Bompard exclu
Jacques Bompard a été exclu du Bureau politique du Front national à la suite de ce discours prononcé en clôture de l’Université d’été de l’Esprit public.
Le maire d’Orange avait fait savoir qu’il considérerait une telle mesure comme une exclusion du parti.
Catholiques en politique
Excellente étude de Liberté politique sur la question de l’action des catholiques en politique et de la juste définition de la laïcité, indispensables pour des chrétiens qui veulent s’engager en politique sans renier leur foi ou la reléguer dans le strict domaine privé. C’est un sujet cher au Salon, car il est scandaleux que des catholiques ne défendent pas une saine éthique de l’homme dans leur engagement public et, par exemple, nous nous sommes étonnés d’un certain laïcisme contraire à la saine laïcité de la part du prétendu catholique François Bayrou.
Extraits du texte :
"Face à la nouvelle donne éthique (post-1968, NDLR), la Congrégation pour la doctrine de la foi a publié un texte important en 2002, une Note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique. "
"Pour la doctrine morale catholique, la laïcité, comprise comme autonomie de la sphère civile et politique par rapport à la sphère religieuse et ecclésiastique, mais pas par rapport a à la sphère morale, est une valeur acquise et reconnue par l’Église, et elle appartient au patrimoine de civilisation déjà atteint."
"Ce n’est pas d’abord la Révélation chrétienne qui va guider dans la recherche d’un consensus moral : c’est beaucoup plus fondamentalement une conception de la nature humaine commune à tous les hommes, quelle que soit leur appartenance confessionnelle ou leur croyance religieuse. Et le chrétien peut affirmer cela en toute sérénité parce qu’il a la conviction que rien d’humain, de commun à tous les hommes ne peut être en contradiction avec la Révélation."
"Parmi les domaines sur lesquels doit s’exercer cette conscience chrétienne éclairée, la Note cite bien entendu tout ce qui a trait à la sauvegarde de la vie, dans son commencement, sa genèse embryonnaire, son terme…, et fait référence à l’enseignement constant de Jean Paul II soulignant à l’adresse des instances législatives "l’obligation précise de s’opposer" à toute loi qui s’avère être un attentat contre la vie humaine. L’Église dans son autorité magistérielle attire ainsi l’attention des consciences chrétiennes sur le fait que la vie étant une, on ne peut la dissocier en deux, une vie privée – qui relèverait de l’éthique de conviction —, et une vie publique – qui relèverait d’une éthique de responsabilité."
"Le discours, intelligent et raisonné (la Foi éclairée par la raison – cf l’encyclique Fides et Ratio, NDLR), des catholiques peut se porter sur cet autre dogme non écrit qu’est le laïcisme, qui tend aussi à s’étendre, et qui veut que des membres d’une confession religieuse soient exclus du débat démocratique du fait même que leurs convictions sont présumées nier le dogme du pluralisme éthique. Ce phénomène de pluralisme éthique est le grand défi auquel sont confrontés les catholiques. C’est par l’intelligence et la persuasion qu’ils doivent montrer qu’une éthique commune est possible et même nécessaire pour la pérennité de nos communautés politiques."
Grève de distribution des journaux : un peu d’air !
La distribution des journaux est toujours perturbée vendredi à Paris et en proche banlieue en raison d’un conflit interne aux Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP) et au syndicat du Livre CGT. Ce mouvement a perturbé la sortie du journal Le Monde mercredi après-midi avant de toucher l’ensemble des journaux depuis jeudi matin sur Paris et sa proche banlieue.
Cela nous fait un peu d’air dans le paysage médiatique et les gens privés de leurs quotidiens peuvent venir lire Le Salon Beige, loin de toute désinformation… Faites leur de la pub !
Le mensonge de l’homoparentalité
Tandis que sort un ouvrage destiné aux enfants afin de leur expliquer qu’on peut vivre avec ‘deux mamans’ (et pourquoi pas 3 ou 4 ?) – mensonge ignominieux destiné à ouvrir la voie à l’adoption pour les couples homosexuels, Edwige Antier, pédiatre renommée et diplômée en psychopathologie de l’enfant, s’insurge :
Pour elle, l’homoparentalité est un "fait marginal" et une "antivaleur". Cet activisme fortement présent dans notre société vis à empêcher aux "parents (d’)être les acteurs de l’éducation de leurs propres enfants !" Mais au-delà des parents biologiques de l’enfant (et nul ne contestera qu’il faut un papa et une maman pour concevoir un enfant – donc dans l’homoparentalité, il y aura toujours un parent floué), c’est l’enfant qui est la principale victime de l’égoïsme : "De zéro à 6 ans, ce que vous voyez et entendez, vous l’engrangez comme un fait intangible, cela se colle dans la mémoire. Même s’il ne sait pas lire, un enfant capte des messages, lesquels lui paraissent comme un fait acquis. A cet âge-là, la structuration du psychisme est en pleine construction du complexe d’Oedipe. L’enfant est en train de prendre ses repères, il fixe sa place par rapport à son père et sa mère, il construit qui il est. Il est donc une marmite émotionnelle où chaque livre, chaque jeu aide à cette construction. Or, lire ou raconter ce genre d’histoire bouleverse tout et peut nuire à la construction psychique."
