Blogs avec images

La Turquie n’aime pas Winnie l’Ourson

Porcinet01 La télévision publique turque (TRT) contrôlée par l’Etat vient de se découvrir une mission de toute première importance, une mission sacrée peut-on dire. Se rendant compte que l’un des principaux amis de Winnie l’Ourson n’est autre que Porcinet qui, comme son nom l’indique, appartient à la race maudite des suidés (suidé : «mammifère ongulé non ruminant, au museau formant un groin, à fortes canines rallongées en défenses» nous apprend le Larousse. La famille regroupe également le sanglier, le phacochère ou le pécari…), la TRT a décidé d’interdire le dessin animé. Le porc on le sait est un animal impur dans la religion musulmane.

Il faut tout de même savoir que la sympathique petite troupe de Winnie et de Porcinet est extrêmement populaire en Turquie.

Que des musulmans interdisent cette série pour enfants, on peut (à la limite) le comprendre. Ce qu’on comprend moins c’est que la TRT est une télévision d’Etat et non la chaîne de l’union des mosquées turques et que, jusqu’à preuve du contraire, la Turquie est ou devrait être un état laïc. Visiblement, elle l’est pour les naïfs.

Michel Janva

50 questions réponses contre l’avortement

Livre En un livre d’une trentaine de pages, l’association Droit de Naître a réuni 50 questions essentielles et leurs réponses que tout Français devrait connaître contre l’avortement. Saviez-vous que l’avortement provoqué par aspiration est la méthode la plus fréquenmment utilisée ? L’embryon ainsi aspiré est tué par le démembrement de ses bras et ses jambes et transformé en une purée sanguinolente. Vous trouvez cela ignoble ? C’est bien normal. Et pourtant, cela se pratique tous les jours en France. Légalement. Et je vous fais grâce de la méthode d’avortement dite par dilatation…

Ce livre est en libre accès (format pdf). A diffuser.

Michel Janva (via le Blog pour la vie)

Bernard Antony : quatre décennies de combat politique

Vox Galliae met en ligne la première partie d’un entretien vidéo avec ce militant infatigable contre la subversion : un passionnant témoignage. Bernard Antony y rappelle notamment ce qui a évolué en bien depuis les années 1970 :

– La convalescence de l’Eglise en France : on oublie vite la virulence de l’infiltration marxiste-léniniste qu’elle subissait alors;

– La débâcle du communisme en Europe de l’Est : Bernard Antony décrit ce militant anti-communiste polonais qui, alors qu’il fréquente les Journées d’Amitié française au début des années 1980, "n’a rien à se mettre sur le dos"… et est aujourd’hui président de la Diète polonaise.

Une leçon contre le découragement ! La deuxième partie de l’entretien sera mise en ligne lundi.

Henri Védas

Des policiers tabassés

Trois policiers ont été passés à tabac jeudi soir à Nanterre, à la suite d’un contrôle routier, par une quinzaine de jeunes, dont 2 ont été interpellés. L’information, révélée par  le Parisien de vendredi, a été confirmée de source policière. L’agression a eu lieu jeudi vers 19 heures, alors que les trois policiers contrôlaient, jusque-là sans problème, deux jeunes circulant à scooter. Mais une quinzaine d’autres sont arrivés et ont agressé physiquement les policiers, jetés à terre et maintenus par leurs agresseurs pour être roués de coups.

Ce quartier est "un peu tendu en ce moment", et la police risque ce genre d’incidents lorsqu’elle intervient en effectifs insuffisants, a commenté vendredi une source policière.

Sarkozy était en meeting le même soir. Où ses militants auraient pu chanter Dalida : "Toujours des mots, rien que des mots, les mêmes mots… Paroles, paroles, paroles..."

Michel Janva

Anvers à nouveau en deuil

Un homme de 54 ans a été frappé à mort par 6 jeunes dans un bus d’Anvers. Il serait intervenu pour tenter de faire cesser une altercation entre ces six jeunes, qui se sont retournés contre lui avant de prendre la fuite après l’arrêt du bus par le chauffeur.

Selon Guido Vermeiren, porte-parole du parquet d’Anvers, les six suspects seraient âgés de 18 à 21 ans. Et allochtones.

