Pour Pierre Pujo : « ni Ségo ni Sarko »
L’éditorialiste de l’Action Française 2000 explique :
"Avec elle, il faut s’attendre à une forte augmentation des charges financières de l’État, des aides et des subventions de toutes sortes. […] C’est peut-être sur le plan international que son entrée à l’Élysée risque d’être le moins catastrophique. Jean-Pierre Chevènement et l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine pourraient garantir la prise en compte prioritaire des intérêts français […].
Faut-il alors placer ses espoirs dans Nicolas Sarkozy […]. Le personnage est dévoré par une ambition immodérée. Il est prêt à toutes les promesses, à toutes les concessions, pour satisfaire sa soif de pouvoir. […] Le plus inquiétant chez lui touche à la politique extérieure. Il se montrera plus complaisant à l’égard des États-Unis que Jacques Chirac et moins désireux que lui de maintenir avec la Russie des relations de compréhension mutuelle. Au Proche-Orient, ses sympathies, il ne s’en cache pas, vont à Israël beaucoup plus qu’aux Palestiniens. C’est à propos de l’Union européenne que M. Sarkozy inquiète le plus. Il est prêt à consentir à tous les abandons de souveraineté et à s’aligner sur l’Allemande Angela Merkel qui ne cache pas ses projets fédéralistes… Ses conseillers "européens" s’appellent Michel Barnier, Alain Lamassoure, Pierre Lelouche. Ils nous inspirent du point de vue français la plus grande méfiance.
Le second tour de l’élection présidentielle impose aux Français un choix impossible. Les deux candidats ont approuvé la Constitution européenne en 2005 et ne le regrettent pas, au contraire. Leurs flatteries des dernières semaines adressées aux patriotes français ne doivent pas tromper. L’un et l’autre représentent un danger pour l’existence d’une France souveraine."
Femmes au foyer et sur internet
Si leur travail était rémunéré, Lahire nous a indiqué qu’elles gagneraient 101000€ par an.
Elles ne les gagnent pas, mais pour faire reconnaître et respecter ce travail indispensable et irremplaçable, les femmes au foyer ont ouvert leur blog.
Cours de diplomatie vaticane pour des musulmans
Une vingtaine de diplomates de pays à majorité musulmane ont été invités à un cours sur la politique internationale du Vatican à partir de lundi, une initiative sans précédent de la Fondation de l’Université pontificale grégorienne. Cet enseignement intitulé "l’Eglise catholique et la politique internationale du Saint-Siège" aura lieu jusqu’au 27 mai et se déroulera à Rome puis à Turin. Selon le président de la Fondation, le père Franco Imoda
"Il s’agit de rendre la diplomatie du Saint-Siège plus compréhensible et de fournir des éléments pour mieux faire comprendre les structures et le fonctionnement de l’Eglise comme institution internationale".
Il a indiqué avoir eu l’idée de ce projet bien avant la polémique déclenchée suite aux propos du pape Benoît XVI à Ratisbonne.
Les diplomates et conseillers d’ambassades invités sont originaires d’Algérie, Albanie, Arabie saoudite, Bahreïn, Egypte, Emirats arabes unis, Jordanie, Koweït, Iran, Irak, Liban, Maroc, Syrie et Turquie. Un diplomate du Monténégro, à population majoritairement orthodoxe mais qui compte une forte composante musulmane, a également été invité.
Le président des biblistes protestants
Maître-assistant enseignant les relations État-Églises à la Baylor University (Waco, Texas), la plus grande université baptiste au monde, Francis J. Beckwith, président de l’Evangelical Theological Society (ETS) , fondée en 1949 à Cincinnati (Ohio) vient d’annoncer sa réconciliation et sa pleine communion avec l’Église catholique.
MJ
13 ans et 97 récidives !
Un adolescent de 13 ans a été interpellé après avoir causé un accident au volant d’une voiture volée, sur la commune de Rognonas (Bouches-du-Rhône). Grièvement blessé, il a été transporté à l’hôpital.