L’enfant n’est pas un droit, ce qui le réduirait au rang d’objet matériel, mais un don que ses parents doivent respecter, d’autant plus qu’il est vulnérable et innocent.
Raspail poursuivi
Valeurs actuelles de ce matin révèle que Jean Raspail et Le Figaro sont poursuivis par la LICRA, présidée par le député européen UMP Patrick Gaubert, pour "provocation à la haine raciale" pour avoir publié cette tribune en juin 2004. L’audience aura lieu à Paris le 16 septembre.
Le privé est-il aussi « l’Ecole de la République » ?
Gilles de Robien, ministre de l’Education nationale, a visité mardi un collège privé catholique de Cholet. Une telle visite est la première du genre depuis 15 ans. En apparence, c’est plutôt sympathique : Robien a justifié ce geste en déclarant que "la guerre scolaire est enterrée depuis bien longtemps." Il a même ajouté sur Radio Notre-Dame qu’il voulait "donner une égalité de moyens à l’enseignement public et privé."
Mais le prix de ces attentions est une autre déclaration, lourde de menaces, du ministre : "Il n’y a qu’une Ecole, l’Ecole de la République" – incluant l’enseignement privé sous contrat.
Présent de demain fait sa "une" sur cette déclaration, que Jeanne Smits qualifie de "révolutionnaire – et même totalitaire."
En effet, que la formule ait été préméditée ou pas, elle s’inscrit dans un processus d’absorption de fait de l’enseignement privé sous contrat par le service public d’éducation.
La conception derrière cette absorption est celle qui range l’éducation parmi les "fonctions régaliennes" de l’Etat – c’est-à-dire les fonctions qui, comme la Justice, la Défense, la Monnaie, appartiennent par nature "au Roi". Jean-Pierre Raffarin avait ainsi déclaré en 2002 :
Les Français veulent retrouver un Etat fort, respecté et respectable, un Etat qui puisse répondre à leurs besoins sur ses missions essentielles qu’on appelle les fonctions régaliennes : la justice, la police, la sécurité, l’éducation.(Source.)
Cette conception est effectivement totalitaire : l’éducation des enfants n’appartiendrait pas par nature aux parents, quitte à ce qu’ils en confient une part à la collectivité, mais à l’Etat. Le Catéchisme de l’Eglise catholique dit tout le contraire (§2229) :
Premiers responsables de l’éducation de leurs enfants, les parents ont le droit de choisir pour eux une école qui correspond à leur propres convictions. Ce droit est fondamental. Les parents ont, autant que possible, le devoir de choisir les écoles qui les assisteront au mieux dans leur tâche d’éducateurs chrétiens (cf. GE 6). Les pouvoirs publics ont le devoir de garantir ce droit des parents et d’assurer les conditions réelles de son exercice.
Jusqu’où ira l’absorption de l’enseignement catholique sous contrat par le service public ? Sur la pente actuelle, jusqu’au bout : jusqu’à l’interdiction des signes religieux ! Aussi incroyable que cela paraisse, plusieurs voix, à la Commission Stasi comme à l’Assemblée nationale, l’avaient réclamé lors du débat sur la loi interdisant les signes religieux ostensibles dans les écoles publiques.
Allez jouer dans le parc Simone Veil !
A Sète, la mairie UMP a rebaptisé le parc du Château d’eau, "parc Simone Veil" ! L’autorité morale dont bénéficie la grande scribouillarde de la loi sur la l’avortement, perfidemment dénommée IVG (car il n’y a pas interruption mais bien élimination radicale), est consternante. Cette inauguration a même été l’occasion d’un grand débat sur la condition féminine. Mais sur l’enfant rien. Ah si ! Ils ont un parc pour aller jouer. Un parc pour les enfants, un parc qui porte le nom d’une politicienne dont l’action a justement été d’éliminer ces enfants…
Des députés et sénateurs à Rome
Le groupe de spiritualité des assemblées parlementaires (28 hommes politiques) vient de terminer un séjour à Rome, qui a permis de montrer que la laïcité était limitée dans sa conception du droit, fabriqué par des majorité, une éthique supérieure – universelle – devant s’imposer à la loi édictée par le Parlement.
