Diocèse de Paris : campagne pour le catéchisme
Le diocèse de Paris recrute en cette rentrée par voie d’affiches.
Le Figaro éclaire le style, inhabituel, de la campagne (cliquer sur l’affiche pour l’agrandir) :
"Le public privilégié reste les enfants. «Mais, aujourd’hui, entre le violon, le foot, les jeux vidéo, il n’est pas évident de caser le caté, constate l’archevêque de Paris. Il faut que les parents l’envisagent comme un élément utile à l’éducation de leurs enfants.» Depuis 2002, les diocèses franciliens ont investi dans la communication. Cette année, avec un budget de 200 000 euros, la campagne vise les familles qui ne vont pas spontanément à l’Église. Selon son concepteur, elle mise sur «la soif spirituelle et la capacité d’émerveillement des enfants». Autrement dit : remplacer les énigmes de Harry Potter par celles que pose le Christ.
"On estime qu’un enfant sur trois en France se rend au catéchisme. Avec 100 000 enfants inscrits en Ile-de-France, les diocèses se targuent d’avoir arrêté l’érosion."
L’adresse dominicale de Benoît XVI
Le Pape a renouvelé son appel à la sauvegarde de l’environnement.
Il a en outre annoncé que la Journée mondiale pour la Paix du 1er janvier prochain aura pour thème : "la personne humaine au coeur de la paix".
Alliot-Marie rend hommage au gendarme Clin
On se souvient de ce gendarme tué en février par une moto effectuant une course illicite en Guadeloupe. Le motard avait visiblement percuté volontairement le gendarme qui lui demandait de s’arrêter, lequel avait agonisé devant une quarantaine de Guadeloupéens hilares.
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Le ministre de la défense Michèle Alliot-Marie a entamé hier sa première visite dans les départements d’outre-mer. Aujourd’hui, à Saint-Martin, elle a rendu hommage au gendarme Raphaël Clin, mort le 12 février dernier lors de l’exercice de ses fonctions. |
Le père Marie-Dominique Philippe, RIP
Le père Marie-Dominique Philippe, o.p., fondateur de la Communauté Saint-Jean, s’est éteint paisiblement le matin du samedi 26 août 2006 au prieuré de Saint Jodard (Loire). Il y était soigné depuis son accident vasculaire cérébral du 20 juillet. Il allait avoir 94 ans le 8 septembre. Geagea s’en prend au Hezbollah et à la Syrie
Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a réclamé vendredi dans un entretien télévisé, davantage de «clarté» et de «courage» dans la position du Hezbollah à l’égard de la résolution 1701 du Conseil de sécurité :
"Ce qui se passe à l’heure actuelle n’encourage personne à reconstruire sa maison, parce que tout le monde craint qu’il n’y ait de nouvelles destructions dans un mois ou deux ou dans un an ou deux. Il faut maintenant davantage de clarté et de courage pour que la stabilité revienne comme le veulent les Libanais".
Interrogé sur la décision du Conseil des ministres de s’abstenir de déployer la Finul sur la frontière libano-syrienne, Geagea a estimé que cette décision était «naturelle» :
"C’est au ministère de la Défense de décider en fonction de ses besoins et ce dont il a besoin à l’heure actuelle, c’est d’une assistance technique. L’essentiel est que les ordres soient clairs pour contrôler les frontières de manière totale. Le statu quo d’avant le 12 juillet doit être modifié. Il est du droit du peuple libanais de jouir de la sécurité, de la stabilité et de la souveraineté et tout cela ne pourrait se produire si les frontières ne sont pas bien contrôlées".
À la question de savoir si ce contrôle devrait englober les armes destinées au Hezbollah, à côté de celles destinées aux Palestiniens, le chef des FL a répondu :
"La résolution 1701 est très claire à ce propos. Elle englobe les armes qui étaient envoyées aux organisations palestiniennes, aux alliés de la Syrie et aussi au Hezbollah."
