Pape François : l’anticolonialiste ?
Quel est le bilan du voyage pontifical en Afrique ? Quel a été le rôle de l’Eglise dans la colonisation ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence les abbés Célier et Benoît, le père Thomas et Guillaume de Thieulloy.
Actes anti-chrétiens en Belgique au premier semestre 2022
Au cours du premier semestre 2022, la Belgique, et notamment la Wallonie, ont connu de nombreux actes de vandalisme anti-chrétiens. En voici une recension (non exhaustive) de nos amis de l’Observatoire de la christianophobie.
Une ancienne responsable de Twitter doit s’expliquer sur la censure concernant le Covid
La représentante républicaine Nancy Mace a critiqué l’ancien responsable de Twitter, Vijaya Gadde, lors d’une audition mercredi, pour avoir censuré des analyses médicales alternatives. Mme Gadde, ancienne avocate générale et responsable des questions juridiques, de la politique et de la confiance chez Twitter, a admis lors de l’interrogatoire que personne au sein de l’entreprise n’avait le statut médical nécessaire pour évaluer les affirmations concernant les stratégies d’atténuation du Covid et les vaccins :
Où avez-vous fait vos études de médecine ?
Je n’ai pas fait d’études de médecine
Vous n’êtes pas médecin, n’est-ce pas, Mme Gadde ?
Non, je ne le suis pas
Qu’est-ce qui vous fait penser que vous ou n’importe qui d’autre chez Twitter a l’expertise médicale pour censurer des données réelles, précises, du CDC ?
Je ne suis pas familier avec ces situations particulières
Je suis sûr que vous ne l’êtes pas
Mace a accusé Gadde et les dirigeants de Twitter d’avoir fait taire Jay Bhattacharya, un professeur de médecine de Stanford, qui critiquait le verrouillage lié au Covid-19 :
Vous avez censuré des médecins formés à Harvard, des médecins formés à Stanford, des médecins formés dans les meilleurs endroits du monde, et vous avez réduit ces voix au silence.
J'espère que vous appréciez le moment à sa juste valeur.
Moi je me délecte. pic.twitter.com/W0o5ekVzv5— On m'appelle 404 (@Red_Pill_Report) February 9, 2023
Bhattacharya fait partie des personnes ciblées par Twitter sur une “liste noire”. Bhattacharya est l’un des professionnels de la santé qui ont rédigé la Déclaration de Great Barrington, un document qui condamne les stratégies de confinement. Bhattacharya avait préconisé de protéger les communautés les plus vulnérables (par exemple les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies auto-immunes) tout en permettant à la grande majorité du grand public vivre normalement.
Quand leurs professions se féminisent, les hommes ont tendance à s’en aller
Libération se désole que la parité puisse faire fuir les hommes…
Une récente étude de l’université de Zurich, publiée dans la revue spécialisée Social Networks, le confirme. A partir de données britanniques, le professeur en sociologie Per Block démontre que la ségrégation genrée du marché du travail ne s’explique pas seulement par des intérêts individuels prétendument différenciés entre homme et femmes, c’est-à-dire un attrait plus fort des femmes pour les métiers du care ou encore une affinité des hommes pour les professions techniques. «Les résultats montrent une tendance substantielle et claire des hommes à quitter leur emploi lorsque davantage de femmes y entrent», confirme l’étude, sans que cela puisse être imputé à d’autres caractéristiques professionnelles, à des changements de profils de compétences ou de conditions d’entrée. Ainsi, lorsque la proportion de femmes dans un emploi augmente de 10 %, la probabilité des hommes d’y rester chute d’environ 12 %. Les hommes ont deux fois moins de chance de rester dans une profession où l’afflux de femmes s’élève à 75 %.
“Allez-vous réagir face à cette baisse historique et faire de la natalité votre priorité ?”
Le député LR Xavier Breton a interrogé le gouvernement sur la crise de la natalité :
.@bretonxavier (LR) s'inquiète de la baisse de la natalité en France et du taux de fécondité: "allez-vous réagir face à cette baisse historique et faire de la natalité votre priorité ?" demande-t-il au Gvt #DirectAN #QAG pic.twitter.com/ExbLGIY4c5
— Assemblée nationale (@AssembleeNat) January 24, 2023
Madame la Première ministre, jamais la natalité française n’a été aussi basse depuis 1946, avec 723 000 naissances en 2022. C’est le chiffre le plus bas depuis soixante-quinze ans. Le pic de 800 000 naissances enregistré entre 2006 et 2012 paraît bien lointain. Autre chiffre inquiétant, le taux de fécondité, qui mesure la moyenne du nombre d’enfants par femme est tombé à 1,8, nous plaçant bien loin du taux de 2,1, qui permet de stabiliser la population. Il manque chaque année 40 à 50 000 naissances pour assurer le renouvellement des générations. Ces chiffres doivent nous alerter, mais ils ne sont pas étonnants. Depuis dix ans, les choix effectués ont délibérément, et par idéologie, rompu avec la politique familiale de notre pays, qui faisait pourtant l’objet d’un consensus politique très large. Depuis dix ans, lors du mandat de François Hollande d’abord, puis lors de celui d’Emmanuel Macron, tout objectif de soutien à la natalité a été systématiquement écarté et les atteintes portées aux allocations familiales, au congé parental et au quotient familial pénalisent tout particulièrement les familles des classes moyennes et défavorisées. Allez-vous réagir face à cette baisse historique de la natalité ? Le soutien à la natalité va-t-il être à nouveau une véritable priorité ?
Mme la présidente : La parole est à M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées.
M. Pierre Cordier : Et des assistantes maternelles !
M. Jean-Christophe Combe, ministre des solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées : Comme vous, nous nous inquiétons des statistiques relatives à la natalité dans notre pays.
M. Jean-Pierre Vigier : Alors agissez ! Vous êtes au pouvoir depuis cinq ans !
M. Jean-Christophe Combe, ministre : Avec 723 000 naissances, la France connaît son plus bas historique. Toutefois, avec un taux de 1,8 enfant par femme, notre pays reste l’un des plus féconds d’Europe.
M. Grégoire de Fournas : Vous le dites à chaque fois !
M. Jean-Christophe Combe, ministre : En tant que ministre des familles, mon rôle est de favoriser le rapprochement de cette fécondité avec le nombre idéal d’enfants souhaité, dit désir d’enfant – d’environ 2,4 par femme dans notre pays. Le différentiel, on le sait, s’explique principalement par les possibilités de conciliation entre vie personnelle et vie professionnelle. C’est pourquoi, lors de la campagne présidentielle, le Président de la République a promis de créer un service public de la petite enfance afin de favoriser la natalité, et de réduire l’écart entre la fécondité et le désir d’enfant. Dans le cadre du Conseil national de la refondation, j’ai lancé un débat avec les associations d’élus, les associations familiales et la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf). Nous allons créer ce service public de la petite enfance et, d’ici à 2030, 200 000 places d’accueil.
M. Sébastien Chenu : Allez, on recommence…
M. Jean-Christophe Combe, ministre : Nous allons accompagner les collectivités afin qu’elles développent l’offre. Il s’agit de mieux équilibrer vie familiale et vie professionnelle, de renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes et, surtout, de lutter contre les inégalités de destin, dans la continuité de la politique des 1 000 premiers jours, afin d’accompagner les enfants dans leurs trois premières années de vie.
Mme la présidente : La parole est à M. Xavier Breton.
M. Xavier Breton : Les collectivités locales ne vous ont pas attendus pour mettre en place des services de la petite enfance ! Ils les gèrent déjà ! Mais vous avez des responsabilités en matière fiscale – avec le plafonnement du quotient familial – et en ce qui concerne le budget des familles. Il faut rétablir l’universalité des allocations familiales. Il faut imaginer un congé parental en adéquation avec la réalité des familles, et non idéologique ! C’est là où l’on vous attend, et l’on attend que vous preniez vos responsabilités.
Le “pieux catholique” Joe Biden lâche le FBI contre les catholiques qui prient le rosaire et pratiquent la liturgie latine [Addendum]
Un analyste du renseignement au sein du FBI a publié, le 23 janvier, une information concernant les extrémistes “catholiques radicaux-traditionalistes” (RTC).
Cet acronyme, nouveau pour beaucoup de personnes travaillant dans le domaine du contre-terrorisme intérieur, est accompagné d’une note de bas de page de l’auteur expliquant que les RTC sont “typiquement caractérisés par le rejet du Concile Vatican II”. La préférence pour la messe en latin plutôt qu’en langue vernaculaire et un certain nombre de points de vue traditionnels sur les autres religions du monde peuvent équivaloir à une “adhésion à une idéologie antisémite, anti-immigrés, anti-LGBTQ et suprémaciste blanche”.
Tucker Carlson on FBI manufacturing crimes against Catholics: "FBI as an organisation has joined in the hunt for Christians." pic.twitter.com/38WtZO6pKY
— Becker News (@NewsBecker) February 10, 2023
La description indique que les RTC “pourraient constituer le plus grand groupe d’antisémites sérieux en Amérique”. En outre, les RTC “embrassent des idéaux sociaux extrêmement conservateurs en ce qui concerne les femmes”.