Lorsque les policiers ont passé l’identité de l’adolescent au fichier, ils ont constaté qu’il avait déjà fait l’objet de 97 procédures pour des faits de vols et de vols avec violences.
En novembre dernier, il avait comparu devant le tribunal pour enfants d’Avignon pour 55 dossiers de vol de bijoux, de téléphones portables ou encore de vélos. Il avait été placé dans un centre éducatif renforcé de l’Isère qu’il avait quitté depuis. Il avait précédemment fréquenté d’autres foyers dont il avait fugué à plusieurs reprises.
Sarkozy et Royal incarnent-ils « deux France » ?
L’expression a du succès, de Valeurs actuelles au Monde . Jean Madiran (article en accès libre) ne la fait pas sienne :
La bipolarisation automatique de tout scrutin à deux tours conduit les deux candidats du second à exagérer artificiellement leurs différences, à les gonfler jusqu‘à paraître comme incarnant "deux France", ce qui implique qu’il n’en existe aucune autre. Tout l’espace politique est ainsi occupé.
Les « deux France » s’opposent, on l’a vu par le débat de mercredi, sur des questions techniques et des choix statistiques, les chiffres pleuvent en averses contradictoires, mais les "valeurs" les plus décisives sont les mêmes.
Un évêque agressé en Belgique
Cette nuit, l’évêque de Tournai, Mgr Harpigny, a été agressé dans ses appartements. Il a été brutalisé. Il est notamment contusionné au visage. Il passe actuellement des examens médicaux.
MJ (via le FC)
La Banque mondiale promeut l’avortement
Toujours dans Présent. A noter que les termes anodins de "santé reproductive" recouvrent des pratiques malthusiennes, abortives et eugénistes :
"Mardi dernier, la Banque mondiale, sous la pression des directeurs originaires de la Belgique, de la Suisse, de la France, de l’Allemagne et de la Norvège, a approuvé une nouvelle politique de santé opposable aux pays recevant aides et prêts où figure implicitement l’accès à l’avortement légal. […] Dans un communiqué rendu public mardi, la Banque mondiale […] promet de «fournir aux Etats toute aide financière et technique qu’ils pourraient réclamer dans ce domaine».
Elle s’engage explicitement à étudier les «contraintes multi-sectorielles de réduction de la fertilité» et à assister les pays «dans le renforcement de leur politique de population» et financera notamment le planning familial dans ces pays. Elle «générera la demande pour les systèmes et l’information en matière de santé reproductive» (autrement dit : elle créera une demande qui n’existe pas) et pour la réduction des «différences de genre»."
L’écologie c’est aussi la lutte contre la pilule
"Alors que l’on nous répète qu’il va falloir adopter des comportements écologiques et que l’Union européenne vient d’édicter de nouvelles normes pour les chasses d’eau (sic), une étude parue le 17 avril dans le Scientific American est passée à peu près inaperçue dans le milieu de l’extrémisme vert. On y apprend que la consommation massive de pilules contraceptives par des millions de femmes aux Etats-Unis (12 millions d’unités par jour) conduit au rejet dans les cours d’eau américains de doses d’œstrogènes qui ne sont pas sans conséquences sur l’environnement.
Ces hormones synthétiques ne sont pas totalement démantelées par les systèmes d’épuration : résultat, des poissons qui les absorbent en subissent les effets. L’institut chargé des pêcheries en eau douce (Freshwater Institute Fisheries and Oceans section) affirme ainsi avoir pu contrôler neuf poissons au genre indéterminé : il s’agissait de mâles d’origine qui produisent désormais des œufs…"
Polémique autour du 26 mars 1962
Fin avril, Le Monde avait fait état d’une lettre de M. Sarkozy à des associations de rapatriés français d’Algérie, dans laquelle il affirmait sa volonté de ne pas "sombrer dans la démagogie de la repentance". Il souhaitait que les "victimes françaises innocentes" de la guerre d’Algérie et "tout particulièrement les victimes du 26 mars 1962" se voient reconnaître la qualité de "morts pour la France". Ces propos ont provoqué une polémique : la Ligue des droits de l’homme et le Premier ministre algérien Abdelaziz Belkhadem accusent Nicolas Sarkozy de vouloir réhabiliter l’Organisation de l’Armée Secrète (OAS) !
