Villiers : l’ « athéisme d’Etat » et l’Islam
Le président du MPF évoque dans son dernier livre l’ "athéisme d’Etat". Dans une interview mardi sur la chaîne Direct 8, le journaliste Dominique Souchier l’interroge à ce sujet (ici, environ 30e minute):
DS : […] Qu’est-ce que c’est, l’ "athéisme d’Etat" ?
PdV : […] C’est un moment où, dans mon livre, je dis ma compréhension [des musulmans], dans ce chapitre-là. [Les musulmans] nous expliquent aujourd’hui qu’ils n’ont absolument pas envie de nous ressembler. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas envie de ressembler à une civilisation qui est devenue une non-civilisation.
DS : Mais c’est vous, qui parlez d’athéisme d’Etat ! [Il lit un passage du livre de Villiers] "L’Islam s’éloigne de l’Europe car ils la trouvent immorale. L’athéisme d’Etat, l’homoparentalité, l’individualisme forcené, le narcissisme, le discours post-moral, l’irreligion ambiante inspirent aux musulmans un sentiment d’incompréhension et de dégoût"…
PdV : …Absolument…
DS : Mais c’est vous, qui parlez d’athéisme d’Etat ? Qu’est-ce que c’est, l’athéisme d’Etat ? Vous voulez revenir sur la séparation des églises et de l’Etat ?
PdV : … Mais pas du tout, je dis simplement que la laïcité n’est pas le laïcisme, et j’entends par athéisme d’Etat, Dominique Souchier, le refus de l’Europe, au moment du débat sur la Constitution européenne, d’inscrire dans sa constitution ce que sont ses origines gréco-latines et judéo-chrétiennes. Eh bien, une civilisation qui oublie à ce point d’où elle vient ne peut pas savoir où elle va. Ce qui est en train de se passer aujourd’hui, c’est que l’islamisation de la société française se fait au rythme de nos abandons, de nos abdications, de nos absences. […]
La loi Sarkoy n’est qu’une directive européenne
Gollnisch l’avait clairement analysé. Sarkozy l’a avoué. A l’Assemblée nationale, le 2 mai, le ministre de l’Intérieur a défendu ainsi la notion d’"immigration choisie" :
"Je revendique cette expression, qui n’est pas de moi : c’est celle de la Commission européenne de Bruxelles, laquelle recommande à tous les Etats membres d’avoir une même politique de l’immigration fondée sur l’immigration choisie. (…) Ceux qui condamnent ce terme ne peuvent donc pas se prétendre européens." (source, vers le milieu de page)
Le terme ‘européiste’ aurait été mieux ‘choisi’…
Karl Zéro, homme d’une autre époque
Christian Combaz pense que le remerciement de l’animateur par Canal Plus est un signe des temps (VA de demain; pour faciliter la lecture, j’ai découpé en paragraphes.)
Il est puni, nous dit-on, pour avoir acheté un témoignage contre Dominique Baudis dans l’affaire Alègre. C’est possible. Mais il est surtout châtié pour avoir pratiqué le fayotage idéologique en affichant une horreur m’as-tu-vu à l’égard de la droite à principes.
En l’occurrence la chaîne ne lui reproche pas expressément son intransigeance envers le Front national. Elle lui reproche de l’avoir compromise dans le registre de l’indignation, en exigeant de la plupart de ses invités qu’ils abjurent toute indulgence envers les idées inadmissibles. Or, si l’on écarte deux ou trois convictions criminelles, la notion de l’inadmissible est très relative en politique.
Par exemple, la répulsion épidermique à l’égard de tout débat sur l’immigration est passée de mode. Mais Karl Zéro ne l’a pas compris à temps. Il se retrouve dans la position d’un apparatchik russe qui organiserait des réunions sur l’impérialisme capitaliste à l’heure où Poutine reçoit le président de Microsoft.
Bernard Antony et le Front National
Dans Minute, Bernard Antony éclaircit sa position relative au Front National :
"Contrairement aux rumeurs ayant pu se propager, je n’ai strictement rien, à titre personnel, contre Marine Le Pen, sinon de légitimes divergences de sensibilité et d’analyses politiques, dont je suis d’ailleurs prêt à débattre en toute amitié."
"Je ne fais pas confiance à Philippe de Villiers. Je ne crois pas qu’il ait véritablement rompu avec le système, malgré ce qu’il prétend. Bref, avec le Front National, j’ai des divergences de formes. Avec Philippe de Villiers, j’ai surtout des divergences de fond."
