Qui est donc Ortega ?
Daoudal dresse le portrait de l’ancien dirigeant marxiste du Nicaragua, en passe de revenir au pouvoir :
"Ortega, quoique toujours dirigeant du Front sandiniste de libération nationale, a jeté son treillis aux orties, et dans ses discours il ne fait plus aucune mention du marxisme ni du combat anti-impérialiste. […] En revanche il parle sans cesse de Dieu, du Christ et de l’Eglise […]. Cette année, il s’est même marié à l’église, avec la femme qui lui a donné 6 enfants. Et c’est le cardinal Obango y Bravo, archevêque de Managua, qui a donné la bénédiction. (Le cardinal Obango y Bravo avait salué la chute du dictateur Somoza par une «messe de la victoire», avant de devenir un opposant au régime sandiniste puis un artisan de la réconciliation.) Le 26 octobre dernier, le Parlement nicaraguayen a voté une loi d’interdiction totale de l’avortement. Daniel Ortega a pris position en faveur de cette loi.
On peut assurément se demander si l’ancien révolutionnaire s’est vraiment converti ou s’il joue le converti avec le plus parfait cynisme, dans ce pays très catholique, dans le seul but de reprendre le pouvoir. Mais il ne faut pas oublier que nous sommes en Amérique latine, où les choses ne sont jamais aussi claires…"
Pour une séparation de l’école et de l’Etat
Philippe Maxence publie un entretien avec Anne Coffinier, qui a créé l’association créer-son-école. Extraits :
"[L]’expérience montre, en France comme à l’étranger, que l’Etat rencontre de graves difficultés s’il essaie de mener tout seul les réformes nécessaires. La société civile a en réalité un rôle essentiel à jouer dans la refondation de l’école. Comment ? Tout simplement en créant des établissements scolaires indépendants de qualité. Puisqu’il n’est pas de solution de l’intérieur (à cause du gigantisme bureaucratique des structures et du conservatisme aveugle des syndicats), il faut agir à l’extérieur et à côté du grand corps malade de l’Education nationale. C’est seulement ainsi que l’on pourra susciter une émulation profitable au système éducatif français dans son ensemble. […]
S’il est légitime que l’Etat intervienne financièrement pour permettre un accès effectif de chacun à l’éducation (par exemple sous forme de chèque éducation), il est en revanche illégitime que l’Etat s’ingère dans le contenu de l’enseignement, à partir du moment où ce dernier respecte l’ordre public. […] La philosophie des écoles indépendantes, c’est de croire à la liberté dans le domaine de l’esprit. Et de faire confiance. […] Une école indépendante est une école qui détermine sa pédagogie, son esprit et sa gestion de manière libre et autonome. […]
La séparation de l’école et de l’Etat est une exigence élémentaire de l’Etat de droit car l’école est le lieu par excellence de formation des esprits. Et il est évident qu’un monopole dans le domaine de l’esprit est une hérésie ! La non-ingérence de l’Etat dans l’enseignement est donc plus importante qu’en matière de liberté de presse par exemple. L’Etat peut financer les écoles sur fonds publics si et seulement si il s’oblige à ne pas se mêler pas du contenu et de la pédagogie utilisés. […]
[E]st-ce que recourir à l’école indépendante reflète un choix qui repose sur une conception de la vie ? Oui, même si ce choix devrait aller de soi : il s’agit du choix de vivre libre et responsable de sa vie, de ses actes au lieu de se laisser assister, dicter ses pensées par l’Etat dans un domaine où il ne doit intervenir que pour permettre le respect effectif de la liberté d’enseignement."
