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Preuves historiques de l’existence de Jésus-Christ

Cette question fait l’objet d’un procès en Italie. Cascioli, ex-séminariste et apostat, auteur du livre Christ, une fable a lancé il y a 3 ans une procédure juridique contre le Père Righi qui a osé dénoncer l’erreur de cet ouvrage. Le juge, qui dans un premier temps avait refusé d’instruire le procès, a vu la Cour d’Appel casser sa décision et demander au Père Righi de comparaître sous l’accusation d’"abus de crédulité populaire". Les affirmations de Cascioli se retrouvent relayées dans plusieurs de ses ouvrages sur l’athéisme et sur ses sites Internet. Il conteste l’évidence de la vie et de la mort de Jésus au premier siècle en Palestine, affirmant qu’aucun écrit sérieux relate sa vie à part les évangiles. Il déclare dès lors, que le christianisme n’a aucune base historique.

Usurpation d’identité et abus de crédulité populaire sont les deux chefs d’accusation considérés comme délits par le Code Pénal Italien, pour lesquels Père Righi se voit accusé. Cascioli affirme que toutes les preuves de l’existence de Jésus proviennent des auteurs bibliques qui ont vécu après la vie d’un hypothétique Jésus et de ce fait ne peuvent êtres considérés comme des témoins crédibles et de confiance. Afin de faire le jour sur cette affaire vieille de 2000 ans, une expertise a été demandée qui pourra déterminer si la figure de Jésus-Christ est réelle et vraiment historique.

Cette expertise existe pourtant déjà. On pourra se référer à cette étude ou à celle-ci (faite par des évangélistes), qui montrent que les historiens du 1er siècle (Thallus, Josèphe, Suétone, Tacite, etc.), le Talmud attestent de l’existence historique de Jésus, à tel point que nous avons plus de preuves historiques de l’existence de Jésus-Christ que de celle de Jules César (à ce titre, les manuscrits du Nouveau Testament ont plus d’authenticité historique que La Guerre des Gaules…).

Bref, 2000 ans après, le procès de ce prêtre italien n’est que le procès de Jésus-Christ Lui-même.

Michel Janva

La France en cessation de paiement en 2010

Jean Roux (commissaire aux comptes) a publié en octobre La grande braderie du patrimoine public des Français, décrivant la gigantesque ”Opération Publique d’Achat” au profit des grandes sociétés multinationales et des fonds de pensions américains. La dépossession porte sur 500 Mds€ d’actifs : grandes sociétés nationales, transports aériens et ferroviaires, aéroports et réseaux autoroutiers, bâtiments publics, foncier domanial, patrimoine historique et artistique, musées nationaux, stock d’or de la Banque de France…

Il prévoit que la France sera en cessation de paiement en 2010 ! Après avoir décrit l’évolution des paramètres clés, qui, en dix ans (1989-1999), ont conduit l’Argentine à la cessation de paiement, l’auteur étudie l’évolution de ces mêmes paramètres pour la France et annonce le risque d’une faillite en chaîne des budgets publics à l’horizon 2010 : Etat, caisses de protection sociale et de retraites, collectivités locales !

MJ

Filières espagnoles de recrutement des kamikazes

Avec l’Europe de Schengen, il faut constamment avoir à l’esprit qu’il n’y a plus de frontières intra-européennes. Or, 17 personnes suspectées d’avoir participé au recrutement d’islamistes pour mener des attentats en Irak, en Tchétchénie ou au Cachemire ont été interpellées cette nuit dans les régions de Madrid, de Barcelone et au Pays basque.

L’enquête policière se concentre sur une mosquée de Malaga, dans le sud de l’Espagne qui, selon les autorités, est fréquentée par des islamistes. Parmi les personnes interpellées figure l’imam d’une mosquée et l’un des suspects pourrait être impliqué dans un attentat contre une base de la police militaire italienne dans le sud de l’Irak (attentat mené par des kamikazes, qui avait causé la mort de 18 Italiens et de 9 Irakiens, en novembre 2003). Déjà, en décembre, 16 personnes soupçonnées de recrutement d’islamistes ont été arrêtées en Espagne, et deux autres se sont rendues.

Michel Janva

Schüssel : “le processus de ratification doit continuer”

Le chancelier autrichien a fait une nouvelle déclaration plaidant pour une réanimation du processus de ratification de la Constitution de l’UE. Bizarrement, le compte-rendu de cette conférence de presse sur le site de la présidence autrichienne ne reprend pas ces propos de Schüssel.

Un blog de Libération confirme d’ailleurs cette discrétion des Autrichiens quant à leurs projets, au détour d’un commentaire sur une déclaration, à l’origine "off", du ministre autrichien des affaires étrangères :

La phrase qui tue : « le processus constitutionnel est recouvert d’une épaisse couche de neige et attend le printemps. Nous avons maintenant besoin d’un changement climatique », ce qui laisse entendre que les Autrichiens vont tout faire pour relancer la Constitution européenne même s’ils refusent de le dire officiellement.

Henri Védas

L’Opus Dei : au-delà des mythes

SinseL’association pieuse Opus Dei subit calomnie sur calomnie, culminant avec le portrait qu’en fait Dan Brown dans le Da Vinci Code : celui d’une organisation criminelle, repaire d’assassins fanatiques. On a peine à imaginer une autre organisation qui supporterait avec autant de stoïcisme ce genre de campagnes.

