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Les candidats et la Constitution européenne

C’est Jean-Marie Le Pen qui récapitule les propositions de ses adversaires sur ce sujet :

"M. Sarkozy, après avoir défendu un mini-traité constitutionnel (amputé de la partie III sur les politiques de l’Union) veut maintenant un traité simplifié. Où est la différence entre les deux formules ? Pour ma part, je n’en vois pas. Le scandale réside dans la manière de ratifier en catimini la nouvelle Constitution européenne par voie parlementaire. Ce qu’a décidé souverainement le peuple français serait défait par le Congrès. Il s’agirait, et je pèse mes mots, d’un véritable hold-up pseudo-démocratique, d’un coup d’Etat institutionnel digne d’une république bananière. […]

Madame Royal, à l’inverse de M. Sarkozy, veut un maxi-traité, un traité "vitaminé" auquel on ajouterait un protocole social. L’ennui c’est qu’il existe déjà aux articles III-209 à III-224 mais personne ne lui a dit. Ce traité indigeste serait ratifié par referendum en juin 2009 en même temps que les élections européennes.

Quant à M. Bayrou, il veut une Union européenne à "deux cercles" reprenant la théorie peu originale et éculée des cercles concentriques ou groupes pionniers chers à Jacques Chirac. Nous rappellerons à M. Bayrou qui n’a sans doute jamais lu les Traités européens ni la Constitution européenne que la théorie des deux cercles figurait dans feue la Constitution européenne sous la dénomination de "coopérations renforcées" et y occupait même un chapitre. M. Bayrou veut un texte "bref, dense, significatif, pas "mini" (suivez mon regard !) mais solide, lisible par tout le monde" et également ratifié en 2009 par referendum.

Nos trois impétrants oublient, d’une part que le texte de la Constitution européenne est caduc depuis les rejets français et néerlandais et, d’autre part, qu’ils ne sont pas seuls en Europe et que la procédure, le contenu du texte et la date de sa ratification ne dépendent pas d’eux. Mais l’affaire est d’importance d’autant que le Président élu en mai 2007 assurera au second semestre 2008 la Présidence de l’Union européenne […]."

Michel Janva

L’UE cède devant la Turquie

Les négociations entre l’Union européenne et la Turquie en vue de son entrée en Europe vont reprendre le 29 mars sans que celle-ci ait cédé aux exigences des Européens qui exigent la réouverture de ses aéroports et de ses ports aux bateaux et aux avions chypriotes. Les autorités turques se félicitent de cette reprise des négociations.

MJ

Mgr CATTENOZ s’invite dans la campagne présidentielle

Cattenoz

Mgr Cattenoz a signé le 22 mars une "lettre ouverte aux candidats" qui ne devrait pas passer inaperçue tant par la force de son contenu que par le fait qu’elle éclaire les fidèles sur les critères de choix en matière électorale.

Son constat sur la situation en France est lucide : "MESDAMES ET MESSIEURS LES CANDIDATS, quand je vous écoute, j’ai mal pour mon pays (…) Aujourd’hui, je suis consterné par vos programmes qui portent en eux les germes d’une culture de mort pour notre société".

L’intention de Mgr Cattenoz est clairement affichée. En tant qu’évêque, il veut éclairer les consciences sur des sujets où l’Eglise a le devoir de s’exprimer sans pour autant donner de consigne de vote : "(…) il ne m’appartient pas de prendre position publiquement pour l’un ou l’une d’entre vous (…) Je voudrais seulement vous alerter et alerter tous les hommes de bonne volonté sur plusieurs points de la campagne électorale dont les enjeux me semblent majeurs pour l’avenir de notre pays".

" Au nom de l’Évangile, je veux défendre la vie, l’Évangile de la vie".

Sur la défense de a famille :

" La famille est le sanctuaire de la vie (…) L’institution du mariage, fondement de la famille échappe à la fantaisie de l’homme ; le mariage plonge ses racines dans la réalité la plus profonde de l’homme et de la femme, il est l’union de l’homme et de la femme (…) Or la plupart de vos programmes électoraux, loin de protéger et de promouvoir la famille fondée sur le mariage monogame entre l’homme et la femme, ouvrent la porte au mariage entre personnes du même sexe et à l’adoption d’enfants par des couples homosexuels (…)Toute tentative de relativiser le mariage en lui donnant le même statut que d’autres formes d’unions radicalement différentes est dangereuse pour notre société. Tout cela offense la famille et contribue à la déstabiliser en voilant sa spécificité et son rôle social unique".