Le président de l’AGRIF prépare un déjeuner qui aura lieu samedi 13 mai, où, à l’instar du déjeuner annuel du Crif, il a invité les autorités de la République (Villepin a répondu qu’il serait absent), les autorités religieuses et les chefs de parti, à l’exception du PCF. Bruno Gollnisch (FN) et Bruno Mégret (MNR) seront présents.
Clearstream : à qui profite le crime ?
Puisque tout le monde en parle, lançons-nous !
Jacques Chirac a été directement mis en cause par des informations, publiées dans Le canard enchaîné, selon lesquelles il posséderait au Japon un compte en banque approvisionné de 300MF. Chirac a donc été obligé de sortir de son silence, déclarant ainsi que "la République ce n’est pas la dictature de la rumeur, la dictature de la calomnie" (toute coïncidence avec des faits et des propos impliquant Le Pen ou Villiers est purement fortuite…).
Sarkozy, qui a sous ses ordres de nombreux services de renseignement, joue depuis le début le rôle de la victime d’une machination, tandis que l’identité du corbeau semble être sur le point d’être mise à jour. A noter que Gergorin -vice-président d’EADS- est un ancien collaborateur de Villepin au Quai d’Orsay…
Or, dans Le Point d’aujourd’hui, le journaliste Stéphane Denis, (parent du général Rondot…), explique que ce dernier (dont les notes impliqueraient directement l’Elysée) lui avait confié le soin, durant l’été 2004, de "dire à Sarkozy qu’il avait enquêté sur l’affaire Clearstream" , dont "le dossier complet" était "à sa disposition". Denis précise qu’en septembre de la même année il a évoqué ce sujet avec Sarkozy, par téléphone puis de visu en avril 2005, expliquant à celui-ci qu’on a voulu "l’abattre" et que "Philippe Rondot souhaite qu’il l’appelle pour lui parler ce cette enquête où il a innocenté tout le monde". Le président de l’UMP a nié les affirmations du journaliste…
En outre, le juge Renaud Van Ruymbeke a admis avoir accepté de prendre en compte en mai et juin 2004 des lettres présentées comme anonymes et fournissant des (faux) listings de Clearstream qui attribuaient des comptes bancaires occultes à des centaines de personnalités, dont Sarkozy. Or, Renaud Van Ruymbeke savait que ces listings provenaient de Gergorin, qu’il avait accepté de rencontrer hors-procédure le 30 avril 2004 par l’intermédiaire d’un avocat, Me Thibault de Montrial.
Gergorin lui promettait des révélations sur l’affaire de la vente de frégates par la France à Taïwan en 1991 (vente qui a donné lieu à d’énormes rétrocommissions). Van Ruymbeke aurait avoué avoir mis au point avec Gergorin la méthode des fausses lettres anonymes, selon un procès-verbal établi par le magistrat enquêtant sur les faux listings, Jean-Marie d’Huy. Plusieurs des prétendues lettres anonymes auraient en fait été remises au juge Van Ruymbeke par Me de Montbrial.
Alors : à qui profite le crime ?
Liberté de penser : Vanneste se veut libre
Interrogé mercredi sur Europe-1, Christian Vanneste a estimé que les "comportements" homosexuels "sont objectivement désordonnés". "Moi je n’ai rien contre les homosexuels", mais "je suis tout à fait hostile aux mouvements homosexuels qui sont des mouvements intellectuellement terroristes". Sa condamnation pour avoir tenu des injures publiques à l’encontre des homosexuels est selon lui "un véritable attentat contre la démocratie, attentat fait au profit d’un lobby qui est un lobby terroriste sur le plan intellectuel (…) C’est ce qu’on appelle les khmers roses".
C’est ce qu’on appelle du franc parler. Il ne plaît pas à tout le monde. Confirmant les propos de Vanneste, le lobby LGBT demande des explications à Sarkozy. La dictature de la pensée n’est pas un mythe.
Patrick Binder, relaxé
Patrick Binder, élu FN en Alsace, a été relaxé jeudi en appel à Colmar après avoir été condamné en novembre dernier à Strasbourg à 5000 € d’amende pour provocation à la discrimination et à la haine raciale ou religieuse. Binder avait été condamné le 21 novembre 2005 pour avoir diffusé un tract dénonçant une subvention du conseil régional à la construction de la grande mosquée de Strasbourg. Le document titré “Pas de cathédrale à la Mecque, pas de mosquée à Strasbourg” appelait à soutenir le “combat contre l’islamisation de l’Alsace”. Il présentait le dessin d’une terre alsacienne rasée sur laquelle culmine un minaret vers lequel sont prosternées deux personnes.
