Persécutions en Chine
Deux prêtres de l’Eglise clandestine chinoise ont été arrétés la semaine dernière alors qu’ils attendaient un ami à la gare. Monseigneur Jia Zhiguo a été arrêté le 8 novembre 2005. Nul ne sait ce qu’il est devenu.
La récente nomination comme cardinal de Monseigneur Joseph Zen Ze-Kiun montre tout l’intérêt que Benoît XVI porte à cette Eglise qui subit encore le joug communiste.
Nouvelle bannière
Nous testons cette nouvelle bannière que nous devons au forum Catholique que nous remercions chaleureusement au passage.
En ésperant qu’elle ne déroute pas nos anciens lecteurs qui constateront ce changement à leur retour de vacances!
L’Alliance des Civilisations
Etabli en juillet dernier par le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, le Groupe de haut niveau de l’Alliance des civilisations doit présenter avant fin 2006 un plan d’action pour combattre les divisions, notamment entre le monde musulman et l’Occident. A croire que l’affaire des dessins de Mahomet tombe à pic…
Co-présidé par l’ancien directeur général de l’UNESCO, l’Espagnol Mayor, et un ministre d’Etat turc, Mehmet Aydin, le Groupe de haut niveau -ou Comité des sages de l’Alliance– formulera des recommandations concrètes à l’intention non seulement des décideurs politiques et des leaders religieux, mais aussi des Nations unies et de la société civile. Parmi les 19 "sages" figurent l’ancien président iranien Mohammad Khatami, l’ancien ministre des Affaires étrangères français Hubert Védrine, le conseiller spécial du roi Mohammed VI du Maroc, André Azoulay, l’historienne britannique spécialiste des religions Karen Amstrong et l’archévêque anglican sud-africain Desmond Tutu. On notera la présence d’au moins 7 musulmans parmi les 19… et d’aucun prélat catholique.
"Nous travaillons actuellement sur 4 grandes questions : engagement de la jeunesse, l’impact des médias et comment les médias pourraient avoir un impact plus constructif, l’intégration des immigrés et la réforme de l’éducation", a indiqué l’Américain Shamil Idriss, directeur adjoint du Bureau de l’Alliance des civilisations.
"Nous sommes profondément alarmés par les répercussions de la publication au Danemark, il y a de cela plusieurs mois, de caricatures insultantes du prophète Mahomet et de leur publication subséquente par plusieurs autres journaux européens, ainsi que par les actes de violence qui sont intervenus en réaction", affirment Kofi Annan, l’Union Européenne et l’Organisation de la Conférence islamique dans une déclaration conjointe. "La liberté de la presse comporte une responsabilité et exige une appréciation et devrait respecter les croyances et les piliers de toutes les religions. Mais nous croyons aussi que les récents actes de violence dépassent les limites des protestations pacifiques." Le communiqué indique que le groupe va chercher à établir une stratégie conjointe pour surmonter la crise actuelle et empêcher qu’elle ne se répète.
Non à l’homofolie
Le collectif non à l’homofolie a publié un communiqué appelant à la pousruite de la mobilisation contre le lobby gay. L’essentiel du message : écrivez aux parlementaires, ceux qui n’ont pas signé pour qu’ils signent, ceux qui ont signé pour les soutenir (car ils sont insultés par les homofolles). Sans polémique : il est mieux d’écrire dans ce sens à vos parlementaires et autres élus, que de laisser des commentaires sur ce salon…
Manifestation pour Ilan : intervention du Betar
Plusieurs centaines de jeunes, visage masqués et coiffés d’un casque (certainement des membres du Betar -juifs racistes), sont arrivés place de la Nation -terme de la manifestation- aux cris de "Fofana, salaud, les juifs auront ta peau !", "Fofana pendaison !" ou encore "Vengeance pour Ilan". Ils ont tenté de s’en prendre à un jeune d’origine maghrébine. Plusieurs dizaines de policiers, matraque à la main, sont immédiatement intervenus pour protéger le jeune homme. Des CRS et des gendarmes mobiles casqués ont pris position tout autour de la place de la Nation où la situation était très tendue peu avant 17h30.
PS : on me signale que le CRAN (l’association raciste car exclusivement réservée aux ‘noirs’) était présent à cette manifestation… contre le racisme. On nage en plein délire.
PPS : La délégation du Front National, composée d’élus régionaux et municipaux conduite par Jean-Richard SULZER (d’origine israélite), Secrétaire Général du Groupe FN au Conseil Régional d’Ile-de-France, a manifesté aujourd’hui du début à la fin du cortège.
La révolte gronde en Espagne
Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté hier à Madrid contre la politique du socialiste Zapatero, qui soutient implicitement l’organisation séparatiste et terroriste basque ETA. Les manifestants, convoquée par l’Association des victimes du terrorisme, soutenus par l’Eglise et le Parti populaire (PP), tenaient des banderoles avec pour inscriptions "Pour eux, pour tous", "En mon nom, non", Mémoire, dignité et justice". Parmi eux se trouvaient le président du PP, Mariano Rajoy, l’ancien chef du gouvernement espagnol, José Maria Aznar (PP) et l’ancien ministre de l’intérieur, Angel Acebes (PP).
