Turquie : Benoît XVI au corps diplomatique
Le Saint-Père s’est rendu à la Nonciature Apostolique pour la rencontre avec les Chefs de Mission du Corps Diplomatique en poste à Ankara. Extraits de son discours :
"La Turquie, qui depuis toujours se trouve dans une situation de pont entre l’Orient et l’Occident, entre le Continent asiatique et celui européen, au carrefour de cultures et de religions, s’est dotée au siècle dernier de moyens pour devenir un grand Pays moderne, en particulier faisant le choix d’un régime de laïcité distinguant clairement la société civile et la religion, de manière permettre à chacun d’être autonome dans sa propre matière, toujours respectant la sphère de l’autre. Le fait que la majorité de la population de ce Pays soit musulmane constitue un élément significatif dans la vie de la société duquel l’Etat ne peut que tenir compte, mais la Constitution turque reconnait à chaque citadin les droits à la liberté de culte et à la liberté de conscience. C’est le devoir des Autorités civiles de chaque Pays démocratique de garantir la liberté effective de tous les croyants et leur permettre d’organiser librement la vie de la propre communauté religieuse. Bien entendu, je souhaite que les croyants, à quelque communauté religieuse ils appartiennent, continuent de bénéficier de la liberté humaine et que la présence active des religions dans la société soit un facteur de progrès et d’enrichissement pour tous. Ceci implique, certes, que les religions de leur coté ne cherchent pas à exercer directement un pouvoir politique, puisque à ceci elles ne sont pas appelés et, en particulier, qu’elles renoncent absolument à justifier le recours à la violence comme expression légitime de la pratique religieuse. Je salue à ce propos la communauté catholique de ce Pays, peu nombreuse mais très désireuse de participer de manière la meilleure au développement du Pays, spécialement à travers l’éducation des jeunes, et l’édification de la paix et de l’harmonie entre tous les citoyens. […]
L’Église, vous le savez, a reçu de son Fondateur une mission spirituelle et elle n’entend donc pas intervenir directement dans la vie politique ou économique. Cependant, au titre de sa mission et forte de sa longue expérience de l’histoire des sociétés et des cultures, elle souhaite faire entendre sa voix dans le concert des nations, afin que soit toujours honorée la dignité fondamentale de l’homme, et spécialement des plus faibles. […]
La voix de l’Église sur la scène diplomatique se caractérise toujours par la volonté, inscrite dans l’Évangile, de servir la cause de l’homme, et je manquerais à cette obligation fondamentale si je ne rappelais pas devant vous la nécessité de mettre toujours davantage la dignité humaine au cœur de nos préoccupations. Le développement extraordinaire des sciences et des techniques que connaît le monde d’aujourd’hui, avec ses conséquences quasi immédiates sur la médecine, sur l’agriculture et la production des ressources alimentaires, mais également sur la communication des savoirs, ne doit pas se poursuivre sans finalité et sans référence, alors qu’il est question de la naissance de l’homme, de son éducation, de sa manière de vivre et de travailler, de sa vieillesse et de sa mort. Il est plus que nécessaire de réinscrire le progrès d’aujourd’hui dans la continuité de notre histoire humaine et donc de le conduire, selon le projet qui nous habite tous de faire grandir l’humanité et que le livre de la Genèse exprimait déjà à sa manière : «Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la» (1, 28)."
Une association pro-vie offense un avorteur
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
"Se fondant sur une récente décision de la Cour constitutionnelle fédérale allemande, un tribunal de Nuremberg a donné raison à un médecin avorteur qui avait porté plainte pour «offense» contre une association pro-vie. L’affaire durait depuis 1997, quand l’association avait manifesté devant une clinique où opérait ce médecin, en distribuant des tracts qui le citaient nommément comme «spécialiste du meurtre des enfants non nés», pratiquant des «infanticides dans le ventre de la mère». Le tract était titré : «Hier l’Holocauste, aujourd’hui le Bébécauste».
Débouté en première instance, le médecin s’était retourné vers la Cour constitutionnelle. Laquelle a décidé que le terme «infanticide», et la comparaison entre «l’acte médical» de l’avortement et les crimes nazis, sont «offensants». Il est donc interdit d’écrire de tels propos, si blessants pour le si sensible médecin qui fait profession de tuer les enfants dans le sein de leurs mères."
MJ
La paix des Phalanges
Le parti chrétien des Phalanges, membre de la majorité anti-syrienne, auquel appartenait Pierre Gemayel, a appelé à une "trêve de dix jours durant laquelle toutes les parties éviteront l’escalade". Le chef suprême des Kataeb (Phalanges), l’ancien président Amine Gemayel, s’est entretenu à cette fin mardi avec le président du Parlement, le leader chiite pro-syrien Nabih Berri.
"Il s’agira pendant ces 10 jours que le gouvernement s’abstienne de prendre des décisions contestées par l’opposition et pour cette dernière de ne pas descendre dans la rue".
