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En Quête d’esprit sur le Mont-Saint-Michel

Aymeric Pourbaix  et Véronique Jacquier reçoivent :

  • André Vauchez, Universitaire et médiéviste
  • Anne Bernet, Spécialiste de l’histoire religieuse
  • Don Pierre Doat, Prêtre au Mont-Saint-Michel

Mgr Matthieu Rougé : «Fin de vie: peut-on douter de tout ?»

Tribune parue dans L’Opinion :

Le débat sur la fin de vie se poursuit dans notre pays. Son étape la plus récente a été la remise des conclusions de la Convention citoyenne au Président de la République. Celui-ci a prononcé à cette occasion un discours important, donnant des orientations contrastées. Après avoir tenté de justifier la légitimité démocratique discutée de la « convention citoyenne » – quelques dizaines de citoyens tirés au sort peuvent-ils donner, après vingt-sept jours d’information et de débats seulement, un avis vraiment « autorisé » sur un sujet particulièrement complexe ? –, Emmanuel Macron a structuré sa vision autour de deux « piliers » : les soins palliatifs et l’ouverture possible de l’aide active à mourir.

On ne peut que se réjouir d’entendre le Président de la République annoncer « un plan décennal national pour la prise en charge de la douleur et pour les soins palliatifs » et affirmer :

« Il nous faudra avancer dans les prochaines semaines pour mieux garantir l’égalité d’accès et développer la prise en charge des soins palliatifs. Cela signifie adapter les réponses en fonction des publics et des lieux, mieux intégrer à l’hôpital les soins palliatifs dans le parcours de soins, former les professionnels, fixer un seuil de lits identifiés par territoire et un meilleur maillage par des équipes mobiles, poursuivre le développement des soins palliatifs à domicile ».

L’insistance d’Emmanuel Macron sur l’aide aux aidants, la prise en charge de la douleur pédiatrique et l’attention spécifique au milieu médico-social, les maisons de retraite en particulier, est également très importante.

Le deuxième pilier de la réflexion présidentielle tourne autour de la question de l’euthanasie et du suicide assisté. Evoquant « un modèle français de la fin de vie », Emmanuel Macron énonce deux repères significatifs : résister à l’injonction de renoncer à vivre pour ne pas peser sur la société, que ferait peser sur les personnes les plus fragiles la légalisation de l’euthanasie ; renoncer à l’aide active à mourir pour les mineurs. Ces affirmations sont salutaires mais demeure la question de leur mise en œuvre effective. L’exemple de certains pays voisins montre que la légalisation de l’euthanasie entraîne presque mécaniquement la négligence des soins palliatifs, un sentiment de peser trop lourdement sur la société chez les personnes âgées et fragiles, un desserrage progressif de tous les verrous éthiques établis au commencement.

Pour le reste, le Président en appelle à préférer les « confrontations respectueuses » à la « confrontation permanente des avis irréductibles », à accepter « de vivre avec des doutes ». Cet éloge du débat sérieux, contradictoire, ouvert et serein est particulièrement appréciable et l’auteur de ces lignes y adhère pleinement. Encore faut-il se demander si un tel débat est possible en dehors d’un minimum de certitudes partagées. Cette question est cruciale pour nos sociétés aujourd’hui tiraillées entre tyrannie du relativisme et, corrélativement, affrontement des particularismes. La condition de possibilité du débat sérieux et serein n’est-elle pas précisément le respect inconditionnel de la vie d’autrui et la prise en compte plénière de la dignité inaliénable de toute personne humaine ?

Il est intéressant, dans ce contexte, que le Ministre de la Santé, François Braun, médecin urgentiste, ait pris la parole pour exprimer ses réserves sur une loi en faveur de « l’aide à active à mourir ». Et d’ajouter : « Un texte de loi allant en ce sens changerait profondément notre société et notre rapport à la mort ». Voilà qui n’est pas sans faire penser à « la rupture anthropologique » évoquée il y a quelques mois par le Grand Rabbin Haïm Korsia à propos de la possible légalisation de l’euthanasie. Beaucoup de soignants, à partir de leurs connaissances spécifiques mais aussi de leur écoute des patients et de leurs familles, se sont exprimés dans le même sens que leur ministre de tutelle depuis des semaines. Leur parole, frappée du double sceau de la compétence et de l’expérience, doit pouvoir compter.

Le discours présidentiel s’achève par l’annonce d’un projet de loi « d’ici à la fin de l’été ». On ne peut pas imaginer qu’un débat parlementaire ait lieu sur ce sujet si important pour notre démocratie et notre civilisation comme en catimini, à la toute fin du mois de juillet, au moment d’une trêve estivale alors indigne de son nom. C’est pourtant ce qui s’est passé en 2012 pour des changements éthiques importants et à nouveau en 2021 pour la dernière des révisions de la loi de bioéthique. Il est pour le coup indubitable qu’un passage en force, ou en faiblesse, en tout cas dissimulé, en bout de session extraordinaire serait l’exact contraire d’une « confrontation respectueuse ». En démocratie, on peut sans doute douter de tout mais pas du respect des personnes et du sérieux avec lequel mener les débats essentiels.

Terres de Mission : Crises et renouveaux dans l’Eglise

Programme de l’émission présentée par Jean-Pierre Maugendre :

Eglise universelle : Blaise Pascal, le cœur et la raison

A l’occasion du quatrième centenaire de sa naissance, Le Figaro consacre un de ses hors-série au célèbre auteur des Provinciales : “Blaise Pascal, le cœur et la raison”. Rédactrice en chef adjointe, Isabelle Schmitz, nous présente ce superbe numéro magnifiquement illustré, en particulier, de nombreux tableaux de Philippe de Champaigne. Un texte intemporel de grande qualité qui nous livre aussi des clés pour analyser notre monde contemporain.

Eglise en France : Crises et renouveaux dans l’Eglise

L’Eglise catholique vit aujourd’hui une des crises les plus dramatiques de son histoire. A l’occasion de sa 31ème Université d’été (du 13 au 16 juillet au château des Termelles – 37), Renaissance catholique souhaite éclairer ce fait mais aussi livrer des signes d’espérance à la lumière de l’histoire de l’Eglise, de la théologie, du catéchisme, etc. Le père Danziec, chroniqueur à Valeurs Actuelles, qui sera un des conférenciers de cette UDT, en présente le programme.

Eglise en marche : A la mémoire de Sacha Guitry

L’école sainte Clotilde est installée dans ce qui fut la propriété de Sacha Guitry : le domaine de Ternay à Fontenay-le-Fleury, à proximité de Versailles. Un vaste programme de réaménagement des bâtiments et du parc est en cours afin d’accueillir des élèves en nombre sans cesse grandissant. Sœur Diane-Marie, directrice de cette école, présente les événements à venir au bénéfice de ces travaux : vente aux enchères du 21 avril, exposition des 22 et 23 avril, autour de la personnalité et de l’œuvre d’un des plus grands acteurs français, profondément amoureux de la France, de sa langue et de son art de vivre.

