Alternative libertine
De son vrai nom Alternative libérale. Ce groupuscule politique, qui présente un candidat en 2007, a un programme on ne peut plus clair :
- "mariage" homosexuel
- dépénalisation de l’euthanasie
- légalisation de la production et de la commercialisation des drogues
- redéfinition du proxénétisme
Il est donc clair que ce mouvement est à fuir pour un catholique.
Royal, Sarkozy et le ‘stérile extrémisme’
Roland Hureaux regrette que la campagne présidentielle ne s’intéresse qu’au ‘couple’ Royal-Sarkozy :
"Lors du référendum du 29 mai 2005, in fine, le peuple a lancé une ruade et infligé un cinglant démenti tant aux médias qu’à la majorité de la classe politique. Tout laisse penser qu’il en ira de même en 2007.
Il se peut même que l’acharnement médiatique en faveur du couple «Sarkolène» ait pour l’un comme pour l’autre un effet contre-productif. Dans la France rurale et républicaine de jadis, il arrivait que la prise de position du châtelain en faveur de tel ou tel candidat ait l’effet inverse de celui qu’il souhaitait, celui d’entraîner les villageois à ne pas voter pour lui. Les nouvelles bastilles sont les chaînes de télévision, les radios et les grands journaux : après l’accumulation vient la saturation, puis la satiété et le rejet. Il ne faut pas exclure que cela se produise pour les favoris actuels. D’autant que l’expérience des scrutins précédents a montré combien les pronostics faits à plusieurs mois de l’échéance pouvaient être trompeurs.
Tous ceux qui, tant à l’UMP qu’au PS, s’efforcent, avec la complicité du pouvoir médiatique, de marginaliser les candidats qui en leur sein se sont trouvés du même avis que la majorité des Français le 29 mai 2005, risquent de ne laisser aux électeurs d’autre possibilité d’expression qu’un stérile extrémisme."
Les Français qui votent pour le "stérile extrémisme" apprécieront. On ne peut à la fois exiger un candidat de deuxième tour qui ait appelé à voter contre le référendum européen, et qualifier le seul qui corresponde à droite à cette exigence selon les catégories mentales de la gauche. La «stérilité» ne tient qu’à la cartellisation de la démocratie au profit de deux partis minoritaires, au travers d’un système de représentation parlementaire qui exclue 50 % du corps électoral et au «cordon sanitaire» établi à son encontre. Mais peut-être est-ce précisément la dégradation de la démocratie et des institutions que les électeurs français jugent "stériles".
L’ONU milite pour la légalisation universelle de l’avortement
Jeanne Smits analyse le rapport Annan présenté mardi dernier à l’ONU et traitant des violences faites aux femmes, parmi lesquelles… le refus de l’avortement.
Avortement : mobilisation de l’épiscopat équatorien
Une déclaration de la Conférence des évêques d’Equateur datée du 10 octobre dernier dénonce
"avec la dernière énergie la tentative de placer une injonction de l’Etat de pratiquer l’interruption de grossesse au-dessus du respect de la vie, du droit des parents d’éduquer leurs enfants comme ils l’entendent selon leurs propres convictions, et de la conscience des médecins et de leurs auxiliaires et des services de santé […].
Nous ne pouvons pas nous taire. Nous autres évêques n’essayons pas de soutenir une position d’ordre religieux. Eclairés par la foi, nous voulons promouvoir la conscience du respect de la vie et de la liberté, un chemin de bonheur. Nous convoquons tous les catholiques et toutes les personnes de bonne volonté et au bon sens naturel, à participer activement à la résistance à ces lois injustes et anticonstitutionnelles, et à participer aux marches organisées par les mouvements pro-vie ces jours-ci, et nous supplions le Seigneur pour que la lumière se fasse dans les consciences pour que nous ne soyons pas précipités vers l’abîme d’une société encore plus injuste et cruelle."
Marche pour la vie : l’extrême gauche y sera
… et vous ?
A l’appel de : CNT, SCALP, FA, AL, RLF Noisy, CGA 93, le collectif Bellaciao et les trotskistes d’Indymedia appellent à un contre-rassemblement samedi 14 octobre A 19h00 précises en haut du funiculaire de Montmartre. L’année dernière, leurs insultes étaient couvertes par le chants des cantiques. En sera-t-il de même cette année ?
