Hitler et Staline étaient-ils possédés ?
Le Daily Mail de Londres cite une interview du Père Gabriele Amorth, exorciste du diocèse de Rome : le prêtre y affirme que Pie XII avait tenté un exorcisme à distance sur Hitler, mais sans succès. Il explique : "Il est très rare que […] tenter un exorcisme à distance fonctionne. […] Une des conditions-clefs est d’être présent en face de la personne possédée, qui doit aussi être consentante et volontaire."
Mais l’exorciste n’a aucun doute sur la réalité de cette possession :
"Je suis convaincu que les nazis étaient tous possédés. Il n’y a qu’à penser à ce que Hitler – et Staline – ont fait. Ils étaient presque certainement possédés par le Démon.
"Cela se voit dans leur comportement et leurs actions, par les horreurs qu’ils ont commises et les atrocités commises sous leurs ordres."
Rappelons cette phrase éloquente (et signée) de Hitler : le "pire coup qui ait jamais frappé l’humanité, ça a été l’arrivée du christianisme."
Henri Védas (Via Bafweb)
Add. : Certains lecteurs demandent la référence de la citation de Hitler; elle vient de la transcription d’une conversation privée de Hitler en 1941 (la plupart de ses conversations étaient enregistrées pour la postérité). Dans une autre, il qualifiait le christianisme "d’invention diabolique." Source.
Un invité de marque pour le 50e anniversaire du Traité de Rome
Le Président du Parlement allemand, le démocrate chrétien Norbert Lammert, a invité le Pape Benoît XVI à prononcer un discours sur les principes spirituels du processus de l’union politique en Europe l’année prochaine, pour les cinquante ans du Traité de Rome (texte). Le Président du Parlement allemand est dans l’attente de l’acceptation et de la confirmation du Pape.
L’Allemagne présidera l’UE pendant la première moitié de de 2007, et le Traité de Rome a été signé le 25 mars 1957 par les représentants de la Belgique, de la France, de la République fédérale d’Allemagne (RFA), de l’Italie, du Luxembourg et des Pays-Bas établissant la Communauté économique européenne (CEE) et la Communauté européenne de l’énergie atomique (CEEA ou Euratom).
Pie XII avait alors estimé que le traité de Rome est «l’événement politique le plus important et le plus significatif de l’histoire de la Ville éternelle». Pie XII y voyait «un pas vers la réalisation de l’Ordre Chrétien»… (Journal du Vatican, 27 mars 1957).
Extraits du discours de Bruno Mégret
…lors de la clôture de l’université d’été du MNR :
"On sait maintenant quelle sera la question clef de la prochaine présidentielle. […] Sera-ce la sécurité des personnes ? Non ! La montée de l’islam ? Certainement pas ! La mondialisation économique ? Pas du tout ! Le chômage ? Même pas ! Non, ce sera le mariage des homosexuels et l’adoption des enfants par les couples gays.
Voilà la question majeure, fondamentale, essentielle. Les homosexuels ont-ils le droit de se marier ? […] Cette question – à laquelle nous donnons d’ailleurs une réponse claire et négative – est une question dérisoire qui ne correspond à la préoccupation de personne ou presque et qui montre, là encore, combien la classe politico-médiatique ignore l’essentiel."
Sur "l’union des patriotes" :
"Notre projet est en train de devenir majoritaire et la classe politicienne est discréditée. Pour que le basculement se produise, il faut simplement pouvoir proposer aux Français une force nouvelle et crédible capable d’incarner nos valeurs et de porter notre projet. Pour l’instant ce n’est pas le FN, trop usé par son histoire passée, qui peut constituer cette force. Ce n’est pas non plus Villiers qui apparaît comme un opportuniste roulant pour le système. Hélas aujourd’hui ce n’est pas non plus le MNR encore trop boycotté par les médias. En revanche, cette force pourrait venir d’un rassemblement, d’une union de toutes ces composantes pour en faire non pas un ensemble hétéroclite d’intérêts électoraux, mais une dynamique nouvelle et puissante en réponse aux aspirations des Français. L’Union patriotique peut en effet changer la donne et permettre demain ce qui était impossible hier. Je voudrais donc saluer l’initiative de Jean-Marie Le Pen qui a lancé un appel en ce sens. Nous avons eu avec lui de très graves différends et nombre d’entre eux subsistent encore. Mais le moment est venu de les mettre de côté et de les dépasser dans l’intérêt supérieur de notre pays."