Le Hezbollah menace en effet d’organiser des manifestations si la majorité anti-syrienne n’accepte pas de lui accorder une place élargie dans la coalition gouvernementale. Pour l’heure, la proposition présentée par Amine Gemayel au président du Parlement ne semble pas faire l’unanimité au sein de l’opposition pro-syrienne. Le chef du groupe parlementaire Hezbollah Mohammad Raad a ainsi estimé qu’elle ne constituait pas un "règlement approprié" à la crise.
Néanmoins, les chefs des principales communautés musulmanes (chiites, sunnites et druzes) libanaises ont affirmé dans un communiqué que "seul le dialogue" peut aider à régler les problèmes. Parlant au nom de la communauté chiite, le cheikh Abdel Amir Kabalan s’est dit "fermement opposé au recours à des manifestations de rue (…) qui ne peuvent que conduire à plus de divisions alors que le Liban a besoin d’unité".
On apprend que malheureusement des heurts entre chrétiens ont éclaté à Beyrouth.
Turquie : Benoit XVI définit le dialogue islamo-chrétien
Lors de sa rencontre avec le Président des Affaires Religieuses, Benoit XVI a rappelé ce qu’avait dit Jean-Paul II lors de sa visite en Turquie en 1979 :
"Je me demande s’il n’est pas urgent, justement aujourd’hui où les chrétiens et les musulmans sont entrés dans une nouvelle période de l’histoire, reconnaitre et développer les liens spirituels qui nous unissent, dans le but de promouvoir et de défendre ensemble les valeurs morales, la paix et la liberté".
Benoît XVI a relevé ensuite que ce contact interreligieux doit nous pousser
"à porter en avant notre dialogue comme un sincère échange entre amis. […] Les chrétiens et les musulmans, suivant leurs respectives religions, rappellent l’attention sur la vérité du caractère sacré et de la dignité de la personne. C’est celle-ci la base de notre réciproque respect et estime, celle-ci est la base pour la collaboration au service de la paix entre les nations et les peules […].
Comme hommes et femmes de religion, nous nous trouvons en face du défi de l’aspiration répandue à la justice, au développement, à la solidarité, à la liberté, à la sécurité, à la paix, à la défense de l’environnement et des ressources de la terre. Ceci parce que nous aussi, alors que nous respectons la légitime autonomie des choses temporelles, nous avons une contribution spécifique à apporter dans la recherche de solutions adaptées à de tels pressantes questions. En particulier, nous pouvons offrir une réponse crédible qui émerge clairement de la société d’aujourd’hui, même si celle-ci est souvent mise de coté, il s’agit de la question qui regarde la signification et le but de la vie, pour chaque individu et pour l’entière humanité. Nous sommes appelés à œuvrer ensemble, de manière à aider la société à s’ouvrir au transcendant, reconnaissant à Dieu Tout Puissant la place qui Lui revient. Le meilleur moyen pour aller de l’avant est celui d’un dialogue authentique entre chrétiens et musulmans, basé sur la vérité et inspiré du sincère désir de nous connaitre mieux l’un l’autre, respectant les différences et reconnaissant combien nous avons en commun. […]
La liberté de religion, garantie institutionnellement et effectivement respectée, soit pour les individus comme pour les communautés, constitue pour tous les croyants la condition nécessaire pour leur loyale contribution à l’édification de la société, dans une attitude d’authentique service, spécialement envers les plus vulnérables et des pauvres."
Benoît XVI est arrivé en Turquie
A son départ de Rome, le pape a déclaré que l’objectif de sa visite était "un engagement pour la compréhension et le dialogue entre les cultures". Il a précisé aborder ce voyage avec "grande confiance et espoir", qualifiant la Turquie de "pont entre les cultures" occidentale et musulmane.
Benoît XVI a été accueilli à l’aéroport d’Ankara par le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan qui l’attendait au pied de l’avion, un geste exceptionnel. Il s’agit d’un signe diplomatique important de la part de M. Erdogan qui avait été soupçonné de vouloir éviter de rencontrer le pape. Selon le protocole, le pape aurait dû être accueilli au pied de l’avion par un ministre d’Etat, Besir Atalay, puis rejoindre le Premier ministre dans un salon de l’aéroport.
Le Premier ministre a estimé que cette visite allait contribuer à la "paix mondiale". Les principales artères de la capitale ont été pavoisées avec les drapeaux jaune et blanc du Vatican et rouge et blanc de la Turquie. Des policiers ont été postés tout le long de la route de l’aéroport dont la trentaine de kilomètres a été interdite à la circulation deux heures avant l’arrivée du souverain pontife, tandis que des artificiers de la gendarmerie ont inspecté le moindre tunnel. Le dispositif de sécurité est encore plus lourd que pour la visite en 2004 du président américain George W. Bush.
Pour cette première journée, le pape se rendra au mausolée d’Atatürk. Il sera ensuite reçu par le président de la République Ahmet Necdet Sezer. Ensuite, il rencontrera Ali Bardakoglu, directeur des affaires religieuses au sein du gouvernement. Ce dernier avait tenu des propos très durs contre le pape après son discours de Ratisbonne, estimant que ces propos reflétaient "la haine qu’il a dans son coeur" contre l’Islam. Dans une interview publiée lundi, il a averti que la visite papale ne suffirait pas à réparer la "rancoeur" des musulmans même s’il s’agit d’"un bon pas".