Répliquant aux dernières déclarations du président syrien Bachar el-Assad, qui a considéré que le déploiement de forces internationales sur la frontière libano-syrienne constituerait un acte d’hostilité de la part du Liban, Geagea a souligné que «c’est le régime syrien qui fait preuve d’hostilité de façon répétée» à l’égard du Liban.
"Sans ce comportement syrien, on n’aurait pas eu besoin de contrôler les frontières. Ce besoin a été créé par le fait que la frontière est utilisée pour faire introduire des armes illégalement et de façon inacceptable. C’est pourquoi les propos du président syrien sont déplacés. [Le refus des Syriens est] motivé par deux raisons : la première est qu’ils ne veulent pas que les frontières soient sous contrôle afin que le Liban demeure un théâtre de conflits et la seconde et la plus importante est que la présence de forces internationales donnerait aux frontières libano-syriennes un caractère officiel, et cela les Syriens n’en veulent pas depuis longtemps".
Mort de soldats français
Deux militaires français des forces spéciales ont été tués vendredi au cours d’un engagement armé avec des talibans. Les 2 victimes, un caporal chef de l’armée de l’air et un premier maître de la marine, sont tombés dans une embuscade dans l’est du pays. 2 sous-officiers de l’armée de l’air ont été blessés.
L’embuscade tendue par les rebelles talibans s’est produite dans la province orientale de Laghman à environ 38 kilomètres au sud-est de la capitale provinciale, Mihtarlam. La patrouille française a été victime d’un attentat à la bombe avant d’être prise sous le feu d’un groupe de talibans.
7 soldats français ont été tués en Afghanistan depuis le mois de septembre 2005.
Pour revenir, Jospin défend le lobby gay
Lionel Jospin a indiqué samedi qu’il était désormais favorable au mariage et à l’adoption par les couples de même sexe, après s’y être déclaré personnellement opposé en mai 2004. A l’époque, j’ai "exprimé une position (…) dans un débat qui commençait" :
"Depuis, le parti auquel j’appartiens a décidé d’en débattre, en a discuté, a pris une position et est favorable au mariage entre hommes ou femmes de même sexe et à l’adoption par des homosexuels. Cette position est la mienne". "Ca n’a jamais été pour moi un problème personnel, ça ne m’a jamais posé de problème particulier. Simplement il se trouve qu’à un moment dans un débat j’ai dit ce que je pensais".
"Le débat a eu lieu" sur cette question "et il faudra le traduire de façon législative".
Il avait dit aussi qu’il se retirait de la politique… mais les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…
Pas de quartier d’été pour le FN
Le FN devait tenir son université d’été dans une semaine près d’Arles et le parti y avait retenu un hôtel – en versant par avance l’intégralité du prix demandé, précise-t-on dans l’entourage de Jean-Marie Le Pen –, mais la direction de l’hôtel a récemment fait part au mouvement de son impossibilité de l’accueillir. Impossibilité que Jean-Marie Le Pen attribue à une pression des élus de la ville. L’hôtelier de son côté avait invoqué un problème de gestion et d’informatique et avait affirmé avoir proposé une solution de rechange au Front national, lequel dément. Bruno Gollnisch a déclaré vendredi que son parti poursuivrait l’hôtel devant la justice pour obtenir des dommages et intérêts. L’université des élus aura donc lieu finalement à Avignon, où le FN vient de trouver un nouveau lieu d’accueil.
Faire la guerre à Dieu n’a pas d’avenir
«Jacobinisme, nazisme et communisme n’ont pas réussi à effacer Dieu, et le Christ est la plus grande révolution de l’Histoire» soutient Rosa Alberoni, écrivain et professeur de sociologie à l’Institut universitaire libre de Milan. Elle a ainsi résumé le contenu de son dernier ouvrage "Cacciata di Cristo" (L’expulsion du Christ), Rizzoli, présenté le 20 août dernier lors du XXVIIème Meeting de Rimini pour l’Amitié entre les peuples.
