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L’islam en Russie

Visant essentiellement l’activité des mouvements qui se réclament de l’islam, les procès pour extrémisme religieux et terrorisme se multiplient un peu dans toutes les régions, du Caucase du Nord à l’Oural en passant par la Volga. La sociologue Svetlana Akkieva estime que les facteurs sociaux sont prioritaires dans les conflits que connaissent certaines régions russes : "Le radicalisme religieux, c’est en premier lieu une lutte sociale et non une lutte religieuse. Pour les jeunes, la religion est le seul moyen à pouvoir garantir l’égalité entre les gens et rétablir une quelconque justice sociale. Ils utilisent dans leur lutte des slogans religieux, mais ils revendiquent subconsciemment la justice sociale".

Cependant, la possibilité de conflits ethniques n’est jamais à exclure, puisque partout où cohabitent des gens de différentes ethnies la situation est potentiellement explosive : un cocktail de facteurs extérieurs (mouvements terroristes internationaux) et de règlements de comptes au sein de la communauté musulmane locale auxquels s’ajoutent la corruption des autorités, le chômage, les disparités de revenus de la population et la haine vis-à-vis des forces de l’ordre. En outre, il y a des forces qui ont intérêt à faire exploser les régions, mais les idées extrémistes ne peuvent pas prendre racine sur un terrain stérile.

La montée extrémiste est également due au fait qu’en URSS les institutions religieuses ont été quasiment interdites pendant des décennies, et, au début des années 1990, les associations religieuses, toutes jeunes, n’ont pas su résister à l’influence des missionnaires. Les jeunes musulmans de l’ex-URSS sont essentiellement des néophytes. Beaucoup de jeunes musulmans qui, au milieu et à la fin des années 1990, sont partis étudier l’islam dans les pays arabes en ont rapporté une nouvelle vision de la religion et de la vie. Il ne s’agit pas seulement de ceux qui, recrutés par des mouvements terroristes, ont pris des armes de retour en Russie, mais de ceux qui ont décidé de respecter strictement les règles de l’islam. La nouvelle génération veut avoir ses mosquées, ses imams, elle veut vivre sa vie et donc entre en conflit avec les directions spirituelles locales.

Les terroristes ont deux moyens d’influer sur les communautés religieuses : par le biais de réseaux scolaires d’enseignement de la langue arabe et des principes religieux et par le biais de tribunaux de la charia. La corruption et la vénalité des tribunaux laïques russes ajoutent à l’argumentation en faveur de la mise en place de tribunaux islamiques. Après la construction de mosquées, la mise en place de tribunaux islamiques ?

Une situation que pourrait connaître la France.

Michel Janva

Inde : le massacre des filles

Sgetvc26090106003028photo00quicklookdefa Une étude de la revue médicale The Lancet (ici, v.o., sur inscription) estime à 10 millions le déficit de femmes causé par des avortements sélectifs ces 20 dernières années. Ce chiffre n’est pas celui du nombre d’avortements, mais simplement du différentiel entre les avortements de filles et les avortements de garçons. Et le drame touche surtout les milieux éduqués :

Le déficit de naissances féminines est repérable dans les familles de toutes les religions et de presque tous les Etats indiens. Cependant, il est plus élevé dans les milieux éduqués où se pratique davantage l’échographie et où le nombre de deuxièmes enfants de sexe masculin est deux fois plus élevé que chez les illettrés.

Et le cas de l’Inde pourrait n’être qu’une fraction du phénomène mondial :

Au niveau mondial, le déficit en femmes est évalué à 100 millions, l’Inde n’étant pas le seul pays à pratiquer l’avortement sélectif, estime le professeur Shirish Sheth, de l’hôpital Breach Candy de Bombay, qui a participé à l’étude indo-canadienne.

L’UNFPA, l’agence de l’ONU la plus active dans la propagation de la culture de mort, s’inquiète maintenant des conséquences des politiques qu’elle a favorisées : elle finance des programmes pour que les avortements ne soient pas sélectifs (voir son rapport 2005, §29). Le jour où il y aura autant de petits garçons supprimés que de petites filles, elle sera ravie : tout ce qu’elle demande, c’est que le massacre ne soit pas discriminatoire.

Henri Védas

La constitution de l’UE risque-t-elle vraiment d’être ranimée ?

D0106eu0 The Economist de cette semaine constate (ici, sur abonnement) que les déclarations en faveur d’une relance du processus de ratification se multiplient :

– Angela Merkel : "Cette constitution a tant d’éléments positifs qu’on ne doit pas l’abandonner". Son porte-parole, et le leader de son parti au Parlement européen, ont annoncé que la relance du processus sera la priorité de la présidence allemande au premier semestre 2007.

– Le Portugal exercera la présidence de l’UE lors du second semestre 2007. Or José Socrates, le président portugais, a annoncé que son pays poursuivra le même objectif.

– Et la présidence autrichienne actuelle refuse d’enterrer la Constitution. Le 9 mai 2006 aura lieu une "conférence sur l’avenir de l’Europe" qui pourrait bien officialiser la relance du processus de ratification.

The Economist, qui avait déclaré l’an dernier son opposition au traité, se veut optimiste : pour lui, ces efforts "ne peuvent pas réussir", en particulier parce que les dirigeants français et néerlandais ne sont pas prêts à convoquer un nouveau référendum sur le sujet. Le magazine estime que les déclarations sur la relance de la constitution sont sans doute surtout de l’affichage.

