olivier Besancenot, petit facteur à Neuilly, candidat des « damnés de la terre », […] a pour compagne une jeune femme qui émarge à 10 000 euros par mois dans une grande maison d‘édition".

MJ

Les objectifs du Hezbollah

Trouvés dans Présent, sous la plume de Maroun Charbel, ces propos de Samir Geagea à l’égard du Hezbollah :

Hezbollah "Quelle est donc la cause de votre existence ? Si ce n’est pas le territoire occupé ? En fait, sayyed Hassan, nous connaissons depuis longtemps la cause de votre existence, mais nous attendions que la vérité apparaisse avec le temps. Mais c’est vous qui la dites. Nous savons que vous voulez libérer toute la Palestine et jeter les juifs à la mer, comme le dit tous les jours le président iranien Mahmoud Ahmadinjad. Vous voulez aussi poursuivre le djihad et chasser les Américains de chaque recoin du monde islamique, du Maghreb jusqu’à l’Indonésie, non seulement militairement, mais aussi politiquement, économiquement et culturellement. Vous voulez libérer la Tchétchénie et puis, ultérieurement, récupérer l’Andalousie et puis après, vous verrez ce que vous ferez du reste du monde… Il reste que les Libanais n’ont rien à voir avec cela. Vous croyez dans la théorie de la grande Oumma et vous voulez combattre en son nom. Vous pouvez le faire tout seul, mais pas sur le dos du peuple libanais. Le Liban est une entité indépendante en soi. Il ne vous est pas possible d’entraîner le peuple libanais dans la guerre ou dans la paix quand vous le décidez. Aujourd’hui, vous prétendez être une résistance. Mais plus de la moitié du peuple libanais ne veut pas de votre résistance ni des objectifs qui sont les vôtres. Nous n’acceptons pas que le Hezbollah se rende maître de notre destin, de celui de nos enfants et de notre patrie. Nous construisons et le Hezbollah détruit. Je vous le dis franchement, sayyed Hassan, vous êtes devenu un fardeau pour nous…"

Michel Janva

Niafles : le maire règlemente le rite de la messe !

Nous vous avions parlé de la curieuse laïcité de ce maire, qui menaçait de poser des scellés sur l’église si l’évêque n’en changeait pas le rite (tridentin) qui y était célébré. La discussion a eu lieu, l’élu ne transgressera pas la loi :

"Le vicaire général et l’abbé Thirault [curé de la paroisse] sont venus nous rencontrer en mairie, jeudi dernier. Je les ai reçus avec mon premier adjoint, Daniel Gendry. On a discuté entre quat’z’yeux. On aura toujours une messe en latin, mais un dimanche sur dix ou onze. Notre église ne sera plus ouverte chaque semaine, mais nous allons rentrer dans la normalité."

La normalité, qu’une église ne soit plus ouverte tous les dimanches ? La normalité, qu’un élu de cette République, qui a violemment séparé l’Eglise et l’Etat, puisse s’ingérer dans le fonctionnement d’une paroisse ?

Dans tous les cas, Niafles n’aurait pas eu le droit de fermer son église. «Sauf cas de péril d’immeuble – risque de danger pour les personnes s’y trouvant – le culte doit être assuré. Un maire n’a pas le droit d’interdire l’accès à son église», explique Jean-François Simon, adjoint au bureau central des cultes au ministère de l’Intérieur.

Michel Janva (merci à B.)

USA : nouvelle bataille autour des cellules embryonnaires

Après la Chambre des représentants, le Sénat a adopté hier, par 63 voix contre 34, un projet de loi levant les restrictions imposées par George W. Bush, qui avait interdit aux chercheurs recevant des subventions fédérales de produire de nouvelles lignées de cellules souches provenant d’embryons humains.