Elections américaines en novembre
Le mardi 7 novembre auront lieu aux Etats-Unis des élections "de mi-mandat" ("Midterm", au milieu du mandat du Président) : outre des scrutins locaux (référendums, gouverneurs…) les Américains renouvelleront un tiers de leur chambre haute (le Sénat, 100 membres élus pour 6 ans, l’instance la plus puissante) et l’ensemble de leur chambre basse (la Chambre des Représentants, 435 membres votants, élus pour 2 ans).
L’enjeu pour les Républicains est de conserver ces deux chambres malgré l’impopularité du Président. Un de leurs derniers atouts est la fidélité de l’électorat pro-vie, dont la mobilisation pourra être décisive car le taux de participation sera certainement faible.
Parmi ces centaines de scrutins, trois paraissent emblématiques pour les pro-vie et les pro-famille :
Dakota du Sud : référendum sur l’abolition de l’avortement
En début d’année, l’Etat avait adopté la loi pro-vie la plus forte du pays – mais les pro-avortement ont réuni 38.000 signatures (sur une population de 700.000, c’est beaucoup), imposant un référendum sur son maintien.
Les sondages ne sont pas très bons : le "non" serait en tête, 47% à 39 (avec 14% d’indécis). Mais la campagne pro-vie "Vote Yes" commence tout juste à batailler…
Ohio : un candidat de conviction au poste de gouverneur
Le candidat Républicain Kenneth Blackwell, ancien maire de Cincinatti, est l’un des conservateurs noirs les plus en vue du pays. Lors d’un référendum sur le "mariage" entre personnes de même sexe en 2004, il a été l’un des principaux animateurs de la campagne pro-famille; pro-vie fervent, il a notamment défendu dans les médias le droit à la vie de Terri Schiavo (Paradoxe : il est franc-maçon… si seulement les nôtres étaient comme lui !)
Mais ici aussi, les sondages sont mauvais : Blackwell aurait 10 à 20 points de retard sur son adversaire Démocrate.
Pennsylvanie : le sénateur le plus pro-vie est menacé
Le Républicain Rick Santorum est catholique (pour la petite histoire : il va à la messe en latin, et est chevalier de l’Ordre de Malte). C’est sans doute le membre le plus pro-famille et pro-vie du Sénat – à tel point qu’il est devenu une cible privilégiée des lobbies pro-avortement. Les sondages lui donnent 7 points de retard sur son adversaire Démocrate.
Cas particulier : ce Démocrate est également pro-vie. Mais s’il gagne, il pourrait donner la majorité au Sénat à son parti, qui est pro-avortement.
Trois combats plutôt mal engagés, donc – mais que nous suivrons avec intérêt, en espérant de bonnes surprises.
Quelle morale pour Sarkozy ?
Henri nous avait rapporté la formule choc de Sarkozy "l’ordre public, pas l’ordre moral". Dans un entretien accordé au Figaro à paraître demain, il affirme, à propos de l’engagement de la France au Liban :
"Il n’y a pas de politique étrangère sans morale".
Faudrait savoir. Et encore :
"Le renoncement et le cynisme ne sauraient être la marque de notre politique étrangère".
Mais pourquoi doivent-ils être la marque de notre politique nationale ?
Hommages au Père Marie-Dominique Philippe
… rappelé à Dieu samedi dernier :
- Sur Liberté Politique;
- Sur Vox Galliae;
- Dans France catholique (ici et ici).
Extrait du message de condoléances du Saint Père :
Sa Sainteté rend grâce pour la vie du père Marie-Dominique, entièrement donnée au Seigneur et à ses frères, enracinée dans la méditation de la Parole de Dieu, dans la recherche et dans la contemplation passionnée de la vérité.
Puisse son témoignage donner à tous ceux qu’il a guidés l’élan nécessaire afin que l’Évangile du Christ soit toujours annoncé, accueilli et vécu !
Sarkozy responsable du fait peu divers de Sallanches
Des gendarmes ont ouvert le feu à Sallanches, en Haute-Savoie, pour arrêter un suspect qui roulait à vive allure vers la salle où se trouvait Dominique de Villepin. L’homme avait forcé trois barrages depuis samedi dernier dans la région au volant d’une voiture volée, avant d’être finalement interpellé mardi. Le suspect a été "très légèrement blessé" et placé en garde à vue. "Ca n’a rien à voir avec le Premier ministre", a insisté un porte-parole des gendarmes.