"L’histoire a largement démontré que faire la guerre à Dieu pour l’extirper des cœurs des hommes conduit l’humanité effrayée et appauvrie à effectuer des choix qui n’ont pas d’avenir. […] L’illuminisme, le nazisme et le communisme ont cherché à éliminer Dieu, nier le Christ, légitimer la dictature, effacer les individus et diffuser le paganisme".
Selon Rosa Alberoni, la Révolution française a été «une guerre déchaînée contre le christianisme, qui a trouvé son apogée avec l’abolition de la datation chrétienne» :
"le jacobinisme, le marxisme et le nazisme ont mené une guerre contre le christianisme non seulement comme instruments de cultures, mais avec la guillotine, les exécutions sommaires, les camps de concentration et d’extermination".
Elle a analysé la grande révolution que représente le Christ dans l’histoire, et combien «le message chrétien est fondamental pour affronter les défis comme ceux de l’islam ou de la Chine, qui se trouvent à nos frontières, et le scientisme athée, au sein même de celles-ci» :
"Le christianisme est l’unique religion ou Dieu revêt un aspect concret, il se fait homme pour parler aux hommes, et il est le Père de frères libres même de se rebeller contre Lui. […] Dans l’islam, en revanche, Allah ne se présente pas comme un père. Pour les musulmans, le Notre Père est une injure, le libre arbitre n’est pas reconnu, et tous, des animaux aux hommes, et même la main de l’homme qui tue, sont un pur instrument du pouvoir d’Allah".
Elle a expliqué que l’attaque contre la conception de la famille à travers la légalisation du divorce et l’avortement, faisait partie de cette destruction, et a montré la tentation scientiste de se substituer à Dieu à travers les techniques de manipulations génétiques des embryons.
Intox sur les cellules souches (2)
Même les médias traditionnels commencent à se rendre compte de la manipulation que nous évoquions ce matin : le Washington Post d’aujourd’hui consacre un article à l’affaire.
La manipulation portait non sur l’article de Nature rapportant les travaux, mais sur les communiqués de la revue scientifique et de la société qui a mené les recherches. Les communiqués laissaient entendre que la société était parvenue à créer des lignées de cellules souches embryonnaires sans détruire l’embryon d’origine – ce qui était faux. Toute la presse, qui a lu les communiqués mais pas l’article complet, est tombée dans le panneau.
La presse française, qui a fait tant de cas de la "percée", publiera-t-elle des rectificatifs ?
Henri Védas (via NRO)
La chasse aux réacs est-elle ouverte ?
Un adolescent de 14 ans a tué son père parce que ce dernier, sexagénaire et veuf depuis deux mois, menaçait de brûler sa Play Station. Le comble de la barbarie ? Non, le comble de la barbarie, c’est la réaction des voisins, telle que mise en scène par un journaliste du Monde en tout cas (via Vox Galliae):
- "Cet enfant n’avait jamais le droit de sortir […]. Même pendant la canicule, il est resté à débroussailler le jardin. Il était aux ordres de son père." (un bon voisin)
- L’enfant "jouait avec les autres enfants uniquement quand le père s’absentait". (le bon maire, qui ajoute que la famille vivait cloîtrée et ne participait jamais à la vie du village.)
- "La mort de ce type, c’est un soulagement pour nous tous" (un autre sympathique voisin – il paraît que le chien de la victime aboyait la nuit.)
- "Beaucoup ont pleuré pour Eric mais pas pour son père", (le fils d’un voisin)
- Certains s’irritaient des "idées, proches de l’extrême droite" de la victime, rapporte Le Monde.
Seule la cousine de la victime ose prendre sa défense : il "n’était pas un tyran […]. Il était strict et ne voulait pas que ses enfants traînent. C’était un fervent catholique."