L’avortement rode comme un chien enragé
Le cardinal Juan Luis Cipriani, archevêque de Lima, primat du Pérou, multiplie les déclarations fortes contre l’avortement (une entreprise "terroriste" qui tue un enfant dans le ventre de sa mère), qui est en passe d’être légalisé au Pérou, et contre la "pilule du lendemain" gratuitement distribuée dans ce pays, et contre laquelle l’ONG de Lutte anti-corruption vient d’introduire un recours au motif qu’elle est abortive. Le cardinal s’est notamment exprimé en pleine cérémonie religieuse devant des milliers de fidèles, fin octobre, en accusant les promoteurs de l’anticonceptionnel oral d’urgence (pilule du lendemain) d’être des menteurs et des assassins :
"Qu’ils ne viennent jamais nous dire ces mensonges, cette médecine qui se dit science et qui tue seulement. Que ce soit un jour avant, un jour après… Menteurs ! Assassins ! On ne touche pas à la vie, la vie est sacrée."
Le cardinal avait déjà déclaré au cours d’une messe le 18 octobre :
"L’avortement rode comme un chien enragé, cherchant à mordre. Ne laissons jamais, pour aucun motif, que la créature vivant au sein de sa mère soit touchée par des étrangers. Toute la société doit la protéger !"
Un mot sur le Goncourt
On s’en voudrait d’accorder trop de place à un prix littéraire pour lequel Jonathan Littell, primé hier, montre si peu de considération.
Mais on renverra au billet que Patrice de Plunkett a consacré voilà deux mois à l’ouvrage récompensé, les Bienveillantes : il se réjouissait que l’auteur ose rappeler quelques vérités sur les rapports (d’incompatibilité) entre nazisme et christianisme, et, à l’inverse, la place (insolite) de l’homosexualité dans le nazisme.
Pour une politique de retour à une culture de vie
Sur son blog, Bernard Antony parle "valeurs" :
"Un souverainisme révolutionnaire proclamant qu’il n’y a pas de loi morale au-dessus de la loi civile, un souverainisme de type jacobin protecteur des lois de culture de mort que défend, entre autres, Monsieur Dupont-Aignan, n’est pas ce que nous professons. S’il n’y a pas de loi morale reconnue par tous, la démocratie n’est plus que dictature des opinions majoritaires du moment, celui de l’arbitraire, du bon plaisir citoyen. Elle n’est en définitive que l’expression de la loi du plus fort.
Voilà pourquoi, l’affirmation par les candidats d’une franche volonté de revenir sur la législation de culture de mort initiée par la loi Giscard-Chirac-Veil est un critère fondamental de choix de vote au moment des élections. S’ils pensent que le projet de loi proposé par le Centre Charlier n’est pas immédiatement applicable, qu’au moins ils définissent les étapes d’une politique de retour à une culture de vie.
Celle-ci doit commencer pour le moins à affirmer, à enseigner, à propager que l’avortement est un meurtre, que le respect de la vie innocente est une valeur absolue et à mettre simultanément en place toutes les incitations à respecter la vie et toutes les mesures possibles pour dissuader d’un acte de mort."
La dernière invention de Fiammetta Venner
Mme Venner s’est fait une regrettable spécialité de diaboliser, notamment par la méthode de l’amalgame, les catholiques, les pro-famille et les pro-vie. Son dernier subterfuge sémantique est l’invention du terme d’ "extrême-France" – titre de son dernier ouvrage. Voici comment le site pro-avortement ProChoix, auquel Venner collabore, présente ce livre :
[…] Fiammetta Venner a classifié cette Extrême-France en cinq familles : les frontistes, les nationaux-radicaux, les royalistes, les catholiques traditionalistes, les pro-vie. L’auteur nous fait découvrir, de l’intérieur, ces groupes minoritaires [euh… Mme Venner se croit-elle "majoritaire" ? NDHV] mais inquiétants : commémorations en l’honneur de Pétain ou de Louis XIV, commandos contre l’avortement, opération de soutien aux Serbes, campagnes contre le blasphème, soirées skinheads, repositionnement du Front national, tout est soigneusement recensé et expliqué.
Une lectrice d’Amazon, sympathisante de Venner, poursuit l’énumération :
Cérémonies des soltices païennes ou messes en latin pour l’âme des foetus [sic !], commémorations de l’Algérie Française ou de Pétain, pélerinages à chartres ou "ratonnades", chants grégoriens ou rock identitaire (un musique skin très raciste !!).
