L’étude après la classe ou la déresponsabilisation des parents:
Nicolas Sarkozy a proposé une nouvelle fausse bonne idée au cours de son entretien sur TF1 (au milieu de l’entretien) hier au journal de 20h : Généraliser l’étude après la classe pour "éviter les orphelins de 16H" parce que
"On ne peut plus mettre les femmes dans l’obligation de choisir entre leur vie professionnelle et leur vie de famille […] il faut donner aux mères de famille la possibilité d’aller chercher leurs enfants à l’école plus tard, ce qui est compatible avec leurs horaires de travail"
Derrière la motivation louable d’aider les femmes qui travaillent, c’est en fait encore une mesure qui ôte aux parents une part de leur responsabilité parentale et créer ainsi une nouvelle forme d’assistanat.
Par ailleurs, le ministre de l’intérieur a réitéré sa proposition de suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire.
Encore une victoire contre la cathophobie ?
Suite à mon post critiquant le ton pris par Alternative Libérale sur son blog à l’égard des catholiques, voilà que le post en question a disparu ! L’adresse du post (http://aurel.hautetfort.com/archive/2006/10/16/versailles-violente-agression-par-des-catholiques-) renvoie à la page d’accueil…
Si c’est un changement de position de M. Veron, très bien, si c’est une façon détournée de séduire l’électorat catholique… autant dire que c’est raté.
Respect de la vie : supplique aux évêques de France
Suite à mon post sur l’attitude de Jean-Marie Le Pen en matière de politique pro-vie, plusieurs lecteurs se plaignent -à juste titre- du fait que, par le passé, le candidat FN n’a jamais été soutenu par l’épiscopat sur ce sujet. Cela ne doit pas pour autant l’obliger à modifier son programme sur cette question, car, d’une part, le pape Benoît XVI, cité dans ce même post, a, lui, été très clair sur ce sujet, et, d’autre part, si Le Pen devait modifier son programme en raison du non-soutien des évêques, on ne voit pas pourquoi il se limiterait à ce point là…
Cependant, il est de notoriété que l’engagement des évêques dans ce combat pour la vie fait souvent défaut (comme le rappelait un lecteur, il n’y avait aucun membre de l’épiscopat lors de la dernière marche pour la vie). Aussi, il est urgent que les catholiques demandent à leurs évêques de les soutenir dans ce combat. C’est pourquoi, Renaissance Catholique a mis en ligne une supplique (ici en pdf) -que chaque chrétien de ce pays doit signer– destinée aux évêques afin qu’ils interviennent en vue des prochaines élections :
"Au printemps 2007, des élections présidentielle et législatives auront lieu en France. Par-delà les débats légitimes et les statistiques sur le chômage, l’insécurité, l’immigration… il nous semble qu’aucun chiffre n’est plus grave que celui des 200 000 avortements officiels annuels.
C’est pourquoi nous venons vous demander d’intervenir solennellement dans ces débats afin de rappeler que la défense de la culture de vie doit être le premier critère de choix pour un électeur catholique et qu’aucun élu catholique ne saurait cautionner des lois qui légalisent l’avortement, l’euthanasie, le clonage humain…"
Chronique antipolicière
Des policiers ont été agressés cette nuit à Aulnay-sous-Bois. L’un d’eux, une femme, a reçu un jet de bouteille sur la tête, qui lui a valu trois points de suture et une semaine d’incapacité temporaire de travail. Eric Venturino, directeur de cabinet du maire UMP de la ville a déclaré :
"Les policiers ont été attirés dans un guet-apens. Ils étaient attendus sur les lieux par 20 à 30 personnes cagoulées et armées de barre de fer".
3 véhicules, alertés par une alarme déclenchée auprès d’un centre de protection maternelle et infantile (PMI), ont été bloqués vers une heure du matin dans la Cité des 3000 par un barrage constitué par des barrières de chantier et une Mercedes placée en travers de la route. Les 2 derniers véhicules ont pu faire marche arrière, mais la première voiture de la police municipale a subi des jets de pierres et de cocktails Molotov, qui n’ont pas explosé, tandis que des fumigènes ont été lancés par les agresseurs. Le véhicule a pu se dégager ensuite.
