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Le maire de Moscou contre la gay pride

Le maire de Moscou, Iouri Loujkov, affirme qu’il interdira de nouveau cette année la Gay Pride à Moscou :

Iouri_loujkov "L’année dernière, une pression sans précédent a été exercée sur Moscou pour qu’y soit organisée une parade gay que l’on ne peut appeler autrement qu’une œuvre de Satan. Nous n’avons pas permis cette manifestation et nous ne l’autoriserons pas à l’avenir. La pensée religieuse mondiale constate une crise de la foi en Occident. Dans certains pays d’Europe on bénit les mariages homosexuels, dès les premières années d’école on introduit des manuels sur le sexe. De telles choses agissent comme un poison moralement mortel sur la conscience pure des enfants."

Michel Janva

Les ‘droits de l’homme’ contre la morale naturelle

Le médiateur croate pour les droits de l’Homme a critiqué un programme d’éducation sexuelle qui devrait entrer prochainement dans les écoles de Croatie :

"Le contenu du programme ne satisfait pas les normes établies. Il y a plusieurs affirmations qui n’ont pas de fondements scientifiques. [Ce programme est] en accord uniquement avec l’enseignement de l’Eglise catholique".

Voilà le libertarisme qui prêche l’interdit et le conservatisme post-soixante-huitard… Les associations qui s’auto-proclament "des droits de l’Homme" critiquent les réalisateurs du programme pour avoir présenté l’homosexualité comme étant "contre la nature". Pire :

"L’on apprend aux jeunes qu’on peut avoir des relations sexuelles uniquement après le mariage, que les moyens de contraception sont contraires au sens même de l’acte sexuel et que la masturbation est inacceptable".

A noter qu’environ 88% des 4,4 millions d’habitants de la Croatie sont catholiques. Pour remédier à cette statistique anormale, les droits de l’hommiste ont décidé de s’en prendre à la jeunesse.

Michel Janva

Une charte de la laïcité pour les services publics

Le Haut conseil à l’intégration (HCI) présente aujourd’hui à Dominique de Villepin, un projet de charte de la laïcité dans les services publics. Un texte qui a vocation, aux yeux du HCI, à être affiché dans tous les services publics : les hôpitaux, les prisons, les armées… Le texte rappelle aux agents que si "la liberté de conscience (leur) est garantie", notamment à travers la possibilité de se voir attribuer des autorisations d’absence à l’occasion des grandes fêtes propres à leur confession, "le principe constitutionnel de laïcité impose (à tous) un devoir de stricte neutralité, le traitement égal de tous les individus et le respect de la liberté de conscience".

"Le fait pour un agent public de manifester ses convictions religieuses dans l’exercice de ses fonctions constitue un manquement à ses obligations".

A l’égard des usagers, le texte rappelle que

"Les usagers des services publics doivent s’abstenir de toute forme de prosélytisme. [Lorsque] la vérification de l’identité est nécessaire, ils doivent se conformer aux obligations qui en découlent. [Ils] ne peuvent, à raison de leurs convictions, récuser un agent public ou d’autres usagers, ni exiger une adaptation du fonctionnement du service public".

Une charte destinée à résoudre les problèmes liés à l’application de l’islam, notamment à l’hôpital.

Michel Janva

Le lobby pro-euthanasie s’invite à la présidentielle

L’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) doit envoyer prochainement un livre blanc aux candidats et aux élus, intitulé "Fin de vie, une nouvelle loi est indispensable". Recensant des cas d’acharnement thérapeutique, l’ADMD souhaite ouvrir la discussion sur la dépénalisation de l’euthanasie et projette d’inviter les différents candidats à l’élection présidentielle, début mars, lors d’une grande soirée débat.

Le PS s’est déjà prononcé pour la légalisation de l’euthanasie. Elle apparaît sans ambiguïté dans le programme présidentiel du parti :

"Nous saisirons le Parlement d’un projet de loi Vincent Humbert sur l’assistance médicalisée pour mourir dans la dignité ; cette loi aura pour objet de permettre aux médecins, dans des conditions strictes du respect de la volonté de leur patient, d’apporter une aide active aux personnes en phase terminale de maladie incurable ou placée dans un état de dépendance qu’elles estiment incompatible avec leur dignité."