Sur le respect de la vie :

" La banalisation de l’avortement et le silence sur les conséquences psychologiques, les blessures et les souffrances cachées qui marquent à jamais les femmes sont intolérables (…) La liberté de tuer n’est pas une vraie liberté, mais une tyrannie (…) Alors que la peine de mort a été abolie pour une question de principe, l’avortement devrait être considéré comme atteignant la dignité de la personne à naître. Certes, l’avortement est désormais inscrit dans les lois, mais il n’en demeure pas moins immoral au regard de l’Évangile et de l’Évangile de la vie"

" La vie humaine est sacrée, de son commencement naturel jusqu’à son terme. Tout être humain a le droit au respect intégral de ce bien qui est pour lui primordial. Nous ne pouvons accepter la promotion de lois visant à légaliser l’euthanasie".

" La manipulation des embryons fait peser une lourde menace sur notre société. L’embryon est un être vivant qui possède un patrimoine génétique humain (…) Effectivement, cette manipulation débouche sur un eugénisme subtil. En effet, le dépistage prénatal a changé de nature, il n’est plus destiné à traiter mais bien à supprimer. Un tel dépistage renvoie à une perspective terrifiante, celle de l’éradication (…) Plusieurs de vos programmes construisent pas à pas une politique de santé qui flirte avec l’eugénisme".

Sur le bien commun :

" Certes, il appartient aux politiques de gouverner, mais je ne peux m’empêcher de vous rappeler que l’économie se doit d’être au service de l’homme et du bien commun dans le respect de la justice sociale et de la solidarité humaine".

Les lecteurs du Salon Beige me pardonneront la longueur de ce post mais cette lettre ouverte, dont la lecture intégrale est indispensable, constitue probablement une première en France. Il s’agit là d’une initiative courageuse dans un pays où le laïcisme est dévastateur y compris inconsciemment chez les catholiques. Merci Monseigneur de nous éclairer et de prendre part au débat dans cette campagne électorale si terne. Espérons que cette bonne nouvelle d’Avignon ne soit que la première d’une longue série…

Philippe Carhon   

Le drame du refroidissement de la planète

C’était le cri d’alarme lancé par des scientifiques en 1975.

MJ

Tout le monde est Français

Il suffit juste d’avoir un enfant et de le mettre à l’école en France.

MJ

Daniel Hamiche ouvre son blog

Journaliste à Radio Courtoisie, à l’Homme Nouveau et à moult autres publications, l’américanophile Daniel Hamiche vient d’ouvrir americatho : l’actualité catholique aux Etats-Unis.

MJ

Equateur: premier congrès pro-vie et famille

Le premier congrès "Pro-vie et famille" s’était ouvert le 21 mars
en Equateur, pour "dénoncer la culture de mort et proclamer la
vérité intégrale sur la vie et sur la famille à la lumière de l’Evangile et de
la doctrine de l’Eglise", précise l’agence vaticane Fides.

Ce congrès national a lieu à Guayaquil
sur le thème "La vérité intégrale sur la vie et sur la famille". Il
est organisé par la Conférence épiscopale équatorienne, par l’archidiocèse de
Guayaquil et par le Conseil équatorien des laïcs catholiques.

Parmi les objectifs spécifiques, Fides relève : enraciner la culture de la vie
et de la famille
; engager toutes les personnes de bonne volonté à promouvoir
des actions évangélisatrices en faveur de la vie et de la famille; renforcer le
réseau Pro-vie à tous les niveaux.

La clôture du Congrès a eu lieu dimanche matin 25 mars, coïncidant avec la
célébration de la Journée de l’enfant à naître et l’anniversaire de la
consécration de l’Equateur au Sacré-Cœur de Jésus et de Marie : les résolutions
finales ont été lues avant que soit célébrée la messe de clôture.

Une grande avancée pour ce pays et une organisation exemplaire dont la
France pourrait s’inspirer. En effet , l’unité des mouvements pro-vie et un
message clair et fort de nos évêques sur l’avortement et l’euthanaise
pourraient (auraient pu?) peser pendant cette campagne présidentielle en rappelant de manière forte l’enseignement de l’Église.

Marie Sophrone

La famille présente et absente des débats

C’est le constat d’Eric Branca, directeur délégué de la rédaction, sur le blog de Valeurs actuelles.

