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« Je suis très angoissé à l’idée qu’à la place de me rembourser mon traitement, on finisse par me rembourser mon euthanasie. »

C’est ainsi que s’exprime Morgan B. atteint d’une maladie neuromusculaire dégénérative. « Potentiellement éligible à l’aide à mourir », il s’inquiète.

60% des établissements médico-sociaux sont en déficit, indique le rapport de la Fédération hospitalière de France et du Groupement national des établissements publics sociaux et médico-sociaux. Une situation que le budget 2026 ne semble pas corriger. Ce manque de moyens inquiète également Camille R., atteinte de plusieurs troubles neurodéveloppementaux. Si le texte de loi, tel qu’il est écrit, ne semble pas rendre « éligible » ce type de pathologie, Camille sait qu’elle le serait en Belgique ou au Canada. « L’incertitude sur un hypothétique élargissement de critères l’inquiète. » Pour Morgan B, l’euthanasie « fait écho au regard que les personnes non handicapées posent sur les personnes concernées ». Symboliquement, légaliser l’« aide à mourir » renforce l’idée qu’on lui a « mis[e] dans le crâne depuis toujours qu’il ne méritait pas de vivre ». « Ma grande sœur m’a proposé de me suicider un jour. Elle a vraiment pensé que c’était un cadeau », confie-t-il. Pourtant, « il n’y a pas besoin de marcher pour vivre ». Camille R. abonde : « On te dit direct « de toute façon vous ne pourrez jamais avoir une vie stable, vivre seul, vous êtes dangereux pour les autres ». J’ai l’impression qu’on est déjà en train de nous aiguiller sur le fait que notre vie sera toujours de la merde ».

Source : Gènéthique

Législative partielle dans la 1ère circonscription du Loiret : Renaissance gagne le second tour malgré la progression du RN

Le ministre de la Santé Stéphanie Rist, membre de Renaissance, a remporté dimanche le second tour de la législative partielle organisée dans la 1ère circonscription du Loiret avec 62,1%, face à la candidate RN Tiffanie Rabault (37,9%), une victoire qui va lui permettre de conserver son poste au gouvernement.

Ce scrutin a été provoqué par le refus du suppléant de Stéphanie Rist de la remplacer à l’Assemblée nationale. L’abstention reste élevée (69,6%).

Stéphanie Rist laissera sa place dans l’hémicycle à une nouvelle suppléante, Marie-Philippe Lubet, maire Horizons de la commune de Saint-Denis-en-Val.

En 2024 Stéphanie Rist avait été élue face à Tiffanie Rabault en obtenant 67,7 % des voix contre 32,3%. La candidate RN progresse de 5,6 % par rapport à 2024, une progression visible dans toutes les communes, avec plus de 30 % à Orléans.

Le sénateur Loïc Hervé explique les raisons de son hostilité à l’euthanasie

Dans la vidéo ci-dessous, le Vice-Président du Sénat, le Sénateur de la Haute-Savoie Loïc Hervé, membre de l’UDI, qui a animé les débats à la chambre haute, présente les arguments qu’il a développés :

 

Le lien vaccins/myocardites établi

Une fois de plus, les fake news de la veille sont les informations du lendemain.

Février 2025 : Covid-19 : les vaccins sont sûrs, réaffirme l’Agence du médicament, après 152 millions d’injections en France

Janvier 2026, dans Ouest-France, peu suspect d’être complotiste :

À partir de juin 2021, dès que la vaccination est étendue aux populations jeunes, des cas de myocardites sont observés par le corps médical, « sans qu’on sache si c’était dû au hasard ou aux vaccins ». Après tout, le virus lui-même peut entraîner ce type de complications. Fin octobre, un premier rapport est publié. « Le lien était établi. Nous avons constaté que le vaccin donnait des myocardites aussi bien chez les femmes que chez les hommes de moins de 60 ans et que la fréquence était plus élevée entre 20 et 25 ans », résume le professeur. Ce risque n’est présent que dans les quelques jours qui suivent l’injection. Me concernant, l’hypothèse du vaccin est donc écartée.

Côté probabilités, les scientifiques identifient que c’est surtout la deuxième dose qu’il faut surveiller. Epi-Phare publie ses conclusions en juin 2022 dans Nature communications  : un cas sur 30 000 vaccinations avec le produit de Pfizer et un cas sur 7 000 avec celui de Moderna. « Ce ne sont pas les chiffres très affolants qui ont pu circuler sur les réseaux sociaux, mais ils ont conduit la Haute autorité de santé à rejeter Moderna pour les moins de 30 ans », rappelle Mahmoud Zureik. Le délai entre la première dose et la deuxième joue aussi un rôle déterminant. Les risques sont accrus lorsqu’il y a seulement vingt jours entre les injections. « Quand il y aura un autre développement de vaccin ARN messager, il faudra, pour réduire les risques de myocardites, espacer d’au moins quatre semaines les prises et attendre six mois entre deux rappels », retient l’épidémiologiste.


Législative partielle : le candidat UDR-RN largement en tête en Haute-Savoie

Antoine Valentin, candidat de l’UDR d’Eric Ciotti, soutenu par le Rassemblement national, est arrivé largement en tête du premier tour de la législative partielle organisée dimanche en Haute-Savoie, avec environ 45% des voix. Le candidat LR obtient 14,8%, devant une gauche morcelée (PS 13,1%, Solution démocratique 7,%, LFI 6,4%, le candidat “Majorité présidentielle” 3,9%), Reconquête 2,4%. Hormis les candidats UDR et LR, aucun des neuf autres ne peut se maintenir, en raison de la très faible participation, qui s’élève à 31,28 %.

Le LR Christophe Fournier, deuxième avec 15 % des voix, est nettement en baisse par rapport aux 32 % qu’avait obtenus au premier tour de 2024 le député LR démissionnaire de cette troisième circonscription, Christelle Petex. Parlementaire depuis 2021, Mme Petex a démissionné le 6 novembre, déplorant « trop de politique politicienne », ce qui a déclenché la tenue d’une nouvelle législative.

Le second tour aura lieu le dimanche 1er février entre Antoine Valentin (UDR-RN) et Christophe Fournier (LR).

SOS Calvaires érige une croix pour l’abbaye de Fontgombault

Le week-end dernier, SOS Calvaires posé la nouvelle croix bergère. Sous le regard des moines de l’Abbaye et devant plus de 200 personnes, S.O.S Calvaires a rappelé que la seule chose qui demeure, c’est la croix elle-même.

« Silencieuse, enracinée dans la terre comme dans la foi, que cette croix rappelle à chacun que la chrétienté a été façonnée par ceux qui ont prié et par ceux qui ont labouré, par ceux qui ont taillé la pierre et par ceux qui ont veillé dans la nuit. Et qu’elle demeure, humblement, comme une invitation à reprendre la route, le cœur un peu plus levé vers le ciel » (Loïc, chef de région)

“Ce qui est reproché aujourd’hui à la Famille Missionnaire de Notre Dame le sera demain à beaucoup de communautés qui vivent une vie religieuse classique et traditionnelle”

Communiqué de la Famille Missionnaire de Notre Dame suite à son procès, dont le jugement sera rendu le 24 mars :

Le procès du Père Bernard et de la Famille Missionnaire de Notre Dame s’est déroulé du lundi 19 au jeudi 22 janvier 2026 à Privas.

Un évêque, des médecins, des parents et des membres de la congrégation ont pu témoigner en faveur de la Famille Missionnaire, et confirmer l’absence de toute emprise ou dérive sectaire dans la communauté. La défense a été contrainte à renoncer à faire entendre douze témoins de la Famille Missionnaire, pourtant dûment cités, faute de temps.

Au terme de ces quatre journées, le procureur de la République a requis des peines aberrantes, pour des faits non seulement vigoureusement contestés, mais dont toutes les auditions démontrent qu’ils sont sans fondement, et n’a tenu aucun compte des témoignages apportés, ni des débats.

Les avocats de la Famille Missionnaire ont réfuté un à un tous les points dénoncés par les parties civiles et par le procureur. Ils ont brillamment montré, dans leurs plaidoiries, l’évidence de la conformité de la vie de la Famille Missionnaire avec ses Constitutions reconnues et saluées par le Saint-Siège et promulguées par l’évêque de Viviers en 2015. Ils ont montré également l’incompréhension gravissime des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, pourtant constitutifs de la vie religieuse, qui sont protégés par l’article 9 de la Convention européenne des Droits de l’homme et par plusieurs arrêts très importants de la Cour européenne.

En réalité, il s’agit ici d’une atteinte sans précédent à la liberté de religion, et d’une immixtion inacceptable et dangereuse de la justice laïque dans la vie de l’Église et d’une de ses congrégations, de ses Constitutions et de sa règle de vie religieuse, approuvées par le Saint-Siège. Demain, de nombreuses communautés feront l’objet des mêmes attaques, et c’est pour elles aussi que ce combat se joue aujourd’hui.

La décision sera rendue le mardi 24 mars 2026.

La Famille Missionnaire de Notre Dame garde confiance et demeurera fidèle à sa mission. Elle remercie chaleureusement ses avocats et ses nombreux amis pour leurs innombrables marques de soutien. Elle est également reconnaissante aux très nombreux parents, frères et sœurs de ses membres de la soutenir aussi massivement. Elle appelle à continuer à prier pour que la vérité triomphe.

Dans un entretien, le père Bernard explique :

[…] Il y a eu beaucoup de contradictions dans les réquisitions du procureur : on nous explique que les membres seraient isolés, puis on nous reproche qu’ilsne seraient jamais seuls. On concède que  seul un très petit nombre d’entre eux serait sous emprise, puis on affirme que l’emprise serait « systémique ». On reconnaît que les religieux qui ont été entendus comme témoins sont vraiment libres et matures, mais on pose la question : « Mais quid dans vingt ans ? »… C’est invraisemblable !

Oui, il y a là une hostilité manifeste à ce qu’est la vie religieuse. Des expressions qui nous ont été reprochées par le procureur font partie du patrimoine de la tradition religieuse et ont été employées par saint Benoît et saint Ignace eux-mêmes. Lorsque la vie religieuse refuse de se diluer dans l’esprit du monde, elle dérange. […]

Les Constitutions de la Famille Missionnaire ont en effet été non seulement reconnues mais louées par le Saint-Siège et l’Evêque de Viviers qui les a approuvées par décret. Qu’aujourd’hui une juridiction civile s’arroge le pouvoir de dire si les membres d’une congrégation vivent effectivement selon leurs Constitutions est extrêmement préoccupant. Un assistant apostolique avait été nommé par Rome à cet effet. Il avait demandé quelques « ajustements », qui ont été réalisés, et il a reconnu que nous avions fait ce qu’il nous avait demandé.

Mais la justice civile, en ce procès, a beau jeu : Madame le procureur l’a redit plusieurs fois : c’est la cellule « dérives sectaires » de la CEF qui a fait le signalement qui a permis au procureur de Privas d’ouvrir une enquête judiciaire confiée à la PJ de Nanterre. Oui, cela a été confirmé par l’évêque qui s’est servi de la cellule « dérives sectaires » de la CEF pour « me livrer » au tribunal pénal. J’ai donné mon pardon à cet évêque au cours du procès et j’ai demandé aux capitulants du Chapitre qui m’ont élu pour trois ans de lui pardonner. Nous avons ensemble prié pour cela en présence de Monseigneur Lagleize qui était alors notre Assistant apostolique. Ce pardon donné a vraiment libéré nos cœurs. […]

Il ne faut pas oublier l’histoire. C’est la première République qui a interdit les vœux religieux en 1790.Les Congrégations ont été interdites en 1880 et les religieux ont été expulsés par les armes de leurs monastères. Sans compter les spoliations en 1905 par l’État des biens temporels de l’Église financés au long des siècles par ses fidèles. Cette prétention de l’État de s’ingérer dans la vie religieuse n’est pas nouvelle et, comme l’a rappelé un de nos avocats, la liberté est à défendre chaque jour car elle n’est jamais acquise.