L’auteur fait une fixation sur l’avortement, via l’utilisation répétée de l’expression “droit à l’avortement”. Alors que plus de 100 cas d’attaques contre des centres pro-vie ont eu lieu en 2022, le document fait état de 200 “attentats à la bombe ou incendies criminels” non corroborés contre des cliniques d’avortement au cours des 20 dernières années. Cette énorme disparité statistique aurait normalement conduit les forces de l’ordre fédérales à se concentrer sur la menace la plus élevée, mais la tendance de plus en plus gauchiste des actions de mise en application du FBI semble avoir ignoré cette tendance. Le document se termine par l’incroyable affirmation selon laquelle les RTC représentent une menace visant à utiliser “les lieux de culte comme plateformes pour promouvoir la violence.”
Addendum samedi 11 février :
L’affaire fait scandale dans les médias américains, au point que le FBI a déclaré qu’il retirait ce document car “il ne répond pas à nos normes rigoureuses”. Le bureau de presse du FBI a confirmé que le document provenait du bureau de Richmond, mais qu’il allait “retirer le document des systèmes du FBI”.
“Bien que notre pratique habituelle soit de ne pas commenter des produits de renseignement spécifiques, ce produit particulier de terrain – diffusé uniquement au sein du FBI – concernant l’extrémisme violent à motivation raciale ou ethnique ne répond pas aux normes exigeantes du FBI”.
“Dès qu’il a eu connaissance de ce document, le siège du FBI a rapidement pris des mesures pour le retirer des systèmes du FBI et procéder à un examen des fondements du document. Le FBI s’engage à mettre en œuvre des techniques d’analyse rigoureuses, à enquêter sur les actes de violence et autres crimes et à les prévenir, tout en respectant les droits constitutionnels de tous les Américains, et ne mènera jamais d’activités d’enquête ni n’ouvrira d’enquête sur la seule base d’une activité protégée par le premier amendement”.
Les républicains de la Chambre des représentants vont entamer une enquête sur la prétendue “militarisation” du gouvernement fédéral contre les militants pro-vie et les chrétiens. Ils examineront les allégations visant le FBI et le ministère de la Justice.
José Luis Sanchez del Rio, héros des Cristeros, patron des JMJ
Mort martyr à 14 ans, le bienheureux José Luis Sanchez del Rio est la grande figure de la bataille des Cristeros pour la liberté religieuse.
L’Église a fait de ce jeune héros de la foi le saint patron des JMJ. Il est fêté le 10 février. Il offre une belle leçon de courage face à la haine antichrétienne d’un gouvernement socialo-maçonnique. C’est une figure d’actualité pour la jeunesse d’aujourd’hui. Le président Calles avait fait fermer les églises interdites au culte, chasser les prêtres, pourchasser et massacrer ceux qui ont tenté de passer dans la clandestinité afin d’assurer à tout prix les sacrements aux fidèles.
Des Cristeros également abandonnés par Rome, malgré leur foi, leur intrépidité et leur bravoure, leur défense du clergé catholique, sans compromis.
Qui sont les Pères de L’Église ?
Retrouvez chaque semaine une vidéo de L’Homme nouveau présentée par l’abbé Benoît, vous emmenant sur les traces des premiers martyrs et des premiers grands saints de l’Église. Cette saison, nous suivrons les traces des Pères de l’Église de l’Orient avec notamment Saint Athanase, Saint Basile, Saint Grégoire de Nazianze et Saint Jean Chrysostome. Nous nous pencherons aussi sur l’histoire des Pères de l’Église d’Occident avec Saint Ambroise, Saint Jérôme, Saint Augustin et Saint Grégoire le Grand.
La France, cet Etat fédéral des Etats-Unis
Dans Valeurs Actuelles, Guillaume Bigot dénonce l’américanisation de la vie politique française :
[…] Pendant que le Parlement s’écharpe sur l’opportunité de constitutionnaliser le droit à l’avortement… le pays est entraîné dans une guerre par procuration contre une puissance nucléaire sans débat parlementaire et l’on envisage de réformer les retraites au moyen d’un 49.3.
Mais n’est-ce pas car le droit à l’avortement a été contesté Outre-Atlantique que certains redoutent qu’il soit demain en cause chez nous ?
Si et c’est justement le deuxième symptôme de ce vote. Il s’agit d’un énième épisode de l’américanisation de notre vie politique.
Les traces de ce mimétisme sont partout.
Du wokisme de Pap Ndiaye contracté lors de son séjour outre-Atlantique, en passant par cette mode des primaires ou de l’idée d’un discours annuel du président français devant le Congrès ou encore par la volonté d’importer la guerre des races comme après l’affaire Floyd, les preuves de ce mimétisme abondent.
L’envie d’imiter la métropole est si irrésistible que nous ne sommes pas à l’abri qu’un parlementaire français américanouillard propose une loi visant à prohiber le port d’armes en France alors qu’il est déjà interdit.
Notre pays a beau ne pas être un État fédéral, nous avons beau ne pas avoir de droite chrétienne ultra réactionnaire qui pèse électoralement, l’envie de faire comme aux States est trop forte.
Cette volonté d’accorder une protection constitutionnelle au droit à l’avortement est d’ailleurs caractéristique d’une volonté, typiquement américaine, d’encadrer et de limiter la marge de manœuvre du pouvoir politique (législatif ou exécutif) par le pouvoir judiciaire.
Ce n’est que tardivement et progressivement que le Conseil Constitutionnel a vu ses prérogatives s’étendre et étendre les droits individuels dans notre pays.
Au départ, notre loi Fondamentale n’était qu’une règle du jeu institutionnel et certainement pas un catalogue de droits individuels.
À l’origine, il n’y a pas de cour suprême en France. Notre cour suprême disait de Gaulle, c’est le peuple.
Dans la tradition française, les juges d’ailleurs ne font pas de politique, ils ne sont pas un pouvoir mais une autorité et doivent être la bouche de la loi comme dit Montesquieu.
Cette juridicisation de la vie politique grignote constamment les droits du citoyen.
La clé de voute de la constitution, c’est la souveraineté du peuple, autrement dit la démocratie.
C’est vraiment une marque de défiance à l’égard de la démocratie de ne pas faire confiance au peuple et de vouloir le ligoter juridiquement.
Or, la construction européenne a déjà amputé la démocratie française. Mais pour certains, le peu de latitude qui reste aux législateurs et aux gouvernants, c’est encore trop. Ce droit à l’avortement n’apporte rien de plus aux femmes de notre pays mais réduit une fois de plus les droits du citoyen à décider de ses lois.
Quand les Français décideront tel Gulliver entrâvé de se libérer ?
Retraites et natalité
Intervention de Gabrielle Cluzel dans l’émission Face à l’info sur Cnews :
GPA : exploitation en Ukraine et utilisation des femmes en état de mort cérébrale
Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour Tous, dénonce sur Radio courtoisie de graves dérives et pointe une inhumanité :
Avortement : le Texas a intenté une action en justice contre l’administration Biden
Le 7 février, le Texas a intenté une action en justice devant le tribunal de district des Etats-Unis pour le district ouest du Texas, contre l’administration Biden, en réaction à une directive du 13 juillet 2022 exigeant des pharmacies, « en vertu des lois fédérales sur les droits civils », qu’elles fournissent des pilules abortives sous peine de perdre les fonds Medicaid et Medicare.
Cette directive concerne environ 60 000 pharmacies aux Etats-Unis.
Cette tentative du ministère américain de la santé et des services sociaux (HHS) « d’imposer par décret un droit fédéral à l’avortement » a été déclarée illégale par le procureur général du Texas, Ken Paxton. Il rappelle que les
« protections antidiscriminatoires du titre IX n’obligent pas les entreprises à fournir des avortements, mais protègent au contraire toute personne ou entité contre l’obligation de contribuer à la fourniture d’avortements ».
Il souligne le fait que, désormais, ce sont les Etats qui ont le pouvoir décider de la loi sur l’avortement. La directive irait donc à l’encontre de la décision Dobbs en imposant au niveau fédéral la fourniture de produits provoquant l’avortement.
De son côté, Joe Biden a annoncé le même jour qu’il opposerait son veto à « toute interdiction fédérale du droit à l’avortement ».
Prier pour les malades
Le samedi 11 février, l’Eglise célébrera Notre de Dame de Lourdes. Le sanctuaire marial reçoit chaque année des milliers de pélerins et est le lieu de nombreuses prières demandant la guérison et le réconfort devant l’épreuve de la maladie. La Vierge Marie y a accordé grâces et miracles. Nous pouvons profiter de cette fête pour prier pour les malades et pour tous ceux qui les accompagnent dans leur quotidien : proches, aidants, soignants …
Tout spécialement, en ce mois de février, nous pouvons confier à l’intercession de la Vierge Marie nos prières de guérison. A travers une neuvaine à Notre Dame de Lourdes, ou en s’associant à la prière du chapelet, récité tous les jours à 15h30 à Lourdes.
