Les Marcheurs de Dieu
Voici l’affiche du prochain pèlerinage de Pentecôte à Chartres, les 26, 27 et 28 mai, Chrétienté, tradition, Mission. Chaque journée comprend un sous-thème. Samedi : Foi et Tradition sous le patronage du patriarche Abraham. Dimanche : Espérance et Chrétienté sous le patronage des cristeros béatifiés ou canonisés. Lundi : Charité et Mission sous le patronage de la Bienheureuse Anne-Marie Javouhey.
Ségolène Royal souhaite l’indépendance de la Corse
… mais il ne faut surtout pas le dire ! C’est ce qui ressort de son entretien avec le pseudo-Premier ministre québécois.
L’imitateur Gérald Dahan a piégé Ségolène Royal en se faisant passer pour le Premier ministre du Québec Jean Charest. Le Parisien/Aujourd’hui en France précise que le canular a tellement bien fonctionné que, mercredi soir en arrivant à Domérat (Allier), la candidate a déclaré au millier de sympathisants : "Vous avez le bonjour du Premier ministre du Québec. J’étais avec lui à l’instant au téléphone ce qui explique mon retard".
Dissidence catholique
Sur son blog, Philippe Maxence propose une analyse critique du dernier numéro de Permanences (voir nos précédents posts sur ce sujet ici, ici). Extraits :
"La dissidence, si l’on comprend bien ce terme et que l’on fait effort pour saisir de quoi il s’agit, vise non pas à fuir la politique, mais à choisir d’autres formes d’action que celles envisagées jusqu’ici. […] De ce fait, une réflexion sur l’État qui prend pour référence des textes de Pie XII, Jean Daujat, Marcel de la Bigne de Villeneuve, Gaston Fessard ou Louis Dauménie, textes dont le plus récent remonte à 1962, si l’on met de côté le Catéchisme de l’Église catholique, laisse à penser que l’on ne prend pas suffisamment en compte l’évolution profonde du pouvoir et de l’État séculariste. Un seul exemple : peut-on parler de bien commun dans une «société» qui a les caractéristiques d’une «dissociété» ? C’est-à-dire dans une société qui n’en est plus une ? […] L’État moderne n’est pas seulement un État «déconfessionnalisé» qui pourrait continuer à rechercher, par ailleurs, à la manière des Hussards de la République, un bien naturel sans Dieu. Nous sommes passés à un autre stade qui fait de cet État un État totalitaire ou pré-totalitaire. […]
Le communautarisme est devenu le chiffon rouge que l’on agite aujourd’hui pour se convaincre que son adversaire a tort. Seulement, sous ce vocable, de quoi parle-t-on ? Le terme n’est jamais défini. Parle-t-on d’un communautarisme éthique qui reconnaît et institutionnalise toutes les déviances ? Parle-t-on d’un communautarisme qui vise à diviser la France en communautés ethniques ? Évoque-t-on, au contraire, les communautés intermédiaires nécessaires à une véritable vie sociale, entre la famille, qui n’est pas une communauté intermédiaire, mais la cellule de base, et l’État ? Rien n’est dit. […]
La comparaison avec la société romaine est révélatrice. Nicole Buron nous laisse entendre que les chrétiens ont participé à la vie sociale et politique romaine sous l’empire. La remarque est en partie vraie. Seulement, les chrétiens ont fondamentalement refusé d’adorer des faux Dieu et des idoles, ce qui dans la société païenne de l’époque est un acte de dissidence d’une portée sociale et politique. Autre remarque : l’État païen, aussi sanguinaire qu’il fut, n’a rien à voir avec l’État moderne. […] Il y a un appareil d’État, une prise en main des consciences, une utilisation de l’opinion publique, etc., dans l’État moderne que l’on ne retrouve pas dans l’État païen antique.
Il ne s’agit pas de vouloir imposer un point de vue. Dissidence contre utilisation du système. J’estime, au contraire, que nous avons besoin des deux démarches, parce qu’elles se complètent plutôt qu’elles ne s’excluent. On peut encourager des jeunes professeurs à tenter d’enseigner dans le Public ou l’école sous-contrat tout en faisant tout pour que se développent les écoles hors-contrat. […] La dissidence consiste donc, individuellement et socialement, a adopter des comportements qui récusent la modernité dans ses traductions les plus évidentes : refus de la vie, de la famille, consumérisme, système technicien, économisme, découplage du pouvoir et de la responsabilité. […] De ce fait, chaque acte que nous posons aujourd’hui nous engage et devient ou non un acte de dissidence. […] Soljenitsyne nous a également appris que le premier acte de dissidence est le refus du mensonge. Toujours et partout."
