Réaction musulmane : l’avis de Le Pen
Le président du FN était interrogé par France Inter :
"Les déclarations du pape sur la relation entre l’islam et la violence suscitent la polémique. Quelle lecture en faites-vous ?
Une véritable révolution démographique s’est passée dans le monde. Il y avait un milliard et demi d’hommes dans le monde, il y a un peu plus de cent ans. Et maintenant, nous sommes 6 milliards. Je suis de ceux qui pensent que l’extrémisme musulman, l’utilisation du canal religieux par un certain nombre de musulmans sont liés à l’augmentation de puissance démographique que représente le monde musulman."
En 1978, Boumedienne déclarait : "nous conquerrons l’Europe par le ventre de nos femmes". En avril 2006, Khadafi ajoutait : "Allah nous accordera une grande victoire en Europe : sans épées, sans fusils, sans conquêtes. Les 50 millions de musulmans d’Europe feront de cette dernière un continent musulman."
Où en sont les émeutes en France ?
Le préfet de Seine-St-Denis estime que le problème n’est pas réglé. Dans une lettre de 4 pages, il a écrit à Claude Guéant, directeur du cabinet de Nicolas Sarkozy, s’alarmant – pour la 4e fois par écrit depuis le début de l’année – de la montée de la délinquance dans son département. Depuis le début de 2006, la Seine-Saint-Denis a enregistré +7,64% de délinquance. Au cours du premier semestre, les violences contre les personnes ont progressé de 14,11% par rapport à 2005. Les vols avec violences ont augmenté de 22,62%, les vols avec armes blanches de 16,19%. La part des mineurs est passée de 44,23 à 47,67%. Le préfet précise qu’en 2005, "sur 1651 mineurs déférés au parquet, seuls 132 ont été écroués".
Le préfet évoque le triste sort des jeunes : "ces classes d’âge sont aujourd’hui fortement travaillées par l’islam, et sans doute le plus intégriste", écrit-il, en donnant l’exemple des femmes intégralement voilées, de plus en plus nombreuses dans les lieux publics. L’influence des intégristes est visible "à chaque réveil de l’agitation dans telle ou telle cité. Le relais de la gestion locale est pris par les ‘barbus’ que l’on voit en compagnie des ‘animateurs’ ou ‘médiateurs’ divers, dans des déplacements destinés (disent-ils) à calmer le jeu (parfois avec la complicité tacite de certains élus)."
Les émeutiers ? Ils sont sous contrôle. Mais pas de la police.
Tincq deviendra-t-il dhimmi ?
Dans un article monstrueux, un chef d’oeuvre d’antipapisme, le pseudo-expert religieux du journal Le Monde, Henri Tincq règle ses compte avec Benoît XVI. Tout y passe : "premier faux pas ?", "longue série des querelles théologiques internes, et souvent cruelle, au christianisme", "que n’a-t-il balayé devant sa propre porte", "on peine à comprendre pareille bévue", "inexpérience politique", "c’est de méfiance qu’il faut parler à propos de ce pape", etc.
Reste à savoir si Tincq pousse la lâcheté jusqu’à se faire dhimmi (sous-homme dans le monde musulman) ? Peut-être quand on lit ceci : "les musulmans s’indignent, à juste titre". Mais en conclusion, le journaleux estime tout de même que, au fond…, pourquoi pas…, il faudrait peut-être se demander… si, "oui ou non, des germes de violence dans les textes sacrés" du Coran existent ?
"Y a-t-il, oui ou non, dans l’islam comme dans les autres confessions, des instances critiques permettant une herméneutique libre – un droit d’interprétation – des textes ? Y a-t-il, oui ou non, des autorités magistérielles capables et libres d’énoncer le droit, de dénoncer le débordement, de traquer le fondamentalisme ? Sous prétexte d’islamophobie ambiante, ou de risque d’instrumentalisation par des groupes radicaux, faut-il se taire sur ces questions ? […] Aussi faut-il que l’islam se sente bien fragile pour qu’à chaque interpellation extérieure, […] il n’ait d’autres ressources que celle de l’émotion transmise parl’ "islam satellitaire" (les chaînes Al-Jazira ou Al-Arabiya), le plus influent aujourd’hui, d’autre riposte que de crier à l’insulte contre le prophète."
