Arménie : le génocide se poursuit dans le Haut-Karabagh / Artsakh
Communiqué de l’Oeuvre d’Orient :
Depuis cent trente-trois jours, soit plus de quatre mois, le Haut-Karabagh (Artsakh) est totalement isolé du monde extérieur. Exclusivement peuplée d’Arméniens cette région est enclavée dans le territoire de l’Azerbaïdjan en raison des aléas de l’histoire soviétique.
Le 12 décembre dernier, violant sept articles sur neuf du cessez-le-feu signé en 2020, l’Azerbaïdjan a déployé un blocus armé dans le corridor de Latchine, unique voie reliant le Haut-Karabagh à l’Arménie. Ce blocus isole ainsi le Haut-Karabagh de sa seule source d’approvisionnement en alimentation, en médicaments et en énergie. Depuis plus de quatre mois maintenant, le Haut-Karabagh est plongé dans une situation de pénurie de produits de première nécessité (nourriture, produits d’hygiène, médicaments, carburants et électricité). Aujourd’hui, 20 000 élèves ne sont plus scolarisés dans le Haut-Karabagh et 860 entreprises locales ont suspendu leurs activités économiques. Les 120 000 Arméniens qui peuplent la région sont soumis à de grandes privations.
Par ses prises de parole et par ses actions, le gouvernement de Bakou a manifesté un esprit qui n’est pas sans rappeler celui des acteurs du génocide arménien de 1915. Avec ce blocus, l’Azerbaïdjan entend vider toute la population arménienne du Haut-Karabagh en l’asphyxiant.
Le 15 novembre 2022 déjà, le Sénat français votait à la quasi-unanimité une résolution demandant le retrait des troupes azerbaïdjanaises qui maintenaient une présence dans le corridor de Latchine.
Dès le 12 décembre, L’Œuvre d’Orient a fermement condamné ce blocus armé inacceptable. Les actions de l’Azerbaïdjan dans le corridor de Latchine bafouent les droits humains les plus fondamentaux.
Ces quatre derniers mois, de nombreuses instances gouvernementales et non-gouvernementales se sont jointes à cette condamnation. Le 19 janvier 2023, le Parlement européen a adopté une résolution sur les conséquences humanitaires du blocus dans le Haut-Karabakh, appelant l’Azerbaïdjan à ouvrir immédiatement le corridor. La Cour internationale de justice a rendu un arrêt le 22 février 2023 pour les Nations unies, demandant à l’Azerbaïdjan d’ouvrir immédiatement le corridor. Amnesty international a également fait part de ses préoccupations et appelé à lever le blocus sans plus attendre pour mettre fin à la crise humanitaire.
Face à cette situation dont l’urgence ne cesse de s’amplifier, L’Œuvre d’Orient en appelle à toutes les instances nationales, européennes et internationale. Laisser l’Azerbaïdjan vider en toute impunité le Haut-Karabagh de sa population ouvrirait la voie à toutes les pires transgressions des droits de l’Homme à l’avenir. Avec le blocus du corridor de Latchine, c’est le génocide arménien qui se poursuit. Les Arméniens ont acquis par leur sang le droit de vivre en paix.
L’Œuvre d’Orient lance une pétition pour la réouverture du corridor de Latchine et la libre circulation des hommes et des biens. Vous la trouverez ici.
Terres de Mission: Charles Maurras et sa lente conversion à la foi de son enfance
Terres de Mission reçoit Thomas Belleil, jeune missionnaire laïc, pour son dernier livre : “Prêts, feu, aimez !”.
Puis, l’abbé Michel Viot, du diocèse de Paris, évoque le sujet de l’euthanasie et le fait qu’il n’y a pas de place dans l’Eglise pour une quelconque complicité avec cet acte, quoi qu’en pensent certains théologiens relativistes !
Enfin, Christian Franchet d’Esperey présente la correspondance entre Charles Maurras et les carmélites de Lisieux qui vient d’être éditée et dont il a rédigé l’avant-propos.
Censure (suite)
Comme l’avait imaginé George Orwell dans 1984, la réécriture des romans n’est désormais plus une invention de romancier.
Les traductions françaises d’Agatha Christie vont faire l’objet de “révisions”, notamment la suppression de termes jugés offensants sur le physique ou l’origine de personnages.
Par exemple dans Mort sur le Nil (1937), où le personnage de Mrs Allerton se plaignait d’un groupe d’enfants et se moquait de leur nez, ou dans La Mystérieuse Affaire de Styles (1920), dans lequel Hercule Poirot soulignait qu’un autre personnage était “un Juif, bien sûr”.
En 2020, le roman policier les Dix petits nègres, un des plus lus et vendus au monde, avait été rebaptisé Ils étaient dix et l’appellation , citée 74 fois dans la version originale, avait été ôtée de la nouvelle édition.
24 avril : commémoration du génocide arménien
Communiqué de L’Oeuvre d’Orient :
Ce 24 avril a lieu la journée de commémoration du génocide arménien. Perpétré durant la Première Guerre mondiale par l’Empire ottoman contre les Arméniens de son territoire, ce génocide a fait plus d’un million de victimes. Cette année, les commémorations du génocide prennent une teinte particulière, marquées par le blocus organisé par l’Azerbaïdjan contre les Arméniens du Haut-Karabagh depuis plus de 4 mois maintenant.
L’Œuvre d’Orient s’unit à cette journée de commémoration et réaffirme tout son soutien au peuple arménien. Elle proteste vivement contre le blocus en cours dans le Haut-Karabagh.
- EN ARMENIE :
Monsieur Jean-Yves Tolot, Président du conseil d’administration de L’Œuvre d’Orient, sera en Arménie ce weekend du 24 avril, accompagné d’une délégation. Il se rendra notamment à l’entrée du corridor de Latchine, côté arménien, pour manifester le soutien de L’Œuvre d’Orient aux Arméniens du Haut-Karabagh. Le lendemain, la délégation sera conviée aux commémorations du génocide arménien à Erevan.
- EN FRANCE :
- L’Œuvre d’Orient participera notamment à la Divine Liturgie célébrée en mémoire du génocide en l’église de la Madeleine, le 23 avril à 15h30. La messe sera présidée par Mgr Élie Yéghiayan, évêque pour les Arméniens catholiques de France, en présence de Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris et ordinaire pour les catholiques orientaux de France.
- Le Service Jeunes de L’Œuvre d’Orient sera présent à la veillée organisée par les jeunes de la diaspora arménienne, le 23 avril de 17h à 22h, place Baudoyer (Paris 4e).
- Mgr Pascal Gollnisch, Directeur général de L’Œuvre d’Orient sera présent au rassemblement organisé par le Comité de Coordination des Arméniens de France lundi 24 avril à 18h, Place du Canada (Paris 8e).
- EN EUROPE :
À travers le réseau de ses associations sœurs, L’Œuvre d’Orient organise des rassemblements dans toute l’Europe : en Pologne, en Autriche, en Belgique, en Suisse …, une déclaration sera lue suivie d’une prière pour le peuple arménien et une bougie sera allumée aux couleurs de l’Arménie pour perpétuer le souvenir du génocide.
- PRIERE pour le peuple arménien :
« Seigneur, en ce jour de commémoration du génocide arménien, nous te confions tous les Arméniens, d’Arménie et du monde. Qu’ils aient à cœur d’entretenir la mémoire de leur peuple, et qu’ils continuent d’enrichir l’Orient et l’Occident de leur héritage. Nous te prions tout particulièrement pour les 120 000 Arméniens du Haut-Karabagh victimes du blocus. Donne-leur l’espérance et la persévérance face à cette épreuve, et inspire les cœurs des dirigeants internationaux pour qu’ils contribuent au rétablissement de la paix dans le Haut-Karabagh. »
31ème université d’été – Crises et renouveaux dans l’Eglise
La 31ème université d’été de Renaissance Catholique se déroulera au Château des Termelles à Abilly (37), sur le thème Crises et renouveaux dans l’Eglise.
