Russie : le nombre d’athées diminue
Le nombre d’athées en Russie a baissé de moitié en 15 ans et celui des pratiquants réguliers a même été multiplié par 4. Ces données ont été révélées la semaine dernière par l’Institut moscovite pour les projections sociales. Et si de nouvelles églises pouvaient être construites dans des régions encore dépourvues, cette tendance devrait se poursuivre ces 10 prochaines années, estiment les experts.
Actuellement, selon l’étude de l’Institut moscovite pour les projections sociales, 62% des habitants de la Russie s’affirment chrétiens orthodoxes, 7% musulmans, un peu plus de 1% disent appartenir à une autre confession ou religion, 15% sont athées, alors que 14% croient en Dieu, mais sans référence à une communauté religieuse particulière. 9% des Russes affirment se rendre régulièrement dans leur lieu de culte.
Téléthon : mise en garde de Mgr Cattenoz
La polémique sur le Téléthon prend un nouveau tournant, avec la publication d’un communiqué de Mgr Cattenoz :
"Chaque année, le Téléthon fait appel – comme d’autres évènements – à la générosité des français. Chaque année, les français sont heureux d’être réunis dans un élan national de solidarité qui, grâce à la télévision, est aussi gigantesque que festif. Comme évêque, je salue le dévouement des organisateurs, l’enthousiasme de ceux qui participent aux nombreuses activités proposées et l’aide financière apportée par tous ceux qui donnent dans l’intention d’aider la recherche sur les maladies rares.
Néanmoins, pour que cet effort garde tout son sens, il faut souhaiter que les fonds collectés servent intégralement à des recherches scientifiques qui respectent la vie à tous les stades de son existence et n’atteignent en rien à la dignité de l’homme. Je souhaite que tous les donateurs restent vigilants sur l’utilisation des fonds collectés par le Téléthon et qu’ils puissent assurer un véritable droit de regard pour la pleine réussite d’une opération qui, en soi, mérite d’être soutenue.
Comme tout élan de solidarité, le Téléthon est et sera beau dans la mesure où il respecte et respectera l’homme et tout homme, même dans ses stades les plus fragiles."
Robert Spieler croit au rassemblement
Le président d’Alsace d’abord, faché avec le Front National depuis 1989, a fait sa visite aux BBR. Il donne ses impressions :
"[J]’ai été heureux de revoir de nombreux camarades que j’avais perdus de vue. […] Certains hiérarchiseront leur adhésion affective à ces concepts, mais ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. […]
J’ai en effet rencontré Dieudonné et nous avons échangé quelques propos : très sympathique, intelligent, rebelle, rigolard et sérieux à la fois. Un curieux mélange que j’apprécie à vrai dire, même si je ne partage pas toutes ses analyses. Quant à sa présence aux BBR, je pense qu’elle est courageuse et normale. Courageuse, car il faut oser, comme il le fait, dire merde au système qui terrorise nos peuples, normale car dans une démocratie digne de ce nom, le dialogue est le bienvenu. […] Dieudo n’a pas à me réconcilier avec le Lepenisme. Je suis un homme libre. Quand Le Pen dit des vérités, je l’approuve et quand je suis en désaccord, je le dis aussi. Que cela plaise ou déplaise : me ne frego (je m’en fous). […]
Je crois au rassemblement des énergies, au rassemblement autour de projets communs. […] Je crois que l’avenir se situe dans ces convergences de volontés, de luttes et d’initiatives. Nous n’avons de toute façon pas le choix. Nous sommes le dos au mur. […] J’apporterai mon soutien à l’élection présidentielle au candidat le plus résolument opposé au «système à décérébrer nos peuples». J’expliquerai et exprimerai le moment venu mon choix."