Michel Janva

Nicolas Sarkozy surmédiatisé

Sarko_6 C’est le résultat d’une étude conjointe de TNS Media Intelligence et de Médiamétrie qui mesure l’unité de bruit médiatique (UBM), c’est-à-dire l’impact des acteurs du monde politique dans les médias. En 2006, la pression médiatique de Nicolas Sarkozy est de 38% supérieure à celle de Ségolène Royal. Ne parlons même pas de la différence avec les autres.

MJ

Philippe de Villiers à Ripostes

Interrogé par Serge Moati dans l’émission Ripostes, les questions de l’avortement et du "mariage" homosexuel ont été abordées :

"Vous vous dressez avec vigueur contre l’avortement, contre le mariage homosexuel aussi. Dans votre programme, vous proposez une politique nataliste. Dimanche dernier, on vous a vu au milieu de milliers de manifestants chrétiens, cathos-tradis, défiler à Paris contre l’avortement. Vous sentez-vous proches de ces chrétiens "intégristes" ?

Villiers_ripostes Vous savez moi je défends les mésanges, les passereaux qui disparaissent […] les petits d’homme. Je considère que la famille est la base de la société et que le mariage homosexuel est une erreur. Je considère qu’il y a deux choses importantes : la liberté naturellement, qui est garantie pour chacun mais aussi l’intérêt de la société. Et l’intérêt de la société c’est qu’un enfant ait un papa et une maman et non deux papas ou deux mamans."

Michel Janva

Islamisation de la Grande-Bretagne

Lu sur le blog de Daoudal :

"L’institut britannique Policy Exchange a réalisé un sondage [pdf] auprès des musulmans britanniques, qui montre sans surprise que les jeunes sont de plus en plus engagés dans l’islam.

37% déclarent qu’ils préféreraient vivre selon la charia islamique, contre 17% des plus de 55 ans. 37% disent préférer envoyer les enfants dans les écoles musulmanes publiques, contre 19% des plus de 55 ans. 74% disent préférer que les musulmanes soient voilées en public, contre 28% des plus de 55 ans. Et 7% des personnes interrogées, tous âges confondus, déclarent «admirer des organisations comme Al Qaïda qui sont prêtes à combattre l’Occident». Le taux monte à 13% chez les jeunes.

Un sondage en France donnerait sans doute des résultats comparables. A ceci près qu’il n’y a pas encore chez nous d’écoles musulmanes publiques."

Michel Janva

Le député Vanneste sera-t-il réinvesti par l’UMP ?

La porte-parole de l’UMP Valérie Pécresse a rappelé que le député Christian Vanneste n’avait pas "été investi" par le parti dans sa circonscription :

"La sanction la plus grave que peut encourir un parlementaire de la part de sa famille politique, c’est de ne pas être réinvesti. A titre conservatoire, depuis le début de la procédure judiciaire, nous avons réservé sa circonscription, c’est-à-dire que Christian Vanneste n’est pas investi au jour où je vous parle par l’UMP".

"Nos instances se saisiront de la situation de Christian Vanneste, [et je rappelle que] Nicolas Sarkozy avait fermement condamné ses propos".

Michel Janva

Euro : encore un sondage défavorable

Une majorité des citoyens vivant dans la zone euro estiment que la monnaie européenne a eu un impact négatif sur l’économie de leur pays et regrettent leur ancienne devise nationale, selon un sondage publié par le quotidien économique britannique The Financial Times. Le sondage, réalisé par l’institut britannique Harris Interactive en France, Allemagne, Italie et Espagne, précise que cet effet négatif de l’euro est souligné par plus des deux tiers des Français, Italiens et Espagnols, et une majorité des Allemands.

