CNI : la candidate sera un candidat
Le Comité Directeur du CNI a, par un vote, avalisé le nom de son candidat aux prochaines Présidentielles. L’élection s’est déroulée en 2 temps : Annick du Roscoät, Présidente du CNI, a été plébiscitée. Mais suite à des évènements familiaux récents, elle a proposé Jean-Michel Jardry, Vice-président :
"J’ai toujours affirmé que la famille était une valeur fondamentale, la mienne requiert aujourd’hui toute mon attention. Jean-Michel Jardry a toutes les qualités pour représenter le CNI pendant cette campagne. […] En charge de la commission des relations internationales, c’est aussi un Européen convaincu"… qui a défendu le Oui au dernier référendum.
Le nouveau candidat souhaite :
"par mon engagement, établir une nouvelle exception française, capable de répondre aux défis qui nous attendent et aussi défendre, promouvoir une société au sein de laquelle l’homme peut librement s’épanouir, se réaliser. Remettre l’homme face à ses responsabilités, cela revient à lui donner la maîtrise de son environnement, de ses valeurs, de ses racines culturelles. Indépendant depuis que j’ai choisi de m’impliquer dans la vie politique, l’un des vœux qui m’est le plus cher est la défense des petites entreprises : tissu vital de la France, elles garantissent le travail sur l’ensemble du territoire, pas seulement dans les grandes villes."
35 candidats à la présidence se sont plus ou moins déclarés. Comme le chantait Jacques Brel : "Au suivant !".
Le retour des mosquées de Roissy
43 bagagistes de Roissy et d’Orly se sont vus retirer leur badge d’accès aux pistes, pour raisons de sécurité. Ces 43 bagagistes étant musulmans, les milieux islamistes se sont emparés de l’affaire en criant à l’islamophobie. Samedi matin, Sarkozy a justifié la décision de retrait des badges en expliquant :
"Il y a 43 personnes à qui nous avons retiré l’habilitation. Il n’y avait là aucun délit de sale gueule. Il y avait des éléments précis qui nous amenaient à leur interdire l’entrée sur la surface d’un aéroport".
Les badges permettent l’accès aux zones sous sûreté, aux pistes et aux avions et leur attribution ou leur maintien fait donc l’objet d’enquêtes de sécurité. Or, il est apparu que certains bagagistes, de religion musulmane, fréquentaient des mosquées ou salles de prières radicales ou étaient connus pour leurs positions et sympathies fondamentalistes voire pour des comportements jugés "suspects". Le sous-préfet en charge de Roissy indique :
"Pour nous, quelqu’un qui va passer des vacances plusieurs fois au Pakistan, cela nous pose des questions. [Plusieurs des bagagistes auraient] séjourné dans des camps d’entraînement".
6 des bagagistes concernés ont saisi la justice. La CFDT a déposé une plainte contre X au pénal pour «discrimination» auprès du procureur de la République de Bobigny. Cette polémique fait ressortir une autre affaire : 7 lieux de culte radicaux ont été fermés à Roissy et Orly ces derniers mois. Qui contrôle ce type de lieu ? Dans le cas de l’Eglise catholique, c’est l’évêque qui nomme un curé, ou un desservant. Mais dans le cas de l’islam ?
Les agressions contre la police ne faiblissent pas
Un véhicule de la BAC a été pris à partie hier soir, dans le quartier de la Source à Orléans, par une vingtaine de criminels, qui ont lancé 2 cocktails molotov. Les trois policiers qui se trouvaient dans la voiture ont utilisé des balles en caoutchouc pour se dégager. La circulation du tramway a été arrêtée toute la soirée. Une ou deux voitures du quartier ont été vandalisées à coups de barres de fer. Il n’y a pas eu d’interpellation.
Benoît XVI dénonce la crise de la culture
Le pape a estimé que la science actuelle privilégiait "le faire" sur "l’être" au mépris des besoins profonds de l’homme. Les études universitaires devraient avoir pour but d’aider à "trouver une issue" à "la crise de culture et d’identité dont nous pouvons observer depuis toutes ces années le caractère dramatique".
"Le contexte contemporain semble donner la primauté à une intelligence artificielle qui devient toujours plus le cauchemar de la technique expérimentale et oublie que la science doit toujours travailler à la sauvegarde de l’homme".
Benoît XVI a évoqué le mythe d’Icare pour décrire la tentation des scientifiques de "se laisser prendre par le goût de la découverte sans s’appuyer sur une vision plus profonde".