Restez fidèles
L’institut national de prévention et d’éducation en santé (INPES) va lancer une nouvelle campagne médiatique au slogan particulièrement scandaleux : "Restez fidèle au préservatif" ! C’est un peu comme si on vous disait de rester fidèle à la roulette russe… (lire ici, ici, ici, ici). Le gouvernement lance même une vaste opération de promotion du préservatif à 20 centimes, afin que quiconque puisse s’en procurer partout… Belle mentalité. Cyniquement, on aurait envie de dire : "ouf, en cas de viol, vous ne serez pas dépourvu"…
Tout ceci n’a strictement rien à voir avec l’amour, dont le slogan pourrait être celui-ci : "Restez fidèle à votre conjoint". En plus, cela préserve du Sida. A 100%.
Michel Janva (via Présent)
Un nouvel évêque pour La Rochelle
Le pape Benoît XVI a nommé évêque de La Rochelle et Saintes – siège vacant à la suite de la nomination de Mgr Georges Pontier à l’archevêché de Marseille -, Mgr Bernard Housset. Il était, jusqu’à présent, évêque de Montauban.
Mgr Bernard Housset est né le 1er juin 1940 à Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées- Atlantiques). Après une scolarité suivie à Ustaritz (64), Mgr Bernard Housset est entré au Grand séminaire de Bayonne puis à l’Institut catholique de Toulouse. Mgr Bernard Housset est licencié en théologie. Il a été ordonné prêtre le 29 juin 1965 pour le diocèse de Bayonne. Il a été notamment Directeur au grand séminaire de Bayonne (1967-1969 ), Aumônier diocésain (Béarn) de l’Action catholique des milieux indépendants (ACI) (1972-1982), Aumônier diocésain (Béarn) des Scouts de France et Secrétaire général adjoint de l’épiscopat pour l’apostolat des laïcs (1987-1993).
Et si la Turquie punissait
…la négation du génocide vendéen ? C’est la question posée par Henri Amouroux, historien de renom. Sa conclusion plaide pour la liberté de la recherche historique :
"À nos députés, qui se mêlent de fixer ce que les historiens d’aujourd’hui et ceux de demain ont (et auront) le droit de dire ou de ne pas dire, on pourrait demander pour quelles raisons ils n’ont pas interdit la négation des génocides commis sous Staline (ils furent longtemps approuvés, parfois applaudis, par une partie de la gauche française), les génocides commis sous Mao et, plus près de nous, sous Pol Pot ? Sur l’immense chantier de l’histoire, les génocides ont été nombreux. Mais c’est aux historiens à les découvrir, à les étudier, à en débattre, à les dénoncer et non à des parlementaires, réagissant en fonction de leurs passions ou de leurs intérêts électoraux du moment."
La force de l’Islam vient de notre faiblesse
Fin de l’analyse de Sophie de Ravinel dans Le Figaro :
"Benoît XVI va donc devoir relever un double défi : rassurer les musulmans et renouer avec ses frères d’Orient. Pour cela, il reprendra sans doute à son compte des propos tenus en 2005 par Grégoire III Laham. Le patriarche melkite [Syrien longtemps en charge des grecs-catholiques à Jérusalem] déclarait que
"la force du fondamentalisme se trouve dans la faiblesse de ce que l’on appelle l’Occident chrétien. Le fondamentalisme […] est une maladie qui se déclenche et s’enracine dans le vide de la modernité occidentale pour laquelle le christianisme n’est qu’une couverture idéologique. Si l’islam avait vraiment en face de lui une chrétienté réelle, accueillante, limpide, forte, capable de témoigner, si l’Occident était vraiment animé par la force spirituelle chrétienne, le rapport avec l’islam serait une interaction, un dialogue, une coexistence loyale."
Le Pen riposte
L’émission Ripostes de Serge Moati, dimanche dernier, au cours de laquelle Le Pen a affirmé vouloir respecter les lois du Décalogue suite à une question posée par le très progressiste Jacques Duquesne (voir l’émission), a rassemblé 2,186 millions de téléspectateurs, selon les chiffres de Médiamétrie, soit une part d’audience de 13,6%. C’est le record historique d’audience de l’émission. Le Figaro de ce matin titre que "Jean-Marie Le Pen se sent plus fort que jamais". Quant aux sondeurs, ils s’arrachent les cheveux.
Les Semaines sociales… ou social-démocrates ?
La session annuelle des Semaines sociales s’est tenue le week-end dernier à la Défense, et a abouti à douze propositions adressées aux candidats à l’élection présidentielles – en tout cas aux quatre qui étaient invités ou représentés : Bayrou, Sarkozy, Royal et Voynet. Cette association se réclame du catholicisme social, et bénéficie de la caution de prélats catholiques, ce qui fait dire au Monde que "les catholiques s’invitent dans la campagne électorale".