Et de conclure par une sévère critique sur le vide de cette campagne et la manque de courage des politiques à aborder les vrais sujets.

Marie Sophrone

NON C’EST NON

593020723886L’anniversaire du traité de Rome, sur fond de nouveau projet de constitution européenne, a poussé Paul-Marie Coûteaux à consacrer un numéro spécial de sa Lettre de l’Indépendance intitulé "NON C’EST NON" et à créer un site internet dédié. Ce site propose une lettre type destinée aux députés sortants en vue des législatives afin de les appeller à respecter le choix formulé par les Français le 29 mai 2005.

Ce rappel est d’autant plus important que le numéro reproduit la lettre, envoyée à quelques semaines du référendum par Matignon, aux parlementaires et aux préfets pour servir d’argumentaire auprès des électeurs et administrés…

"Le dimanche 29 mai, vous allez vous prononcer pour ou contre le Traité établissant une constitution pour l’Europe. Il s’agit d’une échéance essentielle pour la France (…) L’Europe nous assure un niveau de vie plus élevé qu’ailleurs, un développement de nos échanges commerciaux qui nous enrichit mutuellement et des aides financières précieuses dans de nombreux domaines où notre économie en a besoin.

Il s’agit d’un VOTE UNIQUE ET HISTORIQUE. Il n’y aura NI RENEGOCIATION, NI NOUVEAU TEXTE, NI SECOND TOUR (…)". Signé Jean-Pierre Raffarin.

Ces écrits sonnent encore plus faux aujourd’hui qu’hier. Quant au second tour, s’il a lieu, ce sera sans doute au parlement plutôt que par voie référendaire…Il ne faut tout de même pas demander trop souvent son avis au peuple !

Philippe Carhon 

Affaire de « sans-papiers » : garde à vue d’une directrice

"Je n’ai pas de commentaire à faire là-dessus"

a déclaré à la presse Nicolas Sarkozy, vendredi 23 mars, à Schoelcher en Martinique, en toute fin de soirée. Les journalistes l’invitaient à réagir à la garde à vue, dans la journée, d’une directrice d’école maternelle parisienne pour outrage, après qu’elle s’était opposée à l’interpellation d’un parent d’élève "sans-papiers" (On devrait dire plus justement "clandestin", un "sans-papier" pouvant faire référence à une personne en situation légale et n’ayant pas encore -ou plus – ses papiers). L’affaire suscite de très vives réactions des associations, de parents d’élèves et de la gauche qui sont venus soutenir la directrice pendant sa garde à vue.

Le candidat UMP a poursuivi:

"C’est une décision judiciaire. Un procureur de la République indépendant a demandé à la police, à la suite de violences faites à un policier, et donc absolument pas en fonction d’une famille immigrée, de mettre en garde à vue cette personne",

avant d’ironiser:

"Si le ministre de l’intérieur s’opposait à cette décision, les journalistes seraient les premiers à me dire que la justice est indépendante. Fait extraordinaire, à chaque fois que ça ne plaît pas à la gauche, il faudrait que je m’oppose à l’exécution d’une décision de justice"

et de conclure:

"Je n’ai pas à m’opposer à l’exécution d’une décision de justice qui de surcroît, je le dis aux Français, n’a rien à voir avec la situation de cette famille en situation irrégulière. Il n’y a vraiment pas de quoi faire une polémique".

Voila une vraie décision.

Marie Sophrone

Les petits candidats feront-ils l’élection?

Ou comment les instituts de sondage voient la présidentielle maintenant que la vraie campagne a commencé. Par Arnaud Folch, rédacteur en chef adjoint politique, sur le blog de Valeurs actuelles.

Marie Sophrone

La France doit-elle changer ?

Le Prix du discours politique est organisé par une association d’élèves de l’Ecole Normale Supérieure. La 1ère édition était consacrée à "l’Europe a-t-elle de l’avenir ?". Cette année le sujet est "la France doit-elle changer ?". Le prix est ouvert au moins de 30 ans. La sélection des meilleurs discours a déjà été faite (pdf) et la finale aura lieu au Sénat le 24 mars. Le jury composé d’une sizaines de personalités est présidé par Michel Déon. Le débat sera retransmis sur Public Sénat.

