Allez jouer dans le parc Simone Veil !
A Sète, la mairie UMP a rebaptisé le parc du Château d’eau, "parc Simone Veil" ! L’autorité morale dont bénéficie la grande scribouillarde de la loi sur la l’avortement, perfidemment dénommée IVG (car il n’y a pas interruption mais bien élimination radicale), est consternante. Cette inauguration a même été l’occasion d’un grand débat sur la condition féminine. Mais sur l’enfant rien. Ah si ! Ils ont un parc pour aller jouer. Un parc pour les enfants, un parc qui porte le nom d’une politicienne dont l’action a justement été d’éliminer ces enfants…
Des députés et sénateurs à Rome
Le groupe de spiritualité des assemblées parlementaires (28 hommes politiques) vient de terminer un séjour à Rome, qui a permis de montrer que la laïcité était limitée dans sa conception du droit, fabriqué par des majorité, une éthique supérieure – universelle – devant s’imposer à la loi édictée par le Parlement.
Bernard Seillier fait remarquer que "nous mesurons ici combien, en France, la laïcité que nous défendons pourtant est parfois poussée jusqu’à l’absurde : la foi est comme gommée de tous les discours et préoccupations, alors qu’elle porte souvent sur l’essentiel." "Nous sommes venus avec nos préoccupations, explique André Flajolet, député (UMP) du Pas-de-Calais, et en premier lieu, les problèmes éthiques." Bernadette Dupont, sénatrice (apparentée UMP) des Yvelines, ne cache pas son inquiétude : "nos interlocuteurs nous ont expliqué combien les jeunes, ceux qui étaient présents à Cologne, sont ouverts aux exigences que leur propose Benoît XVI. Or, nous, comme parlementaires, nous sommes de plus en plus amenés à voter des lois en contradiction avec ce chemin-là, parce que l’on nous explique qu’il faut s’adapter à la société. Où est notre vrai boulot, là-dedans ?"
André Flajolet résume le problème à sa façon : "Comment un élu chrétien peut-il interpréter ce questionnement de la foi, dans un monde qui n’est majoritairement plus chrétien ?" Justement, il n’est pas demandé aux Parlementaires de faire de l’apostolat, mais d’admettre qu’il existe un droit, la loi naturelle, supérieure au droit édicté dans les assemblées, un droit supérieur à la loi de la majorité, une éthique qui prime sur la volonté démocratique, comme l’a bien expliqué l’ex-Cal Ratzinger dans son dernier ouvrage.
Et effectivement, constate Bernard Seillier, "nous sommes aujourd’hui confrontés au défi d’une société où règne la règle de la “morale majoritaire”, une morale jugée bonne simplement parce qu’elle est approuvée par une majorité. Nous avons le souci de défendre la vérité, mais de le faire dans la liberté." En cela, les parlementaires se retrouvent bien dans la "note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique", publiée en novembre 2002 par la congrégation pour la doctrine de la foi.
Et Bernard Seillier l’a compris : "nous ne défendons pas des valeurs confessionnelles, mais universelles." Pour Hugues Portelli, ce voyage a permis de ressentir "combien nous manquons, comme politiques, de lieux comme ceux-ci, de réflexion, et de médiation. D’où un sentiment de décalage croissant du politique". Aussi, les parlementaires attendent, eux aussi, beaucoup du pape Benoît XVI : "ce pontificat devrait nous donner des arguments de raison, pour discuter avec nos collègues", explique Bernard Seillier.
Cuba communiste s’en prend au Vatican
L’ambassadeur cubain auprès du Saint-Siège, Raul Roa, a tenu samedi dernier à l’occasion des 70 ans de relations diplomatiques ininterrompues avec Cuba des propos scandaleux : le Vatican "a une vision plus large de l’histoire que l’Eglise catholique à Cuba. Quand je dis l’Eglise catholique à Cuba, je me réfère avant tout à la hiérarchie, parce qu’il faut faire une distinction. En général, les prêtres sont près du peuple ; en revanche, certains évêques sont bien plus près du peuple de Miami, des Cubains exilés".
"L’insinuation répétée de M. Roa selon laquelle l’Eglise à Cuba, à travers ses évêques, a toujours répondu aux puissances étrangères est totalement nouvelle et gratuite, c’est présomptueux et, de la bouche d’un ambassadeur de Cuba auprès du Saint-Siège, c’est en vérité outrageant", a répondu le cardinal Ortega, 68 ans, envoyé en "camp de travail" par les autorités communistes entre 1966 et 1968, deux ans après son ordination. "Nous sommes tous des évêques cubains qui aimons notre nation et, même si monsieur l’ambassadeur cherche à le nier, nous servons notre peuple, un point c’est tout".