Le fils Khadafi pose la cerise sur le gâteau de l’infâmie
Le fils aîné du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a invité le pape à "se convertir immédiatement à l’islam", estimant que les ‘regrets’ exprimés par Benoît XVI après ses propos "ne serviraient à rien". Lors d’une cérémonie hier soir de distribution des prix pour une compétition internationale de mémorisation du Coran, Mohammad Kadhafi a osé dire :
"Si cette personne est vraiment quelqu’un de raisonnable, elle n’accepterait pas de rester à sa place, même pas une seule minute, et elle se serait convertie immédiatement à l’islam".
Autrement dit : les non-musulmans sont des fous.
A noter que ce comique personnage a prononcé cette énormité lors de la remise des prix pour une compétition internationale de mémorisation du Coran. L’islam (qui signifie soumission) exige en effet que le Coran soit appris par coeur, dans sa langue originale. Dans les madrassas, les jeunes musulmans doivent apprendre la totalité du Coran. Ils apprennent souvent à le réciter sans rien en comprendre. De nombreux pédagogues ont déjà souligné l’effet désastreux d’un tel effort de mémorisation qui, d’une part laisse peu de place pour apprendre autre chose et, d’autre part, se fait au dépens de tout esprit critique.
Des Turcs veulent juger le Pape
Des Turcs ont exigé que le pape Benoît XVI présente ses excuses avant de se rendre dans le pays lors d’une visite prévue en novembre : "Soit il présente ses excuses, soit il ne vient pas", disait une banderole brandie par des dizaines de protestataires, membres d’un syndicat, à Ankara. Les manifestants ont demandé que le ministère de la Justice arrête le pape à son arrivée en Turquie et soit jugé pour insultes à l’islam et incitation à la haine entre populations de confessions différentes.
Des évêques catholiques se sont réunis lundi à Istanbul et ont estimé que la visite du pape prévue en Turquie du 28 novembre au 1er décembre devait être maintenue.
Les politiques italiens dénoncent la lâcheté de l’Occident
"La lâcheté de l’Occident par rapport à l’islam est honteuse", a tonné Gianfranco Rotondi, président du parti Démocratie Chrétienne.
"Le monde islamique a poussé le bouchon trop loin. Le pape est intervenu pour exprimer ses regrets. Le discours peut plaire ou ne pas plaire mais si à chaque fois qu’un discours ne plaît pas le monde se met à dresser des bûchers, cela finira mal", a lancé Piero Fassino, secrétaire général des Démocrates de gauche (DS), principal parti de la coalition gouvernementale dirigée par Romano Prodi. "Moi, je n’aime pas le président iranien mais ce n’est pas pour autant que je vais brûler son effigie", a-t-il ajouté.
"Le Saint-Père a été abandonné par l’Occident et l’Europe, nous devons avoir honte de notre réaction. Si nous n’avons pas le courage de défendre notre identité, nous n’aurons aucun avenir", a averti Pier Ferdinando Casini, ancien président chrétien-démocrate de la Chambre des députés.
Controverse de Ratisbonne : enfin l’appel au dialogue
Les responsables des Eglises Protestantes d’Alsace et de Lorraine se sont prononcés en faveur d’un "dialogue franc" entre les religions, appelant les musulmans à "apaiser les esprits". L’intervention du pape doit être replacée dans son contexte, celui d’un discours universitaire, "pour éviter d’en déformer le sens".
De son côté, l’imam de la grande mosquée de Rome, Sami Salem, a estimé que le temps pour "le dialogue entre les religions est venu".
13h30 : A noter que l’Osservatore Romano d’aujourd’hui a publié l’intégralité de la conférence de Ratisbonne… en arabe.