Michel Janva

Soigner tout homme « tout au long de son existence »

Benoît XVI a reçu ce matin en audience au Vatican les membres de l’assemblée plénière du conseil pontifical pour la Pastorale du monde de la Santé, présidé par le cardinal mexicain Javier Lozano Barragan. Dans le sillage de ses deux grands documents "Deus carias est" et "Sacramentum caritatis", Benoît XVI rappelle que l’Eucharistie apporte aux malades "énergie vitale et réconfort", leur communiquant la "sève vitale qui réconforte et emplit les cœurs de la lumière intérieure nécessaire pour vivre dans la foi et l’espérance les souffrances ou la maladie".

"La confiance dans le personnel médical dépend aussi du fait que les défenseurs naturels de la vie ne méprisent aucune vie, même handicapée, qu’ils tenteront toujours de soigner. Cet engagement de soigner doit donc s’appliquer à tous et tout au long de l’existence. C’est une perspective éthique fondée sur la dignité de la personne, ses droits et les devoirs fondamentaux qui y sont liés".

La pastorale du monde de la santé est "par excellence un contexte évangélique qui renvoie à l’action de Jésus, le Bon Samaritain de l’humanité".

Marie Sophrone

Le conformisme de Charlie Hebdo

Dans Le Figaro, Jean-Noël Dumont, philosophe, directeur du Collège supérieur de Lyon s’en prend à Charlie Hebdo :

"Je ne lis que rarement Charlie Hebdo, mais, à chaque fois que je le parcours, je suis navré par le conformisme du ricanement. Car le rire est conformiste. Loin de dénoncer les préjugés, il s’appuie sur eux et les renforce. Le rire est collectif, il censure toute singularité. Les rieurs ne sont pas du bon côté."

Michel Janva

Ségolène Royal exalte la Révolution

Hier, lors d’un meeting, Ségolène Royal a exalté La Marseillaise :

"La Marseillaise, c’est le chant de la lutte contre toutes les forces de la tyrannie, c’est le chant du peuple qui s’est levé contre toutes les forces de l’Ancien Régime, c’est la chant qui a été repris dans tous les pays où il a fallu secouer le joug de l’oppression, c’est le chant que Louise Michel [militante anarchiste sous la Commune, NDMJ] faisait chanter à ses élèves".

Ce n’est donc plus l’hymne national, rassembleur, mais le chant révolutionnaire, qui divise la France. Le comble, c’est que pendant que la salle chantait, la dame du PS n’a pas desserré les lèvres.

Michel Janva

Les priorités de Nicolas Sarkozy

Selon le Figaro, 3 projets de loi pourraient être votés dès l’accession de Nicolas Sarkozy à l’Elysée :

  • une loi de finances rectificative qui inclura la suppression des droits de succession, la détaxation des heures supplémentaires, et la mise en place d’un crédit d’impôt sur les intérêts des emprunts immobiliers.
  • une loi «sur le dialogue social et le service minimum dans les transports publics», promis depuis 2002. Cette loi comprendra l’obligation de voter à bulletin secret pour décider de la continuation de la grève, au bout d’une semaine, et la liberté de présentation au premier tour dans les élections syndicales.
  • un « volet sécurité » est prévu, que Nicolas Sarkozy n’a pu faire adopter dans la loi prévention de la délinquance, votée cet hiver. Il instaurera des peines planchers pour les délinquants multirécidivistes, et la réforme de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs.

Une loi sur l’autonomie des universités est également en cours de rédaction. L’équipe du QG a aussi jeté les bases de la rédaction d’un traité simplifié.

Michel Janva

Jean-Marie Le Pen dans Famille chrétienne

L’hebdomadaire catholique a décidé d’interroger tous les candidats. Demandant si le programme du FN prévoit l’abrogation de la loi Veil sur l’avortement, Jean-Marie Le Pen répond :

"en matière législative, il faut tenir compte de l’état d’esprit de l’opinion. Si je suis élu, je proposerai un référendum sur l’avortement […] J’ai perdu l’illusion que l’on pouvait régler tous les problèmes par des lois".

Pourtant, dans le domaine de la bioéthique, le programme du FN prévoit "une loi interdisant la recherche médicale et la thérapie génique sur l’embryon". Interrogé sur l’issue d’un référendum sur la loi de 1975, il en dresse le bilan : 

"au départ, la loi Veil entendait lutter contre les avortements, qui étaient au nombre de 70 000 par an. Elle n’a pas endigué le phénomène. Aujourd’hui, malgré la multiplication des contraceptifs – dont 1 million de pilules du lendemain – on atteint les 220 000 avortements".