Bernard Seillier fait remarquer que "nous mesurons ici combien, en France, la laïcité que nous défendons pourtant est parfois poussée jusqu’à l’absurde : la foi est comme gommée de tous les discours et préoccupations, alors qu’elle porte souvent sur l’essentiel." "Nous sommes venus avec nos préoccupations, explique André Flajolet, député (UMP) du Pas-de-Calais, et en premier lieu, les problèmes éthiques." Bernadette Dupont, sénatrice (apparentée UMP) des Yvelines, ne cache pas son inquiétude : "nos interlocuteurs nous ont expliqué combien les jeunes, ceux qui étaient présents à Cologne, sont ouverts aux exigences que leur propose Benoît XVI. Or, nous, comme parlementaires, nous sommes de plus en plus amenés à voter des lois en contradiction avec ce chemin-là, parce que l’on nous explique qu’il faut s’adapter à la société. Où est notre vrai boulot, là-dedans ?"
André Flajolet résume le problème à sa façon : "Comment un élu chrétien peut-il interpréter ce questionnement de la foi, dans un monde qui n’est majoritairement plus chrétien ?" Justement, il n’est pas demandé aux Parlementaires de faire de l’apostolat, mais d’admettre qu’il existe un droit, la loi naturelle, supérieure au droit édicté dans les assemblées, un droit supérieur à la loi de la majorité, une éthique qui prime sur la volonté démocratique, comme l’a bien expliqué l’ex-Cal Ratzinger dans son dernier ouvrage.
Et effectivement, constate Bernard Seillier, "nous sommes aujourd’hui confrontés au défi d’une société où règne la règle de la “morale majoritaire”, une morale jugée bonne simplement parce qu’elle est approuvée par une majorité. Nous avons le souci de défendre la vérité, mais de le faire dans la liberté." En cela, les parlementaires se retrouvent bien dans la "note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique", publiée en novembre 2002 par la congrégation pour la doctrine de la foi.
Et Bernard Seillier l’a compris : "nous ne défendons pas des valeurs confessionnelles, mais universelles." Pour Hugues Portelli, ce voyage a permis de ressentir "combien nous manquons, comme politiques, de lieux comme ceux-ci, de réflexion, et de médiation. D’où un sentiment de décalage croissant du politique". Aussi, les parlementaires attendent, eux aussi, beaucoup du pape Benoît XVI : "ce pontificat devrait nous donner des arguments de raison, pour discuter avec nos collègues", explique Bernard Seillier.
Cuba communiste s’en prend au Vatican
L’ambassadeur cubain auprès du Saint-Siège, Raul Roa, a tenu samedi dernier à l’occasion des 70 ans de relations diplomatiques ininterrompues avec Cuba des propos scandaleux : le Vatican "a une vision plus large de l’histoire que l’Eglise catholique à Cuba. Quand je dis l’Eglise catholique à Cuba, je me réfère avant tout à la hiérarchie, parce qu’il faut faire une distinction. En général, les prêtres sont près du peuple ; en revanche, certains évêques sont bien plus près du peuple de Miami, des Cubains exilés".
"L’insinuation répétée de M. Roa selon laquelle l’Eglise à Cuba, à travers ses évêques, a toujours répondu aux puissances étrangères est totalement nouvelle et gratuite, c’est présomptueux et, de la bouche d’un ambassadeur de Cuba auprès du Saint-Siège, c’est en vérité outrageant", a répondu le cardinal Ortega, 68 ans, envoyé en "camp de travail" par les autorités communistes entre 1966 et 1968, deux ans après son ordination. "Nous sommes tous des évêques cubains qui aimons notre nation et, même si monsieur l’ambassadeur cherche à le nier, nous servons notre peuple, un point c’est tout".
Le Cardinal a ajouté que ces "déclarations envers l’Eglise" on pour but de "séparer l’Eglise de Cuba du Saint-Siège. Séparer les évêques entre ‘patriotes’ et pro-américains. Séparer les prêtres des évêques (…) C’est une vieille stratégie bien connue de nous autres". Diviser pour régner…
Téléchargez le Compendium
Excellente initiative de Catholique.org qui propose le Compendium de l’Eglise catholique à télécharger, sous format pdf. Cela ne nous dispense pas de l’acheter, mais permet, dans le cadre de la Nouvelle Evangélisation, de le faire découvrir au plus grand nombre via internet. A vos boîtes mails !