Violation des droits syndicaux : la CGT ‘oublie’ la Chine
Voici un extrait d’un article de Polemia :
"La Confédération internationale des syndicats libres (CISL) a publié son rapport annuel sur les violations des droits syndicaux dans le monde au cours de l’année écoulée. L’hebdomadaire cégétiste « La Nouvelle Vie ouvrière » (NVO) a rendu compte de ce rapport sur une page entière de son numéro du 16 juin. Un pays est toutefois « épargné » dans le compte rendu de l’hebdomadaire cégétiste : la Chine populaire, comme si elle n’était pas citée dans le rapport de la CISL, alors qu’elle y figure, et même en tête des pays où les droits syndicaux sont bafoués.
6924 régularisations : entre oxymoron et litote
"Le chiffre « exact » et « final » est 6 924, a déclaré Nicolas Sarkozy. Il s’agit du nombre des parents « sans papiers » d’enfants scolarisés qui sont régularisés en vertu de la circulaire du 13 juin. Quelque 30 000 dossiers avaient été déposés dans les préfectures. […]
Nicolas Sarkozy ajoute : «Maintenant, nous en revenons à la procédure dite normale.» En réalité on ne revient pas à la procédure «dite normale». On inaugure la procédure inscrite dans la nouvelle loi sur l’immigration, celle qui passe par la «commission nationale de l’admission exceptionnelle au séjour». Expression dont Jean-Marie Le Pen soulignait en juillet dernier qu’il s’agit d’un oxymoron : une contradiction dans les termes : «Si on nomme une commission nationale permanente, c’est qu’il ne s’agit pas d’admission exceptionnelle, mais d’une nouvelle forme normale de régularisation. Le fait de créer une telle commission est en soi la preuve que l’on crée une nouvelle filière d’immigration familiale.»
[…] On doit comprendre : la nouvelle procédure officielle, à laquelle les déboutés de la circulaire pourront avoir recours, tandis que la plupart des déboutés des deux procédures pourront rester sur notre territoire, toujours sans papiers, mais sans plus de problèmes qu’auparavant. C’est pourquoi Arno Klarsfeld peut déclarer : «Il est évident que les 23 000 familles qui n’ont pas été régularisées ne vont pas toutes être expulsées ». Là ce n’est pas un oxymoron, c’est une litote…"
Peut-on discuter de l’islam ?
C’est la question que pose Antoine Sfeir dans Le Figaro :
"Serait-il interdit désormais d’avoir un apport critique vis-à-vis des religions ? Durant des siècles, intellectuels et théologiens ont engagé le fer avec les tenants du dogme. […] Cela serait-il interdit en islam ? À moins que l’on considère qu’il est interdit de parler de l’islam si l’on n’est pas musulman ! Le débat intellectuel et théologique serait-il définitivement tabou ? […]
[L]es islamistes se sont proclamés porte-parole de Dieu et disent le licite et l’illicite. […] Les islamistes […] instaurent la terreur intellectuelle et font le lit du terrorisme barbare de Ben Laden, Zawahiri, et autres «voleurs de Dieu». […] Le plus tragique est la réaction des bien-pensants ou des ignorants, à moins que ce ne soit celle des hypocrites en France ou en Europe qui, par peur des vagues, trouvent que «tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil». Ce n’est certainement pas en associant leur voix aux dénonciateurs du Pape qu’ils vont aider la majorité des musulmans à faire entendre la voix de la sagesse, de la raison, et de la modernité. […]
Aujourd’hui, les réactions populaires et officielles à son appel reflètent une hypocrisie indigne. Elles sont, hélas, une fois de plus à l’antipode de la raison."
Occident : l’islam prend la place du communisme
Extraits d’une tribune de Robert Redeker dans Le Figaro :
"Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. […] Aujourd’hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l’oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme."
"Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l’islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l’Occident «le monde libre» par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce «monde libre», fonctionnaires zélés de l’oeil du Coran, pullulent en son sein."