“La Ligue des droits de l’homme n’a pas grand-chose à voir avec la défense des droits de l’homme”

Dans Le Figaro, Mathieu Bock-Côté revient sur la sortie de Gérald Darmanin, se questionnant sur le financement public de la Ligue des droits de l’homme, après les événements de Sainte-Soline. Extrait :

[…] Mais cette polémique aura au moins permis à ceux qui l’ont creusée un peu de voir à quel point la Ligue des droits de l’homme n’a pas grand-chose à voir avec la défense des droits de l’homme, à quel point, autrement dit, le langage politique est falsifié, à quel point de vieux mots qui nous émeuvent servent à faire passer des idées qui n’ont rien à voir avec leur signification originelle. Car il suffit de se demander de quoi les droits de l’homme de la LDH sont le nom pour s’apercevoir que cette association militante fonctionne à la contrefaçon idéologique et médiatique. Il suffit pour cela de s’intéresser à ses prises de position pour s’en convaincre. La LDH, sans surprise, est très « immigrationniste ». On l’a vu récemment avec le projet de loi immigration, sévèrement condamné. En décembre 2022, la LDH plaidait pour « l’ouverture de voies légales et sûres pour désarmer les trafiquants, faire en sorte que les routes maritimes et terrestres ne soient plus de grands cimetières » ainsi que pour « la régularisation de toutes celles et tous ceux qui vivent et travaillent dans nos territoires » . Traduisons : la meilleure manière de lutter contre l’immigration illégale serait de la rendre légale. Il faudrait aussi régulariser tous ceux qui sont parvenus à pénétrer sur le territoire sans en avoir la permission. La logique des droits de l’homme culmine, pour la LDH, dans l’abolition des frontières, de l’État et de la nation.

On se souvient probablement de l’étonnante campagne du Planning familial expliquant qu’un homme peut être enceint, dans la mesure où une femme biologique s’identifiant désormais comme homme sans avoir connu une opération de changement de sexe peut toujours porter un enfant. La LDH s’était ralliée au Planning familial en expliquant qu’il « casse les représentations du masculin et du féminin. Or cette rupture a toujours irrité les mouvements qui ont une représentation très sexuée de la société, selon les schémas habituels attribués à l’homme et à la femme » . Elle rappelait aussi le « rôle essentiel(du Planning familial) pour l’accueil inconditionnel des personnes, quelle que soit leur identité de genre » . La logique des droits de l’homme culmine, pour la LDH, dans la théorie du genre et l’abolition du masculin et du féminin.

On trouve quand même, en France, des gens pour s’opposer à ce discours. La LDH sait ce qu’elle veut faire d’eux : les faire taire. Elle s’est ainsi réjouie de la condamnation d’Éric Zemmour pour son discours à la Convention de la droite. Car la LDH adhère au concept de « discours haineux » consistant à exclure du périmètre de la parole légalement autorisée la remise en question du discours diversitaire. C’est aussi ce qui a poussé la LDH a en appeler à la sanction de Valeurs actuelles pour sa caricature d’une députée LFI. Apparemment, on peut être Charlie pour Charlie, mais pas pour VA. Dans un monde normalement constitué, les défenseurs des droits de l’homme devraient être les défenseurs les plus ardents des libertés publiques, même si elles servent à défendre des propos ou des caricatures qui choquent. Mais notre monde marche sur la tête. La logique des droits de l’homme culmine, pour la LDH, dans l’appel à la censure de ceux qui ne voient pas le monde comme elle. […]

Marion Maréchal : “il ne s’agit pas simplement d’un homicide mais bien d’un suicide”

Dans une tribune pour L’Incorrect, la vice-présidente exécutive de Reconquête Marion Maréchal alerte sur les conséquences vertigineuses de l’immigration massive. Extrait :

[…] À l’heure où il devient suspect de se définir comme homme ou femme, réactionnaire de se dire père et mère, raciste de se dire blanc, ridicule de se dire chrétien, dominateur de s’affirmer hétérosexuel, intolérant de s’inscrire comme héritiers d’une culture à la croisée de Rome, de la Grèce et de Jérusalem, qu’avons-nous à dire de nous ?

La culture et l’histoire nationales sont diabolisées jusque dans les écoles de la République où l’on explique aux enfants immigrés que les héros, les chefs et les saints de leur pays d’accueil sont des salauds, des collabos et des colons. On ne peut rester que pantois devant l’énergie que mettent les gouvernements français successifs à faire détester leur pays aux nouveaux arrivants tout en cherchant à les convaincre de conserver leurs appartenances d’origine. Jamais dans l’histoire, on n’a vu une nation encourager et applaudir son propre effacement. Les conséquences sont multiples et chaque jour palpables. Ce qui se devine par le vécu, se confirme dans les études : les sociétés multiculturelles sont des sociétés de défiance. La défiance provoque la distance sociale entre les citoyens et la distance facilite la violence et les oppositions tribales.

Le sentiment fraternel s’estompe car l’on ne se reconnaît plus dans l’autre et la solidarité sur laquelle s’établit l’État-providence se disloque. Les Danois l’ont compris: entre la sauvegarde de l’État-providence et l’ouverture des frontières, un choix s’impose. Ajoutez à cela un peuple qui ne trouve pas la volonté de se reproduire et vous comprendrez qu’il ne s’agit pas simplement d’un homicide mais bien d’un suicide.

Paul Valéry le disait déjà en 1919:

« Nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles. Nous avions entendu parler de mondes disparus tout entiers, d’empires coulés à pic […] Nous apercevions à travers l’épaisseur de l’histoire, les fantômes d’immenses navires qui furent chargés de richesse et d’esprit. »

Là est le combat politique vital et historique : entretenir le bateau de Thésée, échapper au destin funeste de l’épave et faire en sorte que les trésors d’intelligence, de sagesse, de beauté et de fidélités mutuelles de notre civilisation traversent les flots sans encombre jusqu’aux rivages de la génération suivante.

Patrick Buisson face à Mathieu Bock-Côté

Avortement, démographie, féminisme, famille, patriarcat , sacré, … Patrick Buisson aborde en moins de 50mn face à Mathieu Bock-Côté et Arthur de Watrigant, sans langue de bois des sujets tabous délaissés par les partis.

«Pendant plus d’un siècle, au nom de l’héritage de la Révolution française, la gauche va traîner les femmes dans la boue»

«Je pense que le patriarcat a protégé les femmes»

Premier dimanche après Pâques

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Le premier dimanche après Pâques est appelé dimanche de Quasimodo, du premier mot de l’Introït, ou dimanche in albis c’est-à-dire in albis depositis, le dimanche des vêtements blancs retirés, car c’était le premier jour où les nouveaux baptisés de la vigile pascale paraissaient sans les robes blanches qu’ils avaient gardées toute la semaine.

Introït : Quasi modo

Les chants du propre de la messe présentent une particularité unique dans l’année liturgique, c’est qu’ils sont tous tirés du Nouveau Testament, généralement de l’évangile, sauf l’Introït, qui est pris dans la 1re épître de saint Pierre, et s’adresse précisément à ces nouveau-nés à la vie de la grâce.

Quasi modo geniti infantes, rationabiles sine dolo lac concupiscite.

Le texte de cet Introït tel qu’il figure au missel porte bien rationabiles, mais le texte de l’Épître de saint Pierre tel qu’il a été lu à la messe d’hier, samedi in albis, porte rationabile, cet adjectif s’accordant ainsi avec lac et non avec infantes ce qui se comprend mieux ; nous traduisons donc :

Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait de la doctrine sans fraude.

Ce texte est, comme toujours au temps pascal, ponctué de joyeux Alléluias. A travers les nouveaux chrétiens, saint Pierre s’adresse à nous tous, si cette fête de Pâques nous a vraiment renouvelés et fait redevenir comme de petits enfants, ainsi que nous le demande l’évangile. La mélodie exprime parfaitement cet esprit d’enfance que nous devons retrouver, fait de simplicité de joie légère et gracieuse, de paisible abandon à la volonté divine, comme un petit enfant entre les bras de sa mère. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 80, invitation à célébrer une grande fête pour le Seigneur :

Exsultate Deo adjutori nostro, jubilate Deo Jacob.
Exultez pour Dieu, notre secours, poussez des cris de joie pour le Dieu de Jacob.