Le FN réagit aux propos de Villiers
Suite à la main tendue de Philippe de Villiers aux membres du FN, ce dernier s’interroge :
"c’est aux actes qu’on juge un homme et on conviendra que dans ce domaine, Philippe de Villiers n’a jamais osé franchir le Rubicon. Philippe de Villiers qui a systématiquement refusé dans le passé la main tendue par le FN, qui a fait alliance avec l’UMP à toutes les élections, appelant à voter pour les candidats de la fausse droite, même quand ceux-ci étaient opposés aux représentants de la droite nationale. Ce fut encore le cas lors d’une cantonale partielle à Vesoul le 12 juin dernier, où le FN était pourtant en lice, le président du MPF invitant ses électeurs à voter pour l’UMP Alain Chrétien, favorable à la constitution euro-turque."
Famille et Liberté
Voici un site consacré à la défense de la famille, cellule de base de la société (tandis qu’on nous serine qu’à la base, il n’y a que l’individu) qui ne manque pas d’intérêt. On y trouve l’argumentation à base scientifique en faveur d’une politique familiale (démographie, allocations, etc.), une défense de la famille contre les attaques de la culture de mort (avortement, bioéthique, pédophilie, pornographie, etc.), le droit de la famille (divorce, Pacs, délinquance, etc.), le grave problème de l’homosexualité (homophobie, homoparentalité).
Les auteurs (lesquels sont surtout des médecins et des scientifiques reconnus) estiment "que le langage des médias et des politiques est biaisé". Leur intention est de s’adresser "directement à l’ensemble des citoyens et, sur des points spécifiques, à ceux qui ont à les connaître par leur profession."
Jean Madiran sur Villiers et le FN
Dans Présent de ce matin, Jean Madiran analyse la main tendue par Villiers aux membres du Front national (interview dans le Figaro; article du Monde.) Madiran craint que cette ouverture conduise à une violente rivalité entre le MPF et le FN.
[Villiers] déclare qu’il est prêt à accueillir dans son parti tous les patriotes, y compris ceux qui sont issus du Front national, même s’il lui faut pour cela supporter une certaine forme de diabolisation. (…)
Philippe de Villiers ajoute :
"Je crois à un mouvement national charpenté et localement enraciné."
Sans doute. Il risque toutefois d’y en avoir deux, à couteaux tirés.
On peut critiquer plus ou moins le Front national, il se peut même, c’est la vie, que l’on arrive à en déplorer ou détester plusieurs aspects, on ne peut pas faire comme s’il n’existait pas (…). Si Philippe de Villiers ne tient pas compte de cette réalité, il sera peu à peu mais inévitablement conduit, par une stratégie d’affrontement, à traiter le Front national comme son principal ennemi.
« Mariage » homosexuel en Californie
La presse annonce que "la Californie adopte un projet de loi en faveur du mariage homosexuel" (dépêche AP.) C’est aller un peu vite : en fait, rien n’est joué.
Ce qui est vrai, c’est qu’après le Sénat de l’état la semaine dernière, la chambre basse de Californie a approuvé hier, à une voix de majorité, une modification à la définition légale du mariage : ce dernier ne serait plus "un contrat civil entre un homme et une femme" mais "un contrat civil entre deux personnes." C’est la première fois que le parlement d’un état américain vote dans ce sens.
L’assemblée avait rejeté en juin cette même modification, mais une virulente campagne du lobby homosexuel lui a permis de recruter depuis trois voix qui lui manquaient lors du premier vote (Source.) L’establishment associatif prétendant parler pour les noirs (la NAACP) et les hispaniques (United Farm Workers) a vigoureusement appuyé ces efforts – bien que les enquêtes montrent que ces groupes sont encore plus opposés au "mariage" gay que l’ensemble de la population.
Les célébrations des militants homosexuels pourrait être de courte durée : plusieurs scénarios pourraient permettre que cette loi ne soit pas appliquée.
D’abord, le gouverneur Schwartzenegger pourrait refuser de la signer : elle n’entrerait alors pas en vigueur. Il semblerait que ce soit son intention (Source. Addendum jeudi 6h45 : c’est officiel, le gouverneur mettra son véto.) Non qu’il soit devenu un défenseur des valeurs traditionnelles (il ne l’est pas), mais il a dit vouloir respecter la volonté du peuple qui s’est exprimé à 61% en 2000, lors d’un référendum, en faveur du texte suivant :
"Seul le mariage entre une homme et une femme est valide ou reconnu en Californie."
Le second scénario serait que les tribunaux considèrent que la nouvelle formulation du mariage, qui n’inclut pas explicitement l’union des homosexuels, doive être lue à la lumière du texte approuvé en 2000.