Honorer le souvenir de Louis XIV, c’est donc être un skinhead; pèleriner pieusement sur les routes de Chartres revient à participer à des "ratonnades" racistes. Mme Venner semble penser que parce qu’elle nourrit une égale détestation envers les cathos et les skinheads, ils ont forcément partie liée. C’est infantile, et on voudrait pouvoir en rire.
Ce qui nous en empêche, c’est que Mme Venner ne manque ni de cautions, ni de relais : aussi incroyable que cela puisse paraître, "Extrême-France" est tiré de sa thèse de doctorat, soutenue sous la direction de Pascal Perrineau (enseignant à l’IEP, prix Lyssenko 1997). Transformer une obsession pathologique en diplôme universitaire, ce n’est pas donné à tout le monde.
Henri Védas (Merci à SGB)
Bruno Mégret croit en l’Union patriotique de Le Pen
Lors du Conseil national du MNR, qui a eu lieu ce week-end, Bruno Mégret a affirmé :
"Le MNR va-t-il participer à une union patriotique, irons-nous par nous-mêmes à l’élection présidentielle et aux législatives ? Autant de questions encore en suspens. […] Je souhaite que cela soit dans le cadre de l’union patriotique proposée par Le Pen. [J]e crois que l’union patriotique peut se concrétiser et je sais que ce sera alors l’occasion d’un formidable renouveau pour notre combat. Car elle se constituera au moment où se précisent des perspectives de victoire. […]
C’est pourquoi l’Union patriotique que nous appelons de nos vœux peut changer la donne. Car dans notre camp, celui d’une alternative au système, nous donnerions l’image du sérieux, du désintéressement et des convictions. En nous unissant, après les terribles querelles qui nous ont divisées, nous montrerions que de notre côté, on est capable de faire passer l’intérêt national avant les intérêts de personnes. En réalisant cette Union nous créerions un événement unique dans l’histoire politique, celui d’une réconciliation spectaculaire après une scission sur médiatisée. Et ce faisant nous apporterions la preuve que nous sommes d’une autre trempe, que nous ne nous laissons pas dominer par des aigreurs ou des rancunes, et que l’amour de notre pays et la volonté d’assurer son renouveau l’emportent chez nous sur toute autre considération. […]
Je suis convaincu que l’Union patriotique peut constituer l’embryon de cette force de renouveau et je suis certain que dans la bataille qui commence elle peut prendre corps et changer la donne politique."
Et en direct du 20h
… Jean-Pierre Chevènement a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle 2007.
Au suivant.
MJ
117 lignes de bus coupées
Les 450 chauffeurs de bus des courriers d’Ile-de-France (CIF) ont décidé d’arrêter le travail dès lundi 20H00, bloquant 117 lignes en Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, et dans le Val-d’Oise.
MJ
Imbroglio autour de la garde à vue de José Bové
La garde à vue de José Bové, interpellé samedi à l’issue d’une action anti-OGM, a pris fin dimanche soir :
"J’ai été mis en liberté à 21h sans aucune poursuite ni aucune convocation devant la justice dans les jours qui viennent. Je pense que la Chancellerie a compris qu’elle était dans l’erreur. Ils ont pris le prétexte d’une enquête et d’une expertise pour déterminer si le maïs était génétiquement modifié pour me retenir".
José Bové avait été interpellé samedi suite à l’opération de destruction d’un silo de maïs transgénique. Sa garde à vue avait été initialement prolongée de 24 heures dimanche après-midi, prolongation justifiée par le ministre de la Justice Pascal Clément :
"Quand on s’attaque violemment au bien d’autrui, qu’on soit altermondialiste ou pas, tout le monde est obligé de respecter la loi."
Pascal Clément a ensuite expliqué que l’exploitant agricole avait été libéré dimanche parce qu’il "a eu un gros malaise cardiaque".