Michel Janva

Le dimanche, jour du travail

Le député UMP de Paris Pierre Lellouche déposera la semaine prochaine une proposition de loi sur l’ouverture des magasins le dimanche :

"Il faut laisser aux entreprises et aux salariés qui le désirent la possibilité de travailler le dimanche." "Plus de 70% des Parisiens voudraient pouvoir faire leurs courses le dimanche", ajoute-t-il.

Le député fait aussi valoir que cela "permet de créer des emplois". La loi autorise actuellement 5 ouvertures dominicales par an, avec l’autorisation du maire ou du préfet, et prévoit une tolérance dans les zones touristiques, comme les Champs-Elysées ou le Marais à Paris.

Le 14 juin, la cour d’appel de Versailles a ordonné la fermeture dominicale des magasins d’un centre commercial Usines Center à Villacoublay, à la suite de plaintes déposées notamment par la Fédération de l’habillement, qui représente les petits commerçants indépendants du textile. Cette interdiction de "toute opération commerciale le dimanche" est assortie d’une astreinte de 1000 € par établissement et par infraction constatée.

Les commerçants visés ont décidé de répliquer en créant une association, "Laissez-nous travailler", pour modifier la législation.

Deux remarques :

1. Ce genre de mesure nuit aux petits commerçants qui n’ont pas les moyens de rester ouverts 7 jours sur 7. Donc en matière de création d’emplois, l’analyse est à réétudier.

2. L’ouverture des magasins le dimanche nuit au premier commandement "Tu sanctifieras la jour du Seigneur". Au fond, le dimanche doit rester un jour sacré, réservé à la famille, cellule naturelle de la société. Jour durant lequel, tout travail doit être banni. C’est important tant pour l’éducation, que pour l’équilibre familial. Pourquoi dire Non au travail du dimanche ? Réponses ici.

Michel Janva

Chirac rend hommage aux musulmans

Jacques Chirac a inauguré aujourd’hui, à l’occasion du 90e anniversaire de la bataille de Verdun, un mémorial dédié aux soldats musulmans morts pour la France entre 1914 et 1918. Le chef de l’Etat a exalté le rassemblement de "la France dans sa diversité".

28000 musulmans des troupes coloniales sont tombés durant la bataille. L’inauguration d’un monument de style mauresque sur le site de Douaumont, composé d’un vaste déambulatoire et d’une coupole, rend hommage aux musulmans morts pour la France. L’édifice côtoie le carré de 592 tombes musulmanes orientées vers la Mecque. Chirac a fait remarquer que ces hommes "se battaient pour leur terre, ils se battaient aussi pour leurs valeurs", celles de la République.

"Ces hommes qui se battaient avec acharnement n’étaient pas mus par le nationalisme, ni par la haine de l’ennemi. Leur âme n’était pas militariste. Leur âme était patriotique. Elle était républicaine".

Les musulmans de France, aujourd’hui, sont-ils républicains ? Si toutefois ce mot a encore un sens.

Michel Janva

Besancenot est élu

… à la candidature. La conférence nationale de la Ligue communiste révolutionnaire, réunie ce week-end à la Plaine-Saint-Denis, a entériné la candidature d’Olivier Besancenot à l’élection présidentielle de 2007. La LCR ne ferme toutefois pas la porte à une candidature unitaire à gauche du PS, derrière José Bové.

En janvier, le 16e congrès de la LCR avait repoussé à juin la décision sur la présence de la ligue à la présidentielle de 2007. Cette question divise profondément le parti trotskiste, dont de nombreux militants souhaitent une candidature unitaire de la gauche antilibérale pour prolonger la victoire du "non" au référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne. José Bové s’est dit prêt le 14 juin dernier à être ce candidat de rassemblement.

Michel Janva

L' »Eurabie » en couverture de The Economist

Le terme d’ "Eurabie", popularisé par Giselle Littman ("Bat Ye’Or") et Oriana Fallaci, désigne l’alignement de l’Europe sur le Monde arabe sur la scène internationale, mais aussi, et de plus en plus, le scénario d’une Europe devenant démographiquement "une partie de l’Occident arabe, du Maghreb" (Bernard Lewis) d’ici la fin du XXIe siècle. C’est dans ce dernier sens que l’essayiste catholique George Weigel le reprend pour désigner un de ses "quatre scénarios" de l’avenir de l’Europe.

Econ_1 C’est également dans ce sens que l’utilise The Economist, sans doute le magazine le plus influent au monde, dans son dossier de couverture cette semaine – ce qui marque une étape importante dans la popularisation du terme, du concept et du scénario.