Et tout au long de l’année, face à la maladie, appuyons-nous sur Dieu et sa Parole de Vie :
- Méditons et gardons dans nos coeurs certains versets bibliques, pour nous apporter réconfort, apaisement et courage face à la souffrance physique et psychique qu’entraîne la maladie. Car comme le disait Jésus dans l’évangile de Matthieu, au chapitre 11 : “Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos” (Matthieu 11, 28)
- Exprimons nos peurs, notre colère, notre impuissance mais aussi notre espérance au Seigneur à travers les psaumes, comme avec le psaume 26 (27). Ces textes nous rappellent combien Dieu n’est pas éloigné de ce que nous vivons, combien il connaît nos épreuves et souhaite nous y rejoindre pour nous les faire traverser. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. » (Psaume 26 (27), 14)
Alice Ollivier pour Hozana.org
Légaliser l’euthanasie, pour fournir des organes
D’après les données de Transplant Québec, « près de 15% » des donneurs d’organes « ont préalablement eu recours à l’aide médicale à mourir » en 2022.
Outre le Québec, la Belgique, les Pays-Bas, le Canada et l’Espagne autorisent le don d’organes après une euthanasie ou un suicide assisté.
Ainsi, de même que le nombre d’euthanasies est en croissance, le nombre de donneurs d’organes a triplé au cours des cinq dernières années. L’année dernière, Transplant Québec a recensé un « nombre record » de demandes. 483 Québecois ont reçu un don d’organes. Martine Bouchard, la nouvelle directrice générale de Transplant Québec, ne cache pas son intérêt :
« Il s’agit non seulement d’une occasion d’augmenter le nombre de donneurs d’organes au Québec, mais aussi d’une opportunité incroyable de permettre à un plus grand nombre de personnes de bénéficier d’une greffe » .
Synode anglican
Le synode général de la communion anglicane d’Angleterre a voté jeudi, malgré ses divisions, en faveur d’une bénédiction des unions entre personnes de même sexe, tout en confirmant son opposition à la célébration de mariages.
A l’issue de huit heures de débats tendus sur deux jours, les près de 500 membres de cet organe élu chargé de trancher sur les questions de doctrine, ont voté à 250 pour, 181 contre et 10 abstentions. Cette décision est le résultat de six années de consultations, qui ont révélé au grand jour les divisions profondes qui traversent la communion anglicane et ses 85 millions de croyants. Si les croyants d’Angleterre sont globalement plus libéraux, ce n’est pas le cas de ceux d’Afrique.
Cette crise sera-t-elle l’occasion pour certains Anglicans de rejoindre l’Eglise catholique ?
Idéologie woke : Disney continue de souffrir
Entre 2020 et 2022, Disney a été dirigé par un PDG woke, pro LGBT. Il a été limogé au bout de 2 ans tant les résultats étaient catastrophiques. Disney a dû rappeler en urgence son ancien PDG de 2005 à 2020.
Mais le mal est fait. Les familles se sont massivement désabonnées de Disney. La plate-forme Disney + a perdu 2,4 millions d’abonnés pendant les trois derniers mois de l’année 2022. Résultat : le groupe licencie 7 000 employés.
C’est la première fois depuis le lancement du service de streaming, fin 2019, que Disney + ne gagne pas de nouveaux spectateurs. Celui-ci compte désormais 161,8 millions d’abonnés dans le monde.
Selon son rapport annuel 2021, le groupe employait 190 000 personnes dans le monde au 2 octobre de cette année-là, dont 80 % à temps plein.
Les relations entre le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, et Disney se sont dégradées quand l’ancien PDG s’est prononcé publiquement contre une loi promue par le gouverneur, qui interdit d’enseigner en Floride des sujets en lien avec l’orientation sexuelle à l’école primaire.
Amende record contre C8
Sur la radio d’Etat France Inter, Rima Abdul Malak, ministre de la culture, a menacé le groupe Canal+. En même temps, l’ARCOM, l’Autorité de surveillance des médias a sanctionné C8 d’une pénalité financière de 3,5 millions d’euros, en raison des insultes proférées par Cyril Hanouna, animateur de l’émission « Touche pas à mon poste », à l’encontre du député (LFI) Louis Boyard, le 10 novembre 2022.
Au-delà du caractère mérité d’une sanction, en raison des insultes proférées à l’antenne par l’animateur de l’émission, il s’agit de la plus forte amende jamais infligée à un opérateur de télévision. A la suite des recommandations de sanctions formulées par le rapporteur le 17 janvier, des représentants de la chaîne ont été entendus mercredi 8 février. C’est au terme de ces échanges qu’en réunion plénière, l’Autorité a arrêté cette sanction, au motif que les propos tenus par l’animateur (« abruti », « tocard », « merde », etc.) « ont porté atteinte aux droits de l’invité, au respect de son honneur et de sa réputation ».
Une mise en demeure a aussi été prononcée à l’encontre de la chaîne, pour ne pas avoir respecté ses obligations en matière d’honnêteté et d’indépendance de l’information.
En début de soirée, le Groupe Canal+ a indiqué qu’il allait « mettre en œuvre les voies de recours possibles dans les plus brefs délais ».
Le 27 septembre 2018, dans l’émission 5/7 animée par Mathilde Munos sur France Inter, Daniel Morin s’en st pris à Charlotte d’Ornellas, journaliste à Valeurs actuelles et intervenante sur CNews. Ses propos n’ont pas ému les petits fonctionnaires de la police politique de l’Arcom :
« Les petites cathos d’extrême-droite, ça me plait, ça me fait chavirer, ça me transporte, ça m’excite. Tu me plais, Charlotte, oui, tu me plais au-delà du raisonnable […] J’ai envie qu’on fasse des petits jeux coquins, des jeux de rôle où tu serais déguisée en Jeanne d’Arc et moi en Mélenchon, tu me coincerais derrière le canapé, tu me mettrais des fessées bien méritées, et moi je crierais « oh oui, aille, ça fait mal mais je l’ai mérité » […] puis ton enlèveras ton armure et tu me diras : « viens, viens, mon cochon, viens voir Tatie Jeanne d’Arc » ; et là je deviendrais fou, fou de désir, et ce sera à mon tour de t’humilier en te disant des choses infâmes, des choses du style : « tais-toi souillon fasciste, viens avec moi dans le salon » […] et là, tu convulseras et tu beugleras : « j’en appelle à Saint-Philippe Pétain, protège-moi, va de retro morinus » [… ] et nous ferons l’amour bestialement comme deux bergers allemands rongés par le stupre, la luxure et la passion ».
Un poids deux mesures ?
Rapport sur la christianophobie en France en juin 2022
Nos amis de l’Observatoire de la christianophobie ont mis en ligne le rapport sur la christianophobie en France en juin dernier. Vous pouvez le télécharger ici.
Le général (2S) Bertrand de la Chesnais dénonce les manque d’ambition et la faiblesse des effectifs de la transformation des armées
Dans une tribune publiée par valeurs actuelles, le général (2S) Bertrand de la Chesnais, ancien directeur de la campagne présidentielle d’Éric Zemmour, estime que les les 413 milliards d’euros de la loi de programmation militaire (2024-2030) sont un trompe-l’oeil. Le général de la Chesnais était n°2 de l’armée de terre lorsqu’il a quitté ses fonctions en 2017:
“(…) Que penser, alors, des 413 milliards d’euros promis par Emmanuel Macron pour nos armées pour les sept années à venir ?
Reconquête !, par la voix de son Président Éric Zemmour, est vigoureusement intervenu pendant la campagne présidentielle sur ce sujet essentiel pour l’avenir de la Nation. Le 20 février 2022, ce dernier considérait, prenant en compte les besoins des trois armées et notre situation économique, qu’il faudrait y consacrer au moins 490 milliards sur la période… Or, c’était avant les nouveaux records d’inflation que nous avons connus depuis lors. La différence est de plus de 20 % !
De toute évidence, l’effort promis n’est pas suffisant, pour quatre raisons fondamentales : notre sécurité, menacée par le réveil des Etats-puissances ; nos équipements, usés par trois décennies d’engagements ; nos effectifs très insuffisants, minés par les réorganisations successives ; notre place et notre influence dans le monde, qui dépendent de notre capacité à protéger nos intérêts (…)
Nos équipements. Rappelons que nous sortons de près de 30 ans de disette budgétaire, de fermetures d’unités, de désarmements de navires, d’externalisation de nos approvisionnements et de notre soutien. Simultanément, l’armée française s’est engagée dans un grand nombre d’opérations extérieures dans les Balkans, en Asie centrale et en Afrique. Nos équipements sont échantillonnaires, et dans bien des domaines de petits pays sont mieux équipés que la France. Pourtant, nous n’hésitons pas à envoyer des armements aux Ukrainiens. Après les canons Caesar, il est désormais question de donner des chars Leclerc, alors même que nous en possédons si peu et dont le coût unitaire se compte en dizaines de millions. Notre industrie de défense saura-t-elle faire face à la demande pour combler ces dons ? Pourra-t-elle augmenter et renouveler les armements dont nos armées ont besoin ? La mobilisation de notre industrie et la reconstitution de pans entiers de savoir-faire disparus (munitions, porte-avions, etc.) en vue d’une « économie de guerre » relèvent, très largement, d’un effet d’annonce. Malgré la promesse d’augmentation du budget des armées, l’engagement de l’Etat suscite en effet des interrogations. Le Président Macron laisse entendre lui-même que des étalements de programmes, pourtant en cours de livraison, et des décisions difficiles vont être annoncées !