On voudrait le croire. Mais qu’on relise le fil de nos posts portant sur la Constitution : on y constate que les fédéralistes n’ont jamais faibli, depuis le printemps dernier, dans leur ferme volonté de la ranimer.

Henri Védas

Encore un train racketté

Une "bande d’une vingtaine de jeunes de type africain", selon la police, est montée dans la rame de RER à Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne) et ont détroussé les voyageurs. Ils ont dérobé des téléphones portables et des lecteurs de MP3. Treize d’entre eux ont été arrêtés et seulement deux placés en garde à vue.

"Le réseau ferroviaire français a-t-il vocation à devenir un terrain de chasse pour délinquants, resquilleurs et autres détrousseurs ?", s’est indigné Bernard Aubin, secrétaire général adjoint de la CFTC-cheminots. Un jeune homme placé en garde à vue vendredi à Marseille dans l’enquête sur le pillage du train Nice-Marseille le matin du 1er janvier a été remis en liberté samedi après-midi. Enfin, pour conclure avec les violences du week-end, une dizaine d’individus, le visage caché par des capuches et des foulards, ont caillassé un car privé samedi vers 22h, dans les rues de Vigneux-sur-Seine.

Michel Janva

La France est-elle encore en République ?

Chirac nous bassine depuis quelques temps avec la sacro-sainte ‘République’ : "Nous sommes tous les enfants de la République", faisant de celle-ci une valeur supérieure à la France. "Soyons intransigeants sur les idéaux de la République", seule éducatrice, seule dispensatrice de gratification, basée sur l’humanisme et seule référence éthique. Mais nous savons que nos politiques sont des farouches partisans de la méthode Coué, car, au fond, s’ils nous parlent sans cesse de la République depuis quelques temps, c’est, quelque part, pour se convaincre qu’elle existe encore. La France est-elle donc encore une République ?

C’est Saint Augustin qui nous fournit la réponse (in La Cité de Dieu, Livres IV & XIX), à l’origine destinée à Rome, mais s’adaptant très bien à notre pays : là "où il n’y a pas de justice, il n’y a pas de république", les prétendues "vertus" païennes sont en réalité des "vices", et la France n’est finalement rien d’autre qu’une bande de voleurs ou d’"immenses brigandages" : "sans la justice, en effet, les royaumes sont-ils autre chose que de grandes troupes de brigands ?". Et, nous explique le Docteur de l’Eglise, la véritable justice politique demandant que chacun reçoive ce qui lui revient, la société aussi doit pratiquer le culte véritable afin de donner à Dieu ce qui lui revient.

Michel Janva

Italie : une initiative de miséricorde du Mouvement pour la Vie

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Du XVème siècle à la fin du XIXème,à Padoue, en Italie du Nord, les mères en détresse pouvaient déposer anonymement leur enfant dans un réceptacle spécial sur la facade de l’église Ognissanti : un dispositif alertait des religieuses, qui trouvaient le bébé et le recueillaient dans leur orphelinat. Cela évitait que les enfants soient déposés sur les pas de portes, et soient parfois retrouvés morts au matin.

Constatant qu’aujourd’hui 400 enfants sont abandonnés tous les ans en Italie, et que le chiffre augmente de 10% par an, le Mouvement pour la Vie italien a réinstitué, en le modernisant, ce dispositif. L’organisation pro-vie a financé la mise en place de six boîtes spéciales (photo), dont une, à Padoue, est à deux pas de l’église Ognissanti. Quand un bébé est déposé, un signal est envoyé à la fois au centre social mitoyen et à un service hospitalier de la ville, tandis qu’un dispositif de chauffage se déclenche pour éviter que l’enfant ne prenne froid.

Le Mouvement pour la Vie avait fait l’objet d’un encouragement particulier de Benoît XVI, lors d’une récente audience, pour son "action courageuse" et "porteuse d’espérance."

Henri Védas

Bernard Planche a été libéré

L’otage français Bernard Planche, enlevé il y a un peu plus d’un mois à Bagdad, a été libéré samedi soir dans le quartier d’Abou Ghraïb, dans la périphérie de la capitale. Bernard Planche avait été enlevé chez lui à Bagdad alors qu’il se préparait à aller dans l’usine de traitement de l’eau, où il travaillait pour une ONG dénommée AACCESS NGO. Le 28 décembre, ses ravisseurs avaient diffusé un enregistrement vidéo dans lequel ils dénonçaient la «présence française illégitime» en Irak, demandant le retrait des troupes.

Michel Janva

Renoncer à l’anticulture de la mort

Le pape Benoît XVI a baptisé dimanche dix nouveaux-nés en la chapelle Sixtine : "chers enfants, c’est avec une grande joie que la communauté chrétienne vous accueille". S’écartant de l’homélie qu’il avait préparée, le pape s’est adressé aux parents, enfants et parrains présents à cette cérémonie pour leur dire que ce baptême assurait aux bébés une vie éternelle avec le Christ.