Un musulman juge la conférence de Ratisbonne très opportune
Mario Scialoja, conseiller de la Ligue musulmane mondiale en Italie interrogé par Radio Vatican a estimé "très opportun" l’appel du pape à l’usage de la raison. A propos de l’invitation du pape à un dialogue franc et sincère, entre les catholiques et les musulmans, il estime que le pape «a fait ce qu’il fallait» :
"Je ne crois pas à la logique de l’affrontement de civilisations : en réalité, les fondamentalistes ne veulent pas la guerre contre l’Occident. Ils agissent pour renforcer certainement leur position dans les pays arabes. Vous savez que le courant des «Frères musulmans» en particulier, est hors-la loi dans tous les pays arabes, et aussi en Egypte, bien que ce pays leur laisse une certaine liberté d’action… Ce sont des mouvements d’opposition aux gouvernements locaux qui saississent cette occasion pour alimenter le «feu sacré» de la jeunesse, de cette jeunesse frustrée par le manque de perspective d’avenir et qui, naturellement est sensible à la propagande du fondamentalisme."
"Dautre part, je n’en doutais pas : dans le monde d’aujourd’hui, sécularisé, où Dieu, en occident, est souvent oublié, on a besoin de spiritualité mais aussi de la raison et de la rationalité. L’appel du pape à l’usage de la raison est extrêmement opportun".
Controverse de Ratisbonne : bref état des lieux
Le Premier ministre malaisien Abdullah Ahmad Badawi a estimé mardi que les "regrets" du pape Benoît XVI sur ses propos concernant l’islam étaient acceptables : "Je pense que nous pouvons les accepter et nous espérons qu’il n’y aura plus de déclarations pouvant mettre en colère les musulmans".
L’archevêque de Sydney a apporté son soutien au pape Benoît XVI, suscitant les protestations des musulmans d’Australie :
"Les violentes réactions dans de nombreux endroits du monde musulman confirment l’une des principales craintes du pape Benoît XVI. Elles ont montré le lien pour beaucoup d’islamistes entre religion et violence et leur refus de répondre aux critiques avec des arguments rationnels, mais seulement avec des manifestations, des menaces et de la violence".
La police britannique a renforcé ses patrouilles autour des églises et des mosquées en Angleterre et au Pays de Galles. Les curés des églises londoniennes ont reçu la visite de policiers qui leur ont donné des conseils en matière de sécurité et des numéros de téléphone à appeler en cas d’attaque. Aucun incident n’a jusqu’à présent été signalé en Grande-Bretagne mais la police a ouvert une enquête après une manifestation dimanche devant la cathédrale de Westminster au cours de laquelle des menaces de mort ont été proférées contre le pape.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a exprimé son "respect" pour le Pape Benoît XVI, estimant que ses paroles sur l’islam et la violence "ont été modifiées".
Un autre affaire secoue l’Indonésie dans ce contexte très particulier. 3 catholiques accusés d’être impliqués dans des violences contre des musulmans seront exécutés dans trois jours. Fabianus Tibo, Dominggus da Silva et Marinus Riwu nient catégoriquement avoir dirigé une milice près de la ville de Poso. Dans cette région les affrontements entre chrétiens et musulmans avaient coûté la vie à plus d’un millier de personnes en 2000 et en 2001. Des experts et ONG doutent que les condamnés aient été les cerveaux de massacres, allant jusqu’à parler de boucs émissaires. Dans un dossier, l’Homme Nouveau estime que leur condamnation risque de faire basculer l’Indonésie dans l’islam le plus radical alors que, jusqu’à aujourd’hui, les prêcheurs de type salafiste avaient échoué à imposer la charia.
Franc-maçonnerie et politique
…font bon ménage. Pour ceux qui en douteraient encore, il leur faut savoir que la Grande Loge Féminine de France (GLFF), qui se revendique comme la première obédience maçonnique féminine mondiale (11700 membres et 365 loges), a élu sa nouvelle grande maîtresse, Yvette Nicolas.
