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Contre la honte des prisons françaises, un numerus clausus ?

"La France n’a pas à rougir de ses prisons et doit le dire publiquement" – dixit le Garde des Sceaux Pascal Clément. C’est faux, bien sûr : depuis des années, Présent mène campagne contre ce qu’il appelle "la grande honte des prisons françaises". Et Christine Boutin, répliquant à Clément, reprend le terme :

Après toutes ces années, je commence à me forger l’intime conviction que la société utilise la prison comme un véritable dépotoir ; il s’agit pourtant d’hommes et de femmes.

Aujourd’hui, j’ai honte…

Là où on pourra ne pas suivre Mme Boutin, c’est quand elle réclame un "numerus clausus" dans les prisons françaises – quand il n’y a plus de place, on n’enferme plus.

Prison Ce serait remplacer une injustice envers les incarcérés par une injustice envers la société – car la prison, ça semble fort marcher, comme l’indique la courbe à gauche sur l’effet d’une politique répressive en Angleterre ces dernières années.

Le problème vient bien d’un nombre insuffisant de places de prison, pas d’un nombre excessif de condamnés à de la prison (les prévenus, c’est une autre affaire – et c’est eux qui souffrent le plus de la surpopulation).

Prenons une comparaison simple : le taux de criminalité français (rapporté à la population, donc) est environ un quart plus bas que l’américain. Mais le taux d’incarcération français est de moins de 1 pour mille, contre 7 pour mille aux Etats-Unis. Le ratio d’incarcéré par crime est donc environ 5 fois plus faible en France qu’aux Etats-Unis.

Henri Védas

Bioéthique : l’hypocrisie contre l’Eglise

Dans Le Monde du 21 octobre, le professeur Claude Sureau, qui s’affirme catholique, signe une véritable charge contre l’Eglise catholique. Le postulat de l’article est que "ce qui précède la personne" (et qui n’est donc pas une personne) est un "être prénatal". Ceci posé, tout est possible avec l’embryon et le Vatican n’a qu’à bien se tenir.

1. La fécondation in vitro :

Claude_sureau "[L]e Vatican est radicalement opposé à toute fécondation hors du corps de la femme. L’une des raisons, absurde selon moi, est que pour recueillir du sperme la masturbation de l’homme est indispensable. Une autre est l’instrumentalisation de l’embryon humain lié à la fécondation in vitro et à la conservation par congélation."

La référence à la masturbation est pitoyable, pour la simple raison que l’Eglise, qui n’a jamais condamné les examens médicaux de sperme, pour des cas d’infertilité par exemple, promeut d’autres méthodes, morales contrairement à la masturbation (ici §9), pour recueillir du sperme. Mais cela permet au "professeur" de passer sous silence (de pécher par omission) le fait que la fécondation in vitro requiert inéluctablement la destruction d’embryons, donc le crime.

2. La recherche sur les embryons

"On peut […] obtenir des lignées de cellules souches embryonnaires humaines à partir de la destruction d’embryons âgés de 5 jours obtenus par fécondation in vitro, conservés par congélation et ne faisant plus l’objet d’un projet parental. Mais on peut aussi imaginer obtenir ces mêmes lignées à partir de la technique du clonage […]. Sans méconnaître la nécessité de travailler sur les premières, j’ai plus de sympathie pour les secondes."

Ici, l’omission est flagrante : le professeur fait ‘abstraction’ de la méthodes permettant d’obtenir des cellules souches grâce aux cellules souches adultes (ou aux cellules du cordon ombilical), laquelle technique a fait ses preuves (contrairement aux recherches sur les cellules embryonnaires) et est encouragée par l’Eglise ! Quant à "imaginer" ce même résultat à partir du clonage, ce n’est plus de la science !

Néanmoins, ce "scientifique" avoue être "mal à l’aise" face à "la congélation, durant 5, 10, 15 ou 20 ans, d’embryons humains". Mais c’est parce que cela "bloque […] la création d’une médecine et d’une recherche sur l’embryon" ! Ce n’est plus de la science, c’est de l’hypocrisie.

Michel Janva (merci à P.G.)

Budapest en Hongrie…

Suite à mon post sur l’erreur professionnelle de Libération, le journaliste a rectifié (lire aussi les commentaires suite à l’article). Mais il a rectifié l’incompétence géographique et non pas la désinformation idéologique : la répression marxiste n’a toujours fait "que" 2800 morts. Quid des dizaines de milliers d’autres ?