Gérard Gachet quitte Valeurs actuelles
Il l’annonce dans son "carnet" d’aujourd’hui :
Après plus de six années passées à la direction de sa rédaction, les circonstances m’amènent à quitter Valeurs actuelles. […]
Que ceux d’entre vous qui souhaiteraient continuer à me lire sachent qu’ils pourront encore le faire. Tout d’abord dans un livre, la France sans complexe, que publieront à la fin février les éditions du Rocher ; et sur Internet, à travers un blog qui verra très prochainement le jour.
Un blog qui pourrait bien prendre sa place dans notre colonne de liens !
Chronique du référendum au Portugal
Un foetus en plastique, bouche et yeux parfaitement dessinés, a été distribué lors d’une conférence de presse à Lisbonne du mouvement "Non merci", hostile à la dépénalisation de l’avortement. Le porte-parole du mouvement Joao Paula Malta explique :
"C’est sur lui que nous allons voter. Nous allons voter sur la vie d’un bébé qui est comme ça".
Nuno Teija Vieria, directeur de "Non merci", affirme :
"Nous voulons que les gens voient ce qui est en jeu dans l’avortement et qu’ils en discutent de façon concrète".
La Marche pour la Vie dans Famille chrétienne
Extraits :
Ce dimanche 21 janvier, près de 15 000 marcheurs – des jeunes en majeure partie, quelques ecclésiastiques en soutane et de courageux élus – battaient le pavé parisien, entre la République et l’Opéra, brandissant ballons et banderoles. […]
L’hebdomadaire rappelle le soutien apporté à la marche par quatre évêques :
Ainsi se sont élevées quatre voix épiscopales, pour le respect de la vie humaine, de sa conception à son terme naturel, dans un bel encouragement pour toutes ces petites associations qui tâchent de mobiliser leurs troupes, bon an, mal an, avec les moyens du bord, jamais négligeables. « Au-delà de cette journée symbolique il faut tout mettre en œuvre pour accompagner les personnes qui sont confrontées aux choix toujours dramatiques de l’avortement et ne rien négliger de ce qui peut les aider positivement à sauver la vie plutôt qu’à la perdre » [a déclaré Mgr Centène, évêque de Vannes]. […]
Vers 17 heures, la place de l’Opéra était envahie par une marée humaine, et le Docteur François Volff, médecin, évangélique, président de l’Acpervie-sos.maternité (association des chrétiens protestants et évangéliques pour le respect de la vie), prononçait le discours de clôture […]. Au cœur de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens, cette heureuse concertation entre catholiques et évangéliques méritait d’être saluée.
Pologne : la conception en débat
Une commission extraordinaire du Parlement polonais évalue la demande de la Ligue des familles polonaises (LPR) qui consiste à inscrire dans l’article 38 de la Constitution polonaise la protection de la vie "dès la conception". L’avortement n’est autorisée en Pologne qu’en cas de viol, d’inceste, de danger pour la vie de la mère ou de malformation irréversible du foetus. Le projet de la LPR, présente au gouvernement depuis le printemps 2006, a été contrecarré par une autre proposition, émanant cette fois-ci de la droite au pouvoir (Droit et justice, PiS). Début janvier, le premier ministre, Jaroslaw Kaczynski, a suggéré d’inscrire dans la Constitution que "la République protège, à travers la loi et les efforts des pouvoirs publics, la vie des enfants conçus".
Certains prélats approuvent le projet de la LPR, quand d’autres, comme Mgr Tadeusz Pieronek à Cracovie, enjoignent de préserver la législation actuelle. Résultat d’un cadre législatif restrictif, moins de 200 femmes ont officiellement recours à un avortement, chaque année, en Pologne. La Fédération du planning familial à Varsovie estime de façon farfelue que 80 000 à 200 000 Polonaises avorteraient, chaque année, en toute clandestinité. On connaît la manipulation du planning familial, habituelle dans ce domaine.
Une réunion informelle pour relancer la Constitution
Les 18 pays qui ont ratifié la Constitution européenne se réunissent demain à Madrid pour tenter de relancer le traité. Un diplomate espagnol explique :
"Nous voulons que la voix des 18 soit entendue. Il n’y a pas les bons d’un côté et les méchants de l’autre, le but est de trouver une solution."