Ce qui est reproché aujourd’hui à la Famille Missionnaire de Notre Dame le sera demain à beaucoup de communautés qui vivent une vie religieuse classique et traditionnelle. L’un des « experts » intervenu au procès contre nous, et curieusement recommandé par des évêques de France, avait été rencontré il y a quelques années par un de nos Frères lors d’une intervention dans le diocèse.

À la question : « Que faites-vous du vœu d’obéissance ? », il avait répondu : « C’est un point que je n’ai pas élucidé. » Ainsi, il s’agit bien au fond d’une mise en cause des vœux eux-mêmes pourtant constitutifs de la vie religieuse. Il est nécessaire de veiller à la liberté des personnes, et ce procès a montré que c’était le cas dans la Famille Missionnaire. Mais il faut aussi rappeler que la vie consacrée est une suite du Christ qui nous appelle à la radicalité : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi » (Mt 19, 21). Jean-Paul II parlait de la vie consacrée comme d’« un choix qui s’exprime dans le radicalisme du don de soi par amour du Seigneur Jésus » (Vita consecrata, nº 3). C’est sans aucun doute contraire à l’esprit du monde, mais c’est ce que Jésus demande.

Un chrétien sur sept persécuté dans le monde

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • 𝐆𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐮𝐦𝐞 𝐆𝐔𝐄𝐍𝐍𝐄𝐂, directeur du plaidoyer de l’ONG « Portes Ouvertes France »
  • 𝐓𝐡𝐢𝐛𝐚𝐮𝐥𝐭 𝐕𝐀𝐍 𝐃𝐄𝐍 𝐁𝐎𝐒𝐒𝐂𝐇𝐄, chargé de plaidoyer (ECLJ) au soutien des chrétiens persécutés
  • 𝐏𝐞̀𝐫𝐞 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐒𝐔𝐀𝐊𝐎𝐑, prêtre nigérian

Italie : Un soldat devenu aveugle à cause d’un vaccin

Remo Esposto, un soldat de 28 ans, est devenu aveugle suite à une vaccination. Il rêvait de servir son pays, mais l’État auquel il avait obéi en se faisant vacciner l’a désormais démobilisé. Son avocat a raconté son calvaire au journal La Bussola :

Le soldat Remo Esposto avait 24 ans et rêvait de servir son pays dans l’armée. Mais ce rêve a été brisé par l’État même auquel il avait juré de consacrer sa vie : aujourd’hui, à 28 ans, il est aveugle à cause du vaccin contre la Covid-19, qu’il a été contraint de recevoir lors de la campagne de vaccination. Lui non plus ne croyait pas au vaccin, mais il croyait à la nécessité d’obéir aux ordres, car c’est le devoir d’un soldat.

Aujourd’hui, les conséquences de cette vaccination obligatoire le condamnent à la cécité à vie. Il a été démobilisé, contraint de renoncer à son engagement, mais la bataille juridique menée par son avocat pourrait au moins lui rendre sa dignité en faisant reconnaître les dommages causés par le vaccin et en lui permettant ainsi d’obtenir une indemnisation, qui – espérons-le – inclura également des dommages et intérêts. Cette demande sera sans aucun doute formulée maintenant que la commission médico-hospitalière, composée de ceux qui étaient encore hier ses compagnons d’armes, a certifié que le vaccin était une cause contributive prépondérante de la maladie qui a entraîné sa cécité.

C’est son avocat , Gianluca Ottaviano, membre du barreau de Foggia, qui raconte l’histoire à La Bussola. Il possède des bureaux à Rimini, où il réside, et à San Severo. Il n’élude aucune émotion, même la plus profonde, à laquelle les juristes semblent insensibles. Car lorsque ce jeune homme de 24 ans à peine, plein de vitalité, fort et engagé dans l’armée, s’est présenté à son cabinet, il était au désespoir.

« Exactement, c’est désespéré », explique l’avocat de San Severo , qui exerce également à Rimini. « Le cas de Remo est à la fois douloureux et unique. Il a été vacciné avec le vaccin Pfizer-Biontech en 2021 à Trévise, où il était en poste à l’époque, et six jours plus tard, il s’est plaint de malaises. Il faut dire qu’en cinq ans de service, il n’avait jamais manqué un seul jour de travail pour raisons de santé. Jamais. »

Mais les symptômes apparus immédiatement après la vaccination l’ont contraint à se rendre à l’hôpital, où les médecins n’ont rien trouvé d’anormal. L’IRM et le scanner se sont révélés négatifs, tout comme pour de nombreuses autres personnes ayant signalé une réaction au vaccin, y compris dans les colonnes de La Bussola .

Les médecins ont diagnostiqué une simple douleur cervicale, une définition bien trop vague. « Mais les problèmes s’aggravaient », insiste Ottaviano. « Il se plaignait de violents maux de tête et de troubles de l’équilibre. Il est clair que, même à ce stade, la douleur dont il se plaignait n’a pas fait l’objet d’investigations approfondies. On lui a prescrit un anti-inflammatoire et on l’a renvoyé chez lui, sans que personne ne suggère un lien avec la vaccination qu’il avait reçue quelques jours auparavant. »

Malgré les problèmes, quelques jours plus tard, Remo est rappelé pour la deuxième dose, et la situation s’aggrave. Peu après, l’ophtalmologue diagnostique un œdème papillaire bilatéral. « Allez immédiatement à l’hôpital, car vous faites soit un AVC, soit une thrombose cérébrale », lui dit-il.

Le diagnostic a été confirmé par les médecins : thrombose du sinus caverneux avec œdème papillaire bilatéral, ayant entraîné une cécité complète d’un œil et une cécité de 90 % de l’autre œil, dans lequel on a toutefois constaté une diplopie, provoquant une vision double, de graves problèmes d’équilibre et des acouphènes métalliques.

À ce moment-là, le soldat Remo Esposto était désespéré . Libéré de ses obligations militaires après avoir épuisé tous ses jours de congé maladie, et pleinement soutenu par ses parents, il s’est présenté en 2022 au cabinet de l’avocat Ottaviano.

C’est ainsi que l’avocat l’a rencontré. « Il est venu me voir désespéré. Il m’a demandé ce que je pouvais faire. Mais il n’avait pas grand-chose à faire ; en fait, à l’hôpital, on ne lui avait rien donné, mais on lui avait fait croire que c’était grâce au vaccin. La première chose que je lui ai conseillée, c’est de contacter l’INPS (Institut national de sécurité sociale) pour demander une pension d’invalidité à 100 %. L’INPS, avec une pointe de moquerie, lui a accordé 75 %. Nous avons contesté cette décision et, finalement, après toute procédure judiciaire, le tribunal de Foggia lui a accordé une invalidité à 100 %. »

Mais c’est là que commença le parcours le plus difficile : obtenir une indemnisation au titre de la loi 210/92. Un bras de fer s’engagea avec l’Agence régionale de santé (ARS), jusqu’au médecin-chef. Après une longue absence, si longue qu’Ottaviano porta plainte auprès du parquet pour manquement à ses obligations professionnelles, le garçon fut finalement examiné par les médecins fin avril 2024.

« Nous avons produit un rapport d’expertise établi par le médecin légiste , le Dr Matteo De Simone, étayé par une documentation exhaustive et qui souligne le lien de causalité, lequel a finalement été reconnu à l’unanimité par la Commission de Bari. » La communication arrive fin novembre 2025 : Remo pourra alors percevoir l’indemnisation demandée, le montant maximal autorisé. « Le rapport de la Commission cite des études internationales universellement reconnues », poursuit Ottaviano. « Et un point important est établi. » La décision stipule : « L’administration du vaccin a joué un rôle causal prépondérant dans le déclenchement de la maladie. Les critères médico-légaux classiques du lien de causalité sont remplis . »

Une victoire, mais aussi un drame qui risque de virer à la tragédie : la maladie a entraîné chez lui de nouveaux phénomènes thrombotiques, ce qui l’oblige à être traité avec un anticoagulant de dernière génération car les médecins estiment qu’il est à risque.

Le sort de ce jeune homme met en lumière toutes les questions restées sans réponse et jamais abordées par l’État. Citons par exemple l’absence d’antécédents médicaux et de facteurs de risque, une étape pourtant cruciale pour un produit expérimental comme le vaccin. « Il s’avère en effet », a conclu l’avocat, « que Remo présentait un facteur de risque : il était porteur hétérozygote d’une mutation génétique appelée MTHFR, une altération très courante présente chez plus de 40 % de la population européenne (46 % selon les données recueillies sur Google). De fait, le rapport du médecin-chef indique que le vaccin a été un facteur contributif. Cela signifie qu’il existait un facteur de risque préexistant et que le contact avec le vaccin, devenu prédominant, a déclenché la maladie. J’espère sincèrement que la Commission bicamérale Covid examinera également cet aspect. »

En effet, le raisonnement de l’avocat soulève une question : si cette altération génétique est si répandue, est-il possible qu’il existe un lien de causalité entre le vaccin et les nombreuses maladies soudaines ou tous les autres effets indésirables signalés ces dernières années ? Jusqu’à présent, personne n’a apporté de réponse, tout simplement parce que personne ne s’est jamais posé la question. Mais c’est une question qu’on ne pouvait pas poser jusqu’à présent, car cela aurait interrompu la campagne de vaccination de masse, dans laquelle même le pauvre Remo est tombé, perdant à jamais la chance de voir de ses propres yeux et de construire son avenir.

Culture de mort : le gouvernement persiste et signe

Intervention de Mgr Rey au sujet du projet de loi visant à légaliser l’euthanasie (adaptation de son discours prononcé lors de la Marche pour la vie 2026 à Paris) :

Depuis 1793, la France ne trouve plus le repos car elle ne confessa jamais son crime

Oraison funèbre pour la Messe solennelle de Requiem pour le repos de l’âme du Roi Louis XVI. Eglise Saint-Eugène-Sainte-Cécile, Paris, 21 janvier 2026, prononcée par le père Jean-François Thomas s.j. :

Requiem pour Louis XVIAu Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Mes chers Frères,

Lorsque le sang de ses fils coule dans un pays par décision de ceux qui le gouvernent, à la tristesse s’ajoutent la malédiction et le malheur. Si le père lui-même est immolé par un régime politique, ce dernier, – à moins de se repentir -, ne pourra plus que laisser derrière lui dévastation et décadence. La Révolution ne fut ni une révolte, ni une rébellion. Elle ne fut point la fièvre mais la maladie. Ce ne sont pas les barricades qui bouleversent une nation mais l’écroulement des puissances spirituelles voulues et programmées par ceux qui saisissent le pouvoir. Louis XVI, dans sa dure montée vers l’échafaud, racheta ses erreurs politiques en s’offrant sans réserve pour le sacrifice, un sacrifice expiatoire. Le 11 juin 1775, au jour de son sacre en la cathédrale de Reims, le jeune roi impressionna les assistants par son attitude recueillie et sa foi sincère, à tel point que le duc de Croÿ, témoin de la cérémonie, rapportera :

« Dans ce moment (de l’intronisation), des larmes de joie coulèrent à chacun, et le saisissement fut tel, que, ce qui n’était jamais arrivé, des claquements de mains sans nombre se joignirent aux cris de « Vive le roi ! » et tout le monde fut transporté hors de lui-même. Je sais bien que je n’ai jamais vu un enthousiasme pareil : je fus tout étonné de me trouver en pleurs et de voir tout le monde de même. »

Tel fut donc le jour des Rameaux, l’entrée triomphale à Jérusalem, de ce lieutenant du Christ qui posa ainsi le pied sur le chemin de la Passion. Sur ce corps oint par le sacre reposa alors la survie de la vocation spirituelle de la France. Quelle est-elle d’ailleurs ? Georges Bernanos la définit ainsi :

« [Elle] ne consiste pas en quelque moyen d’ébranler le monde par des doctrines neuves et surprenantes. Moins encore à exercer par la force ou le prestige, une sorte de dictature des consciences. Il est beaucoup plus juste de dire que sa mission providentielle est de maintenir le monde dans les limites de l’humain, de le circonscrire dans le cercle des valeurs humaines que le christianisme divinise. […] Que signifie maintenir le monde dans l’humain, sinon le défendre contre l’inhumain, contre les grandeurs inhumaines ? Et que peuvent être ces grandeurs inhumaines, sinon des divinités féroces et cupides, implacables, impitoyables ? Il y a des siècles que la France se voit mise en face de ces bêtes redoutables, comme Jeanne d’Arc en face de ses juges. »

Requiem pour Louis XVIComme aussi Louis, fils de Louis, en face de ses juges iniques. L’homme, marqué du sceau de Dieu, est debout devant le tribunal d’hommes qui ont choisi de servir des idoles en sacrifiant l’humain.

