Du rôle public des religions
Le cardinal Angelo Scola, patriarche de Venise, signe une tribune dans Le Figaro, sur l’épineux concept de laïcité :
"Selon des principes qui varient d’un pays à l’autre, que ce soit en France, en Italie et en Espagne – des pays dans lesquels le débat sur la laïcité est particulièrement fiévreux -, on explique normalement que l’État contemporain doit être laïc et neutre. Mais il convient de bien interpréter cette formule. Dans ses acceptions les plus communes, en effet, l’adjectif «laïc» ne signifie pas seulement «areligieux», mais il résonne parfois comme un synonyme d’«antireligieux». […]
Obliger les croyants à se comporter et si Deus non daretur […] n’est-ce pas un prix trop élevé pour vivre en société ? Il n’est pas possible d’exclure, du moins dans les principes, que la motivation religieuse puisse être importante dans l’espace public. Il est acquis que la marginalisation de la religion dans la sphère sociale n’est pas acceptable pour les cultures non européennes. Pour ces dernières, en effet, la religion est fondamentalement un acte public. […]
Que pourrait être alors le nouveau profil public que les circonstances historiques actuelles exigent des religions, du moins en Occident ? Avant tout, il me semble souhaitable d’affirmer la nécessité d’une sphère publique plurielle et religieusement qualifiée, dans laquelle les religions rempliraient un rôle public, bien différencié des institutions de l’État et distinct de la société civile elle-même.
Le dialogue entre les grandes religions a plus que jamais besoin de cette nouvelle physionomie sociale. Il exige que le pouvoir politique, face aux religions, passe d’un comportement de tolérance passive à une attitude d’«ouverture active», qui ne réduit pas l’importance publique de la religion aux espaces accordés par l’État."
L’avortement est au centre des programmes de santé
Le groupe international de gynécologues et obstétriciens catholiques Mater Care International (MCI) organise du 11 au 15 octobre au Vatican une session de travail sur le thème : «La dignité de la maternité et la pratique de l’obstétrique et de la gynécologie. Un défi au statu quo». Le groupe MCI explique qu’il a «choisi l’option préférentielle pour la culture de la vie» :
"Sa mission est d’insuffler la ‘vie’ dans la pratique médicale et par conséquent de veiller à la santé des mères. Malheureusement, ces 40 dernières années, en dépit d’une profonde connaissance du caractère humain de l’enfant à naître grâce au développement du foetus suivi à travers l’écographie, des changements fondamentaux se sont produits dans la manière dont les obstétriciens considèrent la maternité et les enfants à naître, vus comme une chose pouvant être arbitrairement détruite.
Alors que la médecine moderne et l’attention des obstétriciens ont permis d’éradiquer presque complètement la mortalité maternelle et de réduire fortement la mortalité périnatale, dans le monde développé, les décès pendant la grossesse et au moment de la naissance dans les pays en voie de développement ont atteint des chiffres sans précédent. Actuellement, l’avortement est au centre des programmes internationaux de santé. Dans les pays développés, on promeut l’avortement comme une solution aux problèmes sociaux, si bien que de nombreux hôpitaux font plus d’avortements que d’accouchements. L’ironie est que dans les pays en voie de développement, les programmes de santé désignés par l’euphémisme ‘programmes de santé reproductive’, sont promus pour réduire la mortalité maternelle en supprimant l’enfant à naître.
[…] Ces politiques naissent d’une pauvreté de pensée et d’une pauvreté concrète, mais en dernier ressort, d’un manque d’amour. La réponse à la question si c’est un être humain qui est conçu, est évidente. La vraie question n’est pas ‘quand commence la vie humaine ?’ mais ‘quelle valeur donne-t-on à la vie humaine à son commencement’ ?"
Une nécropole au Vatican
Une nécropole romaine de l’époque impériale, "Pompéi funéraire" découverte en 2003 lors du creusement d’un parking dans l’enceinte du Vatican et aménagée en musée, ouvrira ses portes jeudi au public. Trois ans ont suffi aux équipes des musées du Vatican pour exhumer 250 sépultures presque intactes et transformer le chantier en site archéologique protégé des intempéries par la construction d’un sobre bâtiment aux murs blancs.