De même, les effectifs ne suivent pas ! Alors que les militaires étaient 340 000 en 2002 (hors gendarmerie), ils ne sont plus que 200.000. Les armées ont toutes les peines du monde à recruter. Faute de politique cohérente de l’Etat, le retour des « forces morales », que souhaitait Emmanuel Macron le 14 juillet dernier, est resté lettre morte dans une population de moins en moins avertie des questions de Défense. Pas de masse dans la première armée d’Europe, tandis que l’armée russe ambitionne d’atteindre les 1,5 million de combattants (…)
Enfin, notre place dans le monde. Tandis que les seules dépenses garanties en France sont les dépenses sociales, dont la croissance moyenne sur la dernière période a été de plus de 4% par an, il est peu probable que ce rythme soit tenu pour les dépenses militaires, ne serait-ce que compte tenu du niveau de l’inflation qu’elles subissent de plein fouet – la Défense est consommatrice d’énergie et de matières premières – mais sur laquelle elles ne sont pas indexées.
Pendant ce temps, les dépenses militaires s’accroissent dans le monde entier. La France ne fait ni partie des cinq plus grands budgets militaires au monde (Etats-Unis et Russie qui y consacrent autour de 3,5% de leur PIB, Chine, Inde, Royaume-Uni), ni ne témoigne de la plus forte croissance, tandis que l’Allemagne vise progressivement, avec son plan à 100 milliards d’euros, les 2% du PIB. La future loi de programmation militaire devra garantir notre capacité à tenir notre rang et à protéger nos intérêts. L’influence de la France dans le monde est l’un des enjeux de cette loi de programmation, à l’heure où nos armées se voient renvoyées comme des malpropres d’Afrique pays après pays. Aujourd’hui le Burkina Faso, après le Mali et la République de Centre-Afrique. Alors que nos soldats y ont valeureusement et généreusement versé le prix du sang !
L’influence de la France dans le monde passe par la crédibilité de son armée. La loi de programmation militaire doit être à la hauteur de la puissance française pour défendre ses intérêts. Mais sans un budget conséquent sur une trajectoire rectiligne, ce ne sont que vaines promesses, c’est pourquoi nous devons viser un niveau de dépenses approchant 3,5% du PIB. Cet effort nécessite la mobilisation de l’ensemble de la Nation, dans le cadre d’une grande politique de Défense et de sécurité. Car le jour où la France se rendra compte de son état insuffisant de préparation militaire et morale, il sera trop tard.
“Je révise avec toi” ne plait pas à Libération mais plaira aux parents soucieux de l’éducation de leurs enfants
Une série de vidéos portant sur le programme scolaire d’histoire mais également de français s’attire les foudres de Libération. Autant le dire tout de suite, ces vidéos ont l’air remarquable et représentent une excellente alternative au grand endoctrinnement que subissent nos enfants. A regarder sans modération :
Voici le lien de leur chaîne You Tube où vous trouverez des dizaines de vidéos pour vos enfants :
Pour Michel Goya, la loi de programmation militaire (LPM) ne tient pas compte des enseignements de la guerre en Ukraine
Malgré un montant présenté comme énorme (413 milliards d’euros sur 7 ans), la Loi de Programmation militaire (LPM) dite de “transformation” des armées cache bien des défaillances. Ce sont surtout les industries de l’armement qui vont bénéficier de ces 413 milliards au détriment des combattants. A lire sur le blog de l’ancien colonel des troupes de marine, Michel Goya :
Cet effort louable se poursuit puisque 413 milliards d’euros sont annoncés dans la nouvelle Loi de programmation militaire 2024-2030, soit 50 milliards de plus de ce que souhaitait Bercy. On rappellera que les LPM respectées sont l’exception, mais comme celle qui se termine en est déjà une, faisons confiance pour la suivante. Faisons aussi confiance à l’inflation, désormais plus élevée, pour ronger au moins 20 % de la somme mais cela reste quand même un effort important. Est-ce le plus important depuis les années 1960 et la création de la force nucléaire, comme on l’entend parfois ? Nullement. Si on faisait le même effort qu’à la fin des années 1980 en termes de % de PIB, cette LPM 2024-2030 représenterait plus de 480 milliards d’euros (…)
Est-ce une LPM de « transformation » comme cela est annoncé ? Pas vraiment non plus puisqu’elle est assez largement dans la continuité de la précédente, comme si la guerre en Ukraine n’avait pas lieu. Cela peut se comprendre, on ne sort pas de 25 ans de crise en quelques années et on se trouve toujours dans la réparation des dégâts (…)
Il faut bien comprendre dans quelle situation on se trouvait en 2015 après 25 ans de crise. Faisons simple. La force de frappe nucléaire a été réduite (4 SNLE au lieu de 6, moins de 300 têtes nucléaires au lieu de 600), mais les sous-marins et missiles sont modernes et l’ensemble remplit toujours parfaitement sa mission. Il faudra juste y consacrer une part croissante du budget pour, en particulier, financer le remplacement des SNLE.
Au total, en 25 ans la Marine nationale s’est contractée de 40 % de ses effectifs, a perdu un peu de tonnage avec un seul porte-avions au lieu de deux, six sous-marins nucléaires d’attaque au lieu de 12, a conservé sensiblement le même nombre de frégates de premier rang (15) et trois porte-hélicoptères d’attaque au lieu de quatre grands navires amphibies. Le déficit le plus important réside plutôt dans les navires de second rang. Cette réduction de volume a été compensée par des moyens plus modernes qui autorisent au bout du compte une puissance de feu (une « projection de puissance » en termes plus technocratiques) plus importante. La Marine nationale peut toujours assurer toutes ses missions mais a perdu une certaine capacité de présence.
L’Armée de l’Air et de l’Espace a perdu la moitié de ses effectifs et la moitié de ses avions de combat. L’excellence et la polyvalence de l’avion Rafale a compensé en grande partie cette perte de volume mais si les Rafale peuvent faire beaucoup de choses et même à longue distance, ils ne peuvent être partout (…)
Le véritable effondrement a touché l’armée de Terre. Plus exactement, on a détruit son corps de bataille (…).
Le nucléaire, c’est très bien pour dissuader du nucléaire (…) Mais si l’ennemi ne dispose pas d’armes de destruction massive susceptibles de nous frapper, que faisons-nous ? Nous utilisons nos armes nucléaires en premier ? Si cet ennemi menace nos intérêts vitaux – par une invasion par exemple – et qu’il n’est pas doté de l’arme nucléaire, cela se justifie pleinement. S’il ne menace pas nos intérêts vitaux et qui plus est si la guerre se déroule hors du territoire français, c’est plus compliqué voire impossible tant la réprobation internationale, et peut-être même intérieure, serait forte. Des pays « dotés » ont ainsi subi des échecs parfois lourds face à des pays non dotés sans oser utiliser l’arme nucléaire. Les États unis en 1950 en Corée ou plus gravement au Vietnam, la Chine contre le Vietnam en 1979. Si les enjeux vitaux sont menacés par une puissance nucléaire, frapper en premier en étant certain d’une riposte de même nature est également très délicat (…)
C’est essentiellement pour éviter autant que possible d’être placé devant le dilemme de l’emploi en premier ou du renoncement que l’on a formé aussi à côté de la force nucléaire un corps de bataille constitué de la 1ère armée française et de la Force aérienne tactique (…) En 1989, la 1ère Armée et la FAR regroupent ensemble 82 régiments de mêlée (infanterie/cavalerie) ou d’hélicoptères d’attaque, prêts à entrer en action en quelques jours au complet à nos frontières. En arrière, la Défense opérationnelle du territoire dispose en plus de 55 régiments de mêlée, pour l’immense majorité composé de réservistes (…).
À l’extrême fin des années 1980, la présence soviétique que l’on pensait immuable en Europe orientale disparaît devant la volonté des peuples et l’Union soviétique elle-même se décompose rapidement. La guerre froide se termine. Le Conseil de sécurité peut à nouveau prendre des décisions, comme par exemple condamner l’invasion du Koweit par l’Irak en août 1990 (…) on réussit à regrouper péniblement 16 000 hommes pour constituer la division Daguet associée à une petite force aérienne de 42 avions de combat. Au bout du compte, nos soldats au sol et en l’air font le travail mais relégués à une mission secondaire avec des moyens très inférieurs à ceux de nos alliés, l’expérience est un peu humiliante (…) Jacques Chirac conclut que pour redonner une capacité de haute intensité lointaine, il faut professionnaliser complètement les forces et les regrouper dans une nouvelle FAR. On envisage de pouvoir déployer en 2015 plus de 60 000 hommes et un peu plus d’une centaine d’avions de combat n’importe où dans les trois cercles stratégiques, France, Europe, Monde.