MJ

Génocide : ne pas se tromper de condamnation

Extrait d’un communiqué de Bernard Antony, président de Chrétienté Solidarité (dont le site internet vient de faire peau neuve) :

"Jean-Marie Le Pen en Vendée a parlé comme il le fallait du génocide vendéen. Pas plus que ceux perpétrés par les communistes de l’Ukraine au Cambodge, par les Turcs contre les chrétiens arméniens, grecs ou chaldéens, par les nazis contre les juifs, ce génocide ne doit susciter une loi de police de la pensée pour punir les imbéciles qui le nieraient. La vérité en histoire s’obtient par la recherche et le débat, elle n’a nul besoin d’être protégée […]. Il est donc bien dommage que Monsieur de Villiers se soit prononcé dans Israël-Magazine pour le renforcement de la loi Rocard-Gayssot , en raison de laquelle on voulait d’ailleurs le poursuivre !

Cela dit, il y a aujourd’hui un génocide immense qui se poursuit dans l’indifférence politicienne, celui des enfants conçus à qui l’on dénie le droit à la vie. Contre ce génocide, on attend que Jean-Marie Le Pen retrouve sa détermination de jadis et propose la mise en œuvre d’une autre législation que celle qui banalise l’avortement et à vrai dire l’infanticide. Cela ne lui fera pas perdre des voix et ce n’est pas de toute façon le seul détail de ses prises de position qui l’empêchera d’être élu. Et quand bien même cela serait, c’est lui qui a longtemps dit que «mieux vaut être battu sur ses idées qu’élu sur les idées des autres»."

Michel Janva

Libération entre incompétence et désinformation

Perle trouvée en-tête d’un article sur les événements à Budapest ("Incidents à Budapest pour la commémoration de l’insurrection") :

"La police a délogé des centaines de manifestants qui protestaient contre le Premier ministre, alors que la Bulgarie célébrait le 50e anniversaire de l’insurrection de 1956 contre le système soviétique".

Evidemment, si ces journaleux étaient fans de Jean-Pax Méfret, ils sauraient que Budapest est en Hongrie… Comme l’écrit ce blog, "c’est vrai que chez Libé on croit qu’il n’y a que les Américains de CNN à faire des erreurs sur les cartes, hein ?" Et pour info, la capitale de la Bulgarie, c’est Sofia.

Profitons-en pour rappeler que l’insurrection contre le régime soviétique, débutée le 23 octobre 1956, fut écrasée dans le sang le 4 novembre par les chars envoyés par Moscou, faisant entre 25000 et 50000 morts hongrois (sans oublier les 1200 prisonniers et les 200000 personnes fuyant le pays) et non pas 2800 morts et 20000 blessés comme l’écrit Libé.

Michel Janva

Pour une politique de la mer

En déplacement samedi en Charente-Maritime, Jean-Marie Le Pen a plaidé pour le développement d’une politique maritime :

Naufrage "Depuis 40 ans, […] les gouvernements français successifs ont dédaigné la mer. Ils ont oublié qu’elle était à la fois une réserve de ressources alimentaires et d’énergies fossiles, le formidable support du commerce et de l’industrie des transports, et enfin un redoutable vecteur de puissance militaire. […]

En matière de constructions militaires d’abord, la Direction des Constructions Navales annonce, à nouveau, une baisse d’activité de 6% pour 2006. En matière de constructions civiles, les crises successives des arsenaux ont durement affecté les entreprises du secteur. […] Dans le domaine des grands navires, le tonnage construit en France a été divisé par 3 entre 1980 et 2005. […] La marine marchande comptait 424 bâtiments en 1980, plaçant la France au 4ème rang mondial. Il n’en reste aujourd’hui que 212, soit exactement la moitié, et la France se retrouve au 27ème rang. Cela se comprend, le coût du pavillon Français étant le plus élevé de l’Union Européenne. […]

Rogné d’années en années, le budget d’équipement de la Défense nationale ne nous permet plus d’avoir une Marine digne de ce nom. Depuis 1992, nous avons du désarmer 36 bâtiments, dont 2 porte avions et 8 sous-marins. […] Ainsi, de 11700 navires [de pêche] en activité en 1983, on tombe à moins de 6000 aujourd’hui. […]

[C]omment se fait-il que la France, qui est le pays le plus maritime d’Europe par son kilométrage de côtes, ne possède pas un véritable ministère de la Mer ? La mer française dépend directement ou indirectement d’une dizaine de ministères, ce qui interdit toute politique d’ensemble."