Cette nécropole jette une lumière inédite sur 3 siècles d’histoire, couvrant la période allant de l’empereur Auguste à Constantin, du Ier au début du IVème siècle. Les sarcophages richement sculptés des familles aisées côtoient les humbles urnes funéraires des gens du peuple et donnent de précieux indices sur les stratifications sociales, la vie quotidienne et les bouleversements religieux en cours dans la capitale de l’Empire.
Le complexe archéologique, ouvert au public pour marquer les 500 ans des musées du Vatican, pourra être visité après inscription préalable, les vendredi et samedi matin, pour un prix d’entrée de 5€.
Les médias, à la botte du pouvoir
Un débat sur les médias sur LCI opposait Alain Soral à Christine Kelly, présentatrice sur LCI :
"Alain Soral : Les médias sont trop liés au pouvoir, ils n’ont aucune marge de manœuvre, donc plus d’indépendance.
Christine Kelly : Je constate qu’il y a de plus en plus de chaînes d’infos en continu : LCI, iTélé, BFM TV, Euronews… La crédibilité des médias réside dans la pluralité et la complémentarité.
A. S. : Ils matraquent le même message de toutes les façons possibles ; je vous mets au défi de me montrer une différence notable entre Libération et Le Figaro, à part la mise en page… Les journalistes sont à la botte des politiques. […]
C. K. : Selon un sondage TNS-Sofres réalisé en janvier, 76 % des Français ont confiance dans les médias, soit 4 % de plus que l’an dernier.
A. S. : Si les sondages disaient vrai, Lionel Jospin serait président de la République et Jean-Marie Le Pen, un patron pêcheur.
C. K. : Et vous, sur quelle vague surferiez-vous, alors ? J’affirme qu’à LCI nous avons une totale liberté, personne ne rédige nos textes. Et le mot censure n’y existe pas.
A. S. : Plus grave que la censure, il y a l’autocensure, et elle règne.
Paul Wermus [‘arbitre’ du débat]: Les journaux gratuits, c’est un bien ou un mal ?
A. S. : C’est la punition, les gratuits prennent la place des titres prestigieux. Lire Métro, 20 Minutes ou Libé, c’est du pareil au même. […] La résistance s’organise sur Internet, c’est le dernier espace de liberté. On y trouve tout ce qu’on ne trouve plus dans les médias. Le Web offre cette pluralité de l’info qui permet de comparer, d’opposer, de recouper. Chaque internaute devient ainsi un journaliste en puissance.
C. K. : Faux ! Vous savez très bien qu’on peut trouver n’importe quoi sur Internet. C’est la moins crédible des sources. Il n’y a pas d’information sans journalistes. Et le journalisme est un métier."
Christine Kelly devrait nous rejoindre dans ce Salon…
Michel Janva (via VoxGalliae)
Internet vs médias papiers
L’internet a, pour la première fois, dépassé les journaux et magazines sur papier comme principal fournisseur d’informations aux lecteurs européens, selon une étude publiée lundi dans le quotidien économique britannique Financial Times. La télévision reste cependant le premier média, les Européens passant encore 3 fois plus de temps à regarder ses émissions qu’à surfer sur internet. En moyenne, les Européens passent quatre heures par semaine sur internet, mais n’en consacrent que trois à lire des journaux ou magazines. Selon, Mark Mulligan, le vice-président de Jupiter Research :
"Le fait que la consommation internet ait dépassé celle des papier est un moment important pour l’ancrage d’internet parmi tous les médias en Europe. […] Ce changement dans l’équilibre des pouvoirs va remodeler les stratégies de distribution, l’allocation des sommes réservées à la publicité et les stratégies de communication".
Il reste à supplanter la télévision.
Appel à la suppression des partis : les réactions
Suite à l’appel lancé au mois de septembre, La Nef a reçu plusieurs réactions, publiées dans son numéro d’octobre. On y retrouve le Général Pierre-Marie Gallois, Paul-Marie Coûteaux, Yves Daoudal, Chantal Delsol et Jacques Trémolet de Villers. Suite à ces réactions, les rédacteurs de La Nef ont précisé quelques points.
Ces réactions sont en ligne sur notre page Libres Réflexions.