Parmi ces douze propositions, certaines sont en concordance avec la Doctrine sociale de l’Eglise : celles sur le
co-développement avec l’Afrique ou la situation dans les prisons par exemple. D’autres sont beaucoup plus contestables, tel l’appel à un service civique obligatoire.
Mais le plus grave, c’est les points qui n’y figurent pas : pas un mot sur les trois points "non négociables" énoncés par Benoît XVI à l’adresse des catholiques engagés en politique : le respect de la vie, la défense de la famille et la liberté scolaire.
Pourquoi une telle anomalie ? Parce que les organisateurs des Semaines sociales ne se préoccupent apparemment plus beaucoup de la Doctrine sociale de l’Eglise – ce qui serait leur droit le plus strict si ils ne se prétendaient pas catholiques. Nous avions remarqué en septembre que la bibliographie qu’ils proposaient en préparation de cette session ne mentionnait aucune encyclique, mais posait comme principale référence théorique le pape de la social-démocratie laïciste, John Rawls.
On voit le résultat de ces fondements biaisés : un silence choquant sur les questions politiques les plus pressantes. Et l’invitation de Dominique Voynet (pro-avortement, anti-famille), mais pas des trois candidats présumés qui, certes imparfaitement, sont le plus en conformité avec les points les plus importants de la Doctrine sociale : Le Pen, Villiers et Boutin. [Erratum : on m’indique que Mme Boutin est intervenue sur la question du Dividende universel – mais apparemment pas au même titre que les quatre candidats conviés]
Henri Védas (merci à TD)
Philippe Maxence sur les menées de la commission « anti-sectes »
Philippe Maxence partage notre inquiétude, posant 13 questions sur les méthodes et objectifs de cette commission. La première :
La « descente » dans la communauté Thabita’s Place s’insère-t-elle dans un vaste processus de médiatisation, et non d’enquête parlementaire, visant à préparer les esprits à bien recevoir les propositions prochaines du député Georges Fenech, président de la dite commission ? S’il s’avérait que c’est le cas, la commission Fenech n’utiliserait rien moins qu’un procédé de manipulation des esprits, habituellement utilisé par les sectes.
Sans doute peut-on répondre à cette question par l’affirmative : le rapport de la commission sera présenté le 19 décembre, et la descente médiatique a eu lieu il y a une semaine. On doute fort qu’à moins d’un mois de la remise du rapport, la commission en fût encore à recueillir des informations : il s’agissait de préparer l’accueil du rapport, en mettant en avant le cas d’une communauté comme Tabitha’s place, qui ne suscite pas une grande sympathie au-delà d’un cercle restreint de fondamentalistes protestants.
Villiers aux jeunes : « c’est votre génération qui va solder mai 68 »
Le président du MPF a prononcé samedi un discours devant 500 "Jeunes pour la France" réunis sur une péniche à Paris (vidéo ici; photos). Extrait :
Faites des rêves – des rêves de bâtisseurs, pas des rêves de démolisseurs.
C’est votre génération qui va solder mai 68. Mai 68, c’est le jeunisme, cette idéologie imbécile de Cohn-Bendit qui fait croire aux jeunes que [la jeunesse] est un état définitif, que les jeunes ont des droits, mais qu’ils n’ont pas de devoirs.
Moi, je vous le dis ce soir, les jeunes de France n’ont que des devoirs, parce que nous sommes, parce vous êtes d’abord des débiteurs par rapport à la civilisation qui vous a précédée […].
Mgr Defois et l’Institut musulman
Vendredi, a eu lieu l’inauguration de l’Institut Avicenne à Lille, la toute première faculté islamique de France. Offrant trois classes à ses 80 élèves inscrits, l’Institut Avicenne est présidé par Mohammed Béchari, président de la Fédération Nationale des Musulmans de France (FNMF) d’obédience marocaine et vice-président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM). Financé par le biais du CFCM, par la FNMF et par des pays étrangers, dont la Libye, l’Institut entend enseigner l’islam, former des imams, enseigner le droit, les arts, la calligraphie et l’arabe. L’institut a obtenu de l’Etat français une promesse de financement public pour l’an prochain.
Parmi les membres du conseil scientifique de l’Institut Avicenne, on trouve l’évêque de Lille, Monseigneur Defois. Présent lors de l’inauguration de la faculté musulmane, il a eu ces paroles un peu surprenantes :
"l’islam fait partie de nos racines européennes. J’aimerais que nous les recherchions ensembles, pour faire émerger une base philosophique commune".
Profanation de tombes à Marseille
Une quarantaine de tombes, pour la plupart chrétiennes, ont été profanées dimanche au cimetière de Saint-Jérôme, dans le treizième arrondissement (nord) de Marseille. Aucune revendication ni inscription n’a toutefois été relevée sur les lieux. Des faits identiques s’étaient produits en janvier 2005 dans le même cimetière. Cinq tombes catholiques avaient été prises pour cibles par des vandales.