L’avortement, une responsabilité collective ?
Interrogé par VoxGalliae, Yves-Marie Adeline, président d’Alliance Royale, parti royaliste, rappelle que Jacques Toubon, après avoir qualifié de "loi scélérate" la loi Neiertz (qui punit le délit d’entrave à l’IVG) votée en 1993 par la gauche, s’est servi de cette même loi lorsqu’il fut ensuite garde des sceaux après 1995 pour faire appel contre le Dr Dor qui venait d’être relaxé.
Mais, le plus important dans cet entretien, c’est lorsque Adeline considère que l’avortement est le fruit d’une responsabilité collective : ce n’est pas Simone Veil qui a fait l’avortement (et sa culpabilisation par "l’extrême droite" sur ce sujet relèverait d’un "antisémitisme latent" !), ni même le président Giscard ou le premier ministre Chirac, car l’avortement était déjà dans la mentalité générale. Et il en donne pour preuve l’absence de réaction des évêques de France (la comparant un peu rapidement à la réaction récente des évêques portugais).
S’il est vrai que l’opposition à l’avortement a été quasi-nulle durant les années précédant sa légalisation (et donc que les catholiques -clergé comme laïcs- portent une grave responsabilité), il faut rappeler à Adeline que la loi crée le droit et que, en 1974 la majorité des Français était opposée au crime de l’avortement. Enfin, parler de responsabilité collective dédouanne un peu rapidement les 284 députés qui ont voté cette loi (à droite, 105 députés sur 310, dont 26 centristes sur 52, 55 gaullistes (UDR) sur 174, 17 républicains indépendants sur 65 et 7 non-inscrits sur 19. La gauche avait fait bloc mais, minoritaire, elle n’aurait rien pu faire sans la droite parlementaire). Ajoutons que c’est cette loi qui a probablement coûté au président Giscard sa non-réélection.
A noter que sur le site de l’Alliance Royale, la famille et la liberté de l’éducation (propositions 10 & 11) sont conformes aux principes non négociables. Mais le problème du respect de la vie (avortement, bioéthique, euthanasie) brille par son absence. Yves-Marie Adeline n’aurait-il pas de projet dans ce domaine ?
Addendum : Pierre Nicolas me fait justement remarquer que le concept de responsabilité collective est douteux en lui-même. En tout les cas, ce n’est pas une idée que l’on retrouve dans la théologie catholique. Dernier exemple en date, le Saint Père à Auschiwtz qui a clairement refusé toute responsabilité collective au peuple allemand pour les horreurs du nazisme. MJ
Les rebelles de l’éducation nationale
Le Figaro d’hier consacrait un article aux rebelles à l’assaut de la forteresse éducation.
Tous ne défendent pas les mêmes thèses et ne proposent pas les mêmes solutions mais ils se retrouvent sur l’essentiel : un constat catastrophique sur l’état de l’enseignement en France. À l’image de Fanny Capel, jeune agrégée et membre de Sauver les lettres, une association d’environ 400 professeurs, tous dénoncent l’impact de "certains dogmes pédagogiques" sur la formation des maîtres. […]
[Le mathématicien Laurent] Lafforgue court aujourd’hui les colloques sur l’éducation. Récemment, lors d’une réunion organisée par l’association Famille, école, éducation, il s’est employé à dénoncer la déstructuration des enseignements à l’école primaire et ses répercussions dans le secondaire et le supérieur. Pour le mathématicien, "on peut résumer une bonne partie des maux actuels en disant qu’on a voulu proscrire tout enseignement explicite, qualifié de dogmatique, et le remplacer par un esprit qui se prétend d’expérimentation et de découverte personnelle". Ainsi, "là où les anciens programmes du primaire demandaient d’apprendre des conjugaisons, les nouveaux invitent à observer les variations de la forme verbale…" Les pédagogues, toujours et encore, au banc des accusés.
La réussite du Forum catholique
Le Forum Catholique a passé le cap des 2 millions de pages lues en septembre et plus de 2 millions à la mi-octobre. Il faut dire que l’actualité "tradilandaise" est abondante actuellement. Ce succès se remarque et Le Figaro du jour en fait mention, ajoutant que le "Forum se sait observé".
La politique immigrationniste de Sarkozy
Nicolas Sarkozy est venu dialoguer hier à Saint-Ouen pendant près de 2h avec 9 lecteurs du Parisien qui vivent et travaillent en banlieue. Florilège :
"Il n’y a pas assez de policiers de couleur ou d’origine étrangère au niveau des commissaires, des directeurs et des préfets."