Yvette Nicolas, 68 ans, est entrée en 1983 à la GLFF, elle a travaillé dans divers cabinets ministériels dont celui du Commerce extérieur en 1976. Chef du secrétariat personnel du Premier ministre Raymond Barre, de 1976 à 1981, elle devint ensuite sa collaboratrice de 1981 à 2001 alors qu’il était député-maire de Lyon.
Elle est aussi présidente-fondatrice de l’association Le Pélikan-Agir et partager, créée en 1992 pour venir en aide aux populations civiles victimes des conflits dans les Balkans et reconnue ONG internationale en 2001 par l’UNMIK (Mission des Nations unies au Kosovo). Elle est officier de l’ordre national du Mérite et chevalier de la Légion d’honneur.
La GLFF se développe à l’international, avec la création de la structure GLFF-International. 11 nouvelles loges ont été créées en France ainsi que des loges en Lettonie, au Cameroun et au Sénégal. Des loges sont également en chantier en Serbie, Roumanie et Bulgarie.
Emeutes en Hongrie
Quand le gouvernement ment, les Hongrois réagissent pour réclamer sa démission.
Madonna dans l’espace ?
C’est la suggestion d’un député de la Douma en Russie, suite à un souhait que lui aurait exprimé Madonna. L’Agence spatiale russe a affirmé qu’il n’y avait "aucun obstacle" pour un vol de la chanteuse antichrétienne sur la Station spatiale internationale.
Osera-t-on lui suggérer d’y rester ?
Controverse de Ratisbonne : offensive des pays musulmans
L’Irak, l’Arabie saoudite, la Jordanie, Bahreïn, la Syrie, l’Egypte, le Koweït, l’Iran et la Turquie ont réclamé du pape Benoît XVI des excuses, au terme d’une réunion de leurs ministres de l’Intérieur dans la ville saoudienne de Djeddah. Dans leur déclaration finale, les ministres
"dénoncent les propos du pape ayant nui à l’islam et aux musulmans et exigent qu’il présente des excuses claires et franches".
Retour sur l’affaire des dessins de Mahomet
Mohamed Sifaoui dénonce les manipulations dans un ouvrage intitulé L’Affaire des caricatures, dessins et manipulations. Il y dit notamment que l’équipe du Jyllands-Posten, le plus grand quotidien du Danemark, a pour habitude de suivre de très près les prêches prononcés dans certaines mosquées pour ensuite les publier au grand dam des imams : leurs prêches n’ont rien à voir avec les palabres ‘modérées’ à la télévision… Aussi, lorsque les dessins paraissent, Ahmed Abou Laban, Frère musulman sulfureux réfugié au Danemark, essaie de mobiliser les musulmans contre le journal. En vain.
Ajoutant des dessins obscènes, Abou Laban réussira à provoquer l’ire de pays musulmans. C’est l’ambassadeur d’Egypte au Danemark qui a transmis les dessins truqués au secrétaire général de la Ligue arabe. On connaît la suite.
Un rappel intéressant à l’heure de la manipulation du discours du pape.
Michel Janva (via Marianne)
Controverse de Ratisbonne : l’unité de l’épiscopat italien
Les évêques italiens ont pris la défense de Benoît XVI lors de la réunion de la Conférence épiscole italienne. Le discours prononcé par Benoît XVI à Ratisbonne était une "splendide leçon", a résumé le cardinal Camillo Ruini, président de la Conférence épiscopale italienne :
"Il est surprenant et douloureux que quelques affirmations contenues dans la leçon aient été mal comprises au point d’être interprétées comme une offense à la religion musulmane, et au point de conduire jusqu’à des actes d’intimidation et des menaces inqualifiables – qui ont peut-être directement servi de prétextes à l’assassinat abominable de soeur Leonella à Mogadiscio".
18h40 : La conférence épiscopale des évêques italiens a rendu hommage à la journaliste polémiste Oriana Fallaci, décédée jeudi dernier en Italie. Le Cal Ruini a terminé son discours par une évocation du "souvenir d’une femme, Oriana Fallaci".