Une enquête de police a été ouverte. Le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a dénoncé lundi "des actes de vandalisme qui viennent entacher gravement la mémoire des défunts et le recueillement des familles". "Il ne faut pas que cela reste impuni et je suivrai attentivement le déroulement de l’enquête judiciaire".
Téléthon : Mgr Vingt-Trois dénonce « les recherches permettant le tri d’embryons »
Alors que plusieurs évêques ont déjà mis en garde les Français contre les dérives éthiques du Téléthon, Mgr Vingt-Trois, archevêque de Paris, a précisé sa reflexion sur le Téléthon sur les ondes de RMC (8h35) lundi matin.
Comme il l’avait déjà déclaré, il part du principe que "ce n’est pas parce que le Téléthon est une œuvre généreuse qu’on doit signer des chèques en blanc et estimer que tout ce qu’ils font est bien". Ainsi, Mgr Vingt-Trois a dénoncé les "recherches permettant le tri d’embryons" et demandé : "Qui décide des critères du tri ? Pour établir quel diagnostic ? Qui décide que tel homme n’a pas le droit de vivre? Si on va vers cette société, c’est pire que le monde d’Orwell".
Mgr Vingt-Trois reconnaît avoir déjà donné de l’argent au Téléthon mais déclare que désormais il ne continuera à donner que "si on à la possibilité d’infléchir ou d’orienter les dons" pour éviter que l’argent ne serve à des recherches qui "confinent à l’eugénisme".
Une Turquie christianophobe
C’est un dossier de Libération :
Alors que le pape arrive demain à Ankara pour une visite de 4 jours, la spoliation par l’Etat des biens immobiliers des communautés catholique, grecque orthodoxe et arménienne persiste. Après la Première Guerre mondiale, les non-musulmans (catholiques, mais surtout Grecs, Arméniens et Juifs) représentaient encore un bon tiers de la population de la vieille Stamboul. Aujourd’hui, ils sont moins de 100000. Installée depuis 1860 dans une petite rue du centre du Kadikoy, sur la rive asiatique du Bosphore, l’église des pères assomptionnistes a été saisie en 1990. Un père se souvient :
"Un papier officiel nous a été communiqué un matin, affirmant que le bâtiment est désormais inscrit au patrimoine de la République et appartient au ministère du Trésor"
Le dossier est remonté jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg. Il y a eu un accord à l’amiable en 2003 et les religieux sont restés. Après des années de fortes pressions de Bruxelles, le Parlement turc a voté il y a un mois une loi garantissant les propriétés des fondations religieuses y compris étrangères et la restitution de certains biens mis sous tutelle publique. Un vote à l’arraché, malgré l’hostilité des ultranationalistes et les réticences de la gauche.
Inspirée du modèle jacobin, la république laïque, fondée par Mustapha Kemal sur les décombres de l’Empire ottoman, a confisqué dès les années 20 tous les biens des confréries et des multiples fondations religieuses islamiques. La loi ne reconnaît pas les communautés religieuses, même comme associations. Catholiques et protestants sont ainsi considérés comme étrangers. En 1923, le traité de Lausanne reconnaissait toutefois des droits spécifiques à trois communautés «minoritaires» : les Grecs, les Arméniens et les Juifs. Ceux-ci pouvaient notamment conserver leurs fondations religieuses, gérant les biens dont les revenus servent à entretenir les lieux de culte ou les institutions communautaires. Mais elles restaient soumises à de nombreuses restrictions. Et, surtout, l’Etat a continué à faire main basse sur les immeubles et les terrains.
Cellules souches : la science contre l’idéologie
Jeudi, aura lieu le vote décisif au Parlement européen concernant le financement communautaire de la recherche sur l’embryon. A cette occasion, un document (pdf, 7 pages) a été rédigé pour l’Institut européen de bioéthique concernant les avancées majeures sur les cellules souches adultes :
"La thérapie régénératrice est sans conteste l’un des concepts les plus passionnants de la biomédecine contemporaine. Son principe repose sur l’utilisation des cellules souches, mères de tous les types cellulaires de l’organisme. Alors même que le potentiel thérapeutique des cellules souches embryonnaires apparaît de plus en plus incertain en raison d’insurmontables obstacles biologiques, les cellules souches adultes, pendant ce temps, commencent à montrer des capacités étonnantes dans la réparation des tissus malades, à la fois dans les modèles animaux et dans les premiers essais cliniques.
Aujourd’hui, il n’est plus possible d’en ignorer les résultats. Il est donc impératif d’en présenter quelques-uns pour éclairer un débat bien souvent passionnel. De plus, il serait bienvenu que le 7ème programme cadre de recherche européen, qui doit être adopté définitivement en seconde lecture début décembre 2006, soit l’occasion de soutenir une politique publique de financement de la recherche biomédicale conforme aux valeurs fondatrices de l’Europe et aux données actuelles de la science.
Le moment est arrivé pour le Parlement européen et le Conseil des Ministres de promouvoir le développement d’une recherche évitant toute transgression sur le plan éthique, tout en offrant des perspectives réalistes sur le plan médical."