Il reproche aux responsables politiques de ne pas «prendre le problème à la racine», «sous la pression de l’opinion publique». Ainsi il suggère de «lutter contre la pauvreté ou la gêne sociale qui va généralement de pair avec l’avortement». Par ailleurs, il souligne la «discrétion» des évêques français sur la question de l’avortement.

Sur l’euthanasie, si son programme exclu tout législation en la matière ("Refuser l’euthanasie médicalement assistée mais autoriser l’arrêt clairement exprimé de l’acharnement thérapeutique"), il avoue s’interroger :

"moralement et philosophiquement, je suis partisan du respect de la vie du début jusqu’à la fin [mais] comme homme politique responsable, je me pose la question de l’euthanasie. Je n’ai pas de position définitive pour l’instant".

On ne comprend pas en quoi l’aspect "politique" serait différent de la "morale" et de la "philosophie" ! Sacramentum Caritatis rappelle à juste titre que si le respect de la vie "vaut pour tous les baptisés", il

"s’impose avec une exigence particulière pour ceux qui, par la position sociale ou politique qu’ils occupent, doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales […]. Ces valeurs ne sont pas négociables. Par conséquent, les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine."

Enfin, le candidat du FN se déclare «hostile à toute manipulation sur l’embryon humain».

Michel Janva

Jean-Marie Le Pen, le mariage et le Pacs

Extrait du ‘chat’ du journal Le Monde avec Jean-Marie Le Pen  :

Que pensez-vous du mariage gay ? Du pacs ?

Jean-Marie Le Pen : Je reçois beaucoup de correspondances email d’homosexuels qui tiennent à affirmer qu’ils sont homosexuels mais pas gays. Ils ne se rattachent pas à cette définition qu’ils estiment être politique. Je dois dire que les homosexuels ont parfaitement le droit d’organiser leur vie comme ils le souhaitent.

Mais nous sommes dans une société qui a un caractère normatif et qui impose dans la vie sociale un certain nombre de modèles, comme le mariage, modèle qui n’est d’ailleurs pas toujours respecté malgré son importance par de hauts fonctionnaires, même s’ils sont candidats à la présidence de la République.

Il reste cependant aux homosexuels qui souhaitent établir leur relation affective et leurs intérêts personnels des pactes civils comme le pacs, par exemple, qui doivent pouvoir leur donner les satisfactions auxquelles ils aspirent."

Michel Janva

Le candidat centriste appelle à une « révolution pacifique »

"Il n’est de président que président du peuple". Hier, pour son grand meeting parisien au Zénith, François Bayrou s’est constamment démarqué de Nicolas Sarkozy, dont il a dénoncé «le mépris», comme de Ségolène Royal.

"Entre le candidat de l’UMP et la candidate du PS, entre celui qui voudrait que la France soit l’Amérique et celle qui voudrait qu’elle soit la Scandinavie, il est temps de montrer que la France veut être la France, que la République veut être la République".

Pour un candidat qui souhaite refaire voter les Français sur la Constitution européenne, c’est un tantinet gonflé… L’ancien ministre d’Edouard Balladur et d’Alain Juppé a développé son combat contre

"les deux partis qui exercent le monopole du pouvoir depuis vingt-cinq ans".

Le candidat centriste, qui ne veut plus du costume de «troisième homme», a multiplié les clins d’oeil aux électeurs de gauche, aux enseignants, à Nicolas Hulot et aux écologistes. Avec l’espoir d’affronter Nicolas Sarkozy en finale. Les électeurs sont prévenus : le centre a dévié à gauche.

Marie Sophrone

Le Cal Scola dénonce les pressions de l’UE

Le cardinal Angelo Scola, patriarche de Venise, a dénoncé les "pressions" exercées par cette institution sur les pays membres dans les domaines de la famille et de la bioéthique :

Scola "Il n’est pas opportun que l’actuel parlement européen se prononce sans arrêt sur des questions telles que le mariage, la famille et la vie, exerçant de fait des pressions sur les pays de l’Union dont la sensibilité et la culture sont très diverses".

Le prélat a fait ces déclarations durant la messe (homélie, vo) qu’il a célébrée mercredi à l’abbaye de Montecassino à l’occasion de la Saint-Benoît, patron de l’Europe. Le président du parlement européen Hans-Gert Pöttering, venu en Italie pour le cinquantenaire du Traité de Rome, assistait à la célébration.