La réunion est coparrainée par l’Espagne et le Portugal. Angela Merkel, qui a promis de trouver une issue à l’impasse sur le projet constitutionnel avec une diplomatie apaisée, voit ce rendez-vous d’un oeil défavorable. Berlin n’enverra qu’un ambassadeur, comme observateur, à cette réunion, qui rassemblera des secrétaires d’Etat aux Affaires européennes. La rencontre est également mal perçue aux Pays-Bas. Les autorités néerlandaises estiment que le texte doit être remanié en profondeur pour que sa ratification puisse être à nouveau envisagée. Le Luxembourg a renoncé à la tenue d’une deuxième réunion, qui aurait rassemblé l’ensemble des 27 pays de l’UE fin février. En France, Marie-George Buffet appelle Paris à "dénoncer la réunion de Madrid", qui "s’apparente à un véritable coup de force" :
"Il s’agit de trouver les moyens d’imposer la Constitution libérale en signifiant aux Français et aux Néerlandais que leur vote est nul et non avenu".
Jean d’Orléans dans Valeurs Actuelles
Le fils aîné du Comte de Paris a été interviewé dans le numéro de vendredi dernier (version papier). Extrait :
Quel jugement portez-vous sur l’état de la France ?
Je trouve le débat politique assez pauvre. Tous les candidats à la présidentielle sont dans le circuit depuis de nombreuses années. Ils ont du mal à prendre de la hauteur. […] Ils prétendent tout régler dans le moindre détail : l’activité des entreprises, la vie des familles, la façon d’éduquer les enfants… Il devient alors très difficile de prendre une initiative sans qu’on vous oblige à rentrer dans le rang. Tout est corseté politiquement, intellectuellement, juridiquement. […]
Quelle est la mission du "prince chrétien" que vous êtes ?
Servir son pays. Je crois qu’il n’y a rien de plus important que le respect de l’homme, depuis sa conception jusqu’à la fin de sa vie. […]
Adoption par les homos : Blair mi-chèvre mi-chou
Dans la polémique qui l’oppose aux catholiques et anglicans concernant l’adoption d’enfants par des couples homosexuels, Tony Blair a promis une décision dès la semaine prochaine. Dans un communiqué extrêmement prudent, le Premier ministre déclare qu’il
"avait toujours été, à titre personnel, pour le droit d’adopter par des couples homosexuels. Notre priorité sera toujours le bien-être de l’enfant".
Et insistant sur le "travail superbe" que font les agences d’adoption catholiques au Royaume-Uni, il a ajouté : "nous annoncerons une décision la semaine prochaine, et voterons, probablement le mois prochain".
"Les couples homosexuels, comme les agences catholiques ont eu beaucoup de succès quand il s’agit de l’adoption d’enfants difficiles à placer. Comment protéger le principe de mettre un terme aux discriminations contre les homosexuels, et protéger en même temps ces enfants vulnérables qui actuellement sont placés via les agences catholiques d’adoption ? Je suis déterminé à trouver une façon de régler cette question sensible et difficile".
Chronique libanaise
Des étudiants se sont affrontés sur le campus d’une université de Beyrouth, en se jetant des pierres et d’autres objets les uns sur les autres. Au moins 17 étudiants ont été blessés. Des étudiants membres de la milice chiite Amal, liée à l’opposition, ont eu des mots avec des membres du Mouvement du futur, qui soutient le gouvernement. Les étudiants des deux bords en sont ensuite venus aux mains.
En outre, des militants islamistes ont tiré des mortiers et des grenades sur des soldats libanais qui se déployaient près du camp de réfugiés palestiniens d’Ein el-Hilweh, dans le sud du Liban. Un soldat et deux civils ont été blessés, alors que plusieurs centaines de résidents ont dû prendre la fuite. Les soldats ont répliqué au cours d’une fusillade qui a duré une dizaine de minutes.
"Le montant de la collecte faite au profit du Liban s’élève" à "un peu plus de 7,6 milliards de dollars" (5,84 Md€), a annoncé Jacques Chirac, avant une suspension des travaux de la conférence internationale "Paris III" sur le Liban. Ce plan doit ramener l’endettement du pays, qui atteint le niveau record de 180% du PIB, soit 40 milliards de dollars, à 144% du PIB en 2011.
18h00 : L’armée libanaise impose un couvre-feu à Beyrouth pour faire cesser les violences. Il y a eu 2 morts et 35 blessés au cours d’une fusillade.