Et c’est là qu’interviennent les « dividendes de la paix ». Ces économies, on l’a vu, ont surtout porté sur l’armée de Terre qui a perdu presque 70 % de ses effectifs et à peu près autant de tous ses équipements majeurs, en conservant des échantillons : une petite artillerie sol-sol, une toute petite artillerie sol-air, une petite force de chars de bataille, etc. A titre de comparaison, on représente entre 10 et 20 % de la capacité de déploiement de l’armée ukrainienne au début de 2022 alors que le budget de cette armée ukrainienne représentait 10 % du notre (…)
Soyons clairs, il n’y a pas eu beaucoup de réflexions approfondies derrière cette destruction transformée en « transformation ». On considère rapidement dans les années 1990 qu’il n’y a plus de menace sur nos intérêts vitaux hors la menace nucléaire, et qu’on ne saura donc plus jamais placés devant le dilemme du « tout au rien » (…)
Et puis, il y a la révolution à faire dans nos équipements (…) Il faut faire exploser les normes et contraintes, les soldats réguliers meurent autant que ceux du Commandement des opérations spéciales qui bénéficient de dérogations. On n’est pas obligé d’attendre neuf ans, entre la décision et l’achat sur étagère, pour remplacer un fusil d’assaut. Il faut sortir de l’artisanat de luxe pour retrouver un centre de gravité coût-efficacité, c’est-à-dire sophistication-masse, plus rationnel que l’achat de missiles antichars 17 fois plus chers que ceux qu’ils remplacent. Sur notre incapacité à produire des drones armés qui ne soient pas aussi chers et complexes que des avions de chasse. On n’a visiblement fait aucun retour d’expérience de la guerre en Ukraine pour cette LPM, sinon on aurait découvert que c’est le rétrofit qui a permis aux deux adversaires de combattre à cette échelle et à cette durée (…). Peut-être qu’un jour à apprendra aussi à en faire. Il parait qu’on se penche enfin sérieusement sur toutes ces questions, c’est la meilleure nouvelle du moment.
En résumé, une armée n’est pas qu’une accumulation de programmes d’équipements, mais un ensemble de forces destinées à faire face aux scénarios d’emploi les plus probables et/ou les plus graves pour la France. Le plus probable, c’est la confrontation sous le seuil de la guerre ouverte et nous n’y sommes pas préparés correctement, oubliant les leçons du passé et ne constituant même pas les stocks et réserves pour remonter en puissance très vite ou aider militairement à grande échelle un pays allié. Le plus grave, c’est la guerre à haute intensité contre un État, et là nous sommes encore moins prêts.
Pap Ndiaye récupère honteusement l’affaire du suicide du jeune Lucas pour lancer une campagne de propagande LGBT à l’école.
Extrait d‘une tribune de Nicolas Bay dans Valeurs actuelles :
Profitant du dramatique suicide du jeune Lucas, énième démonstration de l’incapacité de l’Éducation nationale à assurer la sécurité de nos enfants dans les établissements scolaires, Pap Ndiaye récupère honteusement l’affaire pour faire avancer un agenda nocif et idéologique. Il vient en effet d’annoncer, dans une interview accordée au magazine communautaire Têtu, le lancement, dès le mois de mai prochain, d’une campagne de propagande pour défendre les « élèves LGBT » à l’école.
Alors que les enseignements sont astreints à la neutralité politique et religieuse depuis 1905, voilà qu’aujourd’hui la religion du progrès se donne pour mission d’évangéliser nos têtes blondes. Nous aurons ainsi devant nous une armée de jeunes en difficulté pour lire et écrire, impréparés aux devoirs de la vie, mais capables de proclamer leur “genre” du moment. Au registre des prétentions de l’école, l’orientation sexuelle s’est substituée à l’orientation professionnelle. Les parents se sont vus dépouillés de l’éducation au profit de l’école qui devrait pourtant se cantonner à l’instruction. (…)
On observe aussi tous les jours, grâce notamment au réseau de parents vigilants initié par Éric Zemmour, que l’école subit une double offensive à la fois islamique et “wokiste” (…) , l’école de M. Ndiaye se livre à une fuite en avant aussi dangereuse que risible. La conception républicaine de l’école voulait une instruction publique dévouée à l’efficacité, à la méritocratie et à la neutralité. Nous assistons aujourd’hui aux derniers instants d’un système dévoyé par l’idéologie ultra-minoritaire d’une gauche elle-même minoritaire électoralement mais préservant son hégémonie culturelle et intellectuelle grâce aux positions acquises depuis des décennies dans le monde syndical, associatif, médiatique, universitaire et éducatif.
Que l’État prenne en main la jeunesse dès la plus tendre enfance, afin de la façonner idéologiquement, voilà une caractéristique de régime à visée totalitaire. Une fois qu’on aura bourré le crâne de nos enfants avec l’idéologie LGBT, sans doute leur demandera-t-on de dénoncer leurs parents récalcitrants à emboîter le pas lorsqu’ils rentreront à la maison…
L’anéantissement de l’ordre et de l’autorité, préalables pourtant indispensables à la discipline et à la transmission sereine des savoirs fondamentaux, permet dorénavant la mise en œuvre d’une dictature des minorités qu’elles soient raciales ou sexuelles, dont Pap Ndiaye est le bras armé conscient ou du moins l’idiot utile. Alors que la France compte parmi les pays au monde où elles sont le mieux protégées, lesdites minorités revendiquent toujours davantage et bruyamment en culpabilisant la majorité dans une vaste entreprise de subversion et de déconstruction.
L’accepter, c’est subir le grand endoctrinement qui n’est pas moins dangereux pour notre civilisation que le grand remplacement !
La ministre de la culture fait pression sur CNews et C8 et menace de ne pas renouveler leurs fréquences en 2025
Rima Abdul Malak, ministre de la culture, s’est exprimée sur France Inter pour reprocher, entre autres, à CNews et C8, leur manque de pluralisme. Sur France Inter qui n’invite quasiment jamais des représentants de la droite et dont tous les journalistes sont de gauche…Cela serait drôle si la menace que brandit cette nouvelle adepte de la censure n’était pas tout simplement la suppression des fréquences gratuites de ces deux chaînes. Et elle s’exprime avec un sourire narquois qui en dit long sur la haine qui l’habite :
Sur France Inter, ce jeudi, la ministre de la Culture Rima Abdul Malak avait tenu à rappeler les obligations des chaînes du groupe, après des entorses à répétition. « Je suis dans mon rôle quand je rappelle le cadre existant », a-t-elle souligné. « Il y a des obligations à respecter. Il y a déjà eu une vingtaine d’interventions de l’Arcom, depuis 2019, pour C8 et CNews. Au bout de combien d’interventions l’Arcom pourra-t-elle dire à quel degré les obligations ne sont pas respectées ? C’est le rôle de l’Arcom », a également questionné la ministre.
C8 et Cnews privées de fréquences ? "Il y a eu une vingtaine d'interventions de l'Arcom depuis 2019", note la ministre de la Culture.
"Je rappelle juste les obligations" à respecter pour "les chaînes qui ont accès à des fréquences gratuites", dit @RimaAbdulMalak.#le7930inter pic.twitter.com/aX3sIgFMGk
— France Inter (@franceinter) February 9, 2023
Le groupe Canal+, à qui appartient CNews et C8, a immédiatement réagi par ce communiqué :

Canada : un lycéen arrêté pour avoir dénoncé l’idéologie du genre
Josh Alexander, 16 ans, a osé dire :
« J’ai dit qu’il n’y avait que deux sexes et que vous étiez né soit un homme soit une femme, et cela m’a causé des ennuis. »
Au lycée Saint-Joseph, établissement catholique à Renfrew, en Ontario, a osé remettre en cause l’idéologie du genre en classe. Il a défendu sa position en argumentant qu’en accord avec l’enseignement catholique et la Bible, il n’y a que deux genres, masculin et féminin — et que, par conséquent, les hommes biologiques ne devraient pas être autorisés à entrer dans les toilettes des femmes.
Fin novembre, l’école a décidé d’interdire son accès. Le 6 février, celui-ci a voulu retourner en classe et a été accueilli par le directeur adjoint de l’établissement assisté de deux policiers locaux, qui ont interpellé le jeune homme pour pénétration illégale dans l’enceinte d’un lycée dont il ne faisait plus partie. Il a été escorté, sans menottes, jusqu’au véhicule de police.
Un avocat représentant le lycéen a déclaré que l’école ne le laissera plus assister aux cours tant qu’il n’acceptera pas
« de cesser d’utiliser l’ancien prénom d’un étudiant transgenre, et de ne plus participer à deux cours de l’après-midi car ces cours sont suivis par deux étudiants transgenres qui désapprouvent les croyances religieuses de Josh ».
Josh Alexander a déclaré au National Post que les étudiants transgenres qui rejettent ses opinions devraient peut-être réfléchir au fait qu’ils fréquentent une école catholique, ou du moins une école qui se dit catholique.
I-Média – Stérilisation : le blitzkrieg médiatique
L’image de la semaine
Vous est-il déjà arrivé d’être bloqué dans un débat dans lequel vous étiez isolé et entouré d’adversaires malveillants ? C’était le cas de Marion Maréchal lors de son passage sur le plateau de “Quelle époque” (France 2) samedi dernier.