Le Salon Beige
La chapelle royale, les “cathos-tradis” et la désinformation
C’est Patrice de Plunkett qui nous fait part de quelques réflexions intéressantes :
- Toutes les dépêches d’agence qualifient de «catholiques traditionalistes» les gens de Versailles qui ont protesté contre l’exposition. Or : tous les témoins indiquent que la foule des protestataires était assez diverse, et non exclusivement religieuse ; l’évêque de Versailles a été le premier à protester contre l’exposition. Personne ne considère Mgr Aumônier comme un « traditionaliste ».
- Christine Albanel est isolée : le 4 octobre, l’évêque de Versailles – Mgr Eric Aumônier – a fait savoir qu’il trouvait ce show déplacé dans un lieu de culte. D’autres protestations ont suivi : celle du maire de la ville, Etienne Pinte. Et celle de l’ancien maire, André Damien. Le ministre de la Culture (Renaud Donnedieu de Vabres) n’est pas venu voir l’exposition de la chapelle ; Nicolas Sarkozy non plus, les RG lui ayant annoncé qu’il y aurait des problèmes avec une population locale "très remontée contre Mme Albanel" ! Enfin, tout le milieu de la culture lui donne tort ! Il faut savoir que Mme Albanel avait été imposée par l’Elysée comme présidente de Versailles, soufflant ainsi la place à plusieurs éminents historiens. Voir leur heureuse rivale subitement empêtrée n’est pas pour leur déplaire.
- Christophe Girard, adjoint P.S. au maire de Paris et parrain de la Nuit Blanche parisienne (dans le cadre de laquelle était organisée l’ «animation» du château de Versailles), se plaint hautement de l’annulation de l’exposition dans la chapelle : «Il est inacceptable qu’une minorité entrave ainsi le fonctionnement d’un lieu de culture public, de surcroît financé par l’Etat». Ladite «minorité» – qui n’est pas seulement composée de catholiques – lui répond, semble-t-il : «Ce qui n’est pas acceptable, c’est que l’Etat finance (comme vous le dites vous-même) la promotion d’une firme commerciale privée, fût-elle de haute couture !»
- le grand couturier Gaultier fêtait ses 30 ans de carrière le même soir à l’Olympia, "privatisé" pour l’occasion. Au cours de celle-ci, des militants «animalitaires» de la PeTA ont manifesté contre la soirée Gaultier, et ça n’a pas choqué les journalistes. En revanche, les journalistes sont choqués par la manifestation contre l’expositon Lacroix, qui était pour le moins discutable dans une chapelle en activité dépendant des Monuments historiques.
Cette incohérence montre, selon Plunkett, comment fonctionne la désinformation :
"de façon réflexe et quasi-subliminale, dans l’esprit du désinformateur lui-même. Un militant animalitaire, c’est cool, même quand ça tue des gens (cf l’Angleterre ou les USA). Un "traditionaliste", c’est pas cool, même si ça ne tue personne. Et tous les catholiques sont des "traditionalistes" dès lors qu’ils expriment leur conviction ; car la conviction catholique est la seule suspecte, dans notre société : la seule non référencée en rayon dans l’hypermarché."
Quand Dieu est chassé de la vie publique, le vrai sens du péché disparaît
Le Saint-Père a reçu ce matin les prélats de la Conférence épiscopale du Canada. Le Pape a affirmé que la responsabilité des évêques est d’expliquer que
"la présence destructive du péché peut être facilement comprise comme un service d’espérance : fortifiez les croyants pour éviter le mal et embrassez la perfection de l’amour et la plénitude de la vie chrétienne. Pour cela, je vous recommande de promouvoir le Sacrement de la Pénitence. Alors que ce sacrement est trop souvent considéré avec indifférence, ses effets sont précisément la plénitude de la guérison que nous souhaitons".
Le Saint-Père a expliqué que l’absence de reconnaissance du péché est un symptôme de
"la faiblesse de notre relation avec Dieu […] quand Dieu est chassé de la vie publique, le sentiment d’offense à Dieu -le vrai sens du péché- disparaît, comme quand la valeur absolue des normes morales se relativise, les catégories du bien et du mal s’évanouissent, conjointement à la responsabilité personnelle".
"Quand la nécessité de demander pardon et la disponibilité pour pardonner s’oublient, alors une préoccupante culture de culpabilité prend place. Cependant, ce dangereux phénomène doit être combattu".