L’hebdomadaire libéral ne fait pas siennes les mises en garde des auteurs ci-dessus, mais se garde de le balayer d’un revers de main : "Le concept [d’Eurabie] comprend une série de mythes et quelques vérités incontestables".

Le "mythe" que conteste principalement The Economist, c’est le nombre des musulmans : ils ne seraient actuellement que 4% de la population européenne totale, et seront 10% en 2025.

PopmusMais le diagramme ci-contre (cliquer pour agrandir) nous rappelle une autre réalité : pour la France, c’est déjà 2025. Les musulmans représenteraient déjà entre 8 et 10% des habitants en France, contre 4% en Allemagne et 3% au Royaume-Uni.

Et cette étude de Polémia indique qu’environ 20% des naissances en France en 2005 ont eu lieu dans des familles immigrées – qui ne sont pas toutes musulmanes, mais qui n’incluent pas non plus toutes les familles musulmanes.

Henri Védas

Les maires contre le « mariage » homosexuel

Sur le site des maires pour l’enfance, on peut lire la réaction du maire (UDF) de Sotteville-sous-le Val (Normandie), Franck Meyer :

"Le mariage entre personnes de même sexe semble devenu ces jours-ci un enjeu majeur des prochaines présidentielles. Le ralliement à la revendication de certains est un très mauvais calcul. Les français comme les élus sont certes soucieux de la protection des minorités, mais ceci ne doit pas se faire au détriment des plus faibles, les enfants. Tout le monde sait que le mariage homosexuel ouvrira automatiquement sur l’adoption et la procréation médicalement assistée. Notre souhait est que l’on prenne le temps d¹un vrai débat autour de cette question essentielle. Le pire serait de l’escamoter et de se soumettre à des pressions. Je m’étonne d’ailleurs que les Maires, qui sont officiers d’Etat Civil, n’aient toujours pas été consultés officiellement sur ses questions de société qui touchent véritablement à l’avenir familial et social de notre pays."

En effet, nous sommes étonnés.

Michel Janva

Connaître le cardinal Bertone, nouveau secrétaire d’Etat

BertoneAvec la délicatesse qui le caractérise, Benoît XVI a adressé une lettre aux fidèles du diocèse de Gênes, auxquels il arrache leur archevêque, le cardinal Bertone, pour en faire son nouveau Secrétaire d’Etat à partir du 15 septembre.

« Au cours de ces trois années, où il a guidé l’Eglise qui est à Gênes, vous avez appris à apprécier les vertus et les qualités qui font de lui un pasteur fidèle, particulièrement apte à conjuguer l’attention pastorale et la préparation doctrinale », a écrit le pape.

[…] « Je sais que j’ai demandé un grand sacrifice au cardinal Bertone, poursuit le pape ; je sais que celui des fidèles confiés à ses soins à Gênes l’est tout autant. Mais je suis certain que son affection et sa prière pour votre communauté seront portées ad Petri sedem ».

Dans un message, le cardinal prend congé de ses ouailles :

"A présent je suis rappelé à Rome : comme toujours j’obéis et je remercie le pape Benoît pour la confiance qu’il replace dans son ancien collaborateur. […] Je demande au Seigneur d’être fidèle et d’accompagner le pape dans ce temps prometteur de nouvelle évangélisation."

Présent d’aujourd’hui a publié un passionnant entretien avec l’abbé Barthe au sujet de cette nomination : l’abbé, qui rappelle que le cardinal a été le second du cardinal Ratzinger de 1995 à 2002 à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, estime que la nomination d’un homme de doctrine au poste de Secrétaire d’Etat "confirme que Benoît XVI veut redonner à la doctrine la première place dans le gouvernement de l’Eglise."

LifeSite, enfin, remarque que le cardinal est un fervent avocat de la vie et de la famille – en février 2000, il regrettait devant l’Académie pontificale pour la Vie le peu d’empressement des catholiques des pays riches à les défendre : "dans les grandes sociétés du monde actuel, où de nombreuses lois injustes sont appliquées, de nombreux catholiques ne remplissent pas suffisamment leur devoir de s’y opposer."

Henri Védas

Gay Pride : combien de divisions ?