Au-delà même de la dignité -inviolable- de l’embryon humain, l’idéologie l’emportera-t-elle sur la réalité scientifique ? La recherche sur les cellules souches embryonnaires étant un échec, il apparaît nécessaire –contrairement au passé– que l’Union européenne axe son effort sur la recherche sur les cellules souches adultes, recherche couronnée de succès. Ce document est à lire et à faire circuler pour informer au mieux nos contemporains.
UE/Turquie : la rupture ?
L’Union européenne a annoncé ce matin l’échec des négociations avec la Turquie et Chypre, rendant ainsi plus qu’incertaine l’issue des pourparlers avec Ankara sur son adhésion à l’UE. Le ministre finlandais Erkki Tuomioja, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE , a déclaré :
"Les circonstances ne nous permettent pas de poursuivre les négociations. Cela aura inévitablement des conséquences. Mais pour l’heure, il n’est pas possible de savoir lesquelles".
Benoit XVI, tombeur de l’islamisme?
C’est la question que pose ce matin Yves Thréard dans le Figaro:
Benoît XVI sera-t-il à l’islamisme ce que Jean-Paul II fut au
communisme ? Peut-il jouer un rôle aussi déterminant dans la lutte
contre le fanatisme religieux que son prédécesseur dans le combat
contre l’empire soviétique ? Souhaitons-le. Le voyage qu’il
effectue cette semaine en Turquie est important et audacieux.
Si l’un des objectifs de ce séjour est de resserrer les liens du
Vatican avec les chrétiens d’Orient, l’occasion de susciter le
dialogue, voire le débat, avec les musulmans apparaît manifeste. Et ce
qui pourrait passer pour de la provocation n’est que du courage.
D’autres, après la polémique de Ratisbonne, se seraient empressés
d’annuler leur déplacement. Pas Benoît XVI.[…]Le geste n’est pas sans risque. Il devrait marquer le début d’une
longue et patiente démarche, plus difficile encore que celle entreprise
par son prédécesseur. Car, en Orient, à l’hostilité des gouvernants
s’ajoute celle, impitoyable, des foules.
British Airways et les croix de 3 cm (suite)
On se souvient des misères que la compagnie avait faites à une employée portant une petite croix autour du cou; à la suite de réactions indignées à travers le monde, British Airways pourrait faire marche arrière.
Benoît XVI aux journalistes catholiques
Face "à une action multiforme pour détruire les racines chrétiennes de la civilisation occidentale", leur "tâche est celle de servir avec courage la vérité, en aidant l’opinion publique à regarder, à lire et à vivre la réalité avec les yeux de Dieu".
Le traitement politico-médiatique du drame du PSG
Comme le remarquent Vox Galliae et Le Conservateur, les médias traitent le drame de jeudi soir comme ils n’auraient jamais osé le faire si les rôles des différents acteurs (le hooligan tué est d’origine bretonne, le policier antillais, le supporter isolé israélite) étaient intervertis. Les politiques renchérissent, et le procureur se permet même de mettre en cause Le Pen.
Ces réactions sont à comparer au drame en grande partie similaire qui avait marqué le sommet de Gênes lors d’une réunion du G8 en 2001 : un jeune anarchiste avait été tué par un carabinier isolé qu’il agressait avec un groupe d’autres émeutiers (photos).
Les médias n’avaient alors pas mis en cause les altermondialistes, comme ils le font aujourd’hui pour les clubs de supporters, mais les forces de l’ordre italiennes et Silvio Berlusconi (l‘Huma allant jusqu’à traiter les carabiniers impliqués d’ "assassins").
Quant au traitement judiciaire : l’enquête italienne s’était conclue par un non-lieu en faveur du carabinier. La Cour européenne des droits de l’Homme avait demandé des explications à l’Etat italien sur le déroulement de cette enquête. Apparemment, le policier français ne devrait même pas être mis en examen – et on serait fort étonné que la Cour européenne s’en émeuve.
PS : sur les événements de jeudi soir, deux récits intéressants : ici, le témoignage (à en croire le site) du supporter israélite, qui remet en cause certains éléments de l’enquête; ici, celui de d’un supporter parmi le groupe des agresseurs. Et ici, une bande dessinée plutôt bien vue.
« Pour instruire et éduquer,
… il faut d’abord rétablir l’autorité parentale".
C’est un très bref extrait du discours de Le Pen sur l’école, l’Université et la recherche, tenu ce jour à Dijon.
Les extrémistes des droits des animaux s’en prennent aux crèches vivantes
Pour l’instant, cela se passe aux Etats-Unis : l’organisation extrémiste PETA a ciblé cette semaine une poignée d’églises, exigeant d’elles qu’elles annulent leurs "crèches vivantes" à l’occasion de Noël. Selon ces activistes, outre le froid, cette belle tradition soumettrait les animaux au "stress" de déplacements ! L’anthropomorphisme devenu fou…
Tout indique pourtant que cette campagne absurde devrait porter des fruits : PETA fait peur, car elle jouit de la complicité des médias qui relaient volontiers ses campagnes, alors qu’en parallèle elle aide financièrement des mouvements éco-terroristes tels que l’ALF ou l’ELF.