La cour d’appel de Colmar a infirmé le premier jugement estimant notamment qu’il s’agit d’un “texte virulent de nature politique” portant sur le financement d’un lieu de culte et que le dessin incriminé était de la “dérision mais non de la discrimination”. Me Raphaël Nisand, l’avocat de la Licra (qui doit prendre l’islam pour une race) qui s’était portée partie civile, a indiqué avoir déposé “immédiatement” un pourvoi en cassation.
Benoît XVI exprime à Chavez ses préoccupations
Le pape Benoît XVI a exprimé ses préoccupations jeudi en audience au président du Venezuela Hugo Chavez :
"Le pape a insisté sur la prérogative du Saint-Siège dans la nomination des évêques, a souhaité que l’université catholique Sainte-Rose-de-Lima conserve son identité catholique et a insisté sur l’indépendance des média catholiques. Il a également exprimé sa préoccupation devant un projet de réforme de l’instruction dans lequel il n’y aurait plus de place pour l’enseignement de la religion".
Le pape a enfin insisté sur "la nécessité de protéger la vie depuis son commencement dans les programmes de santé". Le président Chavez "a promis de respecter les demandes du Saint-Père et a assuré de son engagement à surmonter toutes les tensions en montrant du respect pour les droits légitimes de tous". Benoît XVI lui a remis un exemplaire dédicacé de sa première encyclique.
Le président italien devra défendre les valeurs chrétiennes
Le pape Benoît XVI a adressé jeudi ses félicitations au nouveau président italien Giorgio Napolitano, exprimant l’espoir qu’il s’emploiera à défendre des "valeurs humaines et chrétiennes authentiques" pendant son mandat de sept ans.
Dictature de la pensée
Daoudal met en parallèle les lois interdisant la recherche historique, la commémoration de l’esclavage et les atteintes à la liberté de penser :
"La journée de repentance sur l’esclavage fait suite à la loi Taubira qui était une première mondiale, et demeure la seule loi au monde définissant et condamnant l’esclavage (…), comme crime contre l’humanité. (…) Le vacarme officiel a ainsi empêché d’entendre, par exemple, l’association mauritanienne SOS Esclaves, qui avait exprès choisi ce jour pour dénoncer l’esclavage "qui demeure une réalité importante en Mauritanie, en dépit de l’abolition de 1981", ou les experts du BIT de Genève qui, ce même jour, ont rappelé qu’ils estiment à 12,3 millions le nombre d’esclaves actuels dans le monde (…).
Dans le même temps l’Assemblée nationale se prépare à examiner une proposition de loi socialiste visant à sanctionner la négation du génocide arménien. C’est la suite de la loi française reconnaissant le génocide arménien, et une extension logique de la loi Gayssot à ce génocide. Dans son tout récent et excellent livre L’histoire assassinée, Jacques Heers, dénonçant "la comédie des repentances, crimes de guerre et génocides", fait remarquer que la France se permet de reconnaître dans ses lois deux génocides commis à l’étranger par des étrangers, mais se garde bien de reconnaître le génocide vendéen, commis par des Français en France. (…)
Si la loi dit l’histoire, le principe même de la recherche historique est détruit. A la fin de son livre, Jacques Heers montre comment, de fait, la recherche historique n’a plus droit de cité dans l’université française. Ce chapitre est intitulé "L’histoire à la botte – L’Etat totalitaire".
Dans le même temps, il y a la polémique autour de la déprogrammation, par le directeur de la Comédie Française, d’une pièce de Peter Handke. Non pas pour ce qui est écrit dans cette pièce, mais uniquement parce que le dramaturge autrichien était aux obsèques de Milosevic et ose dire que le président serbe n’était pas le seul responsable de la tragédie yougoslave. Il s’agit clairement d’une censure pour délit d’opinion (…). Pour quelle raison? Tout simplement parce que l’opinion de Peter Handke sur la Serbie n’est pas une opinion, c’est un délit de négationnisme. Nous y revoilà. La Comédie Française est en avance d’une loi, ou plutôt de 2 lois : celle qui reconnaîtra les crimes contre l’humanité commis par Milosevic, et celle qui sanctionnera la contestation de ces crimes…"
Le Pen condamné en cassation
La chambre criminelle de la Cour de cassation a jugé irrecevable le pourvoi formé par Jean-Marie Le Pen contre un arrêt de la cour d’appel de Paris lui infligeant 10000 € d’amende pour des propos tenus dans la presse. Il devra également verser 5000 € de dommages-intérêts à la Ligue des droits de l’Homme (LDH) qui avait engagé la procédure contre lui. Il a été condamné pour ces propos publiés dans Le Monde :
"Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. Quand ils ne le font pas, on leur dit: ‘qu’est-ce que tu as à me regarder comme ça ? Tu cherches la bagarre ?’ Et vous n’avez plus qu’à filer, sinon vous prenez une trempe".
