« Libérons l’école du wokisme ! »
Face au déni de l’Education nationale sur le militantisme idéologique qu’elle veut imposer aux élèves, aux enseignants et aux parents, Le Syndicat de la Famille lance une campagne nationale d’alerte et se mobilise partout en France.


Malgré le contenu du programme d’éducation affective, relationnelle et sexuelle, la circulaire sur l’accompagnement des élèves trans ou encore les enquêtes conduites par Le Syndicat de la Famille (avec constats d’huissiers) sur les supports utilisés dans les classes, l’Education nationale n’a de cesse de nier l’imprégnation largement idéologique et politique de ce qu’elle veut imposer aux élèves, aux parents et aux enseignants :
Avec l’EVARS, dès la maternelle, les filles sont présentées comme des victimes et les garçons des coupables, la société « assignant des rôles » à chacun. Cette vision caricaturale, qui correspond au « patriarcat systémique » conceptualisé par le wokisme, est suivie de l’affirmation d’une prétendue distinction entre sexe et genre, introduite en 5e et réitérée d’année en année. Si les dirigeants de l’Education nationale font mine de ne pas comprendre que distinguer le sexe et le genre signifie concrètement qu’il peut être pertinent de transitionner, les élèves, eux, reçoivent parfaitement le message, et d’autant plus que les réseaux sociaux laissent une large place aux influenceurs trans.
Malgré ces contenus inspirés des gender studies et du wokisme, donc contraires à l’obligation de neutralité de l’Education nationale, ces séances sont obligatoires pour les élèves. Quant aux parents qui osent envisager de retirer leur enfant lors des séances, ils se voient aussitôt dénoncés au rectorat, comme Le Syndicat de la Famille l’a appris de plusieurs témoignages. Une manière, évidemment, de faire peur et de faire taire les parents.
Quant aux enseignants, outre le programme EVARS à transmettre via la plupart des matières (au motif de la « transversalité » de cette « éducation »), ils sont mis en difficulté grave par la circulaire de l’Education nationale sur la transidentité : elle bafoue leur liberté de conscience en les obligeant, malgré la réalité sexuée et l’état civil d’un élève, à le nommer par un nouveau prénom, de l’autre sexe, si telle est sa demande. Une catastrophe en ce que ce procédé ne met pas l’élève en situation de prendre son temps et de mûrir. Or, une fois engagée la transition sociale, le retour en arrière est compliqué, comme en attestent de nombreux « détrans » ou « post-trans » qui regrettent leur parcours et reprochent tous aux adultes qui les entouraient alors de les avoir laissés faire.
Afin d’alerter tous ceux qui croient dans les objectifs hypocritement affichés par l’Education nationale et qui n’ont pas encore connaissance des contenus concrets destinés à leurs enfants, Le Syndicat de la Famille lance ce 25 septembre la campagne « Libérons l’école du wokisme ! ».
· L’affiche sur l’école fait référence à des témoignages, mais aussi à des ouvrages de coins lectures de classes de primaire, comme « Princesse Kevin » (avec ses fiches pédagogiques destinés aux instituteurs), « Mon frère, ma princesse », « Julian est une sirène », « Le Prince et la couturière » (un prince qui s’habille en fille la nuit)…

. L’affiche avec un collégien fait référence aussi bien à des témoignages qu’au programme EVARS qui, à partir de la 5e (page 27 du programme) différencie le sexe du genre, ce qui implique qu’on peut être de sexe masculin et être fille ou l’inverse.
· L’affiche avec une lycéenne renvoie à des témoignages d’enseignants, ainsi qu’aux exigences de la circulaire de l’Education nationale sur la transidentité : les établissements sont invités à laisser des élèves utiliser les toilettes, vestiaires, et le cas échéant dortoirs, réservés à l’autre sexe, s’ils ne se sentent pas en adéquation avec leur propre identité sexuelle (« l’usage des espaces d’intimité », au paragraphe B de la circulaire).
Ajournement de l’examen de la proposition de loi sur l’euthanasie
De même que la dissolution avait donné un coup d’arrêt à la discussion avancée à l’Assemblée nationale du projet de loi relatif à l’euthanasie, l’attente d’un nouveau gouvernement perturbe le calendrier prévu au Sénat pour l’examen des deux propositions de loi qui en sont issues.
La commission des Affaires sociales du Sénat a déprogrammé la discussion de ces textes, qui devait débuter hier, compromettant un peu plus la possibilité d’un débat en séance du 7 au 16 octobre.
Il est temps d’euthanasier cette proposition.
“Les textes ne seront pas abandonnés mais leur examen pourrait être retardé, peut-être jusqu’au printemps”, a fait savoir l’un des quatre co-rapporteurs, la sénatrice (LR) du Lot et-Garonne Christine BONFANTI-DOSSAT.
Ce nouveau retard pourrait compromettre l’adoption définitive de ce double texte d’ici la présidentielle et la fin de la législature.
“Sous réserve de la nomination d’un gouvernement la semaine prochaine et l’inscription du texte à l’ordre du jour, le scénario envisageable pourrait être un examen en commission le 7 ou le 8 octobre et en séance le 13 ou le 20”, a nuancé le président (LR) de la commission des Affaires sociales Philippe MOUILLER.
Nouvelle hausse du nombre d’avortements en France
2024, année de l’entrée de l’avortement dans la Constitution, est marquée par une hausse : 251.270 soit 7000 de plus qu’en 2023, selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publiée jeudi matin. 2023 était déjà un record..
La hausse observée depuis 2022 se poursuit donc avec une légère augmentation de 2,87 % en 2024 par rapport à l’an dernier.
Le taux de recours s’élève désormais à 17,3 pour 1 000 (‰) femmes âgées de 15 à 49 ans. Avec, là encore, une augmentation de 2,3 points depuis 2021. La pratique est plus élevée chez les jeunes femmes, âgées de 20 à 29 ans. Depuis une trentaine d’années, l’avortement s’élève aussi progressivement chez les femmes de 25 à 39 ans.
Alors que la natalité s’effondre, le ratio d’avortement est en hausse. Cet indicateur donne le rapport entre le nombre d’avortements et le nombre de naissances vivantes une année donnée. En 2024, il continue de progresser avec un rapport de 38 pour 100 naissances vivantes.
Pascale Morinière, présidente de la Confédération nationale des associations familiales catholiques, souligne :
«La baisse du pouvoir d’achat des familles et le contexte de crise actuel diminuent la capacité à accueillir des enfants. Cela peut expliquer à la fois la chute de la natalité et de l’augmentation du nombre d’IVG».
La France présente un taux «extrêmement élevé» par rapport à d’autres pays européens. «En France, on réalise au moins deux fois plus d’IVG qu’en Allemagne, par exemple», poursuit-elle, regrettant «une absence de prévention alors que c’est une épreuve pour nombre de femmes».
Pour rappel, en 1974, Simone Veil déclarait à l’Assemblée nationale :
aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes. C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame.
Mais les militants de la culture de mort n’en ont cure.
La pensée de John Senior, un antidote pour le monde universitaire
Dans ce livre, John Senior et la restauration du réalisme, Francis Bethel, qui fut étudiant auprès de John Senior avant d’entrer à l’abbaye de Fontgombault puis d’aller fonder l’abbaye de Clear Creek aux Etats-Unis, dresse une biographie fouillée de John Senior (1923-1999), sa vie, sa conversion, sa pensée, son enseignement…
Senior, qui a étudié l’occultisme, est devenu un défenseur de la sagesse et des arts traditionnels, finit par se convertir à la foi catholique. Il a plaidé pour quelque chose de plus qu’un apprentissage livresque. Dénonçant l’hérésie moderniste, qui fausse la pensée depuis la Renaissance, il s’est fait le champion de la “restauration du réalisme”, qui réunirait l’homme tout entier, les sens, l’imagination, l’émotion, la volonté, l’intellect et le corps. A l’université du Kansas, il a formé des centaines d’étudiants. Plusieurs évêques, un abbé, une prieure, des directeurs de séminaires, avocats, juges et de nombreux enseignants. Plusieurs écoles et collèges contre-culturels doivent leur existence et tirent une grande partie de leur programme d’études des idées de John Senior. F. Bethel découvre les racines de la pensée de Senior, sa mise en pratique audacieuse et révèle les possibilités qu’elle offre à une école blessée par un relativisme moral et intellectuel omniprésent.
Son enseignement a fait l’objet d’une persécution, jusqu’à être supprimé, dans l’Amérique des années 1970, pervertie par l’idéologie soixante-huitarde :
Il est remarquable que quelques conversions et vocations aient provoqué un tel tollé, alors que des milliers d’étudiants perdaient régulièrement leur foi en Christ à l’université, se droguaient, se livraient à la débauche et se lançaient dans des modes folles et s’adonnaient à l’immoralité, sans que la faculté ne sourcille le moins du monde. Le fait est que le Relativisme qui prévalait à l’Université du Kansas était du type moderniste, qui combattait surtout les valeurs traditionnelles, chrétiennes et occidentales qui étaient autrefois enseignées partout. Les mots de Senior fournissent une analyse pertinente :
Ces dernières années, l’instauration de ce Relativisme a pris un tour totalitaire : il est désormais imposé à tous avec la force inquisitoriale d’un pharisaïsme fanatique… exclut définitivement la conception réaliste et son expression chrétienne… Plus ou moins discrètement, le relativisme s’est installé à l’intérieur des collèges où la religion chrétienne peut trouver sa place pourvu qu’on n’y croie pas.
Le rôle de la Russie dans la chute de Bachar al-Assad en Syrie
Farid Jeanbart, diplomate syrien et docteur en géographie, a vécu de l’intérieur la dissolution et la chute du régime de Bachar al-Assad. Il témoigne dans Conflits. Extrait :
[…] L’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022 a considérablement affecté le soutien militaire russe à la Syrie. Moscou a redéployé ses forces aériennes vers le front ukrainien, considérant cette guerre comme existentielle. Selon des sources bien informées, quatre mois avant la chute de Damas, Sergueï Choïgou, secrétaire du Conseil de sécurité russe, aurait informé Bachar el-Assad de la nécessité de retirer l’aviation et l’armement lourd de Syrie pour les transférer en Ukraine.
Privé de son principal atout stratégique — la couverture aérienne russe — le régime s’est retrouvé militairement vulnérable. La Russie, en pleine guerre, n’est plus en mesure de soutenir la Syrie ni militairement, ni économiquement. Les diplomates russes l’ont clairement affirmé : la Syrie n’est plus une priorité.