Instabilité intéressante aux Pays-Bas
Lu sur l’excellent Gènéthique.org :
"Depuis les élections législatives du 22 novembre, les partis hollandais négocient pour former une coalition gouvernementale et les discussions sont animées par des questions éthiques ou "de société". Sur les 150 sièges que compte la Chambre des députés, 41 sont détenus par le parti chrétien-démocrate (CDA) du premier ministre sortant Jan Peter Balkenende et 33 par le parti travailliste (PvdA).
Les petits partis peuvent donc peser sur les discussions en cours, à l’instar du ChristenUnie (CU), parti protestant qui a six élus. Le CU s’élève contre certaines lois adoptées dans les années 1990-2000 par des coalitions n’incluant aucun parti chrétien : légalisation de l’euthanasie, de la prostitution, de la consommation de drogues douces, du mariage homosexuel… Si le CU ne dispose pas d’une majorité pour obtenir l’abrogation de ces lois entrées dans les mœurs, il est vraisemblable qu’il obtiendra des conditions d’application plus strictes sur ces lois, notamment l’euthanasie. Il souhaite aussi lancer un grand débat pour réduire le délai légal d’avortement, de 24 semaines aujourd’hui."
Le premier ministre vietnamien au Vatican
Le Premier ministre vietnamien Nguyen Tan Dung a été reçu ce matin au Vatican par le pape Benoît XVI. L’entretien a duré 25 minutes et s’est conclu dans une atmosphère cordiale par le traditionnel échange de cadeaux : le pape a reçu de son hôte un vase de céramique, pièce unique réalisée en 2000, et lui a offert des médailles du Vatican. Deux interprètes ainsi que le chef de la commission vietnamienne des affaires religieuses Ngo Yen Thi ont assisté à l’entretien à huis-clos.
La rencontre entre le souverain pontife et le Premier ministre vietnamien a été interprétée comme un pas vers l’établissement de relations diplomatiques entre le Saint-Siège et le Vietnam, et un signe positif vers une plus grande liberté religieuse au Vietnam.
La fédération des parents d’élèves fait de la politique
La FCPE (fédérant les parents d’élèves de l’école publique et qui plaide notamment pour la distribution de préservatifs dans les lycées) a envoyé un questionnaire aux candidats à la présidentielle, sauf à Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers. C’est "une décision politique". Les réponses seront publiées dans la revue de la FCPE tirée à 230000 exemplaires. La FCPE souhaite notamment que les établissements privés sous contrat soient intégrés à la carte scolaire.
Mgr Cattenoz définit l’école catholique
Patrice de Plunkett rapporte les propos de Mgr Cattenoz, archévêque d’Avignon, qui s’exprimait hier sur KTO :
- La tâche de l’école catholique est aussi (et même surtout) de faire connaître Jésus-Christ aux enfants,
- l’évangélisation des enfants est en priorité la responsabilité de leurs parents,
- donc la pastorale familiale est la priorité dans un diocèse,
- et quoi qu’il en soit, dans tous les domaines, à temps ou à contretemps, «malheur à moi si je ne fais pas connaître l’évangile»…
Christian Vanneste condamné
Le député UMP Christian Vanneste a été condamné jeudi par la cour d’appel de Douai à 3000€ d’amende pour des injures publiques à la suite de ses propos sur la communauté homosexuelle, en janvier 2005, qui avaient été publiés dans deux journaux. Suivant les réquisitions, la cour d’appel a confirmé la peine infligée en première instance, le 24 janvier 2006, par le tribunal correctionnel de Lille. Christian Vanneste devra en outre verser 500€ de dommages et intérêts à chacune des trois parties civiles, Act-Up Paris, SOS-Homophobie et le Syndicat national des entreprises gay (SNEG), des associations de défense des droits des homosexuels. Christian Vanneste avait déclaré :
"Je n’ai pas dit que l’homosexualité était dangereuse, j’ai dit qu’elle était inférieure à l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel, ce serait dangereux pour l’humanité. Il y a un modèle social qui est celui du mariage hétérosexuel et de l’éducation des enfants".
Le député a assuré qu’il n’avait "pas eu l’intention d’injurier qui que soit".