Le cortège s’est réclamé hostile à toute négociation avec l’ETA, dont les membres sont des assassins. Zapatero, dont la démission a été réclamée, a en effet érigé la "pacification" du Pays basque espagnol en priorité de son mandat. L’Eglise catholique a soutenu cette manifestation, qu’elle dit "légitime" au nom de ceux qui ont "beaucoup souffert".
Le débat qui divise les Espagnols sur l’opportunité d’un processus de paix s’est intensifié en février, depuis que M. Zapatero a évoqué un possible "début de la fin" de l’ETA, qui a assassiné plus de 800 personnes depuis 1968. En janvier, le lieutenant-général des Forces terrestres, José Mena Aguado, a été mis aux arrêts. Il a été limogé pour s’être prononcé contre le projet d’autonomie élargie de la Catalogne, avertissant que l’armée pourrait devoir jouer son rôle constitutionnel de garante de l’unité de l’Espagne. Confrontée à ce problème, le malaise grandit dans l’armée et il se pourrait bien, si Zapatero continue sur cette voie, qu’elle se retourne contre lui : avec ce ton et au rythme des manifs, la prochaine marchera-t-elle sur le Palais de la Moncloa, résidence officielle de Zapatero ?
Philippe de Villiers expulsé !
Visiblement, le racisme est à sens unique. On peut penser ce que l’on veut de Philippe de Villiers, il demeure malhonnête que le président du Mouvement pour la France soit expulsé sans ménagement du carré de tête de la manifestation contre le racisme et l’antisémitisme.
Philippe de Villiers est arrivé peu avant 15h en tête du rassemblement pour se joindre aux personnalités présentes. Son arrivée a été accueillie par des insultes, des sifflets et des cris. "Raciste!", "De Villiers dehors !", "Les racistes n’ont pas leur place dans cette manifestation !", ont notamment crié les membres du service d’ordre du défilé, qui se sont heurtés au service d’ordre du président du MPF.
Après quelques minutes de bousculade, ponctuée de coups de part et d’autre, Philippe de Villiers a été expulsé de la tête du cortège, sous la protection de gendarmes mobiles. Le président du MPF a dénoncé les "organisations d’extrême gauche qui sont responsables de la situation que nous connaissons dans ce pays depuis trente ans". Il a ajouté être venu "en solidarité avec les millions de Français qui se sentent aujourd’hui blessés par une nouvelle forme de racisme qui monte sur fond d’islamisation".
Etaient notamment présents dans ce carré de tête Simone Veil, Françoise de Panafieu, Dominique Strauss-Kahn, Arnaud Montebourg, Marek Halter ou encore André Glucksmann.
PS : le président du CRIF a affirmé que cette expulsion était "minable".
Manifestation : l’islam ne fera pas la loi en France
Vendredi 24 février, une manifestation s’est déroulée devant l’ambassade du Danemark. Nos amis de Vox Galliae en ont filmé quelques moments. La foule débordait sur l’avenue et la circulation dut être interrompue par la police sur l’avenue Marceau. Le nombre compact de participants pouvait être estimé aux alentours de 1000 personnes. La foule, relativement plus jeune et renouvelée que lors des rassemblements précédents, comprenaient de nombreuses personnalités parmi lesquelles ont a pu reconnaître Alain Griotteray ancien ministre et député, des proches d’Alain Madelin, madame Yrissou représentant son mari ancien directeur de cabinet d’Antoine Pinay président du conseil, des élus en écharpes du Front national, d’autres du MNR et du MPF, Olivier Pichon, directeur de Monde et Vie, ancien conseiller régional Ile de France. Les discours furent prononcés dans l’ordre par Georges Clément du Comité de Lépante, Gérard Pince de Résistance et Avenir, Frédéric Pichon, président d’Europae Gentes et Claude Reichman.
Primaires à l’UMP Paris
Françoise de Panafieu, avec 40,69% des voix, est arrivée largement en tête du premier tour de la primaire pour désigner l’adversaire de Bertrand Delanoë aux élections municipales de 2008. La députée-maire du 17e arrondissement affrontera au second tour samedi prochain Claude Goasguen, deuxième avec 23,43% des voix. Pierre Lellouche (18,95%) et Jean Tiberi (16,98%) sont éliminés de la course.
Nous rappelons qu’entre Mme de Panafieu et Claude Goasguen, seul ce dernier a signé l’entente parlementaire contre l’homoparentalité.
De la peine de mort
Comme Jacques Chirac souhaite inscrire l’abolition de la peine de mort dans la Constitution, il apparaît nécessaire de revenir sur ce sujet. Le Catéchisme de l’Eglise catholique soutient que : "l’enseignement traditionnel de l’Eglise n’exclut pas le recours à la peine de mort si cette dernière s’avère être la seule voie praticable dans la défense efficace de la vie des êtres humains face à l’agresseur injuste. Si, à l’inverse, ces moyens pacifiques sont suffisants pour se défendre de l’agresseur et pour protéger la sécurité des personnes, l’autorité se limitera à ces derniers, étant donné qu’ils sont les plus à même de répondre aux conditions concrètes du bien commun et les plus conformes à la dignité de la personne humaine."(CEC, n. 2267)
Item reprend cette semaine le dossier établi par l’Homme Nouveau sur ce sujet : "L’abolitionnisme moderne dénonce les applications lamentables de cette peine dans certains pays, puis induit un rejet de principe. Ces deux plans différents ne sont pas distingués, empêchant de poser la question de légitimité possible de la peine. En fait, cet «empirisme» s’appuie sur un fond théorique qu’il faut tirer au jour :
• une conception individualiste et utilitariste morale et sociale stricte de la vie humaine.