Quoique l’on pense de la crédibilité des promesses de Nicolas Sarkozy (qui avait déposé une gerbe à Alger sur le Monument aux martyrs dédié aux terroristes du FLN) ou de l’OAS, il convient tout de même de rappeller la réalité :
Alors que le cessez le feu a été signé (le 19 mars), le quartier de Bab el Oued est interdit aux forces de l’ordre. Des coups de feu vont y être échangés. L’armée et la gendarmerie pénètrent dans ce quartier à grands renforts de blindés. Les troupes tirent sur les balcons, dans les rues, sur les façades, des maisons. L’aviation mitraille les toits, les perquisitions se succèdent, les appartements sont saccagés. Les blessés, les malades ne sont pas soignés. Les morts ne sont pas enterrés. Il n’y a plus de ravitaillement…. Bab el Oued est transformé en véritable ghetto.
Alors, le reste de la population va apporter son soutien, quelques vivres et un peu d’amitié à ce quartier. Une manifestation pacifique est organisée. Mais subitement, l’armée française tire sur ordre du gouvernement français sur une population innocente. Une centaine de morts, plus de 200 blessés, des rescapés de ce génocide traumatisés à vie, des familles anéanties à jamais. Les victimes de la rue d’Isly resteront comme une tache sur l’histoire de France.
Le satanisme en hausse
La Croix s’inquiète des profanations et constate que les jeunes sont adeptes du satanisme. 1er avril, 51 tombes juives du cimetière de Lille-Sud sont dégradées. Le 19 avril, 52 stèles musulmanes du cimetière militaire Notre-Dame de Lorette, près d’Arras, sont recouvertes d’inscriptions nazies. 2 jours plus tard, 5 jeunes sont pris en flagrant délit dans le cimetière Sainte-Marie, au Havre, après avoir eu le temps de profaner 180 tombes. Dans la nuit du 30 avril au 1er mai, 114 tombes chrétiennes ont été vandalisées au Mesnil-sur-Oger, petit village de la Marne. Toutefois, ce recensement est incomplet : il y manque notamment les profanations d’églises : en Bourgogne, à Perpignan, en Lorraine, sans oublier le cimetière de Léhon, de Bischwiller et une statue de la Vierge à Marseille.
Tous ces événements se sont déroulés au mois d’avril.
Les experts le constatent : les profanations se suivent par vagues. Spécialiste des mouvements sataniques et néonazis et membre de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), Jacky Cordonnier ajoute :
"Le mois d’avril est traditionnellement une période faste : le 30 est à la fois l’anniversaire de la mort d’Adolf Hitler et de la fondation de l’“Église de Satan” aux États-Unis."
Les satanistes et les néonazis sont deux des profils les plus courants de profanateurs. Selon le Père Benoît Domergues, spécialiste du satanisme, le nombre de ces actes serait en hausse et certains groupes musicaux, sites Internet, jeux de rôles et même jeux vidéo en feraient «la promotion».
Amnesty International USA est pro-avortement… mais ne veut pas que ça se sache
Amnesty n’avait jusqu’à maintenant pas de position officielle sur l’avortement, sinon une opposition aux avortements forcés. Mais un changement était dans l’air : certains voulaient inscrire la défense de l’avortement légal dans les objectifs de l’organisation, et nous avons évoqué (ici, ici, ici) les discussions en cours.
Le blog de la revue First Things rapporte non seulement que la branche américaine de AI a entériné ce changement – mais qu’elle cherche de surcroît à le dissimuler. Des documents accessibles aux seuls membres de l’organisation indiquent en toute lettre : "Il est très important d’être averti que cette position ne sera pas à l’heure actuelle rendu publique."