Où est la vérité dans cette affaire ? Pourquoi Bové a-t-il été relaché sans aucune poursuite ? Ce qui est certain, c’est qu’avec cet exemple d’impunité, il va être bien difficile de dissuader la jeunesse de brûler des bus…
Les conférences du RJC
Le Rassemblement des Jeunes Catholiques s’est déroulé du 31 juillet au 6 août dernier à Saint Laurent sur Sèvre, autour du thème : «Chrétien aujourd’hui ? Rendre raison de l’espérance qui est en nous.» Au cours des enseignements, l’accent a été mis tout particulièrement sur l’articulation entre Foi et Raison. Les conférences des prêtres, en particulier, le Père Louis Marie de Blignières et Monsieur l’abbé Lucien, ont suivi les points essentiels de l’apologétique : l’existence de Dieu, la personne humaine et divine de Jésus Christ, et l’Eglise qui perpétue l’œuvre de la Rédemption.
D’autres intervenants ont davantage insisté sur « l’agir chrétien » face à l’imminente menace de l’Islam, ou dans le combat essentiel pour la Vie ou pour d’authentiques écoles libres formant l’intelligence et la volonté de nos enfants.
Les conférences sont enfin en ligne.
Succès de la recherche sur les cellules souches
Les médias britanniques rapportent "une découverte d’envergure" : l’équipe scientifique du Dr Forraz et du Pr Colin McGuckin (Université de Newcastle) est parvenue à créer un foie miniature à partir de cellules souches prélevées dans du sang de cordon ombilical. Cette équipe serait ainsi la première à fabriquer des tissus de taille non négligeable en 3 dimensions à partir de cellules souches de sang de cordon ombilical. Selon les experts, cette découverte "exceptionnelle" va avoir "des impacts énormes sur l’industrie pharmaceutique" car les mini-foies pourront être utilisés pour des tests médicamenteux. Ils pourraient également servir à réparer des foies abîmés et malades et, dans les 10 à 15 ans à venir estime le Pr McGuckin, à fabriquer de véritables organes pour des transplantations.
Reste à stopper la recherche sur les cellules souches embryonnaires, destructrice de petits d’hommes et inefficace jusqu’à aujourd’hui.
Qui a dit ?
"Tu es d’abord pour nous toutes un témoignage de l’insoumission et de la tendresse, toi qui, brûlée à 20 ans, n’a pas eu le temps d’être mère. Tu es cette jeune fille simple et fragile qui reste femme et humaine dans les combats. [Jeanne d’Arc a] dans un monde confisqué par les hommes, commis le triple sacrilège : être une femme stratège, une femme de guerre et une femme de Dieu. Et tout cela, pire offense encore, en ne venant de rien et en n’étant rien".
12h00 : Bravo à Henri, plus rapide que Lucky Luke. Citation extraite de cet article (merci à PG).
Pour le Cal Barbarin, il faut restaurer l’autorité de l’Etat
Dans un entretien au Figaro, le Cardinal Barbarin donne son avis sur la présidentielle :
"On souhaite être conduit par quelqu’un qui n’a pas peur de l’autorité qu’il exerce, qui n’a pas les yeux rivés sur les sondages. On dit parfois que les hommes politiques sont prisonniers de leur électorat. Mais je pense qu’ils sont prisonniers de l’idée qu’ils se font de leurs électeurs. Au fond, je souhaite un chef de l’État fort, mais humble aussi, un vrai serviteur conscient des limites de son pouvoir et de ses limites personnelles."
"Mais l’État n’a pas autorité pour décréter ce qu’est un couple, un homme ou une femme. Cela nous est donné, et légiférer dans ce domaine entraînerait une rupture des équilibres fondamentaux. Nous le paierions très cher, socialement et financièrement. L’écologie nous a appris à ne pas profiter de notre pouvoir pour détruire l’équilibre de la création. Nous savons que les conséquences peuvent être catastrophiques. Il nous faut réfléchir à une écologie humaine, ne pas confondre la liberté avec l’autonomie, et le désir avec le droit. Quand tous nos désirs deviennent des droits, on entre dans le royaume du n’importe quoi."