« L’affaire » Anatrella : une attaque contre Rome ?
Les accusations portées contre le célèbre prêtre-psychanalyste ne semblent pas viser uniquement le Prélat de l’Eglise. Selon Thibaud Collin, c’est l’instruction de Rome Sur les critères de discernement vocationnel au sujet des personnes présentant des tendances homosexuelles en vue de l’admission au séminaire et aux ordres sacrés qui est indirectement visée. Pire, c’est un prêtre -le père Philippe Lefebvre (qu’un commentateur avait même cité sur ce Salon)– qui, en attaquant le père Anatrella, veut décrédibiliser l’Instruction :
"La critique de fond que le père Lefebvre (photo) adresse à Mgr Anatrella tient en quelques mots : le psychanalyste s’appuie sur une conception freudienne de la sexualité et il l’applique sans aucune médiation au champ théologique et ecclésial. […] Le père Lefebvre oppose à cette approche qu’il estime «scientiste», une lecture attentive de ce que la Bible révèle de l’action de Dieu dans le concret de la chair humaine blessée et sauvée. […] Le père Lefebvre met-il alors son savoir biblique au service de l’Instruction afin de compléter le commentaire de Mgr Anatrella, commentaire qu’il peut trouver, probablement pour de bonnes raisons, trop unilatéral ? Lisons la fin du paragraphe :
"Un prêtre marqué par les tendances homosexuelles peut présenter des risques à terme ; il peut aussi être expérimenté pour parler de la vie reçue de Dieu là où elle fait le plus défaut. Faut-il au nom du risque encouru interdire l’accès des ordres sacrés à tout homme homosexuel sans distinction ? Cela serait une attitude bien peu virile, la preuve d’une immaturité qui refuse d ‘assumer des risques."
Qui est critiqué dans cette phrase ? Anatrella, certes, mais Anatrella commentant une Instruction voulue par le Saint-Père et Anatrella ne faisant que reprendre la thèse essentielle du même document. Dès lors «l’attitude bien peu virile» et «l’immaturité» ne qualifient pas simplement le commentateur mais bien aussi la Congrégation qui a publié ce texte en union avec le Pape.
[…] Ce qui était en germe se déploie pleinement dans le second article, au ton fortement polémique. Alors même que les accusations contre Anatrella étaient connues, le père Lefebvre ne prend aucune précaution d’usage (présomption d’innocence, danger d’une campagne calomnieuse) et enfonce le clou :
"Face à cette aventure que Dieu propose [“la réflexion sur ce qu’est un homme, une femme”, ndlr], certains préfèrent en rester à des modèles préfabriqués, à des théories sur ce qu’est l’humain ; ils révèlent ce faisant qui ils sont. Et, théorisant et invectivant, ils dévoilent qu’ils ont probablement quelque chose à cacher. Dans la Bible, c’est très net : invoquer la loi à tout bout de champ, développer des tas de théories et de normes, c’est souvent manifester qu’on n’est pas tout à fait en phase avec ce que l’on préconise à grands cris."
Et quelques lignes plus bas, le père Lefebvre avance que les thèses d’Anatrella «procède[nt] davantage d’une peur du monde, d’une peur de soi-même peut-être».
Vers l’unité des chrétiens « verticaux » et « horizontaux »
Benoît XVI fait bouger les lignes, la guerre des années 1970 dans l’Eglise se termine : l’actualité de l’Eglise est centrée sur sa nécessaire unité. Le Grand Portail de St Thomas d’Aquin rejoint cette analyse et nous propose une intéressante réflexion à partir du Docteur Angélique. Extraits :
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Au Golgotha, le Christ déployé sur la croix, avec Jean et Marie effondrés à ses pieds, semble vouloir embrasser l’humanité entière pour l’emporter, dans une infinie souffrance, vers le Ciel. La croix parle d’elle-même : elle est la brutale rencontre de la verticalité et de l’horizontalité de l’humanité. Mais il semble qu’aujourd’hui, en Occident du moins, ses deux montants soient devenus de même polarité : ils se repoussent mutuellement et refusent de s’associer. Des chrétiens (nous les dirons verticaux) attachés au sens de la transcendance, soucieux de fidélité au Magistère, assidus à la pratique des sacrements et à l’éthique de leur agir, s’opposent plus ou moins violemment à d’autres (nous les dirons horizontaux), attachés à l’universalité de l’évangélisation, fervents défenseurs de l’amour fraternel, de la solidarité avec les plus pauvres, de la liberté et de la créativité de chacun au service des autres. […]
Chacun éprouve plus de répulsion pour l’autre encore que pour l’athée militant qui se réjouit de cette division et sait l’entretenir. […] Mais ce conflit n’est-il pas de toujours ? Dès l’origine de l’Eglise, saint Jacques ne s’en faisait-il pas déjà l’écho ?