Mais que fait Sarkozy ? Il présente des lois. Si c’est pour ensuite les contourner…
L’avortement, pas d’actualité ?
Lors de son entretien sur Canal+ samedi dernier, juste avant de préciser qu’il n’avait pas changé d’avis sur l’avortement, Le Pen a déclaré :
"Je pense que ce n’est pas un des thèmes d’actualité."
Dans Evangelium Vitae, Jean-Paul II écrivait (§73) :
"[L]orsqu’il ne serait pas possible d’éviter ou d’abroger complètement une loi permettant l’avortement, un parlementaire, dont l’opposition personnelle absolue à l’avortement serait manifeste et connue de tous, pourrait licitement apporter son soutien à des propositions destinées à limiter les préjudices d’une telle loi et à en diminuer ainsi les effets négatifs sur le plan de la culture et de la moralité publique. Agissant ainsi, en effet, on n’apporte pas une collaboration illicite à une loi inique."
Force est de constater que l’opposition personnelle à l’avortement de Le Pen est manifeste et connue. Dans Présent daté de demain, Jeanne Smits rappelle que l’avortement est bien d’actualité et donc que Le Pen doit en limiter les préjudices :
"Sur le plan électoral, considérant la menace d’anéantissement qui pèse sur la France […] on peut entrer dans la discussion. N’est-il pas d’abord essentiel de sauver ce qui peut l’être ? […] Eh bien, il faut d’abord considérer la question de «l’actualité» du thème de l’avortement. Actualité du massacre annuel de plus de 200 000 enfants de France… […] Ce massacre, ce génocide est au centre de la culture mort […]. Il est au centre, ce qui veut dire qu’il n’est pas seul, et aussi qu’il est cause des autres fléaux dont souffre la France. La dénatalité, le vieillissement, la faillite prévisible ; et par ricochet, le recours à une immigration massive […].
On peut reprocher à l’Eglise de n’avoir pas pris ses responsabilités dans la lutte contre les lois de mort qui pèsent sur la société. […] Il y a aussi (parmi d’innombrables prises de position, mais celle-ci est lapidaire) le propos de Benoît XVI : «On ne peut penser qu’une société puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante.»
Nous sommes trop souvent d’accord avec Jean-Marie Le Pen, trop persuadés de l’importance cruciale de son combat pour ne pas lui dire tout cela."
Retour à la loi Veil ou pénalisation de l’avortement ?
Profitant de l’actualité portugaise, Daoudal rappelle que :
"l’alternative ne doit pas être entre pénaliser ou dépénaliser l’avortement, en ce qui concerne les femmes qui avortent. Car ces femmes ont davantage besoin d’un traitement social que pénal. […] Il reste à inventer et promouvoir, au Portugal comme en France et partout, une véritable loi pour la vie, qui prenne en considération tous les aspects de la question, et qui dépasse le faux débat qu’il y a chez nous entre le «retour à la loi Veil» et le «droit à l’avortement». Le Centre Charlier s’honore d’avoir élaboré une proposition sérieuse, concrète, détaillée, en ce sens. Il faut la diffuser autant que possible."
C’est pourquoi nous vous invitons à lire cette "proposition de loi relative à l’embryon personne humaine, à la famille et à la reconnaissance de son rôle pour l’avenir de la France élaborée par un groupe de juristes, de médecins et de scientifiques catholiques pour la Vie".
Cette loi interdit l’avortement et punit ses responsables et ses promoteurs, mais elle ne prévoit pas de peine pour les femmes qui y ont recours. Ces femmes qui, le plus souvent, sont les deuxièmes victimes d’une "IVG". Elle interdit toute forme de production artificielle d’embryons. Elle propose qu’une aide réelle soit, de plein droit, apportée aux futures mères ; et que l’adoption prénatale devienne possible, une novation en droit français. Une politique de vie, dans une France menacée de mort par la dénatalité et l’amoralisme, doit être tournée vers l’accueil de l’enfant à naître et étendre la protection de la loi sur celui-ci, dès le début de la conception. En le faisant, cette politique se soucie du sort des futures mères et des enfants de demain, qui, les uns comme les autres, doivent être accueillis et aidés, quand il le faut.