Addendum 14h00 : Nous apprenons que M. Vanneste a décidé de se pourvoir en cassation. Extrait de son communiqué :
"Cette décision de la Cour d’Appel relève de l’exploit puisqu’elle condamne d’un coup Voltaire et Benoît XVI, pour une fois d’accord. Monsieur de La Palisse, l’homme de l’évidence, est interpellé : l’homosexualité permettrait à l’Humanité de perdurer. Christian Vanneste entend poursuivre son combat politique et judiciaire pour la liberté d’expression. Plus que jamais, elle doit être libre et sans entrave sur le plan moral, politique et spirituel. […] Un parlementaire est investi d’une parcelle de la souveraineté nationale, sa liberté d’expression est une condition de la démocratie et de l’Etat de droit. 23 députés ont récemment cosigné une proposition de Loi de Christian Vanneste qui reprend les propos qui viennent d’être incriminés par l’arrêt critiqué. Une dérive judiciaire ne saurait restreindre le débat citoyen sur le mariage homosexuel et l’adoption homoparentale. Le Garde des Sceaux s’était engagé à ce que le malheureux texte voté en décembre 2004 ne conduise pas à cette tragique conséquence. Des millions de personnes partagent et soutiennent la démarche intellectuelle de Christian Vanneste : soit le droit n’a pas été dit, soit la loi doit être modifiée de toute urgence."
Christine Boutin justifie son soutien à Nicolas Sarkozy
Dans un entretien à Famille Chrétienne, Christine Boutin justifie son soutien à Nicolas Sarkozy :
"Dans son discours d’investiture, Nicolas Sarkozy a mis sur le même pied l’appel de l’abbé Pierre en 1954 et la loi Veil de 1974. N’est-ce pas dur à avaler pour les militants du FRS ?
Je comprends la réticence vis-à-vis de Madame Veil. C’est aussi la mienne. L’avortement est une réalité qu’il faut dénoncer. Madame Veil est une icône en France et elle est de droite… Un candidat à la présidentielle peut-il se passer des icônes ? La politique est complexe. Derrière le candidat Sarkozy, il y a Simone Veil mais aussi Christine Boutin et je ne transige pas sur le respect de la vie dès la conception. Le jour où nous rassemblerons 80 000 personnes pour la vie – comme l’UMP à la porte de Versailles le 14 janvier – les choses changeront. Une telle mobilisation semble impossible. Même dans les familles catholiques, le regard sur l’avortement est souvent un regard pour les autres et pas pour soi-même… N’utilisons pas Madame Veil comme un épouvantail pour ne pas soutenir le candidat de la droite républicaine !
Rallier Nicolas Sarkozy, n’est-ce pas renoncer à votre marque de fabrique ?
Le 14 janvier, j’ai eu l’opportunité de parler devant les 80 000 militants de l’UMP. J’ai répété les fondamentaux du FRS : respect de la vie dès la conception, altérité, famille. Il n’y a pas eu de sifflets. Certains redoutent l’instauration du contrat d’union civile (CUC) de Sarkozy. Personne ne sait encore ce qu’il y aura dedans. Je serai la première à m’y opposer. Mais, pour l’instant, Nicolas Sarkozy est un des seuls candidats à refuser aux personnes de même sexe le mariage et l’adoption.
Avez-vous renoncé à la présidentielle en échange du titre de conseiller politique ?
Je n’ai jamais rien négocié. Le FRS (Forum des républicains sociaux) appartient aux groupes fondateur de l’UMP. J’ai demandé 10 investitures aux législatives pour le FRS. Nous en avons obtenu 3 sur 577… C’est plus tard que j’ai pris la décision de renoncer à la présidentielle. Il ne s’agit pas d’un ralliement mais d’un soutien. Je veux infléchir son projet, lui donner une dimension sociale et humaine. Pour gagner, il faudra qu’il humanise son discours."
La violence contre les enseignants en hausse
Une étude du ministère de l’Éducation révèle que les enseignants sont de plus en victimes d’incidents dans les établissements scolaires. Les actes de violence à leur encontre ont connu une augmentation de 7 % en 2005-2006 par rapport à l’année précédente. L’acte auquel les enseignants restent les plus exposés est l’injure ou la menace, avec 7 incidents sur 10. Les violences physiques sans arme, 7,5 % des actes, apparaissent en seconde position. Les vols ou tentatives de vol ont pour leur part représenté 4,5 % de l’ensemble des incidents.
Hier, cinq professeurs ont été blessés par deux bouteilles contenant un mélange instable d’acide sulfurique et d’aluminium. Quatre d’entre eux sont sous le choc et souffrent de problèmes d’audition à la suite de la déflagration. Le dernier, intoxiqué par les vapeurs nocives, est resté en observation.