Pire : ce catholique "faisait vivre sa famille un demi-siècle en arrière" d’après l’avocat de l’adolescent. Ce qui méritait bien, apparemment, la peine de mort…
Resquiescat in pace
Un footballeur sanctionné pour avoir fait un signe de croix : l’Eglise en Ecosse proteste
L’affaire s’est déroulée en février : le gardien de but polonais d’une équipe de foot de Glasgow (les Celtics, traditionnellement catholique) avait fait un signe de croix, entraînant la colère de supporters anti-catholiques des Rangers (équipe traditionnellement protestante).
La justice vient de prendre le parti de l’intolérance anti-catholique : le joueur fait l’objet d’un avertissement formel, inscrit à son casier judiciaire.
Le porte-parole des évêques d’Ecosse a protesté :
"Il est extrêmement regrettable que l’Ecosse semble se ranger parmi les rares pays du monde où faire ce signe simplement religieux est considéré comme une infraction."
Le geste a été condamné parce qu’offensant pour les anti-catholiques – ce qui revient à donner une prime à l’intolérance. Imagine-t-on de sanctionner Ribéry pour ses prières rituelles, parce qu’il aurait offensé des supporters qui ne supportent pas l’Islam ?
Le « zapping mental »
… comme obstacle à la Foi : une réflexion de Patrice de Plunkett.
Cellules souches embryonnaires : encore une intox
Cette semaine, la presse s’est fait l’écho d’une prétendue percée éthique dans la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Radio Vatican résume :
La revue britannique Nature révèle que des scientifiques américains ont réussi à prélever une seule cellule sur des embryons humains composés de huit à dix cellules pour produire deux lignées de cellules souches embryonnaires, sans provoquer la mort des embryons utilisés.
Toute la presse a relayé l’information :
- "Des cellules souches embryonnaires humaines qui épargnent l’embryon" (Le Figaro)
- "Des cellules souches qui épargnent l’embryon" (Libération)
- "Des cellules souches embryonnaires ‘éthiquement correct’ " (Nouvel Obs/ Sciences et Avenir)
Dès jeudi, Lahire rapportait les réserves du Conseil Pontifical pour la Vie sur l’expérience décrite (audio ici), et le responsable bioéthique de la Conférence des évêques des Etats-Unis a déclaré que l’expérience "ne résolvait pas le dilemme éthique", notamment parce que l’inocuité de la procédure sur l’embryon n’était pas établie.
Mais on apprend maintenant que l’expérience n’a jamais eu lieu telle que décrite dans la presse. Le Prof. Robert P. George, membre du conseil bioéthique du Président des Etats-Unis, rapporte:
D’abord, l’étude n’a pas consisté dans le retrait d’une cellule d’un embryon qu’on a ensuite laissé se développer. Au lieu de celà, les chercheurs on désagrégé 16 embryons vivants, les tuant tous, et ont prélevé une moyenne de six cellules de chaque. Ces 91 cellules embryonnaires ont ensuite été placées les unes à côté des autres dans des récipients et ont été mises en culture. Certaines ont donné naissance à de nouvelles cellules, tandis que d’autres sont mortes, et les chercheurs ont réussi à créer deux lignées de cellules souches embryonnaires à partir des cellules qui se sont divisées. En d’autres termes, l’expérience ne prouve en rien ce qu’affirme dans la presse Advanced Cell Technology (la société qui a mené les expériences) : qu’une seule cellule prélevée à partir d’un embryon dans les premiers stades peut, mis en culture de manière isolée, produire une lignée de cellules souches embryonnaires.
Cet épisode semble donc être une nouvelle intox – dans un domaine qui les multiplier (ici, ici – et ici et ici les précédents épisodes annonçant les "cellules souches embryonnaires éthiques").
Pour la National Review, l’écho médiatique trompeur donné à cet épisode a été délibérément suscité par l’appareil publicitaire de la firme Advanced Cell Technology, tristement célèbre pour ses travaux sur le clonage.