Programme prévisionnel des conférences
- L’Église catholique : du mystère au miracle – Père Danziec
- « L’univers gémissant fut étonné de se réveiller arien » – Côme de Prévigny
- Mettre en œuvre un concile : l’exemple du concile de Trente – Guillaume Bergerot
- Le redressement de l’Église de France au XIXe siècle
- Des catholiques privés de sacrements par l’Église : la condamnation de l’Action Française – Stéphane Blanchonnet
- Histoire du concile Vatican II – Roberto de Mattei
- L’Église conciliaire et la révolution sexuelle – Patrick Buisson
- Le magistère selon le pape François – Abbé Guillaume de Tanouärn
- L’obéissance dans l’Église : aveugle ou clairvoyante ? – Jean-Pierre Maugendre
- De l’Église et du pape – Philippe Maxence
- Où en est l’herméneutique de réforme dans la continuité ? – Abbé Claude Barthe
Quand ?
L’Université d’été commence le 13 juillet 2023 avec un accueil prévu à partir de 11h00. Apéritif et déjeuner à 12h. Elle s’achève le 16 juillet après le déjeuner.
Où ?
Dans le cadre verdoyant du Château des Termelles à Abilly (37) avec salle de conférences, repas et quelques logements sur place.
R comme Responsabilité
Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:
Nous recommandons de se reporter à un très bel article d’Aurélien Marq, paru dans Causeur le 16 septembre 2020 et intitulé « En France, on peut choisir de croire (ou pas) ». Face au padamalgam, il ose poser la question de la responsabilité du musulman face au contenu de sa religion, en partant du principe qu’ « il y a dans cette volonté de déresponsabilisation des musulmans un terrible mépris. Comme s’ils étaient ontologiquement incapables d’exercer leur liberté de conscience, incapables de choisir une religion, seulement bons à se plier passivement à celle qu’ils ont héritée de leurs parents ».
…Et de rappeler aussi que « Être musulman, choisir d’être musulman, c’est donc choisir consciemment d’adhérer à la seule religion au monde au nom de laquelle l’apostasie, l’athéisme, le blasphème et l’homosexualité soient légalement punis de mort. Être musulman en France, c’est choisir en toute connaissance de cause d’adhérer à la seule religion au nom de laquelle une de nos concitoyennes est soumise à des dizaines de milliers de menaces de viol et de mort. Interroger ce choix, critiquer ce choix et critiquer ceux qui le font ne doivent pas être des tabous. » Il en appelle donc aux musulmans et leur rappelle que « Faire aujourd’hui le choix de l’islam oblige au minimum à lutter contre tout ce qui dans cette religion en fait un danger pour le reste du monde: poison de la tentation théocratique et totalitaire, mais aussi poison plus insidieux de cette autre tentation que sont la fuite et le déni. Le “cépaçalislam” qui, mêlé à une forme de solidarité clanique, permet si facilement aux fanatiques de s’abriter au sein de l’Oumma. Dans la situation actuelle, le silence de la majorité silencieuse est un silence complice, et ce n’est plus acceptable.»
(Extrait de “Saint-Étienne-du-Rouvray, Conflans-Sainte-Honorine, Nice : abattages hallal ?” – Le 12 novembre 2020)
Deuxième dimanche après Pâques – Dimanche du Bon Pasteur
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Les sept semaines du temps pascal, jusqu’à la Pentecôte inclusivement, sont consacrées à la joie et à l’action de grâces pour le grand bienfait de la Rédemption, joie qui se traduit principalement dans la liturgie par le mot Alléluia revenant sans cesse dans tous les chants. Cependant en ce deuxième dimanche après Pâques l’expression de cette joie se fait moins extérieure et plus contemplative. Ce dimanche est appelé ” Dimanche du Bon Pasteur ” en raison de l’Évangile qui est lu en ce jour, et nous allons trouver deux fois dans les chants de cette messe la phrase centrale de cet Évangile ” je suis le bon pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent “.
La dévotion à Jésus Rédempteur sous les traits du Bon Pasteur pénétra de bonne heure dans le cœur des premiers fidèles. Abercius, dans son inscription funéraire, parle du Bon Pasteur qui, de ses yeux toujours vigilants, regarde son troupeau.
L’architecture de la messe est d’une belle unité comme vous allez le constater…
Introït : Misericordia Domini
Le texte réunit deux versets du psaume 32 Exsultate justi. Ce psaume est un chant de louange et d’action de grâces à Dieu pour sa toute puissance et sa bonté, dont il énumère toutes les manifestations dans l’univers. Le premier verset se rapporte à la terre, c’est-à-dire toute la création visible, qui chante la magnificence et l’amour infini du Créateur ; le deuxième se rapporte au ciel, c’est-à-dire tout l’univers invisible qui nous entoure, œuvre également de la parole créatrice.
Misericordia Domini plena est terra ; verbo Dei cæli firmati sunt.
La terre est pleine de la miséricorde du Seigneur, et les cieux ont été créés par la parole de Dieu.
La mélodie donne à ce chant d’action de grâces un caractère de joie douce et intime. Le point culminant de cette œuvre d’amour divin est la Rédemption dans laquelle le Bon Pasteur a donné sa vie pour nous, nous accordant la grâce de le connaître et de l’aimer à notre tour, et c’est principalement pour cette grâce que nous exprimons ici notre reconnaissance. Bien entendu cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 32 suivi du Gloria Patri.
Exsultate justi in Domino, rectos decet collaudatio.
Justes, exultez pour le Seigneur car la louange convient aux cœurs droits.
Alléluia : Cognoverunt
Comme pour tous les dimanches du Temps pascal, il n’y a pas aujourd’hui de Graduel, mais deux Alléluias, et comme c’est souvent le cas à cette époque de l’année, les versets de ces deux Alléluias sont tirés de l’Évangile. Celui du premier Alléluia est pris dans l’Évangile des pèlerins d’Emmaüs, à la fin du passage qui a été lu à la messe du lundi de Pâques, lorsque les deux disciples, revenus à Jérusalem, racontent aux apôtres leur rencontre :
Cognoverunt discipuli Dominum Jesum in fractione panis.
Les disciples ont reconnu le Seigneur Jésus à la fraction du pain.
En quoi a consisté exactement cette fraction du pain ? Notre Seigneur a-t-il prononcé les paroles sacrées du Jeudi saint ? Ou bien l’évangéliste a-t-il voulu dire seulement que c’est au moment où ils ont partagé le pain que les yeux des deux disciples s’ouvrirent et qu’ils reconnurent leur compagnon ? On ne peut le savoir avec certitude, mais ce qui compte ici c’est que les disciples ont reconnu le Seigneur, et c’est volontairement que cette phrase a été rapprochée de celle de l’évangile du Bon Pasteur qui sera chantée au deuxième Alléluia :
Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.
On retrouve dans les deux cas le même verbe ” connaître “. Nous avons la grâce de connaître le Christ notre rédempteur et nous l’en remercions : c’est le thème principal de ce dimanche. La mélodie exprime cette reconnaissance avec un enthousiasme vibrant ; par trois fois, dans l’Alléluia et dans chacune des deux phrases du verset, elle part du grave et s’élance vers l’aigu en un grand élan, et elle s’y tient joyeusement avant de redescendre doucement vers une cadence mystique et contemplative.
Alléluia : Ego sum pastor
Dans le deuxième Alléluia du deuxième dimanche après Pâques, nous trouvons la phrase de l’Évangile du jour que nous avons déjà citée :
Ego sum pastor bonus, et cognosco oves meas, et cognoscunt me meæ.
Je suis le Bon Pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.
Ici ce ne sont plus les disciples, ce ne sont plus les brebis qui expriment leur reconnaissance, c’est le Bon Pasteur qui parle, et sa voix est douce et pleine de tendresse. On remarquera que la mélodie de l’Alléluia se répète deux fois dans le verset, une fois sur et cognosco oves meas et une fois sur et cognoscunt me meæ, les deux verbes cognosco et cognoscunt se reproduisant identiquement.
