Bouteflika n’aime pas les Franco-algériens
Ils sont coupables, selon lui, de mépris envers leur pays d’origine. L’Algérie ne reconnaissant pas la double nationalité sur son sol, les émigrés veulent être traités comme des Français en cas de problème. «Renégats» en Algérie, ils sont accusés par les islamo-nationalistes de «propager la culture et les moeurs occidentales», synonymes pour eux de dépravation.
Ainsi en va-t-il de la romancière Assia Djebbar, entrée, la semaine dernière, à l’Académie française accompagnée par l’indifférence officielle et les sarcasmes de journaux arabophones. Malgré le rappel de la «plaie de la colonisation» lors de son discours de réception parmi les «immortels» (parmi lesquels aucun n’a réagit), on lui dénie son «algérianité». Même Zizou, fils d’un immigré kabyle, il est coupable de «dédaigner les couleurs nationales pour défendre le drapeau français».
Le club de Gilles de Robien
Dans Le Figaro, Gilles de Robien explique les raisons de la création de son club, qui ne nous apprennent rien:
"Comme je l’ai dit depuis le début, il s’agit de retrouver l’esprit des clubs Perspectives & Réalités, créés par Valéry Giscard d’Estaing, qui ont tant apporté à la vie politique française et à l’UDF. Six cents adhérents nous ont déjà rejoints. (…) Nous voulons avant tout créer une vraie dynamique de propositions [mais lesquelles, nous ne le saurons pas]. (…) Moi aussi, je veux que ma famille politique défende ses valeurs [mais lesquelles, ...], sans servilité vis-à-vis de l’UMP. Mais je souhaite, et je ne suis pas le seul, qu’il [François Bayrou] indique clairement avec qui il veut travailler, la gauche ou la droite."
Teknival : la préfecture persiste
Bien que désavoué par le tribunal administratif de Rennes, le préfet du Morbihan Elisabeth Allaire a visité l’ensemble du dispositif mis en place sur l’aérodrome de Vannes-Meucon pour accueillir, à partir de vendredi, les dizaines de milliers de teufeurs attendus au grand Teknival de l’été en Bretagne.
La préfecture du Morbihan indique qu’elle prévoyait "d’aller en cassation de l’ordonnance devant le Conseil d’Etat". Le défenseur de la ville de Vannes, Me André Rolland, attend le dépôt du pourvoi en cassation avant de se prononcer. Mais il précise que "l’arrêté de réquisition (de l’aérodrome) ne produit plus d’effets (…) Seul le Conseil d’Etat peut lui en redonner" en censurant l’ordonnance du tribunal administratif. Quant à François Goulard, ministre de l’Industrie et de la Recherche, élu morbihannais opposé à la tenue du Teknival sur l’aérodrome, il a déclaré sur France Bleu Breizh Izel regretter que "le droit (ne soit) pas respecté" dans cette affaire.
Erdogan ne veut pas qu’on critique l’islam
Invité à s’exprimer devant l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à Strasbourg, le Premier ministre turc a mis en garde contre un "choc des civilisations" qui menace, selon lui, la paix mondiale.
"Nous devons commencer par respecter nos sensibilités et éviter de violer la sensibilité des autres. Nous voyons l’antisémitisme comme un crime contre l’humanité mais l’islamophobie doit aussi être vue comme un crime contre l’humanité".
Bafweb fait justement remarquer qu’entre l’antisémistisme, qui tue des Juifs, et l’islamophobie, qui propose une critique de la doctrine islamique, il y a une différence que le Premier ministre turc feint d’ignorer.
Homosexualité : Rivière souhaite que l’UMP clarifie sa position
Le député UMP des Alpes-Maritimes, Jérôme Rivière, critique fortement l’ambiguïté de son parti sur le sujet homosexuel :
"Je ne crois pas qu’il existe une communauté homosexuelle. (…) Les homosexuels ne se définissent pas d’abord en fonction de leur sexualité. (…) Une grande partie des homosexuels ne se sentent pas représentés par ce mouvement [l’association organisatrice de la Gay Pride]."