Michel Janva

Le Nicaragua pourrait pénaliser l’avortement

Jeudi prochain, le Parlement du Nicaragua sera appelé à modifier le code pénal du pays afin d’abroger ses dispositions qui depuis 1970 autorisent l’avortement dit thérapeutique en cas d’accord de 3 médecins. En fait, il s’agit des cas de danger de mort pour la mère, de malformation foetale, viol et inceste. Le président du Nicaragua et la majorité de la classe politique se montrent favorables à la repénalisation totale de l’avortement.

C’est la mobilisation de l’Eglise catholique au Nicaragua qui a abouti à ce projet de réforme législative. Coopérant pour l’occasion avec les évangélistes, la hiérarchie catholique a appelé à manifester le 6 octobre dernier : lors d’une marche de la cathédrale de Managua jusqu’au Parlement, 290000 signatures (pour une population de 5,1 millions d’habitants) ont été remises aux députés.

Que cela nous serve d’exemple.

Michel Janva (via le blog de Jeanne Smits)

Peltier pour un couvre-feu

Sur le FilNews (13h28) :

"Lenuméro 2 du MPF Guillaume Peltier demande l’instauration d’un couvre-feu préventif pour les mineurs à partir de jeudi."

On ne comprend pas très bien pourquoi seulement à partir de jeudi (début des vacances ?), le Ramadan se terminant aujourd’hui, mais, sachant que les émeutiers des derniers jours étaient tous mineurs, cette mesure serait la bienvenue.

Michel Janva

3 réformes pour l’école

Laurent Lafforgue et Marc Le Bris publient une tribune dans Le Figaro afin de demander 3 réformes pour sauver l’école :

"[N]ous lançons un appel pour la refondation de l’école et, singulièrement, de l’école primaire. […] Nous préconisons 3 axes d’action :

Premièrement, récrire les programmes et les manuels. […] Les programmes doivent être rédigés en termes simples et concis de telle sorte qu’à la fin de chaque année les élèves eux-mêmes puissent lire et comprendre ceux qui les concernent. Ils doivent bénéficier d’horaires revenus, dans les disciplines fondamentales, à leurs niveaux d’il y a 40 ans : par exemple, en CP, 15 heures de français, au lieu de 9 actuellement. […]

Deuxièmement, récuser la doctrine de «l’élève qui construit lui-même ses savoirs» et redonner leur place à des enseignements explicites, structurés et progressifs. Mais, sans dogmatisme aucun : les instituteurs et les professeurs doivent pouvoir procéder suivant leur expérience. Le plus important est la qualité de leur formation. [U]n bon professeur est avant tout un professeur qui maîtrise sa discipline à un niveau plus élevé que celui où il doit l’enseigner – et comporter, d’autre part, une formation pédagogique concrète. […]

Troisièmement, rétablir partout un bon niveau d’exigence, et donc de travail. Les maîtres doivent pouvoir décider du passage d’un élève dans la classe supérieure en fonction de son intérêt bien compris et sans subir de pression. Un élève ne doit pas passer en CE 1 avant de savoir lire et écrire, car cela s’enseigne seulement en CP. […] De même, un élève ne doit pas entrer au collège avant de maîtriser les savoirs fondamentaux indispensables à la poursuite des études. C’est pourquoi nous préconisons à la fin de l’école primaire un contrôle des connaissances […] et la création d’un cours de rattrapage pour les élèves qui échoueraient."

Michel Janva

Emeutes : les RG s’inquiètent

Le dernier rapport confidentiel des Renseignements généraux, daté du 11 octobre, intitulé «État des lieux dans les quartiers sensibles», assure que

"la plupart des conditions qui ont amené, il y a un an, un déclenchement de la violence collective, sur une grande partie du territoire métropolitain, sont toujours réunies".

Et notamment en Ile-de-France. Depuis 15 jours, l’Intérieur est sur le qui-vive. Les incidents se multiplient avec les mineurs, qui cherchent la confrontation directe avec les représentants de l’autorité. La fin du ramadan (ce soir) et les vacances (mercredi) inquiètent fortement.

En outre, une étude sociologique montre que la cartographie des émeutes est implacable : le feu a pris principalement dans les quartiers à forte densité de familles africaines de plus de 6 enfants.

Michel Janva

2007 : les 50 ans du Traité de Rome

instituant la Communauté européenne.