Il serait tombé par hasard sur le dispositif mis en place pour la venue du Premier ministre au Conseil national de la montagne à Sallanches. Un témoin rapporte :
"Le Premier ministre participait au colloque et nous étions à l’extérieur. C’est à ce moment-là qu’une voiture s’est dirigée à très grande allure vers un barrage de gendarmes. La voiture avançait à tombeau ouvert, les gendarmes ont mis la main à l’arme. A ce moment-là, il y a eu un coup de frein, un demi-tour et les gendarmes ont tiré trois coups de feu".
Selon le maire de Sallanches, Georges Morand, il s’agit de Chérif Bouchelaleg, qui avait bénéficié des dispositions prises par le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy pour assouplir la double peine, qui veut que l’on expulse un condamné étranger à l’issue de sa peine purgée en France. Le ministre avait dit avoir changé d’avis après avoir pris connaissance du cas de cet Algérien de 32 ans, près de 6 enfants (8 selon Europe 1) et vivant en France depuis l’âge de 11 ans.
Un communiqué du FN dénonce cette conséquence de la politique de Sarkozy.
La CFDT dans la ligne du Medef
Aussi démocrate que le Medef, François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, a écrit mardi au PS, à l’UDF, au PC, aux Verts et à l’UMP pour leur proposer prochainement une rencontre afin de leur présenter notamment "les orientations et débats" issus du dernier congrès du syndicat qui s’est tenu à Grenoble du 12 au 16 juin dernier.
Et tant pis pour vous si vous vous sentez proche d’un quelconque autre parti politique.
Barroso, la Turquie (dans l’UE) et la démocratie
Invité de l’université d’été du MEDEF, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso s’est prononcé pour une adhésion de la Turquie à l’Union européenne, qui permettrait selon lui d’éviter d"‘importer de l’instabilité" en Europe. Il a même dressé un parallèle entre la situation au Liban et les négociations d’adhésion d’Ankara à l’UE :
"Les développements que nous connaissons au Moyen-Orient, peut-être, vont nous rendre attentifs à l’importance stratégique majeure [sic] que d’avoir une Turquie qui est un grand pays à majorité musulmane et un pays qui fait des progrès remarquables sur le plan de la réforme démocratique [resic] et économique. Nous allons poursuivre dans ce sens".
Vous n’êtes pas d’accord qu’il faille "poursuivre" dans ce sens ? Pas de problème :
"Il est évident que nous ne pouvons faire l’élargissement que s’il y a l’appui démocratique de notre opinion publique. Il y aura un débat (pour) convaincre d’exporter la stabilité au lieu d’importer l’instabilité dans cette région".
Ceux qui croyaient qu’un débat servait à confronter deux idées contradictoires sauront également apprécier l’idée que se fait de la démocratie le président Barroso :
"dire non à la Turquie serait je crois (…) décourager tous ceux et toutes celles, et j’insiste bien toutes celles car je parle des femmes, qui en Turquie veulent une Turquie moderne, européenne et pleinement démocratique".
L’UE pourrait décider d’intégrer la Chine aussi pour ne pas "décourager" les pauvres chinois encore victimes du goulag… et la Corée du nord ensuite. Mais Barroso a surtout regretté "que le projet de constitution ait été refusé". C’est vraiment triste une démocratie où l’on peut s’exprimer. Le Medef a résolu le problème, lui.
FSSPX-Vatican : « aucun progrès »
Une année après sa rencontre avec le Pape Benoît XVI, le chef de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, Mgr Bernard Fellay, a dit qu’il n’y avait eu aucun progrès substantiel sur la réconciliation avec le Vatican. Selon lui, après que les termes d’un accord possible aient été discutés par des cardinaux et des fonctionnaires de la Curie Romaine lors des réunions le printemps dernier "il n’y a eu aucun développement" sur la question. Le 24 août, il a dit :
"Je pense que le pape voudrait probablement que les choses aillent plus vite, et il fait face probablement à beaucoup d’opposition des cardinaux, de l’intérieur". "Jusqu’à aujourd’hui, rien ne s’est fait dans aucune direction".
Néanmoins optimiste, Mgr Fellay -réélu supérieur de la Fraternité en juillet dernier pour 12 ans- a dit qu’il a été convaincu que Benoît XVI était "capable d’écouter ce que nous avons dit" et que les demandes de la société (notamment la libéralisation de la messe tridentine) n’étaient pas "au niveau de l’impossible." Selon lui, il y aura de nouveaux contacts avec le Vatican et plus de discussion à l’avenir, mais il a prévu que la réconciliation prendrait un bon moment, peut-être des années.