Avortement : fermeté de l’archévêque de Monaco
Alors qu’un texte qui pourrait légaliser l’avortement à Monaco est en cours de discussion au Conseil, Mgr Barsi, Archevêque de Monaco, a fait poser des placards dans toutes les églises :
"Une proposition de loi vient d’être déposée devant le Conseil National en vue d’une éventuelle légalisation de certains types d’avortements. Avant même de connaître l’issue de la procédure qui vient de s’ouvrir et des débats contradictoires auxquels elle donnera lieu, je tiens à rappeler quelques principes fondamentaux qui relèvent non pas d’une morale religieuse mais de la loi naturelle elle-même qui s’applique à toute société civilisée moderne :
Les progrès de la science nous apprennent que la vie commence dès la conception. Ce que l’on appelle "interruption de grossesse" – quel qu’en soit le motif – reste donc un avortement, c’est-à-dire la suppression d’une vie. […] La loi civile ne peut jamais faire l’économie de la loi morale. Ce n’est pas en légalisant "l’interruption de grossesse pour motif médical ou viol" que l’on aidera vraiment les femmes, les couples et les familles, mais plutôt en les accompagnant, dans nos institutions, par la mise en place de mesures de solidarité concrète."
Le MPF attaque violemment le FN
Suite aux BBR, le MPF consacre l’essentiel de sa page d’actualités à attaquer le FN :
"l’élection présidentielle passée, le Front national devrait selon toute vraisemblance exploser, ceux qui aspirent à crédibiliser le message national (la majorité des cadres), sans toutefois abandonner les idées défendues par le FN depuis l’origine, ne pouvant cohabiter plus longtemps avec une petite minorité qui se complait dans des arrière-pensées inavouables."
"Imposée par Marine Le Pen, qui a gagné l’âpre bataille interne contre Bruno Gollnisch [sic], cette stratégie [de dédiabolisation] vise, depuis 2002, à polir l’image du FN, à «décaricaturer» son discours, et à faire du FN un parti de gouvernement crédible".
"le FN est irréformable de l’intérieur […] [La] candidature [de Le Pen est] inutile […] stérile […] inefficace […] voire néfaste".
"le FN est un bateau ivre ballotté au gré des vagues, tiraillé entre l’aspiration à une dédiabolisation et les vieux démons simplistes, outranciers et caricaturaux…"
Il y a plus d’un an, Jean Madiran craignait déjà que la stratégie du MPF le conduise inéluctablement "à traiter le Front national comme son principal ennemi." Enfin, on remarque que, tant dans les derniers communiqués que dans la page actualités, il n’y a strictement aucune critique du discours de Jean-Marie Le Pen aux BBR : un silence qui prouve qu’il n’y a pas de fossé entre le MPF et le FN sur le strict plan des idées. Le reste n’est que querelles de personnes ou stratégie électorale.
Dupont-Aignan : ni pro-vie ni pro-famille
Interrogé sur 5 years later, Nicolas Dupont-Aignan précise son programme présidentiel. Extraits choisis :
1. La reconnaissance d’unions juridiques pour les homosexuels :
"Je ne suis pas hostile à la création d’une forme d’union plus solennelle pour les homosexuels [conclue en Mairie]. Néanmoins, je pose 2 réserves : que cela n’aie pas d’incidence sur la question de l’adoption, car chaque enfant doit être élevé par un père et une mère. Que cela ne porte pas atteinte non plus à l’institution du mariage et de la famille [sic]."
2. L’avortement :
"[I]l est important, en effet, de «débanaliser» cet acte qui entraîne plus souvent qu’on ne le croit des séquelles psychologiques. En bref, oui à la liberté de choix des femmes, mais en toute connaissance de cause pour les premières intéressées."
3. L’islam :
"Il est courageux de dire à l’islam : il n’est plus acceptable de cautionner la violence, comme le font certains qui interprètent un peu trop littéralement ou de manière sélective le Coran. […] L’invention par la France, si elle se ressaisit enfin à l’occasion de la prochaine élection présidentielle, d’un islam modernisé, laïc, universaliste, serait un grand service qu’elle rendrait au monde."
La prochaine Révolution bleue
…aura lieu jeudi 16 novembre de 18h à 19h place du Châtelet à Paris. Le thème portera sur les racines chrétiennes (et non musulmanes) de l’Europe.
MJ
Téléthon : l’ADV s’engage à nouveau.
Déjà en 2005, Tugdual Derville, délégué général de l’Alliance pour les droits de la vie (ADV), appellait les Français à porter un autre regard sur le Télethon. Son président, le docteur Xavier Mirabel, lui-même père d’un enfant atteint de maladie chromosomique, déclarait : "le Téléthon a ouvert dans le coeur de nombreux Français les vannes du dévouement au travers d’évènements sportifs, culturels, artistiques… Beaucoup ne se rendent pas compte de l’idéologie qui se cache désormais derrière cette fête".