Un journaliste américain, John Allen, a mené une contre-enquête, et en a fait un livre : "l’Opus Dei, un regard objectif, par-delà les mythes, sur la réalité de la force la plus controversée de l’Église catholique". L’auteur est interviewé sur Catholique.org :

Le but de cet ouvrage est d’être le plus objectif possible sur un sujet qui ne s’y prête pas si facilement. Mon idée a été de séparer les faits de la fiction, et de fournir au lecteur les clés pour un débat rationnel, basé sur les faits et sur la réalité, et non pas sur des mythes ou des stéréotypes.

Mais cet auteur est-il un "fan" de l’Opus Dei, proposant une pseudo-enquête qui serait en fait un plaidoyer ? Pas du tout : il est journaliste au National Catholic Reporter, le plus "à gauche" des quatre principaux hebdomadaires catholiques américains, et ne cache pas certaines critiques vis-à-vis de l’organisation :

La discussion légitime doit prendre en compte certains aspects de la culture interne et de la vie pratique de l’Opus Dei […].

[Certains membres de l’Opus Dei] ne sont pas contents car ils estiment que je me suis surtout centré sur les controverses.

Ces préventions ne donnent que plus de valeurs aux mises au point du journaliste :

[L]’Opus Dei n’est pas aussi puissant que certains mythes ne voudraient faire croire. […]

Je respecte l’Opus Dei et je n’en ai pas peur. Au contraire, j’en suis arrivé à admirer la plupart des personnes que j’ai trouvées, et leur compagnie m’a semblé hautement stimulante et agréable.

Le site d’Opus Dei rend d’ailleurs hommage à l’honnêteté de la méthode de John Allen.

Henri Védas

Etats-Unis : l’émouvant adieu d’un mineur

Bafweb reproduit le dernier papier qu’a pu griffoner un des douze mineurs morts la semaine dernière dans une explosion en sous-sol en Virginie Occidentale. Loin de tout voyeurisme, c’est un émouvant témoignage de foi  :

"Dis à tous que je les retrouverai de l’autre côté JR. Je t’aime. Ca n’a pas fait mal, je me suis juste endormi"

Henri Védas

Mitterrand, le devoir de mémoire

Canonisé par les socialistes, voire par la République (à quand le Panthéon ?), Mitterrand serait, selon un sondage, le meilleur président de la Vè République. Le devoir de mémoire s’impose. N’évoquons que quelques affaires s’étant déroulées sous ses septennats :

le dossier Boucheron à Angoulême, celui de Gérard Colé (conseiller de Mitterrand à l’Elysée) dans la gestion de la Française des Jeux, les trafics divers et planétaires de Jeanny Lorgeoux, le maire de Romorantin et ex-député PS du Loir-et-Cher, les exploits d’Emmanuelli dans Urba et les rackets du PS, les exploits de Roland Dumas et Jacques Pihlan (ex-compère de Colé à l’Elysée) dans l’Association pour le référendum (été 1984) et dans Elf, la vente d’UTA à Air France, la reprise d’Yves Saint-Laurent (Pierre Bergé) par Elf-Aquitaine juste, les écoutes téléphoniques supervisées à l’Elysée, par le PDG d’Elf, Gilles Ménage. Il faut aussi rappeler le dossier Orta, du nom de ce dévoué militant socialiste devenu promoteur de camps de vacances dans le Sud-Ouest et laissant une ardoise de 300 MF en 1988, ni la fameuse affaire Pechiney et les escroqueries, dont la bien nommée Vibrachoc, de Roger-Patrice Pelat.

Dans cette longue liste, il faut aussi se souvenir de l’affaire Greenpeace, des Irlandais de Vincennes, de l’affaire Luchaire, des frasques de Jean-Christophe Mitterrand et de sa cellule africaine, des commissions touchées en 1993 pour la vente d’un Falcon 900 à la Namibie, des exploits de Guy Ligier et du fameux circuit de Magny-Cours. Mitterrand est celui qui a nommé Bernard Tapie ministre, repris de justice, condamné déjà plusieurs fois depuis les années 1970. Il est impliqué dans l’affaire du «suicidé» François de Grossouvre, son conseiller et ami de l’Elysée. Mitterrand c’est aussi l’appartement du 11, quai Branly payé avec l’argent des contribuables pour sa maîtresse, Anne Pingeot.

Les valeurs de la République…

Michel Janva

Une année sous le signe de la vérité

Ce matin, le Saint-Père a reçu en audience les membres du Corps diplomatique auprès du Saint-Siège pour les traditionnels vœux pour le nouvel an. Quelques extraits de son discours : "Je voudrais, à la manière d’un encouragement fraternel, proposer quelques réflexions, que je dégage en quelques simples énoncés".

"La première : l’engagement pour la vérité est l’âme de la justice. Celui qui est engagé pour la vérité ne peut pas ne pas refuser la loi du plus fort, qui vit de mensonge et qui, au niveau national et international, a tant de fois émaillé de tragédies l’histoire des hommes". A ce sujet, le terrorisme est un danger, terrorisme dont les causes "sont nombreuses et complexes, (…) idéologiques et politiques, mêlées à des conceptions religieuses aberrantes. (…) Aucune circonstance ne peut justifier cette activité criminelle, qui couvre d’infamie celui qui l’accomplit et qui est d’autant plus blâmable qu’elle se pare du bouclier d’une religion, rabaissant ainsi au niveau de son aveuglement et de sa perversion morale la pure vérité de Dieu".