"Le mariage, selon le Code civil, c’est un contrat entre un homme et une femme en vue de fonder une famille. Si ce n’est plus cela, cela ne veut plus rien dire. (…) Quant au problème de l’homoparentalité (…), j’y suis totalement défavorable. (…) Ce sont les homosexuels de la Gay Pride qui nous parlent toutes les trois minutes du droit à l’enfant. Pour moi, le plus important, c’est le droit des enfants. Dans une convention internationale que la France a signée, il est rappelé que tout enfant a droit à un père et une mère."
"Concernant la position de l’UMP, je constate qu’elle est ambiguë sur ce sujet depuis un certain moment. (…) Notre parti politique a tout intérêt à rapidement rappeler quelles sont ses valeurs et quels sont ses combats. Le combat pour l’homoparentalité ne doit pas être celui de l’UMP, en tout cas, ce ne sera pas le mien."
Michel Janva (via Minute)
Echange de communiqués MPF-FN sur la question “gay”
Guillaume Peltier accuse Marine Le Pen de "jouer avec la famille" après ses déclarations sur RMC, le FN accuse le MPF d’ "homophobie de circonstance."
A tout prendre, on préférera pour une fois le communiqué du CNI contre le mariage et l’adoption homosexuels, qui a le mérite de se situer sur le plan des idées en citant Mgr Anatrella.
Mgr Laffitte contre le viol des principes éthiques
Voici le communiqué du vice-président de l’Académie pontificale pour la vie :
"La nouvelle des premières autorisations de recherche sur l’embryon données en France le 20 juin dernier par l’Agence de la biomédecine à six équipes françaises de chercheurs est un nouveau pas vers la banalisation et le mépris de la vie humaine, réduite à un simple matériau biologique et traitée comme telle.
Survenant logiquement quelques jours après le vote au Parlement européen du financement de la recherche sur les cellules-souche provenant en particulier des embryons surnuméraires, cette mesure de l’Agence de la biomédecine est une violation des principes éthiques qui ont toujours prévalu dans le domaine de la recherche médicale, à savoir :
• le principe qui interdit de faire prévaloir les intérêts de la recherche au détriment de la vie humaine,
• et le principe qui interdit de conduire des expériences sur des êtres humains incapables d’exprimer un consentement, et pour lesquels ne serait licite qu’une recherche pouvant bénéficier directement au bien du sujet soumis à l’investigation."
Présidentielle : suspense insoutenable
Jean-Marie Le Pen l’avait encore prédit hier, celui qu’il avait envoyé se reposer à l’Ile-de-Ré un fameux 21 avril a dit sur TF1 :
"Pour moi aujourd’hui, à quelques mois de ce moment où les décisions devront être prises, cette question est une question ouverte".
"S’il apparaissait que je suis le mieux placé pour rassembler les socialistes, la gauche, le pays, assumer la charge de l’Etat, exercer la fonction présidentielle dans la situation difficile de la France d’aujourd’hui et pour proposer aux Français des orientations pour sortir de la crise dans laquelle nous sommes (…), alors je me poserai la question, bien évidemment".
Arghh… ! Après la déclaration de Chirac, ce suspense est vraiment insoutenable !
Le cardinal Trujillo craint la mise hors-la-loi des pro-vie
Lu sur Bafweb :
Le "ministre de la Famille" du Vatican, le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, s’est plaint mercredi du fait que défendre "la vie" et "la famille" soit "en train de devenir un délit" dans certains pays, à quelques jours du voyage du pape en Espagne sur ce thème.
Au train où vont les choses, a estimé le cardinal colombien dans un entretien à l’hebdomadaire italien à grand tirage Famiglia Cristiana, "l’Eglise risque un jour d’être traînée devant une cour internationale de justice" parce qu’elle s’oppose à l’avortement et au mariage homosexuel.