Offertoire : Deus, Deus meus
Le chant de l’Offertoire du deuxième dimanche après Pâques est composé de deux versets du psaume 62, qui est la prière d’un exilé. Jour et nuit il veille en pensant à Dieu et à son temple, qu’il espère revoir, et où il aspire à offrir sa prière en levant les mains au ciel.
Deus, Deus meus, ad te de luce vigilo, et in nomine tuo levabo manus meas.
Dieu, mon Dieu je vous cherche dès l’aurore. En votre nom je lèverai les mains.
En ce dimanche cette prière exprime notre désir de connaître toujours davantage le Bon Pasteur qui est venu nous sauver. La mélodie, comme nous l’avons souvent remarqué pour les Offertoires, est une méditation intérieure et contemplative avec un faible développement et des notes longues très calmes.
Communion : Ego sum pastor
Nous retrouvons dans la Communion du deuxième dimanche après Pâques la phrase centrale de l’Évangile du Bon Pasteur qui formait déjà le texte du deuxième Alléluia.
Ego sum pastor bonus, et cognosco oves meas, et cognoscunt me meæ.
Je suis le Bon Pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.
C’est donc toujours le Bon Pasteur qui parle et sa voix est toujours douce. Mais ici la mélodie est moins développée que dans l’Alléluia ; elle est plus syllabique et suit davantage le texte dont elle souligne toutes les inflexions. Par ailleurs elle possède un caractère plus mystique et contemplatif.
Les leçons de l’affaire Hugo Clément
De Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles, revient sur la polémique qui a entouré la venue d’Hugo Clément au grand débat des Valeurs :
Il se tient juste à côté de la scène du palais des sports. Légèrement en retrait, déjà absorbé par ce qu’il écoute – à cette heure de la soirée, c’est Tugdual Denis qui prononce son discours (un sketch, plus exactement) d’introduction. Ses bras sont croisés mais il n’a pas l’air fermé.
Je ne connais pas Hugo Clément. Je sais juste qu’il est un journaliste et militant écolo radical, qu’il pratique le name and shame, du nom de cette pratique horrible visant à salir la réputation de quelqu’un pour faire avancer sa cause, et que certains de mes amis ont été victimes de ses cabales. Ce n’est pas pour rien que nous l’avions attaqué il y a quelques années en couverture de Valeurs actuelles; ce n’est pas pour rien non plus que nous l’avons invité ce soir. Il est aussi un puissant influenceur et un des visages les plus connus de la mouvance écolo, c’est notre Greta Thunberg à nous. Un adversaire idéologique pour un débat qui s’annonce musclé avec Jordan Bardella.
Je m’approche et le salue. Il est d’abord sympathique, nous parlons un peu de l’émission de Léa Salamé sur France 2, dont il est le producteur, de deux ou trois autres choses. Je le remercie d’être là: sans contradicteurs, il n’y a pas de débat et le palais des sports serait bien triste ce soir. C’est Tugdual qui l’a convaincu de venir ce soir. Sur scène, il s’avèrera malin et plus ouvert d’esprit que je pensais. Après la soirée, tout le monde en parle, et quelques spectateurs m’avoueront avoir été intéressés par certains de ses arguments.
Jonathan Moadab, le journaliste de VA plus qu’il l’interroge à côté de la scène, lui demande s’il est surpris par la polémique causée sur sa venue. « Ah bon, y’a une polémique? » s’étonne-t-il en riant presque. Attends la suite, camarade…
Trois jours plus tard, il ne peut plus se gausser. Polémique il y a, polémique nationale, même. La gauche (merci Aurélien Taché), les écologistes (merci Sandrine Rousseau), l’extrême gauche (merci Sandrine Rousseau), les médias (merci Libération), s’indignent en chœur. Et posent des questions aussi pertinentes, courageuses et audacieuses que : faut-il débattre avec l’extrême droite ? Peut-on parler au Front National (c’est signe de résistance que de continuer à appeler ce parti par son ancien nom car ni oubli ni pardon) sans le légitimer ? Le service public organise un débat sur le débat.
Hugo Clément assume. Si c’était à refaire, il le referait, assure-t-il. Il porte sa croix. Avec des arguments qui, pardonnez-moi, sonnent juste: au nom de quoi faudrait-il renoncer à convaincre 41% de l’électorat français ? Si on croit à ses idées, et qu’on ne se renie pas, pourquoi renoncer à les porter face à une contradiction, fut-elle radicale ? J’ajoute pour lui que, ce faisant, Hugo Clément a fait mentir Valeurs actuelles et s’est révélé, même s’il a des convictions plus que contestables, beaucoup moins sectaire que prévu.
De rares pisse-froid venus de la droite ont dit qu’il était indigne qu’on se mette à ce point à plat ventre devant un adversaire politique. Il me semble plutôt qu’en invitant des gens avec qui on n’est pas d’accord, on prouve que le sectarisme existe surtout à gauche et que c’est la droite qui permet a l’air du temps de rester vaguement respirable. Et je n’ai pas l’impression qu’inviter un adversaire et ne l’insultant pas à la tribune et en lui reconnaissant du talent ne revient pas à valider ses thèses. Pour preuve : une semaine à passé depuis le 13 avril et j’ai toujours envie de défendre les chasseurs, les éleveurs d’animaux sauvages, la hiérarchie entre l’homme et l’animal et je n’ai pas prévu de me mettre tout de suite au régime quinoa.
Reste un constat, un peu triste : la gauche politique, médiatique et intellectuelle est en train d’orchestrer la mort du débat en France. Elle ne supporte plus l’idée de la contradiction, préfère ostraciser, ignorer, accabler. Elle censure les intellectuels qui l’ont quitté en leur interdisant l’accès aux universités. Elle ne pratique plus le pluralisme dans ses médias. Elle n’argumente plus, mais invective. Je dis la gauche car rien de tel ne peut être observé sur l’autre rive. L’été dernier, Rachida Dati était invitée à la tribune de l’université d’été de la France insoumise et il ne s’est trouvé personne à droite, Dieu merci, pour s’en offusquer. Personne.
Nous voulions prouver en organisant ce grand débat des valeurs, volume 2, que cette défaite de la pensée trouve quelques opposants sur son chemin. Nous continuerons donc: rendez-vous très vite pour un grand débat des valeurs, volume 3.
[Événement] Nous somme heureux de vous annoncer la tenue du prochain Grand Débat des Valeurs volume 3 !
En exclusivité, voici les thèmes qui seront abordés lors de la soirée.#GrandDébatVA pic.twitter.com/xYbOl3pNKS— Valeurs actuelles ن (@Valeurs) April 21, 2023
Euthanasie : Des raisons d’espérer et donc de redoubler dans notre mobilisation
Communiqué de Tout mais pas ça :
Tout d’abord, des responsables politiques de poids ont pris récemment position contre les projets de changement de législation sur la fin de vie.
François Braun, Ministre de la Santé, s’est dit réservé sur une loi sur «l’aide active à mourir». Gérard Larcher se dit “extrêmement réservé” sur la question de l’euthanasie et du suicide assisté. François Bayrou plus nettement encore : “J’ai passé des dizaines d’heures avec les soignants des soins palliatifs. Aucun n’a dit ‘il faut changer la loi’. Tous disent : ‘si on nous obligeait à donner la mort, on partirait’”, “Appliquons la loi”. Olivier Marleix, Président du Groupe Les Républicains à l’Assemblée a publié une tribune très forte « Et si le modèle français” pour la fin de vie était celui d’une société fraternelle ? ».
Ensuite, la multiplication des sujets pourrait-elle encombrer l’agenda politique au point de retarder les sombres perspectives sur l’euthanasie ?
Le “modèle français de la fin de vie” souhaité par Emmanuel Macron aura-t-il une place dans la feuille de route pour les 100 prochains jours que présentera Elisabeth Borne la semaine prochaine ? On peut en douter. Qu’en sera-t-il au-delà, après un printemps politique très dense alors que le projet de loi sur la fin de vie était annoncé “d’ici la fin de l’été” ?
Autant de raisons de continuer à convaincre et mobiliser autour de vous !