"La deuxième réflexion (..) : l’engagement pour la vérité donne fondement et vigueur au droit à la liberté. La vérité peut seulement être atteinte dans la liberté. Cela vaut pour toutes les vérités, comme il ressort de l’histoire des sciences ; mais cela est vrai de manière éminente pour les vérités dans lesquelles est en jeu l’homme lui-même en tant que tel, les vérités de l’esprit : celles qui concernent le bien et le mal, les grandes finalités et perspectives de vie, la relation à Dieu". "A tous les responsables de la vie des Nations, je voudrais dire : si vous ne craignez pas la vérité, vous ne devez pas craindre la liberté. ".

"La troisième réflexion : l’engagement pour la vérité ouvre la voie au pardon et à la réconciliation. (…) La demande de pardon et le don du pardon (…) sont des éléments indispensables pour la paix. Je ne peux pas ne pas rappeler les paroles éclairantes de Jean-Paul II : "Il n’y a pas de paix sans justice, il n’y a pas de justice sans pardon".

"La paix (…) n’est pas seulement le silence des armes ; bien plus, elle est une paix qui favorise la formation de nouveaux dynamismes dans les relations internationales, dynamismes qui, à leur tour, se transforment en facteurs de maintien de la paix elle-même. Et ils ne sont tels que s’ils répondent à la vérité de l’homme et de sa dignité". Commentant une phrase de saint Augustin "La Vérité a germé de la terre : le Christ, qui a dit : Je suis la Vérité, est né de la Vierge", le Pape a conclu : "C’est de cette vérité que l’Eglise vit toujours ; et c’est de cette vérité qu’elle est illuminée et qu’elle se réjouit tout particulièrement en ce moment de son année liturgique. Et, à la lumière de cette vérité, mes paroles veulent être, devant vous et pour vous qui représentez la majeure partie des nations du monde, en même temps un témoignage et un souhait : dans la vérité la paix !"

Michel Janva

La pilule est dangereuse pour la femme

Nous savions que prendre la pilule pour empêcher une éventuelle naissance est immorale, notamment parce que cela dissocie l’union des époux de la procréation, mais nous savons désormais que la pilule est dangereuse pour la santé de la femme. Selon une étude récente, les femmes qui prennent la pilule pourraient endommager pour toujours leur cycle sexuel. En outre, la pilule est cancérigène

Michel Janva

Le Conseil d’Etat contre le Hezbollah

Le Conseil d’Etat a confirmé vendredi l’interdiction de diffusion en France d’Al-Manar, la chaîne du parti chiite libanais Hezbollah. Le Conseil d’Etat statuait sur une requête d’avril 2005 de la société éditrice d’Al-Manar, la société libanaise Lebanese Communication Group qui demandait l’annulation de la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) interdisant en décembre 2004 la diffusion de cette chaîne en France. Dans son jugement, le Conseil d’Etat a considéré que la société éditrice d’Al-Manar n’était "pas fondée à demander l’annulation de la décision du 17 décembre 2004" du CSA. Le CSA avait résilié ce jour-là la convention de diffusion d’Al-Manar, sanctionnée pour des propos "à connotation antisémite".

MJ

Jihad en Angleterre

L’excellent Bafwed nous rapporte qu’un étudiant a été assassiné à Londres pour avoir refusé de se convertir à l’islam.

MJ

L’islam en Russie

Visant essentiellement l’activité des mouvements qui se réclament de l’islam, les procès pour extrémisme religieux et terrorisme se multiplient un peu dans toutes les régions, du Caucase du Nord à l’Oural en passant par la Volga. La sociologue Svetlana Akkieva estime que les facteurs sociaux sont prioritaires dans les conflits que connaissent certaines régions russes : "Le radicalisme religieux, c’est en premier lieu une lutte sociale et non une lutte religieuse. Pour les jeunes, la religion est le seul moyen à pouvoir garantir l’égalité entre les gens et rétablir une quelconque justice sociale. Ils utilisent dans leur lutte des slogans religieux, mais ils revendiquent subconsciemment la justice sociale".

Cependant, la possibilité de conflits ethniques n’est jamais à exclure, puisque partout où cohabitent des gens de différentes ethnies la situation est potentiellement explosive : un cocktail de facteurs extérieurs (mouvements terroristes internationaux) et de règlements de comptes au sein de la communauté musulmane locale auxquels s’ajoutent la corruption des autorités, le chômage, les disparités de revenus de la population et la haine vis-à-vis des forces de l’ordre. En outre, il y a des forces qui ont intérêt à faire exploser les régions, mais les idées extrémistes ne peuvent pas prendre racine sur un terrain stérile.