Espagne : « éducation à la citoyenneté »
L’Association “Professionnels pour l’Ethique” considère que la publication dans le Bulletin Officiel de l’Etat des contenus minimum de la matière dénommée ‘Education à la Citoyenneté’ que l’on veut imposer dans les écoles en Espagne "intervient en plein dans la formation morale des jeunes, un droit qui appartient aux parents et non au Ministre de l’Education". Le directeur de l’Association, Jaime Urcelay, a affirmé :
“nous sommes en faveur de la formation aux valeurs nécessaires pour la vie et pour la cohabitation sociale, mais nous nous opposons fermement à cette matière parce qu’elle constitue un instrument idéologique au service du gouvernement en cours”.
L’Association a publié un opuscule d’information qui réunit les 10 raisons pour lesquelles la matière doit être refusée. Parmi ces motivations, il ressort qu’elle constitue une intervention de l’Etat dans l’éducation morale des élèves ; elle n’admet pas l’existence de la vérité et du bien ; elle prétend éduquer moralement en ignorant les traditions religieuses, l’existence de Dieu et la dimension transcendante de la personne elle-même ; elle impose l’idéologie de genre et la diversités des options affectivo-sexuelles ; elle abuse des émotions et des affections des élèves en renonçant à la pédagogie de l’effort, de l’exigence et de la volonté ; elle évaluera en observant le comportement des élèves et non l’acquisition des connaissances ; elle est discriminatoire par rapport à la matière de Religion qui est choisie volontairement par les élèves.
L’abbé Pierre, l’Eglise et les médias
Patrice de Plunkett consacre plusieurs posts (ici, ici, ici) à la "laïcisation" de l’abbé Pierre par les médias.
[L]e départ de l’abbé Pierre est orchestré par des déclinologues. Ils annoncent l’agonie du catholicisme – et insinuent que le fondateur d’Emmaüs lui-même n’y croyait plus vraiment.
Les médias sont moins prolixes pour rapporter ceci :
[U]ltime révélation : l’abbé Pierre appréciait la liturgie en latin, celle de son enfance et de sa vie monastique. Il a demandé à ce que l’on entonne pour ses funérailles le Rorate caeli, une supplique sur le salut, le Magnificat et le Salve Regina. (le Figaro, via le FC)
Sa messe de funérailles sera retransmise demain vendredi, 11 heures, sur KTO.
L’autogénocide de l’espèce humaine
C’est encore Jeanne Smits qui nous rapporte cette information.
Lors d’une conférence de presse aujourd’hui à Madrid, le président de l’Académie pontificale pour la vie, Mgr Elio Sgreccia, a averti qu’avec la sélection génétique, l’avortement, la chute de la natalité et l’euthanasie "on marche vers l’autogénocide de l’espèce humaine". Il existe aujourd’hui "une mentalité qui consiste à faire confiance au pouvoir biotechnologique" et qui prétend "changer le statut de l’espèce humaine". C’est un délire auquel la société dans son ensemble est désormais perméable puisqu’elle
"justifie aujourd’hui le fait qu’on devrait sélectionner les enfants pour qu’ils soient tous parfaits, sans défauts, et éliminer ceux qui ne satisfont pas à ces conditions. [Un] délire de puissance [né d’une] perception fausse de l’origine de l’homme,[ puisque] nul être humain ne peut affirmer qu’il est né par sa propre volonte, ni qu’il s’est construit lui-même :
"C’est le grand mensonge sur lequel on prétend établir cette toute-puissance biotechnologique qui veut changer la structure même de la nature humaine et la libérer ainsi de toute culture antérieure."
Il faut "démasquer" tous les mécanismes de la sélection génétique qui "ne conduisent pas vers ce qu’imaginent les scientifiques mais à la destruction de l’espèce humaine".
"La faiblesse de la communauté chrétienne et la force de la société laïcisée peut faire prévaloir le désastre. [Il faut que] l’Europe inverse la marche. Jusqu’à présent on a accepté la culture de mort et ce chemin conduit à l’autodestruction."
Avortement : un évêque portugais dénonce la manipulation
Mgr Ilidio Leandro, évêque de la petite ville de Viseu, au Portugal, a indiqué que si le référendum du 11 février avait porté seulement sur la dépénalisation de l’avortement, il aurait voté oui. La presse portugaise s’est jeté sur ces commentaires : elle tenait enfin son responsable catholique pro-avortement ! Don Ilidio s’est empressé de préciser son propos afin qu’il ne soit plus déformé par la presse, ni sorti de son contexte, expliquant qu’il aurait voté oui à l’absence de poursuites et peines pour la femme ayant avorté, dans la mesure où
"généralement la femme est victime de ces situations parce qu’elle est abandonnée par la société et par l’Etat – les aides n’existent pas – et souvent aussi par son compagnon, tandis que le professionnel de santé accepte de pratiquer l’intervention pour en tirer un bénéfice."