5% de Français affirment que la monnaie unique a eu un impact positif sur l’économie de la zone euro. Plus de la moitié des 5314 personnes interrogées dans les quatre pays manifestent une préférence pour leur ancienne monnaie. Près des deux tiers des Allemands regrettent le Deutsche Mark.

Michel Janva

17h30 : Le porte-parole du commissaire aux Affaires économiques et monétaires de la Commission européenne a réagi à ce sondage :

"Le danger de ces enquêtes est qu’elles contribuent à renforcer les réactions viscérales plutôt que le respect des faits".

Il ne croit pas si bien dire…

Une presse chrétienne en quête de sens

Réunis à Annecy pour les 11es Journées d’études François-de-Sales, à l’initiative de la Fédération française de la presse catholique (FFPC), 150 professionnels des médias chrétiens ont interrogé le sens de leur mission dans un paysage modifié. Directeur de la rédaction de l’hebdomadaire La Vie, Jean-Pierre Denis n’a pas hésité à interroger les congressistes :

"Nos journaux ont tendance à se rassurer en considérant qu’ils sont (toujours) propriétaires du sens. Or, il faut bien constater que nous ne contrôlons plus l’information, que nous avons perdu notre autorité, dans un système de circulation permanente des “nouvelles”. Il nous faut sortir du système clos dans lequel la société médiatique nous enferme en participant pleinement au débat public, sans avoir peur de la polémique…"

Michel Janva

La droite a fait avancer la cause du lobby gay

C’est le constat d’Alain Piriou, porte-parole de l’inter-LGBT : contre toute attente de la part des lobbys, la droite a, en cinq ans, fait avancer leur cause :

  • Christian Vanneste a été condamné en application d’une loi votée en 2004, punissant les propos discriminatoires à caractère homophobe au même titre que les propos racistes.
  • des améliorations du Pacs : l’enregistrement du Pacs à l’état civil sur l’acte de naissance, la suppression du délai fiscal de trois ans pour l’imposition commune, …
Ce bilan -à ne pas négliger dans un proche avenir- est, de l’aveu même du porte-parole, "une grosse surprise" :
"Nicolas Sarkozy a voulu soigner l’image de quelqu’un d’ouvert sur les questions de société."

Les bourdes de Ségolène Royal

… profiteraient à François Bayrou. Mais ce ralliement de socialistes déçus feraient fuir les anciens de l’UDF.

MJ

Lisbonne : 15000 manifestants pour la Vie

C’est un succès car, selon e-deo, la population portugaise étant 6 fois moins nombreuse qu’en France, cela ferait proportionnellement 90000 manifestants dans les rues de Paris.

Michel Janva

La constitution : enjeu électoral

Suite à la conférence qui a réuni la semaine dernière les 18 pays ayant ratifié le Traité constitutionnel européen, le ministre français déléguée aux Affaires européennes Catherine Colonna a rappelé que "la priorité doit (…) être de forger un nouveau consensus, à 27", qui pourrait impliquer un "texte simplifié" sans pour autant "reprendre à zéro".

"D’une part, il faut partir de la base qui existe, celle du projet de Traité constitutionnel, qui est le fruit d’un long travail. D’autre part, il faut préserver les équilibres qui étaient ceux de ce texte".

Mme Colonna a préconisé de s’accorder "d’ici 2009 sur un texte simplifié, auquel certains sujets seraient ajoutés". S’agissant du mode de ratification d’un texte ainsi arrêté -référendaire ou parlementaire-, Mme Colonna a rappelé que "ce sera au président de la République en exercice d’en décider le moment venu".

L’avenir de la Constitution européenne est donc bien un enjeu électoral. C’est ce qu’a bien compris Nicolas Dupont-Aignan.

Michel Janva

Donnedieu de Vabres souhaite l’expulsion de Vanneste

Le ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a estimé que les instances de l’UMP "peuvent" exclure le député du Nord Christian Vanneste, condamné en appel :

Ddv "Ses propos sont choquants, ils ont été condamnés par la justice (…) Le respect dû à l’homme, à la personne humaine, est absolument essentiel. Ces propos ne correspondent en rien à l’esprit de notre famille politique, strictement en rien".