La France au Liban : les forces
250 soldats du 2è Régiment étranger du Génie sont arrivés dimanche à Beyrouth. Ils seront rejoints par un bataillon de 900 militaires et composé de chars Leclerc, d’artillerie lourde et d’infanterie mécanisée à la mi-septembre. Le ministère de la Défense a précisé que ces unités appartiennent principalement à la 2e Brigade blindée d’Orléans.
Attendu avant le 15 septembre, il sera constitué d’un état-major, de 2 compagnies d’infanterie mécanisée AMX 10P du Régiment de marche du Tchad de Noyon, d’un escadron de chars Leclerc du 6-12e Régiment de cuirassiers d’Olivet, d’un groupe d’artillerie sol-sol AUF1 du 1er Régiment d’artillerie de marine de Laon, d’une section de défense anti-aérienne sol-air très courte portée (SATCP), d’un radar Cobra de la Brigade d’artillerie de Haguenau et d’une unité de soutien logistique.
La date d’envoi du second bataillon français n’a pas encore été fixée, a précisé le ministère.
Schülerkreis sur « Création et évolution » : spéculations sur les intentions du Pape
"Le Pape s’apprête à faire sienne la théorie du dessein intelligent", titre le Guardian, en faisant référence au symposium privé que nous évoquions la semaine dernière. Ce titre est bien plus péremptoire que l’article, qui reste spéculatif :
Un anti-évolutionniste de premier plan, le chercheur catholique Dominique Tassot, a déclaré […] que la rencontre de cette semaine avait pour but de "considérer le débat dans un cadre plus large. Même si [le Pape] sait où il veut aller, et je pense qu’il le sait, cela prendra du temps. Aujourd’hui, la plupart des intellectuels catholiques sont convaincus que l’évolution est manifestement vraie parce que la plupart des scientifiques le disent.
Certaines distinctions semblent manquer à l’article, toutefois :
- Darwinisme et évolution ne sont pas synonymes. Tout le monde reconnaît un certain degré d’évolution à l’intérieur des espèces, mais la thèse darwinienne est que cette évolution peut conduire d’une espèce à une autre espèce.
- Critique de l’évolution darwinienne et adhésion au "dessein intelligent" ne sont pas non plus synonymes.
Merkel pour une identité chrétienne de l’Europe ?
La chancelière allemande s’est rendue à la résidence pontificale hier où elle a rencontré Benoît XVI. Lors d’une rencontre avec la presse à l’issue de la rencontre, Angela Merkel a révélé avoir évoqué avec le pape la liberté religieuse et le rôle de l’Europe.
La chancelière, qui est fille de pasteur, a confié à propos de l’Europe :
«Je suis d’avis que nous avons besoin d’une «identité européenne» sous la forme d’un «contrat» de constitution et, selon moi, ce contrat devrait être lié au christianisme et à Dieu, parce que le christianisme a formé l’Europe de façon décisive».
Epinay-sur-Seine : zone urbaine sensible
Cet article du Figaro nous plonge dans le quotidien de la police de cette ville de banlieue. Ville où Jean-Claude Irvoa, un père de famille de 56 ans venu photographier un lampadaire posé là par sa société, a été tué à coups de poings, le 27 octobre dernier, sous les yeux de sa fille et de sa femme, infirmière, qui n’a pu le ranimer. Au commissariat de police, on se désole qu’:
"Aujourd’hui encore, la rumeur court dans les cités que ses agresseurs l’avaient pris pour un policier en civil, comme pour mieux justifier l’inacceptable".
En 2 heures de contrôle routier dans ces rues, il n’est pas rare de devoir passer les menottes à 5 ou 6 personnes, recherchées par la justice. Dans le même temps, un contrôle à la sortie de la gare RER peut se solder par une trentaine d’arrestations d’étrangers en situation irrégulière. «Parfois, on est obligé de lever le pied, confie un policier, sinon on ne saurait plus quoi en faire.» Des voitures brûlées ? «On en enlève comme ça 10 à 15 par jour, non assurées ou volées pour des braquages, des rodéos. Et le flux ne s’interrompt pas». La drogue ? "Un après-midi, mes hommes ont pu compter 57 teneurs de mur [dealers] au pied d’un seul immeuble, juste pour assurer le trafic".
Mais l’impuissance de la police est flagrante :
"On peut toujours arrêter 50 délinquants d’un coup, le lendemain, ils nous tomberont dessus à 200. La répression seule ne suffit plus tant ils sont nombreux."