La montée extrémiste est également due au fait qu’en URSS les institutions religieuses ont été quasiment interdites pendant des décennies, et, au début des années 1990, les associations religieuses, toutes jeunes, n’ont pas su résister à l’influence des missionnaires. Les jeunes musulmans de l’ex-URSS sont essentiellement des néophytes. Beaucoup de jeunes musulmans qui, au milieu et à la fin des années 1990, sont partis étudier l’islam dans les pays arabes en ont rapporté une nouvelle vision de la religion et de la vie. Il ne s’agit pas seulement de ceux qui, recrutés par des mouvements terroristes, ont pris des armes de retour en Russie, mais de ceux qui ont décidé de respecter strictement les règles de l’islam. La nouvelle génération veut avoir ses mosquées, ses imams, elle veut vivre sa vie et donc entre en conflit avec les directions spirituelles locales.

Les terroristes ont deux moyens d’influer sur les communautés religieuses : par le biais de réseaux scolaires d’enseignement de la langue arabe et des principes religieux et par le biais de tribunaux de la charia. La corruption et la vénalité des tribunaux laïques russes ajoutent à l’argumentation en faveur de la mise en place de tribunaux islamiques. Après la construction de mosquées, la mise en place de tribunaux islamiques ?

Une situation que pourrait connaître la France.

Michel Janva

Inde : le massacre des filles

Sgetvc26090106003028photo00quicklookdefa Une étude de la revue médicale The Lancet (ici, v.o., sur inscription) estime à 10 millions le déficit de femmes causé par des avortements sélectifs ces 20 dernières années. Ce chiffre n’est pas celui du nombre d’avortements, mais simplement du différentiel entre les avortements de filles et les avortements de garçons. Et le drame touche surtout les milieux éduqués :

Le déficit de naissances féminines est repérable dans les familles de toutes les religions et de presque tous les Etats indiens. Cependant, il est plus élevé dans les milieux éduqués où se pratique davantage l’échographie et où le nombre de deuxièmes enfants de sexe masculin est deux fois plus élevé que chez les illettrés.

Et le cas de l’Inde pourrait n’être qu’une fraction du phénomène mondial :

Au niveau mondial, le déficit en femmes est évalué à 100 millions, l’Inde n’étant pas le seul pays à pratiquer l’avortement sélectif, estime le professeur Shirish Sheth, de l’hôpital Breach Candy de Bombay, qui a participé à l’étude indo-canadienne.

L’UNFPA, l’agence de l’ONU la plus active dans la propagation de la culture de mort, s’inquiète maintenant des conséquences des politiques qu’elle a favorisées : elle finance des programmes pour que les avortements ne soient pas sélectifs (voir son rapport 2005, §29). Le jour où il y aura autant de petits garçons supprimés que de petites filles, elle sera ravie : tout ce qu’elle demande, c’est que le massacre ne soit pas discriminatoire.

Henri Védas

La constitution de l’UE risque-t-elle vraiment d’être ranimée ?

D0106eu0 The Economist de cette semaine constate (ici, sur abonnement) que les déclarations en faveur d’une relance du processus de ratification se multiplient :

Angela Merkel : "Cette constitution a tant d’éléments positifs qu’on ne doit pas l’abandonner". Son porte-parole, et le leader de son parti au Parlement européen, ont annoncé que la relance du processus sera la priorité de la présidence allemande au premier semestre 2007.

Le Portugal exercera la présidence de l’UE lors du second semestre 2007. Or José Socrates, le président portugais, a annoncé que son pays poursuivra le même objectif.

Et la présidence autrichienne actuelle refuse d’enterrer la Constitution. Le 9 mai 2006 aura lieu une "conférence sur l’avenir de l’Europe" qui pourrait bien officialiser la relance du processus de ratification.

The Economist, qui avait déclaré l’an dernier son opposition au traité, se veut optimiste : pour lui, ces efforts "ne peuvent pas réussir", en particulier parce que les dirigeants français et néerlandais ne sont pas prêts à convoquer un nouveau référendum sur le sujet. Le magazine estime que les déclarations sur la relance de la constitution sont sans doute surtout de l’affichage.

On voudrait le croire. Mais qu’on relise le fil de nos posts portant sur la Constitution : on y constate que les fédéralistes n’ont jamais faibli, depuis le printemps dernier, dans leur ferme volonté de la ranimer.

Henri Védas

Encore un train racketté

Une "bande d’une vingtaine de jeunes de type africain", selon la police, est montée dans la rame de RER à Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne) et ont détroussé les voyageurs. Ils ont dérobé des téléphones portables et des lecteurs de MP3. Treize d’entre eux ont été arrêtés et seulement deux placés en garde à vue.

"Le réseau ferroviaire français a-t-il vocation à devenir un terrain de chasse pour délinquants, resquilleurs et autres détrousseurs ?", s’est indigné Bernard Aubin, secrétaire général adjoint de la CFTC-cheminots. Un jeune homme placé en garde à vue vendredi à Marseille dans l’enquête sur le pillage du train Nice-Marseille le matin du 1er janvier a été remis en liberté samedi après-midi. Enfin, pour conclure avec les violences du week-end, une dizaine d’individus, le visage caché par des capuches et des foulards, ont caillassé un car privé samedi vers 22h, dans les rues de Vigneux-sur-Seine.

Michel Janva

La France est-elle encore en République ?