Le cardinal Scola a estimé que "sur des sujets aussi délicats" que la famille ou la bioéthique, "le principe de subsidiarité" régissant le fonctionnement de l’Europe "implique que l’on respecte les traditions de chaque peuple et que l’on évite de forcer la main à des sociétés civiles très diverses".

Michel Janva

Les dessins de Mahomet (suite)

L’Union des organisations islamiques de France (UOIF), partie civile au procès des caricatures de Mahomet, a annoncé qu’elle allait faire appel de la relaxe prononcée par le tribunal correctionnel de Paris en faveur de Charlie Hebdo. Lhaj Thami Breze, président de l’UOIF, indique :

"Nous ne comprenons pas car le jugement dit à la fois que l’un des dessins est choquant mais que cela reste dans le cadre de la liberté d’expression".

En revanche, la Grande Mosquée de Paris (GMP) a indiqué qu’elle n’allait pas faire appel.

"C’est un jugement équilibré qui ménage à la fois le droit à la caricature et la possibilité pour un groupe de personnes de se plaindre".

Michel Janva

L’Opus Dei se défend en justice

Le 11 décembre 2006, le Tribunal de Grande Instance de Paris a condamné le directeur de la publication du journal France Soir pour diffamation. Dans son édition datée du 20 avril 2005, France Soir publiait une série d’articles sous le titre « Révélations sur les finances de l’Opus Dei en France ». L’Opus Dei y était prétendument à l’origine de « conditions de travail… contraires à la dignité de la personne » ou encore de « manipulations financières (…) pouvant être qualifiées (…) de blanchiment ». Le Tribunal a constaté qu’il s’agissait là d’imputations diffamatoires.

Dans ce même souci de vérité que l’Opus Dei a demandé à Maître Alexandre Varaut d’assigner en justice la chaîne de télévision France 3 pour un reportage diffusé le 5 mars 2007 contenant une accusation de même nature.

Michel Janva

10e Concours de légendes !

A vous de jouer ! Envoyez vos idées ici, avant vendredi 15 heures.
2082094786

Contre le relativisme, le choix de la vérité

Au cours de sa catéchèse hier, Benoît XVI a parlé de Saint Justin :

Bxvi "[L]a religion païenne ne parcourait pas les voies du Logos mais s’obstinait sur celles du mythe, même si celui-ci était reconnu par la philosophie grecque comme privé de consistance dans la vérité. C’est pourquoi le crépuscule de la religion païenne était inéluctable : il découlait comme une conséquence logique du détachement de la religion – réduite à un ensemble artificiel de cérémonies, de conventions et de coutumes – de la vérité de l’être. Justin, et avec lui les autres apologistes, marquèrent la prise de position nette de la foi chrétienne pour le Dieu des philosophes contre les faux dieux de la religion païenne. C’était le choix pour la vérité de l’être, contre le mythe de la coutume. Quelques décennies après Justin, Tertullien définit le même choix des chrétiens avec la sentence lapidaire et toujours valable : «Dominus noster Christus veritatem se, non consuetudinem, cognominavit – le Christ a affirmé être la vérité, non la coutume». On notera à ce propos que le terme consuetudo, ici employé par Tertullien en référence à la religion païenne, peut être traduit dans les langues modernes par les expressions «habitude culturelle», «mode du temps ».

A une époque comme la nôtre, marquée par le relativisme dans le débat sur les valeurs et sur la religion – tout comme dans le dialogue interreligieux -, il s’agit là d’une leçon à ne pas oublier. Dans ce but, je vous propose à nouveau – et je conclus ainsi – les dernières paroles du mystérieux vieillard rencontré par le philosophe Justin au bord de la mer : «Prie avant tout pour que les portes de la lumière te soient ouvertes, parce que personne ne peut voir et comprendre, si Dieu et son Christ ne lui concèdent pas de comprendre»".

Michel Janva

Mgr Defois rappelle la Note du Cal Ratzinger

Lu sur Liberté politique, ce propos de Mgr Defois, archevêque de Lille :

"Au nom de la laïcité, certains hommes politiques «privatisent» leurs convictions et parlent à un niveau terne au plan spirituel et éthique sous prétexte que c’est la volonté de la majorité qui doit gouverner. En novembre 2002, le cardinal Ratzinger avait envoyé une note sur l’engagement des catholiques dans la vie politique. Il montre qu’il y a une responsabilité des chrétiens à insister sur certains aspects de la vie collective et de la vie personnelle marqués par l’esprit de l’Évangile : l’attention à l’enfant, aux faibles et aux pauvres."