[C]e sont des propos qui ne sont pas dignes de l’UMP. Si les instances de l’UMP prennent une décision pour l’exclure, je pense qu’elles peuvent le faire".

Michel Janva

Québec : qui est choqué par ce crucifix ?

Qubec Le chef du Parti québécois, M. André Boisclair, vient d’affirmer que le crucifix, accroché au-dessus du siège du président de l’Assemblée nationale du Québec, «n’a plus sa place là», car il "pourrait" être choquant pour les membres des minorités religieuses comme les juifs et les musulmans. Prétexte fallacieux… Non seulement les minorités religieuses au Québec n’ont pas demandé le retrait de ce crucifix, mais la position tranchée du chef péquiste, dans ce dossier «très sensible», risque plutôt de choquer la «majorité religieuse québécoise». Plusieurs parlementaires se sont d’ailleurs publiquement opposés au retrait de ce symbole religieux. Honneur à eux.

La députée de La Pinière, Mme Fatima Houda-Pepin (musulmane d’origine marocaine) et le député de Louis-Hébert, M. Sam Hamad (d’origine syrienne) se sont publiquement portés à la défense de l’intégralité de l’héritage identitaire de la majorité des Québécois, incluant la dimension catholique.

Michel Janva

Les excès de pouvoir de Bruxelles dénoncés

40 professeurs d’Université ont jeté un pavé dans la mare en publiant il y a un mois une lettre ouverte au Président de la République (ici, deuxième partie de la page). Ils mettent en garde contre une dérive normative communautaire "gravement attentatoire à la démocratie puisqu’elle retire aux législateurs nationaux tout pouvoir". Ces professeurs mettent en garde contre une "entreprise qui, par sa portée, dépasse en gravité tous les excès de pouvoirs auxquels, hélas, les autorités communautaires se sont désormais habituées." :

"Dans une démocratie organisée selon les principes de l’Etat de droit, une règle n’est légitime que si elle émane d’une autorité investie du pouvoir de l’édicter. [Or] comme on l’enseigne aux étudiants de première année des facultés de droit, sinon déjà aux collégiens dans leurs cours d’instruction civique, ce n’est qu’à cette condition qu’elle est une règle de droit et mérite donc obéissance". 

Evoquant un "excès de pouvoir manifeste" de la Commission de Bruxelles, ils préviennent qu’

"ils ne pourront plus longtemps se résoudre à se déshonorer, dans leurs écrits comme dans leurs enseignements, en affectant de tenir pour du droit ce qui n’en est évidemment pas."

Ils demandent en conclusion au Président de la République de "rappeler aux institutions de l’Union européenne que le Traité CE ne lie la France que tel que le Conseil constitutionnel en a autorisé la ratification et non pas tel qu’elles veulent le comprendre".

Michel Janva

Le mariage ne formalise pas seulement des liens affectifs

Le pape Benoît XVI a rappelé le caractère sacré et indissoluble du mariage, soulignant que son annulation devait rester une exception, lors d’une audience avec les membres du tribunal de la Rote romaine pour l’inauguration de l’année judiciaire. Benoît XVI a appelé les membres du tribunal à ne pas "nier l’existence d’un lien conjugal indissoluble" et ainsi à limiter au possible leurs jugements en nullité ; à ne pas se laisser "séduire par d’autres voies ou interprétations qui impliquent une rupture avec la tradition de l’Eglise", en allusion à la légalisation dans certains pays d’unions homosexuelles :

"Ces voies s’éloignent de la véritable essence du mariage [et] sous diverses appellations plus ou moins attrayantes cherchent à dissimuler une contrefaçon de la réalité conjugale".

Benoît XVI a dénoncé le fait que se soit installée dans "certains milieux ecclésiastiques" l’idée que "des personnes dans une situation matrimoniale irrégulière" puissent avoir besoin d’une "régularisation", "indépendamment de la validité de leur mariage". Il a déploré le fait que le mariage soit trop souvent vu comme "une simple formalisation sociale des liens affectifs" et qu’il soit présenté "comme une superstructure légale que la volonté humaine pourrait manipuler à volonté, allant même jusqu’à la priver de son caractère hétérosexuel".