Alléluia : In die resurrectionis

À partir de ce dimanche de Quasimodo et durant tout le temps pascal, c’est-à-dire jusqu’à la Pentecôte, le chant du Graduel de la messe est remplacé par un Alléluia, et par conséquent chaque messe comporte deux Alléluias qui se chantent à la suite. Les textes des versets de ces Alléluias sont le plus souvent tirés de l’Évangile, et c’est le cas en particulier pour ceux d’aujourd’hui. À vrai dire le texte du premier Alléluia est plutôt une paraphrase de l’Évangile de la résurrection. Dans celui-ci c’est l’Ange qui s’adresse aux saintes femmes et leur dit :
” Il est ressuscité, allez dire à ses disciples qu’il les précède en Galilée. “

Ici les paroles sont mises dans la bouche du Christ lui-même :

In die resurrectionis meæ, dicit Dominus, præcedam vos in Galilæam.
Au jour de ma résurrection, dit le Seigneur, je vous précéderai en Galilée.

La mélodie, souple et joyeuse, met très en évidence les mots præcedam vos, qui se développent tout à fait à l’aigu, alors que le reste se déroule dans une tessiture moyenne. Après le chant du verset on ne reprend pas le mot Alléluia, comme c’est généralement le cas, car on enchaîne directement le deuxième Alléluia, et il en est ainsi durant tout le temps pascal.

Alléluia : Post dies octo

Le deuxième Alléluia du dimanche de Quasimodo qui précède directement la lecture de l’Évangile à la messe, a son texte tiré de cet Évangile, ce qui est souvent le cas au temps pascal. On sait qu’aujourd’hui l’Évangile  relate l’épisode de saint Thomas incrédule puis croyant :

Post dies octo, januis clausis, stetit Jesus in medio discipulorum suorum, et dixit : Pax vobis.
Huit jours après, les portes étant closes, Jésus se tint au milieu de ses disciples et leur dit : La paix soit avec vous.

La mélodie s’apparente à celle de l’Alléluia précédent, avec sur le mot Alléluia une grande vocalise souple et joyeuse. Le verset comporte d’abord deux phrases qui se répètent exactement avec une courbe en arc, montée et descente, puis les mots pax vobis prononcés par le Seigneur s’élèvent solennellement avant la reprise de la vocalise de l’Alléluia

Offertoire : Angelus Domini

Si les textes des Alléluias et des Communions sont assez souvent tirés de l’Évangile, surtout au temps pascal, c’est extrêmement rare pour les Offertoires. Il n’y a guère que deux cas dans toute l’année, l’Ave Maria du quatrième dimanche de l’Avent et celui de ce premier dimanche après Pâques, qui était d’ailleurs déjà celui du lundi de Pâques, et qui est emprunté à l’Évangile de la résurrection.

Angelus Domini descendit de cælo et dixit mulieribus : Quem quæritis surrexit sicut dixit.
L’Ange du Seigneur descendit du ciel et dit aux femmes : Celui que vous cherchez est ressuscité comme il l’a dit, Alléluia.

La mélodie procède par grandes ondulations très élégantes où l’on peut voir le vol de l’envoyé céleste, passant de l’extrême grave à l’extrême aigu avant de conclure par une affirmation très joyeuse de la résurrection suivie d’un Alléluia enthousiaste

Communion : Mitte manum tuam

Comme celui du deuxième Alléluia, le texte de la Communion du premier dimanche après Pâques est tiré de l’Évangile du jour. Ce sont les paroles du Christ à saint Thomas :

Mitte manum tuam et cognosce loca clavorum, et nobi esse incredulus sed fidelis.
Mets là ta main et reconnais l’emplacement des clous, et ne sois plus incrédule mais croyant.

La mélodie rappelle beaucoup celle de l’Introït Quasimodo ; en grande partie syllabique, elle est pleine de simplicité et de légèreté et exprime cet esprit d’enfance qui fut nécessaire à saint Thomas pour croire, lui l’intellectuel raisonneur. Comme toujours chaque phrase est ponctuée de joyeux Alléluias.

Les Belles figures de l’Histoire : Saint Jean de Dieu

Aymeric Pourbaix et Véroniques Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas pour évoquer Saint Jean de Dieu :

 

Nouveau texte de l’Evangile : fake news

Certains médias français viennent d’annoncer qu’un passage «inconnu» de l’Évangile aurait été découvert, au Vatican, par un chercheur russe associé à l’Académie autrichienne, Grigory Kessel. Dans Le Figaro, Jean-Marie Guénoie explique que c’est faux :

Le passage en question est en effet connu. C’est sa traduction en syriaque ancien – une langue sémitique, issue des langues araméennes – qui l’était moins. Elle est tirée d’un texte originel et classique, rédigé en grec, relatant le verset 1 du chapitre XII de l’Évangile de Saint Matthieu.

Le texte grec – connu – dit :

« En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger ».

Le fragment retrouvé, écrit : « commencèrent à arracher des épis de maïs, ils se frottèrent avec ses mains et mangèrent».

Pas de nouveauté donc, sinon ce détail qui ne change rien au sens de l’histoire : les disciples « se frottèrent les mains». Par ailleurs, cette soi-disant «découverte» d’un nouveau fragment, daté du VI° siècle, confirme une nouvelle fois l’existence certaine d’une traduction de cet Évangile de Matthieu, à partir de sa version grecque, vers le syriaque ancien. Deux autres fragments en syriaque avaient déjà été découverts avant 2016 et un troisième le fut cette année-là. Ils sont conservés à la British Library à Londres, à la bibliothèque du monastère Sainte-Catherine au Mont Sinaï en Égypte et au Vatican.

Le fragment de ce manuscrit de la bibliothèque apostolique du Vatican atteste l’existence de traductions de l’Évangile vers le syriaque, plus anciennes qu’on ne le pensait. Elles remonteraient au III° siècle. Soit bien avant les manuscrits grecs qui ont pu traverser les âges et qui sont pourtant la matrice de ces traductions. Quant à la date de rédaction du fragment découvert, il serait du VI° siècle.

Mais contrairement aux affirmations de l’Académie de Vienne qui a lancé cette nouvelle le 6 avril par communiqué comme une «découverte», il apparaît que, non seulement, la bibliothèque du Vatican connaissait ce fragment – redécouvert il y a une dizaine d’années et déjà signalé comme une trace de l’évangile de Matthieu par Bernard Outtier dans les années 70 – et sur lequel elle avait déjà publié trois articles, dans sa revue, The Vatican Library Review, – et une notice scientifique le décrivant – mais que c’est elle qui avait commandé l’étude scientifique de ce fragment et réalisé le traitement par images multi-spectrales. La paternité de cette «découverte» revient donc au Vatican. […]

« A partir du moment où la pilule permet de dissocier la sexualité de la reproduction […] les femmes ont été perdantes »

Après La Fin d’un monde, Patrick Buisson poursuit sa déconstruction des déconstructeurs avec Décadanse.