"J’aimerais qu’on me dise pourquoi il serait normal de faire de la discrimination positive pour les femmes ou les handicapés, et pourquoi ce serait anormal pour les compatriotes de couleur."
"Je ne cesse de répéter que l’immigration est positive […]. On aura beaucoup parlé de Cachan mais ça s’est terminé comment [comme ça] ? Sans drame. Il fallait prendre en compte ce que vivaient les malheureux dans le gymnase, mais il ne fallait pas que cela conduise à […] la montée du Front national."
"J’ai défendu 3 idées, minoritaires dans ma propre famille : la suppression de la double peine ; la discrimination positive ; sur le droit de vote des étrangers […]. Pourquoi j’ai dit ça ? Pour faire de la pédagogie."
"Je mets au défi qui que ce soit de trouver une seule idée que j’ai défendue qui soit conforme à ce que pense M. Le Pen, y compris sur l’immigration choisie."
On le saura.
Avortement : en parler aux présidentielles, ou aux législatives ?
Présent, en marge de son éditorial que rapportait hier Michel, cite un extrait d’une interview de Jean-Marie Le Pen sur Canal + dimanche dernier (voir sur le blog de Jeanne Smits). Le passage se conclut ainsi :
L.F. : Donc, vous n’allez pas abroger les lois sur l’avortement ?
J.-M.L.P. : Ecoutez, je ne sais pas. Le président de la République n’a pas à abroger des lois sur tel ou tel point de la politique. Il y a un gouvernement pour ça, il y a une Assemblée pour prendre ses responsabilités […]
Le Pen, et il n’est pas le seul, considère donc qu’il y a des sujets qu’il convient d’évoquer aux présidentielles, et d’autres (apparemment tout ce qui concerne les lois – excusez du peu) aux législatives. Pourtant :
- 90% des lois, en France, sont des "projets de loi" qui émanent de l’exécutif. 10% sont des "propositions de loi" émanant du Parlement – et l’exécutif peut les rendre caduques en n’en publiant pas les décrets d’application.
-
Le chef de l’exécutif, en France, se trouve être le Président de la République, qui nomme le Premier ministre et préside le Conseil des Ministres.
L’élection présidentielle est donc bien, plus encore que les législatives, le moment d’évoquer ce qui touche aux loi – et en particulier celles sur l’avortement.
Oriana Fallaci
… a légué sa bibliothèque à l’université pontificale du Latran. La journaliste, qui avait commencé sa carrière de grand reporter dans la presse de gauche, s’était à la fin de sa vie rapprochée de l’Eglise catholique et se définissait comme "une athée chrétienne".
Oriana Fallaci était l’une des figures du mouvement intellectuel surnommé en Italie "les athées dévots", qui partage le constat de l’Eglise catholique sur la nécessité vitale pour l’Europe de renouer avec ses racines chrétiennes. Ce mouvement reconnait que la raison moderne est fondée sur des valeurs étroitement apparentées au christianisme et cherche dans l’Eglise catholique un renforcement de l’identité occidentale. Le développement de ce courant est "une grande opportunité" pour l’Eglise, a déclaré jeudi Benoît XVI devant la convention de l’Eglise catholique italienne.
Elections : des principes non négociables
Sous le titre Evangéliser la politique, Thierry Boutet signe une tribune dans Liberté Politique. Extraits :
"Quelques soient les candidats retenus par les 2 grands partis parlementaires, et le contenu de leurs programmes, la marge de manœuvre de chacun d’eux sera étroite. […] Sur les questions de société, [l]es contraintes ne sont plus matérielles mais idéologiques. La droite ne souhaite pas dépenser plus pour l’enseignement catholique que la gauche. Si elle est plus sensible aux arguments de la liberté scolaire, elle est totalement paralysée par la cogestion du ministère de l’Éducation par les syndicats. […]
Sur les autres sujets — mariage gay, adoption pour les couples homosexuels, bioéthique, euthanasie, immigration — les marges de manœuvre sont en principe plus larges ? mais le poids de la pensée dominante est tel que la droite est le plus souvent conduite à s’aligner sur les positions des lobbies de gauche. […]
Dans la Note doctrinale sur l’engagement des catholiques dans la vie politique (2003), le cardinal Ratzinger invitait pour la première fois les catholiques à ne plus acquiescer au compromis démocratique sur les valeurs. Ces principes «non négociables», le Pape les a rappelé dans un discours aux participants d’un congrès organisé à Rome par le Parti populaire européen le 30 mars 2006 :
«En ce qui concerne l’Église catholique, l’objet principal de ses interventions dans le débat public porte sur la protection et la promotion de la dignité de la personne et elle accorde donc volontairement une attention particulière à certains principes qui ne sont pas négociables. Parmi ceux-ci, les principes suivants apparaissent aujourd’hui de manière claire:
- la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle ;
- la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille – comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage — et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d’union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable ;
- la protection du droit des parents d’éduquer leurs enfants.""