Pire, l’organisation donne à ses membres des éléments de langage pour dissimuler la réalité de ce changement, quand il sera rendu public : ils doivent écrire à leurs journaux pour prétendre qu’il ne s’agirait que de considérer la "dépénalisation" de l’avortement comme faisant partie des combats de AI, mais pas la légalisation… distinction spécieuse s’il en est.
De nombreux catholiques ont pu jusqu’ici s’associer à l’action (parfois criticable, pour d’autres raisons) d’Amnesty. Son fondateur Peter Benenson, décédé en 2005, s’était lui-même converti au catholicisme – et ce n’est peut-être pas un hasard si cette dérive pro-avortement s’est amplifiée après sa mort.
Mais si les indiscrétions de sa branche américaine reflètent la nouvelle position de l’ensemble de l’organisation, cette collaboration de catholiques pourrait prendre fin, comme le disait l’été dernier le cardinal Martino :
"J’ai beaucoup d’estime pour Amnesty mais en [adoptant une positon pro-avortement], ils se coupent eux-même les mains. J’espère qu’ils ne le feront pas, parce que s’ils le font, ils se disqualifient comme défenseurs des droits de l’homme."
On comprend qu’AI repousse, y compris par des subterfuges, le moment où elle devra se couper de ses donateurs catholiques…
Le mini-traité européen déjà en préparation
Nicolas Sarkozy a assuré jeudi que trois des principaux dirigeants européens et le président de la Commission européenne lui avaient donné leur accord sur l’adoption d’un mini-traité européen.
Le candidat de l’UMP propose l’adoption d’un mini-traité européen sans le plébiscite du peuple. Il a déclaré :
"J’ai pris des contacts avant. On doit se préparer à la fonction présidentielle. Je ne dis pas que je serai élu mais j’ai dû me préparer à cela."
MJ
Philippe de Villiers et les missions du MPF en cas de victoire de Nicolas Sarkozy
Constatant que nombre de ses thèmes de campagne ont été abordés par les deux candidats au cours du débat télévisé, le président du MPF considère dans un communiqué que :
"Ce débat consacre donc, de fait, la victoire idéologique de Philippe de Villiers et du Mouvement Pour la France."
Et se fixe d’ores et déjà quatre missions en cas de victoire de Nicolas Sarkozy pour lequel il appelle à voter dimanche :
1) Veiller scrupuleusement à ce que les promesses électorales de droite que le candidat de l’UMP a faites hier soir soient réellement appliquées ;
2) Bloquer les propositions que Nicolas Sarkozy a empruntées à la gauche (droit de vote des étrangers, Contrat d’union civile pour les couples homosexuels, libéralisation de l’euthanasie) ou qui sont d’inspiration communautariste (financement public des mosquées, discrimination positive, etc.) ;
3) Rappeler Nicolas Sarkozy, son gouvernement et sa majorité parlementaire à leurs engagements en cas de bras de fer avec la gauche, la rue ou les syndicats et les empêcher de céder comme par le passé aux « minorités agissantes » qui bloquent les réformes dont notre pays à tant besoin.
4) Défendre coûte que coûte le « non » du peuple français en rejetant toute nouvelle Constitution ou tout traité qui ne serait qu’un « copier-coller » des dispositions contenues dans la Constitution européenne rejetée massivement par les Français le 29 mai 2005.
Faire campagne en arabe ?
C’est ce qu’a fait Jean-François Debiol, candidat UMP dans le Rhône (et membre du FRS), en diffusant des tracts en arabe en faveur de Nicolas Sarkozy. On lui souhaite bon courage pour traduire les clips et le site de campagne…
MJ
Paul-Marie Couteaux
…appelle à voter blanc et à rejoindre le RIF (Rassemblement pour l’Indépendance et la Souveraineté de la France) :
"J’appelle tous les Français qui le 29 mai 2005 ont dit "non" à exprimer leur refus de ce grave détournement de démocratie en déposant dans les urnes un bulletin blanc."