• Une négation de la différence préexistante à la subjectivité entre ce qui est bien et ce qui est mal (c’est le péché d’Adam) ; le Droit et la Loi ne sont alors que des régulations sociales, sans contenu de responsabilité morale ; ce positivisme juridique est fermé à la dimension sacrée de la notion de justice ancrée dans toute conscience.
• Une ignorance parfaite d’une destinée de l’homme au-delà de sa fin terrestre.
Pourtant l’opposition ou l’émotion face au drame réel qu’est toute mort ne peut faire fi d’aspects essentiels sur le plan de la justice et du droit naturels :
• cette peine est moins détestable que le crime qui y a mené.
• Si une sanction légale ne peut moralement viser à exercer une vengeance, elle ne peut non plus se réduire à un rôle curatif pour une réintégration sociale, ni seulement non plus dissuasif : elle vise à une expiation compensatoire pour le crime commis.
Penser que la peine de mort empêcherait cette expiation, c’est ramener l’expiation à la réparation alors qu’expier est bien plus : c’est pour, autant que faire se peut, même imparfaitement, payer à son prix le bien lésé. L’ordre de la Justice dépasse celui de l’utilité publique ou personnelle, il participe du sacré inhérent à l’ordre harmonieux du monde. C’est cela qui distingue l’ordre moral réel de la barbarie civilisée. (et l’actualité récente nous ramène à la barbarie). Quant à la légitimité du pouvoir d’État, Pie XII remarque : «Même quand il s’agit de l’exécution d’un condamné à mort, l’État ne dispose pas du droit de l’individu à la vie. Il est réservé alors au pouvoir public de priver le condamné du bien de la vie en expiation de sa faute après que par son crime il s’est déjà dépossédé de son droit à la vie».
Nul n’a un droit inconditionnel à la vie : il faudrait d’abord exister. Or c’est Dieu qui nous donne cette existence, premier degré de participation à son Être. Et il le fait librement : le «droit moral» au bien de la vie dépend de la conformité de son usage à la volonté de Celui qui nous y a fait entrer. Ce qui implique aussi d’accepter d’y renoncer à l’heure qu’il aura choisie, quelle que soit la figure que la mort prendra. Le seul droit inviolable c’est le droit à la fin dernière, donc à la vérité, à la vertu et à leurs moyens nécessaires.
La République finance l’islam
…avec l’aide de l’Eglise en Ardèche ! Le diocèse avait vendu 3.000 m2 de terrain à la mairie pour une somme très raisonnable (plus de 75.000 €), car la municipalité s’était engagée à dédier le site à un lieu de culte musulman. Une mosquée devrait être construite à Tournon-sur-Rhône sur un ancien terrain du diocèse de l’Ardèche, a indiqué le maire de Tournon et ancien député, Jean Pontier.
Le terrain, situé dans le quartier populaire des Goules, sera loué pour un euro symbolique à une association arabo-islamique, qui a déposé un permis de construire pour une mosquée. "Le bâtiment, qui pourra recevoir 300 fidèles, ressemblera un peu à une hacienda espagnole ou à un mas provençal", a précisé Pontier. "Il devrait être inauguré d’ici un an et demi".
“Homoparentalité” : la bataille est-elle perdue ?
La Cour de cassation a donc entériné l’interprétation de la Cour d’Appel d’Angers : l’autorité parentale peut être partagée avec un "partenaire" homosexuel stable, assimilé à un "proche" "digne de confiance". Cette jurisprudence est bien sûr inquiétante, mais peut également être une chance dans le combat contre l’extension de l’homoparentalité.
Elle est inquiétante car les militants gays, qui font feu de tout bois, s’appuient déjà sur cet arrêt pour réclamer davantage :
"L’important est que désormais, la justice estime qu’on ne peut pas opposer l’intérêt supérieur de l’enfant au sexe des parents. Il faut en tirer les conséquences pour la filiation, c’est-à-dire l’adoption."
Mais elle devrait être une chance : les militants gays perdent en réalité le seul de leurs arguments qui soit audible dans l’opinion, celui du décalage entre un état de fait (il y a des couples "homoparentaux") et un "vide juridique" sur le sujet.
Le député UMP Yves Jégo demandait ainsi à un lecteur "que vont devenir les 300 000 enfants d’homosexuels ?" si l’homoparentalité n’était pas reconnue. La Cour de cassation lui a répondu sur le fond : il ne pourra plus prétendre maintenant qu’il faut une loi reconnaissant l’homoparentalité. Et sur le chiffre, il n’y a plus que lui pour croire en la fable des "300.000 enfants" que nous avions évoquée ici : les militants gays eux-mêmes ne parlent maintenant plus que de "plusieurs dizaines de milliers d’enfants […] élevées par des homosexuels".