Chronique de la violence scolaire
Un enseignant du Lycée d’enseignement professionnel (LEP) Pierre-Mendès-France à Ris-Orangis a demandé jeudi à un jeune homme, qui "ne ferait pas partie de l’établissement", de retirer son couvre-chef (un bonnet). Après un refus, l’enseignant l’a retiré lui-même. Mal lui en a pris. L’élève a alors fait chuter à terre le professeur, 55 ans, par un mouvement de "balayette". Celui-ci s’est cassé 4 côtes dans sa chute, et a été transporté à l’hôpital d’Evry, où il était toujours hospitalisé vendredi soir.
Michel Janva (via Présent)
Emeutes du Ramadan
En Suède : dans la ville de Göteborg, deuxième du pays, des quartiers ont été coupées du réseau électrique en raison de problèmes techniques tandis que des hordes de "jeunes" ont profité de l’obscurité pour piller les centres commerciaux, les magasins, les distributeurs de billets et les écoles de la banlieue nord-est.
La contraception mène à l’avortement
Sur son blog, Jeanne Smits tord le cou à cette croyance selon laquelle plus de contraception fait diminuer le nombre d’avortements :
"Une conférence organisée à Rosemont, Illinois les 23 et 24 septembre derniers par la Pro-Life Action League, a réuni un grand nombre d’experts venus exploser ce mythe. Avec une nouveauté : aux côtés des catholiques fidèles au magistère de l’Eglise sur la question de la contraception «artificielle», un nombre croissant de chrétiens protestants ou évangéliques dénoncent désormais celle-ci comme étant à la racine de la culture de mort. […]
Plusieurs militants de la régulation naturelle des naissances sont venus dire à leur tour le danger qu’il y a à séparer l’activité sexuelle, «don de soi inconditionnel», du «don de Dieu que sont les enfants». «Si les relations sexuelles n’ont rien à voir avec l’enfant, que faire si la contraception échoue ? L’avortement devient alors une solution de secours ; simplement une autre façon de se débarrasser de cet enfant dévalorisé dont on ne veut pas.» […]
Les statistiques britanniques et françaises pour 2004 et 2005, qui font état d’un recours massif à la contraception et à la pilule du lendemain, […] donnent raison : le nombre d’avortements légaux n’y diminue pas, il y augmente."
Soutenir la famille au niveau politique
Le pape Benoît XVI a affirmé que le monde a aujourd’hui besoin de familles unies capables d’aller à contre-courant, de ne pas se laisser entraîner par les modes culturelles inspirées de l’hédonisme et du relativisme. S’adressant en français aux pèlerins francophones, à l’issue de la prière de l’Angélus, Benoît XVI a demandé aux responsables de la vie publique de soutenir la famille :
"Je souhaite aussi que, pour le bien de tous, les responsables de la vie publique soutiennent l’institution conjugale et familiale, fondamentale pour la société".
Chine : le goulag en pire
Depuis 1992 la Laogai Research Foundation enquête sur les crimes et les violations des droits humains commis dans les camps de travail chinois. Le directeur de la Fondation, Harry Wu, a passé 19 années de sa vie dans ces camps, pour avoir critiqué l’invasion de la Hongrie par l’Union soviétique. Les membres de sa famille et ses amis ont été contraints à le dénoncer comme «contre-révolutionnaire». Sa mère a refusé et s’est suicidée.
Le laogai est un système de camps de concentration voulu par Mao Zedong dans le but d’utiliser les prisonniers comme esclaves. On estime que 50 millions de personnes seraient passées par ces camps depuis leur création. On peut y être conduit sans procès. On y travaille 18h par jour et si le quota de production n’a pas été atteint, on ne reçoit rien à manger. Harry Wu répond aux questions de Zenit.
"Dans mon livre Bitter Winds (Vents amers) j’explique comment s’est déroulée ma vie dans les laogai. Je raconte comment, grâce à mon entêtement, une force intérieure et la prière, j’ai réussi à ne pas céder au désespoir. J’ai vu tant d’amis se suicider, mourir de faim ou mourir assassinés. J’ai subi la torture et l’isolement forcé. A de nombreuses occasions j’ai également été privé de nourriture."