Les organisateurs de la "Marche des Fiertés" prétendent avoir réuni 800.000 personnes cette année, contre 750.000 l’année dernière. La police, qui avait estimé le nombre de marcheurs l’an dernier à 300.000, ne donne bizarrement aucun chiffre cette année – les médias reprennent donc celui de 800.000. [Mise à jour : la police avait dit qu’elle ne donnerait pas de bilan, mais a fini par en donner un : 400.000]

Mais il y a quelque chose de peu convaincant dans ces chiffres.

Prenons une manifestation d’une taille comparable à ce que revendique la Gay Pride : la manifestation espagnole contre les négociations avec l’ETA, il y a deux semaines – entre 200.000 et plus d’un million de personnes selon les sources. Voici une photo de la foule :

Photo

On voit une des plus grandes places de Madrid remplie d’une foule à perte de vue (d’autres photos ici, ou ici). Ici, les photos d’une autre manifestation à Madrid du même ordre de grandeur – 166.000 personnes d’après la police de Zapatero, un million et demi d’après les organisateurs.

Si la Gay Pride a rassemblé plus de 300.000 personnes, il doit exister quantité de photos comparables. Or consultons les photos de la Marche 2005 : on trouve des gros plans de quantité de sacrilèges et d’exhibitionnistes, mais aucune photo d’une foule de centaines de milliers de personnes (ici, la photo de foule la plus massive que j’ai trouvée – rien à voir avec les photos espagoles).

Alors, risquons-nous à une estimation d’après ces photos. Certaines montrent la foule défilant autour de chars thématiques. On semble compter entre 500 et 1000 personnes par char en étant généreux (exemples : ici et ici). Or la marche compte 78 chars (liste officielle, pdf). Voici donc l’estimation du Salon Beige, après un calcul simple : la Gay Pride rassemble entre 40.000 et 100.000 personnes. Parmi lesquelles beaucoup ne sont d’ailleurs pas "gay".

Si des lecteurs nous indiquent des photos montrant une foule en nombre supérieur, nous ferons amende honorable, mais jusque-là nous nous en tiendrons à cette estimation.

Estimation qui est d’ailleurs cohérente avec d’autres indicateurs du nombre de "gays" en France. Pink TV, par exemple, ne compte que quelques dizaines de milliers d’abonnés sur toute la France – et tous ses abonnés ne sont pas "gays".

Mais pourquoi prêter tant d’attention à ces chiffres ? Parce que les organisateurs les brandissent avec succès pour impressionner les politiques et leur imposer leurs revendications. 800.000, c’est un vrai poids électoral. Mais 40.000…

Henri Védas

Bolivie : Evo Morales ami de Chirac, ennemi du catholicisme

Jacques Chirac voit dans Evo Morales, le nouveau président bolivien, l’incarnation de ses idées anti-occidentales :

«La domination de l’Occident, c’est terminé. […]», a coutume de répéter en privé [le conseiller diplomatique de Chirac]. Illustration au Brésil et au Chili il y a trois semaines, où Chirac a défendu le nouveau président bolivien Evo Morales, dont le programme de nationalisation des hydrocarbures inquiète Etats riverains et multinationales : «Je n’ai pas à juger les choix de politique intérieure d’un homme démocratiquement élu. Mais je sais une chose : il a rendu sa dignité à un peuple privé de ses droits et de son identité.»

Seulement, la "défense de l’identité" du peuple bolivien selon Morales passe non seulement par ces nationalisations, mais aussi par une politique de décatholicisation :

Evo_1 Le gouvernement prépare actuellement une réforme de l’éducation qui verrait l’éducation catholique dans les écoles publiques remplacée par l’apprentissage de langues amérindiennes, a expliqué à l’Associated Press (AP) le ministre de l’Education, Felix Patzi. […]

La proposition visant à rayer la religion officielle de la Constitution s’inscrit dans l’objectif de ce gouvernement de gauche de débarrasser la Bolivie de son héritage colonial, discriminatoire envers la majorité indienne.

Henri Védas (via Bafweb)

Présent : 2005 marque un tournant

Logopresent_3 Le quotidien catholique publie, dans son numéro d’aujourd’hui, son bulletin de santé : Présent va "un peu mieux, mais un peu seulement, et [reste] sur le fil du rasoir."