Stop à la victimisation des immigrés
Extrait du billet de Rioufol :
"Jamais les immigrés arméniens, russes, italiens, polonais, espagnols, portugais ne tinrent rigueur à la France de leurs éprouvantes conditions de vie et d’une législation qui, votée par la gauche en 1932, réservait le travail aux Français et se gardait la liberté, sous le Front populaire (lois de 1938) de dénaturaliser et d’expulser au moindre prétexte. Jamais les Asiatiques d’aujourd’hui ne se sont plaints de n’être pas respectés, leitmotiv des cités musulmanes.
Les rebelles ne méritent pas tant de sollicitude. «(Ce) sont de petits fachos. Ils méprisent toute vie syndicale et ouvrière», commente Pascal Bruckner qui dénonce leurs «revendications victimaires» (Le Parisien, lundi). L’ex-députée néerlandaise d’origine somalienne, Ayaan Hirsi Ali, dans la revue Controverses : «Pour un socialiste (ndlr : hollandais), quiconque n’est ni blanc ni occidental est une victime, en particulier les musulmans, les Palestiniens et les immigrants. Je suis responsable de mes actes comme tout un chacun, et il en va ainsi de tout le monde.» La France saura-t-elle tenir un jour ce langage et cesser de se croire coupable ?"
Du maintien de l’ordre public à l’état de guerre
Extrait de la tribune de Chantal Delsol :
"Une bande attire des policiers dans un guet-apens et s’acharne sur eux […]. Nous croyons qu’il s’agit seulement d’un problème d’ordre public : ces affaires sont déjà bien plus graves que cela. L’ordre public concerne l’empressement ou le manque d’empressement que met une population à se soumettre librement aux lois en vigueur dans le pays. […] Les citoyens qui enfreignent les lois s’écartent de la confiance sociale, mais demeurent des membres, quoiqu’indociles et donc punissables, de la société.
Ici, nous sommes en train de passer à un autre stade. Les émeutiers […] veulent demeurer les maîtres sur ce territoire qu’ils estiment être le leur, et où ils aspirent à faire la loi eux-mêmes. […] Quelques révoltés qui violent les lois peuvent s’attirer des noms d’oiseaux tels que voyous, brigands, ou vauriens. Ici, il s’agit de séparatistes : de gens qui souhaitent instaurer au sein même du territoire français des îlots échappant à la souveraineté de l’État et dont ils seraient, par là, souverains. Une chose est d’enfreindre la loi et, dès lors, de se trouver confronté à la police, une autre est de traquer la police elle-même pour s’attaquer à sa maîtrise.
Dans le premier cas, c’est un problème d’ordre public. Dans le second, nous franchissons des frontières qui nous portent au début de l’état de guerre."
L’immigration subie
Dans son carnet, Gérard Gachet publie la lettre d’une lectrice :
"Nous habitions dans un appartement à Cachan, entourés de gens corrects et respectueux des autres. L’immeuble était ancien et modeste mais nous y étions heureux. Une famille malienne est venue s’installer en dessous de chez nous. Ce fut invivable… Outre les cafards les odeurs de manioc envahissaient la cage d’escalier et nos appartements, les enfants pieds nus erraient dans les escaliers… Mon fils était bébé, je donnais des affaires pour ces enfants. Hélas, je ne les ai jamais vues sur le dos des petits. Il faut préciser qu’il y avait trois épouses légitimes et une clandestine ! Nous nous sommes résignés à quitter cet immeuble le jour où une de ces jeunes femmes a avorté sur le palier : son mari l’y avait mise car elle le gênait par ses gémissements, et c’est nous qui avons prévenu en urgence le Samu et les pompiers."