Parallèlement, l’Iran, autre allié clé de Damas, a vu son influence régionale s’effondrer. La destruction des infrastructures militaires du Hamas à Gaza, suivie de l’assassinat d’Hassan Nasrallah le 27 septembre 2024 dans le sud du Liban, ont considérablement affaibli le Hezbollah, bras armé de Téhéran. Ce dernier a dû retirer la majorité de ses combattants de Syrie pour défendre le Liban face à Israël.
Le rapprochement du régime syrien avec les pays du Golfe — symbolisé par la participation de Bachar el-Assad au sommet de la Ligue arabe en 2023 — a également tendu les relations avec l’Iran. Le régime syrien est de plus en plus soupçonné de complicité passive avec les frappes israéliennes ciblant les forces iraniennes sur son sol. En réaction, l’Iran a retiré des dizaines de milliers de miliciens chiites, notamment dans la région d’Alep, privant ainsi Damas d’un soutien militaire essentiel.
Conclusion : une convergence de facteurs fatals
La chute du régime de Bachar el-Assad ne peut être attribuée à un seul facteur. Elle résulte d’une combinaison d’éléments internes — corruption, désorganisation militaire, aveuglement stratégique — et de mutations régionales et internationales profondes. Sans l’enlisement de la Russie en Ukraine, le retrait de l’Iran, et la défaite du Hezbollah, HTC n’aurait probablement pas réussi à prendre Damas. Ce qui distingue HTC, c’est sa capacité à lire et exploiter les transformations géopolitiques, contrairement à un régime syrien figé, sûr de lui, et sourd aux signaux d’alarme. Certes, après treize ans de guerre, l’armée est anéantie et l’économie en ruine. Mais une stratégie de repositionnement diplomatique, notamment envers la Turquie, aurait pu prolonger la survie du régime. […]
L’antisémitisme revendiqué
Comment ne pas revenir sur cette honteuse affaire de Flensbourg, l’interdiction faite aux juifs et affichée en vitrine de pénétrer dans un commerce de livres anciens ?
Certes l’unanimité la classe politique allemande a vivement et promptement réagi, l’affiche fut retirée …pour être remise quelques heures plus tard à l’intérieur du magasin face à la porte d’entrée !
On ne répétera jamais assez le ‘Plus jamais ça !’ qui fut de notre instruction et notre éducation. Nous l’avons ingurgité dès notre prime enfance, nous l’avons transmis aux nôtres, mais cela ne suffit pas : Aujourd’hui, en Europe de l’Ouest certains, éduqués différemment, affichent sans vergogne leur subconscient. Ils le revendiquent haut et fort ! Nous ne sommes plus dans un antisémitisme bon teint, un antisémitisme de salon murmuré à voix basse ou sous cape, un peu honteusement. Oui, cet antisémitisme là a encore droit de cité dans certaines familles, certains milieux, y compris en France.
Le cas qui nous tord les tripes aujourd’hui est que la détestation des Juifs commence à s’exprimer librement, à se revendiquer ! Et ceux qui l’expriment ne sont pas pris par une foule clamant sottement quelques slogans hostiles à Israël. Non, ils expriment benoîtement et ouvertement leur inimitié profonde contre le peuple que Dieu choisit. Ils n’ont même pas pour excuse d’avoir été éduqués selon les propos d’un homme qui répandit et répand encore depuis le 7ème siècle des histoires à dormir debout …mais peut-être de l’avoir été par un autre fou dont la haine viscérale répandue en Europe (et peut-être soutenue ou au moins non dénoncée des siècles durant par une partie irréfléchie de l’Église) fit six millions de morts, et sûrement autant de pogroms de par tout notre continent.
Nous pouvons nous réjouir de constater que les réactions allemandes furent à la hauteur, et que les autorités germaniques ne partageassent pas cette idéologie, mais il nous faut nous inquiéter que nous, européens, du moins certains, osions la penser ou même la transmettre.
Enseigner, réenseigner et enseigner encore le ‘Plus jamais ça !’ reste, je crois, un impérieux devoir.
Bien amicalement à mes chers contempteurs
Bertrand du Boullay
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«Les enfants étaient considérés comme des petites choses inintéressantes»
Dans son livre, Une drôle de peine, la fille de Bernard-Henri Lévy et Isabelle Doutreluigne, raconte la vie de sa mère. Et elle se confie sur son enfance dans Madame Figaro. Justine Lévy explique que c’est notamment le contexte de l’époque, qu’elle décrit comme un temps «libertaire où les femmes et les hommes faisaient n’importe quoi en se disant que c’était ringard d’élever un enfant», qui aurait poussé sa mère à se décharger de ce rôle.
«Les enfants étaient considérés comme des petites choses inintéressantes, des mini-personnes inachevées, un peu nulles». «J’ai très vite eu la sensation, comme je le raconte dans “Une drôle de peine”, que les enfants n’existaient pas et qu’il n’y avait donc pas à s’en occuper.»
Selon elle, les choix qu’a pu faire sa mère étaient «de nature politique» et elle ne se rendait pas compte que cela allait causer certains dégâts.
«J’ai plein de copines de mon âge qui sont comme moi, qui ont poussé comme ça, sans surveillance ni éducation, parfois plus longtemps que moi qui ai été reprise en main».
C’est symptomatique de la gauche que de vouloir s’occuper de toute la misère du monde sauf de celle qui est à devant sa porte.
Vols dans les églises
Selon la Gendarmerie, relayé dans La République du Centre :
« En 2024, en France, 820 vols ont été constatés dans les églises, chapelles ou basiliques. Un chiffre en hausse de 23,7 % depuis 2022. Depuis plusieurs années, l’art religieux, les sculptures, tableaux, gravures ou autres objets en or, bénéficient d’une cote stable, peu sensible aux modes ».
Hadrien Lacoste, vice-président de l’Observatoire du patrimoine religieux, souligne :
« si l’on suit les adjudications, on constate qu’il y a deux grands marchés : les États-Unis et l’Asie. C’est souvent l’orfèvrerie qui est visée, les cours des métaux précieux sont très élevés. »
Géraldine Thévenot, conservatrice des antiquités et objets d’art de la Creuse, indique :
« Il y a quelques années, on n’aurait jamais pensé qu’on pouvait voler des cloches d’églises ».
En Corse, « les trois quarts des églises détiennent de l’orfèvrerie d’Ancien régime, grâce aux Génois, mais c’est aujourd’hui un poids pour les maires », reconnaît Hadrien Lacoste. En comparaison, sur le Continent, le vice-président de l’Observatoire du patrimoine religieux déplore « une déperdition d’objets depuis l’inventaire de 1905 ». Géraldine Thévenot indique aussi :
« Le vrai changement pour le mobilier, c’est Vatican II. Les prêtres ont affiché la volonté de revenir à une église primitive, plus dépouillée ».
De nouvelles églises du Laonnois ont été visitées ces derniers jours.
Sur les 550 contrôles déjà effectués dans l’enseignement catholique sous contrat, aucun ne remonte de dysfonctionnement notable
Guillaume Prévost a tenu une conférence de presse devant de nombreux journalistes, le 23 septembre, au foyer des élèves du groupe scolaire Saint-Vincent-de-Paul, à Paris. Le secrétaire général de l’Enseignement catholique a souligné que les effectifs de l’Enseignement catholique augmentent de 50% en 6e.
« Ce n’est pas une fuite du public mais bel et bien un choix. Celui de la proximité, de structures à taille humaine qui valorisent la relation ainsi que l’alliance avec les familles ».
Dans les académies de Versailles ou de Créteil, la proportion d’élèves scolarisée dans l’Enseignement catholique augmente, dans un contexte général de diminution.
Pour Guillaume Prévost, ce sont les effets délétères d’un développement empêché qui nuit à l’accueil de tous :
« Depuis 2018, l’Enseignement catholique a redistribué 2000 postes en interne pour les établissements qui engagent des efforts envers les plus fragiles et ce malgré une perte de 2500 postes d’enseignants sur la même période ».
Néanmoins, cette volonté d’ouverture à un public défavorisé reste tributaire de la confiance de la puissance publique : à Floirac, en périphérie de Bordeaux, un projet de création d’établissement a été refusé par le Rectorat, ou encore dans le Jura où la nouvelle carte des transports scolaires exclut les élèves de l’Enseignement catholique.
« Un élève de l’Enseignement catholique coûte 50% moins cher au contribuable qu’un élève du public… Mais moins la puissance publique finance l’Enseignement catholique, plus celui-ci est de facto réservé aux riches ».
Sur les 550 contrôles d’ores et déjà effectués, aucun ne remonte de dysfonctionnement notable.
« Tout au plus, quelques incompréhensions sur les normes qui nous sont applicables (organisation du temps scolaire et composition des classes, par exemple) qui montrent combien ces contrôles ouvrent une surface de dialogue dont on doit se saisir. »
Notamment sur l’articulation du projet éducatif chrétien et du respect de la liberté de conscience.
« Allez-vous dans un resto chinois pour commander des pizzas ? Considérez-vous qu’emmener vos enfants à une messe de mariage d’amis contrevient à leur liberté ? »
« Nos enseignants, agents publics de l’État mais pas fonctionnaires, ne sont pas soumis au principe de neutralité. Ils peuvent témoigner de leur foi sans prosélytisme, ils peuvent proposer des temps d’intériorité en précisant s’ils s’adressent à tous ou aux seuls chrétiens de manière facultative et ils peuvent même faire des maths chrétiennes en convoquant la métaphysique d’Aristote ! »
De quoi choquer les extrémistes de Médiapart, qui s’étonnent que les professeurs puissent prier avec leurs élèves en classe.