"Je répète souvent que «le jour où le mot laogai apparaîtra dans les dictionnaires du monde aux côtés des mots camps de concentration et goulag, je pourrai mourir en paix». J’ai réussi à obtenir quelques résultats. L’Oxford Dictionary et le Duden Wörterbuch ont ajouté le mot laogai. Je suis en train d’essayer de faire de même avec les dictionnaires italiens."
"Dans les laogai plusieurs millions (on ne sait pas le nombre exact) d’hommes, de femmes et d’enfants souffrent, contraints à travailler dans des conditions inhumaines, dans le seul but d’apporter un profit au gouvernement chinois et aux nombreuses multinationales. Et ce n’est pas tout. Des exécutions de masses sont perpétrées. Celles-ci sont suivies de vente d’organes humains. L’exploitation des enfants soumis à des travaux forcés est largement répandue. Les diverses Eglises et communautés de croyants subissent des menaces et des représailles. Avortements et stérilisations forcées sont pratiqués à grande échelle. La psychiatrie en tant qu’instrument d’oppression politique est utilisée de manière abusive."
La drogue, un droit de l’homme ?
Dominique Noguères, avocate et vice-présidente de la Ligue des droits de l’homme, défend le trafic de drogue.
Supprimer les impôts
En visite hier dans l’Hérault, Jean-Marie Le Pen a proposé de
"supprimer l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les successions en ligne directe, afin de redonner à nos compatriotes la légitime récompense de leurs efforts, de leurs risques, de leurs initiatives".
Il a également proposé la suppression des 35h. Mais il a surtout insisté sur l’épineux problème des retraites, sur lequel il a conclu :
"une politique des retraites suppose nécessairement une politique des berceaux."
Cachan, le délire
Un accord avait été conclu et signé vendredi sur le relogement provisoire des 370 immigrés qui occupent le gymnase de Cachan. Samedi, 128 d’entre eux ont été transportés vers des centres d’hébergement. Mais les 12 qui devaient être logés à Porcheville sont revenus au gymnase : c’est trop loin de leur travail… Du coup, ceux qui attendaient leur tour ont décidé qu’ils ne quitteraient pas le gymnase avant d’avoir visité les lieux où on veut les envoyer… Hier, les discussions sur les listes ont failli dégénérer en bagarre. « Si on n’est pas Malien ou Ivoirien, on est écarté de la liste », tempêtait un Nigérien en situation irrégulière ! Hier soir avait lieu une nouvelle réunion entre les «médiateurs» et les «délégués des expulsés». Au bout d’une demi-heure, 3 délégués ont claqué la porte pace que on voulait seulement leur communiquer la liste de ceux qui partiraient le lendemain matin (soit 48 personnes).
Pierre Henry, le directeur général de France Terre d’Asile était sur le point de craquer : «Il y a un niveau d’exigence qui devient incompréhensible, les choses me dépassent…». Le même a révélé que Sarkozy s’est engagé à examiner toutes les demandes de régularisations, tout en excluant, comme d’habitude, une régularisation massive. Pierre Henry déclare que cet examen «prendra du temps» et ne «devrait pas être bouclé avant la présidentielle»… Donc on n’en parlera plus d’ici là.
Ce que j’ai vraiment dit à Zidane
Le défenseur italien Marco Materazzi s’apprête à sortir un ouvrage intitulé Ce que j’ai vraiment dit à Zidane. Sur une centaine de pages, le joueur de l’Inter Milan a écrit 249 phrases plus ou moins absurdes, mais parmi lesquelles pourrait pourtant figurer celle qu’il a vraiment prononcé lors de la finale de la Coupe du monde. Exemples parmi les 249 propositions:
– "Hé ! Mais il est où exactement le sternum?"
– "Zinédine, qu’est-ce que tu fabriques? Vous n’avez pas encore perdu… et tu t’es déjà arraché les cheveux!"
– "Depuis que Foucault est mort, la philosophie française est lamentable".
Le Louvre aux Emirats ?
Le Louvre cherche aujourd’hui à se décentraliser, non seulement en France – avec un chantier en cours à Lens, mais aussi à l’étranger. C’est le cas semble-t-il à Abou Dhabi. La Tribune des Arts dénonce l’étendue de cet échange, négocié apparemment par le quai d’Orsay :
"Il est évident que le Louvre, cette fois, traîne les pieds, et que l’impulsion vient des plus hautes autorités du pays, là où la culture est complètement absente, où les scrupules ne sont plus de mise et où la déontologie des musées est une aimable lubie."