Sur ces points non négociables, qu’est-ce qui distingue finalement l’UMP et l’UDF de la gauche ?
Mariage blanc et élu pas clair
Samir Khamassi, lauréat du concours «Talents des Cités» pour avoir créé à Vaulx-en-Velin une entreprise de communication, dont la liquidation judiciaire a été prononcée en 2003, est entré en politique en 2001. Elu aux dernières municipales à Vaulx-en-Velin, il s’est présenté aux législatives de 2002 dans la 7e circonscription sous l’étiquette du «Pôle Républicain». Face à Jean-Jack Queyranne et Charles Millon, il a recueilli 3,31 % des suffrages. Dernièrement, il s’est engagé dans le comité de soutien de Dominique Strauss-Kahn dans le Rhône.
Il est entendu depuis mardi dans le cadre d’une enquête sur des mariages destinés à faciliter le séjour d’étrangers en situation irrégulière. Il doit être présenté ce matin au parquet.
Philippe Maxence et la société de consommation
La question de la semaine de Philippe Maxence tourne autour de l’esclavage consumériste :
"La société de consommation ne cesse de créer des besoins artificiels et crée une nouvelle forme d’esclavage. Manger sainement n’est pas seulement une nécessité. C’est devenu un acte de refus de la société technicienne et consumériste qui aseptise tout et n’offre pas forcément des garanties de qualités intrinsèques des produits. Il y a donc une volonté de retrouver là aussi le contrôle et la responsabilité de sa propre nourriture. «Dites-moi ce que vous mangez et je vous dirai qui vous êtes» (Jean-Anthelme Brillat-Savarin).
Etes-vous d’accord ? Comment faites-vous concrètement ? Avez-vous des filières, des adresses, des «trucs» à conseiller ? Comment concilier frugalité et nécessité d’acheter.
En un mot : comment acheter autrement ?"
Les lecteurs sont invités à faire part de leur expérience directement sur le blog de Philippe Maxence.
L’étude après la classe ou la déresponsabilisation des parents:
Nicolas Sarkozy a proposé une nouvelle fausse bonne idée au cours de son entretien sur TF1 (au milieu de l’entretien) hier au journal de 20h : Généraliser l’étude après la classe pour "éviter les orphelins de 16H" parce que
"On ne peut plus mettre les femmes dans l’obligation de choisir entre leur vie professionnelle et leur vie de famille […] il faut donner aux mères de famille la possibilité d’aller chercher leurs enfants à l’école plus tard, ce qui est compatible avec leurs horaires de travail"
Derrière la motivation louable d’aider les femmes qui travaillent, c’est en fait encore une mesure qui ôte aux parents une part de leur responsabilité parentale et créer ainsi une nouvelle forme d’assistanat.
Par ailleurs, le ministre de l’intérieur a réitéré sa proposition de suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire.
Encore une victoire contre la cathophobie ?
Suite à mon post critiquant le ton pris par Alternative Libérale sur son blog à l’égard des catholiques, voilà que le post en question a disparu ! L’adresse du post (http://aurel.hautetfort.com/archive/2006/10/16/versailles-violente-agression-par-des-catholiques-) renvoie à la page d’accueil…
Si c’est un changement de position de M. Veron, très bien, si c’est une façon détournée de séduire l’électorat catholique… autant dire que c’est raté.