Il a appelé à cette occasion les parents à renoncer pour leur enfants à l"‘anticulture de la mort" qui domine le monde aujourd’hui, par le biais de la drogue, du mensonge, de la fraude et d’une idée de la sexualité "qui ne serait plus qu’une simple distraction sans responsabilité". Pourquoi ne pas y voir une invitation à participer à la marche "pour la vie" ? Il a invité ces mêmes parents à plutôt prévoir pour leurs enfants une culture de la "vraie vie", qui peut être trouvée dans le Christ.

Michel Janva

Le Manifeste de Christian Combaz

L’écrivain et chroniqueur est une des rares voix qui s’élève pour dénoncer le règne de l’hyper-violence dans la culture qui est distillée aux enfants. Dans un sombre "Manifeste", il lance un nouveau cri d’alarme :

Voilà dix ans que les parents regardent avec inquiétude leurs enfants s’échanger les copies des jeux les plus cruels dans la cour de l’école, mais il paraît que c’est le prix de la paix domestique. Voilà dix ans que les parents les plus faibles sont intimidés par des gamins qui, toutes les huit heures, ont besoin d’ entrer en relation télépathique avec le Veau d’or de la violence, en se ruant sur leur console après le devoir de maths. Mais il paraît que ça n’a aucun rapport avec le réel.

L’écrivain appelle, avec un choix de termes peut-être maladroit, à une "dissidence blanche" – rien à voir pourtant avec du racialisme : il s’agit, peut-être en référence à la "marche blanche", d’une dissidence silencieuse de ceux qui refusent la banalisation de la barbarie.

Henri Védas

Elie Barnavi : « le socle de l’Europe est chrétien »

Certains lecteurs auront sans doute déjà lu l’interview roborative de l’historien israëlien par Elisabeth Lévy dans le Point (un commentaire de ce post y renvoyait). Pour les autres, un avant-goût :

Au cours du débat sur la laïcité, François Bayrou a expliqué qu’il était chrétien, croyant et enchanté que les rédacteurs du TCE (traité constitutionnel européen) aient décidé de ne pas mentionner les racines chrétiennes de l’Europe. Eh bien, moi, qui ne suis ni chrétien ni croyant, je suis consterné par cette négation de l’Histoire. Le substrat, la véritable infrastructure des nations, ce sont la culture commune, la langue commune, les épreuves partagées. On n’échappera pas à l’Histoire en la niant. […]

Il faudrait que les Européens regardent leur civilisation avec les yeux d’un étranger. Quand on regarde le passé de ce continent, on ne peut pas ne pas voir qu’il y a eu constitution par strates successives d’une civilisation partagée. Paul Valadier, l’ancien directeur de la revue Etudes, l’a fort bien expliqué à Blois : l’Europe est le fruit d’un double souvenir, celui de l’Empire romain et celui de la chrétienté. Marc Bloch disait que l’Europe est née quand l’Empire romain est mort. […]

[L’idéologie des droits de l’homme] ne permet en rien d’établir des distinctions et de tracer des frontières. Si l’Europe ne se définit que par les droits de l’homme, elle n’existe pas. Car il n’y a pas d’existence sans territoire. Et l’un des drames de l’Europe est précisément qu’elle ne sait pas se donner des frontières physiques, car elle est incapable de se donner des frontières mentales. Elle ne sait pas définir un « eux » et un « nous ». Cette frontière entre « eux » et « nous » n’est pas forcément hostile, ni imperméable, elle peut, elle doit, être amicale et poreuse ; mais pour être amicale et poreuse, il faut d’abord qu’elle existe.

Henri Védas

Bayard presse au service de la culture de mort

Astrapijanvier Elizabeth Montfort consacre dans Liberté politique un excellent article aux dernières bavures du groupe "catholique", détenu par la congrégation des assomptionnistes : un dossier d’Astrapi (destiné aux 7-11 ans) sur "les droits des femmes" qui promeut la contraception et donne le MLF et Simone Veil en exemple; et un "imagier de la famille" paru dans Tralalire (2-5 ans) :

Vingt petites vignettes très colorées présentent toutes sortes de familles : nombreuses, peu nombreuses, familles où sont accueillis des enfants adoptés, familles monoparentales, familles "qui ressemblent à leur chien" (sic) et même des familles "où les enfants sont élevés par deux femmes ou deux hommes".

Rien n’est fortuit : l’imagier est illustré par Todd Parr, sorte de de dessinateur officiel du mouvement homoparental américain (exemple).

Rappelons que le groupe Bayard (qui publie La Croix) est l’un des co-éditeurs français du Compendium du catéchisme le plus cher du monde. Mis en cause, Bayard a prétendu être "au service de l’Eglise " et a accusé les critiques du consortium d’éditeurs de risquer "tout simplement de tuer l’édition religieuse française". Traduction : quand ça l’arrange, Bayard revendique bruyamment sa part du gâteau éditorial catholique; le reste du temps, Bayard roule pour la culture de mort.

Henri Védas

Marche nationale pour la vie : J-15

Présent d’aujourd’hui consacre une pleine page à la conférence de presse des organisateurs de la Marche nationale pour la vie du 22 janvier à Paris : un collectif unitaire rassemblant notamment l’AOCPA-Choisir la Vie, Laissez-Les Vivre, Renaissance catholique et SOS Tout-Petits.