Réagissant dès le 10 novembre à la polémique lancée par le diocèse de Fréjus-Toulon, Tugdual Derville va dans le même sens dans un communiqué où il déclare notamment : " Il est urgent pour l’AFM de restaurer la confiance et la transparence avec ses bénévoles, ses donateurs et les personnes porteuses de maladies génétiques qui sont attachés au respect de l’intégrité de l’embryon humain comme à un droit fondamental de l’homme. C’est à l’AFM de s’engager à leur garantir 1) que leurs dons ne seront pas utilisés pour détruire des embryons humains porteurs ou non de myopathie, 2) que ces sommes ne seront pas utilisées pour expérimenter sur des embryons humains ou promouvoir pareille expérimentation".
La France, bonnet d’âne du sentiment religieux
17% seulement des sondés français déclarent que la religion est importante dans leur vie quotidienne : la France est dernière des 20 pays étudiés par l’agence Angus Reid. Le chiffre est de 63% aux Etats-Unis (en nette baisse par rapport à 1992, quand il était de 83%), 31% en Espagne, 24% en Allemagne et 23% au Royaume-Uni.
Une corrélation intéressante : 60% des sondés se disant optimistes quant à l’avenir déclarent que la religion compte pour eux, tandis que 63% des pessimistes disent qu’elle ne compte pas.
Les chiffres par pays doivent toutefois être pris avec une certaine prudence : l’échantillon global était de moins de 6000, soit moins de 300 par pays en moyenne.
Henri Védas (via LifeSite)
Après les élections, quelles perspectives pour les pro-vie américains ?
Le journaliste catholique américain Russell Shaw, membre du Conseil pontifical pour les communications sociales, a confié son analyse à l’agence Zenit.
Après avoir rappelé les "progrès très significatifs" obtenus par le mouvement pro-vie depuis l’élection de Bush il y a 6 ans (cellules souche, avortement par naissance partielle, Cour suprême…), il reconnaît que les résultats électoraux de la semaine dernière auront un "impact très négatif".
Un nombre important de membres pro-vie du Congrès ont été battus – des gens comme le sénateur Rick Santorum en Pennsylvanie […]. Ce qui veut dire qu’il n’y aura pas de nouvelle législation pro-vie au niveau fédéral dans les deux années à venir. Il s’agira plutôt de consacrer toute son énergie à protéger les gains déjà obtenus.
Plus inquiétant encore, la faction pro-choix du nouveau Sénat sera capable de rejeter n’importe quel candidat à la Cour suprême désigné par le Président et qui ressemblerait à Roberts ou Alito. […]
Le mouvement pro-vie a également subi un revers très sérieux au Dakota du Sud. Les électeurs y ont nettement rejeté une nouvelle loi intransigeante sur l’avortement, que le parlement de l’Etat avait adoptée en février dernier et dont les partisans attendaient qu’elle remettre en cause l’arrêt Roe vs Wade devant les tribunaux. L’intention était bonne, mais la stratégie s’est retournée contre ses auteurs.
Mais, comme le rappelait le Père Pavone, "culturellement, la tendance reste favorable" aux pro-vie aux Etats-Unis.
L’UE déconseille la démocratie directe
La Pologne a annoncé qu’elle n’adopterait l’euro que s’il est approuvé par un référendum, qui pourrait avoir lieu en 2010. Un responsable de la Commission de Bruxelles réagit :
"Au vu de l’expérience récente en France et aux Pays-Bas en matière de référendum, nous ne conseillerions à personne d’en organiser un."
La Commission contre la démocratie ? On commençait à le percevoir, mais autant que ce soit elle qui le dise.
Henri Védas (via NRO)
Les soirées du Forum catholique
Le très médiatique Forum Catholique se lance maintenant dans les soirées à débat avec des personnalités du monde catholique afin de permettre à ses 1070 (à l’heure où j’écris) inscrits (et à tous ceux qui le souhaitent) de s’informer directement à la source. Voilà un bon moyen de contourner la désinformation médiatique qui fait rage actuellement, notamment depuis la création de l’Institut du Bon Pasteur et les rumeurs persistantes du retour "de la messe en latin", comme l’écrivent par facilité ou ignorance nos médias.