La conférence des évêques du Portugal donne une consigne de vote
A propos du prochain référendu sur l’avortement, les évêques portugais s’engagent. Extrait du communiqué de la conférence :
"[N]ous pensons [que la vie humaine] ne peut être sujette à un référendum et qu’aucune loi permissive ne respecte les valeurs éthiques fondamentales relatives à la vie, ce qui s’applique aussi à la loi déjà promulguée. Une hypothétique victoire du “non” lors du prochain référendum ne signifiera pas notre accord avec la loi en vigueur.
Pour les fidèles catholiques l’avortement provoqué est un grave péché parce qu’il viole le 5e commandement de la Loi de Dieu, « tu ne tueras pas », et il en va de même quand cela est légalement permis.
Nous ne pouvons donc omettre de dire aux fidèles catholiques qu’ils doivent voter “non” et aider à éclairer d’autres personnes sur la dignité de la vie humaine, dès son premier instant."
S’ensuit alors un argumentaire en 5 points expliquant pourquoi il faut voter non. Un communiqué on ne peut plus clair.
Un grand-père dans le placard
José Luis Rodríguez Zapatero ne manquait aucune occasion de rappeler que son grand-père paternel, le capitaine Juan Rodríguez Lozano, avait trouvé la mort des mains des nationalistes lors de la Guerre civile. C’est en sa mémoire qu’il a imaginé l’opération de récupération de la mémoire historique, consistant à mettre à jour les fosses communes. Et il avait même affirmé à une jeune fille blessée par ETA, mutilée à vie, qu’il savait ce que c’était que le terrorisme, puisque son grand-père en avait été victime… Or, lundi dernier, dans le quotidien ABC, on pouvait lire à la rubrique nécrologique l’annonce suivante :
"In memoriam, Carlos González Álvarez, 19 ans, mort entre le 14 et le 19 octobre 1934, en compagnie de nombreux compagnons socialistes et mineurs, lors des affrontements face à la colonne militaire envoyée depuis León par le général Franco, et sous le commandement du capitaine Rodríguez Lozano et d’autres officiers."
Il est ici fait référence à l’insurrection des mineurs d’Asturies, qui survint 2 ans avant la Guerre civile : 30000 hommes armés s’opposent au gouvernement. Pour réprimer l’émeute, on choisit un soldat sûr et compétent : Franco. Le général dirige la répression et le gouvernement Lerroux, que Franco a sauvé, le nomme commandant en chef de l’armée du Maroc.
On apprend donc, par une simple annonce nécrologique un brin provocatrice, que dans le camp de la répression, celui qui abattit au combat de simples mineurs, des ouvriers, du petit peuple de gauche, sans parler de la sale répression, se trouvait le grand-père du président Zapatero.
Michel Janva (merci à P.G.)
Musulmans convertis au christianisme
Giorgio Paolucci, rédacteur-en-chef du quotidien catholique italien Avvenire, et Camille Eid, journaliste libanais, ont co-écrit un livre intitulé "Les chrétiens venus de l’Islam" – qui raconte 30 histoires de musulmans qui se sont convertis en Italie.
Dans une interview à Zenit (en version anglaise), Paolucci tire des leçons de ces témoignages, posant la question du respect du droit à quitter l’Islam, même en Italie.
Le livre lance donc trois défis :
-
aux musulmans, "celui de reconnaître la liberté religieuse". Paolucci affirme d’ailleurs que le Coran ne prescrit pas explicitement la peine de mort pour ses "apostats";
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aux autorités civiles, celui de garantir ce droit; Paolucci constate que beaucoup de convertis vivent dans la peur : certains par exemple font des dizaines de kilomètres pour aller à l’église, pour ne pas être vus des leurs;
-
il nous met au défi, nous les chrétiens ‘tièdes’, de raviver notre amour pour Jésus en prenant exemple sur ces convertis courageux.
Comme pour illustrer le scandale dénoncé par ce livre, on apprend ces jours-cis le chantage ignoble d’islamistes qui veulent se faire livrer Abdul Rahman, l’Afghan converti réfugié en Italie.
Henri Védas (merci à O.N.)