[…] "Nous craignons surtout que, face aux législations actuelles, parler pour défendre la vie et les droits de la famille devienne dans certaines sociétés une sorte de crime contre l’Etat, une forme de désobéissance au gouvernement, une discrimination envers les femmes".
On avait remarqué ici dès les 30 ans de la loi Veil que le discours officiel tentait d’assimiler l’interdiction de l’avortement à une violence contre les femmes – donc implicitement le discours pro-vie à une incitation à la violence.
Le meilleur moyen de l’éviter ? Etre très nombreux à Paris le 21 janvier prochain pour la Marche pour la Vie 2007, et montrer que tant que des enfants seront tués, les pro-vie ne pourront pas se taire.
Incidents à Paris après la victoire de l’équipe de France
Des affrontements ont opposé des groupes de jeunes et des forces de l’ordre, sur les Champs-Elysées, hier, suite à la victoire de l’équipe de France de football, qui avait rassemblé plus de 10000 personnes sur l’avenue. En haut des Champs, des dizaines de jeunes ont d’abord jeté des fumigènes et des projectiles en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué en lançant des fumigènes. Puis, des jeunes hommes ont défoncé la vitrine d’un magasin de montres Swatch à l’angle des Champs-Elysées et de la rue Washington. Sur les Champs-Elysées, en face du Fouquet’s, deux bornes lumineuses ont été descellées.
De quelle discrimination se sont-ils plaints cette fois ? De celle de n’avoir pas été sélectionnés par Domenech ?!!
Cathophobie dans nos villages
Lu dans Minute :
"La petite commune de Cherrueix, forte de 900 âmes, dans le canton de Dol de Bretagne (Ille-et-Vilaine), avait décidé de se doter d’un nouveau monument aux morts en marbre poli, l’ancien érigé en 1921, étant totalement vétuste. Contrairement au premier, (…) il ne fut pas béni. Mais il était surmonté d’une croix. Horreur ! Des militants de la laïcité se sont émus. Ont protesté. Ont fait pression.
Le 5 mai, le jour même de l’inauguration, le conseil municipal, celui-là même qui avait adopté le projet, s’est réuni. Jean-Luc Bourgeaux, le maire UMP, ne voyait aucune raison valable d’enlever la croix. Il a été mis en minorité, son premier adjoint menant la fronde. Sur 13 élus, seuls 3 ont voté pour le maintien de la croix, 4 se sont courageusement abstenus et 6 ont voté pour la suppression de l’insupportable symbole catholique.
Le même jour, sur le coup de 18h, au moyen d’un engin élévateur et d’une scie, un ouvrier s’est chargé de la sale besogne."
La tribu Ka, une xénophobie anti-blanche
Une dépêche de l’Associated Press nous informe que :
"Une quinzaine de membres de la Tribu Ka, un groupuscule noir radical et antisémite, dont son représentant principal, Kémi Seba, étaient venus apporter leur soutien à la famille de l’enfant [tué accidentellement par un policier], qualifiant avant l’audience le prévenu d’assassin.
"Un blanc a tué un enfant. Cela fait cinq siècles que vous (NDLR : les blancs) marchez sur notre peuple", a-t-il déclaré à l’Associated Press, n’hésitant pas à comparer l’esclavage des Noirs au génocide des juifs pendant la Seconde guerre mondiale.
"Nous, on demande justice. Si elle n’est pas appliquée, d’autres la feront", a déclaré à l’Associated Press Kémi Seba, qualifiant la France de "pays des droits de l’homme blanc". Le représentant du groupuscule a demandé à la France d’indemniser son "peuple" victime de l’esclavage et de la colonisation. "Ce n’est pas Israël ou la France qui doit contrôler l’Afrique", a-t-il martelé, estimant que Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) "dirigeait la France".
Si les propos de Kémi Séba sont effectivement antisémites, comme le relève la dépêche, on regrette que cette dernière n’ajoute pas qu’ils sont aussi (surtout ?) anti-blancs. 2 poids 2 mesures ?
Qui seront les victimes du Teknival ?