« C’est au début des années 60 que commença à s’opérer une déliaison irrésistible entre le monde holiste du catholicisme et la culture moderne de l’autonomie individuelle qui allait tenir le haut du pavé à partir de mai 68. »

La société de consommation, du sexe comme des marchandises, détruit la femme, en tant que mère, épouse, maîtresse du foyer et femme tout court. Après cinquante ans de combat pour la libération de la femme, les femmes sont invisibilisées par les trans. La libération sexuelle a libéré l’homme, et pas la femme. Patric Buisson est interrogé sur Boulevard Voltaire par Gabrielle Cluzel :

  • 00:00 Intro
  • 02:40 La libération des femmes : une entourloupe du patriarcat ?
  • 06:22 Réforme des retraites : la natalité diabolisée
  • 08:36 #MeToo et le patriarcat : analyse
  • 11:46 Les femmes des milieux populaires trahies par les bourgeoises
  • 14:23 Le salariat, une fausse bonne idée pour les femmes ?
  • 15:34 Une complicité de fait entre le féminisme et le capitalisme ?
  • 18:50 Le fiasco des lois sur la contraception et l’avortement
  • 21:44 La culture moderne, une “anthropofacture” ?
  • 24:24 L’autonomie, ultime stade de la dépendance
  • 26:59 Un nouveau patriarcat : le patriarcat d’État
  • 29:21 Une lutte à l’intérieur du foyer ?
  • 32:08 Les boomers : une génération maudite ?
  • 36:45 Un rejet de l’héritage des boomers ?
  • 38:57 La réussite de l’Occident liée à l’austérité de ses moeurs ?
  • 43:11 L’immigration et le Grand Remplacement
  • 46:40 Y-a-t-il des raisons d’espérer ?
  • 49:22 Reconstruire Notre Dame : un motif d’espérance ?
  • 52:06 Remerciements

Entre l’avortement et l’euthanasie, les enfants pourront-ils survivre ?

Vendredi 14 avril, le gouvernement néerlandais a annoncé que l’euthanasie pour les jeunes enfants sera possible aux Pays-Bas. Le ministre néerlandais de la Santé, Ernst Kuipers, a précisé dans une lettre au Parlement que « cela concernera les enfants atteints d’une maladie ou d’un trouble si grave que la mort est inévitable ». Nous savons l’issue de ce genre de “garde-fou”…

Aux Pays-Bas, l’euthanasie est déjà légale pour les plus de 12 ans qui peuvent donner leur consentement, ainsi que pour les bébés de moins de 1 an, avec le consentement des parents. Cette décision d’élargir l’asassinat « pour inclure les enfants âgés de 1 à 12 ans » lève donc une nouvelle barrière. En attendant la suivante.

Le porte-parole du ministère de la Santé, Axel Dees, a précisé que si l’enfant n’est pas capable de discernement, le parent pourra choisir l’euthanasie « en consultation avec le médecin ».

L’allahicité

Huit mois de prison avec sursis ont été requis vendredi 14 avril à l’encontre du maire DVD de Roubaix Guillaume Delbar, jugé pour « détournement de fonds publics par négligence » concernant une association accusée de prosélytisme religieux.

Le procureur a réclamé outre ces huit années d’emprisonnement avec sursis, une peine d’inéligibilité de trois ans.

Les co-prévenus, trois membres de la structure « Ambitions et initiatives pour la réussite » (AAIR) sont poursuivis pour « abus de confiance ». L’AAIR aurait utilisé des subventions publiques, des locaux mis à disposition gratuitement et deux volontaires du service civique « pour dispenser des enseignements religieux sous couvert de cours de langue arabe » au préjudice de la mairie et de l’État. Le procureur a requis douze mois d’emprisonnement avec sursis contre son président Nordine Khabzaoui et cinq mois avec sursis à l’encontre du trésorier et une salariée de l’association.

La décision est attendue le 8 juin à 14 h.

La Ripoublique

Hubert Falco, maire de Toulon, LR rallié à Emmanuel Macron, a été condamné, vendredi, pour recel de détournement de fonds publics à trois ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité applicables immédiatement.

En 2015, lors du second tour de l’élection départementale qui opposait le FN à l’Union de la gauche, Hubert Falco, membre fondateur de l’UMP, appelait au “front républicain”. La même année, il faisait retirer une crèche provençale exposée publiquement.

Mgr de Moulins-Beaufort et l’immigration

Suite à un problème technique jeudi et vendredi, certains articles ont disparus du Salon beige, parmi lesquels l’analyse de Jean-Pierre Maugendre sur les propos de Mgr de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France sur l’immigration. Le revoilà :

L’entretien de Pâques, sur la chaîne KTO, de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, a été l’occasion pour le Président de la Conférence des Evêques de France d’aborder la question, sensible, de l’immigration. Les lieux communs se succèdent :

« Le phénomène de l’immigration ne va pas s’arrêter (…) à cause des changements climatiques (…) Comment est-ce qu’on accueille, qu’on aide à l’intégration ?  (…) Accueillir de la manière la plus juste, la plus efficace (…) Bâtir une société forte, solide, fraternelle, apaisée, unie (…) Ceux qui se bercent d’illusion sont ceux qui essayent de nous faire croire qu’on peut arrêter ce phénomène, etc. »

Prêcher Jésus-Christ ressuscité ?

On peut d’abord se demander si le jour de Pâques est un moment bien adéquat pour aborder ces questions politiques, particulièrement clivantes.  À la manière de la marquise de Sévigné nous aurions aimé pouvoir écrire :

« Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, (…) la plus rare : en ce saint jour de Pâques monseigneur l’archevêque de Reims nous a prêché Jésus-Christ. Rejetant les sollicitations des folliculaires il n’a traité que de Jésus. Jésus-Christ crucifié, mort et ressuscité pour nos péchés. Quelle surprise ! Quel ravissement ! »

De nouveaux dogmes ou de nouvelles prophéties ?

Il est d’abord surprenant d’observer qu’en ces temps de confusion générale et de négation, ou d’estompement, des vérités de la foi les plus élémentaires il reste des vérités qui ne se discutent pas : « Le phénomène de l’immigration ne va pas s’arrêter. » Qu’en sait le bon archevêque de Reims ? Il semble ainsi acquis à un inéluctable sens de l’histoire. L’immigration serait comme le courant de flot : un flux irrésistible contre lequel on ne pourrait rien faire. Or il n’existe pas de sens de l’histoire.

« Il n’y a pas de sens de l’Histoire, il n’y a pas de vent de l’Histoire, car ce qui fait l’Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne, qui est vérifiée par tous les faits historiques, c’est la volonté des hommes, c’est l’intelligence des hommes, ce sont leurs passions bonnes ou mauvaises. » Colonel Jean-Marie Bastien-Thiry.

En d’autres temps, lors des guerres médiques le bon apôtre eut sans doute prophétisé : « Le flot de l’invasion perse ne va pas s’arrêter. » À la décharge de monseigneur de Reims nous cherchons vainement parmi notre personnel politique les dignes héritiers de Léonidas ou Thémistocle. On serait plutôt dans le registre : les pieds-nickelés font de la politique.

L’Église qui n’est plus dans les domaines de la foi et de la morale « Mater et magistra », mère et maîtresse de vérité, mais simplement « experte en humanité » (Paul VI) nous livre son oracle : « C’est de la faute du réchauffement climatique. » Notons que nous avons échappé au pire, car certains « frères évêques » n’auraient pu s’empêcher, à la suite de Laudato Si, de nous prêcher ici la nécessaire « conversion écologique ». Il n’en reste pas moins que si le réchauffement climatique est un fait il reste à démontrer qu’il s’agisse obligatoirement d’un méfait. Les peuples industrieux ont toujours su relever les défis que leur lançait la nature. Confrontés à une nature hostile – « La moitié de ce pays est en eau ou en terres qui ne peuvent rien produire » (Uztariz) – les Pays-Bas s’imposèrent au XVIIe siècle comme la première puissance économique du monde. Nous voyons, en fait, surgir une version actualisée de la théorie des climats de Montesquieu : plus le climat se réchauffe, plus les conditions de vie deviennent insupportables, plus la misère croît, poussant les populations à l’exil. La réalité est que plus que le climat ce sont les systèmes sociaux, les organisations politiques, les modes de vie et les croyances qui influent sur la prospérité ou la misère des nations.