ACT ne paraît en rien motivée par un souci "éthique", mais par celui de bénéficier d’aides fédérales – ce que le Dr Lanza, responsable de la recherche, reconnaît ici. Or ces aides lui sont fermées pour des projets détruisant des embryons, grâce au veto de Bush. La National Review note ainsi que "le but d’ACT semble être de trouver un pauvre prétexte" pour contourner cette restriction.
Cette annonce de "percée éthique" est donc une fausse alerte. Mais sans l’engagement pro-vie de Bush, les laboratoires ne chercheraient même pas des méthodes éthiquement acceptables – qu’un jour ils pourraient même trouver.
C’est la rentrée pro-vie
Le Blog pour la Vie reprend ses activités – pour une année qui s’annonce chargée :
- Dès la rentrée : la marche de prière de Renaissance catholique à Paris le samedi 14 octobre.
- Le samedi 18 novembre : les 20 ans de SOS Tout-Petits, marqués par des réunions de prière à travers la France.
- Et bien sûr le grand rendez-vous unitaire, à noter sur les agendas : la Marche pour la Vie du 21 janvier 2007, à Paris. Pour participer en amont au succès de ce rendez-vous, contactez les Volontaires pour la Vie.
Concours de légendes de photo : nous avons un gagnant !

Hier soir, nous avions invité nos lecteurs à légender cette photo. Nous avons reçu plusieurs dizaines de réponses : merci à tous les participants ! Notre sélection (arbitraire) des six meilleurs est ci-dessous…

- 6ème : "Un tramway nommé Désirs d’Avenir ?" (Meringue)
- 5ème : "Te fatigues pas, je crois qu’il faudra attendre que le photographe soit parti avant qu’elle nous remarque." (SH)
- 4ème : "La femme est l’avenir d’Alstom" (BB)
- 3ème : "Eh, Marcel, ça fait un quart d’heure. Si dans cinq minutes elle n’a toujours pas bougé, j’appelle le toubib." (LMC)
- 2ème : "Alors c’est promis, Ma’me Royal, vous voterez bien Le Pen comme nous ?" (JM)
- 1er : "Alstom en difficulté. Ségolène se retrouve en otage, sous la menace d’un dossier explosif." (BB)
Prix spécial du jury (que n’apprécieront que les fans d’Achille Talon) : "La sémillante Virgule de Guillemets attendant son bouillant Achille en compagnie de simples musculaires" (JBS).
Félicitations donc à BB, qui classe deux entrées dans le "top 6". Et bravo à tous les participants – nous renouvellerons l’expérience !
Les « sarkozystes de gauche » attaquent bêtement Ségolène Royal
Le club "La Diagonale" prétend incarner cette sous-famille – famille pas très active ni suivie, à en juger par son blog (qui est d’ailleurs un "Skyblog").
Dans sa page "opinions" d’aujourd’hui, Le Figaro offre à ce club une tribune pour attaquer Ségolène Royal : elle est subtilement accusée d’être dans la tradition du collaborationniste d’origine SFIO Marcel Déat, et d’avoir un programme "blairo-pétainiste", inspiré de l’ "ordre moral" (que les auteurs croient apparemment être la doctrine de la Révolution nationale)…
Parmi les signataires : Patrick Rajoelina, fondateur de La Diagonale, ancien rocardien, a été haut fonctionnaire au Ministère de l’Intérieur; et Philippe Sauvannet, ancien responsable PS, qui s’est dit attiré par les positions de Sarkozy sur «la double peine, la discrimination positive, la place des femmes, l’ouverture sur les droits des homosexuels».
On imagine qu’après des attaques aussi maladroites, la proportion des lecteurs du Figaro qui envisagent de voter Royal n’a pu qu’augmenter.
Squat de Cachan : souvenirs
Valeurs actuelles exhume un reportage qu’il avait réalisé sur le sujet il y a deux ans.