MNR vs mosquée de Montreuil
Le recours devant le tribunal administratif formé par le Mouvement national républicain contre le bail de la mosquée de Montreuil s’est vu conforté par l’avis du commissaire du gouvernement. Ce dernier a estimé "que le bail emphytéotique concédé pour un euro symbolique par an s’assimile à une subvention déguisée de ce culte". Le délibéré du tribunal administratif est attendu dans un mois. Le communiqué de la mairie se veut fataliste :
"Etant donné la jurisprudence de Marseille et de Lille où les décisions du tribunal administratif ont été négatives pour les mosquées dans des cas similaires, nous pensons que Montreuil subira la même décision mais nous ferons appel auprès du Conseil d’Etat".
Le conseil municipal du 25 septembre 2003 avait adopté deux délibérations similaires, à l’unanimité moins la représentante du MNR, pour la construction d’une mosquée et d’une synagogue.
La position de Nicolas Sarkozy
… sur le traité constitutionnel, étudié par e-deo.
L’ « école de Marie »
En ce début du mois de mai, mois de Marie, Benoît XVI a confié tous les fidèles à la protection de la Vierge Marie, les invitant à prier le chapelet, spécialement les jeunes.
A la fin de l’audience, le pape a salué les jeunes, les malades et les jeunes mariés en disant, en italien :
"Chers jeunes, mettez-vous chaque jour à l’école de la très sainte Vierge Marie, pour apprendre d’elle à accomplir la volonté de Dieu. En contemplant la Mère du Christ crucifié, sachez, chers malades, accueillir la valeur salvifique de toute croix, même les plus lourdes. Et vous, chers jeunes mariés, invoquez sa protection maternelle, afin que dans votre famille règne toujours le climat de la maison de Nazareth".
Profanation satanique dans la Marne
114 tombes chrétiennes ont été vandalisées, notamment avec des inscriptions sataniques, dans la nuit de lundi à mardi à Mesnil-sur-Oger (Marne). Cette profanation survient après celle du cimetière d’Hautvillers, un tranquille village viticole près d’Epernay, où une soixantaine de tombes chrétiennes avaient été dégradées dans la nuit du 21 au 22 avril. Selon le procureur :
"Des croix ont été descellées pour être placées selon des rites sataniques. On peut commencer à faire le lien, avec un processus opératoire relativement similaire, avec notamment le Christ placé à l’entrée du cimetière, tête renversée et recouvert de peinture".
En outre, les dates de début et du fin d’un rite satanique correspondent à celles de la dégradation des deux cimetières, a-t-il ajouté en substance, citant "des personnes qui s’intéressent à ces milieux-là".
E-Deo se voit décerner un « bonnet d’âne » de SOS Homophobie
… pour avoir dénoncé un festival de propagande "gay" à Saint-Etienne.
Le Salon Beige lui adresse ses chaleureuses félicitations.
HV
Rejoyce fête ses 10 ans
… ce soir à Paris – avec notamment Glorious et Theos en concert.
HV (via E-Deo)
Henry de Lesquen appelle
… à ne pas donner une voix pour Nicolas Sarkozy :
"souvenons-nous de cette phrase terrible par laquelle Nicolas Sarkozy conclut son livre programme de juillet 2006, Témoignage : «Je pense que les Français attendent une France d’après. (…) C’est une France où l’expression “Français de souche” aura disparu.» (p. 280). […] La “France d’après” dont il parle, c’est la France d’après la France, un territoire sans identité, livré à une immigration sans limite."
Le nouveau budget de l’UE
L’avant-projet de budget européen présenté hier par la Commission européenne pour l’année 2008 marque un tournant. Pour la première fois, les dépenses agricoles cèdent en effet la première place dans l’enveloppe communautaire. La commissaire Dania Grybauskaité a indiqué :
"Davantage de crédits sont désormais disponibles pour les politiques axées sur le progrès économique."