Stérilisation : le blitzkrieg médiatique ?
Les médias, Konbini en tête, poussent plus loin la déconstruction et prônent avec régularité la dénatalité européenne et les contraceptions définitives. Analyse d’une entourloupe transformée en véritable offensive médiatique.
La revue de presse
Jean-Yves le Gallou revient sur ce que la presse vous a dit cette semaine, comment elle l’a dit et ce qu’elle a omis !
Les retraites : des médias tiraillés
Jules Blaiseau et Jean-Yves Le Gallou reviennent ensemble sur le traitement récent de la réforme des retraites par les médias, partagés entre servilité au pouvoir macroniste et convictions de gauche.
Un bobard qui fait florès depuis 10 ans: le sapin de Noël de Bruxelles
Une lectrice nous envoie le texte suivant.
Le site américain LifeSite News s’est fait récemment l’écho d’une interview donnée à Noël par un archevêque hongrois retraité, Mgr Márfi, ancien ordinaire de Veszprém, à l’hebdomadaire Magyar Jelen. Le prélat hongrois y parle abondamment des dangers qui guettent l’âme de l’Europe, en particulier la franc-maçonnerie, la culture LGBT et l’islam. Jusque là, pas grand-chose à redire, mais un passage contient une grosse erreur de fait, une erreur pure et simple. LifeSite News fait dire à l’archevêque, en style indirect, que “la ville de Bruxelles, la capitale de l’UE, a refusé d’ériger en 2012 un arbre de Noël par peur de froisser sa population musulmane“. Dans l’original, Mgr Márfi va en fait plus loin, puisqu’il affirme que “l’arbre de Noël [qui se trouve d’habitude] devant l’hôtel de ville de Bruxelles a disparu il y a déjà 8 ou 10 ans, pour éviter de froisser la sensibilité des musulmans“. En réalité, qu’il s’agisse de la substance de la version hongroise ou anglaise, c’est tout simplement faux.
Ayant de la famille en Belgique, je connais cette affaire de façon circonstanciée mais il est à noter que les faits sont facilement vérifiables à distance – du moins pour toute personne sérieuse (a fortiori pour des blogueurs et journalistes) et soucieuse de la vérité. Les faits, les voici:
– Il est exact que la Ville de Bruxelles érige chaque année un grand arbre de Noël pour décorer sa magnifique grand-place (dont Victor Hugo, qui y a habité, disait qu’elle est “le plus beau théâtre du monde”).
– L’exactitude des propos de Mgr Márfi s’arrête là, puisqu’à l’Avent 2012 Bruxelles a bel et bien accueilli un sapin sur sa grand-place, comme chaque année, et que cette tradition perdure à ce jour et ne donne aucun signe de toucher à sa fin. S’il s’était donné la peine de faire une vérification toute simple, Mgr Márfi se serait rendu compte que, le jour même où il tenait ces propos, à la Noël 2022, il y avait encore et toujours un arbre de Noël devant l’hôtel de ville de la capitale belge. Le voici, lors de son installation en novembre 2022.
– Notons que c’est LifeSite News qui ajoute aux propos de l’évêque la mention explicite de 2012. Cette date n’est pas dans l’interview originale: d’où vient-elle? Le média américain se sera certainement souvenu des articles parus en décembre 2012 et janvier 2013 dans toute la blogosphère tradi-identitaire au sujet d’un prétendu retrait du traditionnel sapin de Noël bruxellois pour ne pas offenser les musulmans (très nombreux dans la ville). Seul hic, cette “information” était – et est toujours – un bobard pur et simple.
– Ce qui s’est passé à l’Avent 2012 est que le bourgmestre (maire) de Bruxelles a décidé d’installer, à la place de l’habituel sapin naturel, une espèce de “sapin” hightech à l’esthétique plus que douteuse. Mal lui en prit, puisque cette “création artistique” fut très peu appréciée de la population:
À la polémique sur le mauvais goût de ce “sapin électronique” vint s’en ajouter une autre, de nature religieuse. C’est là que les Romains s’empoignèrent: beaucoup de Belges, qui n’avaient probablement pas mis les pieds sur la grand-place de leur capitale, se mirent à supputer que ce “geste artistique” audacieux avait été motivé par une volonté d’effacer le caractère chrétien de Noël et, pour faire bonne mesure, ils y virent une volonté de ménager la sensibilité des musulmans (très nombreux à Bruxelles, il est vrai).
– Seul problème: cette interprétation religieuse relevait de la spéculation pure et simple. D’ailleurs, même un enfant de 5 ans comprend que le sapin n’est pas le plus chrétien des symboles liés à Noël. Or, justement – et j’ai gardé le meilleur pour la fin – la grand-place de Bruxelles s’orne chaque année à la même époque d’une magnifique crèche grandeur nature: voir la photo d’illustration de cet article mais aussi cette vidéo.
– En 2012, même avec ce hideux “sapin”, la crèche était bel et bien là. Dire que la ville de Bruxelles a déchristianisé le Noël de sa grand-place pour ne pas choquer les musulmans est donc une ânerie monumentale. Déchristianiser Noël en installant une splendide crèche, j’ai du mal à comprendre… Chez nous, en France, ceux qui se battent – à raison – pour que nos crèches puissent rester dans les lieux publics se sont ridiculisés jusqu’au cou en reproduisant au sujet de Bruxelles leur discours sur la déchristianisation de la fête de Noël, alors que la capitale belge installait comme à son habitude sa représentation grandeur nature de la Nativité.
– Rien n’y fit: la polémique était lancée, elle était virulente et l’indignation esthétique, bien compréhensible, devint bientôt indissociable d’un ressentiment religieux qui était en l’occurrence totalement erroné. La bêtise humaine faisant, cette querelle fit boule de neige, en Belgique et à l’étranger. Elle fut reprise d’innombrables fois par les médias identitaires d’une foule de pays de l’ancien et du nouveau monde. Ce fut le cas entre autres de publications orbanistes en Hongrie (je m’en souviens, puisque je voyage souvent en Hongrie et y entretiens des contacts). À partir de ce moment-là, le bobard était impossible à rattraper, le génie impossible à remettre dans la boîte.
N.B.: depuis 2013, la ville de Bruxelles, échaudée par la polémique, a renoncé à son horreur électronique et installe de nouveau un “vrai” sapin.
– À présent, 10 ans plus tard, Mgr Márfi reprend la fausse nouvelle lancée en 2012 et la voilà qui, telle une boucle, repart vers sa région d’origine, l’Europe occidentale, et même l’Amérique du Nord. Voilà ce qui arrive quand on se dispense d’un travail élémentaire de vérification des sources, voire des simples faits. À défaut de contacts sur place comme c’est mon cas, n’importe qui peut vérifier les faits en quelques minutes d’une recherche web élémentaire. Il constatera qu’en 2012 la sapin de Noël de Bruxelles n’avait pas été supprimé mais avait “seulement” été remplacé par une horreur d’art contemporain et que le symbole de Noël par excellence, la crèche, était présente sur la grand-place cette année-là comme chaque fois.
Il y a suffisamment de faits réels de déchristianisation de l’Europe occidentale (chez nos voisins belges et ailleurs), sous influence de l’islam et/ou de la maçonnerie, pour qu’on n’aille pas en inventer là où trône une crèche!
Le plus confondant est que cette fausse information ait été reprise (forcément sans vérification) par des blogueurs et journalistes qui se disent professionnels de l’information (ou de la réinformation, comme ils disent). Comme on voit, ce bobard qui fait florès depuis 10 ans a été avalé et recraché “tout cru” par des gens censés être sérieux et professionnels.
Il serait bon de comprendre que, à colporter de fausses informations, on risque de discréditer tout son propos. L’esprit humain est ainsi fait que, face à ce genre de travail bâclé, le contradicteur tendance à jeter le bébé avec l’eau du bain et à réagir de façon moqueuse la prochaine fois que ces “professionnels de l’information” et officines de réinformation publieront une nouvelle inquiétante en matière de déchristianisation: “C’est sans doute encore comme le coup du sapin de Bruxelles”. C’est ce qui s’appelle scier la branche sur laquelle on est assis ou encore se tirer une balle dans le pied. Les Hongrois, peuple de cavaliers, ont une tournure plus imagée: c’est “tomber de l’autre côté du cheval” (kiesik a ló másik oldalára). C’est un navrant gâchis parce que dénoncer la déchristianisation de l’Europe de l’Ouest sous l’effet conjugué de l’islam et de la franc-maçonnerie est une nécessité mais encore faut-il veiller à ne pas saper sa propre crédibilité. Critiquer la grande presse (“fake news media”, comme l’appelle le peroxydé de Mar a Lago), c’est bien beau et il y a évidemment matière à le faire sur le fond comme sur la forme, mais commencer par balayer devant sa porte est encore mieux.
Addendum de la rédaction :
Il y a bien eu une affaire du sapin de Noël à Bruxelles, mais il s’agissait de celui du Palais de justice, retiré suite à une plainte de musulmans. L’affaire date de 2007 : voir ici et là.