Le président Bush n’entend pas signer le texte que lui enverra le Congrès. Très vite après le vote, il a annoncé dans un communiqué qu’il opposerait son veto à ce projet de loi qui «franchit une limite morale que moi et beaucoup d’autres trouvons inquiétante». L’an dernier, il s’était servi de ce pouvoir pour enterrer un projet de loi semblable (adopté alors par 63 voix contre 37). Dans un communiqué diffusé avant le vote du Sénat, la Maison-Blanche s’était déjà opposée au nouveau projet de loi «car l’argent des contribuables ne doit pas financer la destruction de la vie humaine pour la recherche».

La Chambre et le Sénat peuvent renverser un veto présidentiel avec deux tiers des voix exprimées dans chacune des assemblées.

Michel Janva

La théorie de l’Evolution n’est pas prouvable

Le pape Benoît XVI souligne les insuffisances de la théorie de l’Evolution qui laissent ouvertes des questions fondamentales sur la création de l’humanité, tout en saluant le rôle de la science dans le progrès de la raison, dans son livre Création et évolution, qui retranscrit une conférence tenue en septembre 2006 dans sa résidence d’été de Castel Gandolfo :

"La théorie de l’Evolution n’est pas prouvable empiriquement, car il est impossible de mettre en laboratoire 10.000 générations".

"La vraisemblance [de la théorie de Darwin] n’est pas égale à zéro, mais pas non plus à un. [Elle laisse] de grandes questions ouvertes".

"Il me semble important de souligner que la théorie de l’Evolution implique des questions qui doivent être du ressort de la philosophie et qui mènent elles-mêmes au-delà du domaine de la science".

Michel Janva

Un numéro en cas d’urgence

Les ambulanciers ont remarqué que très souvent lors d’accidents de la route, les blessés ont un téléphone portable sur eux. Toutefois, lors des interventions, on ne sait jamais qui contacter dans ces listes interminables de contacts.

Les ambulanciers ont donc lancé l’idée que chacun d’entre nous rentre dans son répertoire, la personne à contacter en cas d’urgence sous le même pseudonyme. Le pseudonyme international connu est « ICE » (In Case of Emergency). C’est sous ce nom qu’il faut entrer le numéro de la personne à contacter, utilisable par les ambulanciers, la police, les pompiers ou les premiers secours.

Lorsque plusieurs personnes doivent être contactées on peut utiliser ICE1, ICE2, ICE3, etc. Facile à faire, cela ne coûte rien et peut apporter beaucoup. Message à faire passer donc, afin que cela rentre dans les moeurs !

Marie Sophrone

Addendum : il s’agit en fait d’un hoax !

Les actes de violence se multiplient à l’hôpital

Pour les seuls établissements de l’AP-HP, les agressions ont fait un bond de 60% en 2006, rapporte le Figaro. L’opération commando montée à l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis par cinq hommes armés venus libérer un blessé placé en garde à vue pose une fois de plus le problème de la sécurité en milieu hospitalier.

Les personnels sont en première ligne. Selon les chiffres du ministère de la Santé, sur les 3 289 actes de violence signalés à l’hôpital entre septembre 2005 et décembre 2006, allant de la menace aux coups, 77 % d’entre eux ont été portés contre le personnel de santé. "Ce phénomène est en hausse", confirme-t-on à l’Assistance publique des hôpitaux de Paris. Une hausse de plus de 60% !

Le phénomène le plus inquiétant est l’intrusion de plus en plus fréquente des bandes dans les établissements. Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes (Amuhf), explique :

"Quand un jeune de cité arrive chez nous parce qu’il est blessé, ce sont tous les copains qui déboulent. Le personnel est débordé et tout peut dégénérer". "Il ne faut pas transformer l’hôpital en forteresse, mais les entrées doivent être surveillées"

Pour tenter de laisser la violence aux portes des hôpitaux, des préconisations ont été faites par le ministère de la Santé aux responsables des établissements :

"Chaque année, 15 millions d’euros sont débloqués pour financer les mesures de prévention. Cela va de l’installation de caméras de surveillance à l’amélioration de l’éclairage".