La Commission a choisi (sur concours) le logo des festivités :

Togetherlogo_1

Le Brussels Journal remarque qu’on croirait la lettre d’un ravisseur… "si v0us vöuLéz rEvoir votRe sOuverâiNeté viVante…"

Henri Védas

Ségolène Royal, l’enseignement privé et laïcité…

Quand un enfant est scolarisé dans un établissement sous contrat, sa commune de résidence doit payer un forfait, même si l’école est dans une autre commune. Le Figaro nous apprend que Ségolène Royal veut supprimer ce forfait pour les élèves scolarisés hors de leur commune de résidence. Mais plus intéressant encore est le motif de cette suppression :

Ségolène Royal s’est prononcée mercredi soir, lors du débat interne au PS, pour "la laïcité dans les services publics", un thème qu’elle avait jusque-là rarement abordé. Selon elle, il faudra entre autres "supprimer l’article de loi qui oblige les communes à payer la scolarisation des enfants dans le privé". Un geste fort en direction des défenseurs de la laïcité, accueilli par les applaudissements nourris de l’auditoire. "Nous ne sommes pas antiprivé, explique-t-on dans son entourage, On sait que les familles veulent la liberté de choix, mais cet amendement coûte cher aux petites communes."

Si on en doutait encore, pour Ségolène Royal, laïcité rime bien avec laïcisme. Le décalage entre la réaction des militants présents et celle de son entourage est à ce titre amusant…Mais le Figaro note encore que

…de nombreux maires, de droite et de gauche, s’opposent [au forfait communal]. Ils s’estiment dépossédés de leur liberté de gestion et privés des moyens de pression pour conserver les élèves sur leur commune. Ce "choix personnel" des familles "ne saurait avoir pour conséquence de menacer les finances des communes rurales", estime ainsi un collectif de maires ruraux de tous bords.

Les maires craignent surtout beaucoup la concurrence de ces établissements, non pas tant d’ailleurs pour leur aspect confessionnel que pour leur rigueur et leur niveau. Mais au lieu de vouloir couper les vivres aux écoles privés, pourquoi les maires ne se donneraient-ils pas les moyens de rendre leurs écoles attractives ? Cela créerait une saine émulation pour le bien des élèves.

Pierre Nicolas

Les alter-mondialistes

organisent le 27 octobre un «forum pour une mondialisation responsable» à Lyon… grâce à 2 millions d’euros de subventions publiques, principalement du département du Rhône et de la ville de Lyon.

MJ

Si vis pacem, para bellum

Au cours d’un déplacement en Vendée, où il n’a pas manqué de "condamner le véritable génocide dont fut victime une population de paysans vendéens dont le seul crime fut d’être fidèle à Dieu et au Roi", Jean-Marie Le Pen a développé le thème de la guerre :

Le_pen"La paix relative du monde, et singulièrement celle de l’Europe entre 1945 et 1991, doit beaucoup, il faut le dire, à l’existence même de l’arme nucléaire. Or, on fait souvent à celle-ci le procès injuste d’être un facteur de guerre entre les nations. […] [C]e n’est absolument pas la construction européenne qui a garanti pendant 50 ans la paix en Europe. Celle-ci a été préservée en raison de l’équilibre des forces entre l’OTAN et le Pacte de Varsovie, chacun des deux camps refusant de courir le risque d’une destruction complète, en raison de la puissance de l’autre.

J’ajoute que l’Union fédérale que l’on nous impose […] pourrait, hélas, nous conduire à la guerre. […] La meilleure façon d’éviter le nationalisme guerrier, c’est précisément de respecter la liberté des nations. En effet, lorsqu’on méconnaît la liberté des peuples, ceux-ci finissent toujours par briser leurs chaînes. […] Ce n’est donc pas la nation, mais précisément la négation de la nation qui conduit à la guerre. […] Les germes de conflits civils et territoriaux sont désormais présents dans les pays occidentaux, dont les sociétés deviennent multi-culturelles. […]

Je propose donc 4 grandes mesures, pour infléchir les axes principaux de notre politique de défense :

– Porter le budget de la Défense Nationale de 1,8 à 3,6% du PIB […].

– Remettre sur pied une véritable Défense Opérationnelle du Territoire, ce qui suppose d’abord l’établissement d’un service militaire volontaire de 6 mois, […] mais aussi la création de corps de garde frontières, d’une Garde Nationale et le développement de réserves significatives. La sécurité intérieure doit devenir une priorité, car la menace pourrait, demain, être intérieure.

– Donner aux forces d’intervention la capacité d’agir de manière autonome […].

– Renforcer l’activité de nos arsenaux en cessant d’étaler les programmes d’armement et en subordonnant notre aide internationale ou notre soutien diplomatique à des commandes extérieures."