Liberté religieuse et instrumentalisation des Eglises
L’universitaire Raphaëlle Auclert a traduit ce texte de l’historien américain orthodoxe Matthew Heimbach. Bien sûr, nous, catholiques, ne sommes pas directement concernés par les débats internes à l’orthodoxie, et bien sûr certains jugeront ce point de vue trop unilatéralement favorable à l’orthodoxie russe, mais ce texte mérite d’être lu pour mesurer la complexité de ces débats ecclésiologiques d’un côté et politiques de l’autre – et à quel point la revendication de liberté religieuse peut faire l’objet de manipulation politique (il n’est d’ailleurs pas insignifiant que la Russie et les Etats-Unis se présentent tour à tour, ou simultanément, en champions de la liberté religieuse dans le monde…)!
On sent que l’atmosphère s’électrise. L’opinion publique mondiale a les yeux rivés sur le front de l’est, dans l’attente fébrile d’une percée décisive. Les chancelleries s’agitent et le ballet des soutiens à Kiev s’accélère. Pour s’en convaincre, penchons-nous un instant sur l’agenda international. Outre-atlantique, du 31 janvier au 4 février s’est tenue à Washington une « semaine ukrainienne » qui a rassemblé divers intervenants : soldats ukrainiens blessés et membres de la diaspora ukrainienne, alors même que des officiels américains avaient annoncé le 31 janvier une enveloppe de 2 milliards d’aide à l’Ukraine incluant pour la première fois des missiles de longue portée.
A Kiev s’est ouvert le vendredi 3 février un sommet UE-Ukraine pour « permettre à l’Europe de croire en la victoire ukrainienne », ainsi que l’a déclaré le premier ministre de Zelensky Denys Chmygal. Il intervient quelques jours après que les Européens ont accepté de livrer à l’armée ukrainienne une centaine de chars lourds extraits de leur arsenal. En outre, ces derniers jours ont été marqués par la visite surprise du président ukrainien à Londres, Paris et Bruxelles pour appuyer cette demande.
Dans ce contexte, la tenue les 31 janvier et 1er février du premier Sommet international pour la liberté religieuse (International Religious Freedom Summit), orchestré par la crème de l’establishment américain et accueillant l’Ukraine en invité d’honneur, ne doit rien au hasard. Et force est de constater que ces débats religieux ne sont que la continuation de la politique étrangère américaine par d’autres moyens. Reportage en immersion par Matthew Heimbach, jeune historien et enseignant américain de confession orthodoxe.
Le sommet international 2023 pour la liberté religieuse s’est ouvert à Washington
Les premiers jours du Sommet international sur la liberté religieuse ont clairement indiqué que le but de ce sommet n’était autre que la poursuite des politiques belliqueuses de Washington et de sa propagande d’État. Pour preuve, des Ukrainiens liés au gouvernement de Kiev devaient « [participer] à des événements majeurs tels que le Sommet international sur la liberté religieuse et le petit-déjeuner de prière ukrainienne à Washington ».[1] Les autorités ukrainiennes ont bénéficié d’un traitement VIP par les organisateurs de la conférence et des législateurs de premier plan. Le procureur général ukrainien Andriy Kostin était à Washington pour rencontrer le secrétaire d’État Antony Blinken et le procureur général Merrick Garland alors que l’Ukraine avait « renouvelé ses efforts pour obtenir des avions de chasse modernes ».[2] Karen Donfried, la plus haute responsable du département d’État pour l’Europe, est actuellement en visite en Ukraine « pour souligner le soutien indéfectible et durable des États-Unis à l’Ukraine ».[3]
Le secrétaire d’État Antony Blinken a soutenu la liberté religieuse, déclarant dans sa présentation au sommet que « les gens de foi – comme tout le monde – méritaient de vivre à l’abri de la peur et de la répression… Le Département d’État et l’ensemble du gouvernement des États-Unis continueront à défendre fermement le droit de chaque personne de pratiquer son culte comme elle l’entend. » [4]Alors que les habitants de la République populaire de Donetsk et de la République populaire de Lougansk ont fait l’objet de persécutions et de tortures par des forces soutenues par les États-Unis pendant près de neuf ans, Blinken ne s’est jamais exprimé en leur faveur ni celle de leur liberté de culte. Blinken est allé jusqu’à comparer la junte de Kiev au Christ, déclarant lors d’une visite dans une église catholique ukrainienne à Washington D.C. que « ce que vivait l’Ukraine » [5] était comparable à la crucifixion de Jésus-Christ. Bien que les fonctionnaires de Kiev ne se soucient guère du Christ, cette déclaration est très révélatrice de la façon dont les politiciens américains voient la crise en Ukraine. Si l’Ukraine est le Christ à leurs yeux, a contrario cela apparente à une force maléfique non seulement les soldats russes et membres des milices de la République populaire, mais aussi toute la population russophone d’Ukraine, et cela justifie le soutien des États-Unis à la persécution religieuse de l’Église orthodoxe russe.
Partant, rien d’étonnant à ce que Rashad Hussain, l’ambassadeur pour la liberté religieuse, soit allé jusqu’à affirmer l’année dernière que « la Russie, suite à sa désignation comme pays « particulièrement préoccupant » pour la première fois l’année dernière, loin d’amoindrir le nombre de violations de la liberté religieuse, l’a doublé. » Alors que la Russie prône la tolérance religieuse parmi sa population multiethnique et défend la liberté religieuse, les forces américaines ont ouvertement soutenu le schisme parmi les croyants et les actions hostiles de l’État ukrainien contre les chrétiens orthodoxes russes, alléguant que « l’Église orthodoxe ukrainienne… cherche l’autonomie de son homologue russe ». [6]
Le schisme en Ukraine n’est pas une chose promue par le personnel ecclésiastique, mais plutôt par des politiciens qui cherchent à affaiblir l’Église orthodoxe dans son ensemble. Les États-Unis ont, dès le début, été profondément impliqués dans la promotion de ce schisme. « Le Département d’État et les politiciens des deux partis ont promu la nouvelle Eglise. Deux mois avant la création de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine (OCU) en 2018, Filaret et Epifani avaient rencontré Joe Biden aux États-Unis, qui leur a déclaré sa gratitude pour leur travail. L’ambassadeur du département d’État pour la liberté religieuse Samuel Brownback, le secrétaire d’État Mike Pompeo et le représentant spécial pour l’Ukraine l’ambassadeur Kurt Volker ont eux aussi affiché leur soutien à ce projet ».[7] Il n’est pas exagéré de dire que l’Église orthodoxe d’Ukraine est une création américaine, et ce depuis le début (ndt voir ici)
Alors que les forces ukrainiennes emprisonnent des membres du clergé et enquêtent sur des personnes pour promotion présumée d’une « idéologie hostile » auprès de leurs paroissiens pour avoir simplement reconnu l’histoire commune entre les peuples ukrainien et russe, le président Zelensky s’apprête à interdire toutes les églises orthodoxes russes en Ukraine. Un conférencier du sommet, Sam Brownback, qui a été ambassadeur des États-Unis pour la liberté religieuse internationale de 2018 à 2021, non seulement ne s’est pas prononcé contre ces violations de la liberté religieuse, mais il a déclaré que l’opération militaire spéciale « était motivée par la volonté de l’Ukraine de former sa propre Église orthodoxe… [et qu’] ils ont parfaitement le droit de le faire. Ils devraient avoir la possibilité de le faire. » [8] Zelensky, dont l’Occident n’a de cesse de chanter les louanges, a récemment proposé de « rendre impossible aux organisations religieuses affiliées à des centres d’influence de la Fédération de Russie d’opérer en Ukraine… et, si nécessaire, de prendre les mesures prévues par la loi » [9] pour réprimer les croyants orthodoxes russes.
Les États-Unis ont désormais élaboré une politique officielle de promotion mondiale des « droits humains des personnes LGBTQI+ ». [10] Il n’est pas surprenant que les élites occidentales veuillent affaiblir l’Église orthodoxe afin de faciliter cette politique. Ces idées, considérées comme importantes pour la sécurité nationale, consistent notamment à obliger les nations à redéfinir la définition du mariage traditionnel, à soutenir le droit d’assassiner l’enfant à naître, à autoriser la mutilation physique et chimique des enfants au nom de l’idéologie transgenre et non seulement à tolérer mais à encourager divers comportements antisociaux. L’orthodoxie est un rempart contre les idéologies homosexuelle et transgenre et, par conséquent, les États-Unis et leur régime fantoche de Kiev s’efforcent de saper la foi et les valeurs chrétiennes.
Le président Joe Biden a récemment signé un décret pour faciliter la disponibilité des chirurgies transgenres pour les enfants et « interdire les thérapies de conversion » [11] dans toute l’Amérique. Ainsi, les chrétiens traditionnels ne pourront plus, sans contrevenir à la loi, prodiguer leurs conseils à ceux qui auraient des pulsions contre nature ou des problèmes psychologiques ni les dissuader de mutiler leur corps. En vertu de cette loi et d’autres lois et décrets similaires, les idéologies homosexuelle et transgenre sont promues auprès des enfants dans toutes les écoles et dans la société américaine, appuyées par une « nouvelle formation destinée aux écoles élaborée en concertation avec des experts et des chefs d’établissement », [12] pour s’assurer que les éducateurs endoctrinent correctement nos enfants. La politique étrangère américaine appelle à étendre ces idéologies à toutes les nations du globe.