Jeanne Smits explique dans le quotidien pourquoi ce n’est pas une marche "de plus" : elle a vocation à devenir une grande marche unitaire annuelle. Il ne s’agit plus seulement de manifester pour les 20 ans, les 30 ans de la loi Veil, comme nous l’avons fait en 1995 et en 2005, en se donnant rendez-vous 10 ans plus tard. Ce n’est pas comme cela que le mouvement pro-vie s’est imposé sur la scène politique américaine : c’est en manifestant année après année, dans le froid de Washington en hiver.

[O]utre-Atlantique, les défenseurs de la vie n’ont jamais cessé de manifester leur opposition à Roe versus Wade [l’arrêt de la Cour suprême légalisant l’avortement]. Cela commença avec quelques centaines d’irréductibles. D’année en année la manifestation de Washington prit de l’ampleur, jusqu’à dépasser les 200.000 et l’on peut dire aujourd’hui que cette action n’a pas été inutile.

Le pari des organisateurs est de transformer l’élan de la manifestation des 30 ans en ce rendez-vous unitaire annuel. La balle est dans le camp de la jeunesse pro-vie… Les générations "Jean-Paul II" et "Benoît XVI" seront-elles au rendez-vous, le dimanche 22 janvier à 14H30 Place de la République ?

Henri Védas

La France est plus en sécurité (si si)

Le Figaro nous révèle aujourd’hui que la délinquance diminue : selon des données du ministère de l’Intérieur, la baisse des crimes et délits en 2005, avec environ 3 760 000 faits constatés, aura été de l’ordre de 1,5%, soit quelque 60 000 actes de moins qu’en 2004. Mais combien de faits n’ont pas été "constatés" ? Au total, depuis l’été 2002, la police et la gendarmerie ont enregistré 370 000 actes de délinquance en moins. De qui se moque-t-on ? Les adeptes de la méthode Coué (la Place Beauvau) commenteront ces chiffres dans une dizaine de jours.

Pourtant, et ce n’est un secret pour personne, les violences sont à la hausse : 400 000 faits l’an dernier, soit une augmentation de plus de 4%. En dehors des violences sexuelles, qui diminuent de 8%, toutes les autres atteintes à l’intégrité physique des personnes progressent, à commencer par les coups et blessures volontaires, qui dépassent les 140 000 faits. Alors comment justifier la baisse ? Les cambriolages sont en baisse de 7% et tous les vols liés à l’automobile sont en baisse (elles ne sont plus volées, mais brûlées…). En 2005, 500 000 personnes ont été mises en garde à vue. Moins de 70 000 ont été écrouées…

Concernant, l’immigration clandestine, l’objectif de 23 000 reconduites à la frontière n’a pas été atteint et le nombre d’étrangers mis en cause pour infraction à l’entrée et au séjour sur le territoire a augmenté de près de 30% (80 000). Les procédures pour travail clandestin et emploi irrégulier ont augmenté de plus de 20%. L’an dernier, hors infractions aux règles de séjour, les étrangers ont représenté 14% des personnes mises en cause pour un crime ou un délit.

Michel Janva

Galilée ou l’amour des légendes

Ce soir, France 3 nous propose un téléfilm retraçant la fameuse légende sur Galilée, appelé subrepticement ‘Galilée ou l’amour de Dieu’ (scénario de Claude Allègre !). Voici un exemple flagrant de désinformation anticatholique. Tout le monde sachant que Galilée a été condamné par l’Eglise, si c’est ‘pour l’amour de Dieu’, alors c’est que l’Eglise n’aime pas Dieu. CQFD. Car il est bien connu que l’Eglise n’aime que le pouvoir, l’argent, la puissance, etc.

Mais cette analyse ne tient pas face à la rigueur historique. Ce pseudo-génial héros de la science, soit-disant persécuté par l’Église (il a en fait toujours bénéficié de la bienveillance des papes) a en fait souvent été éloigné du véritable esprit scientifique. Par exemple, Galilée s’attribua la découverte des taches solaires, observées à l’œil nu dès le IVe siècle av. J.C., et à la lunette par Scheiner en 1611, soit deux ans avant Galilée. Concernant la théorie copernicienne, Galilée a osé la nier lors de son procès. En outre, il a milité pour une interprétation scientifique de la Bible, avec un manque de modération qui le caractérise. L’analyse est à lire…

Michel Janva

Affaire Finkielkraut : les auditeurs de France-Culture deviennent-ils « néo-réacs » ?

Alain Finkielkraut anime sur France-Culture l’émission Répliques. Après ses commentaires sur les émeutes de novembre, des voix s’étaient élevées pour que le philosophe, poursuivi à l’époque par le MRAP pour incitation à la haine raciale, perde cette tribune. Un débat animé avait eu lieu à l’antenne le 28 novembre.

Une sociologue offre dans le Monde une analyse assez intéressante du courrier des auditeurs (plus de 400 e-mails) reçu à la suite de ce débat :

Ces internautes, lorsqu’ils s’identifient, se présentent tous comme appartenant au monde de l’éducation ou de l’action sociale, ou à d’autres métiers intellectuels. Beaucoup s’affirment de gauche ou suggèrent qu’ils le sont. Ils ne semblent en rien en décalage avec ce que l’on sait du public de France-Culture (54 % d’actifs, 45 % de catégories socioprofessionnelles supérieures) et de ce qu’on imagine de sa sensibilité politique. Au total, ils incarnent à la perfection "ces bobos, sociologues et travailleurs sociaux", vilipendés par Alain Finkielkraut dans son interview à Haaretz car, selon lui, ils "pratiquent le déni", notamment à l’égard de l’école, et sont obnubilés par l’idée d’excuser les émeutiers par les discriminations. Des couches cultivées, habituellement ardentes à défendre la pensée post-marxiste […].