Le Cardinal a ajouté que ces "déclarations envers l’Eglise" on pour but de "séparer l’Eglise de Cuba du Saint-Siège. Séparer les évêques entre ‘patriotes’ et pro-américains. Séparer les prêtres des évêques (…) C’est une vieille stratégie bien connue de nous autres". Diviser pour régner…
Téléchargez le Compendium
Excellente initiative de Catholique.org qui propose le Compendium de l’Eglise catholique à télécharger, sous format pdf. Cela ne nous dispense pas de l’acheter, mais permet, dans le cadre de la Nouvelle Evangélisation, de le faire découvrir au plus grand nombre via internet. A vos boîtes mails !
Le FN réagit aux propos de Villiers
Suite à la main tendue de Philippe de Villiers aux membres du FN, ce dernier s’interroge :
"c’est aux actes qu’on juge un homme et on conviendra que dans ce domaine, Philippe de Villiers n’a jamais osé franchir le Rubicon. Philippe de Villiers qui a systématiquement refusé dans le passé la main tendue par le FN, qui a fait alliance avec l’UMP à toutes les élections, appelant à voter pour les candidats de la fausse droite, même quand ceux-ci étaient opposés aux représentants de la droite nationale. Ce fut encore le cas lors d’une cantonale partielle à Vesoul le 12 juin dernier, où le FN était pourtant en lice, le président du MPF invitant ses électeurs à voter pour l’UMP Alain Chrétien, favorable à la constitution euro-turque."
Famille et Liberté
Voici un site consacré à la défense de la famille, cellule de base de la société (tandis qu’on nous serine qu’à la base, il n’y a que l’individu) qui ne manque pas d’intérêt. On y trouve l’argumentation à base scientifique en faveur d’une politique familiale (démographie, allocations, etc.), une défense de la famille contre les attaques de la culture de mort (avortement, bioéthique, pédophilie, pornographie, etc.), le droit de la famille (divorce, Pacs, délinquance, etc.), le grave problème de l’homosexualité (homophobie, homoparentalité).
Les auteurs (lesquels sont surtout des médecins et des scientifiques reconnus) estiment "que le langage des médias et des politiques est biaisé". Leur intention est de s’adresser "directement à l’ensemble des citoyens et, sur des points spécifiques, à ceux qui ont à les connaître par leur profession."
Jean Madiran sur Villiers et le FN
Dans Présent de ce matin, Jean Madiran analyse la main tendue par Villiers aux membres du Front national (interview dans le Figaro; article du Monde.) Madiran craint que cette ouverture conduise à une violente rivalité entre le MPF et le FN.
[Villiers] déclare qu’il est prêt à accueillir dans son parti tous les patriotes, y compris ceux qui sont issus du Front national, même s’il lui faut pour cela supporter une certaine forme de diabolisation. (…)
Philippe de Villiers ajoute :
"Je crois à un mouvement national charpenté et localement enraciné."
Sans doute. Il risque toutefois d’y en avoir deux, à couteaux tirés.
On peut critiquer plus ou moins le Front national, il se peut même, c’est la vie, que l’on arrive à en déplorer ou détester plusieurs aspects, on ne peut pas faire comme s’il n’existait pas (…). Si Philippe de Villiers ne tient pas compte de cette réalité, il sera peu à peu mais inévitablement conduit, par une stratégie d’affrontement, à traiter le Front national comme son principal ennemi.
« Mariage » homosexuel en Californie
La presse annonce que "la Californie adopte un projet de loi en faveur du mariage homosexuel" (dépêche AP.) C’est aller un peu vite : en fait, rien n’est joué.
Ce qui est vrai, c’est qu’après le Sénat de l’état la semaine dernière, la chambre basse de Californie a approuvé hier, à une voix de majorité, une modification à la définition légale du mariage : ce dernier ne serait plus "un contrat civil entre un homme et une femme" mais "un contrat civil entre deux personnes." C’est la première fois que le parlement d’un état américain vote dans ce sens.
L’assemblée avait rejeté en juin cette même modification, mais une virulente campagne du lobby homosexuel lui a permis de recruter depuis trois voix qui lui manquaient lors du premier vote (Source.) L’establishment associatif prétendant parler pour les noirs (la NAACP) et les hispaniques (United Farm Workers) a vigoureusement appuyé ces efforts – bien que les enquêtes montrent que ces groupes sont encore plus opposés au "mariage" gay que l’ensemble de la population.