Marie Sophrone

Guide électoral (suite)

Daniel Hamiche poursuit la traduction du guide américain destiné aux électeurs catholiques. Il s’agit ici de 5 points non négociables. Extraits :

"Ces cinq points sont relatifs aux actes intrinsèquement mauvais ne devant jamais être promus par la loi […]. Sont intrinsèquement mauvais les actes qui entrent fondamentalement en conflit avec la loi morale : on ne doit en aucun cas les accomplir. C’est un péché grave que d’approuver ou de promouvoir délibérément l’un ou l’autre de ces actes, et nul candidat réellement désireux de faire progresser le bien commun ne doit soutenir d’actes contraires aux principes non négociables qu’impliquent ces points.

    1. L’avortement […]
    2. L’euthanasie […]
    3. La recherche sur les cellules-souche embryonnaires […]
    4. Le clonage humain […]
    5. Le “mariage” homosexuel […]

Les lois sont votées par le pouvoir législatif, appliquées par le pouvoir exécutif et interprétées par le pouvoir judiciaire. Cela signifie que vous devez examiner soigneusement tout candidat à la législature, toute personne se présentant à un poste de l’exécutif et toutes celles que l’on désigne à une fonction judiciaire."

Michel Janva

L’un des héritiers du trône de France

pourrait être Indien. M. de Bourbon est un avocat et propriétaire terrien de 48 ans dont la famille est installée depuis 1775 à Bhopal. Il a gardé de ses ancêtres français la foi dans le catholicisme.

L’histoire des Bourbon indiens vient d’être remise au goût du jour par le Prince Michel de Grèce dans son roman historique, Le Rajah Bourbon. Jean-Philippe de Bourbon, arrivé en Inde en 1560, était le fils du Connétable de Bourbon, cousin du Roi Henri IV.

Michel Janva

François Bayrou dans Famille chrétienne

Après, Jean-Marie Le Pen, Philippe de Villiers, Ségolène Royal, c’est au tour de François Bayrou d’être interrogé par Famille chrétienne. Extraits :

"Dans sa récente exhortation sur l’eucharistie, Benoît XVI demande aux hommes politiques chrétiens d’être cohérents avec leur foi. Comment recevez-vous cette invitation ?

Comme croyant, j’écoute le pape et comme citoyen – et responsable public – je ne reconnais aucune autorité au dessus de ma conscience. Je fais une grande différence entre ces deux ordres. Dans l’ordre du spirituel, l’Eglise me parle. Et je comprends parfaitement qu’elle s’exprime aussi dans l’ordre social… Mais dans ce domaine civique, j’agis seulement en conscience. […]

Vous écrivez que "l’IVG c’est beaucoup de souffrances et beaucoup de dégâts après." Souhaitez-vous réviser la Loi Veil ?

Non. Il y a eu en France un mouvement d’émancipation des femmes vis-à-vis de la maternité et cette revendication de liberté est toujours vivace. Si on ne fait pas l’effort de comprendre cela, on passe tout simplement à côté de la société française ! […]

Dans "Projet d’espoir", vous affirmez que "l’homoparentalité n’est pas un gros mot". Est-ce une provocation ?

Non. Quand un enfant est élevé dans le seul cadre d’un couple homosexuel – dans lequel il a été adopté ou conçu – il n’a de lien juridique qu’avec un seul parent. Je suis donc favorable à la reconnaissance d’un lien d’éducation avec l’autre parent. […]

50 ans après le traité de Rome n’est-il pas paradoxal pour l’héritier de la démocratie chrétienne de refuser la mention des racines chrétiennes de l’Europe ?