Or les scores de la mobilisation internaute ripent exactement en sens contraire : 267 messages (75 %) gratifient Alain Finkielkraut d’un vif soutien, 88 (25 %) le critiquent violemment. Les couches cultivées, en plein désarroi intellectuel, seraient-elles en train de changer de logiciel ?

Henri Védas

Mark Steyn et la crise de l’Occident (suite)

Qu’on me pardonne de revenir sur la tribune de Mark Steyn dans le Wall Street Journal. Je l’ai déjà citée ce matin, mais trop brièvement. Si vous pouvez lire en anglais ce texte long et important, faites-le ! Sinon, en voici les principales idées :

1. La faille des sociétés européennes est qu’elles sont laïcisées alors que, pour financer leur Etat-providence, elles auraient besoin de la démographie d’une société religieuse. Pour éviter l’effondrement de leur système social, elles vont devoir accueillir des immigrés à un rythme supérieur à ce que n’a jamais tenté une société stable.

2. Le monde est en guerre – mais ce n’est pas d’abord une guerre contre le terrorisme, ni contre l’Islam. Le coeur de cette guerre, c’est le manque de confiance des occidentaux dans leur propre civilisation. Comme dans le cas du SIDA, ce n’est pas le HIV qui tue, mais la pneumonie (ici, l’Islam) contre laquelle l’organisme ne peut plus lutter. Mais le mal premier, c’est le SIDA.

3. Nous ne nous rendons pas compte du déclin de l’Occident, parce que nous nous inquiétons de faux problèmes, par exemple l’environnement. D’ici 30 ans, l’environnement se portera plutôt bien. Ce sont les Italiens et les Suédois qui risqueront l’extinction et la perte de leur habitat naturel.

4. En 1970, le monde développé représentait 30% de la population mondiale, le monde musulman 15%. En 2000, les deux étaient à 20%. Sur cette courbe, l’Europe à la fin de ce siècle sera comme un continent frappé par la bombe à neutrons : les bâtiments seront toujours debout, mais le peuple qui les a bâtis aura disparu.

5. L’idée qu’une Europe sans enfants puisse rivaliser militairement ou économiquement avec les Etats-Unis est risible. Au cours de ce siècle, les Etats-Unis atteindront les 500 millions d’habitants. Ce qui restera de l’Europe sera ou très vieux, ou très musulman.

Henri Védas

Hugo Chavez et la théologie de la libération

"Plus que jamais nous avons besoin de Jésus Christ… Il y a suffisamment pour satisfaire tout le monde, mais quelques minorités, les descendants de ceux-là même qui ont crucifié le Christ… une minorité s’est emparée des richesses mondiales", a déclaré Hugo Chávez, président du Vénézuela, le 24 décembre 2005, au Centre Manantial de los Sueños. Nous attendons la réaction indignée de nos gauchistes bobos, qui l’ont soutenu un peu vite…

Il a ajouté: "Une minorité s’est emparée de l’or, de l’argent, des minéraux, de l’eau, des bonnes terres, du pétrole, des richesses, et les richesses se sont concentrées dans peu de mains: moins de 10% de la population mondiale possède plus de la moitié des richesses mondiales." Vraiment, il faut que Ségolène, qui se rend dimanche au Chili pour soutenir Michelle Bachelet, laquelle fait partie du club des marxistes sud-américains (dont Chavez), condamne ces propos…

Partisan d’une certaine théologie que l’on croyait morte, Chavez a aussi loué le "Christ, le Christ rebelle, le Christ révolutionnaire, le Christ socialiste".

Michel Janva

KTO en crise

KTO, lancée en décembre 1999, est en train de jouer sa survie. Un conseil d’administration, convoqué pour le mercredi 11 janvier, devrait se prononcer sur une augmentation de capital, à laquelle les actionnaires actuels n’ont, selon Le Monde, pas l’intention de souscrire. Axa, Lagardère, Média Participations, actionnaires à hauteur de 18% chacun, Vivendi (12%), le Diocèse de Paris (12%), Bayard Presse (8%), Lafarge (6%) et l’association des évêques de France (5%), ne veulent plus financer à fonds perdus KTO, qui accuse un déficit de 3 M€ en 2005.

La chaîne catholique pourrait déposer son bilan. Pour éviter cela, les évêques ont décidé de solliciter l’aide des producteurs du "Jour du Seigneur". Cette émission est produite par le Comité français de radio-télévision (CFRT), société financée par la chaîne publique (30%) et des donateurs (70%). Le CFRT, association créée en 1950 et confiée à la congrégation des dominicains, est doté d’un budget de 10 M€ et affiche un bénéfice de 500 000 euros. Une polémique était née avant le lancement de KTO, en 1999 : le CFRT considérait que l’existence même de la chaîne catholique n’était pas opportune.