Petite précision à propos de la disparition du « patriarcat » décrite par M.Patrick Buisson
Le nouveau livre de M.Buisson, DECADANSE (Albin Michel, 2023), qui décrit la révolte individualiste au nom de l’hédonisme des soixante dernières années, de même que les multiples interventions dans les médias de son auteur, soulignent à l’envi ce qui est appelé « la disparition du patriarcat ».
Pour une bonne compréhension des choses et du monde, il nous semble nécessaire de rappeler simplement que ce patriarcat disparu était celui de la culture chrétienne.
En effet, et au-delà du nombre toujours croissant de femmes en France portant voile islamique et pantalon fasseyant gracieusement sur des baskets blanches, nous avons aussi à l’esprit ces propos d’un jeune (28 ans) imam M.Mohamed Nadhir, qui a fait partie en 2020 des 50 étudiants sélectionnés par l’Union des mosquées de France pour suivre un enseignement tous frais payés d’imamat au Maroc (ah, cet islam marocain modéré… !), imam parfaitement intégré à la société française (c’est-à-dire parfaitement apte à en utiliser tous les avantages pour travailler à son islamisation), maîtrisant également parfaitement toutes les technologies des réseaux sociaux permettant un meilleur impact sur le web. Ces propos récents (septembre 2022 pour le premier extrait, décembre 2021 pour le deuxième) décrivent assez bien quelques présupposés du patriarcat à la mode musulmane (nous n’avons pas l’intention d’en faire un exposé exhaustif) :
- En réponse à la question « Pourquoi une femme ne peut pas diriger la salat [la prière]? » [et rappelons qu’il n’y a pas de clergé en islam], M.Nadhir répond :
« Ne réussira pas un peuple qui a chargé des affaires à une femme et les affaires, ça concerne les affaires de l’Etat ou les affaires de la salat. La femme ne peut pas diriger la salat, parce qu’elle ne peut pas diriger tout court. Ni un état, ni une province, ni une ville, ni la prière, ni rien du tout, sauf une association caritative, quelque chose [petit sourire un peu méprisant de l’imam sur son enregistrement video] où y a pas de grande envergure politico-religieuse ».
- En réponse à la question : « Est-ce vrai que la femme musulmane ne peut pas se marier avec un homme non-musulman ? », M.Nadhir répond :
« L’homme peut se marier avec une chrétienne ou une juive pieuse. Et la femme, non. Il lui est strictement interdit de se marier avec un autre qu’un musulman. Tout simplement parce que la société islamique est une société patriarcale où la prédominance dans le foyer est donnée à l’homme. Et à partir du moment où on donne la prédominance à un homme, si on donne la prédominance à un non-musulman, ça veut dire que le foyer sera géré par un non-musulman. Et le son de cloche de ce foyer, ce sera la mécréance ».
Voilà, voilà….
Deux victoires judiciaires pour l’AGRIF
À deux jours d’intervalle, l’AGRIF a obtenu deux succès remportés par son avocat Maître Jérôme Triomphe devant la quatrième chambre de l’Instruction de la Cour d’appel de Paris.
Le premier arrêt prononcé le 5 avril a décidé du renvoi devant le juge d’instruction de la plainte initialement déposée, le 12 août 2020, contre Manon Monmirel, suppléante du député de la France insoumise Éric Coquerel. Cette dernière avait publié sur son compte tweeter, le 26 mai 2019, les hallucinants propos suivants :
« Que la France et tous les Français aillent niquer leurs mères. Pays de fascistes ».
Propos poursuivis par l’AGRIF sous la qualification des faits suivante :
« injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion par parole, écrit, image ou moyen de communication publié par voie électronique ».
Le deuxième arrêt prononcé en chambre du conseil a décidé du renvoi devant le tribunal correctionnel d’Evreux d’une association de promotion de l’architecture gothique de la « discrimination à raison de la religion et refus d’embauche ». Cette affaire, la plus ancienne, remonte à la plainte déposée le 29 novembre 2013 par un jeune diplômé contre une association de promotion de l’architecture gothique pour fait de discrimination à l’embauche exercée contre lui en raison de son profil de « catholique militant ». Ceci pour avoir simplement mentionné dans son CV son activité en tant qu’écuyer de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre, activité purement caritative et ne relevant en rien d’un prosélytisme militant. Il avait aussi mentionné dans sa lettre de motivation et dans son CV qu’il avait été un chef louveteau, ayant à ce titre participé à des « maraudes » pour aider des sans-logis et autres déshérités. Et c’est cela, incroyablement, qui motivait le refus d’embauche prononcé par le président de cette association sous le prétexte d’un « profil de catholique militant ». Notons que ce jeune diplômé que défend l’AGRIF a surtout mentionné dans son CV ses diplômes en droit et en sciences politiques, de ses réalisations culturelles, de sa spécialisation dans le tourisme culturel et dans la valorisation du patrimoine avec ses riches expériences en Roumanie, à Madagascar, au Burkina Faso, et même un cycle d’études en Chine.
D’ordonnance de non-lieu (07-11-2016) en arrêts de chambres d’instruction (31-01-2017, 05-09-2018, 06-02-2019, 25-11-2019, 17-02-2021), en arrêt de la Cour de cassation du 31-05-2022, cette bataille judiciaire vient donc de connaître une victoire d’étape ainsi libellée :
« La Cour, en la forme déclare l’appel (de l’AGRIF) recevable… au fond… ordonne le renvoi de X devant le tribunal correctionnel d’Evreux … du chef suivant : refus d’embaucher Y … « en lui opposant que son profil de catholique militant faisait obstacle à l’acceptation de sa candidature ».
Abbaye de Rieunette : presque 900 ans d’histoire, et des produits bio
L’histoire de l’abbaye Sainte-Marie de Rieunette commence en 1162, dans l’Aude, près de Carcassonne. Comme vous le devinez, son l’abbaye a connu nombre de péripéties, obstacles et incendies au fil des siècles… Depuis la fin du XXe siècle, ce sont des religieuses cisterciennes qui y sont installées, surnommées parfois “green sisters” en raison des produits bio (baumes, huiles essentielles…) qu’elles fabriquent dans leur petit atelier. Dans cet article, Divine Box vous raconte l’histoire de l’abbaye de Rieunette, et vous parle rapidement de cet artisanat monastique bio. En avant !
Les débuts de l’abbaye de Rieunette
L’histoire de l’abbaye de Rieunette commence donc en 1162. À cette époque, la reine de Castillon, alors jeune veuve, décide de s’installer à Rieunette. Son projet ? Fonder une communauté avec quelques amies ! Tout va ensuite très vite… Le monastère devient rapidement une abbaye, et la communauté suit la réforme cistercienne (de Cîteaux !)
Vers 1432, l’abbaye est placée sous la protection des moines cisterciens de Villelongue. Durant cette longue période de tranquillité, l’abbaye de Rieunette aurait compté jusqu’à quarante moniales !

Une soeur de Rieunette en prière au bord de l’eau © Rieunette
La guerre et ses conséquences désastreuses
En France, la montée du calvinisme (forme de protestantisme) va être la cause de guerres de religion… Les sœurs de l’abbaye de Rieunette se réfugient donc à Carcassonne en 1528. C’était moins une ! En effet, quand les guerres éclatent, l’abbaye subit rapidement de graves dégâts : elle est même incendiée en 1568 ! De plus, quelques années après, l’abbaye de Villelongue, qui gère toujours le domaine, vend les terres et se désintéresse de l’abbaye de Rieunette…
En 1648, après plusieurs années passées à Carcassonne, les sœurs décident de revenir dans leur propre abbaye, et lancent un grand chantier de construction ! Et là, l’aventure tourne mal… Les propriétaires des terres ne sont pas tout à fait en faveur du chantier, car ils ne veulent pas restituer les biens acquis quatre-vingt ans plus tôt. Le chantier est donc détruit en un rien de temps. La mère abbesse est même assassinée le 13 juin 1671…
Rien ne va plus pour la communauté, qui décide d’abandonner Rieunette et de retourner à Carcassonne. En 1761, l’abbaye est même officiellement supprimée et deviendra, après la Révolution de 1789, une exploitation agricole. Décidément, les mésaventures continuent !