Un danger serait donc de croire qu’à la suite de cet arrêt le combat est terminé et perdu : rien n’est plus faux. La Cour a certes, et c’est regrettable, ouvert les vannes à la reconnaissance a posteriori de "couples homoparentaux" déjà existants – dans le cas d’Angers, une des "partenaires" avait obtenu une insémination artificielle, on présume à l’étranger.
Mais l’enjeu n’a jamais été de retirer ses enfants à un parent qui vit avec un "partenaire" homosexuel : il est d’empêcher la reconnaissance du "désir d’enfant" de "couples" homosexuels. Sachons donc maintenir la pression sur les parlementaires qui se sont engagés pour les droits de l’enfant. Le rapport Pécresse sur la famille se prononçait certes contre l’adoption et à l’assistance médicale à la procréation accordés à des couples de même sexe, mais avec des arguments si fragiles qu’ils tomberont si nous abandonnons le combat.
La France dans le rapport de l’AED
Valeurs actuelles (version papier) joint à son dossier sur les persécutions antichrétiennes un encart sur la France, intitulé "un climat délétère" :
Le rapport de l’AED consacre plusieurs pages à la France. La liberté religieuse y est garantie par la loi, mais l’Eglise y est régulièrement calomniée sans que le gouvernement, prompt à dénoncer l’antisémitisme ou l’islamophobie, s’en émeuve.
Et la multiplication d’actes de vandalisme, dans l’indifférence générale, ne manque pas d’inquiéter […].
Le simulacre d’un mariage homosexuel, le 5 juin dernier, par des militants d’Act Up, en la cathédrale de Paris, a choqué les fidèles. Dans la bousculade qu’a provoquée cette "opération", le recteur de la cathédrale, Mgr Jacquin, est mis à terre et piétiné. […] La justice estimera pourtant, le 29 novembre, qu’il n’y a pas lieu de poursuivre.
PS : on notera dans ce numéro de VA (papier) un article pas très optimiste de Laurent Dandrieu sur le dialogue du Saint-Siège avec les "tradis" ("la Fraternité Saint-Pie X semble avoir oublié qu’il faut être deux pour se réconcilier"); et un autre, décevant, de Michel Arnaud qui dénigre le concordat entre le Vatican et la Slovaquie. Déjà, il y a deux semaines, Michel Arnaud avait signé un article critique sur le gouvernement polonais.
Dessins de Mahomet : le Jyllands-Posten récompensé !
Tandis qu’un journal bélarusse, l’hebdomadaire Zgoda, s’est vu signifier qu’il pourrait être fermé pour avoir publié des dessins du prophète Mahomet et que le rédacteur en chef d’un petit magazine culturel finlandais a été licencié pour avoir publié une bande dessinée évoquant ‘l’affaire’, le quotidien danois Jyllands-Posten a reçu un prix de journalisme pour son initiative. Le Prix Victor du nom de l’ancien rédacteur en chef défunt du journal Ekstra Bladet, Victor Andreasen, grand défenseur du journalisme critique, se présente sous la forme d’un pavé qui a été remis au rédacteur en chef de Jyllands-Posten, Carsten Juste.
Décerné pour la 27ème fois, le prix récompense le journal pour "avoir ouvert les yeux de tous en montrant comment il est facile de fissurer la liberté d’expression", a indiqué Hans Engell, l’actuel rédacteur en chef d’Ekstra Bladet, lors d’une cérémonie, jeudi soir à Copenhague. "Ce prix est décerné pour Jyllands-Posten pour sa défense acharnée depuis des mois de la liberté de parole qui est menacée". "Jyllands-Posten n’a fait que son devoir: utiliser son droit à la liberté d’expression, (…) le jury n’a pas pris position sur le caractère des caricatures elles-mêmes".
Guerre contre les chrétiens au Nigéria
Les pogromes se poursuivent au Nigeria : aujourd’hui, on compte au moins 3 morts et 9 églises incendiées. Les écoles ont été fermées et le couvre-feu étendu vendredi dans le sud-est du Nigeria, théâtre des violences les plus sanglantes, qui ont fait à ce jour 120 morts. Sur ce bilan, 80 des victimes ont été tuées à Onitsha, ville majoritairement chrétienne, dans le sud-est. Le couvre-feu a été étendu aux autres villes de l’Etat, et les écoles fermées après des rumeurs selon lesquelles des membres de l’ethnie haoussa, originaires du nord à majorité musulmane, retranchés dans une caserne, en seraient sortis pour attaquer les écoles.
Nombre d’organisations avancent des bilans plus élevés que les 120 morts officiels En 2004, des affrontements de même type avaient fait plus de 700 morts dans le nord du pays.
Ilan Halimi : antisémitisme et montée de la barbarie
Le spectacle que donne l’establishment "antiraciste" à l’occasion du calvaire du jeune Français israëlite est édifiant. Le CRIF, absent de la manifestation de dimanche dernier, ne veut pas que le FN soit représenté à celle de dimanche prochain – mais Jean-Richard Sulzer, secrétaire général du groupe FN au conseil régional Ile de France, et de confession juive, annonce qu’il passera outre, "accompagné d’élus régionaux et municipaux du Front National".