KTO, dotée d’une équipe de 28 personnes, dispose d’un budget modeste. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a décidé en mai 2005 de ne pas lui attribuer de licence TNT, estimant que l’un des critères de choix était de choisir parmi les chaînes susceptibles de réunir un vaste public, ce qui n’est pas le cas de KTO, selon le CSA.

Michel Janva

Chine : les persécutions se poursuivent

Mgr Han Dingxian, évêque catholique "clandestin" de Yongnian en Chine, âgé de 66 ans, est porté disparu, annonce AsiaNews. Cette disparition porte à trois le nombre d’évêques catholiques chinois non officiels dont on est sans nouvelles. Mgr Dingxian a été arrêté en 1999 et maintenu à l’isolement dans un hôtel propriété du gouvernement chinois. Cela fait déjà quelque temps qu’il n’est plus apparu à la fenêtre et que l’on n’a plus de nouvelles de lui. Asianews avait lancé en mars dernier une campagne pour faire connaître le sort de cet évêque, qui a déjà passé une vingtaine d’années en prison.

Les autres évêques disparus sont également des prélats du Hebei, place forte des catholiques qui refusent de s’aligner sur la politique de Pékin. Il s’agit de Mgr Jacques Su Zhimin, 72 ans, disparu en 1996, et Mgr François An Shuxin, 54 ans, arrêté et disparu en 1997. Le gouvernement chinois n’a jamais donné aucune indication sur leur sort.

Le prêtre Wang Wenzhi, 50 ans, a été arrêté le 11 décembre. Il se trouverait en isolement dans un hôtel, où il serait soumis à un lavage de cerveau et à des séances de formation politique pour le convaincre d’adhérer à l’Association Patriotique des Catholiques de Chine (APCC) qui regroupe les catholiques reconnus par les autorités de Pékin.

Michel Janva

Actualité de l’Islam : séquestration

Le tribunal correctionnel de Valence a condamné aujourd’hui à dix mois de prison avec sursis un père de famille d’origine marocaine qui séquestrait chez lui sa femme et ses quatre filles (toutes nées en France et aujourd’hui âgées de 4, 10, 13 et 14 ans) au nom de l’Islam. Le tribunal, qui a suivi les réquisitions du procureur, a en outre déchu définitivement cet homme âgé de 45 ans de ses droits parentaux. Le prévenu absent lors du jugement, avait quitté le palais de justice lors de l’audience le 2 décembre dernier après avoir constaté que la composition du tribunal était presque exclusivement féminine.

Ce Marocain sans emploi vivait du RMI et des allocations familiales (1400€ par mois) dans une HLM de la cité de la Monnaie à Romans-sur-Isère. Lors de ses auditions, il avait expliqué qu’il refusait que ses filles aillent non voilées à l’école. Le Coran et les femmes ? Rien de très romantique…

Michel Janva

Rioufol et la pensée unique

Selon Ivan Rioufol dans le Figaro, 2006 sera "rude pour le bien-pensisme". En effet, "depuis la fronde du 29 mai, (…) le bon sens est redevenu une vertu." "Le vacarme des réalités oblige nos mandarins à sortir de leur ‘Cité interdite’ et à écouter le peuple. Ce qu’il dit ébranle l’idéologie ‘antiraciste’ et ses fausses bontés."

"Les donneurs de leçons vont avoir du mal à museler ce mouvement de fond, né en réaction à leur dogmatisme liberticide. Même des historiens de gauche dénoncent les repentances obligées de l’histoire officielle, tandis que les attaques contre l’esprit critique tombent à plat : le lynchage d’Alain Finkielkraut (…) a souligné le sectarisme des bons apôtres." Ainsi, "2006 pourrait être l’année d’un tournant conservateur, préfigurant la tonalité de la campagne de 2007. Les censeurs croient y voir la marque des ‘néo-réacs’ et d’une ‘lepénisation des esprits’. Cette diabolisation illustre le refus d’abdiquer des faussaires."

Pour autant, "la propagande des adeptes du parler faux est intacte. (…) Ils acquiescent quand Jamel Debbouze déclare «Je suis fier de mon appartenance» (Figaroscope du 21 décembre) mais hurleraient à la xénophobie si ce propos était tenu par un ‘Gaulois’. Ils accablent la colonisation française mais chantent l’occupation musulmane de l’Andalousie." Mais les Français se lassent et "ne comprennent pas que le président Bouteflika choisisse de se faire soigner à Paris après avoir insulté la République (…). Ils s’interrogent sur les ‘blessures’ des anciens colonisés, qui s’installent massivement en France pour y bénéficier de sa civilisation. Bref, les gens ne veulent plus être pris pour des poires. (…) L’arrogance des «consciences» ne passe plus, auprès d’une population prête à reprendre son destin en main. Aussi faut-il redouter d’autres tensions, répondant à celles qui sont apparues l’année dernière."

Michel Janva

Chirac veut appliquer le programme du PS

Autant la gauche accuse Sarkozy de se ‘lepéniser’, ce qui n’est pas l’avis de ce dernier, autant elle accuse Chirac… de lui voler ses idées. Elle devrait plutôt s’en réjouir si ces fameuses idées étaient bonnes pour le pays et que la gauche aimait ce pays… Mais non. Le carriérisme politique est tel que, n’étant pas au pouvoir, le PS ne veut jouer qu’un rôle d’opposant.