L’abbaye des moines de Villelongue qui se trouve aujourd’hui en ruines a longtemps été chargée de la protection de l’abbaye de Rieunette
L’heure de la reconstruction !
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, certains groupes d’amis, des scouts, et même des parachutistes se motivent et décident de rénover l’église abbatiale, conservée miraculeusement depuis le XIIe siècle ! Incroyable, non ? Chacun ajoute sa pierre à l’édifice !
Quelques décennies plus tard, en 1992, l’abbaye de Boulaur rachète les bâtiments pour lancer de grands travaux, et envoie les premières moniales à Rieunette en 1998. Il était temps ! C’est le début d’une nouvelle activité religieuse au sein de l’abbaye !
Cliquez ici pour en savoir encore plus sur l’histoire de l’abbaye de Rieunette.

Après la seconde Guerre mondiale, de nombreux volontaires ont aidé à rénover l’abbaye de Rieunette © Abbaye de Rieunette
La communauté aujourd’hui
Aujourd’hui, sept sœurs vivent à l’abbaye de Rieunette : elles sont cisterciennes de la commune observance, comme Boulaur, Lérins ou Castagniers par exemple. Elles suivent donc la règle de saint Benoît, et vivent de prière et de travail. “Sept fois par jour, nous nous retrouvons pour prier ensemble” nous disent-elles par exemple, et les offices sont chantés dans un grégorien pur, sublimé par l’acoustique exceptionnelle de leur abbatiale ! En plus de leur laboratoire, où elles fabriquent des produits bio, les sœurs s’occupent du verger, de leurs poules et des deux ânesses de l’abbaye ! Bien évidemment, la communauté a aussi une hôtellerie où scouts, retraitants, et familles peuvent venir séjourner – allez donc y faire un tour à l’occasion !

Les soeurs de Rieunette en février 2023, devant leur petit atelier ©couleur.ciel (Instagram)
Un artisanat monastique de produits bio
Parfois surnommées “green sisters”, les soeurs de Rieunette sont aussi connues depuis 2009 pour leurs produits de beauté et de soin.
Mais d’où leur est venue cette idée ? Remontons un peu dans le temps… En 2006, sœur M., ancienne docteure en pharmacie spécialisée dans les plantes, fait la connaissance d’un couple venu passer quelques jours à l’abbaye de Rieunette. Lui est ostéopathe, elle est esthéticienne. À ce moment, les sœurs cherchent justement à diversifier leur activité d’artisanat monastique. De leurs échanges, naît l’idée de créer des produits aromatiques et cosmétiques avec des plantes ! Pas de temps à perdre, dès 2009, les sœurs ouvrent un laboratoire au sein même du monastère ! Les huiles essentielles de Rieunette sont déjà connues, mais les soeurs ont aussi des baumes, des huiles végétales ou encore des hydrolats !
Soucieuses de préserver la création, les soeurs travaillent en respectant toujours deux grands principes qu’elles se sont fixés :
- Se fournir en plantes auprès de producteurs bio.
- Autant que possible, s’approvisionner auprès de producteurs français, principalement dans le sud pour la lavande, le romarin ou le cyprès. Cependant, pour les plantes plus exotiques comme le Tea-Tree (Afrique du Sud), le Géranium Bourbon (Madagascar), la Gaulthérie (Népal) et d’autres, les sœurs se fournissent auprès de coopératives bio, majoritairement océaniennes ou africaines.
Et les efforts paient puisque les produits des sœurs de Rieunette sont reconnus par le très exigeant label de l’association « Nature et Progrès ». Pour l’avoir, il faut que les produits soient naturels, bio, et fabriqués en France. Il est très exigeant, mais le défi à été relevé haut la main par les sœurs !

Soeur A. en plein conditionnement d’hydrolats © Divine Box
Où se procurer les produits de l’abbaye de Rieunette ?
Vous pouvez vous rendre directement au magasin de l’abbaye (Abbaye Sainte-Marie de Rieunette, 11250 Ladern sur Lauquet) et en profiter pour dire bonjour aux sœurs, ou partager quelques offices dans cette abbatiale bientôt millénaire… Mais si l’abbaye est trop loin de chez vous, vous pouvez aussi cliquer ici pour acheter en ligne les produits de l’abbaye de Rieunette chez Divine Box !
« Face au déclin anthropologique, vivre en Européen »
Samedi 15 avril avait lieu le Xe colloque de l’Institut Iliade : « Face au déclin anthropologique, vivre en Européen ».
Jean-Yves Le Gallou ouvrait la journée, suivi d’Anne Trewby qui est revenue sur l’artificialisation croissante de nos modes de vie portée par des politiques transhumanistes. L’intervenante a tenu à réfuter l’aspect inexorable de cette marche vers le déclin anthropologique en rappelant que la nature humaine ne pourrait jamais être abolie, et que nous pouvions insuffler aux techniques la direction que nous souhaitions, voire refuser certaines techniques aux conséquences dévastatrices comme ont pu le faire d’autres civilisations avant nous.
Baptiste Rappin a évoqué les risques d’une société dans laquelle le manager se substitue à l’homme politique, cherchant à « enrôler le désir de ses employés » afin qu’ils épousent les buts de l’entreprise, quitte à mettre en place une « réorganisation de la cognition humaine ». Dans une communauté où la poursuite absolue de la performance est devenue le maître étalon, toutes nos valeurs sont nécessairement soumises à cette finalité.
Hubert Calmettes a souhaité partager avec son auditoire sa vision de l’Europe en 2028… si nous nous soumettions définitivement à la technique : il s’agit d’une société où les capacités cognitives ont régressé, où l’exercice de la lecture est devenu difficile, où les « cyberpsychiatres » gèrent les pathologies mentales issues de la surexposition aux écrans, où les intelligences artificielles remplacent nos relations humaines. Face à l’altération de notre esthétique, de notre affect, de nos opinions politiques et de nos comportements, il préconise de redonner son importance à l’esprit critique, aux efforts de concentration et de mémoire, à la lecture, à la confrontation des idées. Il souhaite également valoriser le rôle des parents afin qu’ils évitent à leurs enfants la consommation de contenu inapproprié pour leur santé mentale. Afin que l’homme ne se laisse pas dépasser par la technique, il évoque enfin la création de nouveaux métiers dans le domaine virtuel afin de dominer nos nouveaux outils technologiques.
Fabien Niezgoda a souhaité mettre en garde contre « le piège de la quantité », qu’il oppose à « la solution de la qualité ». Dans leur histoire, même quand les Européens ont été minoritaires par rapport au reste du monde, ils ont su résister aux menaces extérieures grâce à l’affirmation de soi et à la culture de l’excellence. À travers la pensée des auteurs antiques, il rappelle que, si un minimum d’hommes est nécessaire à la vie d’une cité, une limite doit aussi être posée afin de conserver une familiarité entre membres d’une même communauté.
Julien Rochedy est intervenu sur la dégénérescence de l’homme. Pour lui, l’absence d’espace, la surindustrialisation et l’abondance ont des conséquences biologiques sur notre comportement : nihilisme, lassitude de vivre, refus de la reproduction, refus des inégalités pourtant inhérentes à tous les êtres humains, refus de défendre notre espace propre. Cependant, nous conservons le choix de refuser ce déclin par la recherche de l’ordre, de la beauté et de l’excellence.
Mariano Bizzarri a mis en garde contre la « théologie » du transhumanisme dans laquelle la science est vue comme une religion alors qu’elle ne peut pas rendre compte de tout. Il appelle à tirer profit des « réservoirs inexplorés de la nature » et à la redécouverte des procédés utilisés par nos anciens dans la médecine à l’image d’Hyppocrate ou d’Hildegarde de Bingen.
Audrey d’Aguanno a souhaité remettre en valeur des modèles forts, à l’image de Jeanne d’Arc, de La Rochejaquelein ou de Cornelia, fille de Scipion. Ceux-ci doivent nous permettre de reprendre en main le fil de notre destin et de cultiver les vertus telles que la droiture, le sens de l’honneur, de dévouement, le courage et la volonté.