Ce ne seront pas les communes de Vannes, Monterblanc et Meucon ! Le teknival prévu ce week-end sur l’aérodrome de Vannes-Meucon devra se tenir ailleurs, a décidé le tribunal administratif de Rennes, qui a annulé l’arrêté de réquisition pris la semaine dernière par la préfecture du Morbihan après le dépôt de cinq référés-suspension par les communes de Vannes, Monterblanc et Meucon, des associations de défense des usagers de l’aérodrome, ainsi qu’un syndicat intercommunal de distribution d’eau.
Entre 40000 et 45000 teufeurs étaient attendus sur le site, du vendredi 30 juin au dimanche 2 juillet. Aucun nouveau lieu d’accueil n’a été annoncé pour le moment.
Le Cal Barbarin rappelle ce que doit être la politique
Le Cardinal Barbarin, archévêque de Lyon, a accordé un entretien au journal Le Monde, dans lequel il parle ‘politique’ :
"Les élus eux-mêmes reconnaissent qu’ils agissent dans la précipitation : un dossier arrive au vote, et on ne l’a pas étudié. Un député m’a dit un jour qu’il regrettait d’avoir voté la loi sur la bioéthique, contre laquelle l’Eglise était intervenue par souci du respect de l’embryon :
"Je n’ai même pas fait attention, car l’impact médiatique était nul, et il n’y avait pas de voix à gagner !"
(…) [Les hommes politiques doivent] redonner force, confiance et paix à la société. D’abord par une vision du bien commun qui transcende les intérêts catégoriels. L’honneur d’un responsable quel qu’il soit, c’est de résister aux pressions dont il est l’objet [on pensera au lobby gay, NDMJ], de se méfier de tout clientélisme. Le combat intérieur et spirituel de l’homme politique ne nous échappe pas : c’est celui de son rapport au pouvoir. Sa vocation première est le service.
Ensuite, viennent la famille – institution fragile, mais qui doit rester un repère et même un rempart pour les générations futures [on pense encore au lobby gay, NDMJ]- l’éducation, l’accès à la liberté, le service de l’intelligence, la qualification personnelle de chaque jeune.
(…) L’Eglise (…) entend respecter l’autorité légitime mais revendique le pouvoir de parler librement. (…) L’Eglise participe au débat et cherche à promouvoir avec d’autres, par le dialogue, la vraie dignité de la personne humaine. (…)
Oui, la démocratie est en danger (…) si on a l’impression qu’il n’y a plus de valeur stable et que tout flotte. Les chrétiens veulent, humblement et résolument, tenir leur place. "L’Eglise ne peut, ni ne doit prendre en main la bataille politique, mais elle ne peut, ni ne doit rester à l’écart", écrit Benoît XVI dans sa dernière encyclique. L’un de ses prédécesseurs n’avait-il pas déjà dit que la politique est l’engagement ultime de la charité ?"
Bien pris Eminence : nous tiendrons "humblement et résolument" notre place.
L’adoption par les couples homosexuels
… n’est pas pour aujourd’hui. Mais l’adoption par un homosexuel est parfaitement légal. C’est ce qui ressort du jugement prononcé hier par la cour d’appel de Riom.
Pacsées depuis septembre 2000, Evelyne Vambre et Marie-Hélène Beauvisage élèvent ensemble le petit Baptiste, né en 2003 suite à une insémination artificielle avec donneur anonyme pratiquée sur Evelyne. En mars, le tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand avait autorisé Marie-Hélène à adopter officiellement le petit garçon. Hier, la cour d’appel de Riom est revenue sur cette décision.
Pour justifier sa décision, la cour d’appel de Riom s’est référée au Code civil. Selon l’article 365, l’adoptant est le seul investi de tous les droits de l’autorité parentale à l’égard de l’enfant adopté. L’adoptant et le parent naturel sont toutefois investis ensemble des droits d’autorité parentale, à la condition qu’ils soient conjoints, c’est-à-dire mariés. «Aucune extension n’a encore été prévue par le législateur aux personnes pacsées», a souligné la cour. C’est une victoire face au lobby gay.