Un troisième scénario serait qu’un nouveau référendum d’initiative populaire fasse revenir à une définition traditionnelle du mariage. Les groupes pro-famille les plus actifs seraient prêts, si nécessaire, à susciter ce référendum dès 2006.
PS : un mot sur le caractère biaisé de la dépêche AP citée au début. Outre qu’elle ne cite que les partisans du "mariage" gay,
– Elle indique que le rejet du texte en juin était "un vote serré" (il s’est joué à 3 voix près), mais ne dit pas la même chose du vote d’hier qui se serait joué à "41 voix contre 35" : il s’est en fait joué à une voix près, puisqu’il lui fallait une majorité absolue (soit 41 sur 80.)
– Elle prétend faussement que la proposition 22 s’applique aux "unions homosexuelles conclues dans d’autres Etats et pays", sans citer d’ailleurs la large majorité à laquelle elle a été adoptée. Elle s’applique en réalité d’abord aux mariages célébrés en Californie.
Nous voulons KTO écrit à Sarkozy
Suite au refus du CSA de donner accès à la chaîne catholique KTO à la TNT, l’association Nous voulons KTO a écrit au ministre des Cultes, Nicolas Sarkozy. Extraits :
"La TNT doit être représentative de la pluralité des courants de notre société pour ne pas systématiser les normes dominantes et respecter un certain équilibre du Paysage Audiovisuel Français."
"Pour que la TNT soit un succès, elle doit véritablement favoriser la liberté d’expression sans discrimination négative et faire preuve d’audace. La richesse dans la diversité est à ce prix."
"Nous attirons votre attention sur le fait que certaines des chaînes qui ont actuellement accès à la TNT ont, au regard de l’audience de Kto, une audience propre réduite, pour ainsi dire confidentielle. Qui peut alors justifier le fait qu’elles puissent jouir d’une diffusion nationale que l’on a refusée à Kto ?" Le CSA ayant justifié son refus par la supposée faible audience de KTO, comment se fait-il que des chaînes comme Direct 8 ou TMC aient été acceptées ? Vous pouvez signer la pétition pour soutenir KTO.
L’homme a besoin de religion
Plus de trois Français sur quatre (78%) estiment que "les religions sont un besoin essentiel de l’homme et vont continuer, même si elles se transforment", contre seulement 20% qui pensent que "les religions correspondent à une mentalité et vont progressivement disparaître avec la modernité", selon un sondage CSA publié aujourd’hui par "Le Monde des religions".
Comme l’écrivait Chesterton, "ôtez le surnaturel, il ne reste que ce qui n’est pas naturel". Le surnaturel, la religion, la foi en un Dieu créateur font partie de la nature de l’homme, de son être même.
Pourquoi Alain Bauer a quitté le Grand Orient
L’ancien grand maître, qui a démissionné de la plus nocive des grandes obédiences maçonniques, promet dans le titre d’une tribune du Monde de donner les raisons de son départ. En fait, le non-initié qui aura lu le texte n’en saura pas beaucoup plus sur ces raisons, évoquées par allusions hermétiques et private jokes. Mais le lecteur se consolera en découvrant deux scoops :
– Le Grand Orient aurait, depuis 2003, travaillé sur des lois libéralisant, devine-t-on, la recherche embryonnaire et l’euthanasie :
"(…) Mais, depuis la fin 2003, le circuit de communication, le haut-parleur de la franc-maçonnerie semble brouillé. Après les célébrations communes à toute la franc-maçonnerie française, cet appel d’air formidable qui avait rendu le travail des loges visible, une fois amorcé le travail de mise en place d’une législation favorisant la liberté de la recherche dans le domaine bioéthique ou le droit de mourir dans la dignité, le système qui asphyxie les ateliers a repris le dessus."
– La République, loin d’être laïque, aurait en fait une Eglise officielle :
"(…) Le Grand Orient a été l’Eglise et le parti de la République et a construit la boîte à outil de la citoyenneté."
Villiers et les déçus du FN
D’après Le Monde, le président du MPF se serait déclaré prêt à accueillir des cadres du FN en opposition avec Jean-Marie Le Pen. La journaliste du quotidien sous-entend que c’est à Jacques Bompard que penserait Villiers.
Hospitalisation de Chirac : réactions et réflexions
L’hospitalisation de Jacques Chirac donne lieu dans la presse à un grand scepticisme, et de nombreux débats, quant à son état de santé réel et l’opacité qui l’entourerait.