Chirac nous bassine depuis quelques temps avec la sacro-sainte ‘République’ : "Nous sommes tous les enfants de la République", faisant de celle-ci une valeur supérieure à la France. "Soyons intransigeants sur les idéaux de la République", seule éducatrice, seule dispensatrice de gratification, basée sur l’humanisme et seule référence éthique. Mais nous savons que nos politiques sont des farouches partisans de la méthode Coué, car, au fond, s’ils nous parlent sans cesse de la République depuis quelques temps, c’est, quelque part, pour se convaincre qu’elle existe encore. La France est-elle donc encore une République ?

C’est Saint Augustin qui nous fournit la réponse (in La Cité de Dieu, Livres IV & XIX), à l’origine destinée à Rome, mais s’adaptant très bien à notre pays : là "où il n’y a pas de justice, il n’y a pas de république", les prétendues "vertus" païennes sont en réalité des "vices", et la France n’est finalement rien d’autre qu’une bande de voleurs ou d’"immenses brigandages" : "sans la justice, en effet, les royaumes sont-ils autre chose que de grandes troupes de brigands ?". Et, nous explique le Docteur de l’Eglise, la véritable justice politique demandant que chacun reçoive ce qui lui revient, la société aussi doit pratiquer le culte véritable afin de donner à Dieu ce qui lui revient.

Michel Janva

Italie : une initiative de miséricorde du Mouvement pour la Vie

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Du XVème siècle à la fin du XIXème,à Padoue, en Italie du Nord, les mères en détresse pouvaient déposer anonymement leur enfant dans un réceptacle spécial sur la facade de l’église Ognissanti : un dispositif alertait des religieuses, qui trouvaient le bébé et le recueillaient dans leur orphelinat. Cela évitait que les enfants soient déposés sur les pas de portes, et soient parfois retrouvés morts au matin.

Constatant qu’aujourd’hui 400 enfants sont abandonnés tous les ans en Italie, et que le chiffre augmente de 10% par an, le Mouvement pour la Vie italien a réinstitué, en le modernisant, ce dispositif. L’organisation pro-vie a financé la mise en place de six boîtes spéciales (photo), dont une, à Padoue, est à deux pas de l’église Ognissanti. Quand un bébé est déposé, un signal est envoyé à la fois au centre social mitoyen et à un service hospitalier de la ville, tandis qu’un dispositif de chauffage se déclenche pour éviter que l’enfant ne prenne froid.

Le Mouvement pour la Vie avait fait l’objet d’un encouragement particulier de Benoît XVI, lors d’une récente audience, pour son "action courageuse" et "porteuse d’espérance."

Henri Védas

Bernard Planche a été libéré

L’otage français Bernard Planche, enlevé il y a un peu plus d’un mois à Bagdad, a été libéré samedi soir dans le quartier d’Abou Ghraïb, dans la périphérie de la capitale. Bernard Planche avait été enlevé chez lui à Bagdad alors qu’il se préparait à aller dans l’usine de traitement de l’eau, où il travaillait pour une ONG dénommée AACCESS NGO. Le 28 décembre, ses ravisseurs avaient diffusé un enregistrement vidéo dans lequel ils dénonçaient la «présence française illégitime» en Irak, demandant le retrait des troupes.

Michel Janva

Renoncer à l’anticulture de la mort

Le pape Benoît XVI a baptisé dimanche dix nouveaux-nés en la chapelle Sixtine : "chers enfants, c’est avec une grande joie que la communauté chrétienne vous accueille". S’écartant de l’homélie qu’il avait préparée, le pape s’est adressé aux parents, enfants et parrains présents à cette cérémonie pour leur dire que ce baptême assurait aux bébés une vie éternelle avec le Christ.

Il a appelé à cette occasion les parents à renoncer pour leur enfants à l"‘anticulture de la mort" qui domine le monde aujourd’hui, par le biais de la drogue, du mensonge, de la fraude et d’une idée de la sexualité "qui ne serait plus qu’une simple distraction sans responsabilité". Pourquoi ne pas y voir une invitation à participer à la marche "pour la vie" ? Il a invité ces mêmes parents à plutôt prévoir pour leurs enfants une culture de la "vraie vie", qui peut être trouvée dans le Christ.

Michel Janva

Le Manifeste de Christian Combaz

L’écrivain et chroniqueur est une des rares voix qui s’élève pour dénoncer le règne de l’hyper-violence dans la culture qui est distillée aux enfants. Dans un sombre "Manifeste", il lance un nouveau cri d’alarme :

Voilà dix ans que les parents regardent avec inquiétude leurs enfants s’échanger les copies des jeux les plus cruels dans la cour de l’école, mais il paraît que c’est le prix de la paix domestique. Voilà dix ans que les parents les plus faibles sont intimidés par des gamins qui, toutes les huit heures, ont besoin d’ entrer en relation télépathique avec le Veau d’or de la violence, en se ruant sur leur console après le devoir de maths. Mais il paraît que ça n’a aucun rapport avec le réel.

L’écrivain appelle, avec un choix de termes peut-être maladroit, à une "dissidence blanche" – rien à voir pourtant avec du racialisme : il s’agit, peut-être en référence à la "marche blanche", d’une dissidence silencieuse de ceux qui refusent la banalisation de la barbarie.