"[Elle] avait été au centre de controverses enflammées, mais elle a apporté un grand témoignage de courage, de force morale, d’engagement et de qualité littéraire, d’amour pour l’Italie. Que le Seigneur l’accueille dans ses bras".
6924
C’est le nombre de personnes entrées illégalement sur le sol français régularisées par Sarkozy.
Controverse de Ratisbonne : le Cal Lustiger s’en prend aux médias
Le Cardinal Lustiger répond aux questions du Monde :
"Nous sommes face un phénomène médiatique à la limite de l’absurde. Pour ceux qui n’ont pas lu en entier la "leçon" que le pape a donnée à l’université de Ratisbonne, cette affaire est incompréhensible. Et effrayante. Il aura suffi de quelques mots pour que des foules, qui n’ont pas la moindre idée de ce dont il s’agit, se mettent à crier à l’offense et déchaînent une querelle dont on ne sait à qui elle profite. […]
Le sommer de se récuser sur un jugement qu’il n’a pas porté, c’est mépriser un ami. Ceux qui exigent des excuses n’ont pas lu le discours, ou ne l’ont pas compris, ou traduisent en défi politique, le plus humiliant possible, les termes d’un débat qui se voulait courtois. Si le jeu consiste à déchaîner la vindicte des foules sur des mots qui ne sont pas compris, alors les conditions du dialogue avec l’islam ne sont plus réunies. […]
Je trouve enfin avilissante l’attitude des pêcheurs en eaux troubles qui, dans des pays occidentaux, profitent de la circonstance pour accabler le pape sans réfléchir aux enjeux de fond.
Le Pape rappelle l’identité chrétienne de l’Europe
Ce matin, Benoît XVI a reçu les lettres de créances du nouvel Ambassadeur d’Autriche, auquel il a rappelé d’abord la longue et fructueuse histoire commune entre son pays et le Saint-Siège :
"Chacun de son point de vue l’Eglise et l’Etat se préoccupent du bien de l’individu…dont l’intérêt et la dignité ne devraient jamais être soumis à la facilité, à l’utilitaire et à la stricte productivité".
"Parmi ces intérêts communs, il y a l’Europe et son processus d’unification. Nulle part plus qu’en Europe l’histoire et la culture sont empreintes de christianisme. Le niveau national comme le régional, là où la plupart des citoyens enracinent leur identité, sont de plus en plus compris dans un espace continental, dans une Europe qui devient la patrie commune".
"Dans les débats autours de l’élargissement [comprendre la Turquie, NDMJ] et de la constitution européenne, la question de l’identité et des fondements spirituels de l’Union revient sans cesse à la surface. Les plus profondes sources d’une construction européenne solide sont des convictions communes, les valeurs de l’histoire et de la tradition chrétienne et humaniste du continent".
Benoît XVI : après la désolation, la Croix
Hier, après avoir exprimé sa désolation face à la polémique, le pape a évoqué la fête de l’exaltation de la Sainte Croix (fête du 14 septembre). Aucun rapport avec l’actualité ? Pas si sûr :
"Que signifie exalter la Croix ? N’est-il pas scandaleux de vénérer un objet d’infamie ?… C’est que, pour les Chrétiens, il ne s’agit pas de n’importe quelle croix mais de celle que Jésus sanctifia par son sacrifice, fruit et témoignage de son immense amour".
La souffrance de Marie au Calvaire s’est unie à celle du Fils, "une souffrance pleine de foi et d’amour par laquelle elle a participé à la puissance salvifique de la souffrance du Christ. Le Fiat de Marie a ainsi rejoint celui de Jésus".
"Redisons nous aussi oui au Dieu qui a choisi une croix pour nous sauver. C’est là un grand mystère, qui s’accomplira jusqu’à la fin du monde, et qui requiert aussi notre participation".
Controverse de Ratisbonne : une presse divisée
De nombreux journaux se demandent lundi si l’Occident devait renoncer à la liberté de pensée et accepter que l’islam devienne un tabou après la polémique provoquée par les propos du pape Benoît XVI. Beaucoup soulignent, 6 mois après la controverse qui a suivi la publication de caricatures de Mahomet dans des journaux, le risque pour le monde occidental de céder au chantage des islamistes.