"Un enfant a le droit à un père et à une mère. C’est un bien fondamental pour la construction de sa personne, et on sait d’expérience les souffrances qu’il peut vivre lorsqu’il en est privé. Cette structure familiale n’est pas culturelle, mais fondamentale. Inscrire dans le droit le mariage de deux personnes du même sexe et a fortiori leur permettre d’adopter un enfant, serait introduire un désordre colossal dans la vie sociale."
Ordo de 1962 : libéralisation reportée
C’est ce qu’affirme Le Figaro de ce matin. Mais si ce projet est effectivement reporté, il n’est pas annulé pour autant. Et son annonce aura au moins permis de faire "sortir du bois" les opposants au Pape. Mais peut-être était-ce le but de cette ‘annonce’ qui n’a en fait jamais été officiellement annoncée…
Un portrait de SOS Education
… dans Libé de ce matin – à prendre avec des pincettes, donc.
Principal élément à charge contre l’association (site) : elle manquerait d’enthousiasme pour la "tradition laïque et républicaine" !
Le 24 octobre, Sauver les lettres, Sauver les maths et Reconstruire l’école ont publié une lettre au vitriol, qualifiant SOS Education de «groupuscule malfaisant». Car, au-delà de constats communs, leurs buts divergent radicalement. Dans la tradition laïque et républicaine, les trois associations réclament une école plus performante. SOS Education vise son affaiblissement, voire sa disparition. Le 17 septembre 2005, devant le Cercle Frédéric-Bastiat qui se veut un haut lieu de la pensée, Vincent Laarman annonçait la couleur : il n’y a d’espoir que «si l’Education nationale se trouve menacée dans sa survie par la concurrence d’un grand secteur éducatif libre». Et de citer les Etats-Unis en exemple.
La lettre anti-SOS Education suit d’une semaine une percée médiatique de l’association. Y aurait-il de la jalousie dans l’air ?
Le modèle des évêques
Nous fêtions hier Saint Charles Borromée. Aujourd’hui, lors de l’Angelus, le pape a évoqué ce saint évêque de la Contre-réforme, appelé modèle des évêques et connu pour être un restaurateur de la discipline ecclésiastique :
"Cette mémoire invite à associer le grand réformateur de l’Église après le Concile de Trente [Charles Borromée s’attacha dans ce concile à réformer les abus qui s’étaient introduits dans l’Église, et fit rédiger le célèbre catéchisme connu sous le nom de Catéchisme de Trente en 1566] avec le grand exécutant des dispositions de Concile Vatican II, Jean-Paul II, Karol Wojtyła".
Sur son blog, Daoudal rappelle que, lors d’un concile provincial, il dit ceci à ses pairs :
"Craignons que le Juge irrité ne nous dise : Si vous étiez les éclaireurs de mon Eglise, pourquoi donc fermiez-vous les yeux ? Si vous vous prétendiez les pasteurs du troupeau, pourquoi l’avez-vous laissé s’égarer ? Sel de la terre, vous vous êtes affadis. Lumière du monde, ceux qui étaient assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort n’ont point vu vos rayons. Vous étiez Apôtres ; mais qui donc éprouva votre vigueur apostolique, vous qui jamais n’avez rien fait que pour complaire aux hommes ? Vous étiez la bouche du Seigneur, et l’avez rendue muette. Si votre excuse doit être que le fardeau dépassait vos forces, pourquoi fut-il l’objet de vos brigues ambitieuses ?"
Tout rapprochement avec une affaire en cours n’est certainement pas fortuite et l’intervention de Benoît XVI montre combien il demeure le Pasteur de ses brebis.