Le bourreau Charles Henri Sanson, confiant son témoignage à Théodore de Lameth après la terrible exécution, transmet fidèlement les dernières paroles de Louis XVI sur le point d’être immolé :

« Vous savez tous que je suis innocent, mais si le sacrifice de ma vie peut être utile au repos de mon peuple, je le fais volontiers. »

Il s’agit bien d’un sacrifice, non point pour son salut personnel, mais pour le repos de la France. Cependant la France ne trouva plus le repos depuis car elle ne confessa jamais son crime et elle continue de graver dans le marbre de ses lois tout ce qui offense l’essence de l’homme et la grandeur de Dieu, la sacralité de la vie humaine et l’inviolabilité de la nature et du surnaturel. Tant que le roi vivait, même écrasé par les humiliations, les injures, dépossédé de son nom et de son titre, la mèche fumait encore et le roseau à demi rompu n’était point brisé, pour reprendre l’image utilisée par Notre Seigneur (Evangile selon saint Matthieu XII, 20).

Louis XVI prit au sérieux le fait d’être un fils de saint Louis. Résonne encore la voix de Bossuet prêchant au Louvre devant Louis XIV le dimanche des Rameaux 1662 :

« Rien de plus grand dans les grands, que cette noble obligation de vivre mieux que les autres. Car ce qu’ils feront de bien ou de mal dans une place si haute, étant exposé à la vue de tous, sert de règle à tout leur empire. Et c’est pourquoi, dit saint Ambroise, « le prince doit bien méditer qu’il n’est pas dispensé des lois, mais que lorsqu’il cesse de leur obéir, il semble en dispenser tout le monde par l’autorité de son exemple. »

Quel pontife, en notre temps, ose encore s’adresser de la sorte à ceux qui gouvernent le monde ? Seul un roi très chrétien est capable d’entendre, d’écouter, de mettre en pratique et de se repentir du mal commis si cela est nécessaire.

Requiem pour le Roi 2022 - Le catafalque pour Louis XVI.Louis XVI avait une âme semblable à celle des chrétiens de Rome attachés à l’enseignement de saint Paul, à celle des fidèles soutenus par saint Justin ou Tertullien au cœur des persécutions, une âme sensible à la description de la lutte des deux cités, – celle de Dieu et celle des hommes -, par saint Augustin. Il est habité par une inaltérable douceur, une patience invincible, une inviolable fidélité envers la foi.

Depuis sa prime jeunesse, il avait pris l’habitude d’assister à la sainte messe chaque jour, communiant régulièrement grâce à une confession fréquente. La figure de son dernier confesseur, au temps mauvais, le marquera profondément, guidant ses décisions pour corriger les malheurs spirituels du temps. Le P. François-Louis Hébert, supérieur général des Eudistes, remplaça dans cette tâche Jean-Jacques Poupard, curé de Saint-Eustache qui avait prêté serment à la constitution civile du clergé. Aussitôt, il invita le roi à prêter vœu au Sacré Cœur afin de contrer les méfaits de la Révolution. Aux côtés du monarque jusqu’au 10 août 1792, il mourra martyr à Saint-Joseph-des-Carmes lors du massacre des prêtres le 2 septembre de la même année. Ce sont les journaux jacobins qui relatent le fait que toutes les victimes portaient sur elles une image avec le double cœur, Sacré Cœur de Jésus et Cœur immaculé de Marie, ainsi qu’une prière à la Très Sainte Vierge pour le roi. Le P. Hébert connaissait dans le détail l’âme de son pénitent et la prière qu’il composa ainsi est révélatrice de la haute opinion qu’il avait de Louis XVI. Dans le numéro de septembre 1792 des Révolutions de Paris, organe des persécuteurs, l’intégralité du texte est reproduite, ceci afin de souligner le fanatisme religieux de ces prêtres réfractaires. Il faudrait lire toutes ces lignes si émouvantes. En voici un court extrait :

« Considérez, Mère très pure, Vierge remplie de clémence, que ce bon prince n’a jamais été souillé par celui de tous les vices que vous avez le plus détesté : qu’il n’a été ni un homme de sang, ni le tyran de son peuple. Vierge toute puissante, le canal de tous les dons et de toutes les vertus, c’est par vous que ses mœurs sont pures, qu’il aime la droiture, la probité, et que la bonté de son âme s’est toujours refusée à permettre que l’on répandît le sang d’un seul homme pour mettre sa propre vie à couvert. […] Augmentez et perfectionnez sans cesse ses vertus chrétiennes et ses vertus royales. Sanctifiez surtout ses épreuves et ses sacrifices, et faites-lui mériter une couronne plus brillante et plus solide que les plus belles couronnes de la terre. »

Moins de cinq mois plus tard, les derniers mots adressés à Louis gravissant les marches menant à la guillotine furent, de la bouche de l’abbé Edgeworth de Firmont, – comme rapportés encore par le bourreau Sanson :

« Fils de saint Louis, montez au ciel ! ».

En cette année où nous célébrons le 800ème anniversaire du sacre de saint Louis, nous ne pouvons que nous incliner devant la mémoire de ces deux rois, l’un canonisé par l’Eglise, l’autre martyr de la foi, qui partagèrent tous deux un identique attachement à la mission reçue par l’onction de Reims. Saint Louis prit Louis XVI par la main jusqu’à la décapitation afin de l’introduire dans un Royaume autrement plus lumineux que celui de France et de Navarre. Nous connaissons les dernières paroles de Notre Seigneur en croix, dont

« Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » (Evangile selon saint Luc XXIII, 34).

En écho, Louis XVI, malgré les tambours qui tentèrent de couvrir sa voix, prononça distinctement, avec une voix assurée, à l’adresse des spectateurs de sa mort, et, au-delà d’eux, de tous les peuples de France, ces paroles mémorables, que vous connaissez tous :

« Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France. »

Cette insistance sur le pardon est présente aussi dans le Testament que nous avons de nouveau entendu avec émotion, texte rédigé le jour de Noël 1792, alors que le souverain sait que son sort sera bientôt scellé :

« Je pardonne de tout cœur à ceux qui se sont faits mes ennemis. […] Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. […] Et à ceux qui par un faux zèle ou par un zèle malentendu m’ont fait beaucoup de mal. » (ses frères qui ont trahi et abandonné et une grande partie de la noblesse)

En ses derniers jours, Louis XVI reçoit des grâces particulières qui, à la fois, le soutiennent dans son sacrifice et qui lui révèlent le sort funeste réservé au pays, comme il le dit, le 20 janvier, à son fidèle valet Cléry :

« Je vois le peuple livré à l’anarchie, devenir la victime de toutes les factions, les crimes se succéder, de longues dissensions déchirer la France. »

Le 18 janvier, il avait confié à Malesherbes :

« La nation est égarée, et je suis prêt à m’immoler pour elle. »

Ajoutant après un silence :

« Le sacrifice de ma vie est peu de chose à côté de sa gloire et de son bonheur (gloire et bonheur de la France). »

Il n’est point angoissé, triste pour lui-même : il souffre pour ses peuples. Au soir du 20 janvier, se préparant à l’exécution, il souffle à Cléry :

« Je suis soulagé de voir s’achever enfin une si longue agonie. »

Requiem pour Louis XVI du 21 janvier 2021.

Admirable imitation de Notre Seigneur dont l’âme, triste à en mourir, fut percée pour nous, insensés. Jean de Viguerie parlera de Louis XVI comme du « roi bienfaisant ». Le qualificatif est approprié : un roi faisant le bien pour le bien commun, ceci au-delà et au-dessus de la sphère politique toujours entachée d’imperfections. Il avait parfaitement conscience, à la suite de saint Augustin, que l’Etat avec majuscule n’est qu’immoralité organisée. Louis XVI ne marche pas au martyre pour ce gros animal impitoyable, pour la patrie chantée par les révolutionnaires. Les pharisiens déjà étaient des patriotes prêts à tuer le Messie pour sauver la Nation. Louis XVI, à la suite du Christ, refusa de participer aux guerres de l’iniquité, demandant à tous ceux qui eurent l’intention de le délivrer, de ne point tenter l’utilisation de la violence. Les régénérations, les restaurations, les contre-révolutions ne s’opèrent qu’avec son propre sang, et non point avec le sang des autres. Comment Notre Seigneur a-t-Il « restauré toutes choses au ciel et sur la terre » (Saint Paul, Epître aux Colossiens I, 19-20) ? In proprio sanguine. Il n’a renversé aucune puissance de la terre faisant pacte avec les ténèbres, Il ne s’est appuyé sur aucun instrument temporel. Louis XVI a appliqué à lui-même ce modèle du Maître, sans cesser d’espérer mais en sachant que le combat était d’ordre surnaturel et que ses armées ne serviraient de rien. Parfois tout semble définitivement détruit et désolé, et soudain, il suffit d’un rien, d’une étincelle provenant du Ciel par le canal de la charité, de l’humilité et de la sainteté, pour que la source recommence à jaillir. Dans le Livre de Job, se trouve cette image poétique :

« Un arbre a de l’espoir : si on le coupe, il reverdit, et ses rameaux poussent. Quand sa racine aurait vieilli dans la terre, quand son tronc serait mort dans la poussière, à l’odeur de l’eau, il germera, et portera des feuilles comme auparavant, lorsqu’il fut planté. » (Job XIV, 7-9)

L’odeur de l’eau, voilà quelque chose de bien ténu, impalpable, imprévisible, immatériel, d’un autre ordre que celui du monde. Ainsi la marque d’un vrai chrétien posant ses sandales dans la poussière de la terre. Tout peut reverdir. L’aiguille est la vie politique, quel que soit le régime. Le fil est non seulement le moral mais aussi le spirituel : l’aiguille passe et le fil demeure. Si l’aiguille n’a pas de fil, elle ne peut rien coudre. Parfois elle croit se suffire à elle-même, mais sans le secours du fil, elle est inutile. Certes, en politique, Dieu semble être plus faible que l’Adversaire car les grands édifices chrétiens se sont souvent écroulés. Pourtant le matériel n’est qu’apparence. Louis XVI n’a pas déposé son espérance dans les institutions séculaires de la monarchie. Leur disparition n’a pas ébranlé sa foi parce qu’il savait que le prince de ce monde n’aurait jamais sur lui aucun pouvoir car déjà vaincu, une fois pour toutes, sur la Croix. Il sentait « l’odeur de l’eau » tandis que ses contemporains se laissaient emporter par l’utopie d’un âge nouveau ou bien sombraient dans la terreur des écroulements. Une prière du XIIème siècle exprime magnifiquement et sobrement ce qui soutint Louis, fils de saint Louis jusqu’à cette heure sombre et glacée sur la place Louis XV. Permettez-moi de la lire afin que nous puissions la faire nôtre :

« Ô Dieu tout puissant, qui avez établi l’Empire des Francs pour être l’instrument de votre divine volonté dans le Monde entier, le Porte-Glaive et le Rempart de votre Sainte Eglise, nous vous en supplions, que Votre céleste lumière prévienne partout et toujours les fils des Francs tournés vers Vous, afin que, voyant ce qu’il importerait de faire pour établir votre royaume en ce monde, ils aient le courage de l’accomplir avec une énergie et une charité que rien ne lasse. Ainsi soit-il. »

Il nous incombe de réaliser cette promesse, de poursuivre l’œuvre initiée par nos rois, de travailler au règne de Dieu sur terre et d’aspirer au Royaume des cieux par la pratique d’une intense charité, reliquaire de toutes les autres vertus. Que chacun puisse entendre, en sa dernière heure, une voix céleste l’invitant ainsi : « Fils de France, montez au Ciel ! » Ainsi soit-il.