1. Les journaux qui crachent sur le Pape
A Londres, The Independent estime que le pape aurait peut-être mieux fait d’éviter le paragraphe jugé offensant.
Aux Pays-Bas, le journal NRC Next parle de "provocation" et, pour De Volkskrant (centre-gauche), "le pape ne doit s’en prendre en grande partie qu’à lui-même".
En Espagne, El Mundo (centre-droit) voit dans l’incident un revers pour la réconciliation des religions. "Jean Paul II avait mis du temps à apaiser les contradictions entre les principales religions. En ce qui concerne l’Islam, Joseph Ratzinger a gâché d’un seul discours tout le travail de son prédécesseur."
En France, Libération écrit que "ce pape de 78 ans, depuis sa nomination, multiplie les bévues. On va finir par penser qu’elles ne sont pas accidentelles mais révèlent le fond de sa pensée".
2. Les journaux qui critiquent l’attitude des musulmans
Le Guardian de Londres pense que le pape aurait dû faire plus attention au contexte politique, "mais il est aussi plus important que la majorité des musulmans évite d’être prise en otage par la minorité des extrémistes qui veulent transformer cet épisode regrettable en crise mondiale".
Le Figaro critique au contraire "tous ceux qui fabriquent n’importe quel prétexte pour manipuler leurs crédules fidèles".
En Autriche, le Kronen-Zeitung estime que le pape vit "la première crise grave de son pontificat". Le premier journal du pays juge "regrettable que les musulmans parviennent aujourd’hui à exercer une forme de censure sur la liberté d’expression en Occident". "Nous sommes devenus sujets au chantage et à la peur".
Au Danemark, le pays des caricatures de Mahomet, le tabloïd Ekstra Bladet estime qu’"il est temps que les musulmans à la sensibilité exagérée cessent leurs exigences fatigantes d’excuses pour tout ce qui ne leur convient pas".
En Belgique, La Dernière-Heure écrit que "se taire parce que les extrémistes pourraient utiliser vos déclarations est une forme de renoncement que l’on ne peut accepter".
Le quotidien néerlandophone De Standaard pense quant à lui que "le dialogue avec l’islam ressemble à une voie à sens unique". "Une partie du monde musulman ne connaît pas les notions de tolérance et de respect des autres religions".
En Asie, le Philippine Star estime que "le problème est que toute critique (de l’islam) est interprétée comme un complot contre l’islam".
Controverse de Ratisbonne : le délire
Les propos du pape sont le "dernier maillon" d’une croisade américano-sioniste contre l’islam, a affirmé le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. Ils font partie, selon lui, "d’une conspiration" ayant commencé avec l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis, qui cherchent à créer des crises entre les religions pour "atteindre leurs objectifs sataniques".
Pour le journal saoudien Al-Youm, ces propos "ne sont pas une bévue ordinaire" et sont "en accord total avec les idées de l’extrême droite aux Etats-Unis sur le conflit des civilisations".
A Pékin, le responsable officiel des 18 millions de musulmans chinois, Chen Guangyuan, a estimé que Benoît XVI avait insulté "à la fois l’islam et le prophète Mahomet" et réclamé qu’il retire ses propos.
La Malaisie, pays à majorité musulmane, a jugé insuffisants les regrets du pape, estimant qu’ils n’étaient "pas de nature à calmer la colère".
Au Cachemire indien, des militants islamistes ont appelé à une journée de grève.
Le roi Mohammed VI du Maroc, qui a rappelé en consultation son ambassadeur au Vatican, a exhorté le pape Benoît XVI à respecter l’islam au même titre que les autres cultes.
Des députés égyptiens ont demandé le gel des relations diplomatiques avec le Vatican. "Le pape doit présenter des excuses directes et claires", indique le texte publié à l’issue d’une réunion de la commission religieuse et de celle des Affaires étrangères. Les députés ont appelé le Premier ministre Ahmed Nazif "à retirer l’ambassadeur d’Egypte du Vatican et à chasser le nonce apostolique du Caire", si le pape ne présentait pas les excuses demandées.