Le président Tchèque contre l’Europe politique
Le projet de ressusciter la Constitution européenne "est un effort totalement futile qui n’a pour but que d’accélérer l’unification politique de l’Europe – une ambition inutile, déraisonnable et utopique" selon Vaclav Klaus :
"[Même un texte amélioré] ne résoudrait pas le dilemme européen, à savoir le degré souhaitable d’unification. Or, personne ne pose le débat en ces termes. Le projet de Constitution ne sert pas à définir les compétences propres à Bruxelles ou à limiter son pouvoir, ce qui serait le propre d’une véritable Constitution, mais à ouvrir la porte à un processus permanent d’homogénéisation.
L’Europe politique n’est pas une nécessité, mais une erreur intellectuelle. Cette notion est certes un élément clé de l’idéologie européiste : l’intervention de l’Etat servirait en quelque sorte de correctif civilisateur de l’anarchie du marché. C’est ce qui sert à justifier un système paternaliste improductif, surréglementé, démotivant et excessivement redistributionniste. Les européistes ne réalisent pas que dans la plupart des cas, les défaillances de l’Etat s’avèrent beaucoup plus vastes et dangereuses que les défaillances présumées du marché.
Je me considère […] comme un euroréaliste, confronté à des eurofanatiques ou des euronaïvistes. Je me rattache au modèle libéral de l’intégration européenne, celui qui se fonde sur l’abolition des barrières nationales à l’activité humaine et sur la concurrence institutionnelle entre les Etats, à l’opposé d’un modèle d’unification par le haut, orchestré par les autorités de l’UE, qui vise un nivellement de tous les aspects de la vie. Ce second modèle est, hélas, celui qui prévaut depuis le milieu des années 1980."
Michel Janva (via Bafweb)
Les écoles musulmanes clandestines
… se multiplient en France. "Presque 50 000 enfants suivent des cours d’arabe ou de religion dans des structures dont nous ne savons pratiquement rien", explique-t-on au ministère de l’Intérieur.
Imbroglio sur l’apprentissage de la lecture
Le Figaro fait état de la fronde des instituteurs contre le ministre de l’éducation nationale à propos des méthodes globales et semi-globales que ce dernier souhaiterait supprimer. Comme nous l’avions écrit en juillet, le docteur Ghislaine Wettstein-Badour n’est pas de cet avis. En effet, l’arrêté signé le 24 mars 2006 par le ministre déclare exactement l’inverse :
"«Pour ce faire (déchiffrer), on utilise deux types d’approches complémentaires : analyse de mots entiers en unités plus petites référées à des connaissances déjà acquises, synthèse à partir de leurs constituants, de syllabes ou de mots réels ou inventés». Cette phrase [de l’arrêté], d’une part, décrit parfaitement les méthodes globales ou apparentées utilisées actuellement qu’elle pérennise donc, mais, d’autre part, elle interdit les méthodes alphabétiques. En effet, celles-ci partent de l’apprentissage des graphèmes pour les combiner entre eux et jamais des mots entiers ; elles ne peuvent donc pas répondre à cette exigence de complémentarité et sont donc exclues des approches citées dans cet arrêté qui a force de loi."
C’est pourquoi, dans un entretien au Figaro, le docteur Wettstein-Badour estime que le ministre a été très mal informé et que les instituteurs ne vont pas changer leurs méthodes d’apprentissage de la lecture. Dans une lettre ouverte aux parents elle juge que :
"Cette situation ubuesque va mettre les parents au cœur d’une désinformation massive. Elle est savamment orchestrée et vous en serez victime dès le début de septembre. Les différents protagonistes de cette lamentable situation se recrutent à plusieurs niveaux. Au premier rang d’entre eux vient le ministre qui a adressé aux maîtres, ainsi qu’à tous les députés et sénateurs, une «brochure publicitaire grand public» qui devrait être également remise aux parents lors des réunions de classes de rentrée et dans laquelle il affirme que les méthodes qu’il appelle «syllabiques» seront proposées dès cette année aux élèves de CP. Curieusement, – se serait-il aperçu de son erreur ? – il a omis, dans ce document, de faire référence à la phrase-clé de son arrêté qui réduit à rien son initiative. […] En second lieu, les chercheurs en pédagogie ont, dès décembre 2005, multiplié les interventions pour déclarer haut et fort que les pédagogies actuelles, rebaptisées «intégratives» pour leur donner une apparence de nouveauté et bannir le mot «semi-global», sont celles qui conviennent le mieux aux besoins de l’ensemble des enfants. […] Enfin, les éditeurs, directement tributaires des choix des pédagogues, lorsqu’ils présentent sur leur site Internet leurs méthodes d’apprentissage de la lecture commencent leur exposé par ces mots : «cette méthode n’est pas globale». Pourtant, il suffit de consulter ces ouvrages pour constater qu’ils répondent à tous les critères des «méthodes globales ou apparentées»."