L’Europe a des racines chrétiennes. Mais elle a aussi d’autres racines. Elle est héritière de Rome, de l’empire romain et de son goût du droit ; héritière d’Athènes et de sa philosophie ; héritière de Jérusalem ; héritière enfin de tous ceux qui ont rejeté ces héritages. Ne mélangeons l’Histoire avec un texte de droit. Les racines chrétiennes de la France ne sont pas mentionnées dans la constitution française et cela ne pose aucun problème."

Michel Janva

Une autre vision de la délinquance

Cusson Un essai québécois sur la délinquance vient bousculer les idées reçues, il s’intitule La délinquance, une vie choisie entre plaisir et crime (Broché), et son auteur, Maurice Cusson y applique une méthode d’analyse novatrice, très éloignée du paradigme idéologique marxisant de la plupart des sociologues français.

La thèse centrale est simple : les délinquants, loin d’être des individus à part soumis à des déterminismes sociaux qui les gouvernent, sont des hommes ou des femmes qui ont fait un choix tout à fait rationnel et payant à court terme : celui de mépriser la routine du citoyen ordinaire qui travaille, et de privilégier l’aspect festif de la vie, le plaisir, la jouissance :

"Le crime apparaît comme une bonne affaire ; il procure à son auteur les moyens de faire la bringue et de mener la vie qu’il entend vivre"

Très peu sanctionnée par un droit pénal impuissant ou des tribunaux engorgés, la microdélinquance continue de prospérer et de trouver un bénéfice rationnel dans ce mode de vie, souvent considéré avec indulgence par l’entourage, quand celui-ci n’en tire pas indirectement quelques profits. Concernant les sanctions, l’auteur est formel :

"La criminalité décroît très sensiblement quand la probabilité des sanctions croît fortement et elle croît à toute vitesse quand les sanctions sont en chute libre"

Dans la dernière partie de son essai, M. Cusson analyse les origines de la délinquance et de la violence et pose le diagnostic suivant :

"Ni apprise, ni causée par la pauvreté, la violence émerge spontanément chez l’enfant et recule sous l’influence des parents. Si ceux-ci ne jouent pas leur rôle, il arrive que les conduites agressives s’incrustent puis débouchent sur la délinquance"

Le choix de vie délinquant, écrit Cusson, "n’est ni tout à fait libre ni tout à fait contraint". Il tient donc à certaines conditions : la présence d’un milieu criminel qui donne le mauvais exemple, le mauvais encadrement éducatif, l’absence de sanctions, l’abondance des cibles, la compétence académique défaillante et un marché de l’emploi difficile.

Ces considérations sont évidemment d’une grande utilité à l’heure de prédire, de prévenir et de réprimer la délinquance.

Marie Sophrone

Explosion inévitable de la France ?

Alain Soral est interrogé par Jérôme Bourdon dans Rivarol :

"Ecoutez, quoi qu’il arrive, je suis convaincu d’une chose : la France va exploser dans les deux ans qui viennent. On se dirige vers des conflits politiques et sociaux extrêmement durs. Même si le Système se survit à lui-même en plaçant l’un de ses trois candidats, comme de toute façon Bayrou, Ségo ou Sarko sont là pour continuer à faire la même politique euro-mondialiste refusée par les Français auxquels elle cause tant de souffrances, l’explosion est inévitable. Nous ne sommes plus dans le schéma des Trente Glorieuses où ce qui était issu du CNR, de Yalta et du Plan Marshall était globalement profitable au peuple français, en termes d’élévation du niveau de vie […]

[C]ette situation, clairement identifiée depuis le non au référendum, ne peut donc plus durer très longtemps, surtout quand les classes moyennes sont à leur tour touchées de plein fouet. L’Etablissement n’ayant ni le désir ni les moyens de faire une autre politique, il est comme l’entreprise capitaliste : il navigue à vue, truque ses bilans pour retarder la faillite et sait qu’il n’aura plus d’autre choix ensuite qu’entre la prison et le banditisme".