Le rendez-vous est toujours fixé à 17h30 sur le parvis de l’église Notre-Dame des Victoires, place des Petits-Pères, Paris IIe, métro Bourse. Fin à la basilique du Sacré-Coeur vers 20h. Dans le comité de soutien, composé de nombreuses personnalités, on compte deux évêques diocésains : Mgr Bagnard (Belley-Ars) et Mgr Cattenoz (Avignon). Merci à ces évêques de leur soutien. En espérant que d’autres évêques diocésains soutiennent bientôt la Marche pour la Vie.
Hommage de Jean-Gilles Malliarakis à Jean Ferré
Attaché à la tradition, à la grande histoire et à la civilisation de son pays, il aura été toute sa vie de tous les combats contre le communisme et pour la liberté.
Avec une lucidité effrayante, il nous disait en 1995 "Chirac peut encore me surprendre, il ne peut certainement pas me décevoir". Et aussi : "je voterai n’importe quoi pour barrer la route à la gauche socialo-communiste. J’ai dit n’importe quoi et je vais le prouver puisque je m’apprête à voter Chirac au deuxième tour". […]
Adieu, cher Jean Ferré. À Dieu, c’est-à-dire à très bientôt.
“Liberté pour l’histoire” réagit à la loi sur le génocide arménien
Le collectif d’historiens prestigieux proteste :
La France est engagée dans un processus accéléré de lois établissant des vérités d’Etat sur le passé. Alors même que le Président de la République a déclaré que « ce n’est pas au Parlement d’écrire l’histoire », le vote, aujourd’hui, d’une nouvelle loi sur le génocide arménien constitue une véritable provocation. Si profond que soit le sentiment de solidarité que nous éprouvons pour les victimes de l’histoire, nous élevons une protestation solennelle : cette nouvelle loi s’inscrit dans un mouvement rapide d’appropriation de l’histoire par des mémoires particulières et de recul des libertés démocratiques.
En repoussant un amendement qui visait au moins à préserver de la censure et de la répression « la recherche universitaire et scientifique », l’Assemblée nationale vient d’ôter le masque : ce ne sont pas d’éventuels « troubles à l’ordre public » qu’elle entend empêcher par ces lois, c’est bien la recherche universitaire et tous les enseignants qu’elle veut, sous peine d’amende ou de prison, soumettre aux vérités officielles qu’elle édicte.
Le collectif annonce qu’il demandera au Président de la République de saisir le Conseil Constitutionnel si la loi devait être adoptée par le Sénat.
Etre de droite, c’est quoi ?
Interrogé dans Le Choc du mois, Denis Tillinac répond à la question "existe-t-il encore des écrivains de droite ? Cette expression a-t-elle encore un sens ?". Extrait de la réponse :
"En France, c’est la gauche qui analyse la droite et qui définit sa respectabilité. […] La gauche est l’arbitre des élégances intellectuelles. C’est elle qui définit la vision que l’on doit avoir du réac […]. Les valeurs dominantes sont à gauche. Tel est le dogme, que les hommes politiques de droite endossent d’ailleurs chaque fois qu’ils arrivent au pouvoir.
Etre de droite pourtant, c’est quoi ? C’est une façon d’exprimer sa dissidence vis-à-vis de ce dogme, soit pour des raisons morales, soit pour des raisons métaphysiques ou esthétiques. […] Si être de droite est un état d’esprit de dissidence par rapport aux valeurs culminantes d’une société, je suis un écrivain de droite. Le progrès, la raison, les idées des Lumières ont amené les totalitarismes du XXe siècle et ont créé un climat de guerre civile qui dure encore. Etre de droite, pour moi, c’est aussi trouver que ce clivage n’est pas fondateur. […]
Dans mon milieu familial, j’ai été bercé par le gaullisme et on ne parlait pas encore de droite et de gauche. C’est l’élection au suffrage universel à deux tours qui a entraîné la généralisation du vocable."