Cette note est à lire. Elle rappelle les principes non négociables à prendre en compte : le respect de la vie, la promotion de la famille et la garantie de la liberté de l’éducation des enfants (§4).

Michel Janva

Catholiques en campagne

Un collectif, créé à l’initiative d’associations et personnalités catholiques, souhaite faire entendre non seulement aux hommes politiques, mais aussi à tous les Français, la voie catholique. La France doit rester fidèle aux promesses de son baptême. Agissant au dessus ou en marge des partis politiques, le collectif se réfère à l’enseignement constant de l’Eglise catholique dans le domaine politique et social.

Une intiative intéressante qui propose :

  • de regrouper associations et particuliers pour faire entendre plus facilement la voix des catholiques ;
  • de rechercher la coordination de leurs actions pour en accroître l’impact ;
  • de faire connaître aux Français la richesse de la doctrine sociale de l’Église ;
  • d’encourager les catholiques à prendre des responsabilités dans la cité ;
  • d’être un lieu de rencontre et d’échange entre les associations adhérentes.

Catholiques en campagne ne souhaite pas promouvoir tel ou tel parti, mais se faire entendre des candidats et surtout des Français.

Michel Janva

La fin de l’ère Chirac ouvre-t-elle des perspectives au FN ?

L’ère Chirac se terminant, Le Figaro relève que Jean-Marie Le Pen est moins hostile à l’idée d’une alliance avec Nicolas Sarkozy si se produisait «une situation suffisamment dramatique». Le président du FN a affirmé qu’il serait «moins difficile» pour lui d’appeler à voter Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle que par le passé en faveur de Chirac (ce qu’il n’a d’ailleurs pas fait).

Olivier Martinelli, directeur de cabinet du président du FN parle de «changement de climat». Les rapports entre Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac ont «une tournure passionnelle» à cause de l’opposition non seulement politique, mais aussi «personnelle» entre les deux hommes. Nicolas Sarkozy

"n’a pas contre le FN les mots très durs de Chirac, il a émis le souhait que Le Pen ait ses parrainages […] Le Pen est un pragmatique, ce sont des choses dont il tient compte […] Il n’y a plus le fossé qui existait avant. Nicolas Sarkozy défend les valeurs traditionnelles de la droite, cela nous rapproche. Si d’aventure, les relations se normalisaient, cela changerait beaucoup de choses. […] une période est peut-être en train de s’achever».

Jean-Marie Le Pen avait déclaré en décembre 2005 :

"Si un grand mouvement d’union nationale devait se constituer, le FN ne se déroberait pas. Mais encore faudrait-il que ces conditions soient remplies. Il y faudrait une véritable rupture. Ça me paraît très timide pour le moment."

On se souvient des alliances entre le RPR et le FN à la fin des années 1990, qui avaient mal tourné suite au non-soutien de Jacques Chirac (Charles Millon en avait fait les frais), comme du refus de l’UMP de toute alliance aux dernières élections régionales, qui ont vu la victoire de la gauche. Cela pourrait-il changer ?

Michel Janva

Un juge applique la charia en Allemagne

Un juge allemand a refusé d’accorder le divorce immédiat à une femme d’origine marocaine battue par son mari au motif que le Coran ne condamne pas ces traitements. Le Conseil central des musulmans en Allemagne a immédiatement réagi, estimant que le juge "aurait dû se référer à la Constitution allemande et non au Coran", et a rappelé que, dans l’islam aussi, la violence et les mauvais traitements, quelque soit le sexe, étaient des motifs de divorce. Le quotidien de gauche Taz publie en première page le verset 34 de la 4e sourate du Coran, et la traduit comme suit :

"Si vous craignez que quelque femme se rebelle, alors menacez-la, rejetez-la dans le lit conjugal et battez-la!"

Un tribunal de Francfort a approuvé le recours déposé par l’avocat de la femme battue visant à dessaisir le juge. Un nouveau juge va se saisir de l’affaire.

La classe politique allemande toutes couleurs confondues, a publiquement désavoué le juge.

Michel Janva