Le MRAP, lui, s’en désiste. Il prend prétexte de la présence prévue de membres du FN et du MPF (le MPF lui répond). Mais sans doute surtout la ligne pro-islamique de Mouloud Aounit n’aurait-elle pas été du goût de tous les manifestants. Présent de demain note que le PC joue la même partition que le MRAP.
Ivan Rioufol fait opportunément le lien entre le meurtre barbare d’Ilan et d’autres faits "divers": ce qui est à l’oeuvre n’est pas tant un antisémitisme isolé et spécifique, mais un antisémitisme qui est, avec le "racisme anti-blancs", un des visages de la montée de la barbarie :
Ce n’est pas seulement l’antisémitisme qui a tué Ilan Halimi, séquestré et torturé durant trois semaines dans un appartement de Bagneux (Hauts-de-Seine) parce que «les juifs ont de l’argent». Le jeune homme a été victime d’une barbarie commise par des brutes ayant atteint, selon un policier, «le degré zéro de la pensée». […]
Les émeutiers de novembre avaient été excusés pour avoir brûlé des écoles et des bibliothèques. Les belles âmes ne s’étaient pas émues davantage du meurtre d’un père de famille, tué parce qu’il photographiait un lampadaire dans une cité. […]
«Les Noirs sont là pour tuer les Blancs» : un des propos rapportés cette semaine par la veuve du gendarme Raphaël Clin, tué accidentellement sur l’île antillaise de Saint-Martin. Les témoins se seraient réjouis de l’accident et plus encore de la mort du militaire. Qui s’indigne ?
Congrès sur l’embryon humain
Ce midi a été présenté le Congrès international "L’embryon humain pré-implanté. Aspects scientifiques et considérations bioéthiques" (27-28 février), organisé à l’occasion de la XII assemblée générale de l’Académie pontificale pour la vie. Le Professeur Bompiani a indiqué que pour attribuer un statut juridique à l’embryon, il est nécessaire d’en connaître la nature : "Il n’est plus suffisant aujourd’hui d’examiner l’embryon au microscope" mais d’employer diverses approches, "génétiques, morphologiques, biochimiques, biologique". "Les concepts de vie humaine, d’être humain, d’individu et de personne" ne peuvent être compris "qu’après avoir bien décrit et compris ce qui s’est produit durant les quelques heures entre la rencontre de l’ovocyte et du spermatozoïde vivants appartenant à l’espèce humaine".
Mgr.Willem Jacobus Eljk a parlé des critères extrinsèques et intrinsèques pour l’attribution d’un statut moral à l’embryon humain et il a rappelé que dans la deuxième moitié des années soixante, l’idée "était que le statut de l’être humain et la personnalité de l’individu apparaissaient avec la nidification car cela impliquait le début d’un étroit rapport avec la mère". Un autre critère soutient que "l’embryon devient un individu quand la loi positive le reconnaît comme tel [la loi de la majorité…]. Toutefois, la vérité, y compris celle concernant le statut de l’embryon, ne peut être établie par une enquête statistique". "Le troisième critère extrinsèque fait dépendre le statut de l’embryon du choix des autres de donner à l’embryon créé par la fertilisation in vitro la possibilité d’un développement autre" que celui "transféré dans l’utérus. Le problème est que le statut de l’embryon (…) dépend (…) chercheur et des parents".
Comme ces critères ne sont pas appropriés pour établir le statut moral de l’embryon, Mgr.Eljk a parlé des critères intrinsèques pour définir un jugement objectif sur le respect de ce statut : "L’embryon, même dans la phase pré-implantation, est un être avec sa propre vie séparée de celle de la mère, c’est un être humain du point de vue biologique, un individus et un être qui a pour but intrinsèque de devenir une personne humaine".
Le prélat a fait observer que "la théorie de l’animation ‘indirecte’ ou ‘retardée’ exprimée par Aristote se fonde sur des connaissances embryologiques erronées" alors que "l’anthropologie moderne qui attribue à l’embryon le statut d’une personne humaine seulement à partir du moment où il y a prise de conscience (à la fin de la grossesse), se caractérise par un profond dualisme, incapable d’expliquer l’être humain comme unité substantielle". "Les connaissances embryologiques et génétiques nous donnent de précieuses indications sur l’embryon qui a l’identité spécifique d’une personne humaine.L’identité est fondamentalement déterminée, mais pas seulement, par le génome humain, présent et actif depuis la conception. Bien qu’il soit impossible de démontrer empiriquement une présence personnelle dès la conception, la réflexion philosophique sur le statut bio-anthropologique de l’embryon humain indique l’incongruité de l’humanisation indirecte ou graduelle avec la vision de l’individus humain comme une unité substantielle d’esprit et de corps".
L’Eglise obstacle à la science ? A y regarder de près, on s’aperçoit que c’est l’Eglise qui fait avancer la science…
Islam : le Vatican plus ferme
Dans Le Monde, Tincq constate amèrement qu’un changement de discours se fait entendre au Vatican, dans le sens d’une plus grande fermeté à l’égard de l’islam. Les manifestations musulmanes ont été jugées excessives. Le meurtre de 2 prêtres en Turquie et au Nigeria a suscité beaucoup d’indignation. Les attaques répétées contre des églises (en Turquie et aux Philippines) et le tour dramatique qu’ont pris, au Nigeria, les pogromes contre les chrétiens font monter la tension :
"Une conception, longtemps jugée naïve, d’un "dialogue" à égalité entre chrétiens et musulmans est en train de faire son temps. Depuis le début de la crise, nombre de responsables chrétiens ne craignent plus de rappeler que la liberté de religion n’existe pas dans les pays musulmans, que le droit de conversion y est interdit, que les chrétiens arabes y sont souvent mal traités. Ils exigent, sur un ton de plus en plus impatient, la "réciprocité" du droit au respect des croyances.