Parmi les idées socialistes reprises par le très gauchiste Chirac : la sécurité sociale professionnelle (idée venue de la CGT) ; le changement de la base de calcul des cotisations patronales (transfert d’une partie des cotisations patronales, qui pèsent aujourd’hui sur les seuls salaires, sur l’ensemble de la richesse produite par l’entreprise : la valeur ajoutée) ; le droit d’accès garanti aux classes préparatoires aux grandes écoles pour les meilleurs bacheliers de chaque lycée de France (proposition rejetée par l’UMP le 1er décembre).

Que va donc faire le PS pour retrouver de la voix ? Faire une politique de droite ?

Michel Janva

Une mosquée pour Villeurbanne

Bien qu’il manque le minaret, qui doit être posé dans les prochaines semaines, les travaux de la nouvelle mosquée de Villeurbanne, en banlieue lyonnaise, sont terminés. Le maire PS, Jean-Paul Bret, souhaitait que la mosquée Othmane se fonde dans l’environnement de ce quartier ouvrier de la ville. Pour cette nouvelle mosquée, Ridha Féki, le courtier du cabinet Ilef à Paris, a travaillé plus de cinq mois avant de trouver un assureur. «Et encore le contrat n’est pas encore signé. Pour l’instant, seule l’association est assurée, pas encore les murs de la mosquée ni la responsabilité civile, la négociation n’est pas finie…»

Et si elle n’aboutit pas, le président de l’association, également représentant régional du Conseil français du culte musulman, Azzedine Gaci (UOIF), devra chercher un assureur à l’étranger. Ce à quoi s’est résolu le recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Kamel Kabtane. Pour le cabinet Ilef, qui gère nombre de dossiers de nouvelles mosquées, à chaque nouvelle demande, le scénario se répète. «Le foulard, l’Irak, les attentats, il y a toujours une actualité défavorable». Parmi les raisons qui font qu’une mosquée se retrouve sans couverture, les hausses de tarifs lors des renouvellements de contrat ou après travaux de rénovation. Ce sera bientôt le cas pour les salles de prière de la Duchère et du IIIe arrondissement de Lyon. La ville va vendre un terrain à l’association musulmane locale de la Duchère et louer à une autre des locaux dans le IIIe arrondissement.

Michel Janva

Le retour du Pacte de Varsovie ?

Valeurs actuelles nous apprend que, face à l’Otan, a été créée l’Organisation de Shanghai, alliance centrée sur la Chine et la Russie, qui pourrait bientôt inclure l’Inde et l’Iran. Voici un peu plus de deux mois, les six pays membres de l’Organisation pour la coopération de Shanghai (OCS) – la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan – ont décidé de renforcer leurs liens. Fred Weir note dans le Christian Science Monitor que cela revient à créer une «confédération militaire eurasiatique, rivale de l’Otan». À la dernière réunion de l’OCS, trois autres pays étaient présents à titre d’observateurs : l’Inde, le Pakistan, et l’Iran. Deux des trois, l’Inde et le Pakistan, sont des puissances nucléaires. L’Iran, aspire à le devenir…

La Chine et la Russie correspondent au “cœur du monde” prophétisé par les géopoliticiens du début du XXe siècle Harold Mackinder et Nicholas Spykman, adversaire inéluctable des puissances maritimes anglo-saxonnes… Les puissances eurasiatiques présentent l’OCS comme une “réponse aux menaces terroristes révélées par les attentats du 11 septembre 2001”. En fait, l’Organisation a été fondée le 26 avril 2001, à l’initiative d’une Chine qui cherchait un contrepoids à d’éventuelles menaces américaines. Jusqu’où peut aller la coopération au sein de l’OCS ? En août 2005, lors des manœuvres conjointes dans l’Extrême-Orient russe, les armées des deux pays ont mis en scène une intervention dans un secteur “en proie à une déstabilisation téléguidée de l’extérieur”.

«À terme, note un expert du Nixon Center, rien ne garantit que les six membres actuels de l’alliance et les trois membres potentiels aillent jusqu’au bout de leur projet. Mais ce sera le cas de la plus grande partie d’entre eux.» Ce réalignement ne manquera pas d’en provoquer d’autres. Si le Japon se pose en contrepoids asiatique de la Chine et de la Russie, et donc en allié des États-Unis, les pays islamiques sont tentés de se rapprocher du “bloc néocommuniste”. La tentation est forte en Turquie. Et en Europe ?

Michel Janva

Mark Steyn : l’Occident est en danger d’extinction démographique

On le savait, mais l’éditorialiste conservateur canadien le rappelle avec acuité dans le Wall Street Journal. Il faudrait tout citer, mais voici au moins les premières lignes :

La plupart des gens qui liront ces lignes ont l’estomac bien accroché, alors laissez-moi dire ceci de la manière la plus directe : une grande partie de ce que nous appelons vaguement le monde occidental ne survivra pas à ce siècle. Une bonne partie disparaîtra de notre vivant, y compris de nombreux pays d’Europe occidentale – peut-être la plupart. Il y aura probablement encore une aire géographique désignée sur la carte comme étant "l’Italie" ou "les Pays-Bas" – probablement – tout comme il y a encore à Istamboul un bâtiment dénommé Cathédrale Sainte-Sophie. Mais ce n’est pas une cathédrale; ce n’est que la désignation d’un bien immobilier. De même, l’Italie et les Pays-Bas ne seront plus que des désignations de biens immobiliers. Le défi, pour ceux qui estiment que la civilisation occidentale est au total meilleure que ses concurrentes, est de trouver un moyen de sauver au moins certaines parties de l’Occident.