Au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Succès de la Marche pour la vie

Le 25 janvier, Terres de mission reçoit Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la Marche pour la vie, pour tirer un bilan de cette manifestation qui avait lieu derrière les Invalides le 18 janvier 2026 et pour évoquer la mobilisation contre la loi sur l’euthanasie.

Puis Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture.

Tout d’abord, l’opuscule de Francis Jubert: “L’eugénisme qui vient” (Presses de la Délivrance), qui évoque précisément les soubassements anthropologiques de cette loi sur l’euthanasie.

Mais aussi

  • “Dieu sauveur. Christologie avec Thomas d’Aquin” du P. Philippe-Marie Margelidon (Saint-Léger);
  • “Faire l’expérience du Christ”, textes inédits du cardinal Robert Prévost devenu Léon XIV et réunis par Artège;
  • “Le mois du Sacré Coeur au jour le jour” de l’abbé Troadec (Via Romana);
  • “La revanche des brigands”, 3e volume des “Fabuleuses aventures de Jean et Henri” de Grégory Soodts (Téqui);
  • “Adieu à César?”, essais sur la théologie politique réunis par Jean-Noël Dumont et Vincent Aubin (Peuple Libre);
  • et enfin “Quatre chemins vers le coeur” du Fr Jean-Raphaël Walker (Ed. du Carmel)
https://youtu.be/rUS31HHCGsw?si=6xEiq09bopppnXDY

Marchez vers Pâques avec l’Évangile de saint Marc

Après le silence de Nazareth vient le temps de la vie publique : les premiers miracles, les appels à la conversion, les paraboles, la révélation progressive du mystère du Christ — jusqu’à la Croix et à la Résurrection.

C’est pourquoi la Fraternité Saint-Vincent Ferrier a préparé une nouvelle série : CARÊME40 Marcher vers Pâques avec l’Évangile de saint Marc

Cette série reprend exactement là où Avent Évangélique s’était arrêté :

  • Un même Évangile, cette fois selon saint Marc, parcouru dans son intégralité.
  • Une même pédagogie, jour après jour, pour découvrir les richesses étonnantes de l’Évangile.
  • Un même désir : laisser le Christ transformer nos vies.

Inscriptions

Troisième dimanche après l’Épiphanie : “Dîtes seulement une parole et mon serviteur sera guéri”

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous sommes maintenant dans le temps après l’Épiphanie qui est le prolongement dans le cycle temporal du temps de Noël. Ce dernier se poursuit d’ailleurs dans le cycle sanctoral jusqu’au 2 février. Ainsi, tout en continuant à contempler et adorer dans la crèche le Sauveur qui vient de naître, nous méditons déjà sur les enseignements de sa vie publique. Ce temps après l’Épiphanie peut comporter entre trois et six dimanches, suivant la date de Pâques, mais les chants du propre de la messe restent les mêmes à partir du troisième dimanche. Certaines années, on les reprend ainsi plusieurs dimanches de suite. Cette année 2025, nous n’aurons que le cinquième dimanche après l’Épiphanie car le quatrième verra la solennité de la Présentation au Temple et que nous arriverons ensuite au Temps de la Septuagésime.

► Introït : Adorate Deum

L‘Introït est tiré du psaume 96 Dominus regnavit : Le Seigneur est Roi, dont nous retrouverons le début à l’Alléluia. Il chante la souveraineté du seul vrai Dieu sur toute la création et sur toutes les divinités et idoles païennes. Comme dans la messe de dimanche dernier, ce sont toutes les créatures de la terre qui sont invitées L’adorer.

Adorate Deum omnes Angeli ejus : audivit et lætata est Sion : et exsultaverunt filiæ Judæ.
Adorez Dieu tous ses anges ; Sion a entendu et s’est réjouie et les filles de Judas ont exulté.

Sion, c’est-à-dire Jérusalem, les filles de Juda, c’est-à-dire toutes les cités d’Israël, c’est le peuple élu, et c’est comme toujours la figure de l’Église. Qu’a-t-elle donc entendu qui la mette ainsi dans la joie ? C’est la proclamation de cette souveraineté universelle de Dieu : ici, dans la liturgie du temps après l’Épiphanie, c’est la manifestation de la divinité et de la royauté du Messie que nous acclamons.

La mélodie commence par un grand élan d’adoration et monte dans les hauteurs pour invoquer les Anges. Puis elle s’apaise et exprime une joie contenue mais bien affirmée. Cet Introït est accompagné bien entendu du premier verset du psaume 96, celui que nous retrouverons dans l’Alléluia.

Dominus regnavit, exsultet terra : lætentur insulæ multæ.
Le Seigneur est Roi, la terre exulte, les îles innombrables se réjouissent.

► Graduel : Timebunt gentes

De chant du Graduel du troisième dimanche après l’Épiphanie est tiré du psaume 101, qui est, dans son ensemble, une grande supplication douloureuse du peuple d’Israël en butte aux persécutions des ses ennemis, emmené en captivité loin de la ville sainte de Jérusalem et du temple détruit ; mais il contient aussi une partie pleine d’espérance, prophétisant la victoire du Seigneur sur ses ennemis et la reconstruction du temple.

Timebunt gentes nomen tuum, Domine, et omnes reges terræ gloriam tuam. Quoniam ædificavit Dominus Sion, et videbitur in majestate sua.
Les nations craindront votre Nom, Seigneur, et tous les rois de la terre craindront votre gloire, car le Seigneur a rebâti Sion, et Il y paraîtra dans Sa majesté.

On retrouve ici Sion déjà mentionnée à l’Introït, la cité sainte de Jérusalem, une fois encore figure de l’Église dont Isaïe déjà, le jour de l’Épiphanie, avait annoncé le triomphe et la gloire quand tous les peuples et les rois de la terre, qu’ils le veuillent ou non, devront se soumettre au règne du Christ Roi. La mélodie reprend encore des formules connues que nous avons déjà entendues les deux précédents dimanches mais qui s’adaptent parfaitement bien au texte du jour dans une tonalité de joie très affirmée.

► Alléluia : Dominus regnavit, exsultet

Nous retrouvons à l’Alléluia du troisième dimanche après l’Épiphanie le début du psaume 96 qui figurait déjà comme verset de l’Introït.

Dominus regnavit, exsultet terra : lætentur insulæ multæ.
Le Seigneur est Roi, la terre exulte, les îles innombrables se réjouissent.

C’est donc encore la divinité et la royauté de notre Seigneur qui provoquent la joie de tous les hommes, ceux qui habitent le continent et ceux qui habitent dans les îles, c’est à dire tout l’univers connu.

La mélodie légère, fluide, aux grandes vocalises, exprime à merveille cette joie. C’est encore, comme les deux derniers dimanches, une mélodie type que nous avons déjà entendue, notamment celle-ci à la messe de minuit de Noël.

► Offertoire : Dextera Domini

L‘Offertoire du troisième dimanche après l’Épiphanie est un magnifique chant d’action de grâce.

Dextera Domini fecit virtutem, dextera Domini exaltavit me : non moriar, sed vivam, et narrabo opera Domini.
La droite du Seigneur a exercé sa puissance, la droite du Seigneur m’a relevé, je ne mourrai pas, je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur.

On retrouvera ce chant pendant la Semaine sainte où il sera placé alors dans la bouche du Christ. D’ailleurs le psaume 117 d’où il est tiré est par excellence un psaume pascal qui est largement utilisé dans la liturgie de Pâques. C’est un des grands psaumes qui commencent par :  » Louez le Seigneur car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle « , comme celui que nous avons trouvé au Graduel de dimanche dernier. Et ici encore c’est l’œuvre de la Rédemption pour laquelle l’âme fidèle remercie et glorifie le Seigneur. Cette action de grâce se termine comme celle de l’Offertoire de dimanche dernier avec le même mot narrabo, je raconterai tout ce que le Seigneur a fait pour moi : mais la mélodie est très différente de celle de ce dernier qui était tout à fait exceptionnelle par son ampleur et son enthousiasme. Celle-ci est assez solennelle mais dans une ambiance contemplative. Elle exprime admirablement les sentiments du texte. Les mots dextera Domini, qui désignent la main droite du Seigneur symbole de sa puissance, reviennent deux fois, la première fois d’une façon très solennelle, la deuxième fois avec une insistance joyeuse et pleine d’assurance. L’affirmation non moriar : je ne mourrai pas, est lancée avec une inébranlable certitude, tandis que la finale narrabo opera Domini : je raconterai les œuvres du Seigneur, s’épanouit en un épanchement mystique et assez doux.

► Communion : Mirabantur

Le texte de la Communion du troisième dimanche après l’Épiphanie est un passage de l’Évangile, mais il ne s’agit pas de l’Évangile du jour. Il est pris ici en saint Luc au chapitre IV.

Mirabantur omnes de his quæ procedebant de ore Dei.
Tous étaient stupéfaits des paroles qui sortaient de la bouche de Dieu.

Bien entendu saint Luc n’a pas écrit  » de la bouche de Dieu  » mais simplement  » de sa bouche « , celle du fils de Joseph qui venait de prendre la parole pour la première fois dans la synagogue de Nazareth, laissant entendre nettement, après avoir lu un passage d’Isaïe, que le Messie annoncé par le prophète c’était lui. On comprend la stupéfaction des auditeurs. La liturgie a modifié le texte pour affirmer, en ce temps après l’Épiphanie, que nous croyons à la divinité de Jésus. Nous qui savons qu’Il est Dieu, nos sentiments ne sont plus de stupéfaction comme ceux des habitants de Nazareth, mais d’admiration, d’adoration et de louange. C’est ce qu’exprime la mélodie ce cette petite antienne, qui bien que courte, est très ornée et chargée de neumes.

“Ordo amoris” : Existe-t-il un ordre dans la charité ?

De Rémi Fontaine pour Le Salon beige :

Il y a un an, le concept augustinien et thomiste d’“ordo amoris” (d’ordre dans la charité) repris par JD Vance faisait controverse jusqu’au Vatican. Rappel de ce qu’indiquait notamment le dossier de préparation des chefs de chapitre du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté en 2006 – dont le thème était “Aimer, c’est tout donner” – sur ce sujet disputé qui ne date pas d’hier.