Mais la cour a précisé qu’ «il n’est pas contesté que l’homosexualité n’est pas légalement un empêchement à l’adoption simple par une personne de l’un ou l’autre sexe».
On soulignera le grand absent du procès : l’enfant. Notamment son droit d’avoir un papa et une maman.
Qui pense encore aux chrétiens d’Irak ?
Lu chez Daoudal :
"L’Organisation internationale des migrations (OMI) publie une étude statistique sur les déplacés en Irak. Plus de 18000 familles ont été déplacées, selon l’OMI, soit environ 110000 personnes. Un peu moins de la moitié sont des chiites qui ont fui les régions à forte majorité sunnite pour se réfugier dans les régions chiites. Les autres sont des sunnites qui ont fui les régions chiites pour s’installer essentiellement dans la province ultra-sunnite et " rebelle " (aux Américains) d’Al-Anbar.
(…) Qu’en est-il des chrétiens dans cette configuration ? Ils sont les premières victimes, car ils ne sont chez eux nulle part, alors qu’ils sont les descendants authentiques des plus anciennes populations de Mésopotamie. L’anomalie majeure de l’étude de l’OIM est qu’il n’y est nulle part question des chrétiens. Pour cette organisation intergouvernementale, les chrétiens n’existent pas. Ou sont quantité négligeable. Il est vrai qu’ils sont une petite minorité. Le nombre des déplacés chrétiens n’en est que proportionnellement plus important. Car ce sont environ 3500 familles qui ont quitté Bagdad pour le Kurdistan, et qui s’entassent notamment dans la ville chrétienne d’Inkawa. Qui le dit ? Ce ne sont pas les autorités de l’Eglise chaldéenne, qui font profil bas pour tenter de continuer d’exister, ce ne sont pas les organisations internationales de défense des minorités qui se moquent bien des minorités quand elles sont chrétiennes, c’est la… Ligue arabe, qui est pourtant presque entièrement musulmane. Et l’homme qui attire l’attention sur cette question est le nouvel envoyé de la Ligue arabe en Irak, qui est un… Marocain."
Merci au Choc du Mois
Dans son deuxième numéro, daté de juin, Le Choc du Mois donne un aperçu de la blogosphère dans lequel il présente fidèlement Le Salon Beige, tenu par des "hommes heureux", puisqu’ils se flattent d’avoir "moins de 40 ans"…
Sarkozy a ouvert le robinet des régularisations
La circulaire Sarkozy enjoignant les préfets de régulariser – sous certaines conditions – les parents sans papiers d’enfants scolarisés en France en 2006 provoque une explosion des demandes. Le ministre de l’Intérieur, qui pensait ainsi régler la question de 800 familles, soit 2 500 personnes, va devoir gérer une véritable opération de régularisation. «Nous enregistrons une vingtaine de dossiers par jour», se lamente un préfet. A Paris XVIIè, environ 1000 étrangers attendaient mardi matin devant un centre de réception des étrangers.
En octobre 2005, face à la mobilisation du Réseau éducation sans frontière (RESF) opposé à l’expulsion des familles, le ministre de l’Intérieur a envoyé une première circulaire aux préfets leur demandant de surseoir jusqu’au 30 juin au départ des familles dont les enfants étaient scolarisés en France. Les associations ont immédiatement interprété cette mesure comme l’ouverture programmée d’une «chasse à l’enfant» à la fin de l’année scolaire. Du coup, de comités de soutien en parrainages d’enfants «menacés», un véritable réseau s’est mis en place.
Au début du mois de juin, le ministre n’a eu d’autre choix que de diffuser une seconde circulaire, demandant aux préfets de régulariser «au cas par cas» les familles d’enfants scolarisés depuis septembre 2005 en France et arrivées sur le territoire national depuis au moins 2 ans. Contrairement à ce que prétendent les associations, les forces de police et les préfets hésitent à les expulser car les reconduites sont complexes à organiser. Aveu d’un préfet :
"Pour faire partir une famille, il me faut dix fonctionnaires. Pour faire du chiffre, il vaut mieux cibler les célibataires."