Respect de la vie : supplique aux évêques de France
Suite à mon post sur l’attitude de Jean-Marie Le Pen en matière de politique pro-vie, plusieurs lecteurs se plaignent -à juste titre- du fait que, par le passé, le candidat FN n’a jamais été soutenu par l’épiscopat sur ce sujet. Cela ne doit pas pour autant l’obliger à modifier son programme sur cette question, car, d’une part, le pape Benoît XVI, cité dans ce même post, a, lui, été très clair sur ce sujet, et, d’autre part, si Le Pen devait modifier son programme en raison du non-soutien des évêques, on ne voit pas pourquoi il se limiterait à ce point là…
Cependant, il est de notoriété que l’engagement des évêques dans ce combat pour la vie fait souvent défaut (comme le rappelait un lecteur, il n’y avait aucun membre de l’épiscopat lors de la dernière marche pour la vie). Aussi, il est urgent que les catholiques demandent à leurs évêques de les soutenir dans ce combat. C’est pourquoi, Renaissance Catholique a mis en ligne une supplique (ici en pdf) -que chaque chrétien de ce pays doit signer– destinée aux évêques afin qu’ils interviennent en vue des prochaines élections :
"Au printemps 2007, des élections présidentielle et législatives auront lieu en France. Par-delà les débats légitimes et les statistiques sur le chômage, l’insécurité, l’immigration… il nous semble qu’aucun chiffre n’est plus grave que celui des 200 000 avortements officiels annuels.
C’est pourquoi nous venons vous demander d’intervenir solennellement dans ces débats afin de rappeler que la défense de la culture de vie doit être le premier critère de choix pour un électeur catholique et qu’aucun élu catholique ne saurait cautionner des lois qui légalisent l’avortement, l’euthanasie, le clonage humain…"
Chronique antipolicière
Des policiers ont été agressés cette nuit à Aulnay-sous-Bois. L’un d’eux, une femme, a reçu un jet de bouteille sur la tête, qui lui a valu trois points de suture et une semaine d’incapacité temporaire de travail. Eric Venturino, directeur de cabinet du maire UMP de la ville a déclaré :
"Les policiers ont été attirés dans un guet-apens. Ils étaient attendus sur les lieux par 20 à 30 personnes cagoulées et armées de barre de fer".
3 véhicules, alertés par une alarme déclenchée auprès d’un centre de protection maternelle et infantile (PMI), ont été bloqués vers une heure du matin dans la Cité des 3000 par un barrage constitué par des barrières de chantier et une Mercedes placée en travers de la route. Les 2 derniers véhicules ont pu faire marche arrière, mais la première voiture de la police municipale a subi des jets de pierres et de cocktails Molotov, qui n’ont pas explosé, tandis que des fumigènes ont été lancés par les agresseurs. Le véhicule a pu se dégager ensuite.
Mais que fait Sarkozy ? Il présente des lois. Si c’est pour ensuite les contourner…
L’avortement, pas d’actualité ?
Lors de son entretien sur Canal+ samedi dernier, juste avant de préciser qu’il n’avait pas changé d’avis sur l’avortement, Le Pen a déclaré :
"Je pense que ce n’est pas un des thèmes d’actualité."
Dans Evangelium Vitae, Jean-Paul II écrivait (§73) :
"[L]orsqu’il ne serait pas possible d’éviter ou d’abroger complètement une loi permettant l’avortement, un parlementaire, dont l’opposition personnelle absolue à l’avortement serait manifeste et connue de tous, pourrait licitement apporter son soutien à des propositions destinées à limiter les préjudices d’une telle loi et à en diminuer ainsi les effets négatifs sur le plan de la culture et de la moralité publique. Agissant ainsi, en effet, on n’apporte pas une collaboration illicite à une loi inique."
Force est de constater que l’opposition personnelle à l’avortement de Le Pen est manifeste et connue. Dans Présent daté de demain, Jeanne Smits rappelle que l’avortement est bien d’actualité et donc que Le Pen doit en limiter les préjudices :
"Sur le plan électoral, considérant la menace d’anéantissement qui pèse sur la France […] on peut entrer dans la discussion. N’est-il pas d’abord essentiel de sauver ce qui peut l’être ? […] Eh bien, il faut d’abord considérer la question de «l’actualité» du thème de l’avortement. Actualité du massacre annuel de plus de 200 000 enfants de France… […] Ce massacre, ce génocide est au centre de la culture mort […]. Il est au centre, ce qui veut dire qu’il n’est pas seul, et aussi qu’il est cause des autres fléaux dont souffre la France. La dénatalité, le vieillissement, la faillite prévisible ; et par ricochet, le recours à une immigration massive […].
On peut reprocher à l’Eglise de n’avoir pas pris ses responsabilités dans la lutte contre les lois de mort qui pèsent sur la société. […] Il y a aussi (parmi d’innombrables prises de position, mais celle-ci est lapidaire) le propos de Benoît XVI : «On ne peut penser qu’une société puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante.»