De nombreuses questions sans réponses

Sans transition Mgr de moulins-Beaufort en arrive à la nécessité impérieuse, à l’impératif catégorique kantien, « d’accueillir » et « d’intégrer ». Beaucoup de questions demeurent en suspens : Existe-t-il des limites aux capacités d’accueil des pays hôtes ? Y a-t-il des conditions à poser aux futurs arrivants ? Que faire de ceux qui ne souhaitent pas s’intégrer ? Comment concilier ces appels à l’accueil universel avec les réticences de nombreux évêques à accueillir des prêtres « étrangers à la culture du diocèse » qu’ils soient français originaires d’autres régions ou… africains ? L’arrivée de migrants issus de civilisations radicalement différentes de la nôtre pose-t-elle des difficultés particulières ? Le désir de « changer de vie » comme l’affirmait Emmanuel Abayisenga, l’incendiaire rwandais de la cathédrale de Nantes et aussi meurtrier du père Olivier Maire, suffit-il à créer un droit à l’immigration ? Existe-t-il un droit à la continuité historique des peuples des pays d’accueil ? « Bâtir une société unie ». Certes ! Mais unie par quoi ? Le partage en commun d’une éventuelle commune prospérité matérielle selon le célèbre adage de Fénelon : « La patrie d’un cochon, se trouve partout où il y a un gland » ?

Des vérités bien oubliées

En d’autres temps, avant un certain Concile, on peut penser que d’autres évêques s’il avaient jugé utile de traiter de l’immigration le saint jour de Pâques auraient eu à cœur de rappeler plusieurs vérités bien oubliées.

D’abord la France n’est pas qu’un pays de cocagne. Elle est, avec la Chine, la plus ancienne nation du monde. Un pays, fruit d’une histoire plus que millénaire, profondément imprégné de l’héritage de ce que Jean-Marie Paupert appelait les mères-patries : « Athènes. Rome. Jérusalem ». Devenir français c’est faire sien cet héritage. Le respect du pays d’accueil est le préalable indispensable à toute vie commune paisible, voire harmonieuse : « À Rome fait comme lesRomains ».

Les Français d’aujourd’hui n’ont aucune dette vis-à-vis des populations qui les rejoignent maintenant. Ce n’est pas la faute de la France, ni des Français si : « Soixante ans après la décolonisation le PIB par habitant de nos ex-colonies africaines est inférieur à celui qu’il était au moment de leur indépendance. » Bernard Lugan. « Dieu pardonne toujours, l’homme parfois, la nature jamais. » C’est la loi de la vie que les zones prospères de basse pression démographique soient la proie des populations issues des zones pauvres de haute pression démographique.  L’esprit de jouissance, et l’effondrement démographique qui en est la conséquence, l’ayant emporté sur l’esprit de sacrifice, est peut-être venue l’heure du châtiment de Dieu sur un peuple qui l’a depuis trop longtemps rejeté ?

« Quand Notre-Seigneur ne règne pas par les bienfaits attachés à sa présence, Il règne néanmoins par les calamités inséparables de son absence. » (Cardinal Pie)

Jean-Pierre Maugendre               

Tous les candidats viennent en pèlerinage électoral au Mont !

France catholique consacre un dossier à l’archange saint Michel. Extrait :

Euthanasie : droit de mourir ou permis de tuer ?

Le 3 avril, recevant les conclusions de la Convention citoyenne sur la fin de vie, le Président de la République a promis un texte de loi “avant l’été” et demandé au gouvernement de mener un “travail de co-construction”.

Les Eveilleurs mettent à disposition l’intégralité de la table-ronde qu’ils ont consacrée le 20 mars dernier à cette question, désormais au cœur du débat public.

Une soignante, Elisabeth de Courrèges, un philosophe, Damien Le Guay, et un politique, Jean-Frédéric Poisson, reviennent pour vous sur la complexité de ces enjeux, réhabilitent la dignité de chaque homme et tracent des pistes d’alternatives pour sortir de l’idéologie d’un débat qui ne peut être tranché d’avance.

Pour soutenir les Eveilleurs, c’est ici.

6e centenaire de Jeanne d’Arc et ostensions de saint Martial

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Dans le cadre des célébrations du 6e centenaire de sainte Jeanne d’Arc, l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc vous invite à participer ce week end aux ostensions de saint Martial à Limoges ou à une retraite au sanctuaire de Notre Dame de Bermont.

Cette tradition religieuse très ancienne, qui a lieu tous les 7 ans, consiste à vénérer le corps de Saint Martial, apôtre, selon le décret du pape Pie IX (18 mai 1854), premier évêque de Limoges. Elle est aujourd’hui inscrite par l’UNESCO au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité.

Pourquoi mettre les ostensions de Limoges au menu des célébrations du 6ème centenaire de sainte Jeanne d’Arc ?

Parce qu’il y a 600 ans, en 1423, tandis que la France agonisait sous l’épreuve de l’invasion et de la guerre civile, Barthélémy, alors abbé de saint Martial à Limoges, annonçait une extraordinaire ostension de saint Martial prévue l’année suivante, du 10 avril au 8 juin 1424, pour appeler sur la France la miséricorde de Dieu. Or, c’est précisément en 1424, dans le temps de l’été, à la suite de cette ostension exceptionnelle, que Jeanne entendit pour la première fois la voix de saint Michel. Charles VII lui-même était venu quelques années plus tôt prier saint Martial à Limoges.

Pour en savoir plus sur toutes les célébrations du 6e centenaire de sainte Jeanne d’Arc et soutenir les projets ambitieux de l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc : https://jeannedarc600.fr

Abandon de l’enfance par le Conseil d’Etat

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

Décision irresponsable du juge des référés du Conseil d’Etat, Thomas Andrieu, qui maintient l’exposition publique du tableau représentant une scène pédopornographique, représentant de façon explicite et crue le viol d’un enfant.

Quand la société va-t-elle prendre au sérieux la protection des mineurs?

Cette décision, incompréhensible au regard de la loi et des objectifs affirmés de protection de l’enfance contre l’exposition à la pornographie, est révélatrice du malaise et du manque d’ambition qui caractérise la protection de l’enfance.

Elle est hélas dans la ligne de celles qui osaient encore, en 2017, 2018 ou 2019, affirmer qu’une fillette de 11 ou 13 ans pouvait être considérée comme consentante à un acte sexuel avec un majeur.

Dès lors qu’il s’agit de sexualité ou, ici, de la représentation de la sexualité, certains juges semblent paralysés et incapables de protéger l’enfance.

Il a fallu une loi de 2021 pour mettre fin aux errances des juges en matière de consentement prétendu d’un enfant à un acte sexuel avec un mineur de 15 ans.

En ce qui concerna la diffusion d’une scène de pédocriminalité, la loi existe déjà: c’est le code pénal qui sanctionne la diffusion de la représentation pornographique impliquant un mineur (art. 227-23), ainsi que le fait de diffuser un contenu pornographique accessible à la vue des mineurs (article 227-24 du code pénal).

Le Conseil d’Etat a rendu aujourd’hui une décision inexplicable, en contradiction totale avec la teneur de l’audience.

Le Conseil d’Etat ose affirmer qu’ “aucun mineur visitant seul l’exposition n’a été signalé et qu’aucun incident né de la présence d’un mineur devant le tableau en cause n’a été recensé” : outre le fait que ce constat est faux, est-il vraiment nécessaire d’attendre que les dégâts de l’exposition de ce type de scènes pédopornographiques soient constatés pour agir?