"A quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu’un dise : "J’ai la foi", s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? […] Ainsi en est-il de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte." (II, 14-18)
Cependant, à en lire le commentaire de Thomas d’Aquin, qu’on ne se précipite pas à penser que Jacques donne raison aux seconds contre les premiers :
"Les œuvres sont dites "mortes" en raison de ce qui leur manque : parce qu’elles n’ont pas cette vie spirituelle qui vient de la charité par laquelle l’âme est unie à Dieu, recevant de Dieu la vie comme le corps la reçoit de l’âme. C’est de cette façon que la foi, sans la charité, est dite "morte" […]. C’est aussi de cette façon qu’on appelle mortes toutes les œuvres bonnes par leur genre, qui sont faites sans la charité" (Somme théologique, Ia IIae, q89, a6, c).
Saint Thomas, au nom de l’apôtre, renvoie dos à dos la foi morte sans les œuvres, et les œuvres mortes sans l’union à Dieu. En resterons-nous là, en nous instituant, de facto, tiers observateur impartial et irresponsable, de l’opposition irréductible entre deux courants également légitimes ? […] C’est encore l’Evangile qui nous donne la réponse :
«Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui acquittez la dîme de la menthe, du fenouil et du cumin, après avoir négligé les points les plus graves de la Loi, la justice, la miséricorde et la bonne foi ; c’est ceci qu’il fallait pratiquer, sans négliger cela» (Mat. 23, 23).
C’est au pharisien, qu’il incombait d’assumer la fraternité sans négliger la pratique de la loi. Ce n’est pas au bon samaritain, à qui la solidarité fraternelle a suffi pour son salut, malgré sa foi erronée. C’est au montant vertical qu’il est demandé de porter l’horizontal."
Benoît XVI en Turquie : J-2
Gérard Leclerc dresse un tableau du contexte complexe que trouvera le Pape lors de sa visite, de mardi à vendredi prochains. L’éditorialiste évoque l’espoir que ce voyage permette "des ouvertures nouvelles que le pape désire sans équivoques", tant vis-à-vis des orthodoxes que des musulmans.
La Nativité
Benoît XVI assistera dimanche 26 novembre à la présentation mondiale du film " La Nativité" dans la salle Paul VI au Vatican aux côtés de 7000 spectateurs. La projection de ce film de Catherine Hardwicke sera précédée par la lecture d’un passage de l’évangile et d’un discours écrit par Mgr Angelo Comastri, vicaire général du Pape Benoît XVI pour l’Etat de la Cité du Vatican. L’archevêque John P. Foley, président du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, prononcera un discours de présentation.
"La Nativité" retrace l’année dans la vie de Marie qui précède la naissance de Jésus, la visite des bergers et des rois mages, le terrible épisode du massacre des Saints Innocents ordonné par Hérode et la fuite de la Sainte Famille en Egypte. Selon Peter Malone, il semblerait que le sujet soit bien enraciné dans les textes bibliques aussi bien dans l’Ancien Testament que dans les Evangiles concernant l’enfance de Jésus. Les premiers commentaires sont encourageants…
Le film en version française a été présenté à Lourdes en avant-première mondiale le 5 novembre dernier. A la fin de la projection, parmi les spectateurs enthousiastes, Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, a fait le commentaire suivant : "C’est un film qui essaie de retrouver l’humanité de la Vierge Marie, ce qu’elle a vécu dans cet évènement qui était le salut de l’humanité. J’ai été impressionné par la qualité des acteurs, par le travail historique qui a été fait pour coller au plus près de ce qui a été vécu par la Sainte Famille."
La bande-annonce est consultable sur le site officiel du film. Il est également possible d’y télécharger de beaux fonds d’écrans pour entrer dans l’Avent. Une belle perspective de sortie familiale avant Noël (sortie en France le 6 décembre)…
« Face à la crise politique, l’alternative catholique »
Dans Présent d’aujourd’hui, l’institut Civitas (animée en majorité par des laïcs proches de la FSSPX) présente son 2e congrès qui se tient à Paris samedi prochain sur le thème de "l’alternative catholique."
Civitas est un mouvement d’action politique et sociale fondé sur le droit naturel et se référant clairement à la doctrine de l’Eglise. Notre but est de montrer aux Français qu’il existe des solutions à la crise générale de notre société. Elles passent par un retour au "bon sens naturel" et aux vertus les plus élémentaires que sont en particulier l’honnêteté, le goût de l’effort, le sens du service, le respect mutuel, etc.
Cependant, il ne suffit pas de convenir de la gravité de la situation, il faut passer à l’action ! […] [N]ous voulons absolument profiter de [la période électorale] pour affirmer nos positions en tant que catholiques, et pour avancer sur le chemin de ce que nous appelons "la convergence des efforts" des différents mouvements, oeuvres, partis, dont le trait d’union est la doctrine sociale de l’Eglise.
Sur son site, Civitas annonce à l’occasion de ce congrès "deux messages" "qui dépasseront très largement le cadre" de l’institut…