Nous sommes trop souvent d’accord avec Jean-Marie Le Pen, trop persuadés de l’importance cruciale de son combat pour ne pas lui dire tout cela."
Retour à la loi Veil ou pénalisation de l’avortement ?
Profitant de l’actualité portugaise, Daoudal rappelle que :
"l’alternative ne doit pas être entre pénaliser ou dépénaliser l’avortement, en ce qui concerne les femmes qui avortent. Car ces femmes ont davantage besoin d’un traitement social que pénal. […] Il reste à inventer et promouvoir, au Portugal comme en France et partout, une véritable loi pour la vie, qui prenne en considération tous les aspects de la question, et qui dépasse le faux débat qu’il y a chez nous entre le «retour à la loi Veil» et le «droit à l’avortement». Le Centre Charlier s’honore d’avoir élaboré une proposition sérieuse, concrète, détaillée, en ce sens. Il faut la diffuser autant que possible."
C’est pourquoi nous vous invitons à lire cette "proposition de loi relative à l’embryon personne humaine, à la famille et à la reconnaissance de son rôle pour l’avenir de la France élaborée par un groupe de juristes, de médecins et de scientifiques catholiques pour la Vie".
Cette loi interdit l’avortement et punit ses responsables et ses promoteurs, mais elle ne prévoit pas de peine pour les femmes qui y ont recours. Ces femmes qui, le plus souvent, sont les deuxièmes victimes d’une "IVG". Elle interdit toute forme de production artificielle d’embryons. Elle propose qu’une aide réelle soit, de plein droit, apportée aux futures mères ; et que l’adoption prénatale devienne possible, une novation en droit français. Une politique de vie, dans une France menacée de mort par la dénatalité et l’amoralisme, doit être tournée vers l’accueil de l’enfant à naître et étendre la protection de la loi sur celui-ci, dès le début de la conception. En le faisant, cette politique se soucie du sort des futures mères et des enfants de demain, qui, les uns comme les autres, doivent être accueillis et aidés, quand il le faut.
Stop à la victimisation des immigrés
Extrait du billet de Rioufol :
"Jamais les immigrés arméniens, russes, italiens, polonais, espagnols, portugais ne tinrent rigueur à la France de leurs éprouvantes conditions de vie et d’une législation qui, votée par la gauche en 1932, réservait le travail aux Français et se gardait la liberté, sous le Front populaire (lois de 1938) de dénaturaliser et d’expulser au moindre prétexte. Jamais les Asiatiques d’aujourd’hui ne se sont plaints de n’être pas respectés, leitmotiv des cités musulmanes.
Les rebelles ne méritent pas tant de sollicitude. «(Ce) sont de petits fachos. Ils méprisent toute vie syndicale et ouvrière», commente Pascal Bruckner qui dénonce leurs «revendications victimaires» (Le Parisien, lundi). L’ex-députée néerlandaise d’origine somalienne, Ayaan Hirsi Ali, dans la revue Controverses : «Pour un socialiste (ndlr : hollandais), quiconque n’est ni blanc ni occidental est une victime, en particulier les musulmans, les Palestiniens et les immigrants. Je suis responsable de mes actes comme tout un chacun, et il en va ainsi de tout le monde.» La France saura-t-elle tenir un jour ce langage et cesser de se croire coupable ?"
Du maintien de l’ordre public à l’état de guerre
Extrait de la tribune de Chantal Delsol :
"Une bande attire des policiers dans un guet-apens et s’acharne sur eux […]. Nous croyons qu’il s’agit seulement d’un problème d’ordre public : ces affaires sont déjà bien plus graves que cela. L’ordre public concerne l’empressement ou le manque d’empressement que met une population à se soumettre librement aux lois en vigueur dans le pays. […] Les citoyens qui enfreignent les lois s’écartent de la confiance sociale, mais demeurent des membres, quoiqu’indociles et donc punissables, de la société.
Ici, nous sommes en train de passer à un autre stade. Les émeutiers […] veulent demeurer les maîtres sur ce territoire qu’ils estiment être le leur, et où ils aspirent à faire la loi eux-mêmes. […] Quelques révoltés qui violent les lois peuvent s’attirer des noms d’oiseaux tels que voyous, brigands, ou vauriens. Ici, il s’agit de séparatistes : de gens qui souhaitent instaurer au sein même du territoire français des îlots échappant à la souveraineté de l’État et dont ils seraient, par là, souverains. Une chose est d’enfreindre la loi et, dès lors, de se trouver confronté à la police, une autre est de traquer la police elle-même pour s’attaquer à sa maîtrise.