De la même manière qu’il a fallu des livres comme ceux de Vanessa Springora ou Camille Kouchner pour que la société, enfin, admette les dégâts de la pédophilie sur des enfants, le Conseil d’Etat veut-il donc attendre des témoignages de vies dévastées pour prendre la mesure de l’enjeu de la protection de l’enfance?

Tristesse, gâchis et honte. Voilà les mots qui viennent à l’esprit à la lecture de cette décision incompéhensible.

Nous sommes fiers de pouvoir dire aux enfants que nous ne baisserons pas les bras et qu’ils peuvent compter sur nous pour défendre l’enfance envers et contre tout, y compris ce type de décisions iniques.

Un jour ou l’autre, la justice reprend ses droits mais que de dégâts et malheurs auraient pu être épargnés à de nombreux enfants.

Revivez le Grand Débat des Valeurs

Et pour vous en donner envie, voici le résumé de Tugdual Denis :

D’abord, un mot sur la forme: que la droite est belle. Que ce fut agréable de voir et d’entendre durant plusieurs heures sur la scène du Palais des sports, dans la salle, sous le dôme, des couleurs vives, des musiques entêtantes. De la lumière et du bruit. De l’humour et de la vie. Il en faut pour s’éveiller. L’esthétisme n’a rien d’un gadget ou d’un pis-aller, il relève de la discipline morale, puisque nous vous devons de ne pas nous laisser aller.

Hier jeudi, entre 19.00 et 23.00, ce sont une myriade d’instants rythmés, de débats physiques, de moments d’autodérision, de conversations de haute volée, auxquelles nous avons eu droit. Il n’y a aucune autosatisfaction dans cette assertion puisque nous étions, autant que vous, tributaires de la capacité des invités à donner. Ils l’ont fait au-delà de nos espérances.

Le 22 mars 2022 était nimbé de l’électricité des campagnes présidentielles, celle qui transforme les conférences en meeting, celle qui galvanise d’emblée les citoyens en militants, et qui transforme parfois la lucidité en mauvaise foi.

Hier, l’énergie était chimiquement pure. Désintéressée. Les intervenants sont venus sans agenda autre que leurs convictions. Il flottait une odeur d’authenticité et le public virevoltait entre applaudissements, réprobations, écoute active, dans une même et unique danse.

Il n’y a sans doute rien de plus faux et injuste qui a été dit, à propos de la deuxième édition du Grand débat des Valeurs, que la phrase prononcée par un conseiller de Marine Le Pen dans un article paru dans Le Monde le lendemain matin de la soirée: “C’était mon premier meeting de Zemmour. Franchement, ça ne donne pas envie.”

Commençons par la fin de cette citation de Renaud Labaye, citation d’autant plus déconcertante qu’elle émane d’un ancien cyrard intelligent. Le débat d’hier donnait envie, plus qu’envie, quand enfin François-Xavier Bellamy put parler à Manuel Valls de la signification, pour lui, du mouvement contre le mariage pour tous durant le quinquennat de François Hollande. Il s’agit-là d’une sortie courageuse de l’eurodéputé, car quoi qu’on pense du mariage gay, force est de constater que la droite a depuis copieusement abandonné toute forme de réflexion anthropologique sur le sujet. Une fois encore, ce n’est pas l’homosexualité qui est cause, mais notre capacité commune à pouvoir s’interroger sur nos choix de société. Du simple droit à le faire.

Cette soirée donnait encore envie quand Manuel Valls fut chahuté par François-Xavier Bellamy sur ses années au pouvoir. L’ancien Premier ministre proclama alors avec force son souci civilisationnel: « Avant tout programme politique, avant toute candidature qui l’incarne, il faut penser à défendre cette civilisation, cette culture et cette identité. »

Le débat appétissant ne s’arrête pas là: après avoir échangé de nombreux constats documentés sur l’état de notre biodiversité, Hugo Clément et Jordan Bardella en viennent à mêler accords et désaccords. L’écologie ne peut pas être que de gauche dénonce le second; elle doit être partout y compris dans un programme du Rassemblement national assez faible sur le sujet avance le premier. Voilà Bardella qui dénonce le catastrophisme et brosse le tableau d’une France bonne élève des émissions de CO2. Hugo Clément infirme. “Moins de Sandrine Rousseau et plus d’Hugo Clément” dira Bardella prenant son contradicteur à revers. Le journaliste engagé termine l’échange par une pirouette pimentée: sa venue ce soir était conditionnée à un don à la fondation Brigitte Bardot. Les spectateurs ont donc financé une association qui lutte contre la chasse et la corrida. La salle vit, les joueurs joutent.

Les fins de soirées sont déprimantes sauf quand Charles Consigny et Stanislas Rigault décident de s’occuper de la musique. Consigny, avocat Les Républicains adepte de la provocation charge Zemmour comme à la parade: vision falsifiée de l’Histoire, thèmes de sa campagne hors-sujet pour les Français. Le jeune zemmourien Rigault ne s’en laisse pas compter: “Les LR, vous êtes dans la merde” assène-t-il tout simplement lors d’un court laps de temps où Consigny reprend son souffle. Je vous assure que sur place pareille phrase n’avait rien de vulgaire et tout de drôle. A la régulière.

Venons-en au fond, à savoir la première partie de la phrase du conseiller de Marine Le Pen: “C’était mon premier meeting de Zemmour.” Alors, il y avait beaucoup de partisans d’Eric Zemmour dans la salle. Que nous remercions chaleureusement d’être venus. Il y avait beaucoup de partisans du Rassemblement national dans la salle. Que nous remercions chaleureusement d’être venus. Il y avait des fans de Charles Consigny lui-même. Charlotte d’Ornellas m’a d’ailleurs confié avoir entendu un improbable “Consigny président !” surgir des travées. Il y avait aussi des athées, des pratiquants, des abstentionnistes, des capricorne et des végétariens. Il y avait en réalité des gens qui se ressemblent en de nombreux points: des gens capables d’applaudir Hugo Clément quand il fait remarquer que nous n’avons plus besoin de laver nos pare-brise depuis que la population des insectes s’est écroulée, d’apostropher un ancien Premier ministre puis de lui acheter son livre, des gens qui ont voté Eric Zemmour à la présidentielle et qui encouragent bruyamment Jordan Bardella. Des électeurs de Valérie Pécresse qui trouvent que Charles Consigny ne manque pas de toupet, des électeurs de Marine Le Pen qui reconnaissent à François-Xavier Bellamy un talent dont ils auraient aimé être dotés.

En réalité, il y avait des gens curieux. Des gens qui ont faim et qui ont soif. C’est cela, la leçon politique du Grand débat des Valeurs. Si un couple vient de Poitiers un jour de grève, comme j’en ai croisé un à la sortie, c’est parce qu’il veut comprendre dans quel monde on vit, confronter son ressenti à la parole d’un décideur public. Sans doute veut-il trouver, pour paraphraser Emmanuel Macron, “un chemin d’avenir” pour la droite, et pour la France. Alors Zemmour, Le Pen, Bardella, ce sont des étiquettes, qui ne viennent que se surajouter à la vraie vie des vraies préoccupations des vrais gens. Cette salle était joyeuse et diverse, polie et chercheuse. Elle regarde, elle réfléchit, elle s’exprime, elle doute, elle s’amuse, et personne ne pourra lui voler sa soirée.

Une statue monumentale du Christ inaugurée au Mexique

Le “Christ de la Paix” a été inauguré à Tabasco. Cette sculpture est la plus grande du Mexique.