Michel Janva

Sarkozy le paradoxal

Le candidat de l’UMP a déclaré, en réponse à François Hollande qui l’accusait de "captation d’héritage" pour ses multiples citations de figures historiques de gauche :

Je veux dire à tous les Français que nous sommes les héritiers d’une seule et même histoire dont nous avons toutes les raisons d’être fiers. […]

Oui je me reconnais dans Jaurès et dans Blum, dans Jules Ferry, dans Clemenceau, comme je me reconnais dans Péguy, dans Bernard Lazare, dans Lyautey et dans le Général De Gaulle.
[…]

Ce que je sais c’est qu’il n’y a qu’une histoire de France et non pas deux, parce qu’il n’y a qu’une seule France.
Ce que je sais c’est qu’il y a des gens pour lesquels le patriotisme de parti sera toujours plus grand que l’amour de la patrie, alors que pour moi rien n’est plus grand que l’amour de la France.
Ce que je sais c’est qu’il y a des gens qui ne comprendront jamais que l’on veuille rassembler les Français, qui ne comprendront jamais que l’on puisse dire que lorsqu’il s’agit de la France il n’y a pas de camp.
Ce que je sais c’est que la gauche qui proclame que l’Ancien régime ce n’est pas la France, que les Croisades ce n’est pas la France, que la chrétienté ce n’est pas la France, que la droite ce n’est pas la France.

Cette gauche là je l’accuse de communautarisme historique.

Henri Védas (via Le Figaro, papier)

La Marche pour la Vie dans Valeurs Actuelles

Lu dans la version papier, illustré d’une sympathique photo de jeunes manifestantes :

La troisième édition de la Marche pour la vie, qui s’est déroulée le 21 janvier à Paris, a réuni près de 15 000 personnes. Dans le comité de soutien figuraient quatre évêques : Mgrs Bagnard, Cattenoz, Centène et Rey. Hostiles à la loi Veil, les manifestants réclamaient aussi la révision dela loi sur la bioéthique, qui autorise la recherche sur les embryons. "Nous demandons le remplacement des lois actuelles par des lois favorables à l’accueil de la vie", a déclaré Paul Ginoux Defermon, du collectif "30 ans ça suffit" qui organisait cette marche. Les associations qu’il réunit plaident aussi pour la mise en place d’une aide matérielle et morale aux futures mères en difficulté. […] Près de 220 000 IVG sont pratiquées chaque année : "On est très loin des seuls ‘cas de détresse’ prévus dans la loide 1975, constate Paul Ginoux Defermon. Si tant de monde s’intéresse encore au sort de l’enfant à naître, trente ans après, c’est bien parce que chacun sait que l’embryon humain n’est pas qu’un ‘amas de cellules.’ "

Henri Védas

Nicolas Sarkozy pour « le métissage »

Lors de son discours d’investiture le 14 janvier, Nicolas Sarkozy a déclaré :

"Je veux être le président d’une France qui aura compris que la création demain sera dans le mélange, dans l’ouverture, dans la rencontre, je n’ai pas peur du mot, dans le métissage."

Ce passage en gras n’apparaît pas dans le discours en ligne (vers la fin) sur le site de l’UMP, mais on peut l’entendre très distinctement dans la vidéo (à 1h16mn45).

Michel Janva (via ce blog)

UE : la Constitution sans débat

On apprend que lors de la réunion à Madrid réunissant les représentants des 18 pays ayant ratifié la constitution, le ministre espagnol a déclaré (en italique) :

Tc "que la Constitution européenne est un «magnifique document qui sert bien les besoins de l’Union et de ses citoyens», et que s’il faut le modifier, à cause des ces imbéciles de Français et de Néerlandais, il faudra «rechercher un consensus pour compléter le traité plutôt que pour le démembrer».