I- Piété filiale et patrie
(d’après le Court précis de la loi naturelle selon la doctrine chrétienne de Jean Madiran)

Un ordre dans la charité

Contrairement à ce que laisse croire un certain progressisme, la piété à l’égard de la patrie rentre parfaitement dans l’ordre de la charité. Saint Thomas fait remarquer précisément qu’il y a un ordre dans la charité. La charité n’abolit pas la loi mais l’accomplit, les dix commandements ayant pour but les deux préceptes de la charité : l’amour de Dieu et l’amour du prochain.

– La piété filiale

Tandis que les trois premiers commandements énoncent notre dette naturelle à l’égard du Créateur auquel est réservé de manière exclusive le plus grand Amour (vertu de religion que comble le don surnaturel de piété), le premier commandement de la seconde table (ou 4éme commandement : « Tes père et mère honoreras… ») énonce, avant tout autre devoir envers le prochain, notre dette à l’égard de ceux qui sont les médiateurs naturels de Dieu auprès de nous, pour nous donner ce qu’il nous donne par eux : la vie physique et la vie morale. Autrement dit, après Dieu et avec Lui, la charité doit s’adresser à ce qui nous touche au plus près dans notre vie, à commencer par nos parents et, par extension, les parents de nos parents, les ancêtres, les anciens, les bienfaiteurs, les maîtres, les grands hommes et les humbles serviteurs de notre patrie, de notre civilisation et de l’humanité.

L’amour de la Patrie

Avec les parents, le commandement de la piété filiale touche bien entendu la Patrie. C’est le « culte de l’homme» bien compris, que la vertu naturelle de piété filiale élève à nos morts, à ceux qui nous ont transmis la loi naturelle, la foi chrétienne et les humbles honneurs des maisons paternelles… C’est le culte des morts, des héros et des saints transmis par nos familles, qui n’est point le même culte qu’on rend à Dieu, mais qui est aussi un culte proportionné à son objet.

C’est aussi le culte rendu à la Patrie, inférieur mais analogique à celui qu’on doit rendre à l’Eglise, comme l’explique Léon XIII, au point qu’on peut, et parfois, qu’on lui doit sacrifier sa vie comme bien commun temporel, fin intermédiaire, par amour du prochain précisément (comme soi-même), en vue de son salut (temporel et spirituel) :

« Si la loi naturelle nous ordonne d’aimer spécialement et de défendre le pays où nous sommes nés et venus au jour, au point que le bon citoyen n’hésite pas à affronter la mort pour sa patrie, à plus forte raison les chrétiens doivent-ils toujours être animés de pareils sentiments à l’égard de l’Eglise (…). Il faut donc aimer la patrie à qui nous devons de jouir de cette vie mortelle; mais il est nécessaire d’avoir un amour supérieur pour l’Eglise, à qui nous sommes redevables de la vie immortelle de l’âme, parce qu’il est juste de préférer les biens de l’âme aux biens du corps, et que les devoirs envers Dieu ont un caractère beaucoup plus sacré que les devoirs envers les hommes. Au reste, si nous voulons juger selon la vérité, nous comprendrons que l’amour surnaturel de l’Eglise et l’amour naturel de la patrie sont deux amours issus du même éternel principe, car Dieu est l’auteur et la cause de l’un et de l’autre. D’où il suit que l’un de ces devoirs ne peut entrer en conflit avec l’autre. » (Sapientiae christianae, 10 janvier 1890).

Pas de charité véritable sans respect de la loi naturelle

L’amour du prochain – et par extension l’amour de la patrie, famille de familles dans le temps et dans l’espace – est le test négatif de l’amour de Dieu : celui qui prétend aimer Dieu qu’il ne voit pas et qui n’aime pas son frère qu’il voit, celui-là est un menteur. Pareillement, la justice naturelle, qui est l’objet des dix commandements (rendre à Dieu et au prochain ce qui leurs sont dû), est le test négatif de la charité surnaturelle. Là où la loi naturelle n’est pas observée, il n’a pas de charité véritable.

Ce culte des ancêtres rendu à plus haut que soi, commun à toutes les civilisations, est la marque de la reconnaissance (plus ou moins développée) d’une loi naturelle supérieure à l’homme, d’une transcendance. Il est à l’opposé du culte de l’homme, que l’homme moderne, impie et anonyme, se rend à lui-même pour lui seul, soit individuellement, soit collectivement.

Le retour à la barbarie intellectuelle et morale

L’homme impie retourne à la barbarie, qui se définit par l’absence de loi (autre que la sienne). La barbarie intellectuelle et morale (“l’hérésie du XXéme siècle”) se définit par l’ignorance ou le mépris de la loi naturelle. Sans doute l’homme impie, héritant avec ingratitude, indifférence ou négligence du don de la civilisation, peut-il rester un temps civilisé ; mais, comme une fleur sans racine est appelée à s’étioler. C’est alors un pharisien de la civilisation, tout comme le moderniste peut demeurer un temps un pharisien de la tradition… A la manière du fils prodigue, l’homme impie interrompt la transmission du patrimoine national et religieux : il interrompt la civilisation, il interrompt la tradition.

Préférence nationale et ordre dans la charité
(d’après Politique et morale, éléments de philosophie chrétienne, de Rémi Fontaine, DMM)

– La récupération des Ecritures à des fins partisanes

Pour dénoncer la préférence nationale, certains, au nom de la parabole du bon samaritain, sont partis en guerre contre la formule célèbre : « J’aime mieux mes filles que mes nièces, mes nièces que mes cousines, mes cousines que mes voisines. » Comme s’il était manifestement anti- évangélique de mettre un ordre dans la charité, ou du moins cet ordre-là, le chrétien devant « opérer un renversement des priorités admises habituellement » : aimer mieux ses voisines en somme !

Plus loin encore, on est allé jusqu’à utiliser l’amour du Christ contre l’amour de la patrie :

« Le Christ ne choisit pas entre les hommes. Il a donné sa vie pour tous. Sa préférence, ce n’est pas la préférence nationale. »

Commentaire de Jean Madiran dans Présent du 1er avril 1998 :

« Quelle pitoyable, quelle offensante manière de raisonner “Le Christ ne choisit pas entre les hommes”, alors pas de préférence nationale ! Mais alors aussi, mesdames, ne choisissez pas entre les hommes ! Et ainsi de suite ! Le Christ ne s’est pas marié, ne vous mariez pas. Il n’a pas porté des armes, ne soyez pas soldat (avec un léger doute ici, non seulement à cause du centurion, mais aussi à cause des marchands chassés du Temple à coups de trique… »

Le pire est que ces bons apôtres reprochent aux nationaux catholiques ce qu’ils pratiquent aussi impudemment :

« L’utilisation des valeurs religieuses, de l’idée de Dieu, pour étayer des propositions politiques est une contrefaçon. Une perversion. C’est plus qu’une supercherie, c’est une escroquerie. »

Or, la récupération des Écritures à des fins partisanes, en en falsifiant le sens, est bien leur fait : ils veulent à partir de la Bible et de l’Evangile, justifier une certaine politique de l’immigration – jusqu’à la déraison de la préférence étrangère – qui ne s’y trouve pas1!

Invoquer par exemple la parabole du bon Samaritain contre la préférence nationale relève à la fois d’un sophisme et d’un procès d’intention. Car aimer mieux ses proches ne signifie nullement, comme le laissent accroire certains clercs, l’indifférence, le mépris, le rejet, voire la haine du “lointain”, de l’étranger, ou des prochains de rencontre “les moins proches”… etc.

– L’amour de préférence : une priorité, pas une exclusivité

Ce n’est pas parce qu’un père préfère naturellement sa famille qu’il ne peut accueillir l’hôte de passage dans sa maison, comme un frère, ni secourir le voisin ou l’étranger nécessiteux, comme un bon samaritain.

L’amour de préférence n’empêche pas, au contraire, l’amour de rencontre, tous deux étant dictés par la Providence. Le sens d’autrui et l’esprit missionnaire commencent même “chez soi” comme la réforme du monde commence par la réforme intérieure. On est d’autant plus missionnaire, et ouvert aux autres et à l’humanité, qu’on traite son âme, sa famille, son village, sa patrie comme les premiers “pays de mission”.

Bien sûr, la charité chrétienne, parce qu’elle est participation à l’amour de Dieu, est universelle. Elle n’exclut personne et on la reconnaît précisément à ce qu’elle sait s’ouvrir au plus pauvre ou au plus éloigné. Saint Thomas d’Aquin le dit :

« L’amour de Dieu se révèle avec plus de force lorsqu’il dilate le coeur de l’homme vers des objets plus éloignés, c’est-à-dire jusqu’à l’amour des ennemis; comme la vertu du feu fait preuve d’une force d’autant plus grande qu’elle rayonne plus loin de sa chaleur. » 2

Mais justement le feu et sa chaleur rayonnent à partir d’une origine, d’un foyer. La préférence familiale, nationale, européenne… n’est pas une exclusivité, mais une priorité. « Si quelqu’un n’a pas soin des siens et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu’un infidèle », écrit saint Paul (I Timothée 5, 8). L’amour de la patrie n’est pas exclusif de l’amour des autres qui n’en sont pas. Il en est le point de départ, comme l’explique Raoul Follereau (qui pouvait en juger) :

« Aimer son pays n’est pas davantage détester les pays voisins qu’aimer sa maman n’est haïr toutes les autres mères. Aimer sa famille ne consiste pas à voler, piller, tuer le voisin. Bien au contraire, l’amour de la famille implique et impose le respect des autres foyers. Qui donc estime celui qui a renié ses parents ? Ainsi de la patrie. Le vrai patriote aime en chacun l’idée de la patrie et respecte la patrie de chacun » (De la patrie. Trahison de l’intelligence, 1936).

– L’ordre dans la charité

Ainsi parle le langage du bon sens et du droit naturel, aux antipodes de l’universalisme désincarné d’un certain mondialisme (qui ne prend racine nulle part), et sans contradiction avec l’Evangile. Ce que résume saint Augustin (3) :

« Comme tu ne peux être utile à tous, tu dois surtout t’occuper de ceux qui, selon les temps et les lieux ou toutes autres opportunités, te sont plus étroitement unis comme par un certain sort; par sort, en effet, il faut entendre quiconque t’est lié temporellement et qui adhère à toi, ce qui fait que tu choisis de l’avantager. »

Et saint Thomas précise :

« A chacun il faut plutôt accorder les bienfaits correspondant à l’ordre des choses où il nous est le plus uni, à parler dans l’absolu. Cependant, cela peut se diversifier selon la diversité des lieux, des temps et des affaires; il est tel cas, celui d’extrême nécessité par exemple, où nous devons venir en aide à un étranger plutôt qu’à un père dont le besoin serait moins urgent » (S.T IIa, II ae, q. 31, a 3, resp.).

Dans son Compendium theologiae, l’Aquinate développe, par ailleurs, l’ordre qu’il faut mettre dans la charité – y compris dans la charité politique :

« D’où il faut que l’affection de l’homme soit ainsi ordonnée par la charité que d’abord et principalement il aime Dieu; ensuite soi-même, enfin le prochain et, parmi les prochains, davantage ceux qui sont plus proches et plus à même de nous aider. Pour ceux qui sont un obstacle, en tant que tels, on doit les avoir en aversion quels qu’ils soient… »

– Charité sans mesure, mais pas sans discernement

Assurément le signe de la vraie charité est qu’elle sait s’ouvrir à tous sans mesure mais non pas sans discernement. Aimer son ennemi ne signifie pas céder forcément à ses volontés. De même avec l’étranger. La bienveillance qui doit s’adresser à leur égard ne peut pas toujours se traduire par une bienfaisance. Par la force des choses : Il est des hommes qu’il nous est impossible d’atteindre, d’aider, d’aimer autrement que par la prière, sauf vocation exceptionnelle.4

Accuser un homme politique de xénophobie ou de racisme lorsqu’il dit « J’agis pour les Français d’abord », est aussi absurde que d’accuser de sexisme un capitaine de bateau en péril lorsqu’il dit « Les femmes et les enfants d’abord » ! Aussi ridicule que d’accuser sainte Jeanne d’Arc d’antichristianisme lorsqu’elle disait naturellement, à propos des Anglais : « Je les aime moins. »

Manquer à ces justes discriminations, c’est, pour un chef (de famille, de village, de bateau, d’Etat…), manquer à la justice générale et à la charité (politique) aussi sûrement que le Lévite de la parabole a manqué à la charité en passant son chemin sans égard pour le blessé d’infortune. Car la charité, qu’elle soit morale ou (et) politique, n’est pas abstraite. Et l’Evangile dicte aussi bien le devoir d’état que le devoir de secours à l’infortuné de rencontre.