Avortement : plus jamais silencieuses
Un groupe de femmes a arpenté les rues de Dublin, dimanche, pour révéler qu’elles avaient subi un avortement. Reprenant le slogan de leurs consœurs américaines, «Silent no more» («plus jamais silencieuses»), elles ont voulu crier à la face du monde la douleur qui les hante, et leurs regrets. L’une des organisatrices, Lynn Coles, a précisé :
"On nous avait dit, à toutes, quand nous avons eu une “grossesse de crise”, que l’avortement était la solution pour nous. Ce que nous disons, c’est que cela n’est pas vrai, l’avortement n’est pas bon pour les femmes. On croit que les femmes qui ont avorté devraient continuer leur vie, il ne faut rien dire si on le regrette, on doit juste se taire."
Le groupe «Silent no more» s’exprime pour éviter des avortements futurs, mais aussi pour venir en aide à celles qui souffrent d’avoir avorté, à travers l’œuvre «Rachel’s Vineyard» (la Vigne de Rachel) qui ne vise pas à juger ou à condamner ces mères, soumises souvent à une forte «pression», mais à les aider à reconnaître leur mal, et à guérir.
Une fausse réponse au discours de Benoît XVI à Ratisbonne
Libération offre une tribune à un chercheur au CNRS, Albert Levy, qui a le mérite de répondre au discours de Ratisbonne en se concentrant sur le coeur du propos du Pape : le rapport de la raison et de la foi, qu’on oppose à tort.
Mais Albert Levy se trompe en transposant l’opposition entre foi et raison à l’intérieur de la raison elle-même :
Nous avons affaire, avec [la foi et la raison], à deux voies différentes d’accès à la vérité, à deux attitudes distinctes devant la connaissance, deux modalités cognitives opposées, voire inconciliables : l’une, la raison, implique des opérations de type scientifique basées sur la vérification empirique, l’observation clinique, elle vise la production d’un « savoir », l’autre, la foi, s’appuie sur des actions de type fiduciaire (confiance entre personnes), sur la persuasion rhétorique, et vise la construction d’un « croire ».
Quoiqu’il en dise, l’auteur sépare donc bien la science et la foi, et nie l’unité qu’il y a entre la connaissance de la nature créée par Dieu et la connaissance de la révélation de ce même Dieu.
L’affirmation de cette séparation conduit l’auteur à prétendre que si le catholicisme a aujourd’hui intégré les « catégories » de la raison, ce serait à cause de sa confrontation à cette rationalité occidentale.
En Occident, c’est surtout le combat politique pour la laïcité, qui a abouti à la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et le développement de la sécularisation de la société avec l’essor d’une culture profane, qui ont contraint le Catholicisme à changer et à recourir au "logos" : Vatican II (1965) fut, à ce titre, un moment exemplaire de confrontation de l’Eglise avec la modernité.
Dire que les chrétiens adhèrent à la raison sous une pression externe est absurde, puisque le Dieu des chrétiens est lui-même raison (logos). L’article illustre donc précisément les erreurs, partagées par bien des catholiques, qu’a voulu dénoncer Benoît XVI.
Dakota du Sud : 130 médecins pour l’abolition de l’avortement
A trois semaines du référendum, ils appellent à voter "oui" à la loi d’abolition. Et 130, ce n’est pas rien dans un Etat de 750.000 habitants. Plusieurs dizaines d’entre eux ont même participé à une campagne de spots télévisuels (ici) rappelant que "l’avortement fait s’arrêter un coeur qui bat".
Le Cardinal Lustiger malade
Le Figaro nous apprend la grave maladie du Cardinal Lustiger. Qu’il soit assuré de nos prières.
Bernard Antony et les ruptures de jeûne
Sur son blog, Bernard Antony réagit sur un ton ironique à la nouvelle mode de la classe politico-religieuse qui consiste à aller rompre le jeûne du Ramadan :
"Notez bien qu’il est tout de même plus facile de partager une rupture de jeûne que le jeûne lui-même. Par ma part, j’invite d’ailleurs souvent quelques amis à partager l’une ou l’autre de mes 2 ou 3 ruptures de jeûne quotidiennes […]. On le voit, la laïcité se fait compréhensive, on n’est plus au temps où les «frères» au tablier en peau de cochon mangeaient du lard le Vendredi Saint.[…]
Le ministre des Affaires Etrangères a même désormais, on le sait, recruté des cuisiniers hallal pour les uns, casher pour les autres, les chrétiens pouvant eux, manger ou être mangés à toutes les sauces, sans que l’on s’avise d’ailleurs beaucoup de jeûner avec eux pour le Carême. Encore une fois, il est plus facile de partager la rupture de jeûne que le jeûne lui-même.