De son côté, Philippe de Villiers passera en procès face au MRAP le 18 mai pour des propos tout aussi politiquement incorrects :
"je crois que l’islam est le terreau de l’islamisme, et l’islamisme le terreau du terrorisme."
Appel à la haine contre SOS Tout-Petits
Samedi 13 mai, à 14h30 à Paris place Saint-Michel (5e/6e -Métro Saint-Michel, ligne 10 et 4), SOS Tout-Petits organise une manifestation pro-vie -centrée sur la lutte contre l’avortement- pacifique avec prière de réparation, d’intercession et de conversion.
Les excités d’extrême-gauche ont décidé d’empêcher les manifestants de prier. En voici le communiqué (je n’ai pas pris la peine d’en corriger l’orthographe…) :
"Sos tout petit, association catholique defile pour protester contre la liberte sexuelle incarnee par la loi Viel [sic !], le preservatif, la pillile et l’homosexualite. (…) Doit-on tolerer que tous les mois des personnes se permettent de manifester pour une idee aussi retrograde que l’interdiction de l’IVG ?
Empechons les de defiler ici et ailleurs !"
Royal chez Le Pen
Anne-Christine Royal, la propre cousine de Marie-Ségolène, figure dans le comité de soutien à l’élection présidentielle de Jean-Marie Le Pen. Veuve et mère de 10 enfants, elle avait été candidate sous l’étiquette FN.
Ces histoires de familles, toujours très pittoresques…
L’union des patriotes dans Monde et vie
Monde & Vie consacre 10 pages à la proposition de Jean-Marie Le Pen d’une “union des patriotes”. Les chefs des partis de la droite nationale s’expriment librement et ces entretiens sont accompagnés des contributions de responsables et de personnalités nationales: Y-M Adeline, F-G Dreyfus, J-Y Le Gallou, H. de Lesquen, Cl. Reichman, F. Robert.
Disponible en kiosques à partir de samedi et contre 6 timbres ordinaires à : M&Vie 14 rue Edmond Valentin 75007 Paris.
Michel Janva (via Novopress)
Quel rapport entre le CCFD et le PS ?
Le carême est terminé. Comme chaque année, un grand nombre de paroisses françaises ont relayé l’action du CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement). Dans un numéro de la revue du CCFD, un article est consacré au nouveau président (depuis le 1er janvier 2006), Joël Thomas. Profil :
Agé de 58 ans, membre de l’Action catholique ouvrière (I’ACO est l’un des 28 Mouvements et Services qui composent le CCFD), il a accompli l’ensemble de sa trajectoire professionnelle au sein d’entreprises (Thomson, Alcatel) spécialisées dans les systèmes de communication civils ou militaires. À 21 ans, en 1968, il entre à la CFDT et y devient en 1980 permanent syndical. Il entre dans l’action politique au Parti socialiste et siège au conseil municipal de Sarcelles de 1977 à 1983. En 1985, il devient le secrétaire national de l’ACO. Un poste qu’il occupera jusqu’en 1991 et qui lui donne l’occasion de siéger au Conseil national du CCDF.
Outre le PS, cet article de 2001 nous informe sur les liens entre le CCFD et l’extrême gauche altermondialiste.
Supposons un bref instant que le président d’une association caritative de cette importance ait été membre du Front national…
Michel Janva (via le Forum catholique)
Mgr Vingt-Trois s’oppose aux occupations d’églises
L’archévêque de Paris semble avoir lu le post d’Henri. Voici sa réaction dans un communiqué :
"L’archevêché de Paris rappelle que les églises ont pour vocation première le rassemblement de la communauté chrétienne et l’accueil de ceux qui souhaitent se recueillir. Les salles paroissiales servent aux activités suscitées ou accueillies par la paroisse. En aucune façon, elles ne sont des lieux disponibles pouvant servir de tribunes publiques".
Avortement légalisé en Colombie
La Cour constitutionnelle colombienne a approuvé une dépénalisation de l’avortement en cas de viol, d’inceste, de malformations du foetus ou de danger pour la mère. Cette décision a été approuvée mercredi par 5 voix contre 3 et ne peut être annulée par la Cour suprême. Pour tout autre motif, l’avortement reste illégal.
Accueil de la détresse, ou agit-prop médiatique ?
L’église Saint-Merri à Paris est occupée par des immigrés illégaux*, avec l’accord du curé, dans le cadre de la campagne médiatique contre le projet Sarkozy.