Dans ce contexte, la femme "est la victime et celle qui reste dans la solitude" : "elle recherche un avortement quand elle n’a pas d’autre choix".
Jeanne Smits, qui nous rapporte cet épisode, fait remarquer que c’est la logique de la loi pour la vie proposée par l’AGRIF et le Centre Charlier : ne pas poursuivre la femme ayant avorté, mais faire peser plus justement la responsabilité sur ceux qui la poussent à l’acte et organiser un contexte favorable à l’accueil de la vie.
L’évêque a souligné qu’il n’y avait pas une question (celle de la dépénalisation accordée à la femme, qui fait l’objet d’une première proposition) mais trois, les deux autres portant sur la libéralisation totale de l’avortement jusqu’à dix semaines pour la première, et sur la réalisation de ces avortements dans des centres de santé légalement autorisés. Il a dénoncé le fait que les partisans du oui se centrent exclusivement sur la première question. Il s’agit de faire croire aux électeurs qu’ils mettent fin à une situation difficile imposée à celle qui ne porte pas l’entière responsabilité de son acte, alors qu’en réalité la dimension la plus grave de ces atteintes organisées à la vie se situe dans le fait de faire de l’avortement un droit et de le faire organiser et accomplir par l’Etat.
En outre, selon le cabinet de police judiciaire du ministère portugais de la justice, 223 crimes d’avortement ont été enregistrés depuis le dernier référendum par lequel les Portugais avaient dit non à la dépénalisation en 1998. 34 d’entre eux ont donné lieu à un procès ; 18 personnes au total ont été condamnées, au plus à des peines de prison avec sursis. On ne peut donc pas dire que l’avortement fasse l’objet d’un acharnement répressif : ce qui montre bien que le but réellement poursuivi est de faire de l’avortement un droit.
Jérôme Rivière rejoint Philippe de Villiers
Le député UMP des Alpes-Maritimes Jérôme Rivière, dont l’UMP n’a pas renouvelé l’investiture pour les prochaines législatives, va présider le comité de soutien à Philippe de Villiers. Agé de 42 ans, élu député pour la première fois en 2002, M. Rivière est également membre du CNI (Centre national des indépendants et paysans), une formation associée à l’UMP. Jérôme Rivière avait appelé à voter "non" au référendum sur la Constitution européenne et dénoncé l’immigration et la place de l’islam en France. M. Rivière avait perdu en octobre son investiture UMP au profit d’Eric Ciotti, un collaborateur du ministre sarkozyste Christian Estrosi, après un vote des militants de la circonscription. Il a contesté ce vote en justice, mais a été débouté en première instance.
Christine Boutin ne conteste pas l’utilité de la Marche pour la Vie
… et reproche vertement à ce blog d’avoir compris le contraire. Son cabinet nous envoie ce "droit de réponse" (surligné par nous):
"Christine Boutin n’a jamais contesté l’utilité de la Marche pour la Vie, à laquelle se trouvaient d’ailleurs des cadres de son parti à titre officiel. Elle a redit son soutien aux mouvements pro-vie et son espoir de les voir un jour réunir 80 000 personnes.
Il est extrêmement dommageable que vous distilliez le doute sur la sincérité et la constance de son combat en lui attribuant des propos déformés."
Il nous semblait précisément n’avoir pas mis en cause la sincérité de Mme Boutin, mais bon… sachons surtout nous réjouir de la dissipation d’un malentendu !
Les politiques présents à la Marche pour la Vie
Vox Galliae a mis en ligne des interviews de responsables politiques présents, notamment Philippe de Villiers et Thibaut de la Tocnaye (responsable de la coordination du programme du FN).
Extrait de l’intervention de Philippe de Villiers :
Je suis là pour soutenir la vie, pour soutenir tous ceux qui se battent à contre-courant pour défendre la vie et qui sont les vrais écologistes parce qu’on défend les mésanges et les dauphins, on pourrait peut être défendre les petits d’hommes. Donc je pense qu’il sera demain nécessaire, si l’on veut que notre civilisation ne disparaisse pas, de se préoccuper […] de la vie humaine comme on défend aujourd’hui la vie animale.