Selon Libération, c’est Chirac qui veut la création de ce musée :
"Depuis longtemps, la France a des liens particuliers avec Abou Dhabi dans le domaine de la défense, des échanges économiques au sens large, mais aussi dans les domaines universitaires et culturels. Le président français soutient donc ce projet depuis ses origines."
Les copains de Sarkozy
Montre moi tes amis, je te dirai qui tu es…
Après Doc Gynéco, Roselyne Bachelot, Johnny, l’ancien maître du Grand Orient, Alain Bauer, le très médiatique criminologue, ex-conseiller de Rocard à Matignon, a rejoint Sarkozy. Ancien grand maître du Grand Orient de France et présentement consultant en sécurité, Bauer passe ses journées place Beauvau. Une activité qu’il exerce bénévolement bien sûr, puisqu’il n’est titulaire d’aucune fonction officielle dans l’organigramme du ministère. Bauer doit à Sarkozy sa nomination fin 2003 à la tête de l’OND, l’Observatoire national de la délinquance.
Islamisation de la France
Daoudal prend pour exemple cette société basée à Guyancourt, près de Versailles, qui fonctionne au rythme de l’islam.
Alain Juppé élu au 1er tour
Fil News :
21h51 La liste menée par Alain Juppé remporte l’élection municipale anticipée de Bordeaux dès le 1er tour avec 56,24% des voix
HV
Le témoignage de pardon des Amish
… après le terrible fait divers de la semaine dernière. Le journaliste Rod Dreher raconte :
[Les membres de] la communauté Amish, qui ont enterré cinq de leurs petites filles cette semaine, sont en train de récolter de l’argent pour aider la veuve et les enfants de Charles Carl Roberts IV, l’homme qui a exécuté leurs propres enfants avant de se tuer. Une sage-femme Amish a déclaté à NBC News ce mardi que c’était normal pour eux. C’est ce que Jésus leur dirait de faire.
Dans une lettre d’adieu, Roberts avait fait état de sa rancune envers le Bon Dieu depuis la mort d’un de ses enfants en 1997. Dreher remarque le contraste entre cette rancoeur et le pardon dont font preuve les Amish.
Pèlerinages de Lourdes : le cardinal Danneels se plaint
Catholic World News rapporte :
[L]e cardinal Godfried Danneels de Bruxelles a demandé à la conférence des évêques de France et à Mgr Jacques Jean Perrier de Tarbes-Lourdes de se pencher sur la "situation pénible" que rencontrent les pèlerins belges – particulièrement ceux qui sont malades ou handicapés – lors de leur trajet vers Lourdes.
Le cardinal parle d’une situation qui est devenue "humainement inacceptable", particulièrement au regard du prix élevé du transport, et évoque la "détérioration progressive" du service.
L’archevêque de Bruxelles n’apprendra cependant rien de nouveau à Mgr Perrier sur la désinvolture de la SNCF (puisqu’il s’agit surtout d’elle) : l’évêque avait déjà fait part de son indignation. Avec quelques résultats.
Ouverture du blog de Jeanne Smits
La journaliste de Présent ouvre à son tour un blog ("le blog de Jeanne Smits"). Il est consacré en particulier aux questions touchant à la culture de vie et à la culture de mort, sujet complexe s’il en est, que Mme Smits suit déjà de très près pour le quotidien catholique.
Encore une bonne nouvelle, donc, pour la blogosphère catho, après les arrivées récentes d’Yves Daoudal et de Bernard Antony !
Chapelle royale de Versailles : nouvelle victoire
Entre 50 et 100 personnes (de tous âges : familles, jeunes et moins jeunes) sont venues se rassembler pour protester contre l’exposition dans la chapelle royale de Versailles. Elles ont été accueillies par une excellente surprise : la chapelle est fermée. L’exposition n’aura pas lieu ce soir ou en tout cas, pas dans la chapelle.