Ces discussions ont lieu les lundi soir de 18h30 à 22h. Hier, c’est l’abbé Ribeton, supérieur du district de France de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre (voir ici les questions-réponses) qui a subi en direct un assaut de questions. Lundi prochain, c’est au tour de l’historien Luc Perrin, auteur d’un excellent article sur la communion dans la diversité, de participer. D’autres débats sont au programme, dont un avec des personnalités de la presse et un autre avec le Père Alain, supérieur de Riaumont.
Chronique de la culture de mort
Le Parlement sud-africain a voté une loi autorisant le "mariage" homosexuel, devenant ainsi le premier pays du continent à légaliser l’union entre deux personnes du même sexe. 230 membres du Parlement ont voté pour, 41 contre et 3 se sont abstenus après un débat agité. La loi autorise l’officialisation d’unions de personnes du même sexe par mariage ou par partenariat civil.
Le gouvernement a estimé que la nouvelle législation faisait partie de son engagement à combattre toute forme de discrimination. Soyons cyniques : au nom de le lutte contre toute discrimination, à quand une légalisation des unions polygames voire incestueuses ? Comme quoi, l’argument de non-discrimination est irrationnel : la communauté congugale (un homme et une femme) est l’origine et le fondement de la société humaine, la famille est la cellule première et vitale de la société (Apostolicam Actuositatem, n°11).
Parodier la Cène ne serait pas une injure
On se souvient de la publicité des créateurs de mode Marithé et François Girbaud parodiant la Cène. Un procès avait été gagné par nos évêques (via l’association Croyance et Liberté) en 2005. La société avait fait appel et la Cour de cassation a estimé que la publicité ne constituait pas une injure aux catholiques, dans un arrêt rendu par sa 1ère chambre civile, cassant une décision rendue par la cour d’appel de Paris.
On attend que Marithé et François Girbaud aient le ‘courage’ d’essayer de faire une pub singeant, à des fins moralement commerciales bien entendu, les religions juive ou musulmane. Chiche.
Michel Janva (merci à CB)
UMP : Rivière débouté
On se souvient que le député UMP Jérôme Rivière a été écarté par l’UMP lors du processus d’investiture de son parti pour les élections législatives de juin 2007. Le tribunal de grande instance de Paris a débouté mardi le député UMP des Alpes-Maritimes, qui avait contesté la décision. Jérôme Rivière avait invoqué une violation des statuts de l’UMP.
Lyon : église de la Duchère
L’AGRIF condamne cette violence anti-catholique et se portera partie civile.
MJ
Un Noël en France ni Français ni chrétien
C’est l’idée du Printemps, avec son opération "Mille et un Noël", associant le Maroc et dont le coup d’envoi a été fait par Jamel Debbouze, en présence du ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale du Maroc, Adil Douiri, de l’ambassadeur du Maroc en France, Fathallah Sijilmassi et de la présidente du Printemps. Vitrines dédiées à l’artisanat, l’art de vivre et au design marocains, danses et chants gnaouis ont ponctué cette manifestation. Adil Douiri a indiqué que cette opération de promotion est une première manifestation pour introduire les produits d’artisanat marocain dans les grands magasins européens et qu’elle va profiter aux artisans et aux producteurs marocains. Pour reprendre la publicité du Printemps "Laissez-vous envoûter par un hiver au Printemps, métissé d’or et de lumière où tous les rêves sont possibles !"…
Je n’ai rien contre le Maroc, mais à titre personnel, je préfère me laisser envoûter par la joie de la crèche et fêter Noël avec les excellents produits traditionnels du terroir français.
Michel Janva (merci à A.)
Abolition de l’avortement : l’art du possible
Il est souvent question dans ce Salon de la nécessité politique de procéder par étapes successives et mesurées dans le but nécessaire d’abroger l’avortement. A l’occasion du rejet par référendum de la loi abrogeant l’avortement dans le Dakota du Sud, Jeanne Smits revient sur cette prudence politique :
"Il semblerait que ce soit le caractère absolu de l’interdiction (y compris en cas de viol ou d’inceste) qui ait fait peser la balance de l’autre côté. Echec donc, pour la vie, mais quoi qu’il en soit l’exemple proposé par cet Etat américain a déjà entraîné des initiatives supplémentaires dans d’autres Etats et l’édifice juridique de Roe versus Wade s’en trouve sinon ébranlé, du moins assiégé.