La justice, c’est comme la Sainte Vierge
A Bordeaux, Le Pen a présenté sa réforme de la justice, reprenant une phrase de Michel Audiard "La justice, c’est comme la Sainte Vierge, si on ne la voit pas de temps en temps, le doute s’installe" :
"Il n’y a pas de droit ni de justice sans morale, sans distinction du bien et du mal, enseigné tout au long de la vie sociale, dans la famille, par l’exemple à l’école – c’est-à-dire non seulement par l’enseignement, mais par le comportement des maîtres – , dans le travail, et plus généralement dans la cité. […]
1) Il faut d’abord supprimer l’Ecole Nationale de la Magistrature […]. Elle sera remplacée par des Centre Régionaux de Formation des Magistrats. Le recrutement des magistrats doit aussi s’effectuer par concours ouvert aux métiers du droit (avocats, commissaires de police) et leur formation doit s’effectuer sur le tas.
2) Je crois également que la fonction de magistrat n’est pas compatible avec l’exercice d’un syndicalisme politisé. Je propose donc de substituer aux syndicats – dont l’un au moins, le Syndicat de la Magistrature, est outrageusement politisé – un système d’arbitrage judiciaire des conflits sociaux de la magistrature. […]
3) Il faut également augmenter sensiblement le budget de la Justice, pour accroître ses moyens matériels et juridiques, en augmentant le nombre de magistrats, le nombre de tribunaux d’instance, le nombre de greffiers, le nombre de policiers affectés aux palais de justice où la peur des prédateurs complices des accusés a fait son entrée.
4) […] Je propose bien sûr le rétablissement de la peine de mort pour les crimes plus graves, mais j’affirme également qu’au-delà de cette mesure particulière, la loi pénale doit prévoir la sanction, fut-elle symbolique, de tous les forfaits, fussent-ils bénins. La tolérance-zéro, appliquée avec tant de succès à New York au cours de la dernière décennie, doit devenir un des principes fondamentaux de notre ordre juridique. Il n’est que temps de revenir au principe selon lequel la peur de la rétorsion dissuade les délinquants, en supprimant notamment la catastrophique "individualisation des peines" et en réintroduisant l’automaticité des peines planchers. […] Je crois d’ailleurs qu’il faut rétablir la légitime défense pour les biens comme pour les personnes […].
5) [U]n accès plus rapide et moins coûteux aux prétoires. […]
6) […] D’abord, j’affirme qu’il existe un droit à un emprisonnement digne, ayant mesuré l’inhumanité des prisons françaises actuelles, surpeuplées et délabrées. […] Cet effort doit être couplé à une réflexion sur la différenciation des structures d’emprisonnement […]."
Une mosquée pour Bordeaux
Les contours d’un projet de grande mosquée à Bordeaux, qui compterait 50000 musulmans, pouvant accueillir jusqu’à 2500 fidèles, prennent forme lentement, le poids des contraintes financières et des négociations pour la cession du terrain ayant retardé l’ouverture du lieu de culte à l’horizon 2011. La mairie négocie depuis plusieurs semaines avec le Réseau ferré de France (RFF) pour acquérir un terrain de 11000 m2 situé sur la rive droite de la Garonne. Plusieurs propositions de prix ont été rejetées par la mairie.
Une fois la vente conclue, elle signera un bail emphytéotique (de longue durée). L’édifice devra avoir un financement transparent, récolté par souscription. La mairie a également posé comme conditions une architecture non ostentatoire et la tenue de prêches en français. Les musulmans espèrent obtenir des financements publics français, voire européens, pour la partie culturelle de la mosquée, qui abritera un amphithéâtre, une salle d’exposition et une cafétéria.
Dakota du sud : le diocèse milite contre l’avortement
Promulguée le 6 mars par le gouverneur Mike Rounds, la loi du Dakota du Sud interdit l’avortement à toutes les étapes de la grossesse, y compris en cas de viol ou d’inceste, et elle n’offre aucune exception en cas de santé défaillante de la mère. Au cours de l’été, des organisations pro-mort ont cependant lancé avec succès une pétition contraignant l’Etat à organiser un référendum sur cette nouvelle législation. Ce référendum se déroulera le 7 novembre prochain.