Alors que le projet de loi Sarkozy sur l’immigration et l’intégration est en cours de discussion à l’Assemblée nationale, «ces gens cherchaient une visibilité médiatique», explique Jacques Mérienne, curé de la paroisse. Ce sera Saint-Merri : «Ce sont des amis», explique Bahija Benkouka, âme du collectif. L’église parisienne a connu cinq occupations de sans-papiers.
Le curé se sent soutenu :
L’opposition des évêques et des grandes associations religieuses (Secours catholique, Cimade service oecuménique d’entraide et Pastorale des migrants) à ce projet de loi a fait réfléchir certains croyants. «Le fait que l’épiscopat se soit engagé contre ce texte, qu’il ait pris une position officielle, nous a soulagés», reconnaît Jacques Mérienne.
Nicolas Sarkozy, à l’Assemblée, a ironisé sur les ecclésiastiques qui lui "demandent d’expulser" les illégaux "qui occupent leurs églises, [mais qui] refusent à la République française de faire ce qu’eux-mêmes demandent". Le curé de Saint-Merri, qui semble se piquer de commentaires politiques, répond :
«Nicolas Sarkozy dit qu’il est chrétien. Mais les évêques l’ont mouché sur sa façon d’être chrétien. Comme il a reçu une gifle, il a essayé de répondre, mais il s’est piégé lui-même. L’Eglise a le devoir sacré d’accueillir la détresse.»
Et les curés politiques ont le devoir de relire la doctrine de l’Eglise sur l’immigration.
* Je préfère "illégaux" bien sûr au terme "sans-papiers", mais aussi à celui de "clandestins" – car ils ne semblent pas beaucoup se cacher.
A Saint-Denis : les 50 ans de la déposition de la châsse de Saint-Louis
Ces vêpres solennelles en la basilique de Saint-Denis, présidées par Dom Hervé Courau, abbé de Triors, étaient marquées par la présence de S.A.R. la duchesse d’Anjou et de Ségovie ainsi que par de nombreuses personnalités (comme le duc de Bauffremont, président du Mémorial, Louis de Condé, les historiens Reynald Secher et Jacques Charles-Gaffiot ; secrétaire du Mémorial et organisateur de la déposition solennelle du Coeur de Louis XVII en juin 2004), parmi environ 200 fidèles.
La maire communiste de Saint-Denis a prêté ses locaux pour une collation après la cérémonie; tandis que la Direction des Monument Historiques fait éclairer des châsses vides (en tant que "pièces de musée") mais refuse que soit éclairée celle qui contient les reliques de Saint-Louis, sous prétexte qu’elle est "objet de superstition".
Persécution d’un militant pro-vie britannique
Reconnaître l’avortement comme un "droit" a pour corollaire, tôt ou tard, la persécution de ceux qui s’y opposent. Défendre le droit à la vie est alors assimilé, par exemple, à l’incitation à une violence contre les femmes.
On apprend par Bafweb (et le Blog pour la Vie) qu’on en est déjà là au Royaume-Uni : Ted Atkinson, un militant pro-vie de 75 ans (photo), est condamné à 42 jours de prison pour avoir envoyé des photos de foetus avortés à l’hôpital de sa ville pour tenter de le sensibiliser à l’horreur de l’avortement.
La justice qualifie son comportement d’ "anti-social". On savourera l’ironie, alors qu’ Evangelium vitae rappelle à plusieurs reprises que la légalisation de l’avortement a sapé les fondements même de la vie en société.
Comble du cynisme, l’hôpital (public) a également décidé d’interdire à Atkinson de s’y faire soigner, alors qu’il figurait sur une liste d’attente pour une opération de la hanche. Une violation flagrante de l’éthique médicale – mais quand on accepte d’avorter, au mépris du serment d’Hippocrate, le reste de cette éthique doit paraître bien peu de chose.
On peut soutenir Atkinson, catholique fervent, militant pro-vie non-violent et respecté, en écrivant aux députés britanniques dont les noms figurent sur cette page (même en français – s’il y a "libérez Ted Atkinson" en objet, ils comprendront !)
L’emprisonnement d’Atkinson est un scandale, et une menace sur les libertés. C’est pour cela qu’il faut protester – pas parce qu’on plaint l’intéressé. On ne doit pas le plaindre, mais l’envier :
"Heureux ceux qui sont persécutés pour la Justice : le Royaume des Cieux est à eux."
Pour Poutine, la chute de la démographie est le problème le plus aigu en Russie
Une forte mortalité, l’émigration et un taux de natalité très faible font perdre à la Russie 700.000 habitants par an. Le président Poutine a annoncé, lors de son message annuel à l’Assemblée fédérale, un plan décennal pour tenter d’améliorer la situation sur ces trois fronts.