Malgré leur pacifisme clairement affiché et la bonne humeur du groupe, un comité d’accueil composé de CRS, de policiers et de journalistes stationnent devant la chapelle close. Comme les organisateurs n’ont pas l’air de revenir sur cette bonne décision, les manifestants rentrent tranquillement chez eux, avec la fierté du devoir accompli.
Michel Janva (merci à notre correspondante sur place)
Elections en Belgique : premiers résultats
Le Parti libéral flamand (VLD) et le Parti socialiste, les deux principales composantes de la coalition au pouvoir en Belgique, ont enregistré d’importantes pertes lors des élections municipales. Un revers majeur pour le Premier ministre Guy Verhofstadt, à moins d’un an du scrutin législatif. D’après les sondages et les résultats des premiers dépouillements, le VLD de Guy Verhofstadt a chuté dans plusieurs villes de la Flandre. En Wallonie, le Parti socialiste, éclaboussé par des scandales de corruption, a perdu Namur et n’avait plus la majorité absolue à Charleroi, perdant 9 de ses 30 sièges.
La province d’Anvers (Flandre) voit une percée des chrétiens-démocrates du CD&V et du Vlaams Belang. Dans l’arrondissement d’Anvers même, le VB arrivait en tête, comme en 2000, mais avec une avance plus grande. Ce parti n’a été écarté du pouvoir municipal que par une coalition entre partis traditionnels. Lire aussi VoxGalliae.
Chapelle royale : l’article du Parisien
Voici l’article paru ce matin dans Le Parisien suite aux événements d’hier soir au Château de Versailles (cliquez sur l’image pour l’agrandir). On apprend par ailleurs que ce soir, une nouvelle mobilisation est prévue place d’arme à Versailles à 19H15 afin d’éviter une nouvelle fois le blasphème.
L’oecuménisme pour défendre l’identité de l’Europe
Le pape Benoît XVI a adressé un message au Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE) qui s’est réuni pour la première fois en Russie, à Saint-Pétersbourg, pour son assemblée plénière depuis le 5 octobre. Dans son message signé par le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone, le pape souhaite que cette assemblée
"encourage le témoignage et la contribution que l’Eglise catholique offre, en fraternelle collaboration avec les autres confessions chrétiennes, à l’identité et au bien commun de l’Europe."
La famille, les vocations et la formation sacerdotale, autant de questions importantes «pour la nouvelle évangélisation", mais aussi «pour la vie même et le progrès authentique de l’Europe». Benoît XVI soulignait également l’importance de cette assise pour l’œcuménisme. Le patriarche Alexis II de Moscou et de toutes les Russies a envoyé une délégation à cette assemblée. Il a souligné que la collaboration entre l’Eglise orthodoxe et l’Eglise catholique est nécessaire pour «faire face aux défis de la sécularisation».
Préférer le raccomodage au jetable
Le père Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, commente aujourd’hui l’Evangile sur le mariage :
"Le mariage souffre des conséquences de la mentalité actuelle du «jetable». Si un appareil ou un outil est endommagé ou légèrement éraflé, on ne pense pas à le réparer (ceux qui faisaient ces métiers n’existent plus désormais), on ne pense qu’à le remplacer. Appliquée au mariage, cette mentalité fait des ravages.
Que peut-on faire pour endiguer cette dérive, cause de tant de mal pour la société et de tant de tristesse pour les enfants ? J’aurais bien une suggestion à faire : redécouvrir l’art du raccommodage ! Remplacer la mentalité du «jetable» par celle du «raccommodage». […] Ce qu’il est important de comprendre, c’est qu’à travers ce processus d’accrocs et de raccommodages, de crises et de dépassements de crise, le mariage ne se fane pas mais s’affine et s’améliore. […]
Si avec de la bonne volonté, et l’aide d’une autre personne, on arrive à surmonter ces crises, on se rend compte que l’élan, l’enthousiasme des premiers jours étaient vraiment peu de chose comparé à l’amour stable et la communion qui ont mûri au fil des années. Si au début les époux s’aimaient pour la satisfaction que cela leur procurait, aujourd’hui ils s’aiment peut-être un peu plus d’un amour de tendresse, libéré de l’égoïsme et capable de compassion ; ils s’aiment pour ce qu’ils ont réalisé et souffert ensemble."
Un engin incendiaire a été lancé contre un meeting de Villiers
… à Toulouse, sans faire de victime.