Le diocèse catholique de Sioux Falls a fourni aux paroissiens un livret de 24 pages leur expliquant pourquoi ils doivent voter "oui" au maintien de la nouvelle législation (voir aussi la page 11 du bulletin diocésain, pdf). L’évêque, Mgr Carlson (photo), a également lancé une "prière de soutien à la loi 1215" réclamant à Dieu l’envoi d’anges protecteurs pour les défenseurs de la législation. A voir sur le site du diocèse, le décompte en temps réel du nombre d’enfants tués par avortement aux Etats-Unis depuis 1973. Un pasteur évangélique de Virginie a pour sa part invité ses fidèles à envoyer des dons au Dakota du Sud pour "remporter cette bataille historique".
Offensives d’évêques en faveur de la vie
Le président de la conférence épiscopale en Equateur, Mgr Nestor Herrera, a appelé les Equatoriens à se mobiliser contre une loi promouvant l’avortement et la pilule du lendemain. Cette loi, validée par le Congrès mais contre laquelle le président peut encore opposer son veto, obligerait les centres de soins privés et publics à faciliter la délivrance de la pilule abortive (sans l’autorisation des parents ni avis d’un médecin) et les écoles à dispenser des programmes d’éducation sexuelle. Mgr Herrera a estimé que cette loi est une attaque contre l’autorité des parents, des professeurs et des docteurs et qu’elle promeut une culture de mort.
En Argentine, Mgr Baldomero Carlos Martini a demandé aux sénateurs de ne pas ratifier le protocole de l’ONU sur l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes, car ce protocole ferait perdre à l’Argentine sa souveraineté en matière de défense de la vie. Il estime que ce protocole est promu par des idéologues de l’avortement.
Nouvelle attaque de diligence
L’information cachée par les médias est parue ce jour dans Le Parisien (lire l’article fourni par VoxGalliae) : mardi soir, vers 21h00, 300 à 400 voyous ont attaqué les passagers des lignes de métro 4 et 12 à Paris, entre les stations Marcadet-Poissonniers et Château Rouge, en les dépouillant de toutes leurs affaires personnelles : sacs à mains, balladeurs mp3, téléphones portables…
La France, un nouveau Far West ? Non : au Far West, on pouvait encore se défendre.
Qui est l’électeur FN ?
Après les immigrés qui votent Le Pen, voici la composition de l’électorat FN. Selon une étude de l’Ifop, les ouvriers représentent 25% de l’électorat FN contre 14% des Français, ce qui inquiète le leader de la CGT. L’électeur est plus souvent un homme (52%) âgé de 35 à 49 ans (32% alors que ce créneau d’âge ne réunit que 28% de Français) ou de 50 à 64 ans (23 contre 21%). Il habite plus fréquemment une agglomération de province (60%) ou une commune rurale où de plus en plus d’anciens urbains viennent s’établir (30% contre 25% pour la moyenne nationale) et se fait plus rare dans la région parisienne (10% contre 16%).
Elections : le pouvoir égalisateur d’Internet
Dans un article consacré au décalage entre le microcosme politico-médiatique et les aspirations du peuple français, Polemia aborde le rôle d’Internet dans la campagne présidentielle :
"[D]ans l’équilibre des forces qui façonnent l’opinion, il y a un phénomène nouveau : Internet, qui n’est pas contrôlé par l’idéologie dominante.
Ainsi Internet a déjà changé, en 2005, le résultat du référendum sur la Constitution européenne en permettant aux partisans du Non de faire valoir leurs arguments, souvent de manière intellectuellement charpentée, en tout cas convaincante. Certes, l’élection présidentielle est radicalement différente d’une élection référendaire, l’électeur ne s’y prononce pas sur un texte mais sur un homme ; il choisit moins des idées que des images. Pour autant, Internet commence à peser sur l’élection présidentielle, ne serait-ce que par les blogs qui font remonter à la surface les préoccupations profondes de l’opinion.