Ce n’est pas parce que je défends le principe de la préférence nationale que je ne porterai pas secours à un homme agressé, gisant dans le fossé, sans m’inquiéter de sa race, de sa nationalité, de sa religion.5

La civilisation de l’amour se fonde sur “l’inégalité protectrice” à tous les niveaux, tandis que la culture de mort se fonde sur l’égalité impossible, utopie criminelle, semence de discorde, de haine et de misère. Depuis Satan – « Vous serez comme des dieux ! » – jusqu’à nos révolutions modernes…

 

1 Sur ce sujet, on peut se reporter également à l’article de Guy Rouvrais dans la revue Itinéraires n°IX du printemps 1992 : Une pseudo-théologie biblique contre le Front national . ou à la Réponse à “L’extrême-droite et l’Eglise” de Jean Madiran, Présent 1998.

2 Somme théologique IIa IIae, q. 27, a.7, resp. Voir aussi Compendium theologiae, troisième partie, article 3: « L’amour des ennemis est-il de la perfection de conseil? »

3 L.I de la Doctrine chrétienne ch. 28. « D’où il ressort, commente saint Thomas dans son Compendium theologiae (III, 8), qu’en vertu du précepte de la charité, nous ne sommes pas tenus d’être poussés par affection de dilection ou effectivement, en particulier pour celui qui ne nous est uni par aucun lien, si ce n’est peut-être selon le temps ou le lieu, parce que nous le voyons en quelque nécessité d’où il ne pourrait être secouru sans nous. » Ce qui s’est présenté pour le bon Samaritain.

4 « Nous sommes tenus cependant par affection et effet de la charité – par quoi nous aimons tous les prochains et prions pour tous – de ne pas exclure même ceux-là qui ne nous sont unis par aucun lien spécial, comme par exemple ceux qui habitent des Indes à l’Ethiopie » (saint Thomas, tome 3, article 8).

5 Car reste vraie moralement et concrètement la consigne d’Edith Stein : « Pour les chrétiens, il n’y a pas d’homme étranger. C’est chaque fois le prochain que nous avons devant nous et qui a le plus besoin de nous. L’amour du Christ n’a pas de frontière. »

La République des juges contre la Nation, comment en sortir ? Un essai explosif

Cet ouvrage explosif s’adresse aux lecteurs qui veulent comprendre les tensions actuelles entre droit et politique. Bertrand Saint Germain, professeur de droit, élu local et essayiste fournit dans ce livre, des clés solides pour penser lucidement la crise des institutions.

Depuis plusieurs années, chacun constate l’emprise croissante d’une justice politisée sur la vie publique. Décisions spectaculaires, annulations de candidatures, attaques contre les symboles identitaires : il ne s’agit plus seulement d’arbitrer des litiges, mais d’imposer une vision idéologique qui échappe à tout contrôle démocratique.

Loin de l’idéal classique qui voulait « rendre à chacun ce qui lui est dû », la justice française s’est transformée en un pouvoir institutionnel autonome, miné par le corporatisme et l’entre-soi. Dans les tribunaux locaux comme dans les hautes juridictions, l’idéologie de certains et le conformisme social des autres redessinent les limites de l’acceptable et de l’interdit, jusqu’à déterminer le cadre même de la vie politique.

Une véritable République des juges s’est imposée, avec l’assentiment d’une classe politique affaiblie, qui invoque mécaniquement l’état de droit et la séparation des pouvoirs pour masquer son incapacité à agir. Sous couvert de neutralité, une partialité bien réelle oriente trop de décisions juridictionnelles tandis que les juges suprêmes censurent des lois pourtant voulues par les électeurs. Les Français ne s’y trompent pas ; moins d’un sur deux fait encore confiance à la justice.

Cet essai ne se limite pas au constat.

Il propose des solutions concrètes pour restaurer la primauté du peuple : déclaration publique des intérêts des magistrats, facilitation des procédures de récusation, développement des modes alternatifs de règlement des litiges, création d’une justice de proximité élective, mise en cause renforcée des magistrats défaillants, possibilité des destitutions, réaffirmation de la souveraineté de la loi…

Un livre essentiel pour ceux qui refusent que des toges non élues dictent l’avenir de la Nation.

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La République des juges contre la Nation de Bertrand Saint-Germain, Préface de Jean-Luc Coronel de Boissezon agrégé des Facultés de droit et professeur à l’ISSEP, Editions du Verbe Haut, 164 pages, 19 €

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Le plus ancien diocèse du Mexique a célébré ses 500 ans avec 500 heures d’adoration

Lu ici :

Sous le patronage de Notre Dame d’Ocotlán le diocèse de Tlaxcala, le plus ancien du Mexique, a commémoré le cinquième centenaire de sa création canonique par une période de 500 heures d’adoration eucharistique continue devant le Saint-Sacrement, en signe de gratitude et de renouveau de la foi.

L’initiative a commencé le 12 septembre 2025 et s’est terminée le 3 octobre, les heures étant réparties entre les 93 églises qui composent les sept doyennés du diocèse. Chaque doyenné était responsable de 50 heures d’adoration.

Un communiqué a précisé que l’objectif de cette activité était de préparer spirituellement la célébration du jubilé du 500e anniversaire « comme une forme d’action de grâce et de renouveau de la foi ».

Les curés, les vicaires et les responsables communautaires ont également été invités à promouvoir cette initiative lors des messes dominicales et à encourager les familles, les groupes paroissiaux et les fidèles en général « à se joindre à ce moment d’unité autour du Christ ».

Cette période d’adoration s’inscrivait dans le cadre du programme commémoratif des cinq siècles d’existence du diocèse. Une messe jubilaire a été célébrée le 12 octobre 2025 à 11 heures, heure locale, au séminaire conciliaire Notre-Dame d’Ocotlán, par Mgr Joseph Spiteri, nonce apostolique au Mexique.

Au cours de la cérémonie, une réplique de l’image de Notre-Dame de Guadalupe a été présentée, ainsi que trois branches de palmier en mémoire des saints enfants martyrs (Saints Innocents ?), un cœur symbolisant l’amour maternel de Marie sous son titre de Notre-Dame d’Ocotlán, et l’envoi en mission de plus de 1 000 catéchistes.

La bénédiction et la consécration officielles de la cathédrale de Tlaxcala — un ancien couvent franciscain dédié à Notre-Dame de l’Assomption, ont eu lieu le 13 octobre.

Le patrimoine religieux exerce une influence majeure dans la conversion

L’abbé Masquelier, curé de la paroisse de Villemombre (93) est interrogé dans France catholique :

La conversion de JD Vance : entretien avec Rod Dreher

Dans cet entretien exceptionnel accordé à la Fraternité Saint-Ephrem, Rod Dreher révèle le cheminement de la conversion au catholicisme de JD Vance et explique pourquoi, selon lui, “nous aurons demain comme président un vrai catholique”.

Rod Dreher a joué un rôle clef dans le succès du livre de JD Vance, Hillbilly Élégie, ainsi que dans la conversion au catholicisme de son auteur. C’est en partie grâce à ce succès éditorial que JD Vance a pu ensuite devenir sénateur de l’Ohio, et 50e vice-président des États-Unis. L’accès de JD Vance aux plus hautes responsabilités est l’exemple d’une génération de plus en plus conservatrice, post-libérale et catholique, aux États-Unis. Sa conversion aux catholicisme, comme l’explique Rod, pourra avoir des conséquences majeures quant au chemin que choisira de prendre l’Amérique dans les années à venir.

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Yuval Noah Harari et la religion du “dataïsme”

Quelques informations complémentaires au sujet de Yuval Noah Harari, évoqué ici, tirées d’une série d’émissions sur le transhumanisme faites par la chaîne Arte en 2017 :

Yuval Noah HARARI est essayiste, professeur d’histoire médiévale et militaire à l’université hébraïque de Jérusalem et l’auteur de « Sapiens », paru en 2011 – best-seller vendu à 6 millions d’exemplaires. Mark Zuckerberg a fait pour cet ouvrage une ardente propagande aux Etats-Unis. Il a publié en 2017 « Homo Deus : une brève histoire de l’avenir ».

Bill Gates fait son éloge sur son blog en mai 2016 et Barack Obama, en septembre de la même année, loue « sa stupéfiante synthèse de l’histoire ».

« Prenez un être humain, ouvrez-le et regardez à l’intérieur : vous ne trouverez aucun droit. Les seuls endroits où vous en trouverez, c’est dans les histoires que nous avons inventées et propagées ! » expose-t-il.

François Busnel pose cette question : « et si le nouvel ordre du jour de l’humanité se résumait à ceci : devenir des dieux ?  (…)  Faire de vous des êtres plus heureux, des êtres plus puissants, des êtres qui vivront plus longtemps, immortels, pourquoi pas…donc, l’équivalent des dieux ! La biotechnologie nous permet aujourd’hui d’y rêver et nous permettra sans doute demain de réaliser ce rêve ; et l’homo sapiens pourrait évoluer et devenir une nouvelle espèce : l’homo deus ; une nouvelle religion ferait son apparition. Voilà ce que Harari retrace : l’origine de notre conditionnement, depuis les chasseurs-cueilleurs qui vivaient il y a 70 000 ans jusqu’à Google et aux instruments connectés. Possibilités ou prophéties ? La plus grande révolution religieuse à venir pourrait bien être ce que vous appelez le « dataïsme ».

« La religion », répond Harari, « c’est l’autorité. C’est un narratif qui donne la légitimité à quelqu’un. Au Moyen Age, il y avait des questions sur la vie, sur votre pays… si vous aviez ce genre de questions, vous vous tourniez vers la Bible, vers l’Eglise, vers Dieu : c’étaient eux, la source de l’autorité. Aujourd’hui, c’est la nouvelle religion du dataïsme : si vous avez une question, si vous avez un problème, allez voir les algorithmes ! Et des milliards de gens le font ! La source la plus importante de l’autorité, c’est Google. Si vous avez un problème ou une question, vous n’allez pas voir un prêtre – ou très rarement, aujourd’hui. Le premier endroit et aussi le dernier endroit où vous allez, c’est Google. Et ce n’est que le début ! Très rapidement, je pense que nous aurons assez de données, et aussi assez de puissance de calcul pour « hacker » les êtres humains. Et là, comme on l’a entendu, précédemment, sur ce plateau, il semble que les êtres humains sont des algorithmes biochimiques. Donc, si vous avez suffisamment de données et de puissance de calcul, vous pouvez hacker les algorithmes humains. Et à ce moment-là, vous pouvez contrôler et manipuler les gens ».