Les célébrations des militants homosexuels pourrait être de courte durée : plusieurs scénarios pourraient permettre que cette loi ne soit pas appliquée.
D’abord, le gouverneur Schwartzenegger pourrait refuser de la signer : elle n’entrerait alors pas en vigueur. Il semblerait que ce soit son intention (Source. Addendum jeudi 6h45 : c’est officiel, le gouverneur mettra son véto.) Non qu’il soit devenu un défenseur des valeurs traditionnelles (il ne l’est pas), mais il a dit vouloir respecter la volonté du peuple qui s’est exprimé à 61% en 2000, lors d’un référendum, en faveur du texte suivant :
"Seul le mariage entre une homme et une femme est valide ou reconnu en Californie."
Le second scénario serait que les tribunaux considèrent que la nouvelle formulation du mariage, qui n’inclut pas explicitement l’union des homosexuels, doive être lue à la lumière du texte approuvé en 2000.
Un troisième scénario serait qu’un nouveau référendum d’initiative populaire fasse revenir à une définition traditionnelle du mariage. Les groupes pro-famille les plus actifs seraient prêts, si nécessaire, à susciter ce référendum dès 2006.
PS : un mot sur le caractère biaisé de la dépêche AP citée au début. Outre qu’elle ne cite que les partisans du "mariage" gay,
– Elle indique que le rejet du texte en juin était "un vote serré" (il s’est joué à 3 voix près), mais ne dit pas la même chose du vote d’hier qui se serait joué à "41 voix contre 35" : il s’est en fait joué à une voix près, puisqu’il lui fallait une majorité absolue (soit 41 sur 80.)
– Elle prétend faussement que la proposition 22 s’applique aux "unions homosexuelles conclues dans d’autres Etats et pays", sans citer d’ailleurs la large majorité à laquelle elle a été adoptée. Elle s’applique en réalité d’abord aux mariages célébrés en Californie.
Nous voulons KTO écrit à Sarkozy
Suite au refus du CSA de donner accès à la chaîne catholique KTO à la TNT, l’association Nous voulons KTO a écrit au ministre des Cultes, Nicolas Sarkozy. Extraits :
"La TNT doit être représentative de la pluralité des courants de notre société pour ne pas systématiser les normes dominantes et respecter un certain équilibre du Paysage Audiovisuel Français."
"Pour que la TNT soit un succès, elle doit véritablement favoriser la liberté d’expression sans discrimination négative et faire preuve d’audace. La richesse dans la diversité est à ce prix."
"Nous attirons votre attention sur le fait que certaines des chaînes qui ont actuellement accès à la TNT ont, au regard de l’audience de Kto, une audience propre réduite, pour ainsi dire confidentielle. Qui peut alors justifier le fait qu’elles puissent jouir d’une diffusion nationale que l’on a refusée à Kto ?" Le CSA ayant justifié son refus par la supposée faible audience de KTO, comment se fait-il que des chaînes comme Direct 8 ou TMC aient été acceptées ? Vous pouvez signer la pétition pour soutenir KTO.
L’homme a besoin de religion
Plus de trois Français sur quatre (78%) estiment que "les religions sont un besoin essentiel de l’homme et vont continuer, même si elles se transforment", contre seulement 20% qui pensent que "les religions correspondent à une mentalité et vont progressivement disparaître avec la modernité", selon un sondage CSA publié aujourd’hui par "Le Monde des religions".
Comme l’écrivait Chesterton, "ôtez le surnaturel, il ne reste que ce qui n’est pas naturel". Le surnaturel, la religion, la foi en un Dieu créateur font partie de la nature de l’homme, de son être même.
Pourquoi Alain Bauer a quitté le Grand Orient
L’ancien grand maître, qui a démissionné de la plus nocive des grandes obédiences maçonniques, promet dans le titre d’une tribune du Monde de donner les raisons de son départ. En fait, le non-initié qui aura lu le texte n’en saura pas beaucoup plus sur ces raisons, évoquées par allusions hermétiques et private jokes. Mais le lecteur se consolera en découvrant deux scoops :
– Le Grand Orient aurait, depuis 2003, travaillé sur des lois libéralisant, devine-t-on, la recherche embryonnaire et l’euthanasie :
"(…) Mais, depuis la fin 2003, le circuit de communication, le haut-parleur de la franc-maçonnerie semble brouillé. Après les célébrations communes à toute la franc-maçonnerie française, cet appel d’air formidable qui avait rendu le travail des loges visible, une fois amorcé le travail de mise en place d’une législation favorisant la liberté de la recherche dans le domaine bioéthique ou le droit de mourir dans la dignité, le système qui asphyxie les ateliers a repris le dessus."
