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Le Traité est-il mort ?

Il y a une semaine, les européistes restaient déterminés à ne pas baisser les bras, même face à un "non" français, et même suivi d’un "non" néerlandais. La stratégie qu’ils avaient prévue consistait à forcer les pays à poursuivre le processus de ratification pour isoler les récalcitrants et les faire revoter (voir ici, ici, ici et ici.)

L’ampleur inattendue des victoires du "non" pourrait toutefois laisser espérer que le Traité est mortellement atteint.

D’après le Figaro, Tony Blair "s’apprêterait à enterrer son référendum" sur le Traité en 2006, et à suspendre son processus de ratification. Il compterait décider cela unilatéralement, s’affranchissant des décisions du Conseil européen (qu’il présidera d’ailleurs à partir de juillet.) Le Conseil est pourtant le seul autorisé à interrompre les ratifications d’après les européistes. Paris pousserait à la poursuite du processus, mais si la France insiste,

… (l)e Royaume-Uni s’engagera à tenir, en 2006, le référendum promis à la condition que la France organise une nouvelle consultation sur le traité constitutionnel inchangé. Une exigence que les diplomates britanniques savent irrecevable.

Le chef du Foreign Office, Jack Straw, prononcera lundi prochain un discours devant les Communes. Pour le Telegraph, il pourrait à cette occasion annoncer la suspension de la loi de ratification britannique.

L’excellent blog britannique EU Referendum ne parvient pas à être pleinement rassuré : il pense que Blair voudra gagner du temps, sans renoncer à une ratification à terme. Le Telegraph (et déjà Michel ici), citant des fonctionnaires bruxellois, évoque la possibilité que le Conseil reporte le butoir de fin octobre 2006 initialement fixé pour les ratifications,

… afin de donner à la France et à la Hollande une occasion de voir s’ils peuvent tenir de nouveaux scrutins et obtenir un "oui."

Soyons donc attentifs : si le Conseil européen des 16 et 17 juin reportait la limite de 2006, l’arrière-pensée serait un nouveau référendum en France, par exemple dans la foulée des élections présidentielle et législatives.

Henri Védas

« L’euro, c’est pour toujours »

Une porte-parole de la Commission de Bruxelles l’a affirmé aujourd’hui, confirmant que l’européisme tient plus de l’acte de foi que de la politique rationnelle.

Cette citation restera peut-être dans les annales de la présomption humaine, à côté des prétentions du Titanic ("Même Dieu ne pourrait couler ce navire") ou des paroles du gouverneur de l’Alabama en 1963 ("La ségrégation aujourd’hui, la ségrégation demain, la ségrégation pour toujours !")

HV

le bon sens des Pays-Bas

Contrairement à la désinformation et au mépris qui sévissent en France, Balkenende, le premier ministre néerlandais, semble avoir compris le non des Pays-Bas. En effet, le chef de la coalition de centre-droit a lancé ce qui sera sans doute le grand débat européen de demain.

Lors de sa rencontre avec le président de l’Union, Jean-Claude Juncker, mercredi 8 juin, Jan Peter Balkenende, qui s’est déjà entretenu avec le prochain président de l’UE (Tony Blair), compte évoquer les thèmes qui, selon lui, ont fait gagner le non dans son pays : la souveraineté, l’identité nationale et le rythme de la construction de l’espace européen.

Déjà, l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie, pourtant prévues début 2007, sont menacées, celle de la Croatie exclue, et les Pays-Bas envisagent de réduire leur contribution financière à l’Union.

Après avoir dit non, les Pays-Bas remettent en cause le fonctionnement actuel de l’Union et nous, Français, à qui ce débat a été interdit, nous les en remercions.

Michel Janva

Mary Pierce en finale : « Dieu en premier ».

Décidemment, les joueuses françaises ne cessent de nous surprendre. Après Virginie Razzano, c’est au tour de Mary Pierce de témoigner de sa Foi : "C’est mon équipe qui me permet de jouer à ce niveau". "De qui se compose-t-elle ?" -" En premier de
Dieu, puis de mon frère
…"

L’Huma dit qu’elle "place Dieu avant tout le monde dans sa vie".

Bon courage samedi pour la finale, Mary!

Lahire

Mgr Vingt-Trois

Lors de la messe solennelle de la fête des saints Pierre et Paul, présidée par le pape Benoît XVI en la basilique Saint Pierre de Rome, les archevêques métropolitains nommés dans l’année recevront le pallium, dont Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris.

Le pallium est une bande de laine blanche, en forme d’étole, décorée de six croix. La laine provient de la tonte des agneaux bénis chaque année par le pape le 21 janvier, en la fête de sainte Agnès. Le pallium symbolise le lien spécial de communion qui unit les archevêques métropolitains au Siège de Pierre et l’autorité que l’Archevêque métropolitain acquiert de plein droit dans sa province ecclésiastique. C’est l’expression de l’universalité de l’unique Eglise du Christ, fondée sur le roc de la foi apostolique.

Les archevêques portent ce pallium dans les liturgies eucharistiques qu’ils célèbrent dans leur diocèse ou dans les diocèses de la province ecclésiastique qu’ils président. Mgr Vingt-Trois préside la province ecclésiastique d’Ile de France.

"Le pallium exprime avant tout que nous sommes portés par le Christ. Mais, en même temps, le Christ nous invite à nous porter les uns les autres. Ainsi, le pallium devient le symbole de la mission du pasteur", a souligné Benoît XVI au cours de la Messe solennelle d’inauguration de son pontificat, le 24 avril dernier.