Mexique : la droite toujours en tête
Le recomptage partiel des bulletins de l’élection présidentielle mexicaine n’effacera pas l’avance du candidat de la droite, a annoncé hier le tribunal électoral. Le Tribunal fédéral électoral mexicain a annoncé que les 375 contestations officielles du scrutin ont mené à l’annulation d’un total de plus de 230000 bulletins. Cependant, l’avance de Calderon sur son rival de gauche -240000 votes ou à peine 0,6% des voix- n’était réduite que de 4000 votes.
De son côté, le candidat de gauche, Andres Manuel Lopez Obrador, qui conteste le résultat, a déclaré devant ses partisans qu’il ne reconnaîtrait jamais la victoire de Calderon ni aucun gouvernement formé par lui, les appelant à décider de la marche à suivre : la formation d’un gouvernement parallèle ou une campagne nationale de manifestations.
Les juges n’ont en revanche annoncé aucun gagnant de l’élection du 2 juillet dernier. Les sept juges devront déclarer un vainqueur ou annuler le scrutin avant la date butoir du 6 septembre.
Des musulmans français moins radicalisés ?
L’influente Foreign Affairs (la revue du Council on Foreign Relations) consacre un article à "la France et ses musulmans", et dresse un tableau assez idyllique.
[L]es sociologues français s’accordent sur le fait que l’intégration des musulmans dans la société française se passe plutôt bien. La plupart des musulmans en France – qui sont citoyens français à hauteur de la moitié ou des deux tiers, estime-t-on – ont adopté les normes culturelles françaises; ils adhèrent de manière enthousiaste aux valeurs républicaines, y compris la "laïcité" (le sécularisme agressif officiel de l’Etat français). Ils ont tendance à voter plutôt moins souvent et plutôt plus à gauche que la plupart de la population française, mais ce sont des variables socio-économiques, et non religieuses, qui expliquent les différences.
Il y a dans tout cela plus de faux que de vrai, bien sûr – si l’auteur a pris ses sources chez les "sociologues français", cela n’a rien d’étonnant.
Mais il reste vrai qu’étude après étude montre que les musulmans français sont proportionnellement moins radicaux que ceux des pays européens voisins – à commencer par le Royaume-Uni, qui a vraiment de quoi s’inquiéter. La dernière de ces études fait l’objet d’un titre triomphal du Monde : "Les musulmans français sont plus tolérants que leurs voisins européens".
Les chiffres de cette étude sont plutôt encourageants, et peuvent indiquer que l’assimilation des personnes serait possible, à condition que les pouvoirs publics ne travaillent pas au contraire à renforcer l’Islam radical.
Mais on doit lire ces chiffres en gardant à l’esprit que la France compte deux et trois fois plus de musulmans, en proportion, que l’Allemagne et le Royaume-Uni respectivement. Quand 16% "seulement" des musulmans en France approuvent les attentats suicide, cela équivaut, en masse de radicaux, à 50% au Royaume-Uni.
Arabisation de la France
Un symptôme dans la publicité (cliquez sur l’image pour l’agrandir).
MJ (merci à TLC)
L’avenir (sombre) des journaux quotidiens
The Economist de cette semaine a consacré un article, et sa une ("Qui a tué le quotidien ?"), au dilemme devant lequel se trouvent les journaux : s’ils ne fournissent pas de contenu sur le web, ils sont voués à disparaître faute de lecteurs; et s’ils en fournissent, ils attirent des lecteurs sur leur site, mais ces visites sont peu rentables.
Le gros problème, c’est que les lecteurs en ligne ne rapportent pas du tout les mêmes recettes que les lecteurs d’une édition ‘papier’. […] Un lecteur consultera moins de pages en ligne qu’ils ne lira de pages d’un journal imprimé, ce qui rend les éditions en ligne moins prisées des publicitaires. […] [Un consultant spécialisé] a récemment estimé que les journaux ont besoin de 20 à 100 lecteurs en ligne pour remplacer un seul lecteur de l’édition ‘papier’. De nombreux patrons de journaux considèrent que cette estimation est trop pessimiste : un quotidien britannique, par exemple, considère qu’un lecteur ‘papier’ en vaut dix en ligne. Mais même ce chiffre est un ratio effrayant.