Euthanasie : précisions du cardinal Ruini
Le président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Camillo Ruini, est intervenu lundi sur ce sujet, en ouvrant les travaux du Conseil permanent de instance, d’autant plus que le Parlement italien examine une loi instituant une ouverture à l’euthanasie. Le cardinal Ruini a souligné qu’
"il est légitime de refuser l’acharnement thérapeutique, c’est-à-dire des procédures médicales extraordinaires qui se révèlent trop onéreuses ou dangerueses pour le patient et disproportionnées quant au résultat obtenus, [mais que ce refus ne peut aller] jusqu’à légitimer des formes plus ou moins masquées d’euthanasie".
Il a explicitement condamné "l’arrêt de soins qui prive le patient du nécessaire soutien vital que sont l’alimentation et l’hydratation". Il a ajouté que la volonté exprimée par le patient ou par ses proches ne pouvait aller jusqu’à demander de quitter la vie au malade.
L’Inter-LGBT interroge les candidats
L’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT) va envoyer aux candidats à la présidentielle un questionnaire sur les grands dossiers touchant à l’homosexualité, dont les réponses seront rendues publiques mi-mars. Tous les candidats sont destinataires à l’exception de Jean-Marie le Pen et de Philippe de Villiers. Le document aborde les grandes revendications de la cinquantaine d’associations regroupées au sein de l’Inter-LGBT, notamment concernant le couple (mariage, adoption, fiscalité), la parentalité (partage de l’autorité parentale, procréation), et les transsexuels (état civil, opérations chirurgicales). Des réponses qui nous intéresseront aussi.
Ségolène Royal s’est déjà engagée pour le mariage des couples homosexuels et la possibilité d’adopter un enfant, tandis que Nicolas Sarkozy a fait savoir qu’il défendrait un nouveau type d’"union", entre le Pacs et le mariage : le CUC. François Bayrou défend également le mariage et l’adoption pour les homosexuels.
Addendum : L’association organisatrice de la Life Parade (dont la prochaine manifestation le 17 mars porte sur le thème de l’homoparentalité) se félicite de l’initiative de l’Inter-LGBT :
"«Pour une fois, nous sommes d’accord avec l’Inter-LGBT », souligne Pierre de Balincourt, porte-parole de la Life Parade. Pour cette association, il est en effet indispensable "que tous les citoyens votent en connaissance de cause", pour reprendre les mots d’Alain Piriou."
La Life Parade a également interrogé tous les candidats et les résultats seront rendu public à l’occasion de la troisième édition de la Life Parade.
Halte à la pornographie !
Dans un message destiné aux médias, Benoît XVI a déploré la tendance à l’exaltation de la pornographie par certaines émissions destinées aux enfants et aux adolescents.
"Toute tendance à réaliser des programmes et des productions qui, au nom du divertissement, exaltent la violence, dépeignent un comportement antisocial ou avilissent la sexualité humaine constitue une perversion, d’autant plus répugnante quand ces programmes s’adressent à des enfants et des adolescents.
Comment pourrait-on expliquer ce +divertissement+ aux innombrables jeunes innocents qui souffrent réellement de la violence, de l’exploitation et des abus ?".
Le message de Benoît XVI a été publié à l’occasion de la 41ème journée mondiale des communications sociales célébrée par l’Eglise catholique le jour de la fête de saint François de Sales. La journée de cette année avait pour thème "les enfants et les médias". Selon Benoît XVI, l’industrie des médias devrait aider les parents à éduquer leurs enfants dans le sens de "la dignité humaine fondamentale, la vraie valeur du mariage et de la vie familiale, l’accomplissement positif et les desseins de l’humanité".
Angleterre : les anglicans rejoignent les catholiques sur l' »homoparentalité »
Les anglicans ont rejoint la fronde lancée par les catholiques de Grande-Bretagne face à la loi contre les discriminations qui aura pour conséquence d’obliger les agences d’adoptions à accepter les demandes de couples homosexuels (voir ici). Le chef de l’Eglise anglicane, l’archevêque de Canterbury Rowan Williams (photo), et l’archevêque de York John Sentamu ont écrit à Tony Blair le mettant en garde contre le risque de trop légiférer et d’intrusions dans la vie privée.
"Le droit de conscience ne peut être soumis à la législation".
L’Eglise anglicane a souligné comprendre les réticences des catholiques sur le sujet de l’adoption par des homosexuels.
"Nous sommes totalement opposés aux discriminations (…) mais cela ne veut pas dire que (les catholiques) sur la question des agences d’adoptions n’aient pas de bons arguments".