[…] Internet est aussi l’une des causes de l’émergence de la notion, encore floue, de «démocratie participative». […] Jusqu’ici les grands médias avaient le monopole de la critique des candidats, voire de leur destruction/diabolisation par la juxtaposition d’images négatives. Mais la généralisation des courtes vidéos diffusées directement sur Internet, de poste à poste, démocratise ce procédé. […] Aujourd’hui, en se surexposant médiatiquement, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy font la course en tête dans les sondages mais ils risquent un effet boomerang si tel ou tel de leurs adversaires réalise un montage spectaculaire ou comique de leurs effets d’annonce successifs. […]
Là aussi c’est un effet du pouvoir égalisateur d’Internet : il ne suffira pas d’être le chouchou des grands médias pour être le vainqueur de la prochaine élection présidentielle !"
Un "montage spectaculaire ou comique de leurs effets d’annonce successifs" : qui s’y colle ?
Mgr Vingt-Trois et le choc des banlieues
L’archevêque de Paris a estimé samedi à Bruxelles que les violences dans les banlieues françaises n’étaient pas un "choc des civilisations" :
"Je crois profondément que nous ne sommes pas dans un choc des civilisations (…) On fait face à un désespoir économique, on n’est pas en face d’un choc religieux. Il y a un an maintenant il y a eu des émeutes très graves et très violentes et je crois que ça a été une tentation pour un certain nombre d’observateurs et d’analystes d’attribuer ces épreuves de violence à une confrontation religieuse".
L’archévêque de Paris et les cardinaux de Vienne, Lisbonne, Bruxelles et Budapest ont répondu samedi matin, en la Basilique du Sacré-Coeur de Koekelberg, à des questions de société, des relations entre l’Eglise catholique et l’islam à l’avortement ou l’euthanasie, à l’occasion du congrès d’évangélisation "Toussaint 2006".
Interrogé sur l’islam, le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, est revenu sur la polémique créée par le discours du pape à Ratisbonne. "On a retiré cette phrase de son contexte", a-t-il dénoncé. Malgré tout, "je dois dire que la réaction si violence révèle tout de même qu’il y a quelque chose de vrai dans ce que le pape disait".
Désinformation : flagrant délit
13h44>Quelque 300 personnes ont manifesté à Varsovie en faveur de la légalisation de l’avortement.
Il y a quelques semaines, c’étaient plus de 2000 personnes qui manifestaient à Paris contre l’avortement dans l’ignorance médiatique la plus complète. Une information au service de la pensée unique.
Boutin contre la droite inhumaine
"Aujourd’hui, je ne trouve pas que la droite soit humaine", confie Christine Boutin en expliquant que, si cela ne change pas, elle se portera candidate à l’Elysée. Dans un entretien dans Le Parisien, la présidente du Forum des républicains sociaux déclare :
"si la dimension d’humanité et la préoccupation des plus fragiles continuent de ne pas être prises en compte, alors je sera candidate".
Christine Boutin précise qu’elle prendra sa décision "après le conseil national du Forum des républicains sociaux du 2 décembre".
Parmi les "plus fragiles", nous pensons prioritairement aux petits d’hommes, tués dans le sein de leur mère. Espérons que telle est bien la préoccupation de Mme Boutin.
La question de la semaine de Maxence : la famille
Philippe Maxence demande aux internautes ce que leur inspire cette affirmation :
"L’institution la plus essentielle à conserver est la famille. La meilleure façon de rendre un service à la société est de donner la vie à des enfants, de les ouvrir à l’admiration et de leurs transmettre les vérités permanentes.
Que doit-on faire pour encourager les familles ? Que pensez-vous des solutions de salaire maternel, de salaire parental ou d’allocation parental, etc. ? Les familles nombreuses sont-elles un bien ou un poids pour la société ?"