Le Saint Siège authentifie le martyre de 149 victimes des républicains espagnols
Des religieux surtout, mais aussi des laïques.
Le BAF (nouvelle formule) rappelle :
Rien que durant l’été 1936, d’après l’historien Guy Hermet, de 7000 à 8000 religieux (prêtres, nonnes) ainsi que 2000 phalangistes sont massacrés en zone républicaine, hors de tout combat […]. La conséquence immédiate sera le ralliement de nombreux centristes catholiques aux militaires insurgés. (source)
Les écoles hors-contrat en point de mire ?
On ne peut que se réjouir de toutes ces créations d’écoles hors contrat pour une saine éducation de nos enfants. Mais voilà d’autres ne s’en réjouissent pas ! Ce WE, l’incendie du Cours Notre Dame à Montpellier et aujourd’hui, la création d’une commission parlementaire sur les sectes menacent le difficile équilibre de ces écoles :
"Les organismes sectaires [sic !] tentent désormais de contourner la loi par de prétendus enseignements à distance, des cours de soutien scolaire échappant aux contrôles (…) La commission d’enquête aura pour objectif de mettre en exergue la dangerosité de certaines pratiques néfastes à la santé physique et mentale des enfants, ainsi qu’à leur épanouissement. Elle devra faire des propositions concrètes afin de lutter plus efficacement contre ces situations inacceptables".
Les écoles privées catholiques sont-elles concernées ? Malheureusement oui… Dans ses deux derniers rapports, la MIVILUDES parle des enfants scolarisés à la maison ou hors contrat (2005) et cite les écoles catholiques (2006) de ce type.
Ce genre de commission s’arroge le droit fondamental des parents qui restent les premiers décideurs, selon la loi naturelle, de l’éducation de leurs enfants :
"Premiers responsables de l’éducation de leurs enfants, les parents ont le droit de choisir pour eux une école [italiques d’origine, NDR] qui correspond à leurs propres convictions. Ce droit est fondamental. Les parents ont, autant que possible, le devoir de choisir les écoles qui les assisteront au mieux dans leur tâche d’éducateurs chrétiens. Les pouvoirs publics ont le devoir de garantir ce droit des parents et d’assurer les conditions réelles de son exercice." (CEC §2229)
Incendie criminel d’une école à Montpellier (suite)
Déclaration de l’abbé Montjean :
"Une réponse à une grossière imprécision concernant l’école elle-même : le Cours Notre-Dame a été fondé par une famille de Montpellier et a toujours été dirigée par une association de laïcs, indépendants de tout communauté religieuse, Institut ou Fraternité. L’aumônerie a été assurée par divers prêtres, et ce n’est que depuis 2002 que l’Institut du Christ Roi en assure la direction administrative et pédagogique. La déclaration en mairie faite le 7 septembre 2002 en fait foi. La direction pédagogique a toujours été précédemment assurée par une mère de famille, n’appartenant à aucune communauté religieuse."
"Je remercie de tout coeur tous ceux qui nous ont appelés et soutenus depuis samedi, et continue de solliciter l’aumône de vos prières. Loin des questions administratives qui se régleront, il faut soutenir les familles éprouvées et des enfants souvent choqués du spectacle de leur petite école détruite."
Vox Galliae sur Radio Courtoisie
Les animateurs de ce blog ami ont été reçus samedi sur la radio libre : l’extrait est ici, où l’on peut entendre des paroles très aimables sur le Salon Beige… Merci !
Trois aveux sur le lobby gay
Après le tsunami médiatique de ces derniers jours, chacun aspire à parler d’autre chose que des revendications "gays" – mais pas avant d’avoir noté trois aveux importants dans cet article du Nouvel Obs de la semaine dernière.