Michel Janva

Supprimer les partis ? (Suite et, bientôt, fin)

Notre page Libre Réflexion a rendu compte ces dernières semaines du débat lancé par La Nef sur la suppression des partis politiques.

Cette semaine, vos blogueurs livrent leur réflexion sur le sujet : "Supprimer les partis ? Non, mais renforcer leur démocratie interne par la généralisation des primaires"

Si ce texte vous inspire des réactions, vous pouvez nous les envoyer ici – mais faites vite, la semaine prochaine nous aborderons un nouveau sujet.

Vous pouvez aussi voter dans notre sondage en ligne (colonne de gauche) : ce dimanche soir, vos suffrages indiquent 46% pour la suppression des partis, 48% pour leur réforme, et moins de 6% de satisfaits de leur fonctionnement actuel.

Le Salon Beige

L’ombre des émeutes

Un groupe d’une trentaine de jeunes-voyous-criminels a incendié cette après-midi un bus de la ville de Grigny (Essonne). L’incident n’a pas fait de blessés. La police a procédé à une interpellation et se trouvait encore sur place vers 18h30 pour "sécuriser le secteur", selon la préfecture, qui n’a signalé aucun débordement.

MJ

Précision (21h00) : Une voiture de police et des policiers ont été aussi caillassés. Trois autres véhicules en stationnement ont été incendiés. Selon le syndicat Action police,

"des policiers vers 14h ont voulu interpeller un jeune de 13 ans qui avait mis le feu à une voiture et à un bus qui passait dans la rue, avec d’autres jeunes. La situation a ensuite dégénéré et des collègues ont été pris à partie par une cinquantaine d’individus cagoulés et armés de barre de fer qui les ont caillassés".

Les AFC adhèreront-elle au parti de la vie ?

Sous la plume de Rémi Fontaine, dans Le Livre noir des évêques de France (ch.4) :

""J’appartiens à un parti d’opposition qui s’appelle la vie." Cette citation de Balzac […] pourrait être également la devise de tous les militants pro-vie engagés (depuis la loi Veil) dans le combat permanent contre l’inculture de mort. Oui, nous appartenons à un parti d’opposition qui s’appelle la vie ! C’est un camp, une ligne de démarcation qui nous rassemble et nous définit bien dans ce temps de décomposition. […]

A l’occasion du funeste anniversaire de cette loi, une dizaine d’associations pour la famille et le respect de la vie ont créé un collectif intitulé "30 ans ça suffit !". […] On apprit que la Confédération nationale des associations familiales catholiques n’avait finalement pas souhaité encourager ses membres à se joindre à cette manifestation… Avec cette argumentation […] :

Afc_logo "Que pouvons-nous faire ? Hurler au grand public que l’avortement est un crime, et alimenter ainsi le jeu bien convenu qui situe ceux qui reconnaissent la vie dès les premiers instants dans le camp des rétrogrades qui nient par idéologie les souffrances de la femme ? Affirmer que la vie est sacrée à la face d’un peuple nourri dès son enfance de morale relativiste et libérale et qui ne possède plus aucune référence absolue et qui ne dispose même plus des mots pour comprendre ce que nous disons ? […]".

[…] On reconnaît à cette injuste délation le syndrome de la vulnérabilité médiatique de ceux qui ne parlent pas selon la vérité des choses, mais selon ce qu’ils croient que l’opinion va agréer. […] Ils font le jeu de leur propre ennemi, alimentant une dialectique venimeuse, artificielle, qui empoisonne et divise dangereusement des mouvements et des personnes qui devraient coopérer côte à côte à la lutte contre la culture de mort. […] Oui, la Vie est une ligne de partage qui devrait nous rassembler religieusement, moralement et politiquement".

Lors de la prochaine manifestation nationale, prévue le 21 janvier 2007, verra-t-on les AFC aux côtés de ce parti d’opposition qui défend la vie ?