Concernant l’Evars, le nouveau programme d’éducation à la vie affective relationnelle et sexuelle, Nathalie Tretiakow, adjointe au secrétaire général, a apporté deux précisions :
« Oui, l’Evars est mise en œuvre, un webinaire donné en juin pour accompagner son déploiement ayant été suivi par plus de 2000 de nos chefs d’établissement. Et non, le texte “Grandir heureux”, sur les fondamentaux de la relation dans l’Enseignement catholique n’a rien à voir avec un programme bis ! »
Jean-François Canteneur, directeur diocésain de Paris, a également clarifié la question des intervenants non agréés (comme Cycloshow, accusé d’être opposé à l’avortement) :
« Nous travaillons l’EARS sous cette appellation maison depuis une quinzaine d’années et, par exemple à Paris, plus de la moitié des collèges s’acquittaient des trois séances annuelles obligatoires, loin devant les 15% d’établissements du public… Souvent nos structures faisaient pour cela appel à des associations, faute d’enseignants à l’aise et volontaires pour aborder ces sujets. Et cette forme d’extériorité sur ces sujets pouvait être intéressante pour les jeunes. Aujourd’hui, avec l’Evars, les enseignants se réapproprient cette dimension éducative et c’est tant mieux car ces questions se travaillent aussi dans le quotidien des établissements. »
Des associations continuent à intervenir hors temps scolaire pour apporter des compléments au programme. Certaines travaillent en lien avec les parents d’élèves qui ont aussi besoin d’accompagnement sur ces questions qui, par excellence, relèvent de la co-éducation.
Contraception forcée : le premier ministre danois présente ses excuses
Le premier ministre danois, Mette Frederiksen, a présenté ses excuses, mercredi 24 septembre, devant plusieurs dizaines de femmes victimes de contraception forcée au Groenland.
« Aujourd’hui, il n’y a qu’une seule chose à vous dire : pardon pour l’injustice qui vous a été faite parce que vous étiez groenlandais. Pardon pour ce qui vous a été pris et pour la douleur que cela vous a causée, au nom du Danemark. Pardon ».
La campagne, commencée à la fin des années 1960, visait à réduire le taux de natalité au Groenland. Fin 1970, au moins 4 070 femmes, soit une femme groenlandaise sur deux en âge de procréer, avaient reçu un stérilet. L’acte était majoritairement réalisé sans consentement préalable, même quand il s’agissait de mineures.
Lundi, le premier ministre danois a annoncé la création d’un « fonds de réconciliation » pour indemniser les victimes.
Mette Frederiksen a rompu avec la tradition de ses prédécesseurs, qui assuraient que le Danemark n’avait pas de raison de s’excuser.
A quand les excuses des dirigeants français pour les infâmes propagandes publiques incitant les Françaises à utiliser la contraception ?
Robert Badinter, à la source du laxisme judiciaire
Polémia lance une campagne contre le projetde panthéonisation de Robert Badinter et lance une pétition pour faire connaître la nocivité de ce personnage.
En effet, Robert Badinter a relégué les victimes, ou en tout cas certaines, à l’arrière-plan de l’institution judiciaire. Son combat pour les criminels, à travers ses procès, son mandat de ministre et son œuvre, a créé un déséquilibre qui se paie aujourd’hui dans un contexte d’insécurité généralisée en France. Le délinquant semble sanctuarisé, tandis que la victime s’efface et l’édifice judiciaire voit sa balance pencher considérablement du côté du crime.
Robert Badinter, avocat, ministre de la Justice (1981-1986) et président du Conseil constitutionnel, incarne une vision humanitariste du droit. Son engagement contre la peine de mort, concrétisé par son abolition en 1981, en a fait une véritable icône. Cependant, cet « humanisme » revendiqué par Badinter, centré sur la rédemption du criminel, semble avoir occulté les victimes, reléguées à l’arrière-plan. Si la loi Badinter de 1985 sur les accidents de la route constitue une exception notable en renforçant les droits des victimes, elle ne saurait masquer une tendance générale : dans les combats de Badinter, le criminel est souvent érigé en figure centrale, au détriment de la souffrance des victimes. Cette analyse explore ce paradoxe, en soulignant les contradictions d’un homme qui, tout en défendant l’imprescriptibilité du génocide, a parfois semblé minimiser les victimes des crimes ordinaires.
La sanctuarisation du criminel : l’inversion des valeurs de Robert Badinter
Les procès marquants de Robert Badinter, comme ceux de Roger Bontems (1972) et Patrick Henry (1977), révèlent une focalisation sur la défense du criminel. Dans l’affaire Bontems, accusé de complicité dans une prise d’otages meurtrière à Clairvaux, maître Badinter plaide pour éviter la guillotine, arguant que son client n’a pas directement tué. Malgré l’échec, cette affaire catalyse son combat abolitionniste. Dans le cas de Patrick Henry, assassin d’un enfant de 7 ans, Badinter transforme le procès en une tribune contre la peine de mort, déclarant : « Guillotiner, c’est couper un homme vivant en deux. » Sa plaidoirie sauve Henry de la peine capitale, mais la victime, Philippe Bertrand, est reléguée à une abstraction. Le tueur d’enfant devient victime d’une société considérée comme injustement répressive et l’enfant mort est évacué dans une démonstration d’inversion des valeurs où le mal est érigé en bien et le bien est tout bonnement nié.
Cette sanctuarisation du criminel, perçu comme une victime de la société, si elle peut s’entendre pour maître Badinter qui défend son client, devient une norme dangereuse dès lors qu’elle est érigée en dogme par le législateur à l’initiative du garde des Sceaux Robert Badinter. D’une posture légitime dans le cadre de la défense pénale, l’on passe à une idéologie politique qui bouleverse l’équilibre d’une institution dans laquelle la réinsertion du criminel primera désormais sur la reconnaissance de la douleur des victimes.
Les paradoxes de Badinter : la victime à géométrie variable
Badinter lui-même incarne des contradictions. Sa lutte pour l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité, notamment concernant les juifs, montre une sensibilité aiguë pour certaines victimes plus que pour d’autres. En 1979, il signe une tribune dans Le Monde, « Pour le jugement des crimes contre l’humanité », dénonçant les thèses révisionnistes et plaidant pour la justice face aux crimes imprescriptibles. Badinter est ainsi capable de fermeté et, en 1987, durant le procès de Klaus Barbie, il insistera sur la singularité du génocide juif.
Ministre, il promulgue en 1985 une exception à la loi qui interdit depuis 1881 de filmer ou d’enregistrer une audience, puis à partir de 1954 de photographier les scènes d’un procès, déclarant : « Vu l’atrocité des faits et le nombre exceptionnel de victimes, le procès s’annonce historique et médiatique. Ne conserver aucune trace de ce procès pour la mémoire paraît inconcevable. »
Cette attention portée aux victimes de temps passés contraste avec son approche des victimes de crimes ordinaires et présents, souvent éclipsées par son discours sur la rédemption des criminels.
Dans Les Épines et les roses (2011), il reconnaît avoir été perçu comme « le ministre des criminels ». Son obsession pour la réinsertion reflète une croyance en la perfectibilité humaine, mais l’auteur a toujours refusé cette perfectibilité à certains.
Les victimes de la route : une exception dans l’œuvre de Badinter
La loi du 5 juillet 1985, dite loi Badinter, illustre un engagement concret en faveur des victimes d’accidents de la circulation. En instaurant un droit quasi automatique à l’indemnisation pour les piétons, cyclistes, passagers et victimes vulnérables (enfants de moins de 16 ans, personnes de plus de 70 ans), cette loi marque une évolution significative en faveur des victimes d’accidents de la route. Ce texte a répondu à une hécatombe routière avec une quinzaine de milliers de morts sur les routes par an dans les années 1970, en imposant une responsabilité objective des conducteurs de véhicules terrestres à moteur, même en l’absence de faute directe. Cette législation, imposée contre les lobbies des assureurs, a permis de réparer les préjudices subis par les victimes. Cependant, cette loi se distingue par son cadre spécifique : les accidents de la route, souvent involontaires, diffèrent des crimes intentionnels. Les victimes de la route bénéficient d’une protection renforcée, mais ce régime d’indemnisation contraste avec le traitement des victimes de crimes violents, souvent laissées dans l’ombre des combats de Badinter.
Un déséquilibre durable : la victime reléguée au second plan
L’abolition de la peine de mort, promulguée le 9 octobre 1981, marque l’apogée du combat de Badinter pour les criminels contre les victimes. Mais, comme le souligne le professeur Jean-Louis Harouel, auteur de Libres réflexions sur la peine de mort (2019), elle s’est accompagnée d’un affaiblissement du système pénal, où la disparition de la peine capitale a délégitimé les autres peines, favorisant un laxisme perçu comme générateur d’insécurité.
Les victimes, loin d’être au centre du système judiciaire, se retrouvent souvent seules face aux assureurs ou aux expertises médicales, comme le note la critique des pratiques d’indemnisation sous la loi Badinter elle-même. Le contraste est frappant : alors que Robert Badinter a su mobiliser les médias pour faire du procès Barbie un moment de pédagogie sur la Shoah, les victimes de crimes violents n’ont pas bénéficié d’une telle visibilité. Outre un parti pris évident du ministre, cette marginalisation reflète une justice qui, sous l’influence de l’humanitarisme, privilégie la réhabilitation du criminel au détriment de la réparation morale et matérielle des victimes.
Rétablir l’équilibre, sortir du paradoxe de Badinter et du laxisme
Robert Badinter a transformé la justice française par son humanitarisme et son éloquence. Son héritage révèle un déséquilibre : en sanctuarisant le criminel comme figure à sauver, il a parfois effacé la victime, sauf dans le cas notable des accidents de la route. Ses contradictions, notamment sur l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité, soulignent le paradoxe de sa pensée.
Ce paradoxe se retrouve dans une société qui choisit ses victimes. Gisèle Pélicot a eu ainsi tous les égards de la presse et le procès de ses violeurs a été entouré d’une attention particulière. Il en va de même pour certaines victimes, celles considérées comme ayant fait l’objet de racisme ou de sexisme. En revanche, des victimes comme Lola ou Thomas à Crépol n’ont pas bénéficié d’une pareille attention. Pour rétablir l’équilibre, il est impératif de redonner une place centrale aux victimes, non seulement dans les discours, mais dans les mécanismes de la justice, afin que l’humanitarisme de Badinter ne soit pas perçu comme une absolution unilatérale des criminels.
Une vision aux conséquences graves
La philosophie pénale de Robert Badinter, centrée sur la réinsertion et la compréhension des causes sociales de la délinquance, a profondément marqué la justice française contemporaine. Si elle se veut humaniste, cette approche est également à l’origine d’une culture de l’excuse, affaiblissant la responsabilité individuelle et la fonction dissuasive de la peine.