[…] En revanche, Ségolène et les éléphants Chirac et Sarkozy, M.AM. et Villepin et les autres partageront bien volontiers la mi-carême. Ils aiment tant le carnaval ! La seule qu’on ne voit pas bien dans la fête, c’est Arlette. Elle est un jeûne en elle-même.
Pour en revenir à M. Douste–Blazy si fervent, comme Jacques Chirac, de l’application partout dans le monde des droits de l’homme, il n’a pourtant pas été jusqu’à demander à ses interlocuteurs les nouvelles du sort réservé aux Chrétiens dans leurs pays respectifs. Délicatesse bien sûr. Et c’est ainsi que mieux vaut être musulman à Paris que chrétien en Algérie…."
Le rappeur Monsieur R en procès
"L’ […] AGRIF […] a déposé plainte […] le 24 août 2005 à l’encontre du chanteur de RAP Richard MAKELA dit « MONSIEUR R. » et de certaines paroles d’une chanson intitulée « FranSSe ». Sur les réquisitions conformes du Procureur de la République, le juge d’instruction près le Tribunal de grande instance de Paris vient de renvoyer Richard MAKELA dit Monsieur. R. devant le Tribunal correctionnel de Paris pour les infractions suivantes :
- Avoir, étant auteur-interprète de la chanson, par des propos, paroles de chanson comportant une expression outrageante, un terme de mépris ou une invective, injurié un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une nation, en l’espèce les Français, en l’espèce en écrivant : « La France est une garce…la France est une de ces putes de mères qui t’a enfanté » et « FranSSe » ;
- Avoir, étant auteur-interprète de la chanson et metteur en scène du clip diffusé sur le site www.Monsieur-R.com, par des propos, paroles d’une chanson interprétée par lui-même, illustrée par un clip, provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une nation, en l’espèce les Français, en l’espèce en écrivant : « n’oublie pas de la baiser jusqu’à l’épuiser, comme une méchante il faut la traiter, mec », propos illustrés par des images de deux femmes nues, blanches, tenant un drapeau français et par des images brouillées mais reconnaissables d’actes sexuels."
Les sociétés sans religion sont incapables
Benoît XVI a déploré la généralisation en occident d’une culture "qui voudrait se poser comme universelle et autosuffisante" mais qui ne sait pas "instaurer un vrai dialogue avec les autres cultures, dans lesquelles la dimension religieuse est fortement présente". Ces sociétés ne peuvent pas non plus répondre "aux questions fondamentales sur le sens et la dimension de notre vie" que se posent ses habitants. Benoît XVI a souligné "la gravité du risque de se couper des racines chrétiennes de notre civilisation".
Il s’est réjoui que ce constat soit aujourd’hui partagé, notamment en Italie, par "de nombreux et importants hommes de culture, y compris par ceux qui ne partagent pas notre foi ou ne la pratiquent pas". "L’Eglise et les catholiques italiens doivent saisir cette grande opportunité". Le pape faisait ainsi allusion au courant intellectuel surnommé en Italie les "athées dévôts", intellectuels qui se tournent de plus en plus vers l’Eglise catholique, la mieux à même selon eux de défendre les valeurs européennes. La journaliste Oriana Fallaci, récemment décédée, était une figure emblématique de ce courant.
Analyse du message des évêques
…par Yves Daoudal. Cette très intéressante analyse explicite notamment le titre du document épiscopal, "Qu’as-tu fait de ton frère ?":
"Le message commence par « l’appel de Dieu la conscience de l’homme » : « Qu’as-tu fait de ton frère ? » Les évêques auraient pu rappeler (car qui aujourd’hui connaît la Genèse ?) qu’il s’agit en fait de l’acte d’accusation de Caïn qui vient de tuer son frère Abel. Cela donne au propos un sens très fort : comment as-tu pu tuer ton frère ?"