La pression financière, et la demande des lecteurs, pousse à consacrer de moins en moins d’efforts à l’information nationale et internationale.
La couverture de l’actualité nationale et internationale est de toute manière un produit souvent presque impossible à distinguer d’un quotidien à un autre. Cette impression est exacerbée par le fait que les journaux essayent d’économiser de l’argent en réduisant le nombre de reporters et en reproduisant les articles d’agences telles que Reuters.
Le retour de Juppé
Le successeur (et futur prédécesseur ?) d’Alain Juppé à l’Hôtel de ville de Bordeaux, le député-maire UMP Hugues Martin, a annoncé la démission collective et unanime de son équipe, entraînant ainsi une élection municipale anticipée. Celle-ci ouvre la voie au retour sur la scène politique locale d’Alain Juppé après son exil québécois.
Les électeurs approuveront-ils ce stratagème ?
Incertitude autour de l’ouverture d’un lycée musulman en France
"Tout me pousse à faire jouer le principe de précaution. La présence très proche du poste de détente d’une conduite de gaz m’inquiète beaucoup. Il s’agit d’une soupape qui permet de relâcher du gaz lorsque la pression est trop forte. Cela se sent parfois aux alentours, mais ce n’est pas le souci. Ce qui me préoccupe, c’est l’état lamentable du grillage de protection. Il est rouillé, troué. En passant à quatre pattes, il est facile d’accéder au poste de gaz, comme de jeter quelque chose par-dessus. Je me pose réellement la question du risque pour les élèves. Par ailleurs, il est notoire que le sol est pollué, la nappe phréatique aussi. Les responsables du lycée ont fait pratiquer des analyses, mais de l’air ambiant seulement. C’est ce que la loi leur imposait."
La démocratie selon le MEDEF
Le MEDEF tiendra sa 8è université d’été de mardi à jeudi à Jouy-en-Josas (Yvelines), un rendez-vous marqué par la présence, comme invité d’honneur, du président de la Commission européenne José Manuel Barroso et de plusieurs candidats -déclarés ou potentiels- à l’élection présidentielle de 2007. En cette année de campagne électorale pour 2007, Laurence Parisot avait précisé en juillet dernier que l’organisation patronale invitait "tous les candidats ‘directs’ ou ‘indirects’, hormis les extrêmes". Exit Jean-Marie Le Pen.
François Bayrou sera présent tout comme Nicolas Sarkozy. François Hollande pourrait également s’y rendre, mais sa réponse était toujours attendue lundi. Parmi les autres personnalités présentes, on compte le ministre délégué au Budget Jean-François Copé, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, la député des Yvelines Christine Boutin ou encore le député européen Daniel Cohn-Bendit.
Dernière précision, le thème de l’université est cette année : "Concilier l’inconciliable". Voilà qui laisse songeur : visiblement, le patronat et le projet de politique économique de la droite nationale sont plus qu’inconciliables…
Liban : division chiite ?
L’attitude scandaleuse du Hezbollah semble avoir créé un ressentiment à son égard, y compris ches les Libanais chiites. Le mufti chiite de Tyr et de Jabal Amel, Ali el-Amine, a ouvertement critiqué le Hezbollah, soulignant notamment que le directoire du parti avait mal estimé les données internationales lorsqu’il a pris la décision d’enlever les deux soldats israéliens. Dans un entretien accordé à la LBC (chaîne créée par les Forces Libanaises), el-Amine a déclaré qu’
"il n’est pas concevable, sous le couvert de l’unité des rangs et de la solidarité, d’occulter le débat sur les résultats et les causes [de la guerre] et sur la part de responsabilité dans cette guerre. [La population] réclamera des comptes de plus en plus et se posera des questions sur ce qu’il est advenu de la cause, de sorte que des changements se produiront".
"Que le Hezbollah ait provoqué ce conflit ou qu’il y ait été entraîné, le résultat est le même : les gens n’étaient pas préparés à cette guerre. Nous n’étions préparé ni au niveau des abris ni au niveau des moyens de subsistance les plus élémentaires. Les Israéliens bénéficiaient d’abris luxueux alors que nous, nous étions à l’air libre. Lorsque l’on veut se lancer dans une telle guerre, il faut s’y préparer sur tous les plans."