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L’abbaye Notre-Dame de l’Annonciation du Barroux : sa communauté, son histoire

L’abbaye Notre-Dame de l’Annonciation du Barroux a été fondée en 1979 au pied du Mont Ventoux, dans le département du Vaucluse. Trente moniales bénédictines y vivent dans l’observance traditionnelle, suivant le rythme de la règle de saint Benoît “Ora et labora” : prière et travail. À quelques centaines de mètres, l’abbaye masculine Sainte-Madeleine du Barroux abrite la branche masculine, avec laquelle les sœurs collaborent notamment pour le travail de la vigne. Divine Box vous invite, aujourd’hui, à découvrir cette abbaye provençale et la communauté qui l’anime !

Une histoire de famille

Tout débute avec la fondation de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, sa grande sœur, en 1970. À cette époque, cette communauté suscite de nombreuses vocations, parmi lesquelles figurent plusieurs jeunes filles désireuses d’embrasser cette vie monastique caractérisée par une observance traditionnelle.

C’est neuf ans plus tard seulement, que quatre jeunes femmes viennent rejoindre sœur Élizabeth, une moniale bénédictine. Animées par le même idéal, elles souhaitent ardemment marcher sur les traces de Dom Gérard, fondateur de Sainte-Madeleine du Barroux, mais sans savoir vers quel lieu se tourner…

Un dévouement sans limites !

Certaines de ces jeunes femmes, les premières arrivées, font preuve d’une détermination sans faille pour vivre pleinement leur vocation. Dans un premier temps, elles s’établissent de manière provisoire dans des mas provençaux et même dans des caravanes !

L’année 1983 marque un tournant décisif : les sœurs deviennent propriétaires d’un terrain au Barroux, juste en contrebas de leurs frères de la communauté masculine, à deux pas du Mont Ventoux. Trois ans plus tard, en 1986, la première pierre du monastère est bénie, donnant ainsi le coup d’envoi des travaux. C’est le commencement de l’édification concrète de leur abbaye.

Le Pape accorde rapidement à la communauté sa reconnaissance canonique. Cela se produit en 1989, peu après le Motu proprio « Ecclesia Dei » (elle est ainsi rattachée à Rome, tout en conservant la messe dans sa forme extraordinaire). La construction de l’édifice avance à bon rythme jusqu’en 1992, année où elle obtient officiellement le statut d’abbaye ! De nouveaux travaux se poursuivent jusqu’en 2005, date à laquelle la construction de Notre-Dame de l’Annonciation s’achève. Cette même année, le cardinal Medina Estevez, envoyé spécial de Benoît XVI, se rend sur place pour en célébrer la consécration.

Les sœurs du Barroux travaillent dans les vignes. © Via Caritatis

Alors, et aujourd’hui ?

Le quotidien des trente moniales s’organise conformément à la règle de saint Benoît, parfaitement résumée par la devise “Ora et labora” : prie et travaille. Concernant la prière, elles assistent à sept offices par jour, le premier débutant dès 5h du matin !

Concernant le travail, elles fabriquent de nombreux produits d’artisanat monastique tels que du nougat, des vêtements pour enfants, de la reliure ou encore des ornements liturgiques. S’ajoutent à cela les multiples tâches indispensables au bon fonctionnement de la maison : cuisine, ménage, menuiserie, infirmerie, jardinage, et bien d’autres encore…

Bénéficiant de la générosité de la nature provençale qui les entoure, elles cultivent également un vaste verger comptant figuiers, poiriers, pruniers, oliviers, amandiers et abricotiers. Ces fruits leur permettent, entre autres, de préparer de savoureuses confitures.

De plus, et c’est là leur activité principale, les sœurs cultivent des vignes en collaboration avec les moines de l’abbaye voisine. De cette alliance entre expérience des religieux et savoir-faire des vignerons locaux est née la marque “Via Caritatis”, vins emblématiques des abbayes du Barroux.

 Les moniales, coupant de la lavande. © L’amour sauvera le monde

Des sœurs qui chantent à merveille  

Les moniales de Notre-Dame de l’Annonciation du Barroux célèbrent les offices dans un chant grégorien d’une pureté et beauté exceptionnelles. En juillet 2010, elles ont d’ailleurs remporté un concours de chant grégorien organisé par Universal’s Decca Records, se distinguant parmi plus de soixante-dix monastères participants ! Cette victoire leur a valu un contrat d’enregistrement pour leur album “In Paradisum”, paru le 8 novembre 2010. L’intégralité des bénéfices tirés de cet album a été reversée par les sœurs à des œuvres caritatives. Une belle preuve de générosité !

Les sœurs en plein office, chanté en grégorien © Abbaye de l’Annonciation du Barroux

Où trouver les produits des sœurs ?

Si vous souhaitez vous procurer les produits des sœurs, vous pouvez vous rendre directement sur place où elles vous accueilleront chaleureusement dans leur hôtellerie. Il s’agit d’un lieu idéal pour vous reposer ou flâner parmi les oliviers en respirant l’air pur de la Provence ! Voici justement leurs coordonnées : Abbaye Notre-Dame de l’Annonciation, La Font de Pertus, 84330 Le Barroux. Pour découvrir les produits du Barroux, vous pouvez également consulter la boutique monastique en ligne de Divine Box !

Nouvelle révision de la loi de bioéthique

La première loi de bioéthique a été votée en 1994. Révisée en 2004, en 2011, en 2021, la prochaine mouture ne devrait pas paraitre avant 2028.

Le 21 janvier, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) a officiellement lancé les Etats généraux de bioéthique. Prévu pour durer 6 mois, ce qui se veut un « exercice de démocratie sanitaire » entend « éclairer les enjeux de la future loi bioéthique ».

Parmi les thèmes abordés : « examens génétiques et médecine génomique, neurosciences, cellules souches et organoïdes, transplantations d’organes et xénogreffes, procréation, numérique, IA et santé, santé, environnement et climat ».

Environ 200 auditions nationales sont prévues ainsi que quelque 400 débats citoyens en régions, un « « comité citoyen » formé d’un échantillon représentatif de la population jeune », ou encore une « plateforme de contributions en ligne ouverte à tous ».

Le CCNE confie aux Espaces de Réflexion Ethique Régionaux (ERER) le soin d’organiser des « concertations publiques » – de janvier à mai 2026 – dans les 18 régions du territoire français. La première se déroulera en visio-conférence le 22 janvier. Elle est consacrée à la GPA. Un signe que cette « ligne rouge » s’apprête à être bientôt franchie ?

Jean-François Delfraissy, président du CCNE, souligne :

« Les Etats généraux vont mettre en tension deux grandes valeurs éthiques. D’un côté, l’autonomie, dans un sens de liberté individuelle et dans une vision un peu anglo-saxonne, et de l’autre, la solidarité à l’égard des plus fragiles. » « Dans un contexte national et international que nous n’aurions pas imaginé il y a quelques années et dans une atmosphère plus défiante envers la science et plus polarisée dans la société, les Etats généraux ouvrent « un temps d’écoute bienveillante de positions différentes sur des sujets difficiles, pour tenter de sortir le meilleur dans une vision collective ».

Un rapport est attendu au mois de juin et le CCNE publiera, à l’automne, un avis sur « les priorités de la révision législative ».

Le Parlement a déjà entamé les travaux de son côté. A huis clos pour l’essentiel : seule une audition a été diffusée. Une autre est prévue le 5 février sur les tests génétiques. La mission d’information de l’Assemblée nationale sur la baisse de la natalité mène également des auditions, qui elles sont accessibles.

Source : Gènéthique

53e March for Life en direct de Washington

Donald Trump est intervenu en vidéo et JD Vance à la tribune.

« Depuis 53 ans, des étudiants, des familles, des patriotes et des croyants viennent à Washington des quatre coins du pays pour défendre la valeur infinie et la dignité donnée par Dieu à chaque vie humaine… c’est une bataille qui doit être menée, qui doit être gagnée, non seulement dans les couloirs du pouvoir, mais surtout dans le cœur et l’âme du peuple. » Trump

« L’an dernier, je vous ai dit que l’une de mes plus grandes aspirations pour l’Amérique était de voir plus de familles et plus d’enfants. Sachez que vous avez un vice-président qui met en pratique ce qu’il prêche. Usha et moi avons annoncé cette semaine que nous attendons notre quatrième enfant. » Vance

Intervention du président de l’Assemblée, Mike Johnson :

« Nos droits ne proviennent pas du gouvernement, ils proviennent de Dieu lui-même. »

Le parcours d’un chrétien bangladais, de la jeunesse baptiste au sacerdoce catholique

Le vendredi 16 janvier, le jeune diacre Tharson Francis Mrong a été ordonné prêtre en devenant le premier catholique de sa paroisse et de son village à rejoindre le sacerdoce. Une étape historique pour le diocèse de Mymensingh, dans le nord-est du Bangladesh, mais aussi pour toute l’Église locale, dans un pays majoritairement musulman qui compte moins de 0,5 % de chrétiens.

Diglakuna est un village isolé du district de Sherpur, dont la plupart des habitants étaient autrefois hindous. En 1996, le père Alejandro R. Rabanal, CSC, prêtre philippin de la congrégation de la Sainte-Croix, a commencé à y annoncer l’Évangile. Au fil du temps, de nombreuses familles se sont converties au christianisme et, en 2013, Diglakuna a été officiellement érigé en paroisse. Aujourd’hui, la paroisse dessert onze villages et compte près de 2 000 catholiques, accompagnés par quatre religieuses.

Le père Tharson, originaire du village de Hariakona, dans la paroisse de Diglakuna, est le premier prêtre issu de cette communauté catholique en pleine expansion. Ce qui rend sa vocation particulièrement singulière, c’est qu’il a été élevé dans une famille baptiste. À l’âge de 16 ans, alors qu’il était encore un jeune baptiste, il est venu vivre au foyer catholique de la paroisse de Diglakuna pour poursuivre ses études. Là, il a été profondément inspiré par la simplicité de vie et le dévouement spirituel des prêtres de Sainte-Croix.

« Leur mode de vie m’attirait », se souvient le père Tharson. « J’ai demandé à un prêtre comment je pouvais leur ressembler. Il m’a dit qu’en entrant au séminaire, je pourrais devenir prêtre. » Avec l’accord de ses parents, le père Tharson a reçu le baptême et la première communion le 4 avril 2009. L’année suivante, le 15 mai, il est entré au séminaire. Après des années de formation, de prière et d’études, il a été ordonné prêtre le 16 janvier.

Le père Tharson a partagé avec franchise les difficultés rencontrées durant sa formation.

« J’ai grandi dans une famille baptiste et j’ai connu de nombreux conflits intérieurs et des doutes ». « Ma mère me demandait souvent de rentrer à la maison et de ne pas devenir prêtre, mais mon père m’encourageait à suivre ma propre voie. Finalement, ma mère a accepté ma décision. »

« Si une personne désire vraiment quelque chose, elle peut atteindre son but. Mon désir de devenir prêtre m’a aidé à surmonter les obstacles et les difficultés. J’ai essayé de rester fidèle même dans les plus petites responsabilités. »

Pour la paroisse de Diglakuna, l’ordination du père Tharson n’est pas seulement une réussite personnelle, mais aussi un signe puissant que la foi s’est profondément enracinée dans une région autrefois considérée comme une zone de mission isolée.

Les propositions de loi sur la fin de vie suspendues au calendrier parlementaire

Les députés reprendront en février l’examen des propositions de loi sur la fin de vie, dont le sort apparaît désormais déterminé par le seul calendrier et la capacité de celui-ci à permettre une lecture définitive avant la présidentielle.

A compter du lundi 9 févier en commission des Affaires sociales puis à partir du mardi 17 février dans l’hémicycle, ont fait savoir leur auteur, le député (app. MoDem) de Charente-Maritime Olivier FALORNI, et la présidente (EPR) de l’Assemblée nationale Yaël BRAUN-PIVET.