La bonne nouvelle, c’est que l’année 2005 "aura marqué un tournant" :

"Nous avons, écrit Jeanne Smits, pour la première fois en huit ans, enregistré une hausse du nombre de nos abonnés : non seulement nous avons compensé les pertes naturelles (décès, désabonnements pour des raisons diverses) mais, grâce aux nouveaux lecteurs qui nous ont rejoints, pour longtemps j’espère, nous avions 200 abonnés de plus à la fin de 2005 qu’à la fin de 2004."

Comme l’écrit avec franchise Yves Cochet, Présent souffre de l’âge moyen de son lectorat, "dont les rangs, pour des raisons biologiques, s’éclaircissent de plus en plus au fil des années." Ce fait s’explique notamment par le vieillissement de la génération des premiers abonnés, lors de la création du quotidien il y a 24 ans.

Avoir réussi à inverser une décrue est donc très significatif, car c’est le signe que de nouvelles générations découvrent un journal défendant leurs idées sur tous les thèmes importants : famille, respect de la vie, bioéthique, UE, démographie et immigration…

Pour toucher ces nouveaux lecteurs, Présent est disponible sur internet : on peut lire dès midi le journal du lendemain (en format pdf) pour 181 euros par an. Le quotidien annonce en outre qu’il est en train d’améliorer son site, et invite les personnes intéressées par la prospection qui accompagnera cette modernisation à lui envoyer un courriel à [email protected].

Henri Védas

Négociations avec la Turquie : une première capitulation

Map_asia_turkey Sur le site Liberté politique, François de Lacoste-Lareymondie fait le point des négociations d’adhésion des pays de l’UE avec la Turquie, ouvertes en octobre dernier : les premières constatations n’augurent rien de bon pour la suite.

Le premier des 35 chapitres des négociations, portant sur la science et la recherche scientifique, vient d’être clôturé. Et il l’a été alors que la Turquie ne reconnaît toujours pas Chypre. Le pas franchi est important :

Ce qui s’est passé pour le premier chapitre servira ensuite de précédent à tous les autres : qu’on ne s’y trompe pas, c’est ainsi que fonctionnent les négociations internationales, et les négociateurs turcs seront désormais bien armés pour s’y référer jusqu’à la fin.

Chapitre après chapitre devrait maintenant être clôturé sans que la Turquie reconnaisse Chypre. Et à la fin ?

Et quand on sera parvenu au terme des négociations, surtout si elles durent longtemps, on se dira évidemment qu’on n’a pas déployé autant d’efforts pour capoter si près du but : ce sera alors Chypre qui devra consentir aux concessions maximales en reconnaissant l’existence de l’enclave turque du Nord de l’île […].

Bien sûr, reconnaître Chypre ne changera rien à la raison fondamentale pour laquelle la Turquie ne peut pas adhérer à l’UE : elle n’est pas un pays européen. Mais les capitulations sur le dossier chypriote révèlent la détermination des eurocrates à nier tous les obstacles, même les plus élémentaires, plutôt que de risquer de froisser la Turquie.

Henri Védas

Lettonie : la présidente désavoue le parlement sur l’ « homophobie »

Le Parlement de Lettonie avait adopté une loi contre la discrimination au travail, qui ne mentionnait pas l’homosexualité dans les protections qu’elle accordait, déclenchant la colère de politiciens et bureaucrates de l’UE.

La présidente du pays vient de renvoyer la loi devant le parlement, expliquant qu’ "il est clair que la Lettonie est légalement obligée de mettre en ouvre la Directive 2000/78/EK" de l’UE, qui impose que l’ "orientation sexuelle" soit incluse dans les lois anti-discrimination.

La présidente remarque que le parlement n’avait pas soulevé le problème en 2004, lors de l’adhésion de la Lettonie à l’UE, alors qu’il était prévu qu’elle dût intégrer l’ensemble de l’acquis communautaire.

Elle n’a pas tort : la pauvreté des débats sur l’UE dans presque tous les pays d’Europe garantit ce genre de surprises désagréables, comme le découvrent ces députés lettons. En juin dernier, ils ont également adopté le Traité constitutionnel par 71 voix par 5 – mais l’avaient-ils seulement lu ?