Combattre toute loi contre la famille
Benoît XVI a appelé à Vérone (nord de l’Italie) l’Eglise catholique italienne à combattre avec "détermination" toute loi qui affaiblirait la famille, au moment où des parlementaires réclament la reconnaissance des couples non mariés quel que soit leur sexe. Le pape, qui s’exprimait devant le congrès de l’Eglise italienne, a appelé les catholiques à "affronter avec détermination et clarté le risque de choix politiques et législatifs contredisant les valeurs fondamentales" de la nature humaine. Il faut "éviter d’introduire dans l’organisation publique d’autres formes d’union qui contribueraient à déstabiliser" la famille fondée sur le mariage.
Le pape a rendu hommage au "témoignage ouvert et courageux que donnent l’Eglise et les catholiques italiens" sur ce sujet en soulignant qu’il est également "un service utile et stimulant pour les autres nations".
Les archives secrètes du Vatican
…ne sont pas secrètes. Il s’agit en fait des documents personnels du Souverain Pontife, lequel peut décider ou non de la communication publique des fonds.
Alternative Libérale n’aime pas les catholiques
On a déjà fait remarquer que les propositions d’AL s’opposent frontalement à la doctrine sociale de l’Eglise, voilà que nous apprenons que les dirigeants d’AL critiquent sévèrement l’attitude des catholiques dans l’affaire de la profanation de la chapelle du château de Versailles. Aurélien Veron, l’un des vice-présidents :
"Les sauvageons qui se sont ainsi comportés en voyous sont catholiques, blancs et propres sur eux. Mais nous le savons tous, les salauds n’ont pas une couleur de peau ni une religion ou une idéologie particulière. Dans le domaine de la violence et de l’intolérance, point de monopole de fait. En tout cas, ce petit rappel des méthodes de catholiques intégristes devrait faire réfléchir le Vatican, au moment où celui-ci souhaite réintégrer les fidèles Lefèbvristes et la Fraternité (on rigole !) Saint-Pie X dans son giron."
Le Conservateur "pense que M.Veron illustre bien la face cachée d’Alternative Libérale : ultra-libérale au point d’être ultra-progressiste sur tous les sujets de société". Pour notre part, nous ignorions que Mgr Aumonier, l’évêque de Versailles qui a réagi explicitement sur cette affaire, ainsi que le maire étaient membres de ladite Fraternité…
Lyon : communiqué de la Fraternité Saint-Pierre
Suite aux difficultés rencontrées à Lyon par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, le supérieur du district de France, l’abbé Ribeton, publie un communiqué.
Education homosexuelle à l’école
Un groupe chrétien britannique fait reculer le lobby gay sur l’école. Mais rien n’est encore gagné.
Avortement et euthanasie, prioritaires dans le choix du vote
L’évêque catholique de London (Ontario), Mgr Ronald Fabbro, a déclaré que le Pape avait encouragé les évêques canadiens en visite ad limina à parler fortement sur les questions du respect de la vie et de la famille, et à refuser de se taire. Mgr Fabbro a affirmé que les catholiques qui justifient l’avortement au nom de la conscience ne sont pas intellectuellement honnêtes.
Il a précisé que la question de l’avortement et de l’euthanasie était déterminante, bien plus que celle de la peine de mort ou de l’engagement (ou non) dans une guerre :
"Je pense donc que nous devons prendre soin d’indiquer qu’il s’agit d’une priorité : une priorité à l’instant de voter."
Le programme de Le Pen
Le Figaro nous rappelle que la publication du programme présidentiel du candidat Le Pen n’est pas pour tout de suite :
"Le développement du programme se fera en trois temps : quelques « mesures phares » seront présentées par Jean-Marie Le Pen lors de la convention présidentielle du Bourget, les 10,11 et 12 novembre prochains. Le programme présidentiel proprement dit sera prêt et exposé par le candidat à la convention présidentielle de Lille en février 2007. Il s’y ajoutera un programme de gouvernement, plus détaillé."