Robert Badinter, figure emblématique du droit français, a durablement influencé la politique pénale par son engagement pour une justice tournée vers la réhabilitation plutôt que vers la répression. Ministre de la Justice de 1981 à 1986, il a porté une vision pénale inspirée par des idées progressistes, notamment celles de Marc Ancel et de son concept de Défense sociale nouvelle. Cette philosophie, qui met l’accent sur la réadaptation du délinquant et la compréhension des facteurs sociaux de la criminalité, a été saluée pour son humanisme, mais critiquée pour avoir contribué à un laxisme judiciaire perçu comme une menace pour l’ordre public. Cet article explore comment la pensée de Badinter, en s’appuyant sur des théories « humanistes », a désarmé l’appareil judiciaire en marginalisant la notion de responsabilité individuelle.
Les racines de la pensée de Badinter : une justice centrée sur l’individu
Robert Badinter s’enracine dans une vision humanitariste qui privilégie la réinsertion du délinquant à la punition pure. Dans son ouvrage L’Exécution (1973), il dénonce les excès d’une justice répressive, racontant l’expérience traumatisante du procès de Roger Bontems, condamné à mort malgré un rôle qu’il considère comme secondaire dans un crime. Ce texte, empreint d’émotion, illustre sa conviction que la peine doit viser à comprendre et à réhabiliter plutôt qu’à détruire. L’auteur donne ici la primeur aux sentiments et à l’émotion, alors que la matière juridique induit un formalisme rationnel.
Dans Liberté, libertés (1976), Robert Badinter plaide pour une justice qui tienne compte des circonstances sociales et psychologiques du délinquant, arguant que la prison doit être un lieu de transformation, non de vengeance. Cette approche s’inscrit dans un courant plus large, celui de la Défense sociale nouvelle de Marc Ancel, qui prône une politique criminelle humanitariste. Badinter, en tant qu’avocat et ministre, a fait de ces idées un pilier de sa réforme du système pénal, cherchant à remplacer la logique punitive par une logique de réadaptation. Aujourd’hui, cette vision est unanimement partagée à gauche de l’échiquier politique.
Publiée en 1954, l’œuvre de Marc Ancel, La Défense sociale nouvelle, marque une rupture avec les conceptions classiques du droit pénal. Ancel y propose une approche centrée sur la réadaptation du délinquant, en s’appuyant sur une analyse des causes sociales et psychologiques de la criminalité.
Selon lui, la société doit protéger à la fois le corps social et l’individu délinquant, en respectant sa dignité humaine. Cette doctrine, traduite en plusieurs langues et largement débattue à l’international, rejette la peine comme simple châtiment au profit de mesures éducatives et préventives. Ancel critique le légalisme rigide des philosophes du XVIIIe siècle, comme Beccaria, dont l’influence aurait retardé l’émergence de cette vision qu’il considère comme humaniste. Il souligne que des réformes fragmentaires, dès le XIXe siècle, avaient commencé à répondre aux préoccupations de la Défense sociale, mais c’est au XXe siècle, après les expériences des régimes totalitaires, que le mouvement prend son essor.
La création de la Société internationale de défense sociale en 1949 et du Centre d’études de défense sociale en 1953 témoigne de cette dynamique. Cependant, l’analyse d’Ancel n’est pas sans nuance et il insiste toujours sur la nécessité d’un équilibre : la réadaptation ne doit pas sacrifier la protection de la société.
L’influence de Badinter : une justice moins punitive, mais à quel prix ?
En tant que ministre, Badinter a traduit ces idées en politiques concrètes, notamment à travers l’abolition de la peine de mort (1981) et la promotion de peines alternatives à l’incarcération. Son discours au Sénat en 1981, publié dans Contre la peine de mort (2006), illustre son rejet d’une justice fondée sur la vengeance : « La justice de la France ne peut être une justice qui tue. » Il défend une approche où la peine doit servir à réintégrer le délinquant dans la société, en s’attaquant aux causes profondes de la délinquance, comme la pauvreté ou l’exclusion. Cependant, cette attention portée au criminel et à ses motivations a conduit à une relativisation de la faute. En mettant l’accent sur les circonstances atténuantes, la pensée de Badinter a fini par justifier le crime par des facteurs externes, créant ce que certains critiques appellent une « culture de l’excuse », où l’on excuse les fautes des criminels en les justifiant par un contexte jugé criminogène (pauvreté, enfance difficile…). Cette approche a influencé les magistrats, qui désormais privilégient des peines légères ou des mesures de réinsertion au détriment de sanctions fermes.
Une responsabilité individuelle affaiblie
La principale critique adressée à la pensée de Badinter est qu’elle a sapé la notion de responsabilité individuelle. En insistant sur les déterminismes sociaux, cette philosophie tend à dédouaner le délinquant de ses choix. Or, comme le soulignent les néoclassiques, la peine a une fonction de prévention collective : en infligeant une souffrance proportionnée, elle dissuade les potentiels criminels et renforce le sentiment de justice dans la société. S’il admet que la peine-châtiment reste parfois nécessaire, celle-ci se perd dans l’application pratique des réformes qu’il a pu inspirer. La concentration sur la réadaptation a conduit à une justice moins sévère, où les peines d’emprisonnement sont souvent écourtées au profit de mesures alternatives. Cette évolution a alimenté un sentiment d’impunité parmi les délinquants et une frustration chez les victimes, qui estiment que la justice ne joue plus son rôle protecteur.
Un laxisme judiciaire aux conséquences sécuritaires et morales dramatiques
La « culture de l’excuse » attribuée à la pensée Badinter a des répercussions profondes sur le système judiciaire et la société. En réduisant la portée dissuasive de la peine, cette approche favorise la récidive. La justice, en cherchant à comprendre le délinquant, néglige les attentes des citoyens en matière de sécurité. La multiplication des aménagements de peine et des libérations conditionnelles, encouragées par les réformes de Badinter, a renforcé l’idée d’une justice « molle ». Si l’objectif était de favoriser la réinsertion, le manque de moyens pour accompagner ces mesures (suivi psychologique, programmes de formation) a souvent conduit à des échecs, laissant les délinquants livrés à eux-mêmes et les citoyens désabusés. Outre la conséquence sécuritaire, le sentiment de ne pas être protégé par la justice favorise par ailleurs le rejet de l’institution judiciaire.
La pensée de Robert Badinter a cherché à humaniser la justice pénale en plaçant la réinsertion au cœur du système. Cependant, en marginalisant la responsabilité individuelle et la fonction dissuasive de la peine, elle a contribué à une situation de laxisme judiciaire. Pour répondre aux défis actuels, il est nécessaire de repenser cet équilibre : une justice humaniste doit aussi être humaniste pour les victimes et garantir la protection de la société tout en offrant des chances de rédemption. Les idées de Badinter, empreintes d’idéalisme et d’humanitarisme, ont finalement désarmé la justice face à la criminalité.
4-5 octobre : Pèlerinage traditionnel à Foy-Notre-Dame (Rochefort, Belgique)
Le pèlerinage traditionnel de Foy-Notre-Dame (Rochefort, Belgique) se tiendra les :
- Samedi 4 octobre 2025 : pèlerinage des jeunes, avec marche, enseignements et messe, pour former la jeunesse à une foi joyeuse et enracinée.
- Dimanche 5 octobre 2025 : pèlerinage des familles, marqué par la messe traditionnelle et une procession mariale vers le sanctuaire de Notre-Dame de Foy, protectrice des pèlerins depuis le XVIIᵉ siècle.
Ce pèlerinage est :
- profondément enraciné dans la Tradition liturgique et spirituelle de l’Église,
- soutenu par les autorités diocésaines,
- ouvert à tous, avec un prix volontairement très accessible, afin que jeunes, familles nombreuses et fidèles attachés à la liturgie traditionnelle puissent y participer largement,
- marqué par une atmosphère joyeuse, fervente et familiale.
Toutes les informations sont disponibles sur https://www.pelefoy.be
Un rapport révèle comment Soros finance la violence gauchiste
Un nouveau rapport du Centre de recherche sur le capital a révélé que le milliardaire financier George Soros a versé plus de 80 millions de dollars à des groupes activistes de gauche qui ont ouvertement fait l’éloge de manifestations violentes et, dans certains cas, ont même glorifié le terrorisme.
Par le biais de ses Fondations Open Society, Soros a financé des organisations qui, selon les critiques, promeuvent l’anarchie et l’idéologie radicale, sapant les fondements mêmes de la société civile. Bien que son réseau d’organisations à but non lucratif se présente souvent comme promouvant la « justice » et l’« équité », cette enquête révèle un schéma inquiétant de financement de groupes qui encouragent le chaos dans les rues américaines.
Parmi les organisations mises en évidence dans le rapport figurent des groupes qui ont soit participé, soit encouragé les émeutes destructrices de 2020, où des villes entières ont été incendiées au nom de la « justice raciale ». L’un des bénéficiaires, le Centre pour l’organisation du tiers monde, s’est ouvertement vanté de « descendre dans la rue avec les gens ». Un autre, le BlackOUT Collective, a co-rédigé un guide pro-Hamas qui rationalisait le terrorisme tout en citant des documents de formation promouvant les blocages et la destruction de biens. Même des groupes à l’apparence plus conventionnelle comme le Sunrise Movement et le Movement for Black Lives ont été liés à ce flux de financement, recevant des millions de dollars pour promouvoir des causes qui impliquent fréquemment la confrontation, le désordre et le mépris de l’état de droit.
L’ampleur des contributions de Soros est stupéfiante. Près de 18 millions de dollars ont été dirigés vers le Movement for Black Lives, tandis que Dream Defenders a reçu près de 2 millions. Le Sunrise Movement, qui a joué un rôle déterminant dans la perturbation d’événements politiques et la promotion de politiques climatiques radicales, a également reçu des millions. Ces sommes ne sont pas les centimes de l’organisation populaire, mais des investissements délibérés dans un réseau qui s’est à maintes reprises aligné sur une rhétorique et des actions extrémistes. Il n’est guère étonnant que les critiques affirment maintenant que la philanthropie de Soros équivaut à financer des troubles intérieurs.
Naturellement, les Fondations Open Society nient tout acte répréhensible. Leurs porte-parole insistent sur le fait que les subventions sont destinées à soutenir des activités « pacifiques et légales » et que les bénéficiaires sont censés respecter les droits de l’homme. Mais cette défense sonne creux lorsque tant d’organisations soutenues par Soros ont fièrement adopté le langage de la confrontation et, parfois, de la violence pure et simple.