Les Ivoiriens et les Maliens représentent l’immense majorité des habitants. « Il y a 80 % environ d’Ivoiriens et de Maliens, 15 % de Maghrébins et 5 % de Français », témoigne Pierre Derouche, directeur de cabinet du préfet du Val-de-Marne. La moitié sont des clandestins, 30 % sont en situation régulière et 20 % en attente de régularisation.
On mesure l’inanité du débat médiatique qui a accompagné l’expulsion des squatteurs, où les Français ont été sommés de choisir leur camp entre les partisans du droit des immigrés illégaux à être relogés ("droite") et ceux du du droit à squatter ("gauche").
Seules voix discordantes :
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"Ce que l’on fait pour ces immigrés, aucune administration et aucun gouvernement ne l’a fait pour les Français" (Guillaume Peltier, MPF)
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"Les centaines de clandestins de Cachan comme d’autres avant eux, vont être en priorité relogés dans des hôtels ou des logements sociaux, aux frais des contribuables français qui n’en peuvent plus d’assumer la politique d’immigration ruineuse du gouvernement UMP." (Louis Aliot, FN)
Guerre juste : débat sur George Weigel
Liberté politique offrait la semaine dernière une synthèse de la thèse un peu iconoclaste de cet influent intellectuel catholique américain.
Aujourd’hui, le débat se poursuit, grâce à une érudite contribution d’Olivier Noël, qui précise le contexte (néoconservateur) de cette thèse et en esquisse des critiques. L’auteur avait d’ailleurs livré la trame de son article aux lecteurs du SB en commentaire de ce post – en avant-première !
Tout en notant des contradictions entre Weigel et le Magistère, Olivier Noël conclut :
Weigel a […] le mérite d’entretenir un débat essentiel (" Qu’est qu’une guerre juste aujourd’hui ?") dont on se dispense trop de ce côté-ci de l’Atlantique. Pour nous, une guerre juste, c’est souvent "pas de guerre du tout".
Au travail, amis lecteurs !
Une première sur ce blog : nous vous proposons de participer à un concours de légendes pour la photo ci-dessous. Les légendes les plus cocasses (sans verser dans la grivoiserie) seront publiées dans un post demain soir. Envoyez vos idées ici. Il n’y aura rien a gagner, fors la gloire.

Le Salon Beige
Jacqueries politiquement incorrectes
La gauche a le quasi-monopole des "actions de force", souvent impunies : syndicats, Act-Up, "faucheurs volontaires", anti-CPE, Ras l’Front etc…
Mais, sans leur attribuer trop d’importance, ni chercher à tout prix à les relier entre eux, on peut noter trois épisodes d’action collective "politiquement incorrecte" ces derniers jours.
- L’action anti-Greenpeace des thoniers de Marseille, qui "envoi[en]t les provocateurs se faire voir ailleurs" dixit Daoudal.
- La révolte de passagers d’un avion Malaga-Manchester, qui ont obligé deux passagers moyen-orientaux à quitter l’appareil parce qu’ils les soupçonnaient d’être des terroristes.
- La grève des conducteurs de bus de Saint-Priest contre l’afflux de Roms sur leurs lignes (Novopress, et sur Europe 1 ce matin).
Aucun de ces trois événements n’est très réjouissant. Les passagers du Malaga-Manchester ont commis une vraie injustice, puisque ceux qu’ils ont accusés étaient innocents.
Mais de telles actions pourraient se multiplier et s’aggraver dans les années qui viennent, si les braves gens continuent d’avoir le sentiment que l’Etat, paralysé par le "politiquement correct", ne les protège plus.
SIDA : le discrédit de la Conférence de Toronto
Le Conservateur cite le Ministre de la Santé canadien : pour lui, la conférence de la semaine dernière était tellement politisée qu’elle devenait "un endroit où toute discussion rationnelle est impossible" – comme l’a constaté Bill Gates.