Enfant parfait et eugénisme
Jacques Testard, directeur de recherche à l’INSERM, signe une tribune dans Le Monde contre le mythe de l’enfant parfait. Extraits :
"Une équipe biomédicale française […] vient de s’autoriser le recours au diagnostic préimplantatoire (DPI) pour dépister chez l’embryon la prédisposition à certains cancers et ainsi éviter, à l’issue de la fécondation in vitro, la naissance d’enfants porteurs d’un tel risque. Cette mesure relance le débat sur le caractère potentiellement eugénique du DPI […]. Faut-il alors s’inquiéter de telles extensions inévitables des indications tant que le DPI en reste aux "maladies particulièrement graves", sans viser le sexe ni des critères esthétiques ou mentaux ? […]
Alors que les pathologies d’apparition inexorable sont pour la plupart déjà connues et quantifiées, ces "prédispositions génétiques" sont potentiellement infinies puisque de nombreux généticiens qualifient ainsi aussi bien les cancers, la lèpre, l’obésité, l’hypertension, la sclérose en plaques, le diabète, l’infarctus ou le paludisme… que l’alcoolisme, l’autisme, la schizophrénie ou la psychose maniaco-dépressive… Ajoutons que certains praticiens, précédant d’hypothétiques connaissances, revendiquent même le recours au DPI pour sélectionner l’embryon ayant les meilleures promesses de QI…
Mais le tri des embryons est déjà effectif pour choisir le sexe de l’enfant, hors de toute pathologie. Cet acte, discret en Occident, est ouvertement revendiqué en Asie car "mieux vaut tuer l’embryon dans l’éprouvette que la petite fille à la naissance" […]. Or la seule limite technique à un tel DPI multipotent est le nombre actuellement modeste (environ dix) des embryons disponibles car, en multipliant les exigences de "normalité", on finirait par ne plus trouver un embryon acceptable… […]
Puisque nul ne peut décider pour tout le monde quelles sont ces "maladies particulièrement graves" qui justifient le DPI, la régulation ne peut emprunter que 2 voies : soit, comme aujourd’hui, on abandonne chaque décision au colloque praticiens-patients, au risque d’un glissement progressif vers l’exigence de "l’enfant parfait", soit on pose des limites qui, sans prétendre qualifier la gravité d’une pathologie, éviteraient la mise en oeuvre de cette utopie de l’enfant parfait."
Le docteur Testard conclue en regrettant qu’on ne mette pas de limite au DPI. Mais c’est bien normal : à partir du moment où la dignité de l’embryon n’est pas reconnue et son droit à la vie étant ainsi nié, alors tout est permis en matière d’eugénisme. Ce n’est pas une limite qu’il faut demander, c’est l’interdiction du DPI.
Bruxelles en flagrant délit de boulimie procédurale
Dans Présent daté de demain, Franck Delétraz critique sévèrement la commission de l’Union européenne :
"La Commission de Bruxelles a engagé, dans la seule journée de jeudi, pas moins de 2000 procédures d’infraction à l’encontre des 25 Etats membres de l’Union ! Une véritable frénésie, dont la première victime n’est autre que la France, mise en cause dans 5 affaires différentes."
Parmi les attaques contre la France : les prérogatives françaises en matière de contrôle des fusions transfrontalières («décret anti-OPA»), le monopole du PMU dans le secteur des paris hippiques, la remise en cause de la distribution exclusive par la Banque postale du Livret A, de la garantie publique illimitée dont bénéficie La Poste et du système de financement des fonctionnaires retraités de La Poste. Poursuite également de la France, qui opère une «discrimination entre les diplômes de dentiste français et ceux des autres pays de l’Union européenne». La Commission a engagé des procédures d’infractions contre 16 Etats de l’Union (dont la France) qui réservent l’accès et l’exercice de la profession de notaire à leurs seuls nationaux.
Le choc démographique
Professeur titulaire au CNAM, Michel Godet a publié en 2003 un ouvrage intitulé Le choc de 2006. La démographie et ses conséquences sur la croissance de l’emploi est le thème de sa réflexion prospective qui chasse les idées reçues et permet une approche différente de l’avenir de l’homme dans la société.
"Quand il n’ y a plus d’homme, il n’y a plus d’avenir". Selon Godet, la démographie et la dynamique des territoires montrent quelles sont les perspectives de l’Europe par rapport aux pays méditerranéens et au reste du monde. Le constat est terrible : les zones de conflit sont des zones de forte expansion démographique. La famille est au centre du débat : le taux de délinquance d’enfants de parents séparés est le double de celui des enfants dont les parents vivent ensemble. Conclusion de bon sens : il y a nécessité de redécouvrir les familles et de "reparentaliser la société".