Henri Védas

Elie Barnavi : “le socle de l’Europe est chrétien”

Certains lecteurs auront sans doute déjà lu l’interview roborative de l’historien israëlien par Elisabeth Lévy dans le Point (un commentaire de ce post y renvoyait). Pour les autres, un avant-goût :

Au cours du débat sur la laïcité, François Bayrou a expliqué qu’il était chrétien, croyant et enchanté que les rédacteurs du TCE (traité constitutionnel européen) aient décidé de ne pas mentionner les racines chrétiennes de l’Europe. Eh bien, moi, qui ne suis ni chrétien ni croyant, je suis consterné par cette négation de l’Histoire. Le substrat, la véritable infrastructure des nations, ce sont la culture commune, la langue commune, les épreuves partagées. On n’échappera pas à l’Histoire en la niant. […]

Il faudrait que les Européens regardent leur civilisation avec les yeux d’un étranger. Quand on regarde le passé de ce continent, on ne peut pas ne pas voir qu’il y a eu constitution par strates successives d’une civilisation partagée. Paul Valadier, l’ancien directeur de la revue Etudes, l’a fort bien expliqué à Blois : l’Europe est le fruit d’un double souvenir, celui de l’Empire romain et celui de la chrétienté. Marc Bloch disait que l’Europe est née quand l’Empire romain est mort. […]

[L’idéologie des droits de l’homme] ne permet en rien d’établir des distinctions et de tracer des frontières. Si l’Europe ne se définit que par les droits de l’homme, elle n’existe pas. Car il n’y a pas d’existence sans territoire. Et l’un des drames de l’Europe est précisément qu’elle ne sait pas se donner des frontières physiques, car elle est incapable de se donner des frontières mentales. Elle ne sait pas définir un « eux » et un « nous ». Cette frontière entre « eux » et « nous » n’est pas forcément hostile, ni imperméable, elle peut, elle doit, être amicale et poreuse ; mais pour être amicale et poreuse, il faut d’abord qu’elle existe.

Henri Védas

Bayard presse au service de la culture de mort

Astrapijanvier Elizabeth Montfort consacre dans Liberté politique un excellent article aux dernières bavures du groupe "catholique", détenu par la congrégation des assomptionnistes : un dossier d’Astrapi (destiné aux 7-11 ans) sur "les droits des femmes" qui promeut la contraception et donne le MLF et Simone Veil en exemple; et un "imagier de la famille" paru dans Tralalire (2-5 ans) :

Vingt petites vignettes très colorées présentent toutes sortes de familles : nombreuses, peu nombreuses, familles où sont accueillis des enfants adoptés, familles monoparentales, familles "qui ressemblent à leur chien" (sic) et même des familles "où les enfants sont élevés par deux femmes ou deux hommes".

Rien n’est fortuit : l’imagier est illustré par Todd Parr, sorte de de dessinateur officiel du mouvement homoparental américain (exemple).

Rappelons que le groupe Bayard (qui publie La Croix) est l’un des co-éditeurs français du Compendium du catéchisme le plus cher du monde. Mis en cause, Bayard a prétendu être "au service de l’Eglise " et a accusé les critiques du consortium d’éditeurs de risquer "tout simplement de tuer l’édition religieuse française". Traduction : quand ça l’arrange, Bayard revendique bruyamment sa part du gâteau éditorial catholique; le reste du temps, Bayard roule pour la culture de mort.

Henri Védas

Marche nationale pour la vie : J-15

Présent d’aujourd’hui consacre une pleine page à la conférence de presse des organisateurs de la Marche nationale pour la vie du 22 janvier à Paris : un collectif unitaire rassemblant notamment l’AOCPA-Choisir la Vie, Laissez-Les Vivre, Renaissance catholique et SOS Tout-Petits.

Jeanne Smits explique dans le quotidien pourquoi ce n’est pas une marche "de plus" : elle a vocation à devenir une grande marche unitaire annuelle. Il ne s’agit plus seulement de manifester pour les 20 ans, les 30 ans de la loi Veil, comme nous l’avons fait en 1995 et en 2005, en se donnant rendez-vous 10 ans plus tard. Ce n’est pas comme cela que le mouvement pro-vie s’est imposé sur la scène politique américaine : c’est en manifestant année après année, dans le froid de Washington en hiver.

[O]utre-Atlantique, les défenseurs de la vie n’ont jamais cessé de manifester leur opposition à Roe versus Wade [l’arrêt de la Cour suprême légalisant l’avortement]. Cela commença avec quelques centaines d’irréductibles. D’année en année la manifestation de Washington prit de l’ampleur, jusqu’à dépasser les 200.000 et l’on peut dire aujourd’hui que cette action n’a pas été inutile.

Le pari des organisateurs est de transformer l’élan de la manifestation des 30 ans en ce rendez-vous unitaire annuel. La balle est dans le camp de la jeunesse pro-vie… Les générations "Jean-Paul II" et "Benoît XVI" seront-elles au rendez-vous, le dimanche 22 janvier à 14H30 Place de la République ?

Henri Védas

La France est plus en sécurité (si si)

Le Figaro nous révèle aujourd’hui que la délinquance diminue : selon des données du ministère de l’Intérieur, la baisse des crimes et délits en 2005, avec environ 3 760 000 faits constatés, aura été de l’ordre de 1,5%, soit quelque 60 000 actes de moins qu’en 2004. Mais combien de faits n’ont pas été "constatés" ? Au total, depuis l’été 2002, la police et la gendarmerie ont enregistré 370 000 actes de délinquance en moins. De qui se moque-t-on ? Les adeptes de la méthode Coué (la Place Beauvau) commenteront ces chiffres dans une dizaine de jours.