– La République, loin d’être laïque, aurait en fait une Eglise officielle :
"(…) Le Grand Orient a été l’Eglise et le parti de la République et a construit la boîte à outil de la citoyenneté."
Villiers et les déçus du FN
D’après Le Monde, le président du MPF se serait déclaré prêt à accueillir des cadres du FN en opposition avec Jean-Marie Le Pen. La journaliste du quotidien sous-entend que c’est à Jacques Bompard que penserait Villiers.
Hospitalisation de Chirac : réactions et réflexions
L’hospitalisation de Jacques Chirac donne lieu dans la presse à un grand scepticisme, et de nombreux débats, quant à son état de santé réel et l’opacité qui l’entourerait.
Pour Libération, "tout est verrouillé" pour éviter les fuites sur la santé de Chirac, au prix d’un "jeu de rôle confus et hypocrite" entre les communiqués du Service de Santé des Armées, l’Elysée et les médias. Le Monde, qui trouvait hier "surprenant" le fil des événements de vendredi soir et flous les communiqués médicaux, doute des récits des proches de Chirac, selon lesquels il travaille et téléphone :
(…) (N)i Jean-Louis Debré ni Pierre Mazeaud, deux très proches du chef de l’Etat, n’ont eu M. Chirac en ligne. Le président du gouvernement espagnol, José-Luis Zapatero, a cherché, sans succès, à le joindre. L’Elysée assure que le président n’a pris au téléphone aucun de ses homologues.
Dans Le Figaro, Jean-François Mattéi défend, lui, le droit au secret des hommes politiques :
"La revendication politique de la transparence n’est qu’une manifestation psychologique de curiosité, la plus souvent malsaine, comme ce fut le cas avec les photographies de la dépouille de François Mitterrand livrées au public."
Tout en souhaitant un "prompt rétablissement" au Président, Jean-Gilles Malliarakis médite pour sa part sur la fragilité des systèmes concentrant les pouvoirs en un seul homme, en revenant sur le "grain de sable" qui mit fin au régime du sinistre Cromwell au Royaume-Uni.
Les évêques de Belgique
… soutiennent, moyennant quelques précautions de langage, la marche pro-famille de samedi à Bruxelles contre l’adoption par des couples homosexuels.
Echec de l’avion Rafale à Singapour
Le lobby américain aura été le plus fort : Singapour a décidé d’acheter l’avion de combat F15 américain. Selon l’industriel Dassault, deux raisons principales peuvent expliquer cette décision :
– la faiblesse actuelle du cours du dollar constitue un handicap certain pour la compétitivité économique de l’offre française ;
– le poids américain donne une fois de plus raison au proverbe chinois : "Le bambou penche toujours du côté de celui qui pousse le plus fort".
Le F15 américain et le Rafale du français restaient seuls en lice pour ce contrat important, qui aurait pu permettre à l’avionneur français d’enregistrer sa première commande à l’export pour le dernier-né de ses avions militaires. Une défaite qui consacre la perte de l’influence française sur la scène internationale puisque la vente de l’avion s’accompagne d’une coopération militaire et géostratégique.
Cette perte risque d’être également dommageable pour l’armée française, l’exportation de l’avion de combat s’avérant quasi-indispensable pour réduire son coût astronomique pour le budget de la Défense. Mais l’ambition des armées françaises en matière d’équipement doit-elle reposer sur l’exportation de ces équipements ? Un argument réfuté par le Conseil Pontifical Justice et Paix dans un document sur le commerce international des armes.
Geagea rencontre Hariri
Tandis que l’enquête sur l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais, Rafic Hariri, progresse, son fils Saad vient de rencontrer le chef des Forces Libanaises, Samir Geagea, dans la banlieue de Berlin. Ils se sont entendus pour tenir des réunions similaires à l’avenir afin de coordonner leurs positions politiques.