Michel Janva

Un tiers des peines n’est pas appliqué

Lu dans Le Figaro, cette déclaration du président de l’Union syndicale des magistrats :

"Il ne faut pas se leurrer. Un tiers de l’activité correctionnelle demeure virtuelle, les décisions prises ne pouvant toutes être appliquées, faute de personnel pour encadrer les TIG, de places suffisantes en prison ou dans les établissements de la PJJ".

Michel Janva

Nicolas Sarkozy et le droit de vote des immigrés

Nicolas Sarkozy, interrogé par Libération :

"Pourquoi avoir abandonné votre idée d’accorder le droit de vote aux élections locales aux immigrés ? Ce serait un facteur d’intégration…

A titre personnel, je suis pour. Mais c’est une idée qui, aujourd’hui, cristallise les passions, raidit les positions."

Michel Janva

La Franc-maçonnerie et l’élection

Le Grand Orient et la Grande Loge Féminine de France (GLFF, 12.000 "soeurs") ont interpellé les candidats sur, notamment, la laïcité, la parité, la bioéthique et le droit de mourir dignement. Les candidats n’ont pas encore tous répondu. "Leurs réponses seront rendues publiques" avant l’échéance du 22 avril, précise M. Quillardet, grand-maître du GODF.

L’AFP précise :

"le GODF et la GLF sont à l’origine de plusieurs législations. La Loi Veil de 1975 sur la contraception et l’avortement émane d’une sommité de la GLF[ancien grand-maître, NDMJ], Pierre Simon, gynécologue [et membre du cabinet du ministre de la santé, NDMJ], co-fondateur en 1956 du Mouvement français pour le planning familial."

Le GODF a reçu François Bayrou, tandis que Nicolas Sarkozy a participé à un dîner parisien organisé par l’association inter-obédientielle Dialogue et Démocratie en février et il avait célébré le 275e anniversaire de la maçonnerie française.

Michel Janva

Le sens évident des racines chrétiennes de l’Europe

Jean-Marie Le Pen est interrogé dans Le Figaro :

"Les racines chrétiennes de l’Europe : cela a un sens ?

Cela a un sens évident. Tout le monde peut renier sa mère, mais cela n’empêche pas qu’on soit sorti de son ventre. Les autres sont des lâches, ils veulent se coucher devant la pensée unique."

MJ

Les impôts sur le revenu des candidats

13505€ pour Nicolas Sarkozy en 2004, 6679€ pour Jean-Marie Le Pen et 3978€ pour François Bayrou la même année. Selon l’Express, Ségolène Royal n’a en revanche pas souhaité répondre.

Michel Janva

L’Eglise catholique choque Nicolas Sarkozy

Interrogé dans Libération, Nicolas Sarkozy "pense aussi que la sexualité est une identité" :

"Je suis né hétérosexuel. Je ne me suis jamais posé la question du choix de ma sexualité".

Le candidat UMP trouve "choquante" la position de l’Eglise catholique "consistant à dire ‘l’homosexualité est un péché‘". Pourtant l’Eglise dit surtout que l’acte homosexuel est un péché.

Michel Janva

Les candidats notés par la Ligue des droits de l’homme

A l’exception de Jean-Marie Le Pen, Philippe de Villiers, Frédéric Nihous et Gérard Schivardi qui n’ont pas été invités à répondre aux questions et d’Arlette Laguillier, qui n’a répondu qu’à une seule question, la LDH a établit une notation des candidats. Résultats :

  • Dominique Voynet 67 points
  • Olivier Besancenot 66,5
  • Marie-George Buffet 66 points
  • José Bové 55 points
  • Ségolène Royal 42,5 points
  • François Bayrou 27,5 points
  • Sarkozy 2 points

A la lumière de ces "scores", la LDH appelle «les citoyennes et les citoyens à prendre en compte, dans leur choix, cette mesure de l’importance donnée aux droits de l’Homme dans les positions réellement prises par les candidats». Comme le fait remarquer Daoudal :

"Evidemment, ce n’est pas une surprise, mais il est toujours stupéfiant de voir un organisme qui se dit de défense des droits l’homme distinguer parmi leurs meilleurs défenseurs l’authentique représentant du trotskisme (19 sur 20 !), et la représentante d’un parti qui se dit toujours communiste. Autrement dit les héritiers des régimes qui ont le plus violemment et longuement violé tous les droits de l’homme."