Ces révélations surviennent à un moment de tension politique accrue, suite au meurtre du fondateur de Turning Point USA, Charlie Kirk. L’ancien président Donald Trump a déjà dénoncé Soros et son fils, Alex, tandis que les législateurs républicains exigent des enquêtes du Congrès. Ce rapport confirme ce qui est su depuis longtemps : George Soros n’est pas simplement un donateur politique, mais le principal mécène de la gauche radicale, alimentant des mouvements qui déstabilisent les communautés, glorifient la violence et menacent le mode de vie américain.
Le cardinal Roche, muré dans un silence, a toujours ignoré les traditionalistes
Interrogé sur la messe traditionnelle, le pape a récemment déclaré :
les gens ne sont pas disposés à s’écouter les uns les autres, souvent. J’ai entendu des évêques me parler, ils m’en ont parlé, où ils disent : « nous les avons invités à ceci et cela et ils ne l’entendent même pas ». Ils ne veulent même pas en parler.
Dans Paix Liturgique, Christian Marquant souligne pourtant que, jusqu’à récemment, il y avait bien un dialogue :
[…] depuis 1988 et jusqu’en 2021, il existait à Rome la Commission Ecclesia Dei. […] elle était compétente pour les communautés traditionnelles. Mais concrètement, elle était aussi devenue pour nous laïcs un authentique lieu de rencontre et de dialogue très libre. […] Les laïcs pouvaient s’adresser à elle par courrier et, de passage à Rome, en rencontrer les chefs et les membres pour leur soumettre nos difficultés.
L’avez-vous fait ?
De multitudes de fois ! Que ce soit au temps du Cardinal Mayer, qui fut Président de la Commission, ou des Secrétaires de la Commission, Mgr Perl qui était un grand homme d’écoute, toujours très ouvert, de Mgr Pozzo, de Mgr Descourtieux et bien sûr de toutes leurs équipes.
Est-ce fini ?
Depuis le 19 janvier 2019 la Commission a été supprimée. […] Il existait autrefois une habitude bien catholique et bien charitable de recevoir dans les dicastères, pour nous dans celui pour le Culte Divin. […] C’est ainsi que depuis une trentaine d’années je pense avoir été reçu par tous les Préfets du culte divin tant le cardinal Medina, que le cardinal Arinze, que le cardinal Cañizares, et que le cardinal Robert Sarah, pour leur soumettre nos difficultés. […] C’est grâce à ces contacts que nous avons pu être reçus par le cardinal Ratzinger, et bien d’autres cardinaux ou officiers du Curie. C’est aussi ainsi que nous avons pu inviter par exemple le cardinal Cañizares, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin, à célébrer la messe à Saint-Pierre de Rome du premier pèlerinage Summorum Pontificum en 2012, et que nous avons pu évoquer une multitude d’autres sujets.
[…] Depuis le départ du cardinal Sarah du dicastère du culte divin il ne m’a plus été possible de rencontrer son successeur, le cardinal Roche. […] J’ai sollicité le cardinal par courrier et par mèls un grand nombre de fois, je suis passé dans ses bureaux plus fréquemment encore … en vain. Le cardinal Roche est très occupé… […] Dans les dicastères et les bureaux, on parle de la liturgie traditionnelle et de ceux qui y sont attachés, mais sans nous connaitre, sans avoir le moindre contact avec nous. […] NON, aucun dialogue, à une époque où celui-ci est mis quotidiennement en avant comme une charité indispensable.
[…] Le synode des Évêques à Rome, comme les synodes diocésains, multiplient leurs assemblées, mais nous ignorent comme si nous n’existions pas. […] Mon expérience se limite à celle de France, mais là encore nous sommes confrontés à un repli autistique. Alors que de nombreux groupes sont représentés auprès d’elle, il n’existe aucune représentation, fût-elle informelle, pour représenter les fidèles traditionnels auprès de nos évêques, établie un contact avec eux. Ce n’est pas faute d’en avoir fait plusieurs maintes fois la demande. Même pas des contact officieux. Rien. Il n’y a que dans l’Église qu’on voit ça : ce serait inimaginable dans le monde politique ou dans le monde de l’entreprise.
Mais n’existe-t-il pas un groupe de réflexion CEF/ Tradition au sein de l’Église de France ?
Christian Marquant – La CEF ne connaît que les communautés ex-Ecclesia Dei, lesquelles ne parlent qu’en leur nom propre, et il faut voir d’ailleurs de quelle manière cavalière elle les traite. Or, il y a de nombreux prêtres diocésains qui célèbrent la messe traditionnelle. Et il y a surtout la masse des fidèles laïcs qui, pour la CEF, n’existe pas. […]
L’administration Biden avait exercé une censure sur YouTube et Google
L’administration Biden avait fait pression sur YouTube, Google… pour qu’ils censurent tout contenu allant à l’encontre de la propagande officielle sur la covid. Aujourd’hui ces entreprises l’admettent et l’ECLJ vient d’obtenir le rétablissement d’une vidéo injustement censurée.
Cette vidéo avec le député Marine Wonner est circonstanciée et aborde avant tout des questions de libertés publiques.
Nous étions méfiants… on sait désormais qu’il n’y avait aucun bénéfice à vacciner une personne de moins de 40 ans, mais des risques accrus de myocardites.
Chronique des cinglés
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
Puisqu’on reconnaît qu’un enfant peut avoir deux pères, il peut bien en avoir trois ou quatre. Une fois qu’on a détruit l’ordre naturel, il n’y a aucune raison que le délire pervers (satanique) s’arrête.
Ainsi trois mâles Québécois viennent d’être autorisés à adopter un enfant.
Ils étaient deux quand ils avaient fait la demande d’adoption. En 2018, comme le couple devient un trouple, ils signalent leur nouvelle situation « familiale ». On leur refuse alors l’adoption, au motif que « la loi actuelle au Québec permet de reconnaître au maximum deux parents ».
Leur avocate a déposé une requête, demandant la révision de la décision qui viole « les droits à l’égalité et à la dignité des demandeurs », lesquels ont été « discriminés en raison du statut de leur famille et de leur état matrimonial de type polyamoureux ».
Les trois hommes ont alors été invités à formuler une nouvelle demande, laquelle a été acceptée.
Mais leur combat n’est pas terminé. Car la loi du Québec n’a pas encore été modifiée, et le troisième mâle n’est qu’une « figure parentale », et non un père à part entière.
Or en avril dernier la Cour supérieure du Québec a considéré « inconstitutionnel » le fait de refuser la « pluriparenté ». Mais le gouvernement a fait appel.
Les tribunaux de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan ont déjà accepté de reconnaitre « plus de deux parents ».
Pourquoi la liturgie a besoin de l’orgue à tuyaux
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
« La première place dans l’église revient naturellement à l’Orgue, de préférence à tuyaux, qui entraîne hélas un coût considérable et demande une maintenance attentive, continue et onéreuse. Aujourd’hui, cependant, on produit aussi d’excellents instruments fonctionnant selon des principes numériques, dans lesquels le son est “échantillonné” pour chaque touche et pour chaque registre (voix différente) : lors de la conception/fabrication, on copie le timbre vivant d’un instrument à tuyaux, puis il est reproduit, sur commande des touches, par des haut-parleurs amplifiés. Bien qu’il s’agisse toujours d’un substitut face à la majesté de l’instrument traditionnel, pour des budgets limités cette solution est excellente. La console de l’orgue électronique est tout à fait semblable à celle d’un orgue à tuyaux, de sorte que l’organiste s’y sent facilement à l’aise ; le son est pur et puissant et, aspect à ne pas négliger, l’accord est presque toujours parfait et la nécessité d’entretien pratiquement inexistante. »
En sacristie… La messe se prépare
Le Sens général des ornements sacrés
Les cérémonies de la messe débutent d’une certaine manière à la sacristie, avec l’habillement du prêtre. C’est souvent dans le costume civil de la Rome antique que l’on peut trouver l’origine des divers vêtements liturgiques. Au plan matériel, ils constituent « une forme stylisée de l’habit de fête de la fin de l’empire romain »[1]. Toutefois, leur usage liturgique s’est progressivement éloigné de leur usage profane, en sorte que, malgré la disparition de leur utilité première – par exemple, le manipule ne sert plus à essuyer la sueur – ils ont acquis une valeur symbolique de première importance.
Par ailleurs, le fait même que ces vêtements soient sortis de l’usage profane nous invite à considérer la signification générale de l’habillement du prêtre :
Le fait que le prêtre revêt non seulement de beaux habits, mais des habits spéciaux, comme on n’en rencontre pas dans la vie ordinaire, et qui se distinguent, autant que faire se peut, par leur tissu précieux et par leur ornementation, signifie qu’il quitte le niveau de la terre pour passer dans un monde supérieur, dont un reflet transparaît dans son vêtement.[2]
Le Lavement des mains
Pour souligner cette séparation d’avec le monde profane, le prêtre commence par se laver les mains.
Il est conforme à un instinct naturel de ne toucher à un objet précieux qu’avec des mains propres. Plus généralement, on n’aborde une action solennelle, et surtout une action sacrée, qu’après s’être purifié les des souillures des heures de travail profane, et revêtus des habits de fête. Aussi la liturgie ne fait-elle revêtir les ornements sacrés qu’après un lavement des mains.[3]
L’amict
Le prêtre commence par le poser sur sa tête. [C’est un vestige de l’ancien usage, qui existe toujours lors de l’ordination du sous-diacre.] Le nom de l’amict dérive en effet du latin amicire, c’est-à-dire : « entourer, envelopper »[4]. Il symbolise le « casque du salut » qui protège l’esprit des tentations du démon[5].
Puis le prêtre dispose l’amict autour de son cou. En lui remettant l’amict au jour de son ordination au sous-diaconat, l’évêque lui avait déclaré : « Recevez cet amict, par lequel est signifiée la discipline de la voix. »[6]. En s’apprêtant à célébrer les Saints Mystères, le prêtre réserve sa voix pour les paroles sacrées qu’il aura à prononcer.
L’aube
La blancheur de l’aube – alba, en latin – symbolise la pureté. La prière que récite le prêtre[7] fait référence à l’Apocalypse, [où l’on voit les élus blanchir leur vêtement dans le sang de l’Agneau][8].
Le sang divin de l’Agneau eucharistique purifiera et sanctifiera le prêtre et le conduira aux joies de la vision béatifique où triomphent dans la blancheur de leur éclat les messagers évangéliques de la résurrection[9] et les martyrs qui ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau.[10]
Le cordon
Le prêtre ajuste l’aube à l’aide d’un cordon, dont le symbolisme principal est celui de la chasteté, que le prêtre demande à cette occasion[11].