Dans le premier cas, c’est un problème d’ordre public. Dans le second, nous franchissons des frontières qui nous portent au début de l’état de guerre."
L’immigration subie
Dans son carnet, Gérard Gachet publie la lettre d’une lectrice :
"Nous habitions dans un appartement à Cachan, entourés de gens corrects et respectueux des autres. L’immeuble était ancien et modeste mais nous y étions heureux. Une famille malienne est venue s’installer en dessous de chez nous. Ce fut invivable… Outre les cafards les odeurs de manioc envahissaient la cage d’escalier et nos appartements, les enfants pieds nus erraient dans les escaliers… Mon fils était bébé, je donnais des affaires pour ces enfants. Hélas, je ne les ai jamais vues sur le dos des petits. Il faut préciser qu’il y avait trois épouses légitimes et une clandestine ! Nous nous sommes résignés à quitter cet immeuble le jour où une de ces jeunes femmes a avorté sur le palier : son mari l’y avait mise car elle le gênait par ses gémissements, et c’est nous qui avons prévenu en urgence le Samu et les pompiers."
La conférence des évêques du Portugal donne une consigne de vote
A propos du prochain référendu sur l’avortement, les évêques portugais s’engagent. Extrait du communiqué de la conférence :
"[N]ous pensons [que la vie humaine] ne peut être sujette à un référendum et qu’aucune loi permissive ne respecte les valeurs éthiques fondamentales relatives à la vie, ce qui s’applique aussi à la loi déjà promulguée. Une hypothétique victoire du “non” lors du prochain référendum ne signifiera pas notre accord avec la loi en vigueur.
Pour les fidèles catholiques l’avortement provoqué est un grave péché parce qu’il viole le 5e commandement de la Loi de Dieu, « tu ne tueras pas », et il en va de même quand cela est légalement permis.
Nous ne pouvons donc omettre de dire aux fidèles catholiques qu’ils doivent voter “non” et aider à éclairer d’autres personnes sur la dignité de la vie humaine, dès son premier instant."
S’ensuit alors un argumentaire en 5 points expliquant pourquoi il faut voter non. Un communiqué on ne peut plus clair.
Un grand-père dans le placard
José Luis Rodríguez Zapatero ne manquait aucune occasion de rappeler que son grand-père paternel, le capitaine Juan Rodríguez Lozano, avait trouvé la mort des mains des nationalistes lors de la Guerre civile. C’est en sa mémoire qu’il a imaginé l’opération de récupération de la mémoire historique, consistant à mettre à jour les fosses communes. Et il avait même affirmé à une jeune fille blessée par ETA, mutilée à vie, qu’il savait ce que c’était que le terrorisme, puisque son grand-père en avait été victime… Or, lundi dernier, dans le quotidien ABC, on pouvait lire à la rubrique nécrologique l’annonce suivante :
"In memoriam, Carlos González Álvarez, 19 ans, mort entre le 14 et le 19 octobre 1934, en compagnie de nombreux compagnons socialistes et mineurs, lors des affrontements face à la colonne militaire envoyée depuis León par le général Franco, et sous le commandement du capitaine Rodríguez Lozano et d’autres officiers."
Il est ici fait référence à l’insurrection des mineurs d’Asturies, qui survint 2 ans avant la Guerre civile : 30000 hommes armés s’opposent au gouvernement. Pour réprimer l’émeute, on choisit un soldat sûr et compétent : Franco. Le général dirige la répression et le gouvernement Lerroux, que Franco a sauvé, le nomme commandant en chef de l’armée du Maroc.
On apprend donc, par une simple annonce nécrologique un brin provocatrice, que dans le camp de la répression, celui qui abattit au combat de simples mineurs, des ouvriers, du petit peuple de gauche, sans parler de la sale répression, se trouvait le grand-père du président Zapatero.
Michel Janva (merci à P.G.)
Musulmans convertis au christianisme
Giorgio Paolucci, rédacteur-en-chef du quotidien catholique italien Avvenire, et Camille Eid, journaliste libanais, ont co-écrit un livre intitulé "Les chrétiens venus de l’Islam" – qui raconte 30 histoires de musulmans qui se sont convertis en Italie.
Dans une interview à Zenit (en version anglaise), Paolucci tire des leçons de ces témoignages, posant la question du respect du droit à quitter l’Islam, même en Italie.