Pourtant, et ce n’est un secret pour personne, les violences sont à la hausse : 400 000 faits l’an dernier, soit une augmentation de plus de 4%. En dehors des violences sexuelles, qui diminuent de 8%, toutes les autres atteintes à l’intégrité physique des personnes progressent, à commencer par les coups et blessures volontaires, qui dépassent les 140 000 faits. Alors comment justifier la baisse ? Les cambriolages sont en baisse de 7% et tous les vols liés à l’automobile sont en baisse (elles ne sont plus volées, mais brûlées…). En 2005, 500 000 personnes ont été mises en garde à vue. Moins de 70 000 ont été écrouées…

Concernant, l’immigration clandestine, l’objectif de 23 000 reconduites à la frontière n’a pas été atteint et le nombre d’étrangers mis en cause pour infraction à l’entrée et au séjour sur le territoire a augmenté de près de 30% (80 000). Les procédures pour travail clandestin et emploi irrégulier ont augmenté de plus de 20%. L’an dernier, hors infractions aux règles de séjour, les étrangers ont représenté 14% des personnes mises en cause pour un crime ou un délit.

Michel Janva

Galilée ou l’amour des légendes

Ce soir, France 3 nous propose un téléfilm retraçant la fameuse légende sur Galilée, appelé subrepticement ‘Galilée ou l’amour de Dieu’ (scénario de Claude Allègre !). Voici un exemple flagrant de désinformation anticatholique. Tout le monde sachant que Galilée a été condamné par l’Eglise, si c’est ‘pour l’amour de Dieu’, alors c’est que l’Eglise n’aime pas Dieu. CQFD. Car il est bien connu que l’Eglise n’aime que le pouvoir, l’argent, la puissance, etc.

Mais cette analyse ne tient pas face à la rigueur historique. Ce pseudo-génial héros de la science, soit-disant persécuté par l’Église (il a en fait toujours bénéficié de la bienveillance des papes) a en fait souvent été éloigné du véritable esprit scientifique. Par exemple, Galilée s’attribua la découverte des taches solaires, observées à l’œil nu dès le IVe siècle av. J.C., et à la lunette par Scheiner en 1611, soit deux ans avant Galilée. Concernant la théorie copernicienne, Galilée a osé la nier lors de son procès. En outre, il a milité pour une interprétation scientifique de la Bible, avec un manque de modération qui le caractérise. L’analyse est à lire…

Michel Janva

Affaire Finkielkraut : les auditeurs de France-Culture deviennent-ils “néo-réacs” ?

Alain Finkielkraut anime sur France-Culture l’émission Répliques. Après ses commentaires sur les émeutes de novembre, des voix s’étaient élevées pour que le philosophe, poursuivi à l’époque par le MRAP pour incitation à la haine raciale, perde cette tribune. Un débat animé avait eu lieu à l’antenne le 28 novembre.

Une sociologue offre dans le Monde une analyse assez intéressante du courrier des auditeurs (plus de 400 e-mails) reçu à la suite de ce débat :

Ces internautes, lorsqu’ils s’identifient, se présentent tous comme appartenant au monde de l’éducation ou de l’action sociale, ou à d’autres métiers intellectuels. Beaucoup s’affirment de gauche ou suggèrent qu’ils le sont. Ils ne semblent en rien en décalage avec ce que l’on sait du public de France-Culture (54 % d’actifs, 45 % de catégories socioprofessionnelles supérieures) et de ce qu’on imagine de sa sensibilité politique. Au total, ils incarnent à la perfection "ces bobos, sociologues et travailleurs sociaux", vilipendés par Alain Finkielkraut dans son interview à Haaretz car, selon lui, ils "pratiquent le déni", notamment à l’égard de l’école, et sont obnubilés par l’idée d’excuser les émeutiers par les discriminations. Des couches cultivées, habituellement ardentes à défendre la pensée post-marxiste […].

Or les scores de la mobilisation internaute ripent exactement en sens contraire : 267 messages (75 %) gratifient Alain Finkielkraut d’un vif soutien, 88 (25 %) le critiquent violemment. Les couches cultivées, en plein désarroi intellectuel, seraient-elles en train de changer de logiciel ?

Henri Védas

Mark Steyn et la crise de l’Occident (suite)

Qu’on me pardonne de revenir sur la tribune de Mark Steyn dans le Wall Street Journal. Je l’ai déjà citée ce matin, mais trop brièvement. Si vous pouvez lire en anglais ce texte long et important, faites-le ! Sinon, en voici les principales idées :

1. La faille des sociétés européennes est qu’elles sont laïcisées alors que, pour financer leur Etat-providence, elles auraient besoin de la démographie d’une société religieuse. Pour éviter l’effondrement de leur système social, elles vont devoir accueillir des immigrés à un rythme supérieur à ce que n’a jamais tenté une société stable.

2. Le monde est en guerre – mais ce n’est pas d’abord une guerre contre le terrorisme, ni contre l’Islam. Le coeur de cette guerre, c’est le manque de confiance des occidentaux dans leur propre civilisation. Comme dans le cas du SIDA, ce n’est pas le HIV qui tue, mais la pneumonie (ici, l’Islam) contre laquelle l’organisme ne peut plus lutter. Mais le mal premier, c’est le SIDA.