Michel Janva

“Guide électoral pour catholiques conséquents”

Daniel Hamiche a traduit le Voter’s Guide for Serious Catholics, rédigé par l’équipe de Catholic Answers, le site d’apologétique catholique créé par Karl Keating. La première version fut éditée en 2004, quelques mois avant l’élection présidentielle de novembre. Sa réception ne fut pas pour rien dans les résultats électoraux du vote catholique de cette année-là où les «cinq questions non négociables» (avortement, euthanasie, manipulations des cellules-souche embryonnaires, clonage humain, “mariage” homosexuel) avaient été au cœur du débat politico-électoral. Extraits :

"Ce guide va vous aider à comprendre la différence entre les positions de candidats qui sont moralement acceptables et celles qui sont si opposées au principe moral fondamental qu’elles sont incompatibles avec toute fonction publique. Pour la plupart des questions qui se présentent devant l’électeur ou le législateur, il s’agit de choisir la politique la plus efficace pour faire passer ou appliquer un principe moral. […] Mais certaines questions relèvent de principes moraux “non négociablesqui n’admettent ni exception ni compromis. La position de quelqu’un s’accorde à ces principes ou ne s’accorde pas. […]

Vous devez, dans toute la mesure du possible, éviter de voter pour des candidats qui avalisent ou promeuvent des politiques intrinsèquement mauvaises. Autant que faire se peut, vous voterez pour ceux qui promeuvent des politiques conformes à la loi morale. Dans de nombreuses élections, il arrive que tous les candidats en lice tiennent des positions moralement inacceptables sur une ou plusieurs des questions “non négociables”. De telles situations placent le citoyen devant des choix ardus. Dans ces cas-là, le citoyen devra voter de manière à limiter au maximum le mal qui pourra être fait par les candidats en lice. […]

Lorsqu’un citoyen vote, il donne en général sa voix à un candidat et c’est celui-ci qui votera directement lois ou programmes. Mais le fait d’agir à un niveau qui précède l’élaboration de la loi, ne libère pas les citoyens de leurs responsabilités car la morale exige qu’on évite de faire le mal dans toute la mesure du possible, même indirectement. Certaines choses sont toujours mauvaises et on ne peut délibérément voter en leur faveur. […] Les citoyens soutiennent indirectement ces choses mauvaises s’ils donnent leurs voix à des candidats qui proposent de les promouvoir. Ainsi, les catholiques doivent, autant que possible, éviter de voter pour tout candidat qui a l’intention de soutenir des programmes ou des lois intrinsèquement mauvais. Si tous les candidats approuvent des politiques moralement nocives, les citoyens doivent voter de manière à limiter le dommage qui peut potentiellement être commis."

Michel Janva

Guillaume Peltier parle du MPF

Vox Galliae rapporte les propos de Guillaume Peltier :

"Plus le vote Villiers sera important, plus nous aurons la certitude d’avoir une vraie politique de droite, sur des sujets essentiels [et] quel que soit le score final [de Philippe de Villiers au soir du premier tour] cette campagne aura permis de prendre date".

"L’objectif est de construire cette force sans laquelle il ne sera pas possible de gouverner à droite."

L’objectif de tout cela "n’est pas de faire 10%" puis de "s’enfermer", mais de "participer à un gouvernement" sur la base de "nos idées".

Marie Sophrone

L’avortement au Brésil ?