Le pape lui-même (…), en recevant, lundi 20 février, Ali Achour, nouvel ambassadeur du Maroc près le Saint-Siège, a affirmé que "l’intolérance et la violence ne peuvent jamais se justifier comme des réponses aux offenses". (…) Dans le même sens, son secrétaire d’Etat, le cardinal Angelo Sodano a déclaré : "Si nous disons aux nôtres (les chrétiens) qu’il n’y a pas de liberté d’offenser, nous devons dire aux autres qu’il n’y a pas de liberté de nous détruire.
Même ton indigné chez Mgr Rino Fisichella, recteur de l’Université pontificale du Latran. Dans le Corriere della Sera du 20 février, il a dénoncé la "neutralité myope" de l’Occident (…). "De même qu’en Europe, nous protégeons les minorités musulmanes,(…) de même les pays à majorité musulmane ont le devoir de protéger les minorités chrétiennes." Dans La Stampa du 22 février (…), Mgr Velasio de Paolis, secrétaire du Tribunal de la signature apostolique, a reproché à l’Occident ses peurs face à l’islam : "Si respecter l’autre signifie renoncer à être soi-même, cela n’a plus de sens de dialoguer. Le problème est que l’islam est fermé au point de ne pas admettre la réciprocité. En terre d’islam, dès que l’Eglise se présente dans son authenticité, elle est accusée de prosélytisme."
La Nef de février en revue
Avant que le prochain ne sorte, revenons sur le numéro de février de La Nef.
L’édito de Christophe Geffroy traite de l’encyclique du pape puis de son discours fin décembre devant la curie, à propos duquel il conclut : "L’attitude d’adhésion au Magistère que nous demande le pape relève de la foi en l’Eglise."
Dans sa rubrique "Vie de l’Eglise", Loïc Mérian aborde la question de la réconciliation de la Fraternité Saint-Pie X avec Rome en se demandant comment elle se concrétiserait et ce qu’il adviendrait des communautés Ecclesia Dei si une administration apostolique était établie.
Plus loin, au détour d’un débat sur la valeur chrétienne de Narnia, Geffroy relève la christianophobie dont souffre notre société : "Pourquoi faire un procès aux chrétiens qui s’"approprient" des oeuvres dont les auteurs ont affirmé leur inspiration chrétienne ? Le christianisme fait-il si peur ?"
Yves Chiron consacre un encadré à la conversion de frère Roger, qui a "officialisé son passage au catholicisme auprès de l’évêque d’Autun", diocèse où il avait fondé en 1940 la communauté oecuménique de Taizé. Cofondateur de Taizé, le pasteur Max Thurian avait "confessé la foi de l’Eglise catholique dans sa plénitude" en 1987 puis fut ordonné prêtre. D’après l’auteur, ces deux conversions sont, "pour l’Eglise, un témoignage des fruits, mystérieux, du dialogue".
Le dossier du mois sur la colonisation donne une large place à l’affaire de l’article 4 de la loi du 23 janvier 2005 : Jean Sévillia ("Un exemple de terrorisme intellectuel"), Patrice de Plunkett ("Des médias irresponsables") et Paul-Marie Coûteaux ("Une pleine mémoire") prennent la plume, tandis que dans une interview ("Une société vit si le débat est libre"), Max Gallo dénonce, "dans la société française, parmi les élites de droite comme de gauche, un fort courant qui tient que les nations sont une forme dépassée de l’organisation humaine". Ce courant encourage les lois qui émiettent la nation – communauté rassemblant les mémoires – en favorisant la communautarisation du pays.
Un numéro dense à lire !
Carole Dubois
Les temps ont changé
On s’en rend compte en regardant cet extrait d’une série pour enfants anodine il y a vingt ans, et qui s’attirerait les foudres du MRAP aujourd’hui.
Immigration et chefs de bandes
Les chefs de bandes sont très majoritairement issus de l’immigration et âgés de 19 à 25 ans, selon une étude des Renseignements généraux datée du 6 janvier 2005 et révélée par Le Monde. A partir de l’étude menée dans 24 quartiers sensibles sur 436 "meneurs" identifiés, 87 % sont Français. 67 % sont d’origine maghrébine, 17% d’origine africaine et 9 % d’origine non immigrée.
En 2005, selon Le Monde, les affrontements entre bandes ont fortement augmenté (435 en 2005 contre 225 en 2004). Ils ont été à l’origine de la mort de 8 personnes, contre 14 l’année précédente.
Scandale homosexuel : l’enfant bafoué
La Cour de cassation a autorisé vendredi qu’un parent homosexuel délègue toute ou partie de son autorité parentale à son partenaire avec lequel il vit en union stable et continue à condition que cette mesure soit prise dans l’intérêt supérieur de l’enfant. Cette mesure est fondamentalement contraire à l’intérêt de l’enfant. Les élus sont mobilisés contre cette homoparentalité de fait. 262 parlementaires et plus de 12000 maires bafoués !