Les musulmans palestiniens s’en prennent aux chrétiens
Des musulmans palestiniens ne cessent de s’en prendre aux chrétiens d’Israël :
Onze maisons et autant de voitures ont été brûlées depuis jeudi dans le village chrétien de Taybeh, au nord de Ramallah, par des habitants du village musulman voisin de Deir Jarir. Les incidents ont commencé lorsque les habitants du village musulman ont appris que l’une des leurs était tombée enceinte à la suite d’une liaison avec un chrétien de Taybeh. La fille, âgée de 31 ans, a été tuée par ses parents mercredi soir "pour laver l’honneur de la famille" et des habitants du village ont participé le lendemain à ses funérailles sans connaître les raisons du décès. Mais la police palestinienne a exhumé le corps le même jour et une autopsie a révélé que la victime était morte empoisonnée et qu’elle était enceinte de cinq mois.
Les chrétiens, ces oubliés du Moyen-Orient.
Tableau de la délinquance en France
Le Point brosse un tableau sans complexe de la délinquance en France à partir de synthèses de la police nationale. Il en résulte que :
– 60 à 70 % des délinquants sont issus de l’immigration. Pour Le Point, "écarter ces constatations d’un revers de manche est une grave erreur qui occulte l’échec de l’intégration." "On a coutume de considérer que la corrélation se fait seulement entre la pauvreté et la délinquance." Bref, l’hebdomadaire lance un pavé dans la mare du mythe intégrationniste…
– Au 1er janvier 2004, les étrangers représentaient 12 241 détenus dans les prisons françaises, sur une population carcérale de 55 355 personnes. Mais "les étrangers sont nettement surreprésentés en matière d’homicide et de tentative d’homicide".
– Les fichiers mentionnant les origines des Français sont interdits et empêchent des travaux statistiques fouillés.
– Le problème n’est pas nouveau puisque "il y a près de dix ans, la commissaire Lucienne Bui Trong, chargée des violences urbaines à la Direction centrale des RG, relevait que 85 % de leurs auteurs sont d’origine maghrébine".
– Un autre article du même journal relate que "au cours des sept premiers mois de l’année, les violences contre les personnes ont progressé de 3,55 %. Pour juillet, la hausse est de 9,35 % par rapport au même mois de l’année passée." La présence de Sarkozy ne semble plus faire d’effet : y’aurait-il des actes derrières ses paroles ?
Le vrai problème soulevé par ces articles, c’est que derrière le drame de la délinquance, il y a le sujet tabou de l’immigration. On ne pourra pas résoudre le premier sans aborder sérieusement du second.
Benoît XVI nous met tous au travail
Au cours de l’Angelus de dimanche, le Saint Père a demandé à toute l’Eglise de préparer le synode sur l’Eucharistie qui aura lieu en octobre 2005 à Rome.
Certes, il n’y aura que les évêques qui se déplaceront pour le synode. Mais Benoît XVI nous demande de participer à sa préparation : "Je demande cependant que toute la communauté ecclésiale se sente
impliquée dans cette phase de préparation immédiate et qu’elle y
participe par la prière et la réflexion, en valorisant toute occasion,
événement, rencontre".
Pour la prière : Jean-Paul II et Benoît XVI ont rappelé toute l’importance de l’adoration.
Lisons au moins ce très court passage de l’Angelus de dimanche dernier :"Cette Année spéciale consacrée au Mystère eucharistique a été voulue
par le bien-aimé pape Jean-Paul II pour réveiller dans le peuple
chrétien, la foi, l’émerveillement et l’amour pour ce grand Sacrement
qui constitue le vrai trésor de l’Eglise. Avec quelle dévotion il
célébrait la sainte messe, centre de chacune de ses journées ! Et que
de temps il passait en adoration, prière silencieuse devant le
tabernacle !"
Benoît XVI a également demandé de sanctifier réellement le dimanche,
c’est à dire de le centrer sur l’Eucharistie, prèsence réelle de Notre
Seigneur : "C’est avec joie par conséquent, depuis le début de ce service que le
Seigneur m’a demandé, que je réaffirme la centralité du Sacrement de la
présence réelle du Christ dans la vie de l’Eglise et dans celle de tout
chrétien".
Quelques pistes pour aider à la réflexion demandée par le Pape :
– L’encyclique de Jean-Paul II du 17 avril 2003 "Ecclesia de eucharistica" (l’Eglise vit de l’Eucharistie).
– La lettre apostolique de Jean-Paul II pour l’année de l’Eucharistie (octobre 2004 octobre 2005) "Mane nobiscum" (Reste avec nous).
– le document sur lequel planchent actuellement les évêques. Ardu mais passionant : Instrumentum laboris.