Le déclin démographique de l’Europe inquiète : quel avenir pour une Europe sans hommes ? La population des Etats-Unis dépassera celle de l’Europe d’ici 2050. A partir de 2006, la population active va cesser d’augmenter et amorcer une baisse significative. De 1975 à 2000, la population a eu un taux de croissance de 28%, la moyenne européenne de 7% faisant pâle figure à côté. Cela pose en France le problème du système de retraite par répartition.
La composition des familles a elle aussi été bouleversée. En 1999, il y avait plus de familles monoparentales que de familles nombreuses (plus de 3 enfants) et les personnes seules représentaient 1/3 des ménages. Les couples actifs sans enfants sont en forte progression, ils cotisent pour des retraites qui seront payées par les enfants des autres et ont un pouvoir d’achat bien supérieur à celui des familles nombreuses (+39% en moyenne).
L’UE va privilégier la Turquie à Chypre
Pour Daoudal, l’UE est prête à sacrifier Chypre pour faire avancer les négociations avec la Turquie :
"La Commission européenne doit publier le 8 novembre prochain son rapport sur les « progrès » de la Turquie dans ses négociations d’adhésion à l’Union européenne. Or, de progrès, il n’y en a pas, […] ce qui pourrait conduire l’Union européenne à interrompre les négociations. Mais les maîtres de l’Europe refusent une telle perspective. […] Pour l’ouverture des négociations, ils avaient déjà trouvé une misérable combine, […] en acceptant que l’Union européenne ouvre des négociations d’adhésion avec un pays qui ne reconnaît pas l’un des pays de cette union. […]
C’est ce dont le rapport du 8 novembre devrait prendre acte. […] Alors la présidence finlandaise de l’Union européenne a trouvé un truc : on pourrait débloquer les relations commerciales avec la partie turque de Chypre, qui est sous embargo international puisque personne ne reconnaît la «République de Chypre Nord» mise en place par les Turcs en 1974. Et si l’on permet le commerce avec les Turcs de Chypres, les Turcs d’Ankara permettront le commerce avec la République de Chypre… En fait il n’y a là rien de nouveau. En 2004, la Commission européenne avait déjà proposé de rompre l’embargo […]. Mais cela n’avait pu être réalisé en raison de l’opposition de Chypre.
D’autre part, il ne s’agit pas d’une invention de Bruxelles, ni d’Helsinki, mais tout simplement d’une revendication turque, en forme de chantage : nous arrêterons notre embargo sur la République de Chypre si vous arrêtez l’embargo sur Chypre Nord. Autrement dit, la présidence finlandaise propose à ses partenaires de se plier aux exigences d’Ankara. […] Il ne reste plus désormais qu’à faire plier le gouvernement de Nicosie (qui n’a guère les moyens de résister, comme on l’a vu lors de l’ouverture des négociations), et la Turquie aura remporté une nouvelle victoire…"
Philippe Maxence fait son entrée dans la blogosphère
Après Daoudal, Antony et Jeanne Smits, le rédacteur en chef de l’Homme Nouveau a ouvert son blog : Caelum et terra,"blog « radical catholique », au sens étymologique du mot radical : retourner à la racine des choses", sous la protection de saint Benoît, le modèle des moines et de ceux qui veulent refaire un tissu social à base de communautés, saint François d’Assise, modèle de la pauvreté et du détachement, amoureux de la création qu’il relie toujours à son Créateur, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, pour sa voie de l’enfance et de la simplicité :
"Par instinct, je me méfie d’Internet. Il offre mille possibilités, le pire comme le meilleur. Mais c’est presque une banalité que de le dire. Il y a un danger supplémentaire à Internet, qui est un danger per se : il isole ; il crée l’illusion de la proximité, du savoir, de l’information, de la découverte, etc. […]
Alors ? Pourquoi ce blog ? Si j’ai écrit que « je lançais un blog dans l’océan d’Internet » […], c’est parce que j’espère que per accidens, ce blog devienne un lieu de rencontre et d’échange. Ce qui est mauvais per se peut-il devenir bon per accidens ? La distinction est thomiste, mais elle trouve une résonance dans l’adage chrétien : d’un mal, il peut sortir un bien.