L’uniforme à l’école publique
Un enseignant de Courbevoie plaide pour :
L’uniforme est beaucoup plus qu’une apparence, c’est une appartenance fièrement portée à un pays. Un même pays. Que l’on soit du quartier latin, du Vésinet, de Bobigny, de Nanterre ou de la campagne – que l’on soit d’origine maghrébine, africaine ou autres. Que l’on soit pauvre, modeste ou riche (soif de justice sociale, « révolutionnaire », à l’origine de la création de l’uniforme) – en allant à l’école, on est avant tout, une Française et un Français comme les autres. […]
La seule différence dans l’uniforme est immédiate et belle : filles et garçons. Sans provocation, mais fièrement affichée. Même les cités en seront égayées. Fini les filles en jupe qui passent pour des putes. La jupe redevient un signe de féminité et, en plus, de sérieux scolaire. Il n’est rien de plus beau et joyeux qu’une entrée ou sortie de collège qui distingue dans le style et les vêtements, les garçons et les filles.
Le CNI (parti associé à l’UMP) s’enthousiasme pour cette idée.
Les pays accueillant l’immigration
Cette carte, à l’aspect un peu surprenant, veut montrer les pays selon leur solde migratoire net – si j’ai bien compris, le nombre de personnes qui, dans un pays, sont nées dans un autre pays, moins les mouvements en sens inverse (source; les chiffres sont ceux de la Banque Mondiale, 2005). N’apparaissent donc que les pays qui ont un solde positif, avec une taille proportionnelle au solde en chiffres absolus.

Ce qui saute aux yeux, c’est la faible taille de l’Espagne et en Italie : les vagues spectaculaires de clandestins (cf le post ci-dessous) ne font apparemment que passer.
Yves Daoudal sur le « déferlement migratoire »
Le journaliste commente les événements dramatiques de ces derniers jours :
Le week-end dernier, plus de 1 200 clandestins africains ont débarqué aux Canaries, en cinq embarcations. Depuis le début de l’année, ce sont 17 000 Africains qui ont débarqué sur ces îles espagnoles. Le précédent record était de 9 900 clandestins pour toute l’année 2002. Lundi, un bateau de pêche espagnol sauvait 172 clandestins entassés dans un bateau qui coulait, au large de la Mauritanie. Ceux-là ont été débarqués à Nouakchott.
Près de l’île italienne de Lampedusa, entre la Sicile, la Tunisie et la Libye, ont eu lieu dans le même temps deux naufrages d’embarcations de clandestins. 80 personnes ont été secourues, sur 150 selon les rescapés. […] Selon le ministère italien de l’Intérieur, 178 embarcations, avec 10 414 personnes à bord, sont arrivées au cours des sept premiers mois de l’année, contre 6 901 durant la même période de l’année dernière.
Le gouvernement italien veut " éliminer une bonne fois pour toutes les organisations criminelles qui mettent quotidiennement en danger tant de vies dans la traversée de la Méditerranée ". C’est parler pour ne rien dire, car tant qu’il y aura des candidats à l’émigration il y aura des passeurs.
[…] Pour tarir le flot, il faut arrêter de le susciter : il faut couper les pompes aspirantes. Toutes les pompes aspirantes. Et renvoyer dans leurs pays tous les clandestins. Humainement, mais sans faiblesse.
Dans le même temps, il faut instaurer un véritable politique de co-développement avec les pays d’origine. La tâche n’est certes pas aisée. Car cela ne consiste pas à déverser de l’argent qui va dans les poches de fonctionnaires corrompus. Mais si l’on ne montre pas concrètement, par des mesures dissuasives et incitatives, que les candidats à l’immigration ont un véritable intérêt à rester chez eux, aucun discours ni aucune " exigence " ne mettra un frein au déferlement.
« Présent » subit une nouvelle injustice
Depuis 1986, vos impôts et les miens financent une aide de l’Etat (7 millions d’euros, au total) aux "quotidiens nationaux à faibles ressources publicitaires". La Croix et L’Humanité en bénéficient, Présent, non.