La plus haute juridiction française donne ainsi raison à la Cour d’appel d’Angers, qui avait autorisé le 11 juin 2004, une mère à partiellement déléguer son autorité parentale à sa partenaire afin qu’elle puisse tenir auprès de leurs enfants "le rôle éducatif qu’elle avait toujours eu". Ce couple vit ensemble depuis 1989 et s’est pacsé en 1999. L’une des deux femmes a procédé à 2 inséminations artificielles donnant naissance à deux filles en mai 1999 et mars 2002. Des enfants dont la filiation paternelle n’a pas été établie. La mère des enfants a ensuite déposé une demande de délégation de son autorité parentale à sa partenaire. Une demande rejetée en première instance, puis acceptée par la Cour d’appel d’Angers.
Samir Geagea : Lahoud doit partir
Dans un entretien à L’Orient-le-jour, le chef des Forces Libanaises, Samir Geagea se montre déterminé à en finir avec la schizophrénie dans laquelle l’Exécutif est toujours plongé, un an après la révolution du Cèdre. D’autant qu’il est inadmissible que la présidence continue d’être prisonnière d’une logique de servitude alors même que, psychologiquement, le pays tout entier s’est libéré :
"Le changement au niveau de la présidence de la République est un premier pas sur la voie de la consolidation de la souveraineté, de l’indépendance et de la liberté du Liban, ainsi que de l’édification d’un État dans toute l’acception du terme. La Syrie s’est retirée du Liban, et il est inconcevable qu’elle se maintienne à Baabda [‘Elysée libanais’]. C’est là une aberration".
Samir Geagea est catégorique : la décision de déloger Émile Lahoud a été prise et elle est irrévocable : "toutes les parties reconnaissent qu’il doit y avoir un changement au niveau de la présidence. Il s’agit là d’une décision définitive de la part du 14 Mars, qui va initier une campagne crescendo pour que le président Lahoud quitte Baabda, à commencer par les moyens constitutionnels, au Parlement. Et s’il faut en arriver jusqu’à le déloger, au cas où il ne s’en va pas par la volonté de la majorité, nous le délogerons".
"S’il existe un vaste courant qui estime que le président Lahoud doit rester à son poste, qu’il manifeste de manière civilisée et pacifique. Il n’est pas nécessaire qu’ils descendent dans la rue en même temps que nous et au même moment. À mon avis, prétendre que face au million qui peut descendre dans la rue pour réclamer le départ de Lahoud, il peut y avoir un autre million se prononçant pour son maintien tient plus du slogan ou du mythe que de la réalité. Ceux qui s’opposent à l’éviction de Lahoud le font soit parce qu’ils ne veulent pas d’un État fort dans le pays, soit parce qu’ils sont motivés par des raisons essentiellement personnelles".
"Le prochain chef de l’État devrait donc être un président fort, réellement représentatif, qui comprenne réellement le sens de la souveraineté et de l’indépendance, qui agisse en conséquence et qui ait comme souci majeur d’édifier un État efficace. Nous voulons un président qui ait une autonomie de décision, qui puisse être en contact avec toutes les formations dans le pays, qui soit fort et ferme, tout en faisant preuve de sagesse, de pondération et d’équilibre. Il doit aussi avoir des valeurs morales certaines afin que l’on puisse sortir du cercle vicieux de la corruption." "Toutes les parties sont d’accord sur le fait de donner au patriarche maronite et aux fractions chrétiennes en général un rôle de premier plan dans le choix du président".
Lang a retrouvé l’ouïe !
Dans l’affaire Frêche, Jack Lang plaidait la surdité. Voici maintenant, par un spectaculaire retournement, qu’il défend son collègue socialiste ! Il a affirmé sur Canal+ que "l’agression était venue" d’un groupe de représentants de harkis. "Certains ont voulu faire croire que Georges Frêche s’adressait à l’ensemble de la communauté harkie. Ce n’est pas vrai". "On peut condamner la violence des propos, mais Georges Frêche ne s’adressait pas à la communauté des harkis, mais à un groupe de personnes avec lesquelles il a eu pour des questions locales des rapports politiques et humains très tendus". "Voilà la bonne foi", a-t-il ajouté… Bonne foi et mauvaise langue font visiblement bon ménage…
France Soir repris par un chiraquien franco-algérien ?
L’hypothèse est évoquée par Libération :
Prosper Amouyal, un homme d’affaires franco-algérien […] pourrait faire une offre de reprise du quotidien,
en redressement judiciaire depuis plusieurs mois. [Il] est un intermédiaire clé dans le commerce franco-algérien, en
particulier dans les exportations de blé vers l’Algérie. […] Il est proche de Dalil Boubakeur, président du
Conseil français du culte musulman. Et il aurait de solides amitiés
dans les cercles chiraquiens. Jacques Chirac l’a d’ailleurs promu
commandeur de la Légion d’honneur* en 2001.
Pourquoi Prosper Amouyal s’intéresse-t-il à France Soir ? Selon [sa représentante], il serait attaché au «quotidien de Pierre Lazareff».