À qui s’adresse ce blog ? À tous ceux qui voudront bien y participer. […] Je souhaite rencontrer des personnes et des familles qui refusent concrètement les travers de la société actuelle, en privilégiant ceux qui donnent à cette « dissidence intérieure » un fondement spirituel chrétien."
Que Philippe Maxence en soit certain : il les rencontrera, foi de l’expérience du Salon Beige.
Rioufol : les ambiguïtés de l'”électrochoc” Redeker
L’éditorialiste du Figaro, sur la mobilisation en faveur du philosophe toulousain :
L’affaire Redeker a été un électrochoc. Les défenseurs de l’homme traqué, menacé de mort pour avoir critiqué Mahomet dans Le Figaro, ont fait admettre la régression qui aurait été de considérer l’enseignant comme coupable de blasphème. La vigilance de l’opinion a levé la crainte de voir l’État reculer encore devant les islamistes, qui réclament une législation contre l’islamophobie et un code de conduite tenant compte de la sensibilité des musulmans.
Mais ce sursaut contre la pénalisation et le flicage des idées oblige à réexaminer des interdits banalisés: ce sont les lyncheurs de la gauche qui ont diabolisé le libéralisme, les ayatollahs de la repentance qui ont culpabilisé les démocraties, les talibans de l’antiracisme qui ont rendu des opinions honteuses, les intégristes gays qui ont mis des mots sous surveillance. L’ex-URSS n’a pas fait mieux.
Il est insultant, pour des musulmans, de constater que les libres-penseurs ne s’affolent que lorsque l’islam leur pose problème. […] [C]ertains de ceux qui réclament la liberté de parole pour Redeker s’étaient tus pour Vanneste, quand ils n’avaient pas chanté l’éloge de l’eau tiède.
Jean Dutourd et la télévision
L’académicien répond aux questions de Famille Chrétienne :
"FC : La télévision est un bel outil pour transmettre la culture, non ?
JD : Non, vous rigolez agréablement là. Cela ne peut pas être un outil pour la culture. Et d’abord la culture c’est quoi ? Ce ne sont pas les horreurs que l’on met dans les rues aujourd’hui, ni les pièces d’avant garde que l’on joue dans les maisons de la culture. Je pense que la télévision abrutit les gens et favorise la pensée unique. C’est un instrument politique tout à fait atroce.
FC : La multiplication des chaînes ne permet-elle pas de sortir de cette pensée unique ?
JD : Non, la vraie culture, ce n’est pas la télévision qui l’apporte. Elle donne juste du divertissement pour les masses. "panem et circenses" … Et, en plus de cela, elle est un sacré instrument de gouvernement, parce qu’il suffit de quelques images pour renverser l’opinion. Même si elles sont truquées. Je considère que la télévision est le premier pouvoir : celui qui a la main sur la télévision a la main sur le pays. La télévision est un instrument pour moutons. Vous le saviez comme moi, non ?"
On ne sait pas si Famille chrétienne a décidé, suite à cet entretien, de supprimer son cahier télévision…
Michel Janva (via Le Conservateur)
Le micro-crédit à l’honneur
Le consensus, en matière d’aide au développement, évolue plutôt dans le bon sens : la grande idée à la mode, depuis quelques années, c’est le "micro-crédit". Aujourd’hui, le Prix Nobel de la Paix en récompense conjointement deux propagateurs.
Le principe du micro-crédit est simple : prêter aux pauvres afin qu’ils puissent faire démarrer de très petits projets, commerciaux, agricoles ou artisanaux. Mais ces pauvres étant insolvables, le prêteur se repose sur un autre principe : les demandeurs doivent emprunter par groupe, chacun se portant caution pour les autres.
Autant dire que le système repose sur une forme de discrimination. Au minimum, celle que va pratiquer un groupe d’emprunteurs, quand il se constitue : la banque demande en fait aux pauvres de faire "leur propre police" en se cooptant, car ne seront admis dans le groupe que des gens qui, bien que pauvres, sont réputés fiables et travailleurs. Cette discrimination est parfois plus systématique encore : certains projets ne prêtent qu’à des femmes, l’expérience prouvant que dans tel ou tel pays elles sont plus fiables que leur mari.