Le tribunal administratif vient de rejeter un recours du quotidien catholique (Présent, bien sûr, pas La Croix !), et lui inflige une amende de 1500 euros pour "recours abusif" afin de le dissuader d’en présenter de nouveaux. Présent bénéficiait pourtant de cette aide jusqu’en 1996 (ici, descendre).
Le motif du refus est particulièrement édifiant : l’aide ne peut être accordée qu’à des quotidiens vendus entre 0,90 et 1,30 euro, alors que le prix de vente de Présent en kiosque est de 1,50 euro. Le quotidien a plaidé, sans succès, que son prix de vente moyen (kiosque et abonnements) est de 1,25 euro.
La situation est digne de Kafka : pour bénéficier d’une aide, Présent doit baisser son prix; et Présent ne pourrait baisser son prix sans être aidé.
Prenons cette absurdité par un autre bout : le déficit de L’Humanité est d’environ 20 centimes par exemplaire vendu, subventions incluses (grâce à la complaisance de grandes entreprises capitalistes, le journal se permet des pertes annuelles de 3 millions d’euros pour 50.000 exemplaires vendus… faites le calcul). S’il pouvait se permettre la même perte au numéro, Présent entrerait dans les conditions…
PS : On ironisait jadis à propos de l’Humanité : il serait toujours plus cher que la Pravda, à cause des frais de traduction…
Le Wall Street Journal au secours du Brussels Journal
L’administration belge semble utiliser tous les prétextes pour inquiéter le blogueur belge anglophone Paul Belien, qui tient le Brussels Journal, plusieurs fois évoqué ici.
Dans le Wall Street Journal d’aujourd’hui, un éditorial évoque cette persécution sournoise. Il raconte d’abord les suites d’un post où Belien avait appelé à la légalisation de la possession d’armes d’autodéfense.
Deux semaines après la parution de l’article, M. Belien a reçu une lettre du Centre pour l’Egalité des Chances et l’Opposition au Racisme, une institution mandatée par le gouvernement […]. L’article de M. Belien, d’après le CEOOR, constituait une "incitation à la violence"; on le sommait de le retirer de son blog, sous peine de poursuites par l’Etat. Il a obéi. Dans l’intervalle, il rapporte qu’il a reçu des mels avec des photos de corps carbonisés et la légende "Voici ce qui va t’arriver."
Depuis, M. Belien a été interrogé par la police pour avoir scolarisé ses enfants à domicile [affaire évoquée ici] […]. Une partie du problème de M. Belien est, certainement, que sa femme est député au Parlement pour le Vlaams Belang. Mais quel que soit l’engagement politique de Mme Belien, lui n’est pas membre du parti, et rien sur le Brussels Journal ne suggère que c’est un organe partisan. Son crime principal semble plutôt être qu’il a dévoilé à un public anglophone les charmes les moins connus de l’Etat belge.
Les lecteurs qui voudraient se rassurer en pensant qu’ "il n’y a pas de fumée sans feu" et que si M. Belien est inquiété, c’est qu’il l’a sûrement un peu mérité, peuvent aller constater d’eux-mêmes la très bonne tenue du Brussels Journal. L’éditorial n’évoque par ailleurs qu’une partie des tracas faits à ce blogueur.
La sympathie du Wall Street Journal pour M. Belien est certainement due en partie à l’atlantisme de ce dernier. Mais le fait que le reste du monde commence à s’intéresser à l’évolution inquiétante de la liberté d’expression en Europe est une excellente nouvelle pour tous, atlantistes ou non.
Squat de Cachan : ingérence ivoirienne
Plutôt que de s’excuser du comportement illégal de ses compatriotes, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France a eu le toupet de critiquer la France pour son traitement des clandestins venus de son pays. Cela vous hérisse ? Bernard Antony aussi, qui le dit vertement dans ce communiqué.