Miguel Romo, l’artiste qui a créé la statue, a déclaré qu’il avait fallu plus de deux ans pour la réaliser :

“Si vous regardez, le visage est très bien fait. La statue du Christ Rédempteur au Brésil est très belle, mais elle est un peu géométrique, avec ses mains, son visage et tout le reste. Ce n’est pas mon cas. J’ai tendance à être très réaliste, et c’est très difficile à cette échelle ; à petite échelle, c’est très facile, mais à cette échelle, c’est très difficile”.

L’image a été réalisée avec de l’acier et différents types de polymères. À l’intérieur de la sculpture, il y a un escalier et quatre paliers ainsi que des points de vue pour les visiteurs.

La sculpture a été baptisée “Christ de la paix” parce qu’après son inauguration, ses promoteurs souhaitent que les habitants de Zacatecas, un État en proie à la violence du crime organisé, retrouvent la tranquillité.

Néanmoins, la plus grande statue reste celle érigée en Pologne (36m).

L’argent du fonds Marianne, créé après l’assassinat de Samuel Paty, utilisé à des fins partisanes

Plusieurs enquêtes journalistiques décrivent une gestion opaque de l’argent du fonds Marianne, créé en 2021 par Marlène Schiappa, alors ministre déléguée à la Citoyenneté, après l’assassinat de Samuel Paty, décapité pour avoir montré en cours les caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo.

Le « fonds Marianne pour la République » de 2,5 millions d’euros, visait à

« financer des personnes et associations qui vont porter des discours pour promouvoir les valeurs de la République et pour lutter contre les discours séparatistes notamment sur les réseaux sociaux et plateformes en ligne ».

Le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR), dirigé par le préfet Christian Gravel, lance alors un appel à projets pour « soutenir des actions en ligne, à portée nationale, destinées aux jeunes de 12 à 25 ans exposés aux idéologies séparatistes qui fracturent la cohésion sociale et abîment la citoyenneté ». Le 7 juin 2021, un communiqué du CIPDR indique que 71 candidatures ont été déposées, que 47 répondaient aux critères d’éligibilité et que 17 ont été retenus « pour un montant global de 2 017 600 euros ».

Mediapart parle d’une association : « Reconstruire le commun » qui a reçu 330 000 euros, ce qui en fait le deuxième bénéficiaire du fonds. La nature de vidéos diffusées en pleine campagne électorale sur une chaîne YouTube est en cause. Parmi les thèmes abordés : « l’islamo gauchisme », Sandrine Rousseau et la culture woke, le « discours de Rokhaya Diallo sur le privilège blanc »…

Dans un communiqué publié le 7 avril, le secrétariat d’État chargé de l’Économie sociale et solidaire et de la vie associative, dirigé aujourd’hui par Marlène Schiappa, indique que « seize des dix-sept associations lauréates justifient de leur bonne utilisation » et « des mesures ont été prises vis-à-vis de la seule structure qui n’a pas donné satisfaction ».

Cité comme étant proche de l’association « Reconstruire le commun », le mouvement du Printemps Républicain, fondé par Laurent Bouvet et Gilles Clavreul, et présidé par Amine El Khatmi, « dément tout lien » et précise, dans un communiqué en date du 12 avril, n’avoir été « en aucune manière associé, ni même informé de près ou de loin, des modalités d’attribution de ce fonds et de ses bénéficiaires ».

La secrétaire d’État à la Citoyenneté, Sonia Backès, a indiqué avoir saisi l’inspection générale de l’administration (IGA) d’un audit sur la gestion du fonds Marianne. Le président du CIPDR, Christian Gravel, a aussi saisi le parquet de Paris.

Les Evangéliques défendent devant l’ONU la liberté de religion… en France

Le Conseil National des Evangéliques de France a présente à l’ONU un texte sur la liberté de religion en France, dans le cadre de l’examen périodique universel de la France à l’ONU en 2023. Cette initiative est portée d’une voix commune avec l’Alliance Évangélique Mondiale, l’Alliance Évangélique Européenne, le Conseil National des Evangéliques de France ainsi que la Fédération européenne des églises baptistes. Extrait de l’introduction :

  • Depuis 2017, la situation française a été marquée par une volonté du gouvernement français de légiférer pour renforcer l’encadrement des associations exerçant le culte en France dans le cadre de la “lutte contre les séparatismes”, suite aux menaces et attentats liées au terrorisme islamiste. La loi du 24 août 2021 renforçant le respect des principes de la République a ainsi modifié substantiellement le régime des cultes en France, avec un passage vers une “laïcité de surveillance” des cultes qui pourrait atteindre à la liberté de religion, si ces conditions d’application étouffent les associations religieuses par des contraintes trop lourdes.
  • Marquée par la pandémie de Covid-19, dès mars 2020, la France a connu l’état d’urgence sanitaire dans lequel la place de la liberté de culte a dû être défendue, contre des mesures gouvernementales, devant le Conseil d’Etat afin que les rassemblements cultuels puissent se tenir sous un protocole adapté et proportionné.
  • L’accroissement des actes antireligieux, y compris dans le discours de haine ou stigmatisation est un fait inquiétant, nourri par l’idée que les cultes ou les religions seraient sources de dangers plus que de bienfaits pour la République. La lutte contre les actes antireligieux reste d’actualité.
  • La liberté de religion semble rester le parent pauvre dans les politiques liées à la jeunesse, qu’il s’agisse de la mise en place du Service national universel ou de l’enseignement du fait religieux à l’école.
  • Enfin, le pluralisme de convictions, notamment religieuses, semble menacé en France par une forme de culture dominante dans laquelle l’expression d’opinions minoritaires devient de moins en moins accepté ou possible.
  • Dans ce domaine, il convient de restaurer un pluralisme d’opinions à la hauteur du projet démocratique français.

Chronique des cinglés (avec ou sans cheveux)

Le député Olivier Serva (ex LREM passé à LIOT) va déposer une proposition de loi qui vise à

reconnaitre et à sanctionner toute discrimination tenant à la coupe, la couleur, la longueur ou la texture des cheveux d’un individu.

En effet, ces discriminations, pour l’heure non reconnues explicitement, sont malheureusement fréquentes, notamment en milieu scolaire ou professionnel. Pourtant dans la majorité des cas, la façon dont sont portés les cheveux ne relève en rien d’une exigence essentielle et déterminante propre à l’exercice des  fonctions de l’individu discriminé. Ces personnes sont donc contraintes de modifier, parfois au détriment même de leur santé – utilisation de produits défrisants ou colorants – leur nature capillaire.

On apprend que cette démarche est issue du ‘modèle’ états-unien’,  qui prohibe ces pratiques à travers le Crow Act.

 

Pilule abortive : presque interdite aux Etats-Unis, presque introuvable en France

Le 12 avril, la cinquième Cour d’appel fédérale, basée à la Nouvelle Orléans, a suspendu, avec deux voix contre une, une partie de l’ordonnance prise le 7 avril par le juge de district Matthew Kacsmaryk à Amarillo, au Texas. Une décision qui fait suite à la demande de suspension d’urgence faite par l’administration Biden et le fabricant de mifépristone, Danco Laboratories.

Pour l’instant, l’approbation initiale de la mifépristone par la FDA en 2000 reste en vigueur. La contestation de cette autorisation de mise sur le marché ayant été déposée trop tard. En revanche, les mesures prises en 2016 pour assouplir la prescription et la distribution de la pilule abortive, sont suspendues. Désormais, toute femme qui souhaite obtenir la pilule abortive devra se rendre en personne chez un médecin. La mifépristone ne sera plus distribuée par courrier. De plus, elle ne pourra être prescrite que jusqu’à sept semaines de grossesse et non dix comme cela était possible depuis 2016.