Cet exemple montre l’inanité du discours condamnant "toute forme de discrimination" : il faudrait dire "toute forme de discrimination injuste", car certaines discriminations sont légitimes et sont même la conditon de la vie en société.
Christine Albanel se plaint dans Le Figaro
…de la "polémique qui s’est développée autour d’une oeuvre, les très belles robes de mariée de Christian Lacroix exposées à la Chapelle" :
"Les exposer à la chapelle, espace muséal qui accueille tout au long de l’année nombre de concerts et de manifestations culturelles, et qui a toujours été, ainsi que l’a souligné le directeur général de l’établissement, un «lieu de représentation». […]
L’affirmation, essentielle, de convictions religieuses, qui n’étaient aucunement bafouées en l’espèce, ne saurait s’exercer aux dépens de certaines libertés."
Liberté de transformer un lieu de culte et de prière en musée ? Oui cela choque les catholiques. Il y a suffisamment de salles au Château de Versailles pour exposer ces robes. Si Mme Albanel ne fait pas l’effort de comprendre cela, nous lui proposons, pour sa prochaine exposition, d’utiliser la grande mosquée de Paris.
Navarro-Valls à la télévision italienne
L’ancien porte-parole du pape, Joaquin Navarro-Valls, a signé un contrat avec la télévision publique italienne où il apparaîtra notamment pour commenter des événements religieux. Joaquin Navarro-Valls a inauguré dès vendredi cette collaboration en commentant en direct la première rencontre officielle au Vatican entre le chef du gouvernement italien Romano Prodi et le pape Benoît XVI.
Navarro-Valls, qui aura 70 ans le 16 novembre, a été remplacé le 11 juillet par Federico Lombardi, un jésuite italien de 63 ans. Joaquin Navarro-Valls, médecin et journaliste de formation, avait été choisi par le pape Jean Paul II pour gérer la communication du Vatican.
Félicitations à la télévision italienne, qui sait choisir ses spécialistes.
Agressions gratuites à l’arme blanche en hausse
Le clochard de Gérard Gachet
Dans Valeurs actuelles :
Comme d’habitude, il est là, à côté de la station d’autobus, sa bouteille de rouge largement entamée, son berger allemand allongé sur la couverture posée à même le trottoir. Mais, ce matin-là, “mon” clochard est très en colère, et même son élocution pâteuse n’empêche pas de saisir le sens de ses propos. « C’est dégueulasse, pourquoi pas moi ? Fumiers ! C’est pas juste ! » Et de brandir une page de l’édition du jour du Parisien qui, apparemment, justifie sa hargne. Un titre en barre toute la largeur : « Les expulsés de Cachan seront relogés »
L’avenir du peuple passe par la famille
Le numéro de septembre 2006 de la revue Reconquête sociale, lettre de Carl Lang (vice-président du FN, conseiller régional Nord-Pas de Calais et député européen) est consacré à la démographie. Michel Hubault, conseiller régional FN de l’Indre, membre du Bureau Politique et du Comité central du FN, y publie un article intitulé "Quel avenir pour les peuples d’Europe ?". Extraits :
"[N]os nations, pour assurer leur survie, doivent d’une part inverser les flux migratoires et, de l’autre, redresser leur natalité. [Par] :
"- une nouvelle politique de la Famille, reposant sur le revenu parental, l’accession à la propriété et sur des allocations familiales permettant aux ménages ayant des enfants de ne pas être pénalisés financièrement.
– la défense des droits de l’enfant, dont le premier des droits est d’être élevé dans sa famille.
– le développement de systèmes de garderies et de crèches pour les parents qui travaillent.
– l’inscription dans la loi du principe confirmant que la famille est fondée sur l’union entre un homme et une femme.
– une politique d’accueil de la Vie".
L’establishment manoeuvre pour nier la révolution internet
Ceux qui ont tout à perdre de la remise en cause du monopole médiatique par l’internet en viennent à dire n’importe quoi :
Brice Teinturier (TNS-Sofres) : "Le Web […] peut donner une démocratie plus mature, avec des arguments qui contribuent à la délibération, mais ça peut aussi tirer le débat dans un autre sens, où la question du contrôle est posée : n’importe qui peut écrire n’importe quoi, et des minorités agissantes peuvent en profiter."