Michel Janva

PC et PRG se lancent dans la présidentielle

Pcf Le PCF a proposé Marie-George Buffet comme candidate à la présidentielle, décision qui doit encore être entérinée par les militants les 11 et 12 novembre ; puis il appartiendra ensuite aux "Collectifs unitaires", composés de militants communistes et d’autres formations de la gauche radicale, de désigner leur champion par "consensus", les 9 et 10 décembre… Opposés à cette stratégie, 2 autres candidats, qui se réclament de "l’identité" communiste, briguent aussi le vote des militants communistes : Maxime Gremetz, député de la Somme, et Jean-Jacques Karman, vice-président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis. D’autres concurrents sont en lice pour briguer l’investiture des collectifs, notamment José Bové et Clémentine Autain adjointe au maire de Paris (app. PCF). Si les "collectifs" ne désignaient pas Mme Buffet, les communistes seraient de nouveau consultés…

Prg Le Parti radical de gauche, également réuni en Congrès extraordinaire, a décidé de se ranger derrière le candidat qui sera choisi par le Parti socialiste et donc de ne pas présenter de candidat. Le Congrès n’a pas approuvé une candidature de Christiane Taubira. Au terme d’une réunion tendue pendant deux jours à Paris, les délégués des fédérations ont voté à 473 contre 208 en faveur d’un "rassemblement dès le premier tour" avec le PS. En échange, le PS réserve 36 circonscriptions législatives au profit du PRG.

Michel Janva

Madonna censurée

par NBC. Pour éviter toute confrontation avec des groupes religieux, NBC a décidé de ne pas montrer le passage du concert où Madonna, fidèle à sa réputation sulfureuse, apparaît, arborant une couronne d’épines, sur une croix en miroirs.

Comme quoi, les pressions, ça marche.

Michel Janva

Eric Raoult, l’opportuniste

Le député de Seine-Saint-Denis semble adapter son discours à son auditoire. Bien connu des auditeurs de Radio Courtoisie et des lecteurs de Minute pour ses "coups de gueule", on le voit déclarer à une assistance composée de musulmans :

Raoult "La ville du Raincy a la plus petite communauté musulmane du département de la Seine-St-Denis, donc il y a encore du travail à faire pour que vous soyez plus nombreux sur le Raincy".

Immigrationnisme aigu ?

Et sur l’affaire de Cachan, il changera de déclaration à 2 jours d’intervalle… sur deux radios différentes.

Michel Janva

N’oubliez pas demain

Villepreux0

Le Salon Beige ne pourra y être, mais nos amis de Vox Galliae représenteront dignement notre famille de blogs ! Programme.

Henri Védas

CNI : la candidate sera un candidat

Le Comité Directeur du CNI a, par un vote, avalisé le nom de son candidat aux prochaines Présidentielles. L’élection s’est déroulée en 2 temps : Annick du Roscoät, Présidente du CNI, a été plébiscitée. Mais suite à des évènements familiaux récents, elle a proposé Jean-Michel Jardry, Vice-président :

"J’ai toujours affirmé que la famille était une valeur fondamentale, la mienne requiert aujourd’hui toute mon attention. Jean-Michel Jardry a toutes les qualités pour représenter le CNI pendant cette campagne. […] En charge de la commission des relations internationales, c’est aussi un Européen convaincu"qui a défendu le Oui au dernier référendum.

Le nouveau candidat souhaite :

Jm20jardry09 "par mon engagement, établir une nouvelle exception française, capable de répondre aux défis qui nous attendent et aussi défendre, promouvoir une société au sein de laquelle l’homme peut librement s’épanouir, se réaliser. Remettre l’homme face à ses responsabilités, cela revient à lui donner la maîtrise de son environnement, de ses valeurs, de ses racines culturelles. Indépendant depuis que j’ai choisi de m’impliquer dans la vie politique, l’un des vœux qui m’est le plus cher est la défense des petites entreprises : tissu vital de la France, elles garantissent le travail sur l’ensemble du territoire, pas seulement dans les grandes villes."

35 candidats à la présidence se sont plus ou moins déclarés. Comme le chantait Jacques Brel : "Au suivant !".

Michel Janva

Le retour des mosquées de Roissy

43 bagagistes de Roissy et d’Orly se sont vus retirer leur badge d’accès aux pistes, pour raisons de sécurité. Ces 43 bagagistes étant musulmans, les milieux islamistes se sont emparés de l’affaire en criant à l’islamophobie. Samedi matin, Sarkozy a justifié la décision de retrait des badges en expliquant :

"Il y a 43 personnes à qui nous avons retiré l’habilitation. Il n’y avait là aucun délit de sale gueule. Il y avait des éléments précis qui nous amenaient à leur interdire l’entrée sur la surface d’un aéroport".

Les badges permettent l’accès aux zones sous sûreté, aux pistes et aux avions et leur attribution ou leur maintien fait donc l’objet d’enquêtes de sécurité. Or, il est apparu que certains bagagistes, de religion musulmane, fréquentaient des mosquées ou salles de prières radicales ou étaient connus pour leurs positions et sympathies fondamentalistes voire pour des comportements jugés "suspects". Le sous-préfet en charge de Roissy indique :

"Pour nous, quelqu’un qui va passer des vacances plusieurs fois au Pakistan, cela nous pose des questions. [Plusieurs des bagagistes auraient] séjourné dans des camps d’entraînement".