Alors que la majorité du peuple ukrainien s’oppose à cet agenda homosexuel, le président Zelensky a manifesté son soutien à l’extension des politiques de Washington à son propre pays, déclarant que « dans le monde moderne, le niveau de démocratie se mesure, entre autres, à la politique mise en place par l’Etat visant à garantir l’égalité des droits pour tous les citoyens ». [13] Pour Zelensky et ses maîtres, imposer l’agenda homosexuel à la société ukrainienne et, à terme, à ses enfants, est une étape cruciale pour devenir une « société démocratique » qui défend les « valeurs occidentales » et ce, quelle que soit la volonté démocratique du peuple sur cette question. La promotion de cet axe de la politique étrangère américaine est la raison pour laquelle les responsables de Washington restent silencieux quant à la persécution des croyants russes, les autorités ukrainiennes travaillant activement à démanteler les croyances traditionnelles de l’Église orthodoxe en Ukraine. L’objectif est clairement d’intégrer l’Ukraine, et le reste du monde dans l’idéologie antichrétienne de la laïcité, de la démocratie libérale et de la perversion sexuelle.
Hélas, le Sommet international sur la liberté religieuse ne semble que renforcer le soutien aux persécutions de l’Église orthodoxe russe et de ses fidèles. Toutefois, dans un sommet parrainé par la société mère de Facebook Meta, par l’organisation américaine des athéistes ainsi que par des groupes pro-infanticides et pro-homosexuels comme le Centre d’action religieuse du judaïsme réformé, on ne s’étonnera pas que l’Eglise orthodoxe russe et son peuple soient non seulement ignorés mais méprisés. Pour autant, dans ce rejet, les croyants doivent trouver du réconfort dans les paroles de Jésus-Christ qui a dit dans Jean 15 :19 : « Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. » Être haï par les forces du mal ne peut être que flatteur et, en tant que chrétiens orthodoxes, nous devons simplement continuer à nous accrocher à notre foi et à faire avancer le Royaume de notre Seigneur en luttant pour ce qui est juste, sans nous soucier aucunement de l’avis des experts du sommet international sur la liberté religieuse.
[1] https://twitter.com/Feher_Junior/status/1619814161466421248
[2]https://thehill.com/policy/3837737-tanks-jets-and-justice-ukraines-top-prosecutor-tries-to-rally-us-on-legal-battle/
[3] https://www.state.gov/assistant-secretary-donfrieds-travel-to-ukraine/
[4] https://www.youtube.com/watch?v=5R_XCZUrCE4
[5]https://ukrarcheparchy.us/archeparchy-news/secretary-of-state-antony-blinken-met-with-the-ukrainian-community-of-washington?print=print
[6]https://premierchristian.news/en/news/article/us-state-department-backs-independence-for-ukrainian-orthodox-church
[7] https://www.theamericanconservative.com/zelensky-vs-the-ukrainian-orthodox-church/
[8]https://www.deseret.com/faith/2023/1/31/23579963/heres-who-is-saying-its-time-to-take-religious-freedom-movement-to-a-super-bowl-level
[9] https://www.nytimes.com/2022/12/02/world/europe/zelensky-ukraine-orthodox-church.html
[10]https://www.state.gov/advancing-the-human-rights-of-lesbian-gay-bisexual-transgender-queer-and-intersex-persons-around-the-world/
[11] https://www.texastribune.org/2022/06/15/joe-biden-texas-transgender-care/
[12]https://www.whitehouse.gov/briefing-room/statements-releases/2022/03/31/fact-sheet-biden-harris-administration-advances-equality-and-visibility-for-transgender-americans/
[13] https://www.cnn.com/2022/08/03/europe/ukraine-zelensky-same-sex-partnerships-intl/index.html
Ils veulent nous refourguer une marchandise périmée fabriquée à une autre époque
Le dominicain Jean-Thomas de Beauregard a publié une tribune dans La Croix pour dénoncer les médecins de tout poil qui s’agitent autour du malade de l’Eglise en Occident et rappelle qu’il y a, au fond, un problème de foi :
[…] Le bataillon des médecins patentés tient de la farce : des théologiens qui se veulent subversifs mais ne sont que subventionnés par l’institution chantent le vieux refrain du progressisme en imitant les derniers marxistes ou ultralibéraux : « Si nos remèdes ne guérissent pas encore, c’est qu’il faut doubler la dose » ; des religieux de congrégations qui n’ont pas accueilli une vocation depuis trente ans claironnent leurs recettes infaillibles pour retrouver une vie religieuse authentique et des effectifs pléthoriques ; des sociologues ou historiens qui assortissent un diagnostic souvent correct de remèdes hors de leur champ de compétence. La liste des remèdes prescrits vaut la peine d’être examinée.
L’ordination des hommes mariés ou bien des femmes pour relancer les vocations ? Un regard même superficiel sur l’état du protestantisme libéral suffit à en dénoncer l’inanité, comme d’ailleurs pour l’alignement de la foi ou de la morale sur les idées du monde contemporain.
Plus de femmes et de laïcs dans le gouvernement de l’Église ? Le pape François y exhorte. C’est en effet mieux fondé. Mais l’effet de cette évolution souhaitable sera limité, comme l’illustre la situation des paroisses – où les femmes et les laïcs tiennent le manche – et celle des congrégations féminines – où les abus spirituels et les problèmes de gouvernance existent aussi.
Plus de démocratie dans la gouvernance ? Oui, bien sûr. L’autorité a besoin d’être éclairée. Mais gare à la manipulation des processus démocratiques par des minorités agissantes, comme on le voit dans le chemin synodal allemand.
Il y a d’ailleurs quelque indécence à instrumentaliser le drame terrible vécu par tant de victimes d’abus pour refourguer une marchandise périmée fabriquée à une autre époque où les problèmes étaient tout différents. Le médecin qui prétend guérir toutes les maladies de tous les temps avec le même remède se dénonce comme charlatan. En réalité, on ressort le même vieil agenda idéologique en l’habillant des oripeaux de l’urgence et de la compassion. Un rideau de fumée pour mieux camoufler l’abandon de la substance de la foi et de la morale. […]
Dans l’Évangile, on parle d’une femme hémorroïsse « qui avait beaucoup souffert du fait de nombreux médecins et avait dépensé tout son avoir sans aucun profit, mais allait plutôt de mal en pis » (Mc 5, 25). L’Église est cette femme-là. Le seul qui peut la guérir est Jésus lui-même. Et les remèdes sont connus, efficaces parce qu’ils viennent de Dieu et non pas de l’expertise humaine gonflée au vent de l’époque : les sacrements, l’Écriture sainte, la prière, et la conversion personnelle. Et le courage des décideurs. Sans cela, les ajustements institutionnels, s’il y en a de légitimes, sont voués à l’échec.
L’Église est une communauté unie par la foi en vue de la sainteté. Toute maladie grave qui l’atteint porte donc sur la foi et la sainteté. Les médecins qui ne croient plus à la gravité du péché ni à la puissance de la grâce, encore moins à un Jugement au terme duquel deux issues sont réellement possibles – le Ciel et l’Enfer –, se rendent incapables de comprendre l’importance de la sanction, de la pénitence et de la conversion. […]
Le Sénat vote une proposition de résolution invitant le gouvernement à reconnaître le génocide des Assyro-Chaldéens
Le Sénat a voté hier une proposition de résolution invitant le gouvernement à reconnaître le génocide des Assyro-Chaldéens de 1915-1918 et à faire du 24 avril la date de commémoration des génocides arménien et assyro-chaldéen.
Le texte porté par la sénatrice (LR) Valérie Boyer a été cosigné notamment par les présidents des groupes LR Bruno Retailleau et centriste Hervé Marseille. Il a été adopté par 300 voix contre 2.
En attendant la reconnaissance du génocide vendéen ?
Manifestations contre l’immigration en Irlande
L’Irlande s’est longtemps enorgueillie d’accueillir les immigrés, se qualifiant elle-même de pays des “cent mille accueils”, mais il existe désormais un nouveau slogan : #IrelandIsFull. Il apparaît sur des pancartes et sur les réseaux sociaux, et est scandé lors de rassemblements aux côtés d’autres exhortations telles que #IrelandForTheIrish et #IrishLivesMatter. Ils sont le cri d’une réaction contre l’immigration qui s’est répandue à Dublin et dans d’autres villes ces dernières semaines.
“Il ne s’agit pas de racisme. Il n’y a pas de place pour ces migrants”
“Pourquoi les migrants devraient-ils passer devant les Irlandais sur la liste des logements ? Je ne l’accepterai pas.”
Une crise de logement des sans-abri fait face à la volonté de l’État de loger les demandeurs d’asile. Les manifestants affirment également que les centres accueillant de jeunes réfugiés masculins “non contrôlés” leur donnent un sentiment d’insécurité. “J’ai cinq filles et deux garçons et les filles ont peur de sortir le soir”.