Ce matin, d’autre part, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, écrit dans le Financial Times à propos de la Constitution européenne :

Steinmeier «[…] Ce serait bien que dans les pays où des élections sont prévues la Constitution européenne ne devienne pas un thème central de discussions au cours desquelles des positions politiques fermes seraient prises.»

Autrement dit, M. Steinmeier veut imposer le silence sur la Constitution européenne dans les rangs des candidats à la présidentielle en France. […]

Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen condamne la réunion à Madrid, "contraire au texte même qu’ils défendent, puisque celui-ci ne parle pas de majorité mais souligne que l’unanimité est nécessaire" et estime que

"[L]a résurrection annoncée de la défunte Constitution européenne doit être un thème central de la campagne […] et les candidats doivent se prononcer clairement sur ce sujet, qui engage ce qui reste de la souveraineté de leur pays. L’ingérence de M. Steinmeier dans les affaires intérieures françaises est précisément un exemple de l’insupportable dérive supranationale de l’Union européenne qui devait trouver sa consécration dans la Constitution."

Michel Janva

Avorter c’est tuer

Dans Présent, Jeanne Smits revient sur la Marche pour la vie et rappelle que si l’aide aux femmes enceintes est nécessaire dans l’accueil de la vie, la dénonciation de ce qu’est l’avortement ne l’est pas moins :

30anscasuffit07_12 "Il y a un tabou, il est clair est net : on peut parler tant qu’on veut de créer des conditions favorables à l’accueil des enfants, mais dire qu’avorter est un crime, qu’avorter c’est tuer, est jugé politiquement suicidaire. Et si c’était cette absence de vérité qui plombait nos combats ? Ne mésestimons pas, à cet égard, la chape de plomb que font peser les médias sur cette information. Mais force est de constater que nombre de candidats, dont nous ne mettons pas en doute l’opposition à l’avortement à titre personnel, ne veulent parler publiquement que de «drame», de «tragédie» et de la souffrance des femmes ayant avorté. Certes, il faut souligner ces choses-là ; mais voyezvous, trente ans après, ce langage «compassionnel» n’a pas fait avancer les choses d’un iota sur le plan du droit. Oui, le combat juridique sera long et ne se fera, probablement, que par étapes. Mais même pour cela il faudra bien faire sauter le verrou du politiquement correct.

Le Portugal est appelé aux urnes le 11 février pour un référendum sur la libéralisation de l’avortement […] et l’Eglise a clairement pris position, multipliant les campagnes d’information où l’on parle certes de l’indispensable soutien aux mères mais où revient le 5e commandement : tu ne tueras pas. Parce qu’un Etat qui organise la suppression de ses propres enfants est l’auteur de sa propre déchéance : comment le croire capable d’oeuvrer pour la justice ?"

Michel Janva

UE : la Constitution se transforme en « traité »

Pl Pour remplacer la Constitution européenne, le président de la délégation de l’Assemblée nationale pour l’Union européenne, le député Pierre Lequiller (UMP, membre de la Convention qui a rédigé, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, le traité actuel), propose à la présidence allemande de l’UE un nouveau projet de "traité institutionnel". Pierre Lequiller estime qu’il faut renoncer à ce stade au terme de Constitution, qui "induit une ambiguïté en laissant penser que l’Union est un Etat".

Ce traité garde intégralement la première partie du traité constitutionnel, laquelle serait complétée par les dispositions des troisième et quatrième parties "nouvelles par rapport aux traités existants et qui apparaissent indispensables à la mise en oeuvre" de la première partie. Concernant la deuxième partie, la Charte des droits fondamentaux, le député des Yvelines propose de la maintenir, mais, si cela s’avère difficile, de prévoir "un article de renvoi" ou de l’inscrire "en annexe".

Un tour de passe-passe qui ne dit pas son nom.

Michel Janva

Avortement : une loi qui crée le droit d’attenter à la vie

Au cours d’un entretien à la télévision, Mgr Policarpo, archévêque de Lisbonne, a alerté sur le danger que soit instituée "une loi qui crée le droit d’attenter à la vie" estimant "qu’oter la vie, de qui que ce soit, ne peut pas être transformé en droit".