Dans ce post, Plunkett répond à M. Teinturier ("s’il y a une « minorité agissante » aux commandes, c’est celle… des salles de rédaction") – et à d’autres sottises du même acabit.
L’institut TNS-Sofres, justement, vient de réaliser un sondage sur l’internet et la politique. On y découvre une manière habile de nier l’importance de blogs autres que ceux qui émanent de l’establishment politico-médiatique : ses questions n’évoquent, parmi les sources d’information politique sur internet, que les "blogs de candidats" (questions 1 et 2), comme s’il n’y avait pas d’autres blogs traitant de politique. Message : un blog politique, c’est forcément un blog par un homme politique.
Les internautes n’ont pas l’air d’accord : à part quelques rares exceptions (DSK), ces blogs de politiciens sont peu fréquentés. Pratiquement aucun n’affiche un compteur du nombre de visites – c’est un signe. Et cette désaffection se comprend : quelques lignes du blog de Lionel Jospin ou d’Alain Juppé, et on a envie de résilier son abonnement à internet…
Benoît XVI à Fatima ?
L’évêque portugais de Leiria et Fatima, Mgr Antonio Marto, a annoncé qu’il allait adresser dans les prochains jours une invitation au pape Benoît XVI pour se rendre au sanctuaire de Fatima, à l’automne prochain. Mgr Antonio Marto a indiqué qu’il devait se rendre au Vatican dans les prochains jours afin d’être reçu par le pape. La visite du pape en octobre prochain marquera "la fin des célébrations du 90e anniversaire des apparitions de Fatima".
La nouvelle République de Sarkozy
Le président de l’UMP a présenté ce soir à Périgueux son projet pour construire la "République nouvelle" s’il est élu en 2007 :
"Mon projet est simple : (…) je veux un nouvel Etat, une nouvelle Nation, une nouvelle République. […] Je souhaite sceller un nouveau pacte avec tous les Français".
Face à "une nation qui s’abîme dans la repentance", il a prévenu qu’il "ne renierait pas deux mille ans de chrétienté" et n’accepterait pas le communautarisme. La France "ne veut pas de ceux qui ne la respectent pas. Elle ne veut pas de ceux qui ne l’aiment pas", a-t-il lancé, dénonçant "le voile à l’école", "l’infériorisation des filles", les "mariages forcés", "la polygamie" et "l’excision". Le président-candidat a oublié de préciser qu’il était ministre. Pourquoi attendre demain ? Parce que demain ce sera gratis ?
Surtout, le président de l’UMP a présenté sa nouvelle recrue "people", Pascal Sevran, autrefois proche de François Mitterrand, supporter inconditionnel de Jack Lang et de Delanoë, présentateur d’une émission sur PinkTV et qui n’a jamais fait mystère de son homosexualité. Il vient de renier 2000 ans de christianisme…
Tout bien pesé, sa "nouvelle" République, nous n’en voulons pas.
Jérôme Rivière désavoué par l’UMP
Dans l’affaire des investitures de l’UMP pour les prochaines législatives, Jérôme Rivière, député CNI/UMP des Alpes-Maritimes (dont les prises de position sont souvent saluées sur le Salon : ici, ici), n’a pas été réinvesti. Selon lui, c’est un choix qui risque de diviser la droite :
"Sans qu’aucune justification ne soit apportée, député UMP sortant, je suis agressé par un apparatchik jamais élu, adhérent d’une autre circonscription, désigné par Paris. […] Aucune consultation des militants pour expliquer ou justifier cette décision arbitraire. Choisissant de diviser la droite au risque de faire gagner la gauche, cette décision unique en France ne laisse la place ni aux idées ni à la diversité.
Pourquoi ? Mes engagements locaux forts ? Mon refus systèmatique du vote des étrangers ? Ma prise de position recente refusant la création d’une mosquée avec ses minarets à Nice ? Je déplore cette division et je serai bien sur, quoiqu’il arrive, candidat aux élections législatives."