Da Vinci Code : une brochure pour tirer d’un mal un bien
Le film sort mercredi prochain, 17 mai. Il n’est certes pas question de s’en réjouir. Mais on peut être encouragé par le grand nombre d’initiatives positives de chrétiens, souvent jeunes, décidés à ne pas laisser les fantasmes christophobes sans réponse.
Eh bien, voici une initiative de plus : le Forum pour la Nouvelle Evangélisation propose une brochure attrayante qui peut être diffusée, par exemple, devant les salles de cinéma.
Ce dépliant est destiné aux paroisses, chapelles, églises diverses. Il a pour objet de répondre aux principales objections sucitées par le film et le livre Da Vinci Code.
Ces dépliants d’évangélisation sont proposés aux paroisses, communautés, associations et à toute personne qui en fait la demande : 100,200, 1000 exemplaires… Il n’y a pas de limite au nombre que l’on peut demander, du moment que l’on s’engage moralement à les distribuer. La participation aux frais d’impression et d’envoi est libre. [A titre indicatif : le coût pour le Forum est de 10 euros pour 100 dépliants.]
PS : saluons au passage la renaissance du site Christicity, animé par le Forum pour la Nouvelle Evangélisation.
Apparition du Christ au Mexique ?
Gregorio Gomez, un Indien tzotzil âgé de 57 ans, dit avoir entendu une voix en rêve le mois dernier l’avertissant qu’il trouverait l’image du Christ sur un rocher. L’homme aurait aperçu cette représentation la semaine dernière alors qu’il marchait près de son village, situé à 2270 mètres d’altitude sur le mont Huitepec.
"Je l’ai regardé (le rocher) et on y voyait le Christ", a raconté Gregorio Gomez. La nouvelle de cette apparition s’est rapidement propagée et plusieurs centaines de personnes ont déjà fait le pèlerinage en montagne pour voir de leurs yeux cette représentation du Christ.
Prudence toutefois. L’évêque du diocèse de San Cristobal, Mgr Felipe Arismendi Esquivel, a vu des photographies du rocher, mais estime que l’Eglise doit enquêter pour déterminer l’authenticité de cette représentation :
"Si elle permet à la population de vivre de façon plus unie et de renforcer sa foi, c’est bien, mais j’espère que les gens ne se fient pas à une chose qui n’a pas été prouvée de manière adéquate."
Malheureusement, les gens sont prêts à croire n’importe quoi…
Un communiste, président d’Italie
Giorgio Napolitano a été élu président de la République italienne au 4è tour de scrutin. C’est la première fois qu’un ancien membre de l’ex-Parti communiste italien accède à la fonction suprême. Agé de 80 ans, il était jusque-là sénateur à vie. Il a recueilli 543 voix, la majorité absolue étant de 505 voix.
Elu pour un septennat, le président de la République, dont le poste est essentiellement honorifique, a un rôle crucial en cas de crise politique. Il a en effet le pouvoir de dissoudre le Parlement et de convoquer de nouvelles élections. Dans le cas présent, il va demander au chef de la nouvelle majorité de gauche, Romano Prodi, de former le gouvernement.
Ni p… ni soumises mais grassement subventionnées
Dans Faits & Documents, on trouve un portrait de Fadéla Amara, présidente du lobby socialiste “Ni putes, ni soumises”. On y apprends que le budget de NPSN est de 500 000€, financé à 90% par les fonds publics, et que le nombre de membres est évalué à 400. Ce qui représente 1200€ par membre payés par les contribuables.
Michel Janva (via Novopress)
Scandale des cadavres d’enfants à naître
Le parquet de Paris a classé sans suite l’enquête préliminaire qui avait été ouverte en août dernier après la découverte en juillet dernier de 351 foetus et corps d’enfants mort-nés conservés, pour certains depuis 20 ans, en dehors de tout cadre légal dans la chambre mortuaire de l’hôpital Saint-Vincent de Paul. L’enquête qui avait été confiée à la Brigade de répression de la délinquance "n’a révélé aucune infraction pénale", a précisé le parquet.
Le scandale s’ajoute à l’horreur. Et après, on ose encore ne pas comprendre comment des crimes abjects peuvent avoir lieu.
Des accusations contre Chirac ressurgissent
D’après le Canard Enchaîné d’aujourd’hui, le général Rondot, entendu dans le cadre de l’affaire Clearstream, a redonné vie à de vieilles accusation.
Selon le Canard enchaîné, un conseiller chargé du renseignement au ministère de la Défense, le général Rondot, a raconté au juge, lors de sa déposition du 28 mars, que le chef de l’Etat dispose d’un compte au Japon doté de 300 millions de francs. En 2002, Chirac avait chargé le même Rondot d’enquêter sur les agissements de Jospin et d’une partie de la DGSE, à l’origine, selon lui, de cette histoire qu’il dément.