1. La stratégie "gay" sait procéder par étapes, en dissimulant l’étape suivante
Philippe Fretté, qui en 1986 avait fondé l’APG (Association des Parents gays… et bientôt lesbiens) […] s’entendait souvent dire […] : « Des mômes ? Qu’est-ce que c’est que cette idée ? Vous voulez le beurre et l’argent du beurre ! » […] L’association a accepté de se taire le temps du pacs. « On avançait par étapes », rappelle la présidente de l’époque, Martine Gross. « Après, on est monté au front avec deux lignes directrices : visibilité et reconnaissance. » C’est elle qui, un soir de 1997, a jeté sur un coin de table le mot « homoparentalité ». [Sur ce dernier point : voir ici]
2. La complaisance des médias a étonné même les "gays"
Les journalistes ont repris en boucle les estimations de l’APGL – 200 000 petits concernés –, corrigées depuis par le démographe Patrick Festy, qui évalue à 40 000 maximum le nombre d’enfants élevés par des parents homosexuels. La bienveillance médiatique a surpris jusque dans les rangs de l’APGL. « Parfois, on se demande même pourquoi la presse nous a tellement aidés ? » Parce que les journalistes sont tous de gauche, jurent les mauvaises langues, ou tous politiquement corrects. « Parce qu’ils cultivent, comme beaucoup de gens, une forme de culpabilité vis-à-vis des homos », avance le psychanalyste Jean-Pierre Winter.
3. Les psychanalystes réservés sur l’ "homoparentalité" sont réduits au silence
Les psys, souvent réticents il y a encore cinq ans, sont moins prolixes sur la question. Certains ont fini par rallier la cause, d’autres par baisser les bras. Quelques-uns confient qu’ils n’osent plus parler.
Dissimulation, complaisance, intimidation : un résumé des stratégies subversives dans bien des domaines ces dernières décennies.
Henri Védas (merci à O.N.)
“Parrainage civil” ou “Baptême républicain” ? Réaction du CNI
La présidente du CNI réagit, sans la nommer, à la proposition de loi de M. Myard sur un "parrainage civil".
« En tant que catholique, j’ai toujours refusé de célébrer un « baptême républicain » Pourquoi ? Tout simplement parce que la terminologie est empruntée au sacrement religieux qui ne peut être galvaudé ».
« […] Quel est le but recherché ? S’il s’agit bien de donner deux parrains pouvant contribuer auprès des parents à l’éducation des enfants, je dis oui, cent fois oui. Mais si cela est présenté ou vécu comme une parodie de sacrement, mon opposition est formelle » explique Annick du Roscoät.
On note avec intérêt que Mme du Roscoat s’exprime "en tant que catholique" – ce qu’on n’entend habituellement de la part d’un politique que dans la phrase : "je suis catholique, mais je suis [contre l’enseignement de l’Eglise sur tel sujet]."
Le communiqué laisse toutefois sur sa faim : le CNI est-il pour ou contre la proposition de M. Myard ? Ce qui revient à demander si cette dernière institue une parodie de sacrement.
– Pour sa défense, M. Myard n’utilise pas le terme de "baptême républicain", et précise explicitement qu’ "[i]l ne s’agit en aucun cas de parodier un rite religieux". Nul doute que, comme aujourd’hui, la cérémonie serait le plus souvent appelée ainsi.
– M. Myard admet la filiation de sa proposition avec l’usage révolutionnaire. Et il la présente comme l’extension de la pratique extra-légale actuelle, qui conserve majoritairement une tonalité idéologique (voir ici).
Mais la principale raison pour laquelle cette cérémonie tient de la parodie est qu’elle n’introduit aucun élément complémentaire au sacrement chrétien. Dans le cas du mariage, l’institution civile transpose au regard de la loi l’essentiel des obligations qu’entraîne le sacrement du mariage au regard de l’Eglise.
Le "parrainage" de M. Myard, en contraste, n’entraînerait aucune obligation de la part des parrains ni du filleul. Il serait donc uniquement symbolique, et ne serait pas la transposition dans la loi de devoirs des parrains chrétiens, mais le pendant de la cérémonie chrétienne dans une sorte de religion républicaine.