Henri Védas

Pourquoi surestime-t-on le nombre de blogs français ?

Le site spécialisé PointBlog ne croit pas aux chiffres que donnait cet article du Monde sur le nombre de blogs français : il n’y aurait pas "7 millions" de blogs, mais un peu plus de 2 millions.

Cette querelle de chiffres a-t-elle une importance ? Pour Patrice de Plunkett, oui :

– Si vraiment il y a exagération des chiffres, pourquoi des médias commerciaux la commettent-ils : est-ce afin d’alarmer les pouvoirs publics sur la "menace" de l’internet par rapport à la presse et à la télé ?

– Et n’est-ce pas pour accréditer ce caractère "menaçant" que l’on répète, ici et là, que "les blogs diffusent de fausses nouvelles" ? 

– Mais le web est-il réellement plus enclin à la désinformation que les chaînes de télévision ou les grands journaux ?

Henri Védas

Comment détruire l’amour ?

Le Brésil va distribuer à la population 1,5 milliard de préservatifs gratuits en 2006 sous couvert de lutte contre le sida. Sur l’inefficacité du bout de caoutchouc, cliquez ici et allez dans la rubrique "prévention du Sida" et "la vérité sur le Sida". Seule la fidélité est fiable, en amour comme en Sida…

Michel Janva

Chirac veut jeter notre argent par les fenêtres

Chirac a souhaité "que soient menés à leur terme les projets d’équipement et d’aménagement emblématiques qui avaient été envisagés" pour accueillir les Jeux olympiques de 2012 à Paris. Lors de la présentation des voeux de la municipalité de Paris à l’Elysée, le chef de l’Etat a évoqué la "profonde déception que tous les Français ont ressentie à ne pas voir retenue la candidature parisienne aux Jeux olympiques de 2012". La Ville de Paris envisage en particulier d’aménager sur les terrains des Batignolles, où devait initialement être construit le Village olympique, environ 3.500 logements, dont une moitié de logements sociaux. Si c’est pas de la démagogie ça…

Michel Janva

Avortement : les eurocrates contre l’objection de conscience

L’Union européenne s’est dotée en septembre 2002 d’un réseau d’experts, le CFR-CDF, chargé d’établir des rapports sur le respect des Droits de l’Homme par les pays membres. Ce réseau a été créé à la demande du Parlement européen, notamment pour permettre de surveiller l’Autriche où une coalition réunissait depuis 2000 les conservateurs de l’OeVP et les nationalistes du FPOe.

Le réseau a d’emblée revendiqué une conception subversive des Droits de l’Homme. Bien que dirigé par un universitaire de l’Université "catholique" de Louvain (liste des membres – peut-être périmée), il s’est aligné sur les positions de la culture de mort. Son premier rapport annuel, en 2002 (pdf, p101), considérait par exemple les mariages homosexuels ou de transsexuels comme faisant partie du "droit au mariage" protégé par l’UE.

Et bien sûr, l’avortement est pour ces "experts" un droit fondamental : ils viennent de remettre à la Commission européenne un rapport de 41 pages hostile à un projet de concordat entre le Vatican et la Slovaquie. Ce qui leur déplaît particulièrement, c’est que ce concordat prévoit que les personnels médicaux pourront opposer une objection de conscience à la participation à l’avortement (articles de Lifesite; du Guardian; tous deux en anglais). Les experts veulent que l’objecteur de conscience soit tenu de trouver un autre personnel, dans les environs, acceptant de participer à l’avortement. Autant dire se faire le gentil organisateur d’un meurtre.

Bien que l’avis de ce réseau ne soit que consultatif, les pro-avortement exultent : une responsable du Planned Parenthood se réjouit dans un e-mail que les conclusions du rapport "reflètent tous les arguments présentés par la communauté des droits droits sexuels et reproductifs !!!!"

Ils confirment en tout cas que la culture de mort est profondément enracinée dans l’UE et ses institutions dérivées.

Henri Védas

Pasolini, dépravé mais lucide

L’écrivain et cinéaste italien Pier Paolo Pasolini est mort il y a 30 ans, assassiné dans des circonstances troubles. Obscène, provocateur, homosexuel et marxiste, il n’aurait sans doute pas été un habitué du Salon Beige. On savait pourtant que la fascination pour le Christ ne l’a jamais quitté : pour preuve, son film l’Evangile selon Saint Matthieu.

Une nouvelle biographie rappelle que, malgré ses moeurs dépravées, il n’était en outre pas dupe des plus tristes dérives de son époque et de la notre. Le Nouvel Obs constate le paradoxe Pasolini :

Prises de position anti-avortement […]. Dénonciation inlassable des ravages de l’émancipation des moeurs, qui le conduira à abjurer ses propres contes cinématographiques – « la Trilogie de la vie » -, le sexe banalisé étant pour lui devenu, au fil des années 1970, le plus puissant agent de la destruction anthropologique opérée par le nouveau pouvoir démocrate.
« Le pouvoir a décidé d’être permissif parce que seule une société permissive peut être une société de consommation. »

Henri Védas