Pour Libération, "tout est verrouillé" pour éviter les fuites sur la santé de Chirac, au prix d’un "jeu de rôle confus et hypocrite" entre les communiqués du Service de Santé des Armées, l’Elysée et les médias. Le Monde, qui trouvait hier "surprenant" le fil des événements de vendredi soir et flous les communiqués médicaux, doute des récits des proches de Chirac, selon lesquels il travaille et téléphone :
(…) (N)i Jean-Louis Debré ni Pierre Mazeaud, deux très proches du chef de l’Etat, n’ont eu M. Chirac en ligne. Le président du gouvernement espagnol, José-Luis Zapatero, a cherché, sans succès, à le joindre. L’Elysée assure que le président n’a pris au téléphone aucun de ses homologues.
Dans Le Figaro, Jean-François Mattéi défend, lui, le droit au secret des hommes politiques :
"La revendication politique de la transparence n’est qu’une manifestation psychologique de curiosité, la plus souvent malsaine, comme ce fut le cas avec les photographies de la dépouille de François Mitterrand livrées au public."
Tout en souhaitant un "prompt rétablissement" au Président, Jean-Gilles Malliarakis médite pour sa part sur la fragilité des systèmes concentrant les pouvoirs en un seul homme, en revenant sur le "grain de sable" qui mit fin au régime du sinistre Cromwell au Royaume-Uni.
Les évêques de Belgique
… soutiennent, moyennant quelques précautions de langage, la marche pro-famille de samedi à Bruxelles contre l’adoption par des couples homosexuels.
Echec de l’avion Rafale à Singapour
Le lobby américain aura été le plus fort : Singapour a décidé d’acheter l’avion de combat F15 américain. Selon l’industriel Dassault, deux raisons principales peuvent expliquer cette décision :
– la faiblesse actuelle du cours du dollar constitue un handicap certain pour la compétitivité économique de l’offre française ;
– le poids américain donne une fois de plus raison au proverbe chinois : "Le bambou penche toujours du côté de celui qui pousse le plus fort".
Le F15 américain et le Rafale du français restaient seuls en lice pour ce contrat important, qui aurait pu permettre à l’avionneur français d’enregistrer sa première commande à l’export pour le dernier-né de ses avions militaires. Une défaite qui consacre la perte de l’influence française sur la scène internationale puisque la vente de l’avion s’accompagne d’une coopération militaire et géostratégique.
Cette perte risque d’être également dommageable pour l’armée française, l’exportation de l’avion de combat s’avérant quasi-indispensable pour réduire son coût astronomique pour le budget de la Défense. Mais l’ambition des armées françaises en matière d’équipement doit-elle reposer sur l’exportation de ces équipements ? Un argument réfuté par le Conseil Pontifical Justice et Paix dans un document sur le commerce international des armes.
Geagea rencontre Hariri
Tandis que l’enquête sur l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais, Rafic Hariri, progresse, son fils Saad vient de rencontrer le chef des Forces Libanaises, Samir Geagea, dans la banlieue de Berlin. Ils se sont entendus pour tenir des réunions similaires à l’avenir afin de coordonner leurs positions politiques.
Les musulmans palestiniens s’en prennent aux chrétiens
Des musulmans palestiniens ne cessent de s’en prendre aux chrétiens d’Israël :
Onze maisons et autant de voitures ont été brûlées depuis jeudi dans le village chrétien de Taybeh, au nord de Ramallah, par des habitants du village musulman voisin de Deir Jarir. Les incidents ont commencé lorsque les habitants du village musulman ont appris que l’une des leurs était tombée enceinte à la suite d’une liaison avec un chrétien de Taybeh. La fille, âgée de 31 ans, a été tuée par ses parents mercredi soir "pour laver l’honneur de la famille" et des habitants du village ont participé le lendemain à ses funérailles sans connaître les raisons du décès. Mais la police palestinienne a exhumé le corps le même jour et une autopsie a révélé que la victime était morte empoisonnée et qu’elle était enceinte de cinq mois.
Les chrétiens, ces oubliés du Moyen-Orient.
Tableau de la délinquance en France
Le Point brosse un tableau sans complexe de la délinquance en France à partir de synthèses de la police nationale. Il en résulte que :
– 60 à 70 % des délinquants sont issus de l’immigration. Pour Le Point, "écarter ces constatations d’un revers de manche est une grave erreur qui occulte l’échec de l’intégration." "On a coutume de considérer que la corrélation se fait seulement entre la pauvreté et la délinquance." Bref, l’hebdomadaire lance un pavé dans la mare du mythe intégrationniste…
– Au 1er janvier 2004, les étrangers représentaient 12 241 détenus dans les prisons françaises, sur une population carcérale de 55 355 personnes. Mais "les étrangers sont nettement surreprésentés en matière d’homicide et de tentative d’homicide".