6 des bagagistes concernés ont saisi la justice. La CFDT a déposé une plainte contre X au pénal pour «discrimination» auprès du procureur de la République de Bobigny. Cette polémique fait ressortir une autre affaire : 7 lieux de culte radicaux ont été fermés à Roissy et Orly ces derniers mois. Qui contrôle ce type de lieu ? Dans le cas de l’Eglise catholique, c’est l’évêque qui nomme un curé, ou un desservant. Mais dans le cas de l’islam ?

Michel Janva

Les agressions contre la police ne faiblissent pas

Un véhicule de la BAC a été pris à partie hier soir, dans le quartier de la Source à Orléans, par une vingtaine de criminels, qui ont lancé 2 cocktails molotov. Les trois policiers qui se trouvaient dans la voiture ont utilisé des balles en caoutchouc pour se dégager. La circulation du tramway a été arrêtée toute la soirée. Une ou deux voitures du quartier ont été vandalisées à coups de barres de fer. Il n’y a pas eu d’interpellation.

MJ

Benoît XVI dénonce la crise de la culture

Le pape a estimé que la science actuelle privilégiait "le faire" sur "l’être" au mépris des besoins profonds de l’homme. Les études universitaires devraient avoir pour but d’aider à "trouver une issue" à "la crise de culture et d’identité dont nous pouvons observer depuis toutes ces années le caractère dramatique".

"Le contexte contemporain semble donner la primauté à une intelligence artificielle qui devient toujours plus le cauchemar de la technique expérimentale et oublie que la science doit toujours travailler à la sauvegarde de l’homme".

Benoît XVI a évoqué le mythe d’Icare pour décrire la tentation des scientifiques de "se laisser prendre par le goût de la découverte sans s’appuyer sur une vision plus profonde".

Michel Janva

L’avortement, une responsabilité collective ?

Interrogé par VoxGalliae, Yves-Marie Adeline, président d’Alliance Royale, parti royaliste, rappelle que Jacques Toubon, après avoir qualifié de "loi scélérate" la loi Neiertz (qui punit le délit d’entrave à l’IVG) votée en 1993 par la gauche, s’est servi de cette même loi lorsqu’il fut ensuite garde des sceaux après 1995 pour faire appel contre le Dr Dor qui venait d’être relaxé.

Yvesmarie_adeline Mais, le plus important dans cet entretien, c’est lorsque Adeline considère que l’avortement est le fruit d’une responsabilité collective : ce n’est pas Simone Veil qui a fait l’avortement (et sa culpabilisation par "l’extrême droite" sur ce sujet relèverait d’un "antisémitisme latent" !), ni même le président Giscard ou le premier ministre Chirac, car l’avortement était déjà dans la mentalité générale. Et il en donne pour preuve l’absence de réaction des évêques de France (la comparant un peu rapidement à la réaction récente des évêques portugais).

S’il est vrai que l’opposition à l’avortement a été quasi-nulle durant les années précédant sa légalisation (et donc que les catholiques -clergé comme laïcs- portent une grave responsabilité), il faut rappeler à Adeline que la loi crée le droit et que, en 1974 la majorité des Français était opposée au crime de l’avortement. Enfin, parler de responsabilité collective dédouanne un peu rapidement les 284 députés qui ont voté cette loi (à droite, 105 députés sur 310, dont 26 centristes sur 52, 55 gaullistes (UDR) sur 174, 17 républicains indépendants sur 65 et 7 non-inscrits sur 19. La gauche avait fait bloc mais, minoritaire, elle n’aurait rien pu faire sans la droite parlementaire). Ajoutons que c’est cette loi qui a probablement coûté au président Giscard sa non-réélection.

A noter que sur le site de l’Alliance Royale, la famille et la liberté de l’éducation (propositions 10 & 11) sont conformes aux principes non négociables. Mais le problème du respect de la vie (avortement, bioéthique, euthanasie) brille par son absence. Yves-Marie Adeline n’aurait-il pas de projet dans ce domaine ?

Michel Janva

Addendum : Pierre Nicolas me fait justement remarquer que le concept de responsabilité collective est douteux en lui-même. En tout les cas, ce n’est pas une idée que l’on retrouve dans la théologie catholique. Dernier exemple en date, le Saint Père à Auschiwtz qui a clairement refusé toute responsabilité collective au peuple allemand pour les horreurs du nazisme. MJ

Les rebelles de l’éducation nationale

Le Figaro d’hier consacrait un article aux rebelles à l’assaut de la forteresse éducation.