"La légalisation ne met pas fin à l’avortement clandestin et augmente de façon exponentielle le nombre d’avortements".

Jeudi le vicaire épiscopal de Vila Real (nord de Lisbonne), Manuel Linda, comparait l’avortement à "l’homicide volontaire, le terrorisme, la peine de mort, l’infanticide, le génocide et l’euthanasie". L’évêque de cette ville, Mgr Joaquim Goncalves, considère que la dépénalisation de l’avortement équivaut "au droit de tuer pour résoudre les problèmes sociaux de quelques-uns".

Michel Janva

Pas de relation entre souverainistes au Parlement européen

Interrogé dans Présent, Bruno Gollnisch évoque les rapports entre son nouveau groupe au Parlement européen et celui d’Indépendance et Démocratie, dans lequel siègent les 3 députés du MPF :

"Qu’en est-il de vos relations avec les députés originaires du MPF ?

Bg_2Il faut bien dire que les deux autres groupes [ID & UEN] souverainistes défendent assez mal le souverainisme. Le groupe Indépendance et démocratie, présidé par un ancien socialiste danois, Jens Peter Bonde, accueille Philippe de Villiers, Paul-Marie Coûteaux et Patrick Louis. Je serais ouvert, au titre de l’Union patriotique voulue par Jean-Marie Le Pen et sous réserve de son accord, à une coopération entre nos groupes mais je ne crois pas qu’ils en prennent le chemin. Je pense que Philippe de Villiers ne pèse pas lourd dans ce groupe. Ainsi Bonde est-il favorable à la suppression des sessions à Strasbourg…"

Michel Janva

Face au totalitarisme : la dissidence catholique (suite)

Suite au commentaire critique de Jacques de Guillebon sur son post, Philippe Maxence fait une mise au point et poursuit la réflexion sur ce sujet qui concerne tout catholique :

"Je pense qu’il y a un nœud commun entre toutes les formes de totalitarisme et que ce nœud justement ne repose pas sur ce que vous appelez «la violence martiale». Le nazisme lui-même, en dehors de ses adversaires désignés et premiers en quelque sorte, a exercé sur le peuple allemand une pression totalitaire d’un autre ordre. […] Le nœud du totalitarisme, qu’il soit larvé ou non, me semble plus se situer dans une sorte de nihilisme relayé à tous les échelons de la société depuis l’État jusqu’à la plus petite école de campagne. Aujourd’hui, le totalitarisme n’a plus besoin du bruit des bottes. Il n’est même plus étatique. Il n’a presque plus besoin de l’enfermement et de l’interdiction. Il agit en détruisant les défenses immunitaires à la manière du sida. Sur le totalitarisme de notre société, je renvoie à […] l’article de Fabrice Hadjadj […] Parlant des fondements du nazisme, il termine son article sur Heidegger par cette remarque : «Or ces fondements du nazisme sont toujours enseignés dans nos écoles. Pour quelles nouvelles barbaries ?»

Finissons sur le sujet en vous donnant raison : la situation n’est certes pas aussi noire que je le dis. Aussi, si vous avez bien lu, vous aurez noté que je parle aussi de société "pré-totalitaire" car un raisonnement n’épuise pas la réalité. […] Prenons un cas précis. Telle famille qui fait l’école à la maison. Intégralement. Sans cours par correspondance. En vivant de sa foi. On ne lui met pas l’étoile jaune. Non. Et vous continuez vous de vivre tranquillement en écrivant vos livres et vos articles. Moi aussi, d’ailleurs. Mais la menace qui pèse sur elle, c’est qu’on lui enlève ses enfants pour les confier aux structures publiques. Cette menace est permanente pour des familles. Elle s’est concrétisée pour certaines. Dénonciations et passage devant les tribunaux. Pendant ce temps, nous dormons, vous et moi, bien tranquilles."

Michel Janva