Une seule obligation est mentionnée dans la proposition de loi : celle qui pèserait sur les municipalités, tenues de proposer ces cérémonies, qu’elle aillent ou non à l’encontre des convictions des élus.
L’UMP ne s’opposera pas au MPF
Une brève publiée dans Le Figaro-Magazine révèle que la direction de l’UMP aurait été "contrariée" par l’initiative d’un membre du bureau exécutif du Parti radical valoisien, Mourad Ghazli. Ce dernier a demandé qu’un candidat UMP soit aligné face à Philippe de Villiers en Vendée lors des prochaines législatives. Au vu des attaques tonitruantes du président du MPF contre la politique du parti sarkozyste cette demande apparaît somme toute assez logique. Mais Ghazli s’est fait opposer une fin de non recevoir. Embarrassé, c’est le sulfureux Manuel Aeschlimann, député-maire d’Asnières et "conseiller politique de Nicolas Sarkozy", qui s’est chargé d’une réponse :
"Cette revendication nous pose problème, mais je crois qu’elle n’aura pas de suite, les élus et militants locaux du MPF ne sont pas aussi caricaturaux que leur mentor".
Pourtant, la "revendication" de Ghazli ne consistait pas à opposer un candidat UMP face à un anonyme du MPF mais contre Philippe de Villiers lui-même.
Euthanasie : réaction de Mgr Bruguès
Suite à l’acquittement de l’homme qui avait tué sa femme, l’évêque d’Angers, Mgr Bruguès, estime qu’"on ne peux pas admettre de tuer même par amour". "En aucun cas, le chrétien ne peut se résoudre à penser que supprimer la vie deviendrait un progrès".
Le procès sur l’ignominie des Guignols de Canal+ aura lieu
On se souvient qu’en avril 2005, les Guignols de l’info sur Canal+ s’en étaient violemment pris au nouveau Pape Benoît XVI en le nommant Adolf II. L’Agrif avait alors déposé plainte contre laquelle la chaîne de télévision a mené une bataille judiciaire afin qu’elle soit jugée irrecevable. Or, vendredi dernier, l’Agrif nous a informé que :
"Le juge d’instruction saisi de l’affaire a rejeté les arguments des avocats de Canal +. La constitution de partie civile de l’AGRIF est donc déclarée recevable. Le procès aura lieu. L’AGRIF donnera toutes les informations sur son déroulement."
C’est une petite victoire. A suivre.
Incendie d’une école à Montpellier (suite)
Suite à l’incendie criminel ayant ravagé une école catholique à Montpellier, l’Agrif appelle à une manifestation samedi 1er juillet à 11h devant le palais de justice de Montpellier.
Michel Janva (source : Présent)
Des femmes pour enseigner l’islam
La Croix consacre un dossier aux femmes marocaines formées pour enseigner l’islam aux musulmans. Ni imams, ni autorisées à prêcher, on les imagine expliquer les sourates du Coran :
"Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas aggraver votre charge de famille." (Sourate 4, verset 3)
"Les hommes sont supérieurs aux femmes par le fait qu’Allah en a élevé plusieurs au dessus des autres." (Sourate 4, verset 38)
"Voici ce qu’Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles." (Sourate 4, verset 11)
Catholiques aux Etats-Unis : l’impact “latino”
Les hispaniques représenteront 48% de la population catholique des Etats-Unis en 2025. Le nombre total de catholiques, de 54 millions en 1990, est de 65 millions aujourd’hui pourrait atteindre 83 millions en 2025. (Source: Zenit)
Toutefois, on a constaté une baisse de la pratique religieuse chez les "Latinos" catholiques ces dernières années, de 43% en 1990 à 33% aujourd’hui.
Et alors qu’il y a trente ans 90% des Latinos étaient catholiques, la proportion ne serait plus que de 70% aujourd’hui, d’après le Washington Post. Où sont passés les autres ? Pour beaucoup, ils se sont tournés vers le protestantisme évangélique.