L’exécutif envisage lui aussi de faire aboutir la navette dès cette année, malgré le rejet des dispositions sur l’euthanasie par les sénateurs.

Avec un Premier ministre qui jongle entre le recours au 49.3, les motions de censure et la menace d’une dissolution, l’issue de ces propositions de loi n’est pas garanti. Par conséquent il est encore utile d’agir et d’écrire aux élus.

Le pape Léon XIV a envoyé un message d’encouragement à la Marche pour la Vie aux Etats-Unis

La traditionnelle March for Life, qui a lieu chaque année aux Etats-Unis depuis plus de 50 ans, se déroule chaque 23 janvier à Washington D.C. Un message du pape a été lu par le cardinal Pierre, nonce apostolique aux Etats-Unis, lors de la messe célébrée au sanctuaire national de l’Immaculée Conception à Washington, jeudi, à la veille de la marche, à laquelle assistaient quelque 6500 personnes.

Traduction du message par Jeanne Smits pour Réinformation.tv :

Aux participants à la Marche pour la vie 2026

Je vous adresse mes salutations chaleureuses, à vous tous qui prendrez part à la Marche pour la vie 2026. Je vous exprime également ma sincère gratitude et vous assure de ma proximité spirituelle lors de votre rassemblement qui rendra un témoignage public et éloquent de ce que « la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain » (Discours aux membres du Corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, 9 janvier 2026).

En effet, « une société n’est saine et avancée que lorsqu’elle protège le caractère sacré de la vie humaine et s’efforce activement de la promouvoir » (ibid.). A cet égard, je vous encourage, en particulier les jeunes, à continuer de tout mettre en œuvre pour que la vie soit respectée à toutes ses étapes, au moyen d’efforts appropriés à tous les niveaux de la société, y compris le dialogue avec les responsables civils et politiques.

Que Jésus, qui a promis d’être toujours avec nous (cf. Mt 28, 20), vous accompagne aujourd’hui alors que vous marchez courageusement et pacifiquement au nom des enfants à naître. En défendant leur cause, sachez que vous accomplissez le commandement du Seigneur de le servir dans les plus petits de nos frères et sœurs (cf. Mt 25, 31-46).

Animé de ces sentiments, je vous confie tous, ainsi que ceux qui vous soutiennent par leurs prières et leurs sacrifices, à l’intercession de Marie Immaculée, Patronne des Etats-Unis d’Amérique, et je vous donne volontiers ma Bénédiction apostolique, gage d’abondantes grâces célestes.

Fin de vie : le Sénat fait preuve de sagesse en ouvrant un nouveau chemin

Communiqué du Syndicat pour la famille :

Alors que les débats sur la fin de vie laissaient prévoir une issue annoncée en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté, le Sénat a déjoué ce scénario. En rejetant l’article central de la proposition de loi sur « l’aide à mourir », il a recentré le texte sur les véritables besoins d’accompagnement des personnes en fin de vie et le soulagement de leurs souffrances, faisant ainsi preuve d’une sagesse précieuse, loin des postures idéologiques.

Alors que l’issue de la discussion publique au Sénat sur la fin de vie semblait, pour certains, écrite d’avance avec la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, le Sénat a démontré qu’un autre chemin était possible, même s’il reste à confirmer le 28 janvier. En rejetant l’article clé de la proposition de loi, les sénateurs ont fait le choix de la responsabilité, de la cohérence et de l’humanité. Cette tournure du débat confirme ce que le Syndicat de la Famille affirme depuis longtemps : il n’existe en France ni consensus dans la société, ni attente forte en faveur du suicide assisté et de l’euthanasie. Derrière les slogans et les présentations simplistes, la société reste très majoritairement attachée à des réponses fondées sur le soin, l’accompagnement et la solidarité.

Une véritable loi sur la fin de vie, sans idéologie

En réécrivant en profondeur la proposition de loi, les sénateurs ont choisi de la recentrer sur ce qu’elle aurait toujours dû être : une véritable loi sur la fin de vie, destinée à accompagner les personnes malades, à soulager leurs souffrances et à respecter leur dignité jusqu’au bout. La fin de vie ne peut être réduite à la possibilité de provoquer la mort, même renommée « aide à mourir » ou « assistance à mourir ». Elle appelle avant tout une réponse médicale, humaine et sociale. Il est aujourd’hui possible de traiter et de soulager la douleur, d’apaiser les souffrances physiques et psychiques, d’entourer les patients comme leurs proches. C’est cette approche que le Sénat a choisi de privilégier, en refusant une vision idéologique et en répondant aux besoins réels des personnes en fin de vie.

Des soins palliatifs pour tous et partout

Cette réorientation est cohérente et complémentaire avec l’autre proposition de loi en discussion au Sénat sur le développement des soins palliatifs et qui remet au cœur du débat un enjeu essentiel : l’accès effectif aux soins. Car la réalité demeure préoccupante : l’accès aux soins palliatifs est encore très inégal sur le territoire français. Trop de patients n’y ont pas accès, faute de structures, de moyens ou de professionnels formés. L’urgence, c’est de garantir à chacun, partout en France, un accompagnement digne et adapté.

« En refusant de considérer l’euthanasie et le suicide assisté comme la réponse adaptée à la fin de vie, les sages ont ouvert un autre chemin pour sortir de l’impasse : la société n’attend pas qu’on organise la mort, mais qu’on offre à tous les soins adaptés jusqu’au bout. Le véritable progrès, aujourd’hui, c’est de garantir à tous l’accès aux soins palliatifs, à l’accompagnement et au soulagement de la souffrance, et non d’ouvrir la voie à l’acceptation du geste létal » résume Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille.

Certains pensent sérieusement que l’IA prendra le contrôle de la religion

L’historien israélien Yuval Noah Harari, à la fois athée et LGBT, a formulé une prédiction glaçante lors d’un avertissement au Forum économique mondial (WEF) de Davos, en Suisse : l’intelligence artificielle (IA) contrôlera bientôt non seulement la plupart des systèmes juridiques, éducatifs et de santé du monde, mais « l’IA prendra le contrôle de la religion ». 

« C’est particulièrement vrai pour les religions fondées sur des livres, comme l’islam, le christianisme et le judaïsme ».  « Tout ce qui est fait de mots sera pris en charge par l’IA », « qu’adviendra-t-il d’une religion du livre lorsque le plus grand expert du livre saint sera une IA ? »

Harari a déclaré qu’il y a trois choses importantes à savoir sur l’IA :

  • premièrement, ce n’est pas un « outil » mais un « agent ». Elle peut apprendre et évoluer par elle-même et prendre des décisions par elle-même. 
  • Deuxièmement, l’IA « peut être un agent très créatif ».
  • Troisièmement, et c’est le plus alarmant, a-t-il averti, « l’IA peut mentir et manipuler ».

« Quatre milliards d’années d’évolution ont démontré que tout être vivant qui veut survivre apprend à mentir et à manipuler ». « Ces quatre dernières années ont démontré que les agents d’IA peuvent acquérir la volonté de survivre et qu’ils ont déjà appris à mentir. » 

Comme le décrit Harari, l’IA semble être l’agent idéal du père du mensonge dans sa quête pour subvertir la prédication et la pratique de l’Évangile, la Bonne Nouvelle du salut et de la vie nouvelle par Jésus-Christ. 

Tout comme les sociétés qui sont reconnues comme des personnes morales dotées d’obligations et de droits dans de nombreux pays, les IA se verront également accorder le statut de personne morale. 

« L’IA va complètement changer la culture de chaque pays », « elle va changer notre religion ». 

« Dans dix ans, il sera trop tard pour vous de décider si les IA doivent fonctionner comme des personnes sur les marchés financiers, dans les tribunaux, dans les églises. Quelqu’un d’autre en aura déjà décidé pour vous. Si vous voulez influencer le cours de l’humanité, vous devez vous décider maintenant. »  

Son ton général, cependant, laissait clairement entendre que l’IA s’efforcera de défaire le christianisme et d’établir une nouvelle religion mondiale

Par le passé, il a également affirmé que, dans un avenir proche, l’IA pourrait créer une religion mondiale « correcte ».

« Depuis toujours, les religions rêvent d’un livre écrit par une intelligence surhumaine, une entité non humaine ». « Dans quelques années, il se pourrait que certaines religions détiennent la vérité. Imaginez une religion dont le livre sacré serait écrit par une IA. Cela pourrait devenir réalité d’ici quelques années. »

Certains se sont empressés de corriger la théologie douteuse d’Harari. Joshua Charles, converti au catholicisme et ancien rédacteur de discours à la Maison Blanche, a souligné :

« D’une manière très étrange et diabolique, ces inepties sataniques représentent le stade final du protestantisme : le christianisme réduit à un « livre » doté d’une autorité « ultime », dont l’interprétation est ensuite confiée à des « experts » autoproclamés, créés par l’homme (en l’occurrence l’IA), arrachés au magistère réellement établi par le Christ »« Le christianisme n’est pas une religion du “livre” – aussi essentielle que soit la Bible –, c’est une religion de la PAROLE, qui est Dieu, par qui l’univers entier a été créé et ordonné, qui a assumé la nature humaine en Jésus-Christ et a promis de guider son Église dans toute la vérité jusqu’à son retour ». « Cette Église a survécu à des siècles de martyre sans même que le Livre ne soit entièrement compilé. Elle survivra également à l’enfer que vous et d’autres choisirez de nous faire vivre ».

Un autre commentateur chrétien est allé droit au but : « L’IA ne fait pas le poids face au Saint-Esprit. »

Davos : et si le Forum économique mondial reconnaissait le règne de Notre-Seigneur ?

Communiqué de presse de L’Institut pour la Famille en Europe

L’Institut pour la famille en Europe était représenté à Davos pendant le Forum Economique Mondial par son directeur, Guillaume d’Alançon.

Ce dernier est intervenu en réponse à l’invitation de la présidente de la « House of God », Nicoletta Acatrinei. Il est intervenu à 3 reprises sur la thématique « si tu veux la paix, défends la famille » en présence d’acteurs variés du monde des affaires, de la politique ou de la philanthropie.

La mission des Accueils Louis et Zélie, lieux d’écoute et d’accompagnement, a été évoquée comme un signe de la miséricorde de Dieu en direction des personnes en situation de fragilité familiale. La mise en lumière de la puissance d’intercession des Saints époux Martin et de Sainte Thérèse de Lisieux, leur fille, a été une découverte pour la plupart des personnes présentes.

Ces interventions contrastaient avec l’ambiance tendue qui régnait à Davos sur fond de guerre, de loi sur l’euthanasie en France ou de voracité de l’IA et de ses créateurs.

L’Institut pour la famille en Europe est heureux d’avoir pu apporter quelques rayons de la lumière du Christ qui désire tant régner sur nos familles et nos nations.

Devant une assemblée composée de protestants, orthodoxes, catholiques, Guillaume d’Alançon a évoqué l’encyclique de Pie XI “Quas Primas” qui réaffirme la royauté sociale de Jésus-Christ sur les familles et les nations. L’auditoire a manifesté un bel intérêt pour les axes fondamentaux de ce manifeste pontifical pour l’évangélisation.

L’actualité est suffisamment lourde en ce moment pour que ce texte important du magistère retrouve droit de cité dans l’Eglise. Il réaffirme que le Christ est l’unique sauveur de l’homme et a été rédigé à un moment où les idéologies totalitaires, communistes et nazies, montaient en puissance. La menace de l’euthanasie qui plane sur la France impose de le méditer à frais nouveaux.

Le “dialogue avec le monde” ne doit-il pas être enraciné dans l’écoute de la vérité qui est la lumière du monde pour mieux la faire connaître ? Oui, le Christ est la pierre d’angle de toute construction qui veut durer.

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