Comme selon les conceptions de l’ancien Testament, les désirs sensuels siègent surtout dans les reins, l’emploi du cordon qui les ceint provoqua tout naturellement une prière pour garder intacte la pureté symbolisée par l’aube.[12]
On peut aussi se souvenir de cette injonction de Notre-Seigneur
Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées. Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu’il viendra et frappera.[13]
Le manipule
Le manipule, que le prêtre porte sur l’avant-bras gauche était vraisemblablement à l’origine un sudarium, un mouchoir qui servait à essuyer la sueur. Ainsi, « il évoque les peines et les difficultés de la vie, les durs labeurs à la sueur du front, les efforts ingrats rançon des bonnes œuvres. »[14]
Mais le mot latin manipulum désigne également une gerbe de blé, en sorte que la joie de la récompense est également suggérée : on sème dans les peines, mais on moissonne dans la joie[15], en sorte que « la poignée d’épis baignée de larmes de nos peines terrestres doit devenir la gerbe d’une moisson triomphale »[16].
Le manipule nous rappelle que la liturgie est avant tout une action, une œuvre à accomplir pour rendre à Dieu le culte qui lui est dû.
L’étole
L’antique stola, de laquelle l’étole tire son nom et son origine, était un vêtement d’honneur, c’est pourquoi « le prêtre, en revêtant cet ornement prie le Seigneur de lui rendre le vêtement de splendeur de la grâce sanctifiante perdue par la chute de son premier père »[17].
La formule employée par l’évêque[18] lorsqu’il remet l’étole au nouveau prêtre au cours de l’ordination sacerdotale suggère un symbolisme complémentaire : le joug du Seigneur, c’est-à-dire les « charges et des devoirs imposés au prêtre en vertu de son sacerdoce »[19].
La chasuble
La chasuble est le vêtement sacerdotal par excellence. Tandis que le sous-diacre porte également le manipule, et le diacre l’étole, la chasuble est réservée au prêtre et à l’évêque, et, à de rares exceptions près, elle est uniquement portée pendant la messe, par celui qui la célèbre.
On retrouve le symbolisme du joug du Seigneur dans la prière que le prêtre récite en revêtant enfin la chasuble[20]. Mais la chasuble, qui recouvre tous les ornements, est avant tout le symbole de la charité « qui émine entre toutes les vertus et couvre la multitude de nos péchés »[21], ainsi que l’indique la formule employée par l’évêque lorsqu’il remet la chasuble au nouveau prêtre au cours de l’ordination sacerdotale :
Recevez le vêtement sacerdotal, par lequel est signifiée la charité : Dieu est en effet puissant, pour augmenter en vous la charité, et rendre votre œuvre parfaite.[22]
Cette œuvre que Dieu va rendre parfaite, c’est l’action liturgique que le prêtre va maintenant accomplir, le sacrifice qu’il s’apprête à offrir.
Colloque de l’Orient chrétien du 11 octobre : L’exil des chrétiens d’Orient est-il une fatalité ?
- Dilan Adamat, fondateur de l’association Le Retour
- Alexandre Aoun, journaliste indépendant, grand reporter franco-libanais
- Annick Asso, docteur et professeur agrégé à l’Université de Montpellier III-Paul Valéry
- Alain Guépratte, ancien diplomate, ancien consul général de France à Erbil (Kurdistan irakien)
- Régis Le Sommier, grand reporter, ancien directeur adjoint de Paris Match, directeur de la rédaction d’Omerta
- Frédéric Pons, grand reporter, éditorialiste de la revue Conflits
- Mériadec Raffray, grand reporter, rédacteur en chef de la rubrique Monde de Valeurs actuelles
- L’Abbé Raffray de l’Institut du Bon Pasteur
- Charles de Meyer, président et cofondateur de SOS Chrétiens d’Orient
- Benjamin Blanchard, directeur général et cofondateur de SOS Chrétiens d’Orient
Etats-Unis : 2 évêques s’opposent au projet de Mgr Cupich d’honorer un démocrate pro-avortement
Deux évêques ont mis en garde contre un « grave scandale » si le cardinal de Chicago Blase Cupich mettait à exécution son projet d’honorer le sénateur “catholique” Dick Durbin (D-Illinois) en lui décernant un prix pour l’ensemble de sa carrière, décerné par le Bureau de la dignité humaine et de la solidarité de l’archidiocèse de Chicago.
Au cours de ses près de trois décennies de mandat au Sénat américain, Durbin, âgé de 80 ans, s’est constamment opposé aux principes pro-vie.
L’évêque diocésain de Durbin, Mgr Thomas Paprocki, de Springfield, dans l’Illinois, où Durbin est privé de communion depuis 2004, a réagi :
« J’ai été choqué d’apprendre que l’archidiocèse de Chicago prévoyait de décerner au sénateur Richard Durbin un prix pour l’ensemble de sa carrière ». « Étant donné le long et constant historique de soutien du sénateur Durbin à l’avortement légal – y compris son opposition à la législation visant à protéger les enfants qui survivent à des avortements ratés – cette décision risque de provoquer un grave scandale, semant la confusion chez les fidèles quant à l’enseignement sans équivoque de l’Église sur le caractère sacré de la vie humaine ».
« Honorer une personnalité publique qui a activement œuvré pour élargir et consolider le droit de mettre fin à la vie humaine innocente dans l’utérus porte atteinte au concept même de dignité humaine et de solidarité que ce prix prétend défendre ».
« Les évêques américains ont clairement indiqué que le soutien à l’avortement disqualifie les personnes qui souhaitent recevoir des distinctions honorifiques des institutions catholiques »
Le projet de l’archidiocèse de Chicago de décerner le prix
« sème la confusion quant à la gravité de l’avortement et à l’intégrité du témoignage catholique dans la vie publique. J’exhorte le cardinal Cupich à reconsidérer cette décision dans un souci de clarté, d’unité et de fidélité à l’Évangile de la vie. »
Mgr Salvatore Cordileone a ajouté :
« Je suis solidaire de l’évêque Thomas Paprocki de Springfield, dans l’Illinois, pour exhorter le cardinal Cupich à reconsidérer la décision d’attribuer au sénateur Durbin un prix pour l’ensemble de sa carrière par l’intermédiaire du Bureau de la dignité humaine et de la solidarité de l’archidiocèse de Chicago, compte tenu de son long historique de soutien à l’avortement légal ».
« Mgr Paprocki a raison de dire que la clarté et l’unité sont menacées. J’espère que cela constituera un appel clair à tous les membres du Corps du Christ pour qu’ils s’expriment et dénoncent le grave mal que constitue le fait d’ôter la vie à des innocents. »
Jayd Hendricks, ancien directeur exécutif des relations gouvernementales de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, a également qualifié le projet de Mgr Cupich d’honorer Durbin de « véritable scandale ».
I stand in solidarity with Bishop Thomas Paprocki of Springfield, Illinois, in urging Cardinal Cupich to reconsider giving Senator Durbin a Lifetime Achievement Award through the Archdiocese of Chicago’s Office of Human Dignity and Solidarity given his long record of supporting… https://t.co/T9X5R7ai2T
— Archbishop Salvatore J. Cordileone (@ArchCordileone) September 21, 2025
« L’Europe est en grand danger. Elle a été envahie par une vague d’immigrés clandestins »
Voici l’intégralité du discours de Donald Trump aux Nations Unies avec la traduction :
Le discours historique de Donald Trump devant l’ONU dans son intégralité (Vostfr) pic.twitter.com/IJDp7ov0l6
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) September 23, 2025
Sénat : la proposition de loi sur l’euthanasie ajournée ?
La réunion de la commission des affaires sociales du Sénat sur les textes relatifs aux soins palliatifs et créant une aide à mourir – qui devait se tenir le 24 septembre – a été suspendue dans l’attente du prochain gouvernement.
Les prochaines réunions n’intègrent pas non plus la présentation des rapports sur ces deux textes. L’ordre du jour de la séance publique prévoyait un examen de ces textes du 7 au 16 octobre. Mais c’est la prochaine Conférence des présidents, qui interviendra une fois le gouvernement nommé, qui définira si ces dates sont maintenues.
Le corapporteur de la PPL sur l’aide à mourir Christine Bonfanti-Dossat (Les Républicains) remarque que « le texte sera probablement ajourné ».
Il faut euthanasier ce texte.
Alerte : la Pravda pourrait disparaître…
Il faut le lire pour le croire. L’AFP relaie l’appel d’une dizaine d’économistes contre un risque « d’effondrement du journalisme d’intérêt public », qui apporte une information de qualité. Libé et Le Monde pourraient-ils disparaître ?
« L’accès à des informations fiables est la ressource fondamentale qui alimente l’économie du XXIe siècle », estiment-ils dans une déclaration collective publiée par le Forum sur l’information et la démocratie.
Les « médias d’intérêt public », définis comme fournissant des informations factuelles et fiables (sic), et indépendants sur le plan éditorial (re-sic), « jouent un rôle crucial » et « pourtant, partout dans le monde, [ils] sont menacés ».
Ils souffrent de difficultés financières, en raison de « la concurrence de plus en plus déloyale exercée par les géants de la technologie » et les plateformes, et subissent une « ingérence croissante des gouvernements, notamment des gouvernements autoritaires, mais pas exclusivement ».
Les économistes en appellent aux pouvoirs publics pour « investir dans un journalisme libre et indépendant », via des subventions directes ou indirectes, des « coupons citoyens » (montant à dépenser chaque année) ou en instaurant des « taxes numériques sur les principales plateformes ». Bref : il faut que Nicolas continue de payer pour alimenter cette pravda sous perfusion.
Inauguration de l’Ecole Supérieure de Journalisme
L’ESJ, la plus ancienne école de journalisme au monde, a inauguré hier ses nouveaux locaux dans le 15e arrondissement de Paris.
Plus tôt sur Europe 1, Vianney d’Alançon, son président, présentait l’ambition de cette formation qui a sélectionné cette année 250 étudiants sur un millier de candidats :
Bernard de La Villardière, qui présente Enquête exclusive sur M6, préside le Comité pédagogique de l’école.

Etats-Unis : Un membre du Congrès veut donner aux bébés menacés d’avortement une « seconde chance dans la vie »
Le représentant August Pfluger, député républicain du Texas, présente un projet de loi obligeant les fournisseurs de pilules abortives à informer les femmes souhaitant avorter qu’il est possible d’inverser les effets du médicament si elles changent d’avis sur l’avortement.