L’affaire pose de façon aiguë la question de ce qu’il est possible de faire en politique. Un texte moins radical… moins radicalement juste !, aurait permis que moins de meurtres légaux de tout-petits soient commis dans et aurait à ce titre pu recueillir, peut-être, davantage de voix. Les partisans d’une interdiction totale auraient pu apporter leur soutien à un texte moins satisfaisant au titre du bien qui pouvait en résulter.
Alors : est-ce une erreur de "tout" demander, alors que les esprits ne sont pas mûrs ? Cette question est cruciale dans les combats pro-vie aujourd’hui. Elle appelle à la fois à une vraie réflexion, à la lumière de la vérité mais aussi de la prudence politique, et à un autre combat : celui de l’information sur la réalité du caractère criminel de l’avortement, quelle que soit l’origine de la grossesse que l’on cherche à arrêter. Deux éléments qui devraient au fond aller de pair : c’est l’affirmation claire d’une opposition totale à la légalité du crime sur les tout-petits qui permet, pour les besoins du moment et selon les circonstances, de demander concrètement une mesure pas totalement satisfaisante mais allant dans la bonne direction.
Quoi qu’il en soit, il faut bien comprendre qu’à l’heure actuelle, une loi du genre de celle du Dakota du Sud n’a pas d’énormes chances de passer le barrage de la Cour Suprême. Le texte a eu un rôle de ballon d’essai, finalement pas si raté si l’on considère que près d’un électeur sur 2 dans le Dakota, 45 %, ne s’est pas laissé influencer par le discours sur le viol et l’inceste dont il s’agit maintenant de montrer qu’il n’est pas véritablement au service des femmes, mais sert à promouvoir l’avortement sous couleur de "compassion"."
Le fait de procéder par étapes implique nécessairement de définir clairement le but que l’on se donne. Car sans but clairement avoué, on provoque des incompréhensions de part et d’autres qui nuisent à l’action politique et on finit en reculades ou compromissions, voire en abandon. Une fois le but clairement défini, c’est au politique de choisir une stratégie par étapes (non-remboursement, réduction du délai, information, aide aux mères, interdiction partielle puis totale…).
Diaposon sur les BBR
… sur le site du Monde : un montage d’interviews de participants à la "Convention présidentielle" du FN.
Assouplissement des visas pour les Algériens
Michel rapportait que M. Sarkozy allait l’annoncer : c’est fait.
A quoi sert un député ?
La Revue Parlementaire pose ce constat accablant : le Parlement est devenu une simple chambre d’enregistrement des décisions de l’Exécutif. En 2002, les 365 députés UMP allaient faire passer les réformes dont ils rêvaient depuis 1997. Après presque 5 ans, le ton a changé, les espoirs se sont dégonflés. Réaction de Philippe Cochet (Député UMP du Rhône) :
"Arrivé en 2002, je trouve très frustrant le travail de député. […] L’état de frustration d’un parlementaire est terrible. Dans l’opposition, on ne peut pas faire grand chose et dans la majorité la seule option si on n’est pas d’accord est de renverser le gouvernement. Quand on s’en prend plein la figure localement et qu’on se rend compte que nos informations ne remontent pas, il y a de quoi être furieux !"
Pour Alain Gest (Député UMP de la Somme) :
"En 1993, quand je suis arrivé au Parlement pour mon premier mandat, nous étions tout feu tout flamme et nous voulions faire de grandes réformes. J’ai vite appris au cours de mon premier mandat que les parlementaires peuvent difficilement exercer leur fonction de contrôle. […] Le Parlement est censé contrôler le Président : en réalité le Président décide l’essentiel et le Parlement contrôle à la marge."
Même chose pour Bernard Depierre (Député UMP de la Côte-d’Or) :
"Le pouvoir réel du Parlement aujourd’hui est relatif pour ne pas dire très mince. Il suffit de prendre les chiffres pour comprendre : entre 30 et 40 projets de loi (textes qui émanent du gouvernement) sont examinés chaque année, alors que seulement 5 à 6 propositions de lois (qui sont le fruit du travail des députés) sont inscrites à l’ordre du jour de l’Assemblée. (…) Nous avons la sensation désagréable parfois de n’être qu’une Chambre d’enregistrement."