Sur les 129,2 Md€ prévus en crédits d’engagement (soit une progression de 2% par rapport à 2007), les financements attribués à la politique agricole commune et à la ruralité, resteront stables, à 56,3 Md€. En revanche, les dépenses destinées à la recherche, aux aides régionales, aux réseaux de transports, ou à la formation, atteindront au total 57,2 Md€, en hausse de 4,2 % sur un an. La préparation du budget 2008, qui doit être approuvé par le Parlement européen et le Conseil d’ici décembre, intervient alors que la Commission commence à réfléchir à la remise à plat des finances communautaires, décidée par les gouvernements en 2005 pour l’horizon 2008-2009.
En principe, les dépenses affectées à la politique de soutien des prix agricoles sont gelées jusqu’en 2013, en vertu d’un accord entre MM. Chirac et Schröder. Mais le rééquilibrage du budget doit mettre un terme à la prépondérance de la politique agricole, dont la France demeure la principale bénéficiaire.
AME : près d’un milliard d’euros de dette
Près d’un milliard d’euros : c’est le montant de la dette de l’Etat à l’assurance-maladie au titre de l’aide médicale d’Etat (AME). L’AME permet aux étrangers sans titre de séjour de bénéficier d’une couverture maladie gratuite. C’est un rapport de l’inspection générale des finances et des affaires sociales remis, il y a un mois (!), aux ministres des finances et de la santé, qui révèle ce chiffre. Document, que le gouvernement s’est gardé de publier avant les élections.
Depuis 2002, la majorité parlementaire a systématiquement sous-budgétisé ce dispositif, lui affectant des crédits à hauteur de 233 M€ alors que les besoins sont deux fois supérieurs.
Liberté d’éducation : comparatif des finalistes
C’est un peu long, mais le comparatif proposé par Jeanne Smits vaut la lecture :
"Il est certain que les propositions de Ségolène Royal ont de quoi glacer le sang des parents […]. La plus spectaculaire d’entre elles […] c’est la scolarisation obligatoire dès trois ans. […] [L]a mesure irait de pair avec une multitude de dispositions qui laissent augurer le pire quant à la mainmise étatique sur les âmes et les intelligences de nos enfants. […]
Ségolène, c’est encore un renforcement du carcan scolaire par une révision de la carte scolaire en vue d’une vraie «mixité sociale» […] Imposera-t-elle les mêmes mesures à l’enseignement libre sous contrat ? Ce serait en tout cas dans sa logique, d’autant qu’elle a déjà envoyé des signaux indiquant, par exemple, qu’elle compte supprimer les mesures de financement par les communes de la scolarisation dans le privé sous contrat.
L’échec scolaire, qu’elle ne peut passer sous silence, elle entend le combattre par l’étatisation des cours particuliers : gratuits, dispensés par des professeurs de l’Education nationale et donc sous sa coupe.
Quant à l’enseignement hors contrat, catholique notamment, elle en a professé sa haine dans des propos privés : et concrètement, peu avant l’époque où elle mettait en chantier la distribution de la pilule du lendemain dans les collèges et lycées, elle approuvait chaleureusement les mesures de contrôle accrues sur les écoles vraiment libres. Ces mesures de 1998, exigeant la déclaration des enfants scolarisés dans ces établissements et un contrôle du contenu des enseignements n’ont pas été appliquées avec rigueur à ce jour. […]
Nicolas Sarkozy […] veut le respect de «l’autorité» et de la «liberté pédagogique» qui sont en réalité l’attente des parents. Mais les solutions proposées sont parfois les mêmes […] : comme l’extension des études dirigées (on cherche toujours à soustraire systématiquement les enfants à l’influence des familles). Nicolas Sarkozy affirme, cela dit, vouloir renforcer la liberté de choix des parents et l’autonomie des établissements. Il annonce notamment qu’il faut mettre fin à la limitation absurde du nombre de places autorisées dans l’enseignement libre sous contrat […]. On serait prêt à applaudir… si l’enseignement sous contrat était véritablement libre, or rien dans le programme de Sarkozy n’annonce, pas même verbalement, la disparition du carcan du recrutement des professeurs et des programmes.