José Javier Esparza s’est concentré sur notre principale mission qui consiste à « nous raconter sans cesse, nous-mêmes » dans le but de transmettre les points forts de notre identité. Ceux-ci nous permettront de reconstituer la forteresse Europe, et de multiplier les espaces de résistance afin d’amorcer la reconquête de notre civilisation.
Olivier Rey a souhaité avertir sur la disparition des barrières morales et éthiques dont l’aboutissement pourrait être le puçage des cerveaux.
L’ambassadeur de Chine en France qualifie de “racontars” les millions de morts victimes de Mao
L'ambassadeur de Chine en France qualifie de "racontars" les millions de morts victimes de Mao…
Bravo à @DariusRochebin pour sa fermeté face à ces propos qui en disent long sur ce qu'est la dictature communiste chinoise. pic.twitter.com/YxszgeZ8RQ— Jean Louis (@JL7508) April 21, 2023
Mère Teresa, il n’y a pas de plus grand amour
SAJE diffuse un documentaire très émouvant, qui offre un accès sans précédent aux archives institutionnelles et aux apostolats des Missionnaires de la Charité. Il révèle avec quel dévouement infatigable Mère Teresa a servi toute sa vie le Christ et les pauvres et dévoile l’impact extraordinaire qu’elle a eu sur le monde entier jusqu’à aujourd’hui. Forte femme malgré les apparences, Mère Teresa était vraiment la voix des sans voix qui n’a eu de cesse, tout au long de sa vie, de servir le Christ dans le visage des plus pauvres parmi les pauvres. Parmi les différents passages très émouvants retraçant la vie de la fondatrice des missionnaires de la charité, il y a son fameux discours à la tribune du prix Nobel de la paix en 1979. C’est vers la 9e minute :
Jeudi dernier, dans le très beau cinéma Le Balzac, près des Champs-Elysées, la salle de 385 places était comble pour découvrir pour la première fois le documentaire de David Naglieri sur MERE TERESA, IL N’Y A PAS DE PLUS GRAND AMOUR, en présence du réalisateur, du père Brian le postulateur de la cause de canonisation de Mère Teresa et de nombreuses sœurs Missionnaires de la Charité.
Vous pourrez découvrir bientôt ce documentaire produit par les Chevaliers de Colomb aux Etats-unis à l’occasion d’une séance E-Cinema qui aura lieu samedi 29 avril à 20h sur la plateforme Cuult. La séance sera suivie d’un temps d’échange en direct avec Arnaud Bouthéon, le responsable France des Chevaliers de Colomb. Vous pouvez d’ores et déjà réserver votre E-Billet ici.
Les élus NUPES, ces nouveaux collabos…
Le front républicain a du plomb dans l’aile :
La Première ministre en a après les députés de la Nupes, et ce courroux est remonté jusqu’au oreilles de Playbook lors du passage dans l’hémicycle de la proposition de loi sur “le bien-vieillir“, la semaine dernière. Entre autres, la PPL souhaitait permettre un droit de visite pour les personnes âgées en EPHAD ou à l’hôpital (faute de temps, les députés n’ont pu examiner que six des 14 articles du texte).
Que s’est-il passé ? Comme pour chaque PPL présentée par la majorité ou presque, une motion de rejet préalable a été déposée, portée cette fois-ci par les communistes. L’ensemble de la Nupes, qui déplorait le manque d’ambition du texte, a voté pour — y compris le socialiste Jérôme Guedj, engagé sur la question du grand âge et auteur de sa propre proposition sur le sujet. Cette motion n’a toutefois pas été adoptée, grâce aux voix des députés de la majorité et du… RN. De quoi exaspérer la PM, donc, qui s’en plaignait hier midi: “A croire qu’ils [les élus Nupes] font tout pour faire passer les députés RN pour les députés responsables !”
Grand remplacement : à Versailles aussi
La fête de l’Aïd permet aux nombreux musulmans de sortir du bois et de manifester leur puissance démographique. A Versailles, le maire leur a mis à disposition le gymnase de Rémilly. Même les fillettes sont voilées.



Le collège Notre Dame de l’Aurore (31) cherche 1500€ en urgence
Le collège Notre Dame de l’Aurore augmente ses effectifs de 30% l’année prochaine ! Une belle promesse d’avenir et d’enracinement pour ce collège résolument fondé en périphérie, dans la campagne lauragaise, à 25km de Toulouse. Et cela grâce à la persévérance de l’équipe pédagogique mais aussi et surtout grâce au soutien des bienfaiteurs !
Une campagne de dons en ligne au profit du collège se clôture dimanche.
Il reste UN DEFI A RELEVER :
COLLECTER avant dimanche les 1500 € manquant aux 8000 € d’objectif à atteindre !
Pour soutenir la scolarisation des élèves et aider ainsi les familles qui font confiance à Notre Dame de l’Aurore depuis plus de quatre ans.
Un projet éducatif et missionnaire pour la France de demain ! Et vous êtes l’espérance des jeunes !
Réponse au député Benoît Bordat
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Monsieur le député Benoît BORDAT
Vous avez récemment adressé une question écrite au gouvernement (question 5032, JO du 31/01/23) relative à la fête de Jeanne d’Arc et du patriotisme instaurée par la loi du 14 juillet 1920, célébrée tous les ans le deuxième dimanche de mai, avec l’intention de faire retirer cette fête du calendrier des fêtes officielles. Vous invoquez, à l’appui de votre demande, le fait que cette loi serait désuète, tombée dans l’oubli, récupérée par un parti national populiste qui la célèbre à une autre date et qu’elle ne mérite pas d’être célébrée puisqu’elle ne commémore pas un conflit du XX siècle.
L’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc, regrette que cette fête nationale soit effectivement tombée dans l’oubli, et elle vous remercie de l’avoir fait remarquer. En revanche, elle s’étonne qu’un député issu d’une circonscription essentiellement rurale, qui plus est membre de la commission de la défense nationale et des forces armées, ait pu suggérer la suppression d’une telle fête, dans le contexte de crises nationales et internationales que connait aujourd’hui notre pays.
Au moment où, dans la cadre de la prochaine loi de programmation militaire, notre Président de la République souhaite porter le budget des Armées à 413 milliards d’euros, effort considérable pour faire face aux menaces croissantes, estimez-vous, M. Bordat, que la France n’a plus besoin d’une héroïne nationale symbole le plus pur de l’amour et de la défense de la Patrie ?
Au moment où notre pays cherche à promouvoir la place de la femme dans la société, regrettez-vous, M. Bordat, qu’une jeune femme ait pu, il y a près de 600 ans, jouer un rôle politique de premier plan et inverser le cours de l’histoire, regrettez-vous qu’une femme ait pu commander victorieusement à des hommes ?
Au moment où notre Président de la République a supprimé l’ENA, déplorez-vous, M. Bordat qu’une fille du peuple qui ne savait ni A ni B ait pu accéder à de si hautes responsabilités ? Lui reprochez-vous d’être issue d’une famille paysanne et de la France rurale ?
Au moment où il est question de remettre en place un service national universel, estimez-vous, M. Bordat, que Jeanne d’Arc a eu tort de se sentir concernée par la défense de son pays. Lui reprochez-vous sa jeunesse, de s’être engagée à 17 ans ?
Au moment où notre Assemblée nationale offre à tous les Français le spectacle désolant de divisions, insultes et bras d’honneur, jugez-vous suspecte, M. Bordat, la loi du 14 juillet 1920 qui instaure la fête de Jeanne d’Arc et du patriotisme parce qu’elle a été votée à l’unanimité des députés et sénateurs ? Condamnez-vous Jeanne d’Arc parce qu’elle unit les Français, ceux qui croient au Ciel et ceux qui n’y croient pas ?
Enfin, au moment où la France constate qu’elle perd de plus en plus de son influence dans le monde, pensez-vous inutile, M. Bordat d’honorer en Jeanne d’Arc l’une des personnalités les plus connues et les plus admirées de l’histoire de l’humanité, dont la gloire dépasse largement les frontières de notre pays pour son plus grand bénéfice ? Savez-vous qu’il y a aux Etats-Unis plus d’églises qui portent le nom de Jeanne d’Arc qu’il n’y en a en France ?