Plus précisément, Rondot aurait simplement déclaré qu’il pensait que l’affaire avait "un fond de vérité".
En outre, le Canard affirme que le corbeau de Clearstream serait un vice-président d’EADS.
PS : vous ne comprenez rien à l’affaire Clearstream ? Cette infographie du Monde est faite pour vous !
La France de Sarkozy
Nicolas Sarkozy a développé ce soir son projet présidentiel pour "construire l’avenir de la France" lors d’un meeting à Nîmes :
"Mes chers compatriotes, je vous le dis, je suis décidé à construire avec vous l’avenir de la France. Je vous demande de croire à cet idéal qui nous rassemble et qui ne porte qu’un nom, un nom éternel : la France".
Sarkozy a consacré tout son discours (texte complet) à "un thème dont on n’a pas assez parlé ces temps derniers", la France. Il a fait le constat d’une "France qui souffre", "ne sait plus pourquoi elle est ensemble, ni ce qu’elle a à dire au monde", un pays où "chaque Français se sent triste, blessé, humilié, en colère". "Au cours des années récentes, des vertus profondes du peuple français et des piliers séculaires de la France ont été abîmés. Depuis 25 ans, la France a souvent été prise d’un vertige destructeur".
Quels sont ces "piliers séculaires" ? Nous ne le saurons pas. En revanche, Sarkozy a énuméré les malheurs du pays… : "le 21 avril 2002 [sic !], le ‘non’ au référendum [resic !], l’échec de la candidature de Paris 2012 [reresic !], la crise des banlieues [gérée par le ministre de l’Intérieur…], la crise du CPE".
Les propositions ? Les incantations oratoires :
"les choses peuvent changer, les choses vont changer. [Sarkozy va] construire le chemin qui fera entrer la France de toujours dans le monde de demain. [Il compte bâtir une] société ouverte, généreuse, et en même temps ferme sur ses valeurs essentielles (…), où la promotion sociale remplacera le nivellement".
Un bon point tout de même : à la veille de la première journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage, le président de l’UMP a déploré
"une entreprise de dénigrement systématique de la France, de son histoire et de ses valeurs". "Faire de l’esclavage l’unique visage de la France, c’est rayer d’un trait tous ceux qui ne l’ont pas pratiqué ou qui se sont élevés contre".
Bien dit. Sauf que… lors du vote de cette loi instituant cette journée de commémoration, Sarkozy a voté pour. Tant pis : le bon point sera pour une autre fois. Peut-être ?
Discrimination anti-religieuse de la CNAF
On lit dans Présent de demain qu’une discrète circulaire d’octobre 2005 de la Caisse Nationale des
Allocations Familiales recommanderait de ne plus rembourser les bons de vacances qu’aux associations "neutres" sur le plan religieux. Pour Faits et Documents, à l’origine de l’information, cette mesure frapperait par exemple les Scouts d’Europe et les Scouts Evangéliques – et surtout les parents, puisque ces associations devraient logiquement être acculées à refuser ces bons. Détail absurde : la présidente de la CNAF, Nicole Prud’homme, est issue de la CFTC.
Le quotidien catholique rapporte que la Fédération Protestante de France envisagerait un recours devant la HALDE. Nicolas Sarkozy aurait adressé au pasteur de Clermont, président de la FPF (photo), une lettre condamnant la pratique de la CNAF comme contraire à une conception "ouverte" de la laïcité.
Le pasteur de Clermont mettait en garde dès 2004 sur les premiers cas d’une telle discrimination :
Depuis trois ans environ, les Caisses d’Allocations Familiales, ici et là, refusent le versement des bons vacances à des associations régies par la loi de 1901, qui organisent des camps de vacances pour des adolescents au cours desquels un temps biblique non facultatif est prévu dans le programme. Ces CAF interprètent une directive de la CNAF récusant la délivrance de bons vacances pour des associations ayant un caractère exclusivement religieux, politique ou syndical. Elles en appellent à une stricte neutralité !
Ainsi, petit à petit, le seul fait d’avoir une affiliation religieuse amène à se trouver exclus.
Deux « arguments » sont avancés :
Le principe de ‘précaution’. Derrière une association qui ne cache pas qu’elle accorde une importance réelle aux dimensions spirituelles, on soupçonne la "secte". […] Un autre argument non écrit, mais non moins affirmé, est qu’il faut anticiper sur le développement possible d’associations islamiques !
Souhaitons bonne chance au pasteur de Clermont dans ses efforts, que nous tenterons de suivre de près.