L’uléma chiite a réfuté la thèse de la «victoire» entretenue par le Hezbollah :
"Nous avons tenu bon, nous avons fait face à l’agression et les combattants ont résisté avec courage, mais on ne peut pas parler de victoire. Il n’est pas honteux de dire que nous n’avons pas remporté de victoire. Les pertes que nous avons subies sont de loin supérieures à celles qu’a subies l’ennemi. […] Nous espérons que les derniers événements auront contribué à dégager une conception nouvelle de la relation [du Hezbollah avec l’Iran]. Tous les slogans dans la banlieue sud et dans les régions du Sud mettent en évidence une allégeance envers le guide Khamenei. Il s’agit d’un lien organique entre maître et soumis. Mais nous espérons que l’Iran se laissera convaincre que les chiites dans chaque pays ont leur spécificité nationale et que ses relations avec eux devront passer par l’État et non par un parti ou un individu."
Le mufti a contesté le choix du Hezbollah de ne se référer qu’au guide suprême de la révolution iranienne, choix qui lui implique de s’en remettre à l’Iran pour toute décision d’ordre stratégique. En somme, le mufli chiite, souhaite que les chiites libanais se rallient au projet d’un Liban multiconfessionnel et indépendant de toute ingérence, y compris iranienne. Vision utopique ? Si c’est un chiite qui le demande…
Une politique qui ne cache pas ses convictions
…aux Etats-Unis.
L’ancienne secrétaire d’Etat de Floride Katherine Harris a condamné catégoriquement la séparation de l’Eglise et de l’Etat affirmant que Dieu n’avait pas l’intention que les Etats-Unis soient "une nation soumise aux lois séculières". Elue du Congrès de Floride, Mme Harris cherche à se faire élire sénatrice des Etats-Unis en novembre prochain.
Interrogée par le Florida Baptist Witness, un hebdomadaire de l’Eglise baptiste, Mme Harris a estimé que la séparation de l’Eglise et de l’Etat était "un mensonge que l’on nous a dit" pour maintenir les personnes ayant la foi hors du champ politique :
"Si vous n’élisez pas des chrétiens, alors, par essence, les lois votées seront les lois du péché".
Mme Harris a affirmé que ses croyances religieuses "animaient" tout ce qu’elle faisait, y compris ses votes au Congrès de Floride.
Michel Janva (à lire aussi dans Présent daté de demain)
« L’ordre public, pas l’ordre moral »
C’était le titre d’une tribune de "sarkozystes de gauche", attaquant Ségolène Royal dans le Figaro de vendredi dernier.
La formule était de Nicolas Sarkozy lui-même, dans une interview de 2003 – ce à quoi Bernard Antony avait répondu : "Pas d’ordre moral ? Alors je ne donne pas cher de votre ordre public !"
Aveu d’irresponsabilité du Hezbollah
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé hier sur la chaîne de télévision libanaise NTV qu’il n’aurait pas donné l’ordre de capturer deux soldats israéliens s’il avait su que l’opération allait conduire à 34 jours de guerre :
"Nous n’aurions absolument pas mené cette opération si nous avions su qu’elle allait mener à une guerre d’une telle ampleur. La direction du Hezbollah n’a jamais pensé un seul instant que la capture des soldats israéliens allait provoquer une guerre d’une telle ampleur car ce genre de guerre n’est jamais arrivé dans l’histoire. […] Il n’y aura pas de nouveau round entre Israël et le Hezbollah, c’est l’ennemi qui agite cette menace pour faire pression sur le Liban et obtenir le déploiement de la Finul dans les aéroports, les ports et aux frontières avec la Syrie".
Si c’est vraiment le cas, alors le Hezbollah, en plus d’être terroriste, est parfaitement irresponsable, entraînant le Liban tout entier dans la souffrance.
Les jésuites forment de jeunes cathos à la politique
Le principe de "La politique, une bonne nouvelle" paraît bon : rassembler quelques dizaines de jeunes engagés, venant d’horizons différents (article de La Croix), pour réfléchir à l’engagement politique des catholiques.
La mise en oeuvre est beaucoup plus douteuse : devinez qui a été invité pour témoigner devant ces jeunes ?
– Réponse a) : les députés pro-famille Jean-Marc Nesme (UMP), Christine Boutin (UMP-FRS) et Véronique Besse (MPF) et le député européen pro-famille Bruno Gollnisch (FN).
– Réponse b) : Brice Hortefeux, collaborateur du président (pro-avortement) de l’UMP et Jean-Louis Bianco, collaborateur de l’ancien président de la République (pro-avortement) François Mitterand.
Réponse ici.
« Retrouvailles » FN-MNR ?
Le Figaro annonce une rencontre fin septembre.