Henri Védas (Source)

« Interruptions involontaires de grossesse » : le règne de l’absurde

Gallery_baby_wide Un couple qui avait tragiquement perdu un enfant-à-naître de 7 mois lors d’un accident de la route a obtenu qu’un tribunal de Belley reconnaisse un "homicide involontaire". Mais pour cela, il a fallu démontrer que les poumons de l’enfant se sont "défroissés" avant qu’il ne meure : pour la loi, l’enfant ne devient une personne humaine qu’à la première respiration après la naissance. (Historique du procès)

Dans un autre procès, à Montargis, pour la mort d’un enfant mort à l’accouchement, les magistrats contestent ce critère de la "respiration" : la chambre d’instruction d’Orléans reconnaît que l’enfant n’avait pas respiré, mais estime que cela ne constitue "pas la preuve de ce que [sic] l’enfant n’était pas vivant."

En 2003, un amendement du député UMP Jean-Paul Garraud aurait permis de reconnaître légalement les cas d’ "interruption involontaire de grossesse". Adopté à l’Assemblée, l’amendement avait été torpillé au Sénat avec l’appui du gouvernement Raffarin.

Valérie Dewier, la maman de l’enfant perdu dans l’accident de la route, a annoncé la création d’une association pour obtenir la reconnaissance des situations comme la sienne.

Henri Védas (via Bafweb)

La France vue du ciel

…avec une précision de 50 centimètres par pixel : c’est ce que promet le site Geoportail de l’IGN, qui ouvre ce midi.

Henri Védas

Add. 15h55 : le lien ne semble pas fonctionner : mauvais lien, ou site surchargé ?

Savoir-vivre : Paris dans la moyenne

Le Reader’s Digest a mené l’enquête dans 35 grandes villes du monde : ses limiers ont compté quelle proportion de leurs habitants tenaient les portes à l’entrée des immeubles, ou combien aidaient une personne qui laissait tomber une liasse de documents dans la rue.

Paris, seule ville française testée, est en milieu de classement, dans un mouchoir avec Londres ou Madrid. New York est en tête, suivi de Zurich, tandis qu’en queue de peloton on trouve, parmi une majorité de capitales asiatiques, Moscou et Bucarest. Les séquelles du communisme ?

Henri Védas

Bayrou approuve un quasi-mariage gay et condamne les UDF pro-famille

Décidément, comme le remarque le lecteur qui m’envoie cette nouvelle, l’approche de la Gay Pride délie bien des langues : François Bayrou a rencontré mardi les dirigeants de l’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans ("l’Inter LGBT"), qui organise la Gay Pride. L’Inter LGBT communique à l’issue de la rencontre :

François Bayrou a indiqué que l’UDF travaillait à une proposition sur une union civile signée devant le maire, aux droits équivalent à ceux ouverts par le mariage, mais s’oppose à ce jour [on note le "à ce jour"] à l’ouverture du mariage civil proprement dit aux couples de même sexe. Le président de l’UDF s’est déclaré opposé à l’ouverture de l’adoption conjointe par les couples de même sexe, mais souhaite qu’il ne soit pas allégué de l’orientation sexuelle d’une personne célibataire candidate à l’adoption pour lui refuser l’agrément. […] Enfin il condamne la signature par des députés UDF de la pétition des parlementaires contre l’homoparentalité [9 députés UDF sur 30].

François Bayrou se dit catholique. Qu’il relise donc le document catholique de référence sur la question, rédigé en 2003 par un certain "Joseph Card. Ratzinger".

Henri Védas (merci à O.N.)

« Mariage » gay : l’UMP court au suicide politique

Gaylib_1Le blog officiel de l’UMP veut ouvrir le débat sur le "mariage" gay (liens d’origine) :

"A quelques jours de la Gay Pride, Valérie Pecresse a annoncé que l’UMP à travers l’association Gaylib se ra présente. Interrogée sur la position de l’UMP concernant le mariage de couples de même sexe et l’adoption, elle a rappelé « que l’UMP n’a pas encore pris de position officielle » sur cette question. Elle a annoncé que l’UMP, dans le cadre de l’élaboration de son projet présidentiel, débattra de ce sujet."

On remarque que ce post présente GayLib non pas comme un lobby à l’intérieur de l’UMP, mais comme représentant l’UMP à la Gay Pride.

Le post est suivi de près de 200 commentaires, aux trois quarts favorable au "mariage" gay. Un des commentaires se réjouit :

L’UMP n’est plus un parti conservateur.L’UMP est un parti libéral, n’en déplaise au Parti Socialiste et à Alternative Libérale.Et il sera favorable,je le crois, au mariage homosexuel.En tout cas, je connais pas mal d’adhérents favorables au mariage homosexuel.