Jean-Jacques Descamps (Député UMP d’Indre-et-Loire, Ancien Ministre) :
"Nous sommes rentrés dans un système où la majorité parlementaire est condamnée à n’être quasiment plus qu’à la botte du gouvernement […]. Nous sommes donc condamnés au silence. […] L’exemple de la mission 35 heures est révélateur : nous avions le droit de travailler sur le sujet mais pas de transformer nos travaux en propositions de loi de notre initiative".
Jean-Michel Fourgous (Député UMP des Yvelines) :
"Le Parlement n’a aujourd’hui plus de pouvoir. […] Toutes les propositions des parlementaires sont au préalable passées au "scan" des énarques du pouvoir exécutif et de l’Administration."
Ceci confirme une chose quant au proche avenir : l’élection présidentielle est bien plus importante que les législatives qui suivront.
Michel Janva (merci à EP)
Mgr Vingt-Trois à propos du Téléthon
Sur Radio Notre-Dame (rapporté par Gènéthique.org) :
"[C]e n’est pas parce que le Téléthon est une entreprise généreuse, parce qu’il a permis de grand progrès, d’abord dans la prise de conscience de l’existence des enfants myopathes et ensuite dans la recherche pour des traitements contre la myopathie, que ça lui donne un chèque en blanc"
Il est devenu impossible de parler librement de l’islam
C’est le constat de Sébastien Vibert, rédacteur en chef adjoint du magazine Complément d’enquête, lorsqu’il a préparé le numéro diffusé ce soir (à 22h40 sur France 2), sur les relations entre les confessions chrétiennes et la religion islamique. L’entreprise n’a pas été facile pour les reporters de France 2. Robert Redecker, qui vit sous protection policière 24h/24, a refusé d’être filmé pour des raisons de sécurité :
"Nous avons longuement discuté avec lui par e-mails, puis nous l’avons rencontré là où il se cache. Il a beaucoup hésité à témoigner mais nous n’avons pas réussi à le convaincre d’accepter une interview. C’est un homme dont la vie a basculé du jour au lendemain, simplement pour avoir écrit un texte."
Pas facile, non plus, de témoigner à visage découvert, lorsque l’on fait partie de ces 10 000 anciens musulmans de France convertis au christianisme. La plupart des personnes contactées par les journalistes n’ont accepté de parler qu’à la condition d’être floutées ou masquées. «L’islam n’admet pas que l’on abjure sa religion, explique Benoît Duquesne, qui sera entouré ce soir d’Odon Vallet, docteur en sciences des religions, et Mgr Riocreux, évêque de Pontoise. Ces convertis vivent souvent dans le secret. De son côté, l’Église catholique cultive aussi la discrétion, elle ne court pas après les musulmans.»
Les chrétiens d’Orient ont également du mal à vivre leur foi au grand jour. Pour preuve, l’histoire du père Pierre, qui vient de quitter la Turquie, où il a vécu 12 ans. Le 2 juillet dernier, il a été poignardé dans une ruelle proche de son église. Il s’agit de la troisième agression contre un prêtre depuis le début de l’année en Turquie. Pour Vibert :
"Nos reportages nous ont confortés dans l’idée qu’il existe un réel malaise dans le monde des religions, un malaise sur lequel Benoît XVI a mis le doigt."
Une “structure de péché” cimente la culture de mort
François Pascal, gérant d’APVS, signe l’éditorial du dernier bulletin de l’association Choisir la Vie. On y lit cette réflexion :
Les méthodes naturelles de régulation des naissances, parce qu’elles […] affranchissent le couple de la tutelle médicale, ne peuvent rivaliser sur la place publique avec les méthodes artificielles. Contraception et procréation médicalement assistée génèrent des profits colossaux, et une branche complète de la médecine, la gynécologie, en est dépendante à plus de 60% pour ses revenus. […]
Le Dr Benoît Bayle a pu écrire, dans une thèse de doctorat, que la société contemporaine est fondée sur la destruction embryonnaire comme la société romaine était fondée sur l’esclavage : l’Empire tout entier en étant économiquement dépendant, son abolition […] était tout bonnement impossible. Le système s’auto-alimentant devient, de fait, toujours plus difficile à inverser. Jean-Paul II désignait ce phénomène "structures de péché." [ici]
L’abolition de l’avortement, coeur de cette culture de mort, sera donc un combat de longue haleine, comme le fut celle de l’esclavage – raison de plus pour se mobiliser sans attendre :
-
Samedi prochain à l’occasion du 20e anniversaire de SOS Tout-Petits, dans plusieurs dizaines de villes;
-
et bien sûr, le 21 janvier prochain, la 3e Marche Nationale pour la Vie.