Le ministre brésilien de la santé, Jose Gomez Temporao, souhaiterait dépénaliser l’avortement. L’avortement est illégal au Brésil sauf s’il permet de sauver la vie de la mère ou en cas de viol. Un projet de loi a été proposé au Parlement. Il prévoit la possibilité de légaliser l’avortement dans certains cas médicaux, notamment pour les fœtus atteints d’encéphalie (absence du cerveau). Fin mars, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Sao Paulo pour protester.

Le ministre de la santé envisageait d’organiser un referendum sur la question, mais un sondage vient de révéler que 65% des Brésiliens seraient contre un changement de la loi actuelle. Il ne lui reste donc plus que la voie parlementaire mais le Parlement prendra-t-il l’initiative de faire passer une loi qui déplaît à la majorité des Brésiliens ? D’autant que le Pape Benoît XVI se rendra au Brésil du 9 au 13 mai.

Il rencontrera le président Luiz Inacio Lula da Silva le 10 mai à Sao Paolo, au deuxième jour de son voyage. Benoît XVI aura en fin d’après-midi un rendez-vous avec les jeunes catholiques brésiliens dans un stade de Sao Paolo. Vendredi matin, Benoît XVI présidera, toujours à Sao Paolo, une messe de canonisation d’un prêtre brésilien du 18e siècle, Frei Galvao. Dans l’après-midi, il rencontrera les évêques du Brésil avant de partir pour la ville-sanctuaire d’Aparecida. Après diverses rencontres, Benoît XVI célèbrera la messe dimanche devant le sanctuaire dédié à la Vierge. Il présidera dans l’après-midi l’ouverture des travaux de la cinquième conférence générale des évêques d’Amérique latine et des Caraïbes.

Vers une interdiction complète des chimères

en Grande-Bretagne. Un projet de loi devrait être examiné pour interdire totalement la création de chimères embryonnaires mi-animale mi-humaine.

MJ

Le “mariage” homosexuel consacrerait la fin du mariage civil

Catherine Labrusse-Riou, professeur à l’université Paris-I, s’oppose dans Le Monde au "mariage" homosexuel :

"Je crois que la consécration du mariage homosexuel serait de nature, à terme, à remettre en cause la structure même du droit de la famille basée sur la différence généalogique des lignes paternelle et maternelle. La déstructuration des institutions civiles de la famille me paraît dangereuse. […] Si le mariage homosexuel était consacré par la loi, les grandes religions dotées d’un droit de la famille – catholique, juive, musulmane – pourraient demander que le mariage civil ne soit plus un préalable nécessaire à la célébration religieuse."

Michel Janva

Pologne : quelle collaboration avec le communisme ?

Sous la plume d’Alexandra Viatteau dans Diploweb :

"[U]ne loi polonaise de mars 2007 invite les professionnels et intellectuels du secteur public (diplomates, hommes de loi, universitaires, professeurs, journalistes…) à faire un acte équivalent à celui que l’Eglise demande au personnel ecclésiastique : signaler à l’Institut de la mémoire nationale (IPN) s’ils ont collaboré  et éventuellement sous quelle forme. […] Qu’en est-il exactement de la réalité de ce mot systématiquement utilisé par les médias ?

Elle distingue 7 réalités, qui vont du choix volontaire aux infiltrations de la résistance, en passant par ceux qui ont été contraints et forcés de signer une déclaration quelconque. Mais cette distinction ne plaît pas à tout le monde :

"une partie des personnalités visées à gauche, voudrait l’éviter et le refuse parfois avec beaucoup d’irritation, notamment dans les milieux hostiles à l’Eglise, et qui voulaient que les projecteurs médiatiques soient braqués sur la «collaboration» dans l’Eglise [on se souvient de la démission de Mgr Wielgus, NDMJ], notamment pour compromettre ses interventions actuelles contre le laïcisme «transnational». Cependant, ils voulaient que l’investigation n’atteigne pas leur propre milieu.