C’est plutôt bien vu. Mais alors, renonçant à 70% de ses sympathisants, l’UMP se retrouvera à terme avec un score électoral correspondant à l’électorat libéral, soit plus près de 5% que de 30%.

Henri Védas

Valérie Pécresse veut supprimer l’accouchement « sous X »

Le député UMP, rapporteur de la mission d’information parlementaire sur la famille, va proposer un amendement pour le remplacer par un "accouchement dans la discrétion" qui n’aurait plus rien à voir.

A l’heure actuelle, un enfant né sous X peut savoir d’où il vient uniquement si sa mère de naissance a laissé son identité et si elle accepte qu’on la lui transmette. En 2004, sur 394 femmes ayant choisi l’accouchement sous X, 40 % ont refusé de laisser leur nom. Valérie Pécresse propose de supprimer l’anonymat : «La mère décline son nom au moment de l’accouchement, mais peut toujours demander que l’identité soit tenue secrète.» Aux 18 ans de l’enfant, la communication de ces informations serait «de droit». Et le secret ainsi levé.

Le député prétend faire avancer le "droit de l’enfant"… le droit de l’enfant que sa mère aura préféré avorter, parce qu’elle ne pouvait plus accoucher anonymement ? Souhaitons que l’amendement de Mme Pécresse soit repoussé : des centaines de vies sont en jeu.

Henri Védas

Dérive d’Amnesty International : réaction du Vatican

Amnesty_international_logo_1 L’organisation de "défense des droits de l’homme" est en train de consulter ses branches nationales pour ajouter l’avortement parmi les droits qu’elle défend – et semble prendre le chemin du pire, qu’elle pourrait annoncer d’ici la fin de l’année.

Lors d’un déplacement hier à Singapour, le cardinal Martino, qui est à la tête du Conseil Pontifical Justice et Paix, a mis en garde Amnesty :

"J’ai beaucoup d’estime pour Amnesty mais en faisant cela, ils se coupent eux-même les mains. J’espère qu’ils ne le feront pas, parce que s’ils le font, ils se disqualifient comme défenseurs des droits de l’homme."

Plusieurs évêques anglophones avaient déjà fait part de leurs inquiétudes, mais c’est la première fois qu’un prélat du rang du cardinal Martino fait de même.

Henri Védas (Via LifeSite)

Dakota du Sud : vers un référendum sur l’avortement

Map_usa_states_south_dakotaLe gouverneur avait signé l’abolition en mars dernier. Mais les partisans de l’avortement ont collecté suffisamment de signatures pour que la mesure soit soumise à un référendum en novembre prochain. Avec 38.000 signatures, les pro-avortement font même une démonstration de force : dans cet Etat de 500.000 votants, seules 17.000 sont nécessaires pour qu’ait lieu un référendum d’initiative populaire.

Les pro-vie ont toutefois également obtenu de récents succès, notamment dans les primaires républicaines où plusieurs Républicains pro-avortement ont perdu leur investiture.

On s’attend donc à une confrontation très disputée, d’autant que la portée de ce référendum dépasse déjà les frontières de l’Etat rural. Des sommes très importantes y seront dépensées par des organisations nationales des deux camps, notamment en spots de télévision.

(Sources : Life News; Fondation Kaiser).

Henri Védas

« Mariage » gay : un sondage plus rassurant que d’autres

Sondage du Nouvel Obs (Sondage complet ici, pdf) :

51% des personnes interrogées se déclarent opposées au mariage homosexuel. Et ils [sic] sont même un peu plus nombreux que l’an dernier [43% en 2005]. […]

60 % des personnes interrogées restent opposées à l’adoption d’enfants par des couples gays […].

Pourquoi "restent" ? Ils sont plus nombreux qu’en 2005 (58%) !

L’opposition est plus forte chez les non-diplômés et les personnes plus âgées, alors que

… les revendications des homos […] rencontrent toutes, chez les moins de 34 ans, un soutien largement majoritaire.

Le magazine "gay" Têtu publie simultanément un sondage dont les résultats sont, sans surprise, plus inquiétants : 61% pour le "mariage" gay. Le Nouvel Obs explique que s’il a trouvé chez les sondés moins d’enthousiasme, c’est parce que ses questions étaient moins orientées :

Ce chiffre [45% pour le "mariage" gay], inférieur à d’autres enquêtes récentes, s’explique sans doute en partie par la formulation de la question. Quand il est abordé sous l’angle des discriminations ou de l’égalité des droits, le mariage gay enregistre un meilleur score […].