Policiers tabassés
Deux policiers ont été roués de coups et blessés par un groupe lors d’un contrôle routier lundi à Lormont dans la banlieue de Bordeaux. Les deux hommes, du groupe de sécurité de proximité (GPS) du commissariat de Cenon sur la rive droite de l’agglomération bordelaise, contrôlaient trois adolescents sur un scooter. Ils ont été “pris à partie par une vingtaine de jeunes, âgés de 20 à 25 ans apparemment”. “Ils ont été roués de coups avant l’intervention des renforts qui les ont mis en fuite”.
Toute limitation de la croissance se fait au détriment des pauvres!
C’est Claude Allègre qui le dit! Dans sa tribune à l’Express.
Dans les années 1970, les mondes politique et économique furent interpellés par un slogan: «Halte à la croissance!» […] On voit réapparaître la même philosophie sous des formes à peine modifiées.
Ces idées ne sont ni plus ni moins que celles de Malthus, suivant
lesquelles la population augmente selon une progression géométrique,
alors que les ressources naturelles ne croissent qu’en progression
arithmétique. Il proposait de modérer la fécondité des pauvres afin
qu’ils puissent nourrir leurs enfants!
Toute limitation de la croissance se fait au détriment des pauvres!
C’est une vision de riches! L’homme doit certes trouver un équilibre
avec sa planète, mais en faisant entrer l’écologie comme l’un des
moteurs de l’économie.
Comme le fait remarquer l’institut Hayek:
Question : mais que fait Claude Allègre au Parti socialiste ?
L’UMP propose un PACS+ pour les homosexuels
L’UMP propose dans son projet législatif pour 2007 le "contrat civil" qui serait "signé en mairie", pour les homosexuels, mais sans droit à filiation ni adoption. Ce "contrat d’union signé en mairie" donnerait aux couples homosexuels l’égalité en matière de droits successoraux, sociaux et fiscaux.
Selon Philippe de Villiers, "il s’agit d’un mariage homosexuel bis, mariage qui est la dernière étape avant l’adoption".
Quand Küng parle de Benoît XVI
Henri Tincq dresse dans Le Monde un portait, forcément élogieux dans un quotidien progressiste, du théologien Hans Küng (ordonné prêtre en 1954), dont les écrits ont été condamnés par l’Eglise et qui a été interdit d’enseignement pour un livre subversif sur l’infaillibilité du pape. Benoît XVI et Hans Küng ont été professeurs ensemble, ils se connaissent par coeur et s’estiment. Elu pape, l’un des premiers gestes de Benoît XVI sera d’inviter à Castelgandolfo son ancien collègue. Ils ne s’étaient pas revus depuis 1983.
Voici ce que dit notamment Hans Küng de Joseph Ratzinger :
"Lui a étudié, comme moi, nuit et jour. Et parler avec lui est un vrai plaisir intellectuel. Il est beaucoup plus sceptique que son prédécesseur sur l’impact des voyages et grands rassemblements et plus lucide sur les défauts de l’Eglise."
Expulsions : le bidouillage de Sarkozy
A compter du 1er janvier 2007, Roumains et Bulgares, entrés dans l’UE, pourront franchir librement les frontières de l’U.E. et donc de la France. Cela ne dissuade pas le ministère de l’Intérieur de les expulser à un rythme accéléré durant les dernières semaines de 2006. Selon la police, l’objectif du cabinet du ministre de l’Intérieur est d’atteindre le chiffre symbolique des 25 000 expulsions annuelles. La raison : l’éloignement des ressortissants des Pays de l’Est se déroule le plus souvent sans incident, tandis que lors des mêmes opérations menées avec des Africains ou des Magrébins, les rebellions et violences sont monnaies courantes.
Ces opérations coûtent cher pour un résultat dérisoire, puisque, dans 6 semaines, les frontières seront ouvertes aux ressortissants des nouveaux pays membres. Le 3 novembre, un avion d’Air France affrété par le ministère ramenait à Budapest 75 Roumains en situation irrégulière. L’opération qui a mobilisé 86 policiers a coûté environ 400000€.