Le livre lance donc trois défis :
-
aux musulmans, "celui de reconnaître la liberté religieuse". Paolucci affirme d’ailleurs que le Coran ne prescrit pas explicitement la peine de mort pour ses "apostats";
-
aux autorités civiles, celui de garantir ce droit; Paolucci constate que beaucoup de convertis vivent dans la peur : certains par exemple font des dizaines de kilomètres pour aller à l’église, pour ne pas être vus des leurs;
-
il nous met au défi, nous les chrétiens ‘tièdes’, de raviver notre amour pour Jésus en prenant exemple sur ces convertis courageux.
Comme pour illustrer le scandale dénoncé par ce livre, on apprend ces jours-cis le chantage ignoble d’islamistes qui veulent se faire livrer Abdul Rahman, l’Afghan converti réfugié en Italie.
Henri Védas (merci à O.N.)
Avortement : plus jamais silencieuses
Un groupe de femmes a arpenté les rues de Dublin, dimanche, pour révéler qu’elles avaient subi un avortement. Reprenant le slogan de leurs consœurs américaines, «Silent no more» («plus jamais silencieuses»), elles ont voulu crier à la face du monde la douleur qui les hante, et leurs regrets. L’une des organisatrices, Lynn Coles, a précisé :
"On nous avait dit, à toutes, quand nous avons eu une “grossesse de crise”, que l’avortement était la solution pour nous. Ce que nous disons, c’est que cela n’est pas vrai, l’avortement n’est pas bon pour les femmes. On croit que les femmes qui ont avorté devraient continuer leur vie, il ne faut rien dire si on le regrette, on doit juste se taire."
Le groupe «Silent no more» s’exprime pour éviter des avortements futurs, mais aussi pour venir en aide à celles qui souffrent d’avoir avorté, à travers l’œuvre «Rachel’s Vineyard» (la Vigne de Rachel) qui ne vise pas à juger ou à condamner ces mères, soumises souvent à une forte «pression», mais à les aider à reconnaître leur mal, et à guérir.
Une fausse réponse au discours de Benoît XVI à Ratisbonne
Libération offre une tribune à un chercheur au CNRS, Albert Levy, qui a le mérite de répondre au discours de Ratisbonne en se concentrant sur le coeur du propos du Pape : le rapport de la raison et de la foi, qu’on oppose à tort.
Mais Albert Levy se trompe en transposant l’opposition entre foi et raison à l’intérieur de la raison elle-même :
Nous avons affaire, avec [la foi et la raison], à deux voies différentes d’accès à la vérité, à deux attitudes distinctes devant la connaissance, deux modalités cognitives opposées, voire inconciliables : l’une, la raison, implique des opérations de type scientifique basées sur la vérification empirique, l’observation clinique, elle vise la production d’un « savoir », l’autre, la foi, s’appuie sur des actions de type fiduciaire (confiance entre personnes), sur la persuasion rhétorique, et vise la construction d’un « croire ».
Quoiqu’il en dise, l’auteur sépare donc bien la science et la foi, et nie l’unité qu’il y a entre la connaissance de la nature créée par Dieu et la connaissance de la révélation de ce même Dieu.
L’affirmation de cette séparation conduit l’auteur à prétendre que si le catholicisme a aujourd’hui intégré les « catégories » de la raison, ce serait à cause de sa confrontation à cette rationalité occidentale.
En Occident, c’est surtout le combat politique pour la laïcité, qui a abouti à la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et le développement de la sécularisation de la société avec l’essor d’une culture profane, qui ont contraint le Catholicisme à changer et à recourir au "logos" : Vatican II (1965) fut, à ce titre, un moment exemplaire de confrontation de l’Eglise avec la modernité.
Dire que les chrétiens adhèrent à la raison sous une pression externe est absurde, puisque le Dieu des chrétiens est lui-même raison (logos). L’article illustre donc précisément les erreurs, partagées par bien des catholiques, qu’a voulu dénoncer Benoît XVI.
Dakota du Sud : 130 médecins pour l’abolition de l’avortement
A trois semaines du référendum, ils appellent à voter "oui" à la loi d’abolition. Et 130, ce n’est pas rien dans un Etat de 750.000 habitants. Plusieurs dizaines d’entre eux ont même participé à une campagne de spots télévisuels (ici) rappelant que "l’avortement fait s’arrêter un coeur qui bat".
Le Cardinal Lustiger malade
Le Figaro nous apprend la grave maladie du Cardinal Lustiger. Qu’il soit assuré de nos prières.