Un chiffre, enfin, que feraient bien de méditer les candidats qui espèrent solliciter l’électorat "de droite" en 2007 : 72% de l’électorat UDF, 71% de celui de l’UMP, 60% de celui du FN seraient contre.

Henri Védas (merci à O.N.)

La gauche gagnera les présidentielles de 2007

… d’après cette analyse de Polémia.

[L]es pronostics favorables à Nicolas Sarkozy sont trompeurs. Ils occultent un fait politique majeur : la difficulté de la droite à gagner l’élection présidentielle malgré un potentiel de voix très supérieur à celui de la gauche. En réalité, la droite parlementaire – qu’elle soit représentée par Sarkozy ou par un autre – a peu de chances de l’emporter en 2007. […]

Le rapport de forces droite/gauche au premier tour était de 57/43 % en 2002. A ce moment-là, Lionel Jospin gouvernait le pays depuis cinq ans : l’usure du pouvoir jouait donc contre la gauche. En 2007, c’est la droite qui souffrira de cette usure. […]

Les reports de voix au sein de la droite s’annoncent pires qu’en 1995. […] En mai 2006, François Bayrou a « franchi le Rubicon » en décidant de voter, avec la gauche, la censure du gouvernement. Cet exemple donné aux électeurs de l’UDF ne facilitera évidemment pas le report de leurs voix sur le candidat de l’UMP. Le même pronostic vaut pour la droite populiste [l’auteur désigne par ce terme constestable FN, MPF, MNR…, NDLR] . Par ses positions sur l’Europe, par ses positions contradictoires en matière d’immigration, Nicolas Sarkozy laisse ouvert un fossé béant avec les attentes de l’électorat populiste. […]

[La victoire de la gauche en 2007] sera, d’abord, [l’échec] de la droite parlementaire. En une quinzaine d’années (1993-2007), elle aura réussi le tour de force de ne pas profiter de ses victoires pour mettre en œuvre une politique de droite, laissant ainsi s’élargir la division de la droite et la fracture avec l’électorat populiste. Son erreur aura été d’oublier la règle d’or du jeu politique, admirablement mise en œuvre par François Mitterrand : rassembler les forces de son propre camp.

Henri Védas

On a retrouvé l’épée de Jeanne d’Arc

Elle avait disparu de la statue équestre de la Sainte de la Patrie à Reims, pour la quatrième fois en quatre ans. Un psychiatre l’a restituée, déclarant que les voleurs étaient des patients à lui.

Les voleurs seraient de "jeunes gens", au nombre de "trois ou quatre", selon [le psychiatre]. Le médecin n’a pas révélé leur identité au nom du secret médical.

Au nom du "secret médical" ? Drôle de pathologie, et drôles de "patients", qui ont dû se lier d’amitié dans la salle d’attente du médecin… mais l’essentiel est sauf : Jeanne pourra repartir en bataille, et Lahire pourra désormais dormir tranquille.

Henri Védas (via Bafweb)

Un universitaire parle de la christianophobie

Zenit (version anglaise) a interviewé le Prof. Rocha Scarpetta, qui enseigne dans deux universités de Rome. Il est récemment intervenu lors d’une réunion de l’OCDE, sur le thème de la "tolérance", au Kazakhstan.

"La discrimination contre les minorités ethniques prend de l’importance dans le programme de l’organisation, mais la discrimination contre les chrétiens semble passer au second plan. […]

"La discrimination et l’intolérance envers les chrétiens ne sont pas seulement évidents dans les pays qui ne sont pas encore capables de garantir la liberté religieuse, mais aussi dans l’environnement culturel général, déguisées sous l’apparence de dérision des symboles, des pratiques et des institutions chrétiennes. […]

"Le nombre croissant d’offenses contre les chrétiens, sous la forme d’humour, d’art ou d’une version dévoyée de la liberté d’expression, montre qu’il faut faire quelque chose. […]

"Nous devrions apprendre à réagir à ces situations, bien sûr sans violence, mais en montrant notre mécontentement avec les médias qui les produisent et les institutions civiles qui les permettent. Cela créerait progressivement une plus grande sensibilité au détournement de symboles chrétiens dans la sphère publique."

Henri Védas