Tous ne défendent pas les mêmes thèses et ne proposent pas les mêmes solutions mais ils se retrouvent sur l’essentiel : un constat catastrophique sur l’état de l’enseignement en France. À l’image de Fanny Capel, jeune agrégée et membre de Sauver les lettres, une association d’environ 400 professeurs, tous dénoncent l’impact de "certains dogmes pédagogiques" sur la formation des maîtres. […]

[Le mathématicien Laurent] Lafforgue court aujourd’hui les colloques sur l’éducation. Récemment, lors d’une réunion organisée par l’association Famille, école, éducation, il s’est employé à dénoncer la déstructuration des enseignements à l’école primaire et ses répercussions dans le secondaire et le supérieur. Pour le mathématicien, "on peut résumer une bonne partie des maux actuels en disant qu’on a voulu proscrire tout enseignement explicite, qualifié de dogmatique, et le remplacer par un esprit qui se prétend d’expérimentation et de découverte personnelle". Ainsi, "là où les anciens programmes du primaire demandaient d’apprendre des conjugaisons, les nouveaux invitent à observer les variations de la forme verbale…" Les pédagogues, toujours et encore, au banc des accusés.

Pierre Nicolas

La réussite du Forum catholique

Le Forum Catholique a passé le cap des 2 millions de pages lues en septembre et plus de 2 millions à la mi-octobre. Il faut dire que l’actualité "tradilandaise" est abondante actuellement. Ce succès se remarque et Le Figaro du jour en fait mention, ajoutant que le "Forum se sait observé".

MJ

La politique immigrationniste de Sarkozy

Nicolas Sarkozy est venu dialoguer hier à Saint-Ouen pendant près de 2h avec 9 lecteurs du Parisien qui vivent et travaillent en banlieue. Florilège :

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"Il n’y a pas assez de policiers de couleur ou d’origine étrangère au niveau des commissaires, des directeurs et des préfets."

"J’aimerais qu’on me dise pourquoi il serait normal de faire de la discrimination positive pour les femmes ou les handicapés, et pourquoi ce serait anormal pour les compatriotes de couleur."

"Je ne cesse de répéter que l’immigration est positive […]. On aura beaucoup parlé de Cachan mais ça s’est terminé comment [comme ça] ? Sans drame. Il fallait prendre en compte ce que vivaient les malheureux dans le gymnase, mais il ne fallait pas que cela conduise à […] la montée du Front national."

"J’ai défendu 3 idées, minoritaires dans ma propre famille : la suppression de la double peine ; la discrimination positive ; sur le droit de vote des étrangers […]. Pourquoi j’ai dit ça ? Pour faire de la pédagogie."

"Je mets au défi qui que ce soit de trouver une seule idée que j’ai défendue qui soit conforme à ce que pense M. Le Pen, y compris sur l’immigration choisie."

On le saura.

Michel Janva

Avortement : en parler aux présidentielles, ou aux législatives ?

Présent, en marge de son éditorial que rapportait hier Michel, cite un extrait d’une interview de Jean-Marie Le Pen sur Canal + dimanche dernier (voir sur le blog de Jeanne Smits). Le passage se conclut ainsi :

L.F. : Donc, vous n’allez pas abroger les lois sur l’avortement ?

J.-M.L.P. : Ecoutez, je ne sais pas. Le président de la République n’a pas à abroger des lois sur tel ou tel point de la politique. Il y a un gouvernement pour ça, il y a une Assemblée pour prendre ses responsabilités […]

Le Pen, et il n’est pas le seul, considère donc qu’il y a des sujets qu’il convient d’évoquer aux présidentielles, et d’autres (apparemment tout ce qui concerne les lois – excusez du peu) aux législatives. Pourtant :

  • 90% des lois, en France, sont des "projets de loi" qui émanent de l’exécutif. 10% sont des "propositions de loi" émanant du Parlement – et l’exécutif peut les rendre caduques en n’en publiant pas les décrets d’application.
  • Le chef de l’exécutif, en France, se trouve être le Président de la République, qui nomme le Premier ministre et préside le Conseil des Ministres.

L’élection présidentielle est donc bien, plus encore que les législatives, le moment d’évoquer ce qui touche aux loi – et en particulier celles sur l’avortement.

Henri Védas

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