– Les fichiers mentionnant les origines des Français sont interdits et empêchent des travaux statistiques fouillés.
– Le problème n’est pas nouveau puisque "il y a près de dix ans, la commissaire Lucienne Bui Trong, chargée des violences urbaines à la Direction centrale des RG, relevait que 85 % de leurs auteurs sont d’origine maghrébine".
– Un autre article du même journal relate que "au cours des sept premiers mois de l’année, les violences contre les personnes ont progressé de 3,55 %. Pour juillet, la hausse est de 9,35 % par rapport au même mois de l’année passée." La présence de Sarkozy ne semble plus faire d’effet : y’aurait-il des actes derrières ses paroles ?
Le vrai problème soulevé par ces articles, c’est que derrière le drame de la délinquance, il y a le sujet tabou de l’immigration. On ne pourra pas résoudre le premier sans aborder sérieusement du second.
Benoît XVI nous met tous au travail
Au cours de l’Angelus de dimanche, le Saint Père a demandé à toute l’Eglise de préparer le synode sur l’Eucharistie qui aura lieu en octobre 2005 à Rome.
Certes, il n’y aura que les évêques qui se déplaceront pour le synode. Mais Benoît XVI nous demande de participer à sa préparation : "Je demande cependant que toute la communauté ecclésiale se sente
impliquée dans cette phase de préparation immédiate et qu’elle y
participe par la prière et la réflexion, en valorisant toute occasion,
événement, rencontre".
Pour la prière : Jean-Paul II et Benoît XVI ont rappelé toute l’importance de l’adoration.
Lisons au moins ce très court passage de l’Angelus de dimanche dernier :"Cette Année spéciale consacrée au Mystère eucharistique a été voulue
par le bien-aimé pape Jean-Paul II pour réveiller dans le peuple
chrétien, la foi, l’émerveillement et l’amour pour ce grand Sacrement
qui constitue le vrai trésor de l’Eglise. Avec quelle dévotion il
célébrait la sainte messe, centre de chacune de ses journées ! Et que
de temps il passait en adoration, prière silencieuse devant le
tabernacle !"
Benoît XVI a également demandé de sanctifier réellement le dimanche,
c’est à dire de le centrer sur l’Eucharistie, prèsence réelle de Notre
Seigneur : "C’est avec joie par conséquent, depuis le début de ce service que le
Seigneur m’a demandé, que je réaffirme la centralité du Sacrement de la
présence réelle du Christ dans la vie de l’Eglise et dans celle de tout
chrétien".
Quelques pistes pour aider à la réflexion demandée par le Pape :
– L’encyclique de Jean-Paul II du 17 avril 2003 "Ecclesia de eucharistica" (l’Eglise vit de l’Eucharistie).
– La lettre apostolique de Jean-Paul II pour l’année de l’Eucharistie (octobre 2004 octobre 2005) "Mane nobiscum" (Reste avec nous).
– le document sur lequel planchent actuellement les évêques. Ardu mais passionant : Instrumentum laboris.
– Un entretien d’un pasteur converti à la foi catholique sur l’approche du mystère de l’Eucharistie par Benoît XVI.
Plus que quelques semaines à vivre dans cette année de l’Eucharistie, année de grâces et d’indulgence, année de prière et d’adoration, année de réflexion et d’engagement renouvelé. Vivons-les pleinement.
JO : prélèvement d’organes sur des personnes officiellement vivantes
C’est paru en catimini cet été au Journal Officiel : les établissements
conventionnés pourront désormais prélever des reins et des foies sur des
personnes « décédées présentant un arrêt cardiaque et respiratoire
persistant ».
Comment va t-on définir objectivement un arrêt dit "persistant"?
La mort se définit justement par l’arrêt de l’activité cérébrale : les nouveaux prélevés ne seront donc pas morts mais pas non plus en état de contester. Cependant des médecins pourront les opérer et récupérer leur foie et/ou leurs reins.
Achever des malades ou des blessés pour récupérer des organes et alimenter le marché : voila où conduit la culture de mort.
Cellules souches embryonnaires : l’avertissement de Lord Winston
Robert Winston n’est pas pro-vie. Il siège à la Chambre des Lords comme membre travailliste. Président de l’Association Britannique pour l’Avancement de la Science, il est chercheur et mène des travaux sur les cellules souches embryonnaires.