Quand Sarkozy promet d’en finir avec la carte scolaire […] c’est pour annoncer aussitôt, dans son programme : «une obligation de mixité sociale, géographique et scolaire des effectifs, qui pèsera sur les établissements». […]
Sur le plan de l’action passée, on n’a guère vu Sarkozy à l’œuvre sur le chapitre de l’éducation et de l’école. Mais il n’a jamais suggéré de revenir sur le désastre de l’Education nationale, ni sur les mesures qui, progressivement, ont vidé l’école libre de sa substance et de son identité. […] Ce que l’on sait, en revanche, et c’est une constante de ses propositions, c’est qu’il souhaite augmenter la «surveillance» des jeunes et des familles. Il l’a fait directement, en tant que ministre de l’Intérieur, en imposant le dépistage psychologique des «comportements à risques» dès la maternelle pour la «prévention de la délinquance». La loi qui limite le droit des parents d’instruire eux-mêmes leurs enfants à domicile, adoptée en février par un gouvernement dont il était solidaire, s’inscrit dans une même logique. Et impose une surveillance psychologique de la femme enceinte au cours des trois premiers mois de sa grossesse, et des consultations psychologiques régulières pour les enfants sous couleur de les «protéger» des abus de leurs parents. […]
A cela s’ajoutent et se superposent la réglementation et la politique européennes en matière d’éducation. Sur le plan national, le futur président de la République aura ainsi les mains liées par l’Europe […]. Tant qu’un candidat n’évoque pas cette réalité, il n’est pas crédible."
Le débat entre erreurs et mensonges
Par Olivier Figueras :
"[P]rès des trois-quarts des décisions prises aujourd’hui par les Etats-membres de l’Union européenne sont, en réalité, décidées à Bruxelles. On a pu nous chanter, mercredi soir, d’admirables choses – notamment sur l’économie : des baisses de TVA, en veux-tu en voilà, etc. Que ne l’ont-ils fait, l’un et l’autre, lorsqu’ils étaient aux affaires ?
Que ne l’ont-ils fait ? La réponse est claire : la France ne peux prendre la plupart de ces décisions sans l’aval de Bruxelles. Elle a d’ailleurs été condamnée à plusieurs reprises pour l’avoir tenté. Il m’étonnerait fort que Ségolène Royal ne soit pas au courant. Quoique… Je suis sûr que Nicolas Sarkozy n’en ignore rien. D’autant plus sûr, qu’il a cru bon, pour justifier ses dires, de nous rappeler qu’il avait été patron de Bercy…
Entre erreurs et mensonges – il en est quelques autres… –, il y a de quoi être resté sur sa faim. Ou ses premières impressions."
Le débat vu par Jean Madiran
Dans Présent :
"La différence d’attitude – d’attitude artificiellement affichée – tient à ce que Ségo a sauté sur chaque occasion de se montrer violemment indignée par la personne de Sarko et par ses propos ; tandis que Sarko cherchait avec obstination, mais en vain, des occasions consensuelles, où il aurait pu apparaître comme l’initiateur de consolants accords Sarko-Ségo.
Leader de passage de cette droite parlementaire complice depuis trente ans (depuis Giscard président) de tant d’infamies ivégistes, homophiles et libertaires, Sarko se dit fier d‘être « de droite », à la différence de ses prédécesseurs qui en paraissaient honteux, mais une fois cela dit, il court à la recherche de bons points, de bonnes notes, de satisfecit décernés par la gauche. Il a parlé comme s’il était là pour doucement convaincre Ségo, tandis qu’elle parlait carrément pour le montrer détestable. Il voulait sans doute se montrer rassurant ; il a donné l’image clignotante d’une droite incorrigiblement molle".