– Un entretien d’un pasteur converti à la foi catholique sur l’approche du mystère de l’Eucharistie par Benoît XVI.
Plus que quelques semaines à vivre dans cette année de l’Eucharistie, année de grâces et d’indulgence, année de prière et d’adoration, année de réflexion et d’engagement renouvelé. Vivons-les pleinement.
JO : prélèvement d’organes sur des personnes officiellement vivantes
C’est paru en catimini cet été au Journal Officiel : les établissements
conventionnés pourront désormais prélever des reins et des foies sur des
personnes « décédées présentant un arrêt cardiaque et respiratoire
persistant ».
Comment va t-on définir objectivement un arrêt dit "persistant"?
La mort se définit justement par l’arrêt de l’activité cérébrale : les nouveaux prélevés ne seront donc pas morts mais pas non plus en état de contester. Cependant des médecins pourront les opérer et récupérer leur foie et/ou leurs reins.
Achever des malades ou des blessés pour récupérer des organes et alimenter le marché : voila où conduit la culture de mort.
Cellules souches embryonnaires : l’avertissement de Lord Winston
Robert Winston n’est pas pro-vie. Il siège à la Chambre des Lords comme membre travailliste. Président de l’Association Britannique pour l’Avancement de la Science, il est chercheur et mène des travaux sur les cellules souches embryonnaires.
Il a prononcé aujourd’hui à Dublin un discours largement remarqué dans la presse britannique, dans lequel il met en garde contre les faux espoirs que suscitent les partisans de la recherche sur les cellules embryonnaires. Sa crainte, c’est que l’opinion publique, déçue, se retourne contre cette recherche quand les promesses faites n’auront pas été tenues.
"Je crois qu’il faut que nous soyions beaucoup plus modestes dans le domaine de la science. Nous avons bien tendance à exagérer tant de nos activités. La dernière en date, dans le domaine de la biologie, est le sujet des cellules souches embryonnaires. Je considère la vague actuelle d’optimisme à propos des cellules souches embryonnaires avec de plus en plus de méfiance."
Parmi les problèmes qu’il cite : l’instabilité inhérente à ces cellules souches. Cultivées en laboratoire, elles produisent souvent des cellules avec des anomalies chromosomiques.
En contraste, les promesses bien réelles des recherches sur les cellules adultes, dont l’utilisation ne soulève aucun problème éthique, auront-elles enfin droit de cité ? (Voir le diaporama de Généthique.org)
Cherchez l’intrus (suite)
Un responsable du Secours Catholique répond à ce post (je précise que les "…" sont d’origine, et ne correspondent pas à des coupes dans le texte) :
Bonjour,
Quelques réactions à votre message sur "le salon beige" concernant la participation du secours catholique à la manifestation de samedi…
Désolé si vous en être choqué…
Mais je vous ferais part d’autres réactions… certains auraient aimé que les chrétiens soient plus nombreux encore à manifester leur solidarité avec les mal logés… cette manifestation en était l’occasion, et a permis de rappeler que le secours catholique, non seulement accompagne au quotidien des familles mal logées dans leur recherche de logement, mais aussi interpelle les pouvoirs publics pour que plus de logements sociaux soient construits, et que chacun puisse bénéficier d’un logement décent. Ce droit est fondamental… nous devons être nombreux à veiller à ce qu’il soit respecté… La doctrine sociale de l’Eglise, l’option préférentielle pour les pauvres… cherchons à les mettre en pratique.
Par ailleurs quelques précisions… heureusement, le secours catholique était avec d’autres associations que vous ne citez pas : Emmaüs, la FNARS (qui regroupe presque toutes les associations gestionnaires de foyers), Solidarité nouvelle pour le logement et aussi le syndicat CFTC…
Bref, des personnes qui gagnent leur légitimité à défiler… dans l’action quotidienne.
Martin CHOUTET
Animateur à la délégation de Paris du Secours Catholique, référent logement
D’abord merci à M. Choutet d’avoir pris en compte notre étonnement.
La doctrine sociale de l’Eglise n’est pas un programme "clef en main." Par exemple la lettre Novo Millenio Ineunte que cite M. Choutet parle (§49) de l’ "option préférentielle pour les pauvres" à propos de l’Eglise, et en parlant d’abord de sa mission spirituelle; elle ne répond pas à la question politique du bon degré de redistribution des revenus par l’Etat.
Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que les catholiques n’aient pas tous la même lecture du problème des "mal-logés" parisiens (la mienne est ici.) Ce qui est étonnant, c’est que la "légitimité" du Secours Catholique, dont parle M. Choutet, aura servi à cautionner une manifestation dominée par l’extrême-gauche subversive (qu’on en juge, dans l’article de Libé de ce matin*).
Le Secours Catholique a de surcroît un statut particulier qui devrait l’inciter à une certaine prudence : celui de "service d’Eglise." Ses actions rejaillissent sur l’Eglise, infiniment plus que celles d’Emmaüs, ou que celles d’un "blog de laïcs catholique".
* A 20H47, la page de Libération semble ne pas s’afficher correctement.
Importance de la messe dominicale
Dimanche, lors de l’Angélus, Benoît XVI a rappelé que l’Année de l’Eucharistie, voulue par Jean-Paul II "pour rafraîchir chez les fidèles la foi, l’émerveillement et l’attachement à ce sacrement majeur, véritable trésor de l’Eglise", s’achèvera en octobre par le Synode des Evêques ("L’Eucharistie, source et couronnement de la vie et de la mission de l’Eglise").
"C’est avec joie que, depuis le début du service auquel le Seigneur m’a appelé, je réaffirme la centralité du sacrement de la présence réelle du Christ dans la vie de l’Eglise et dans celle de tout chrétien". Le Saint-Père a ajouté qu’il mettait ses "espérances dans l’engagement des pasteurs et des fidèles pour que la participation à la messe soit partout plus fervente et plus assidue. Je veux encourager aujourd’hui à sanctifier dans la joie le Jour du Seigneur, ce jour sacré pour les chrétiens." (Source : VIS)
Le roi d’Espagne invite le Pape
Le couple royal espagnol a été reçu par Benoît XVI à Castelgondolfo. Le roi Juan Carlos a annoncé avoir invité le Pape à se rendre en Espagne à l’occasion de la rencontre internationale de la famille prévue à Valence en 2006.
Le Pape avait déjà reçu cette invitation de la part de la conférence des évêques espagnols. Certes, le Roi d’Espagne officialise ce désir des évêques espagnols, mais il le fait dans un contexte où l’Eglise en Espagne et le gouvernement espagnol viennent de rencontrer des difficultés historiques.
Il n’est pas anodin d’inviter le Pape à une conférence sur la famille dans un pays où celle-ci a été bafouée par l’adoption récente de lois appelées à détruire la famille, telle que Dieu l’a voulue.
Présidence de la Cour suprême des USA
Après le décès de William Rehnquist, le président George W. Bush aurait désigné John Roberts comme son candidat pour prendre la présidence de la Cour suprême. Il l’avait auparavant nominé pour prendre la succession de Sandra Day O’Connor, qui avait démissionné pendant l’été. Bush a rencontré John Roberts dimanche soir à la Maison Blanche pendant une heure et demie, avant de lui offrir, lundi matin, la présidence de la Cour. Le président doit toutefois confirmer cette désignation avant de se rendre une nouvelle fois dans les régions dévastées par l’ouragan Katrina.
Russie : la réconciliation nationale continue
Le général tsariste Dénikine et Ivan Ilyine, philisophe monarchistes, sont morts loin de leur terre natale, ayant émigré après la révolution bolchevique de 1917. Leurs restes seront prochainement rapatriés en Russie pour y être enterrés au monastère Donskoi.
La Russie renoue avec la vérité de son histoire après avoir aboli le totalitarisme né de sa révolution et reconnu ses erreurs. Cette réconciliation avec son histoire est capitale pour la cohérence et la cohésion d’un pays : on ne bâtit durablement que sur la vérité.
Voilà un bel exemple dont de nombreuses nations européennes devraient s’inspirer…
Crise au sein de la Franc-maçonnerie
Jeudi, au Sofitel Saint-Jacques, à Paris, réunis pour leur convent annuel, les frères du Grand Orient de France se sont déchirés autour de l’élection de leur prochain grand maître. La crise ne date pas d’hier. En 1995, le Grand Orient frôlait déjà une scission avec les bouleversements envisagés par le grand maître Patrick Kessel et qui ont entraînés son éviction. En avril 2005, Bernard Brandmeyer, est contraint de démissionner : «mauvaise gestion», «manque de charisme», «coupable absence sur les grands débats de société». Pour lui succéder, le conseil de l’ordre désigne Gérard Papalardo.