Message des évêques : réactions politiques
Suite au message des évêques en vue des élections de 2007, les politiques français réagissent. Nous avons retenu uniquement les réactions des candidats de droite, mais les lecteurs pourront aller lire ceux du PS et des Verts, qui s’opposent frontalement à la position des évêques sur la famille.
Valérie Pécresse, porte-parole de l’UMP, est ambigüe puisqu’on sait que Sarkozy veut proposer des unions homosexuelles, distinctes du mariage, mais qui y ressemblent étrangement :
"[L]es trois thématiques mises en avant sont au cœur des engagements que devraient prendre les candidats en 2007. Sur la famille, l’opposition en filigrane au mariage homosexuel est conforme au projet de l’UMP. […] Sur l’immigration, la société française est trop fragile pour accueillir toute la misère du monde, même si nous devons recevoir avec humanité les étrangers sur notre sol."
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Marielle de Sarnez, vice-présidente de l’UDF, reste évasive (on se rappelle que Bayrou s’est prononcé pour le ‘mariage’ homosexuel) :
"Ce qu’ils attendent, justement, c’est qu’on renouvelle l’action politique, et qu’on la fonde sur le bien commun. Vouloir le bien commun, aujourd’hui plus que jamais, c’est une idée neuve."
Jean-Marie Le Pen, président du Front national, critique l’approche des évêques sur l’immigration et la mondialisation, mais ne revient pas sur le sujet, prioritaire, de la famille (mais qui ne dit mot consent) :
"Si nous tenons la mondialisation pour un phénomène en grande partie incontournable, nous sommes, au FN, des adversaires du mondialisme, théorie selon laquelle la mondialisation serait en elle-même bénéfique. Sur l’immigration, les évêques disent : «Il convient de prendre notre juste part à l’accueil (du migrant). Et juste, ici, veut dire de façon généreuse.» J’estime pour ma part que nous avons été largement généreux, et même trop. La preuve, c’est que nous sommes dans l’incapacité de fournir à ces migrants ce que la générosité pourrait nous contraindre à faire.
[…] Par ailleurs, et contrairement aux évêques, je suis favorable au renvoi de tous les clandestins. Parce que la loi doit être respectée. La priorité d’un gouvernement national, c’est défendre l’intérêt de ses nationaux. Ce qui n’exclut pas la solidarité avec les autres peuples du monde, via l’aide au développement, par exemple."
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Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, adopte la même attitude :
«Les évêques rappellent les grands principes qui doivent guider l’action politique, comme la recherche du bien commun par-delà les intérêts particuliers, la nécessité de préserver la famille, «cellule de base de la communauté humaine», etc. […] Mais [la parole religieuse] n’est légitime que si elle reste à sa place, soit celle des principes. […]
Si les évêques sont dans leur rôle lorsqu’ils rappellent les principes, ils ne le sont plus lorsqu’ils en dictent les modalités pratiques. En estimant, par exemple, que «les transferts de souveraineté» sont un état de fait ; qu’il faudra, au niveau européen, «promouvoir une certaine harmonisation fiscale et sociale» ; ou qu’il nous est "impossible de renvoyer tous les clandestins», ils sortent de leur rôle et empiètent sur la sphère politique."
Y aura-t-il un candidat issu de l’UMP face à un député sortant MPF ?
Libération revient sur la décision de l’UMP de ne pas présenter de candidats aux législatives contre les deux députés sortants MPF en Vendée (évoquée ici).
Philippe de Villiers nie que cette décision ait donné lieu à un accord : "Il ne faut pas confondre accord et carence. L’UMP n’a pas de candidat à [m’]opposer dans ces circonscriptions. C’est une finasserie UMP pour [le] gêner, pour faire croire à un accord".
Mourad Ghazli, un judoka, membre du Parti radical (associé à l’UMP), annonce qu’il se présentera à titre personnel contre l’un de ces sortants pour dénoncer un "pacte" entre Villiers et Sarkozy.
Sans doute pas de quoi inquiéter Villiers : "Dans les deux circonscriptions de Vendée, je ne crains rien."