Mais d’autres hypothèses circulent. Le régime algérien chercherait là
un levier de communication en France. A moins qu’Amouyal ne soit en
mission pour les chiraquiens, à l’approche de l’élection présidentielle.
Rien ne dit que M. Amouyal reprendra France Soir – mais s’il est exact, l’article en dit long d’une part sur l’instrumentalisation de la presse française; d’autre part sur les "cercles chiraquiens".
* Ce n’est pas rien : le nombre de "commandeurs" de la Légion d’honneur est plafonné à 1250,
contre 113.425 chevaliers. M. Amouyal doit donc être singulièrement méritant.
262 : le combat avance contre l’homoparentalité…
Ce sont désormais 262 députés et sénateurs qui ont rejoint l’Entente parlementaire pour le droit de l’enfant à être élevé par un père et une mère. La mobilisation continue de porter ses fruits. Merci de continuer à solliciter les élus qui n’auraient pas encore signé. Sans oublier Sarkozy.
“Chrétiens : les martyrs d’aujourd’hui”
… titre aujourd’hui Valeurs actuelles, consacrant sa couverture au rapport annuel de l’AED rédigé par Thomas Grimaux et rendu public cette semaine :
"Ce constat établit la distinction entre les persécutions sanglantes (agressions physiques, assassinats) qui frappent encore l’Église dans de nombreux pays et les tracasseries sournoises (malveillances, insultes, difficultés administratives) que nourrit, ailleurs, un climat d’intolérance antichrétienne de plus en plus préoccupant, ce qui vaut à la France quelques pages fournies."
“Pourquoi j’ai apostasié l’islam”
Messaoud Bouras entretient des rapports difficiles avec l’UOIF depuis qu’il a renié l’islam. Divorcé de sa femme qui est restée musulmane, l’Etat français lui a retiré la garde de ses enfants car il reprochait à son ex-épouse de vouloir lui imposer d’être musulman ! L’islamophobie serait son crime… L’entretien qu’il a donné est à lire, en voici quelques extraits :
"Le sort réservé aux apostats dans l’islam est peu enviable. (…) Il va bien falloir que Nicolas Sarkozy et le CFCM nous disent ce qu’ils entendent par islam de France qu’ils prétendent mettre en oeuvre en France. (…) L’islam peut difficilement s’intégrer à la France (et à l’Occident) à cause de ses interdits définis par sa Loi. De plus il ne veut pas s’intégrer mais veut intégrer les autres en les convertissant. En fait l’islam en France ne veut pas être français mais se sert de la France pour progresser. L’islam ne se modernisera pas mais cherche à islamiser la modernité. (…) Je ne crois pas à la sincérité de l’UOIF, du Collectif des musulmans de France (proche de Tariq Ramadan) lorsqu’ils prétendent militer contre toutes les formes de discrimination, en particulier l’antisémitisme. (…) J’ai aussi dénoncé l’entrisme des islamistes dans ce parti [les Verts] ainsi que l’implication de nombreux responsables des Verts dans le mouvement des Indigènes de la République. (…) L’islam est par essence impérialiste."
"Il existe des musulmans laïcs mais l’expression «islam laïque» n’a pas de sens. La liberté de critique est une des caractéristiques importantes de la laïcité. Islam signifie soumission. Coran signifie récitation. La façon dont l’arabe est enseigné dans les écoles coraniques est significative : les enfants musulmans y apprennent d’abord à réciter par coeur les sons arabes du coran, sans comprendre ce que cela signifie. Puis ensuite les enfants musulmans apprennent à écrire par coeur les caractères arabes correspondant à ces sons arabes toujours sans rien comprendre. Ensuite ils apprennent l’inverse : prononcer des sons arabes à partir de phrases écrites tirées du coran, toujours sans rien comprendre. Il n’y a rien à comprendre, il faut faire, c’est tout : ce qui compte c’est de se familiariser et s’imprégner des mots de Dieu par des sons et par la graphie du son des mots prononcés par Dieu."
Lech Kaczynski à Paris (2)
Dans un entretien publié vendredi dans Le Figaro, Lech Kaczynski, estime que la façon de penser du président français (‘nous vous recevons au sein de l’Union européenne, donc vous devez obéir’), "cela ne marche pas". "Je n’admets pas qu’on m’oblige à me comporter d’une certaine façon parce que mon pays vient tout juste d’être admis au sein de l’UE (…) Mais puisque le président Chirac m’a invité en France et que nous ne nous connaissons pas encore, je dois évidemment le rencontrer".
Interrogé sur le projet de traité constitutionnel, Kaczynski assure que "ce traité n’a pratiquement aucune chance d’être ratifié en Pologne, ni par référendum, ni par voie parlementaire". "Nous sommes partisans d’élaborer un nouveau texte pour mettre de l’ordre. En tous cas, il faut qu’il prenne en compte la réalité, c’est-à-dire les différences entre les pays membres de l’Union tant en ce qui concerne les niveaux de développement que les traditions et les attentes". Pour lui, "ce qui intéresse les Polonais, c’est ce qui adviendra de la Pologne et non pas l’avenir de l’ensemble de l’Union. C’est la même chose en France". "On s’intéresse à ce que dit Jacques Chirac, pas aux déclarations de M. Barroso". Du bon sens.