L’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc, association chrétienne mais affiliée a aucun parti politique, estime quant à elle que Jeanne d’Arc est un exemple d’actualité pour tous les Français, en particulier pour les plus jeunes. Elle pense que Jeanne appartient à tous les Français sans exception et que ce n’est pas un mais tous les partis qui devraient la célébrer. Elle attire votre attention sur le très mauvais message que constituerait, dans le contexte actuel de crise que connait notre pays, la suppression d’une telle fête, en particulier vis-à-vis des jeunes et des femmes. Ce le serait d’autant plus que la France célébrera dans quelques années le sixième centenaire de l’épopée de notre héroïne nationale ce à quoi l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc travaille déjà (https://jeannedarc600.fr). Cette fête sera l’occasion de grandes célébrations nationales à ne pas manquer pour célébrer notre unité et notre espérance en l’avenir de notre pays.
Neuvaine à st Joseph travailleur : grandir professionnellement
Hozana propose une neuvaine pour confier une situation professionnelle difficile ou grandir en compétences, à l’image de saint Joseph
Saint Joseph fait partie des quelques rares saints à avoir deux fêtes au calendrier : le 19 mars, qui est sa fête principale, et le 1er mai. Instituée par le pape Pie XII, en 1955, les catholiques sont invités à contempler le travailleur Joseph.
Demandons à saint Joseph, patron des travailleurs, pendant cette neuvaine, de grandir en intégrité professionnelle.
Programme de la neuvaine
Chaque jour, vous recevrez en format texte et audio une méditation sur une vertu professionnelle particulière, que nous invite à faire grandir saint Joseph
- Conscience professionnelle
- Fidélité
- Patience
- Force d’âme
- Obéissance
- Humilité
- Dignité
- Repos
- Equilibre
Le père Aymar de Langautier est un jeune prêtre catholique du diocèse de Toulouse, ordonné en 2020. Engagé auprès des jeunes à travers le scoutisme et le lancement d’un patronage au sein de sa paroisse, il est aussi présent sur les réseaux sociaux. Il a notamment collaboré avec le Youtubeur Tibo InShape pour une vidéo dans laquelle il témoignait de sa vocation sacerdotale. Il a sorti récemment un livre “le bonheur n’est pas dans le canapé” aux éditions Première Partie.
La génération Manif pour tous a infiltré le jeu politique
Comment le Huffington post joue à se faire peur :
Des Républicains au RN en passant par Reconquête !, de nombreux cadres et élus sont passés par les cortèges hostiles à la Loi Taubira.
Et l’article se termine par :
Preuve s’il en est que les drapeaux roses et bleus continuent de flotter dans la mémoire collective de la droite et de l’extrême droite française.
Des modèles de prêtres pour aujourd’hui
Ce samedi 22 avril, l’Église célèbre la béatification de cinq prêtres assassinés pendant la Commune de Paris. Ils font partie des dix religieux exécutés rue Haxo, dans le 20e arrondissement parisien, le 26 mai 1871, après une détention de près de deux mois. La célébration sera présidée par le cardinal Semeraro, Préfet du Dicastère pour la Cause des Saints. Comme l’écrit France catholique, ces prêtres sont des modèles pour aujourd’hui :

I-Média – Fonds Marianne : Schiappa, touche pas au grisbi !
Cette semaine dans I-Média, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur la cacophonie qui entoure Macron. Entre les manifestations avec des casseroles et le président qui pousse la chansonnette, les médias, vous allez le voir n’étaient pas à un bobard prêt…
Le dossier du jour lui est consacré aux fonds Marianne avec dans les profiteurs financés par Marlène Schiappa : des “facktchekeurs” bien connus des services d’I-Média !
Et puis il sera temps de passer aux pastilles de l’information !
Sans oublier en conclusion, le portrait piquant du jour de l’Ojim, sous la forme d’un jeu des 7 familles avec Benjamin Duhamel.
« Mariage pour tous » : 10 ans après, où en est-on ? Des conséquences en cascade
Alors que par carriérisme, Gérald Darmanin renie ses convictions, le Syndicat de la famille dresse un rapide bilan après 10 années de dénaturation du mariage, évènement qui n’a rien eu d’anodin :
C’est le 23 avril 2013 que l’Assemblée nationale a adopté la loi autorisant le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe. Ce vote est intervenu après de longs mois de débats parlementaires et une opposition massive au sein de la société qui s’est traduite par des manifestations rassemblant à plusieurs reprises plus d’un million de personnes dans les rues de Paris comme a fini par le reconnaître François Hollande*. 10 ans après, où en est-on ?
Une faible demande de mariage…
Après les premiers mariages célébrés en 2013 (7000) et 2014 (11.000), leur nombre a progressivement baissé pour se stabiliser aux alentours de 6000 par an, ce qui représente moins de 3% de l’ensemble des mariages. Si la loi Taubira ne répond pas à une demande massive, elle a en revanche modifié en profondeur le droit de la famille et de la filiation avec des conséquences en cascade et qui vont continuer d’affecter la société et particulièrement la jeunesse.
…mais des conséquences importantes
Si des millions de Français se sont mobilisées avec autant de détermination contre ce projet de loi, c’est parce qu’ils voulaient alerter sur les conséquences multiples de la modification du mariage, à commencer par l’adoption. Le gouvernement de l’époque et sa majorité se sont bien gardés de parler de l’adoption, préférant mettre l’accent sur l’union entre deux personnes de même sexe, comme s’il ne s’agissait que d’une prolongation du PACS. Pourtant, le mariage et l’adoption sont indissociables. Cette ambigüité sciemment entretenue par l’exécutif a entraîné une confusion regrettable dans l’esprit de nombreux Français.
Le mariage et l’accès à l’adoption ont immédiatement fondé les revendications à la procréation assistée et à la modification du droit de la filiation. C’est ainsi que la question de la PMA sans père s’est progressivement introduite dans le débat. D’abord retirée du projet de loi Taubira par le Gouvernement après le succès des premières manifestations organisées par La Manif Pour Tous, la PMA sans père a fait un retour politique dès 2014 avec un projet de loi « familles » porté par la ministre Dominique Bertinotti. Mais au lendemain d’une manifestation massive organisée le 2 février 2014, le gouvernement a retiré son projet. Ce n’est que huit ans plus tard, à l’été 2021, après deux ans d’une mobilisation forte portée par La Manif Pour Tous avec Marchons Enfants que la loi autorisant la PMA pour les couples de femmes et les célibataires et la filiation fictive avec deux mères seront adoptées.
L’évolution législative sur l’assistance médicale à la procréation entraîne elle aussi d’importances conséquences avec de nouvelles revendications portées par des mouvements aussi radicaux que minoritaires. La vigilance et la mobilisation de La Manif Pour Tous a permis de faire échouer les amendements sur la ROPA, la PMA post-mortem, la PMA pour les personnes trans, la retranscription des actes de naissance des enfants nés de GPA à l’étranger (laquelle est en réalité inutile pour eux, la France reconnaissant les actes légalement établis à l’étranger).
De nouvelles revendications
Mais la prétendue logique selon laquelle l’enfant n’a pas besoin d’un père et d’une mère donne place à de nouvelles revendications. Après la PMA pour les femmes, c’est la GPA pour les hommes qui s’immisce dans le débat public, au passage pour les couples homme-femme aussi. Là encore, la mobilisation de La Manif Pour Tous a permis de renforcer l’interdiction de la GPA lors des débats sur la loi de bioéthique, mais aussi de mettre un terme au démarchage commercial effectué au cœur de Paris lors du salon Désir d’enfant qui n’a plus accueilli en 2022 d’exposants proposant des contrats de GPA.