Candidat à sa propre succession, Gérard Papalardo pensait avoir franchi une étape décisive, jeudi, en faisant approuver son rapport moral par 52% des représentants des loges. Le soir même, les 35 membres du conseil de l’ordre ont tout remis en question : 17 voix pour, 17 voix contre, 1 abstention. Alain Bauer, qui vient de démissionner du GO, était amer : «j’ai été privé de la parole, ce qui est tout de même une rareté au Grand Orient. J’en ai conclu que ma vision pessimiste était sous-estimée par rapport à la réalité : ce convent est le plus pathétique de ces dix dernières années, il dépasse celui de 1995, si mou, si flatulent. Nous sommes revenus au temps des guérillas, des clans, des procédures et des contentieux. Mais où est le débat de fond ?»
Dans l’après-midi, une motion de défiance contre le conseil de l’ordre est venue amplifier le chaos. Votée par une majorité des représentants (52%), elle a été rejetée, la barre des deux tiers n’ayant pas été atteinte, et un nouveau conclave était réuni dans la soirée pour la désignation du grand maître. Jean-Michel Quillardet, qui se fait fort d’assainir l’obédience en ramenant la rue Cadet à la stricte observance des préceptes maçonniques, a été élu.
Messages de service :
– Certains lecteurs viennent sur le site en utilisant l’adresse "lesalonbeige.com" : ils subissent alors des publicités intempestives qui ne sont pas de notre fait. Ce désagrément disparaît s’ils utilisent l’adresse "lesalonbeige.blogs.com"
– Une erreur de manipulation a tronqué la fin du carnet de Claire sur les JMJ : la version intégrale est maintenant rétablie.
Université d’été des jeunes de l’UMP
L’université d’été des Jeunes Populaires s’est terminée aujourd’hui. (On trouvera beaucoup plus d’informations sur l’événement sur le site de l’UMP que sur celui des Jeunes Populaires.) Elle avait pour thème "cap sur nos valeurs".
Après Dominique de Villepin hier, Nicolas Sarkozy en a prononcé aujourd’hui le discours de clôture (les deux interventions peuvent être vues ici.)
De ce discours (texte intégral), on peut retenir la promesse d’une "rupture" avec la pratique politique actuelle :
Vous le savez, je suis intimement convaincu que les Français attendent de nous que nous préparions non une alternance classique à laquelle ils ne croient plus, mais la rupture avec les habitudes, les conformismes et les insuffisances de la vie politique traditionnelle. L’UMP doit incarner le changement le plus profond et le plus rapide. Nous devons tirer les conséquences de ces trois crises majeures [21 avril 2002; régionales de 2004; 29 mai 2005] en proposant une stratégie de rupture avec les trente dernières années.
Sarkozy développe alors son "modèle social", centré sur une valeur dominante (alors qu’on en espérait plusieurs : "cap sur nos valeurs" !), le "travail."
(…) Il nous faut inventer un nouveau modèle français, (…)(u)n modèle où le nivellement, l’égalitarisme, le saupoudrage n’auront plus leur place, un modèle où le travail sera la base de tout, en étant récompensé, encouragé, favorisé. Un modèle où l’on n’éprouvera plus aucun complexe à rémunérer davantage celui qui travaille le plus et en même temps à aider davantage celui qui cumule le plus de handicaps.
Le président de l’UMP évoque ensuite quelques mesures concrètes en cohérence avec ce "nouveau modèle" : remplacer CDD et CDI par un contrat de travail unique; non-remplacement de tous les fonctionnaires partant à la retraite; mettre en place un "crédit hypothécaire" pour favoriser l’accession à la propriété; limiter, dans la Constitution, à 50 % des revenus du travail la part des prélèvements obligatoires… et instituer
…la discrimination positive à la française qui est loin de se réduire à la question des Français issus de l’immigration.. Le principe est simple : ceux qui cumulent le plus de handicaps, tous ceux qui cumulent le plus de handicaps, on les aide massivement (…).
On remarque que cette définition de la "discrimination positive" est excessivement large. Alors qu’aux Etats-Unis elle n’avait été instituée à l’origine que temporairement, afin de corriger les effets d’injustices historiques (notamment l’esclavage et la ségrégation), Sarkozy semble vouloir instituer comme un principe permanent la pondération des "handicaps" (d’origine, sexuels, raciaux… ?) dont souffirait chacun. Le modèle américain a déjà fait la preuve de son inefficacité et de ses effet délètères sur le tissu social : la très mauvaise idée de Sarkozy, si elle venait à être appliquée, pourrait avoir des conséquences pires encore.