En tout cas, il est important de faire la différence qui s’impose entre ces sept catégories de «collaboration», qui n’en sont pas toujours. Car, il faut qualifier les choses avec une grande précision, pour éviter la confusion des concepts, et il faut demander cet effort aux médias, afin qu’ils ne servent pas à perpétuer l’injustice envers des hommes, la désinformation sur des statistiques forcément imprécises et l’intoxication des intelligences par le régime, la police politique et  la propagande communistes à titre posthume."

Michel Janva

Une diplomatie, reflet de l’état de la société

Dans la revue Géoéconomie, Pascal Lorot fait remarquer que

"La France n’a jamais paru autant en décalage par rapport à un monde qui se développe et s’ouvre rapidement. […] L’échec du référendum marque la disparition du dernier axe clair d’une diplomatie hésitante. Le monde multipolaire appelé de ses vœux par Jacques Chirac […] est toujours à construire."

Après avoir fait remarquer que l’influence de la France à l’étranger s’érode gravement, il conclue qu’:

"Au fond, les difficultés afférentes à notre politique étrangère ne sauraient être dissociées de celles caractérisant la société française dans son ensemble. Une diplomatie n’est que l’expression de l’état d’une société, c’est-à-dire de son dynamisme comme de la clarté de ses objectifs. En ce sens, notre diplomatie incertaine et aux succès contrastés est bien en phase avec une société en mal de vitalité et même d’identité".

Michel Janva

Attentats à Alger

Après les attentats-suicides à Casablanca hier au Maroc, c’est l’Algérie qui est touchée aujourd’hui. Le premier bilan des deux attentats qui ont secoué Alger ce matin fait état d’au moins 17 morts et 82 blessés. Un premier attentat à la voiture piégée a eu lieu à l’entrée du Palais du gouvernement au centre-ville, qui abrite notamment les services du ministère de l’Intérieur, faisant 9 morts et 32 blessés. Un deuxième attentat a visé le commissariat de police de Bab Ezzouar, dans la banlieue est de la capitale, près de l’aéroport international d’Alger, faisant 8 morts et 50 blessés. Les deux attentats ont eu lieu quasi-simultanément vers 10h 45.

Michel Janva

Au second tour

Voici l’avis d’Armoricus dans Présent :

"[A] moins d’avoir opéré un choix au hasard pour le premier tour, ce qui n’est tout de même pas la démarche de la plupart des votants, il semblerait, ayant fait un choix réfléchi, qu’on puisse s’y tenir. Il paraît donc aberrant, pour beaucoup, d’avoir à changer de candidat quinze jours plus tard. L’argument le plus insidieux, pour justifier des virages à 180°, étant, en désespoir de cause, de se déterminer «pour un moindre mal». Or, cette démarche est aussi contraignante que peu démocratique. […]

Alors, me direz-vous, quelle autre alternative peut bien s’offrir ? Il apparaît qu’il en existe une, quand bien même frappée elle aussi de nullité, qui serait de maintenir son choix initial. Si cette démarche était adoptée par des centaines de milliers d‘électeurs, cela se saurait, car, le dépouillement du scrutin étant public, le résultat exact n‘échappe à personne. Cette démarche obstinée donnerait à réfléchir aux politiques et serait en même temps une gifle aux médias si imbus de leur pouvoir parallèle.

La méthode est donc simple. Au premier tour, on se munit de deux bulletins identiques, au nom du candidat choisi. Le premier est déposé dans l’urne au premier tour. Le second servira derechef pour le second tour. Il me semble qu’il y a là une démarche raisonnée. Elle proclamerait le droit qu’a chacun de ne pas changer d’avis. Par ailleurs, elle demeure une marque de fidélité voire de respect pour le candidat choisi. […]En définitive, le vote répétitif permettrait de se réaffirmer et d’avoir la satisfaction intime de ne pas être réduit à l‘état de girouette."

Simple hic : quid des électeurs qui doivent s’exprimer via les machines électroniques ?

Michel Janva

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services