Le Pakistan a demandé au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, au nom de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), de débattre de la tolérance religieuse après les déclarations du pape. On ne sait ce qu’en pense l’Arabie Saoudite qui ne tolère aucune autre religion que l’islam sur son sol…
Le représentant du Vatican au Conseil, Mgr Silvano Tomasi, a estimé que le pape avait été mal interprété par les médias :
"Il est étonnant que les manifestations aient commencé avant même que le discours ait été traduit dans une langue accessible aux manifestants, seulement sur la base de titres l’interprétant faussement dans les médias, qui doivent assumer leurs responsabilités".
Controverse de Ratisbonne : bonne réaction de Bruxelles
Une fois n’est pas coutume, nous saluons l’avis de la Commission européenne, qui a souhaité que les réactions dans le monde musulman au discours "théologique" du pape Benoît XVI soient "proportionnées" et fondées "sur ce qui a été vraiment dit" et non "sur des citations délibérément sorties de leur contexte".
"Il ne revient pas à la Commission de clarifier ou d’interpréter" les propos du pape, a expliqué Johannes Laitenberger, porte-parole de la commission. Il a jugé condamnable toute réaction qui viserait à mettre en cause la liberté de parole, "pierre de touche" des valeurs européennes "de même que le respect pour une religion quelle qu’elle soit".
Controverse de Ratisbonne : réactions de Chirac et Bayrou
Bayrou a souligné qu’"il y a deux phrases dans son intervention, l’une qui est, je comprends très bien, offensante pour les croyants musulmans (…) et une phrase qui est, me semble-t-il, juste sur le fond, qui est de dire que la violence ne doit pas être mise au service de la religion". "Il me semble que quelque chose s’est réveillé à la surface de la planète, de l’ordre" des guerres de religion :
"Ceci doit nous imposer à tous les responsables religieux et politiques, et à tous les citoyens, un très grand souci et une très grande rigueur. La religion c’est de la nitroglycérine. Et le propre de la nitroglycérine c’est qu’elle explose quand on la secoue, donc c’est un devoir pour nous d’y faire attention".
Visiblement, il n’a pas compris grand chose à l’intervention du Pape. Dommage pour un catholique. Surtout que le Pape dénonçait aussi le rationnalisme occidental. Malheureusement, on peut en dire de même de Chirac, lequel, après avoir affirmé qu’il n’avait pas "pour vocation, ni l’intention, de faire un commentaire sur les propos du pape" et qu’il s’exprimait "sur le plan général et dans le cadre du dialogue des cultures et des civilisations que je prône", a dit :
"Il faut éviter tout ce qui anime les tensions entre les peuples ou entre les religions. Il faut éviter tout amalgame entre l’islam, qui est une religion repectée et respectable naturellement, et l’islamisme radical qui est une action tout à fait différente et qui est une action de nature politique".
Finalement, il faut éviter tout dialogue.
Conférence de Ratisbonne : l’avis de Marine Le Pen
Marine Le Pen a estimé lundi sur RTL que le pape a "le droit de dire ce qu’il veut" :
"Il y a des appels à la guerre sainte dans le monde aujourd’hui. On le sait. C’est une réalité dans un certain nombre d’endroits, et les réactions d’extrême violence à ses propos tendent singulièrement à lui donner raison".
"C’est le moment pour les musulmans modernes de faire entendre leurs voix et de rappeler à la raison les fondamentalistes".
Islam : la raison n’est pas au rendez-vous
Un groupe islamique radical indonésien a appelé à "crucifier le pape" ! Les pancartes brandies par les manifestants devant la représentation du Saint-Siège à Jakarta du Front des défenseurs de l’islam (FPI) affichaient en lettres noires des slogans tels que "Crucifiez le pape", "Vatican, axe de Satan" ou encore "Le Prophète est sublime, le pape est petit et vil".