Islamiser la modernité : un programme idéologique
Dans la revue italienne Studium, Bertacchini et le père Vanzan (professeur à l’université pontificale grégorienne de Rome) publient un long article sans langue de bois sur la question islamique (vo). Ces derniers analysent le "programme idéologique d’Al-Zawihiri", qui veut "islamiser la modernité" contrairement à ceux qui aimeraient bien "moderniser l’islam" :
"A l’intérieur du monde musulman, islamiser veut dire «désoccidentaliser» tout : et ce depuis les institutions politiques et culturelles jusqu’aux structures économiques, au point d’arriver à repenser le système bancaire lui-même. En dehors du monde musulman, islamiser signifie répandre l’Islam avec une puissante action missionnaire (…). Mais, si l’on suit des interprétations plus radicales, islamiser l’Occident signifie agresser violemment le pouvoir politique et l’économie, sans exclure les attaques contre les populations civiles. (…) On peut constater, à partir de plusieurs faits, qu’il s’agit d’un vrai programme. (…) Des groupes importants ont déclaré la guerre à l’Occident. Il est impossible de penser qu’il s’agisse d’attaques totalement indépendantes les unes des autres.
(…) Le terrorisme (…) [met en] œuvre une férocité tellement opposée au sens moral commun qu’elle exige une charge d’idéologie absolue. Et une telle idéologie, qui a une base religieuse, suppose justement que les théoriciens de la terreur se cachent parmi les théologiens."
L’activité missionnaire et l’immigration sont deux autres pans de cette islamisation :
"Une italienne de Milan convertie à l’Islam, Aisha Farina, qui a proclamé publiquement qu’elle admire Ben Laden et le considère comme un guide sûr, a déclaré : «Il est possible que tous les italiens finissent par se convertir. Quoi qu’il en soit, nous allons vous conquérir pacifiquement parce que, à chaque génération, notre nombre double. Vous, par contre, vous avez un taux de natalité zéro.»
(…) La ligne politique terroriste marche dans 2 directions parallèles : elle combat les régimes islamiques «modérés» et elle commet en Occident des attentats spectaculaires afin d’accroître son prestige dans le monde musulman et légitimer son guide."
La liesse manifestée par la population islamique dans les places, sur les sites Internet et même dans la presse, soit après le 11 septembre 2001, soit après la catastrophe produite par le Katrina, qualifié de « soldat envoyé par Dieu » par le quotidien koweitien «Al-Siyassa» est du racisme, et il faudrait commencer à l’appeler par son nom, en en tirant les conséquences qui s’imposent.
"En somme, l’islamisation de l’Occident n’est ni un phantasme ni une crainte : c’est une intention et un fait (…). L’Islam modéré n’existe pas à proprement parler, parce qu’il n’existe pas de théologie islamique institutionnelle et modérée. Il existe des musulmans modérés, même parfois clairvoyants. (…) Il y a donc une convergence objective entre le courant théologique islamique et l’idéologie des terroristes. (…)
L’Islam n’est pas compatible avec la démocratie libérale pour des raisons plus fortes et profondes qu’on ne le pense habituellement : ce n’est pas seulement question de polygamie, de voile, du vendredi, etc. C’est-à-dire ce n’est pas seulement un problème de règles de comportement, morales ou religieuses. On voit cela dans le fonctionnement de l’Islam chez lui (…) : c’est la surveillance systématique de l’expression publique de la pensée, qui est censurée si elle n’est pas conforme à la charia ou au Coran et à son interprétation officielle. (…) Et donc l’absolutisme saoudite et des autres émirats, l’infériorité juridique de la femme, etc., ne sont pas des bizarreries qu’on puisse corriger. Ce sont des effets d’une cause radicale que l’on ne peut éliminer sans détruire l’Islam. (…)
La nécessité d’une grande autocritique sur les rapports avec l’Islam, qui échappe finalement à un «angélisme» aveugle et suicidaire, est donc inéluctable. Dialoguer avec qui a l’arrière-pensée de nous islamiser et de nous réduire à la condition de dhimmis, de sujets de second ordre, tout simplement n’a pas de sens. Le dialogue avec les musulmans modérés doit être non seulement poursuivi mais approfondi, et ils doivent être soutenus de toutes les façons comme ont été soutenus les dissidents soviétiques. Mais parallèlement à une telle ouverture il faut une politique de la défiance et du soupçon qui serre dans la mesure du possible les mailles du filet et décourage au maximum la présence des islamisateurs en Europe. Ceux-ci sont, en fait, la colonne idéologique du terrorisme : on ne peut pas combattre celui-ci sans contrecarrer ceux-là."