Il a prononcé aujourd’hui à Dublin un discours largement remarqué dans la presse britannique, dans lequel il met en garde contre les faux espoirs que suscitent les partisans de la recherche sur les cellules embryonnaires. Sa crainte, c’est que l’opinion publique, déçue, se retourne contre cette recherche quand les promesses faites n’auront pas été tenues.
"Je crois qu’il faut que nous soyions beaucoup plus modestes dans le domaine de la science. Nous avons bien tendance à exagérer tant de nos activités. La dernière en date, dans le domaine de la biologie, est le sujet des cellules souches embryonnaires. Je considère la vague actuelle d’optimisme à propos des cellules souches embryonnaires avec de plus en plus de méfiance."
Parmi les problèmes qu’il cite : l’instabilité inhérente à ces cellules souches. Cultivées en laboratoire, elles produisent souvent des cellules avec des anomalies chromosomiques.
En contraste, les promesses bien réelles des recherches sur les cellules adultes, dont l’utilisation ne soulève aucun problème éthique, auront-elles enfin droit de cité ? (Voir le diaporama de Généthique.org)
Cherchez l’intrus (suite)
Un responsable du Secours Catholique répond à ce post (je précise que les "…" sont d’origine, et ne correspondent pas à des coupes dans le texte) :
Bonjour,
Quelques réactions à votre message sur "le salon beige" concernant la participation du secours catholique à la manifestation de samedi…
Désolé si vous en être choqué…
Mais je vous ferais part d’autres réactions… certains auraient aimé que les chrétiens soient plus nombreux encore à manifester leur solidarité avec les mal logés… cette manifestation en était l’occasion, et a permis de rappeler que le secours catholique, non seulement accompagne au quotidien des familles mal logées dans leur recherche de logement, mais aussi interpelle les pouvoirs publics pour que plus de logements sociaux soient construits, et que chacun puisse bénéficier d’un logement décent. Ce droit est fondamental… nous devons être nombreux à veiller à ce qu’il soit respecté… La doctrine sociale de l’Eglise, l’option préférentielle pour les pauvres… cherchons à les mettre en pratique.
Par ailleurs quelques précisions… heureusement, le secours catholique était avec d’autres associations que vous ne citez pas : Emmaüs, la FNARS (qui regroupe presque toutes les associations gestionnaires de foyers), Solidarité nouvelle pour le logement et aussi le syndicat CFTC…
Bref, des personnes qui gagnent leur légitimité à défiler… dans l’action quotidienne.
Martin CHOUTET
Animateur à la délégation de Paris du Secours Catholique, référent logement
D’abord merci à M. Choutet d’avoir pris en compte notre étonnement.
La doctrine sociale de l’Eglise n’est pas un programme "clef en main." Par exemple la lettre Novo Millenio Ineunte que cite M. Choutet parle (§49) de l’ "option préférentielle pour les pauvres" à propos de l’Eglise, et en parlant d’abord de sa mission spirituelle; elle ne répond pas à la question politique du bon degré de redistribution des revenus par l’Etat.
Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que les catholiques n’aient pas tous la même lecture du problème des "mal-logés" parisiens (la mienne est ici.) Ce qui est étonnant, c’est que la "légitimité" du Secours Catholique, dont parle M. Choutet, aura servi à cautionner une manifestation dominée par l’extrême-gauche subversive (qu’on en juge, dans l’article de Libé de ce matin*).
Le Secours Catholique a de surcroît un statut particulier qui devrait l’inciter à une certaine prudence : celui de "service d’Eglise." Ses actions rejaillissent sur l’Eglise, infiniment plus que celles d’Emmaüs, ou que celles d’un "blog de laïcs catholique".
* A 20H47, la page de Libération semble ne pas s’afficher correctement.
Importance de la messe dominicale
Dimanche, lors de l’Angélus, Benoît XVI a rappelé que l’Année de l’Eucharistie, voulue par Jean-Paul II "pour rafraîchir chez les fidèles la foi, l’émerveillement et l’attachement à ce sacrement majeur, véritable trésor de l’Eglise", s’achèvera en octobre par le Synode des Evêques ("L’Eucharistie, source et couronnement de la vie et de la mission de l’Eglise").
"C’est avec joie que, depuis le début du service auquel le Seigneur m’a appelé, je réaffirme la centralité du sacrement de la présence réelle du Christ dans la vie de l’Eglise et dans celle de tout chrétien". Le Saint-Père a ajouté qu’il mettait ses "espérances dans l’engagement des pasteurs et des fidèles pour que la participation à la messe soit partout plus fervente et plus assidue. Je veux encourager aujourd’hui à sanctifier dans la joie le Jour du Seigneur, ce jour sacré pour les chrétiens." (Source : VIS)