En refusant de reconnaître la différence pourtant évidente entre un couple homme-femme et un couple de même sexe pour ce qui est de fonder une famille, le législateur a contribué à l’indifférence des sexes. C’est ce qui explique en partie pourquoi tant de jeunes ne savent plus bien la différence entre homme et femme et sont entraînés dans des parcours de transitions, allant parfois jusqu’à subir des traitements hormonaux aux effets irréversibles, voire des interventions chirurgicales aux conséquences définitives.
Une mobilisation dans la durée
Au-delà des manifestations contre le projet de loi Taubira, La Manif Pour Tous a continué à mobiliser les Français pour dénoncer les projets et propositions de lois et sensibiliser les parents sur l’enseignement de la sexualité à l’école. Des manifestations rassemblant des centaines de milliers de personnes dans les rues de la capitale ont eu lieu en 2014, 2015, 2016, 2019 et 2020. Un Grenelle de la Famille et des universités d’été, des happenings et des manifestations locales, des meetings, des rendez-vous avec les parlementaires et les membres du gouvernement sont autant d’actions menées depuis 10 ans par les équipes de La Manif Pour Tous.
Naissance du Syndicat de la Famille
A l’occasion de son 10e anniversaire, La Manif Pour Tous est devenue officiellement Le Syndicat de la Famille (LSF). Cette évolution lui permet de s’installer plus durablement encore dans le paysage social, politique et médiatique. Comme son nom l’indique, il défend la famille, et comme tout syndicat, il alerte, mobilise, dialogue, propose et influence.
Le Syndicat de la Famille constate par ailleurs que les politiques qui, sans tergiverser, ont continué à défendre la famille ont été réélus, notamment lors des législatives 2022. Les autres, en revanche, ont connu des échecs retentissants. L’échec du retour de Nicolas Sarkozy, par exemple, est en partie dû à son reniement, lequel avait fait les gros titres lors de la sortie de son livre. Il signait le décalage entre un progressisme parisien et une attente forte des électeurs. Valérie Pécresse a également subi un échec cuisant à la présidentielle 2022.
* « Je suis lucide. On a traversé beaucoup de moments où la contestation était forte. Le mariage pour tous : un million de personnes dans la rue » – Conversation privées avec le Président, de Antonin André et Karim Rissouli – Albin Michel, août 2016
L’aveu de Darmanin : 41% des mis en cause pour cambriolages sont étrangers, 35% pour vols violents
Question du sénateur Stéphane Ravier le 06/10/2022 au ministre de l’Intérieur :
M. Stéphane Ravier attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur et des outre-mer sur les crimes et délits commis par des ressortissants étrangers à l’encontre de citoyens français.
L’immigration extra-européenne dans notre pays a connu une forte accélération depuis 2015, rendant obsolètes les concepts d’intégration comme d’assimilation et accentuant les séparatismes communautaires.
À ces communautés étrangères établies, s’ajoutent des réfugiés, des demandeurs d’asile, des clandestins en situation irrégulière n’ayant pas l’intention de demander l’asile, en transition vers d’autres pays ou intégrés à un système communautaire local, des personnes sous obligation de quitter le territoire (dite « OQTF ») ou encore des mineurs isolés dont il est impossible de prouver la minorité sans leur consentement.
Face à cette problématique tentaculaire et sans volonté de contrôler les flux en amont et d’appliquer les expulsions en aval, l’État ne semble plus avoir les moyens de garantir les conditions de l’unité nationale, du respect inconditionnel des lois sur son territoire et de la protection des citoyens.
Conscients de cet état de supériorité et d’impunité, et entretenus dans la haine de la France par un discours victimaire relayé de l’école à la culture, en passant par les classes politique et médiatique, certains étrangers mènent des raids violents à l’encontre de Français : cambriolages, vols, agressions, viols, ou meurtres. Cela apparait désormais comme une réalité systémique, englobée notamment par le terme « francocide ».
Afin de prendre la mesure de cette préoccupante situation, il lui demande à combien s’élèvent les cambriolages, vols, agressions, viols et meurtres commis par des ressortissants étrangers à l’encontre de Français sur le sol national depuis le début de l’année 2022.
Réponse du Ministère de l’intérieur et des outre-mer publiée le 20/04/2023 :
Si, ponctuellement et sur demande, le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) peut fournir des données sur la part des étrangers dans la délinquance de telle ou telle agglomération, la fiabilisation des données détaillées aux niveaux départemental et communal est une procédure longue et complexe. À ce jour, le SSMSI n’édite donc régulièrement de données fiabilisées sur la part des étrangers mis en cause parmi l’ensemble des personnes mises en cause au niveau départemental ou au niveau communal, contrairement à ce qu’il fait régulièrement pour de très nombreuses données statistiques. Pour autant, les données du service statistique ministériel de la sécurité intérieure, disponibles sur le site internet Interstats, font apparaître la part des étrangers (par grandes aires géographiques d’origine) dans les personnes mises en cause par les services de police et de gendarmerie pour plusieurs catégories d’infractions, sur le plan niveau national. Il en est de même de leur part dans le nombre de victimes. Ces informations figurent dans le rapport annuel sur le bilan de la délinquance (https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Actualites/Insecurite-et-delinquance-en-2021-bilan-statistique) et dans diverses analyses ponctuelles produites par ce service statistique (cf., par exemple, Interstats Analyse n° 50 avec des données sur la nationalité des mis en cause pour des infractions d’atteinte à la probité). La proportion des étrangers rapportée à l’ensemble des mis en cause n’est disponible au niveau infra-national que dans la publication Interstats Analyse n° 48, avec des données sur la nationalité des mis en cause pour vols et violences dans les réseaux de transports en commun en 2021. En 2022, 41% des mis en cause pour cambriolages sont de nationalité étrangère, 35% pour vols violents sans arme, 17% pour coups et blessures volontaires, 13% pour violences sexuelles et 17% pour homicides. En revanche, il n’est pas possible de connaître pour l’ensemble de ces faits si la victime était de nationalité française ou étrangère.
Comment vont les prêtres de France ?
Quelles crises le clergé français traverse-t-il ? Comment redonner sa place au prêtre ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence l’abbé Benoît, les pères Thomas et Danziec et Olivier Figueras, qui évoquent également la figure de Mgr Gaillot.
Pour Matignon, Darmanin renie son opposition à la dénaturation du mariage
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Ce jeudi 20 avril, Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur, a donné une interview auprès du journal « La Voix du Nord » à l’occasion des 10 ans de la loi Taubira. Et, il reconnaît avoir eu tort de s’être montré réticent.
Il y a dix ans, le mariage homosexuel était au cœur des débats à l’Assemblée nationale. À l’époque, cette loi pour « le mariage pour tous » était portée par la garde des Sceaux Christiane Taubira. Adoptée le 23 avril 2013, puis promulguée un mois plus tard, elle était loin de faire l’unanimité. En 2013, Gérald Darmanin, alors maire de Tourcoing, s’était opposé à cette loi. Il avait notamment déclaré qu’il ne marierait pas de couples de même sexe dans sa mairie.
Alors qu’Élisabeth Borne est régulièrement annoncée sur la sellette, Gérald Darmanin soigne sa qualité de premier-ministrable et est prêt à tout pour ne pas souffrir de la malédiction Catherine Vautrin. En effet, la présidente du Grand Reims, proche de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, était lors de la réélection d’Emmanuel Macron l’un des noms cités pour succéder à Jean Castex à Matignon, alors qu’il fallait trouver une femme. Le chef de l’Etat avait affiché, durant la campagne, sa “préférence pour une femme” à Matignon. Son profil ? « Quelqu’un qui est attaché à la question sociale, à la question environnementale et à la question productive. » Aussi drôle que cela puisse paraître, c’est Élisabeth Borne qui hérita d’un CDD rue de Varenne. Pourquoi ? Car Catherine Vautrin avait, dix ans plus tôt, marqué son opposition à l’ouverture du droit au mariage entre deux personnes de sexe similaire, dénaturant ainsi sa fonction originelle.
Gérald Darmanin demeure accusé de viol par Sophie Patterson-Spatz. Si la cour d’appel de Paris a confirmé ce mardi le non-lieu rendu en juillet dernier, la plaignante se pourvoit en cassation.