« Trop souvent, les femmes sont contraintes de prendre la pilule abortive sans être pleinement informées de toutes les options qui s’offrent à elles ». « Malheureusement, beaucoup expriment plus tard de profonds regrets lorsqu’elles font face à la perte de leur enfant à naître. »
La mifépristone fait partie d’un traitement bimédicamenteux visant à réaliser ce que l’on appelle communément un avortement médicamenteux. Une femme souhaitant un avortement médicamenteux prend d’abord de la mifépristone, qui bloque la production de progestérone par le fœtus, tuant ainsi l’enfant. Le misoprostol est pris un à deux jours plus tard et provoque des contractions pour expulser le bébé de l’utérus. Aujourd’hui, environ deux tiers des avortements sont pratiqués à l’aide de médicaments abortifs chimiques, la mifépristone et le misoprostol.
Si une femme prend de la mifépristone et décide ensuite qu’elle ne veut pas poursuivre l’avortement, il existe un traitement pour inverser les effets de la pilule abortive. L’inversion de la pilule abortive utilise la progestérone pour inverser les effets de la mifépristone et sauver la vie de l’enfant à naître. Le projet de loi de Pfluger, qu’il présentera jeudi, obligerait les prestataires de services d’avortement médicamenteux, c’est-à-dire toute personne autorisée à pratiquer un avortement chimique, à informer les femmes que l’inversion de la pilule abortive est une option envisageable si elles changent d’avis.
Le projet de loi exige, sauf en cas d’urgence médicale, que les prestataires d’avortement chimique informent les patientes par téléphone ou en personne au moins 24 heures avant l’avortement chimique qu’« il peut être possible d’inverser les effets escomptés d’un avortement chimique induit par la mifépristone », peut-on lire dans le texte du projet de loi. Le projet de loi exige également que les informations relatives à l’inversion de l’effet de la pilule abortive chimique soient mises à disposition sur le site Web du ministère de la Santé et des Services sociaux.
« Il est inacceptable que tant de femmes ne soient jamais informées par leur médecin que les effets de la première pilule peuvent être réversibles ». « C’est pourquoi je propose une loi de bon sens pour combler ce manque d’information crucial. »
« La loi sur ma deuxième chance de vie établit des exigences fédérales en matière de consentement éclairé pour le projet de loi sur l’avortement, garantissant ainsi aux femmes une information complète et précise sur la pilule et son potentiel d’inversion ». « Cela permettra aux femmes de faire des choix éclairés à chaque étape du processus, protégeant ainsi leur droit de connaître tous les détails avant de prendre tout médicament et préservant les chances de vie de leur enfant à naître. »
Le projet de loi exige en outre que tout établissement fournissant des pilules abortives aux femmes affiche un panneau clairement visible pour les patientes indiquant :
Des recherches ont montré que la mifépristone seule n’est pas toujours efficace pour mettre fin à une grossesse et que ses effets peuvent être bloqués ou inversés si la deuxième pilule n’a pas encore été prise.
Si vous changez d’avis avant de prendre la deuxième pilule et souhaitez tenter de sauver votre grossesse, consultez immédiatement un professionnel de la santé.
Si le projet de loi est adopté et promulgué, les prestataires d’avortement qui ne respectent pas la loi sur la deuxième chance de vie pourraient faire l’objet de poursuites civiles devant le tribunal de district fédéral compétent.
Une jeunesse au service de la vie
Du 17 au 23 août, 60 jeunes ont participé à la 4ème édition de notre université d’été, la Lejeune Académie. Formation théorique et pratique, amitiés solides, ils sont désormais prêts à s’engager pour respect de toute vie humaine.
Communiqué de la Lejeune académie :
A la fin du XXème siècle, un homme affaibli par la maladie, le visage marqué mais empreint de bonté, un homme respecté de tous pour son rôle pacificateur dans ce siècle de chaos, écrivait dans une lettre adressée au monde entier :
« Il est urgent de se livrer à une mobilisation générale des consciences et à un effort commun d’ordre éthique, pour mettre en œuvre une grande stratégie pour le service de la vie. »
Cette urgence, 60 jeunes l’ont pressentie, et c’est ce qui les a poussés à y consacrer une semaine de leurs vacances. Après 5 jours d’approfondissement, par des conférences, des témoignages, et discussions amicales, ils ont perçu de manière plus accrue ce cri pressant, la nécessité de leur engagement.
Qui aujourd’hui en France se préoccupe encore des 650 enfants à naître éliminés chaque jour ? Qui ose encore affirmer que l’avortement est un scandale ? Face aux projets de lois sur la fin de vie, qui continuera d’affirmer sans compromission qu’on n’a jamais le droit de tuer le malade ?
Nous avons bien quelques noms en tête, qui maintiennent vaillamment le flambeau. Et la Marche pour la vie continuera encore une fois cette mission, malgré le froid et les contradictions, le 18 janvier 2026.
Mais, au quotidien, il nous faut des ambassadeurs solides pour réaffirmer ces vérités, et œuvrer pour le respect de toute vie humaine ! Avec ces jeunes formés dans notre université d’été, nous pouvons croire en l’engagement de cette nouvelle génération.
MERCI à eux pour leur détermination et leur espérance ! MERCI aux intervenants qui les ont formés et ont permis la transmission !
La jeunesse et le courage sont de notre côté, rien n’est perdu.
Investitures des nouveaux Chevaliers et Dames de l’Ordre Équestre du Saint Sépulcre de Jérusalem
Communiqué de la Lieutenance pour la France de l’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem :
Le samedi 27 septembre prochain, de 14 h 30 à 16 h 00, se tiendront en la cathédrale Notre-Dame de Paris les cérémonies d’investitures d’une trentaine de nouveaux chevaliers et dames de l’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem au sein des Lieutenances pour la France et pour le Luxembourg.
Elles seront présidées par le Cardinal Fernando Filoni, Grand Maître de l’Ordre (Vatican), en présence de Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, archevêque émérite de Tours et Grand Prieur de la Lieutenance pour la France, et de Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo, représentant le Cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche latin de Jérusalem
Après la veillée de prières qui se sera tenue la veille en la Cathédrale St-Louis des Invalides, les nouveaux membres de l’Ordre s’engageront dans celui-ci au service de sa vocation propre, définie par ses statuts établis sous l’autorité du Souverain Pontife : soutien aux Chrétiens de Terre sainte, service et témoignage dans l’Eglise, vie spirituelle dans la charité et la fraternité.
Dans les circonstances actuelles, alors que le Président de la Conférence des évêques de France, le Cardinal Jean-Marc Aveline, a souhaité témoigner dès le début de son mandat de la présence de l’Eglise catholique de France aux côtés des chrétiens et des populations de Terre sainte, ces cérémonies revêtent une importance toute particulière.
Les Investitures seront diffusées en direct sur la chaîne YouTube de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
La Lieutenance pour la France regroupe environ 1 000 chevaliers et dames ainsi qu’une trentaine « d’écuyers », des jeunes de 18 à 30 ans voulant soutenir l’Ordre. Géographiquement, la Lieutenance pour la France est découpée en Provinces, elles-mêmes subdivisées en Commanderies ou Groupes. Pour coordonner ses actions en tant que personne morale sur le territoire français, une association loi 1901 reconnue d’utilité publique a été fondée. Concernant le soutien aux institutions locales, la Lieutenance pour la France envoie en moyenne un peu plus d’un million d’euros par an en Terre sainte. Ces actions concernent notamment :
- l’aide humanitaire d’urgence : Aide médicale d’urgence pour les migrants chrétiens en Terre sainte, aide à l’insertion professionnelle des chrétiens de Gaza et fonds d’aide humanitaire d’urgence Gaza.
- l’aide aux plus faibles : Crèche de la Sainte famille de Bethléem (accueil des enfants abandonnés), Hôpital français Saint-Louis de Jérusalem (soins palliatifs), Home Notre-Dame-des-Douleurs de Jérusalem (maison de retraite), Hôpital SaintVincent de Ein Karem (accueil des enfants, jeunes et adultes polyhandicapé), et aide médicale pour les plus démunis.
- l’accès à l’éducation : Soutien des professeurs de français des écoles du Patriarcat, rénovation des laboratoires de sciences des écoles, bourses scolaires pour les enfants chrétiens défavorisés et formation des enseignants à l’accueil des enfants avec des besoins spécifiques.
- la préparation de l’avenir : Aide à la pastorale et au soutien psychologique des jeunes, projet « AFAQ, vers un nouvel horizon » (stages professionnels de six mois, octroi de micro-crédits pour la création d’entreprise, création d’emplois d’urgence…) et Financement des études de médecine.
- Culture et patrimoine : École Biblique et Archéologique française de Jérusalem, exploitation viticole de l’Abbaye de Latroun et les communautés religieuses.
Les membres de l’Ordre en France sont également invités à s’impliquer activement dans la vie paroissiale et diocésaine, là où ils résident.
Être chevalier au XXIe siècle : Mémento du chevalier (Maître André Damien, ancien Lieutenant pour la France)
La Constitution Lumen gentium rappelle que « la vocation propre des laïcs consiste à chercher le règne de Dieu, précisément à travers la gérance des choses temporelles qu’ils ordonnent selon Dieu. Ils vivent au milieu du siècle, c’est-à-dire engagés dans tous les divers devoirs des travaux du monde dans des conditions ordinaires de la vie familiale et sociale dont leur existence est comme tissée. À cette place, ils sont appelés par Dieu pour travailler comme du dedans à la sanctification du monde, à la façon d’un ferment, en exerçant leur propre charge sous la conduite de l’esprit évangélique et pour manifester le Christ aux autres, avant tout, par le témoignage de leur vie rayonnante de foi, d’espérance et de charité ». (….)
L’Ordre équestre du Saint-Sépulcre est une association de fidèles, association laïque sous la mouvance et l’autorité de l’Église. (….) Le pape Jean-Paul II, dans son Exhortation apostolique post-synodale Christi fideles laici, a assigné un certain nombre de missions aux associations de fidèles. Tout d’abord, le primat doit être donné à la vocation de tout chrétien à la sainteté qui exige que ces associations soient un moyen de sanctification pour leurs membres. D’autre part, les membres doivent s’engager à professer la foi catholique et manifester une communion solide et forte avec le pape et les évêques des Églises locales dans une disponibilité loyale à recevoir leurs enseignements doctrinaux et leurs directives pastorales. Elles doivent être animées d’un élan missionnaire qui en fasse des instruments toujours plus actifs d’une nouvelle évangélisation et d’un engagement pour les membres à être présents dans la société humaine pour le service de la dignité intégrale de l’homme, conformément à la doctrine sociale de l’Église.