3. Nous ne nous rendons pas compte du déclin de l’Occident, parce que nous nous inquiétons de faux problèmes, par exemple l’environnement. D’ici 30 ans, l’environnement se portera plutôt bien. Ce sont les Italiens et les Suédois qui risqueront l’extinction et la perte de leur habitat naturel.

4. En 1970, le monde développé représentait 30% de la population mondiale, le monde musulman 15%. En 2000, les deux étaient à 20%. Sur cette courbe, l’Europe à la fin de ce siècle sera comme un continent frappé par la bombe à neutrons : les bâtiments seront toujours debout, mais le peuple qui les a bâtis aura disparu.

5. L’idée qu’une Europe sans enfants puisse rivaliser militairement ou économiquement avec les Etats-Unis est risible. Au cours de ce siècle, les Etats-Unis atteindront les 500 millions d’habitants. Ce qui restera de l’Europe sera ou très vieux, ou très musulman.

Henri Védas

Hugo Chavez et la théologie de la libération

"Plus que jamais nous avons besoin de Jésus Christ… Il y a suffisamment pour satisfaire tout le monde, mais quelques minorités, les descendants de ceux-là même qui ont crucifié le Christ… une minorité s’est emparée des richesses mondiales", a déclaré Hugo Chávez, président du Vénézuela, le 24 décembre 2005, au Centre Manantial de los Sueños. Nous attendons la réaction indignée de nos gauchistes bobos, qui l’ont soutenu un peu vite…

Il a ajouté: "Une minorité s’est emparée de l’or, de l’argent, des minéraux, de l’eau, des bonnes terres, du pétrole, des richesses, et les richesses se sont concentrées dans peu de mains: moins de 10% de la population mondiale possède plus de la moitié des richesses mondiales." Vraiment, il faut que Ségolène, qui se rend dimanche au Chili pour soutenir Michelle Bachelet, laquelle fait partie du club des marxistes sud-américains (dont Chavez), condamne ces propos…

Partisan d’une certaine théologie que l’on croyait morte, Chavez a aussi loué le "Christ, le Christ rebelle, le Christ révolutionnaire, le Christ socialiste".

Michel Janva

KTO en crise

KTO, lancée en décembre 1999, est en train de jouer sa survie. Un conseil d’administration, convoqué pour le mercredi 11 janvier, devrait se prononcer sur une augmentation de capital, à laquelle les actionnaires actuels n’ont, selon Le Monde, pas l’intention de souscrire. Axa, Lagardère, Média Participations, actionnaires à hauteur de 18% chacun, Vivendi (12%), le Diocèse de Paris (12%), Bayard Presse (8%), Lafarge (6%) et l’association des évêques de France (5%), ne veulent plus financer à fonds perdus KTO, qui accuse un déficit de 3 M€ en 2005.

La chaîne catholique pourrait déposer son bilan. Pour éviter cela, les évêques ont décidé de solliciter l’aide des producteurs du "Jour du Seigneur". Cette émission est produite par le Comité français de radio-télévision (CFRT), société financée par la chaîne publique (30%) et des donateurs (70%). Le CFRT, association créée en 1950 et confiée à la congrégation des dominicains, est doté d’un budget de 10 M€ et affiche un bénéfice de 500 000 euros. Une polémique était née avant le lancement de KTO, en 1999 : le CFRT considérait que l’existence même de la chaîne catholique n’était pas opportune.

KTO, dotée d’une équipe de 28 personnes, dispose d’un budget modeste. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a décidé en mai 2005 de ne pas lui attribuer de licence TNT, estimant que l’un des critères de choix était de choisir parmi les chaînes susceptibles de réunir un vaste public, ce qui n’est pas le cas de KTO, selon le CSA.

Michel Janva

Chine : les persécutions se poursuivent

Mgr Han Dingxian, évêque catholique "clandestin" de Yongnian en Chine, âgé de 66 ans, est porté disparu, annonce AsiaNews. Cette disparition porte à trois le nombre d’évêques catholiques chinois non officiels dont on est sans nouvelles. Mgr Dingxian a été arrêté en 1999 et maintenu à l’isolement dans un hôtel propriété du gouvernement chinois. Cela fait déjà quelque temps qu’il n’est plus apparu à la fenêtre et que l’on n’a plus de nouvelles de lui. Asianews avait lancé en mars dernier une campagne pour faire connaître le sort de cet évêque, qui a déjà passé une vingtaine d’années en prison.

Les autres évêques disparus sont également des prélats du Hebei, place forte des catholiques qui refusent de s’aligner sur la politique de Pékin. Il s’agit de Mgr Jacques Su Zhimin, 72 ans, disparu en 1996, et Mgr François An Shuxin, 54 ans, arrêté et disparu en 1997. Le gouvernement chinois n’a jamais donné aucune indication sur leur sort.

Le prêtre Wang Wenzhi, 50 ans, a été arrêté le 11 décembre. Il se trouverait en isolement dans un hôtel, où il serait soumis à un lavage de cerveau et à des séances de formation politique pour le convaincre d’adhérer à l’Association Patriotique des Catholiques de Chine (APCC) qui regroupe les catholiques reconnus par les autorités de Pékin.

Michel Janva

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