Selon le CNI, l’UMP fait la chasse à la liberté d’expression (Rivière est un habitué de la rubrique "coups de gueule" dans Minute) :
"La chasse à la liberté d’expression serait-elle ouverte à l’UMP ? Sinon, comment expliquer la non-réinvestiture de Jérôme Rivière député CNI/UMP. Faut-il sanctionner non seulement la fidélité due à son électorat mais aussi son courage de dire et sa volonté de faire ? Nicolas Sarkozy ne peut avoir donné son aval à une telle iniquité. Il lui revient de désavouer cette position de son état major. "
Turquie/UE : formidable opération de désinformation de Ségolène Royal
Lors d’une conférence de presse, l’égérie des médias a déclaré à propos de l’entrée de la Turquie dans l’Europe :
"Mon opinion est celle du peuple français, puisque c’est le peuple français qui doit se prononcer [donc par référendum, NDMJ]. Je crois que le référendum ne sera pas facile. Il n’y a aucune raison de le stopper, mais il va falloir beaucoup de travail, d’évolution, pour que le peuple français se prononce positivement."
Le référendum c’est bien si et seulement si le peuple vote comme on lui demande de voter ! Ce ne sera pas facile ("il va falloir beaucoup de travail, d’évolution"), mais avec une bonne période de propagande, de matraquage médiatique et de pensée unique, ça doit pouvoir le faire ! Cette déclaration est claire.
Tellement claire que les médias ont déjà commencé leur travail de désinformation : selon Le Figaro, Les Echos, TF1-LCI, Reuters, Libération, (et j’en passe) Marie-Ségolène ne serait ni pour ni contre l’entrée de la Turquie : ces médias ne retiennent délibérément que la première phrase de la déclaration ("Mon opinion est celle du peuple français"), qui laisse entendre que Royal s’en remet au peuple, qu’elle n’a pas d’opinion préétablie. Même le MPF s’est fait avoir (elle botterait en touche) !
Crime de non-eugénisme
En janvier 2001, le couple Pastini donnait naissance à une petite fille trisomique 21, Catalina. Le couple avait assigné le médecin devant le tribunal de Reims. L’erreur de diagnostic ayant été reconnue, il avait obtenu 30000€ de dommages et intérêts en 2003. Mais, trouvant cette décision insuffisante, le couple s’était tourné vers un nouvel avocat qui leur avait conseillé de continuer leur action, par l’intermédiaire de leurs deux enfants aînés afin de contourner la loi "anti-Perruche" de mars 2002, qui déclare que "nul ne peut se prévaloir d’un préjudice du seul fait de sa naissance" et autorise l’indemnisation des parents "au titre de leur seul préjudice".
En 2005, le TGI de Reims indemnisait les deux frères de Catalina à hauteur de 13600€ pour leur "préjudice" dû à la naissance de leur soeur trisomique. Les juges avaient déclaré "irrecevable" la demande d’indemnité de 150000€ présentée pour le compte de Catalina : il ne fallait pas abuser non plus. Ben tiens ! L’avocat veut continuer la procédure en s’appuyant sur la décision de la Cour européenne des droits de l’homme dans l’affaire Maurice et Draon : tant que je gagne je joue ! La Cour d’appel de Reims a repoussé hier sa décision au 23 octobre.
Vous avez aimé le squat de Cachan
…voici celui du IIe arrondissement à Paris :
La police a procédé à l’expulsion de 2 familles composées d’une dizaine d’enfants dans un immeuble du IIe arrondissement de Paris. Le DAL s’insurge contre cette facheuse (fasciste ?) décision :
"C’est ignoble, les deux couples sont maintenant sur le trottoir avec leur treize enfants".
Cela ne l’empêche pas de souligner que ces 2 familles ont refusé de monter dans le car qui devait les emmener dans un hôtel Formule 1 dans le 14e arrondissement. Elles ont refusé leur hébergement en hôtel, car il est loin de l’école de leurs enfants.
Un hôtel dans le 14e arrondissement aux frais de la princesse ? Je prends !
Un observatoire européen de la christianophobie ?
Au cours d’une conférence de presse tenue au Parlement Européen à Bruxelles, le député européen italien Mario Borghezio a proposé la création d’un Observatoire européen de la christianophobie qui devrait évaluer la situation des chrétiens à travers le monde.