La mission générale des membres de l’Ordre est donc la vocation chrétienne, c’est-à-dire la recherche de la sainteté ou plus exactement de la perfection de la charité. Et la mission des laïcs dans l’Église a un caractère séculier qui est propre à ceux-ci et qui la distingue de la mission des clercs. Les laïcs, et particulièrement les chevaliers, doivent chercher le règne de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles qu’ils ordonnent selon Dieu, comme il a été dit précédemment. (…)
Soldat, miles Christi et héritier de guerriers lointains, le chevalier du Saint- Sépulcre doit être un soldat du Christ, combattant par la parole et le témoignage personnel pour donner une solution à de nombreux problèmes du monde moderne, il ne livre plus bataille pour la possession d’une ville ou d’une forteresse, mais pour le monde lui-même ; le champ de bataille est plus vaste, couvert d’innocentes victimes auxquelles notre aide est infiniment plus nécessaire que n’auraient pu l’imaginer les croisés. Les membres de l’Ordre doivent être, dans le monde actuel et là où ils vivent et où ils exercent leur profession et leur apostolat, prêts à sacrifier non seulement leur temps, leurs talents, leurs moyens, mais leur réputation, leur rang social, leurs amis et même aussi leur vie dans le combat contre les maux qui affligent notre société moderne et pour l’établissement du royaume de Dieu dans le Christ.
Inauguration de deux églises à Mossoul le 15 octobre
Les deux églises Al-Tahira des chaldéens et Mar Toma des syriaques orthodoxes à Mossoul seront inaugurées le 15 octobre 2025.
Après avoir été saccagées par Daesh, ces deux églises ont été fortement endommagées lors des combats pour la libération de la ville en 2017.
Leur reconstruction, financée par la fondation ALIPH et réalisée par L’Œuvre d’Orient, a une forte valeur symbolique pour tous les habitants de Mossoul et, d’une manière générale, pour l’ensemble des Irakiens. Elles représentent un patrimoine exceptionnel qui a traversé les siècles, témoignant de la longue histoire de la communauté chrétienne de Mossoul.
L’église syriaque orthodoxe de Mar Toma, datée originellement du VII siècle, aurait été construite sur une maison où aurait séjourné l’apôtre saint Thomas. Elle comporte cinq nefs, comme cinq morceaux d’histoire. Elle est constituée de deux, voire de trois églises parallèles. Son histoire est d’autant plus complexe qu’elle fut construite par étapes successives au VII, XVIII et XIX siècle. Son architecture porte certaines caractéristiques de la période atabeg du XIII siècle. L’église d’origine a été endommagée lors du siège de Mossoul par les Perses au XVIII siècle. À la suite du siège, et en remerciement de l’aide des chrétiens dans la défense de la ville, le Pacha Jalili a permis exceptionnellement de nombreuses reconstructions d’églises dont cette église Mar Toma. L’église a été utilisée par Daech durant l’occupation de Mossoul par l’État Islamique et a servi comme bâtiment de son administration, police tribunal prison. Comme toutes les églises, elle a été profanée, les inscriptions et signes chrétiens ont été martelés en grande partie. La guerre de libération de la ville a, par ailleurs, causé de multiples dégâts. Ce n’est pas seulement l’église mais l’ensemble du complexe, comprenant également l’évêché, l’atrium et les cours attenantes, qui a été restauré après 3 ans de travaux. Restaurer cette église est important pour les chrétiens locaux, qui sont ainsi encouragés à revenir vivre sur place, et pour que Mossoul renaisse comme la ville pluriculturelle qu’elle était.
L’église Al-Tahira des chaldéens

Selon le père dominicain Jean-Marie Mérigoux, qui a vécu des dizaines d’années à Mossoul, « de toutes les églises de Mossoul, beaucoup s’accordent pour dire que la plus belle est Tahira des chaldéens ». Magnifique église, elle a été édifiée sur les ruines de l’ancien monastère Saint-Gabriel, couvent assyrien qui fut une grande école de théologie aux IX et X siècles. Ce fut là que s’élabora la liturgie chaldéenne. Elle a été construite au milieu du XVIII siècle, sur autorisation exceptionnelle du Pacha de Mossoul pour remercier les chrétiens d’avoir pris une part active dans la défense de la ville assiégée par les Perses en 1743. L’église, bâtie dans le plus pur style Jalili, est un chef-d’œuvre d’unité et d’élégance. Ce style est marqué par sa finesse dans la sculpture et la stéréotomie, par la composition de ses motifs floraux et géométriques. L’intérieur de l’église est une belle harmonie de voûtes en ogives, sculptées dans le Faresh, le marbre de Mossoul. Le nom de l’église, Al-Tahira, fait en effet référence à la Vierge Marie « la Pure ». L’inscription de l’une des deux portes d’entrée évoque la protection céleste que Marie aurait apportée à la ville : « Que Marie soit un rempart qu’elle nous garde du mauvais ». Pour cela, l’église a longtemps été fréquentée par tous les Mossouliotes, y compris les musulmans. L’église a été très dégradée par Daech lors de l’occupation de la ville et des bombardements intensifs. Tout comme pour l’église Mar Toma, le travail de restaurateurs a été crucial et a permis de restituer la barrière de Qostroma complètement détruite par Daech et les inscriptions et croix martelées. L’Œuvre d’Orient, avec le soutien de la fondation ALIPH, a fait de sa restauration une priorité : emblème de la richesse patrimoniale chrétienne de Mossoul, elle représente également une renaissance qui donne un nouvel élan aux habitants, chrétiens mais aussi musulmans, pour revivre à Mossoul.
Terrorisme intellectuel : tout ce qui vient de Pierre Edouard Stérin doit être cassé ou détruit
Lu dans Economie Matin :
Le « journaliste » Lemahieu, indépendant au sens où l’ARCOM l’entend au sujet de Patrick Cohen, pris la main dans le sac en pleines négociations douteuses avec des hommes politiques de gauche « rien ne permet donc d’affirmer, au vu de cette séquence, que Patrick Cohen ait d’autres objectifs que l’exercice de son métier”, s’est évertué à faire l’inventaire et casser tout ce que le pauvre Stérin pouvait financer, au détriment d’abord des bénéficiaires, sans, évidemment, proposer d’alternative. On ne peut compter le nombre d’emplois détruits par ces attaques idéologiques dignes d’un état soviétique. Cela ne pose de problème à personne, la bonne conscience marxiste est rassurée, et personne ne dit rien.
Sous pression gauchiste, la foire aux champignons, le carnaval de Granville, les fêtes de la mirabelle, la carnaval de Limoux, les fêtes d’Handaye, Hiri Besta, la fête du piment d’Espelette, la bénédiction des calissons et tant d’autres fêtes labellisées les “Plus Belles Fêtes de France” ont subi les pires pressions pour n’accepter ni label ni subventions, jusqu’à France 2 qui a interdit à Stéphane Bern de s’associer à ce label. Pour simplifier, tout ce qui peut s’associer à “Pinard, saucisson et Michel Sardou” doit être voué aux gémonies, tout ce qui vient de Pierre Edouard Stérin doit être cassé ou détruit. Si on voulait résumer le credo de cette pression affligeante, il suffit de demander à Renaud :
“J’ai rien à gagner rien à perdre même pas la vie, j’aime que la mort dans cette vie d’merde j’aime c’qu’est cassé j’aime c’qu’est détruit, j’aime surtout tout c’qui vous fait peur, la douleur et la nuit”.
C’est la leçon de toute cette morale qui est intéressante. L’argent, s’il vient de l’extrême droite, n’est pas exploitable, utilisable, encaissable. Il ne faut pas le toucher. Berk.
La définition de l’extrême droite semble assez vaste. Il suffit d’être conservateur, ultraconservateur, catholique, identitaire, de droite somme toute, selon divers degrés, pour tomber sous le coup de la pègre gauchiste et gouvernementale, pas en reste pour fustiger les initiatives du pauvre Stérin.
Ainsi, j’en comprends dès lors qu’il suffise d’adhérer, de près ou de loin, à l’une des idées défendues par ce dernier pour que le patrimoine du “collaborateur” en question ne soit plus perceptible. Trop dangereux, trop toxique. Et comme cet argent ne doit pas être exploité; voire rendu à son propriétaire, j’en conclus que l’Etat ne peut, lui non plus, se rendre coupable de collecter les fonds d’une telle engeance.
C’est donc une bonne nouvelle, qui nous soustrait par conséquent de toute forme d’impôt, qu’il soit direct ou indirect.
Je demande donc, très solennellement, à ceux qui nous gouvernent aujourd’hui, de bien vouloir mettre à disposition sur le site des impôts un formulaire pour obtenir rétroactivement, depuis… le début de l’ère Macron? Hollande?… le remboursement de toutes les sommes dégoutantes que l’Etat a, sans en avoir conscience, indûment prélevé sur la catégorie la plus inhumaine de la population française, impôt sur le revenu, TVA, impôt sur les sociétés dirigées par des êtres malfaisants, charges sociales et patronales, impôts locaux, taxes d’habitation et taxes foncières.
Je demande également à l’ensemble des maires et responsables de collectivités locales de bien vouloir également définir les catégories de citoyens infréquentables à qui aucune collaboration financière ne peut être exigée.
En attendant la mise en oeuvre de ces procédures, je propose que chaque citoyen se sentant appartenir de près ou de loin à l’un des catégories recensées par nos journalisteurs bienfêteurs de l’humanité arrête immédiatement le versement de toute somme, par délicatesse pour l’Etat français.
A l’inverse, si ces mesures pouvaient sembler un peu extrêmes au gouvernement français, je lui demande alors de bien vouloir faire en sorte que les journalistes et autres bien pensants gouvernementaux ferment définitivement leur claque merde, que l’Arcom applique une règle simple d’indépendance, que le Conseil Constitutionnel et le Conseil d’Etat révisent leur orientation politique vers une neutralité plus mesurée, et que le prochain Budget de l’ETAT mette en oeuvre une politique de réduction drastique des coûts, en commençant par stopper net le financement de tout mouvement dont la base serait un tant soit peu idéologique (journaux de gauche, Médiapart, L’humanité, Libération et Radio France en tête), à gauche évidemment puisque la droite est infinançable par essence.