Ce sursis d’urgence doit rester en vigueur jusqu’à ce que l’appel de l’administration Biden contre l’ordonnance de Kacsmaryk soit examiné de manière plus complète. L’administration Biden ainsi que les groupes pro-vie pourraient porter l’affaire devant la Cour suprême. Cette dernière pourrait intervenir sur le sujet dès aujourd’hui.

Dans le même temps, on apprend que depuis des semaines, des problèmes de disponibilité du misoprostol, une molécule utilisée pour les avortements médicamenteux, sont signalés. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé indiquait le 5 mars dernier sur son site une remise à disposition de ce médicament à partir du vendredi 23 septembre 2022. Le jeudi 13 avril, l’agence a effectué une modification sur son site indiquant la date « prévue de remise à disposition » fin avril.

Le misoprostol est un abortif sous brevet. Sa production, liée à un monopole, est concentrée sur un unique site. En cas de problème industriel, comme une impureté, cela ralentit voire arrête la fabrication.

En mai 2020, le Haut Conseil à l’égalité Hommes-Femmes alertait sur les problèmes de disponibilités de plusieurs contraceptifs et des deux médicaments utilisés pour des avortements médicamenteux, dont le misoprostol. En juillet dernier, ces pénuries étaient aussi au centre des alertes lancées par des collectifs féministes.

Etat d’urgence migratoire : bientôt en France ?

Le gouvernement italien de Giorgia Meloni a décidé six mois d’état d’urgence pour faire face à la soudaine arrivée d’immigrés depuis l’Afrique du nord.

Lors du week-end de Pâques, 3 000 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes. Depuis le début de l’année, 31 192 migrants sont arrivés par la mer dans le pays, près de quatre fois plus que l’année précédente.

Au cours des derniers mois, c’est de Tunisie que sont partis le plus grand nombre de migrants empruntant la route maritime centrale de Méditerranée, devant la Libye, pendant longtemps premier point de départ.

Le ministre de la Mer et de la Protection civile Nello Musumeci a affirmé que la soudaine remontée des arrivées de migrants mettait les infrastructures italiennes en « urgence absolue ».  Nous parlons là d’un phénomène jamais observé par le passé , a-t-il estimé, appelant à une intervention de l’Union européenne.

L’état d’urgence prévoit une accélération des procédures d’expulsion, ainsi qu’une aide de 5 millions d’euros destinée notamment à la mise en place de lieux d’accueil dans les régions du sud du pays les plus concernées par les arrivées.

C’est dans ce contexte qu’on ne comprend pas bien la déclaration de Marine Le Pen :

I-Média – Macron en Chine : l’ère de la disgrâce

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur la visite d’Emmanuel Macron auprès de son homologue chinois Xi Jinping.

Puis pour le dossier du jour se penche sur le reportage d’Envoyé Spécial : “Immigration : la bataille de Callac”, et les mensonges à la pelle de l’équipe d’Elise Lucet.

Et puis il sera temps de passer aux pastilles de l’information !

Sans oublier en conclusion, un Portrait piquant d’Edwy Plenel, le patron de Médiapart.

Messe et chapelet de réparation suite aux dégradations dans la basilique Sainte-Madeleine d’Angers

Monseigneur Emmanuel Delmas rencontrera les fidèles de la paroisse dimanche 23 avril au cours d’une messe de réparation qu’il célèbrera à la basilique Sainte-Madeleine.

Par ailleurs, un chapelet est organisé ce soir vendredi à 19h devant l’église.

Comment expliquer l’explosion du nombre de baptêmes d’adultes ?

Réponse du père Danziec sur Radio courtoisie :

Réforme des retraites : une souterraine convergence d’intérêts entre le pouvoir et les syndicats

Longuement interrogé dans Valeurs Actuelles, Patrick Buisson revient sur la séquence politico-médiatique de la réforme des retraites :

[…]  Par la grâce du gouvernement dont le projet de réforme des retraites ne participait d’aucune urgence, une thématique de gauche aura entièrement vampirisé le débat durant trois mois. Moyennant quoi, l’intersyndicale a remis la main sur l’agitation sociale et enterré pour la seconde fois les “gilets jaunes” au grand soulagement d’un pouvoir auquel les débordements incontrôlés et incontrôlables des “dépossédés” avaient donné tant de sueurs froides voilà quatre ans. Le fleuve a regagné son lit. Il y a eu, dans ce théâtre d’ombres, une souterraine convergence d’intérêts entre le pouvoir et les syndicats. On a retrouvé, pour le plus grand confort de tous, l’immémorial jeu de rôles où le gouvernement a pu surjouer la fermeté et rallier le parti de l’ordre, tandis que les syndicats, après avoir retrouvé leur lustre et rempli leurs caisses, ont promis de “ne rien lâcher” avant de replier banderoles et calicots jusqu’à la prochaine. Tout le monde se frotte les mains. Ce mouvement, c’est un grand bond en arrière sur fond bistre et sépia, le grand moment muséal d’une exposition vintage à ciel ouvert.

Pour vous, le réveil de la gauche doit aussi beaucoup à Marine Le Pen…

Son recentrage idéologique sur le pouvoir d’achat pour escamoter la question identitaire favorable à Zemmour a été le moment décisif de la campagne présidentielle. Il a beaucoup contribué à réactiver le métabolisme de la gauche et à faire décoller la candidature Mélenchon, longtemps stagnante, au point que ce dernier a fini par la talonner à 400 000 voix près. De leur côté, les insoumis et la gauche ont tout intérêt à agiter la menace Le Pen car ils rêvent de l’affronter en 2027. Quoi qu’on en dise, la stratégie agonistique du leader de LFI, qui consiste à mettre en scène une forte conflictualité, s’avère toujours payante. Nous sommes donc repartis pour quatre ans de carnaval antifasciste à coups de sondages alarmistes et de prophéties autoréalisatrices. Situation d’autant plus absurde que Marine Le Pen est la dernière ou presque à brandir le fétiche archéo-marxiste de la lutte des classes et qu’elle est prête à toutes les braderies programmatiques pour prix d’une dédiabolisation chimérique dont seuls ses adversaires ont la clé. […]

Adhésion de la Turquie au programme du marché unique

Dénoncé par Jean-Lin Lacapelle, député français RN au Parlement européen :

En signant subrepticement, à distance et loin des regards, le 31 mars dernier, un accord d’adhésion de la Turquie au programme du marché unique, les technocrates bruxellois ont montré qu’en dépit de l’opposition farouche des peuples européens, ils sont prêts à entrainer ceux-ci à marche forcée vers l’adhésion de la Turquie islamiste d’Erdogan.

Déjà membre de l’union douanière en dépit de ses provocations et agressions contre plusieurs Etats membres de l’Union européenne, par cet accord, la Turquie bénéficiera d’instruments majeurs aux fins de rejoindre le marché unique.

En effet, Ankara bénéficiera d’aides pour ses PME, ses programmes d’innovation, qui viendront ainsi directement concurrencer, de manière déloyale, les entreprises des pays membres de l’UE.

Avec à la clé, scandale supplémentaire, une dotation de 4,2 milliards d’euros pour la période 2021-2027 ! 

Au moment où les peuples européens sont sommés de baisser la lumière et d’éteindre le chauffage !

Il est grand temps d’en finir avec cette Europe mondialiste et anti-démocratique, qui vise, à, travers l’adhésion de la Turquie contre la volonté de ses peuples, d’en finir avec la véritable civilisation européenne que nous défendons depuis plusieurs millénaires.

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