Michel Janva

Le Liban dans la tourmente

Suite à l’assassinat d’un journaliste anti-syrien hier à Beyrouth, l’opposition réclame avec force la démission du président Emile Lahoud, allié de Damas, afin de mettre fin définitivement à 15 ans de tutelle syrienne.

A noter que ce journaliste avait la double nationalité franco-libanaise…

Michel Janva

Le courage de Juncker

Le Premier ministre luxembourgeois et actuel président en exercice de l’UE, Jean-Claude Juncker, a affirmé vendredi qu’il démissionnerait si le non au traité l’emportait lors du référendum du 10 juillet au Luxembourg. "C’est une affaire de décence élémentaire vis-à-vis des électeurs luxembourgeois. En cas de non, ce n’est pas au peuple de partir. C’est à moi de m’en aller", a-t-il déclaré !

La population grand-ducale est traditionnellement acquise à la cause de la construction européenne. Mais le non à la Constitution, ultra-minoritaire il y a encore quelques mois, y a pris de la vigueur récemment, un sondage le plaçant à 41% le mois dernier contre seulement 24% en octobre 2004.

Pour le coup, c’est lui qui montrera l’exemple à la France…

Michel Janva

Nouvel archévêque de Cracovie

Mgr Stanislaw Dziwisz, l’ancien secrétaire personnel du défunt pape Jean Paul II, a été nommé archevêque de Cracovie vendredi, a annoncé le bureau du nonce apostolique en Pologne. Mgr Stanislaw Dziwisz, âgé de 66 ans, va assumer la fonction autrefois dévolue à Karol Wojtyla.

Mgr Dziwicz succède au cardinal Franciszek Macharski, 78 ans, qui continuait d’assumer la charge pastorale d’archevêque de Cracovie à la demande de Jean Paul II, après avoir demandé de l’abandonner il y a trois ans en raison de son âge.

Michel Janva

Oui contre Non : optimistes contre pessimistes ?

Parmi les interprétations des votes "oui" et "non" de la semaine dernière, celle de Catherine Nay (datant d’avant le scrutin) n’est pas forcément la plus absurde :

Le vote des tenants du "oui" ressemble au pari pascalien. Il mêle la raison et la foi envers un mouvement qui est celui de l’Histoire (avec un grand H) Alors, oui ou non ? (…) Cette fois, (le clivage) se fait entre les pessimistes et les optimistes. Ou, selon le point de vue de chacun, entre réalistes et utopistes.

Je crois toutefois que Catherine Nay a tort : certes, les européistes demandent une adhésion irréfléchie et quasi-religieuse à l’Europe, d’où leur énervement quand on leur demande de faire valoir rationnellement leurs arguments (n’est ce pas, M. Trichet ?)

Mais elle a tort quant à son interprétation des votes "oui" de dimanche dernier. Beaucoup d’électeurs de droite avaient voté "non" à Maastricht et ont voté "oui" à la Constitution (la comparaison des cartes montre la droitisation du "oui".) A titre d’exemple, les arrondissements conservateurs de l’ouest parisien sont passés d’une douzaine de points d’écart avec la moyenne nationale, en faveur du "oui", en 1992 (7e, 8e, 16e) à environ 35 points d’écart en 2005 (7e, 8e, 16e.)

Ces électeurs sont-ils devenus des euro-optimistes pour autant ? Non. Beaucoup de libéraux ont voté oui parce qu’ils sont pessimistes quant à la capacité de la France à se réformer seule (Nicolas Sarkozy : "l’Europe est un formidable levier de réformes.")

Et certains catholiques pessimistes, et pas forcément à tort, ont voulu voir dans la Charte des droits fondamentaux une protection contre les dérives laïcistes françaises.

Henri Védas

Le roi « euro » est-il nu ?

Je citais hier l’éditorialiste du Times : "A partir de maintenant, l’Europe ne sera plus jugée sur sa rhétorique, mais sur ses résultats." C’était bien vu : un tabou semble tomber actuellement, celui de l’euro.

Comme l’indique François, un ministre italien de la Ligue du Nord veut susciter un référendum sur le rétablissement de la lire :

"En Europe, il y a un exemple vertueux de la Grande-Bretagne qui croît et se développe en maintenant sa propre monnaie. (…) Depuis trois ans, l’euro (…) a montré qu’il n’était pas à la hauteur face au ralentissement de l’économie, la perte de compétitivité et la crise de l’emploi."

Le Point, tout en plaidant pour le maintien du statu quo, se demande avec honnêteté si les faits n’ont pas donné raison aux économistes qui avaient mis en garde contre l’introduction de la monnaie unique. Il met le doigt sur des vérités qui font mal : en particulier la comparaison des taux de croissance passés et à venir de la zone euro avec ceux de pays comparables.

Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, est sur la défensive et est "sorti de ses gonds" devant ces questions gênantes. Si l’éditorialiste du Times a raison, il faudra pourtant qu’il s’y habitue.

Henri Védas

Le cas Nicolas Sarkozy : un danger pour l’Eglise

S’il est certain que nos gouvernants veulent ignorer le vote du peuple, l’arrivée du plus grand ambitieux politique actuel dans le gouvernement, cumulant le ministère de l’Intérieur, les présidences de l’UMP et du Conseil général des Hauts de Seine, n’est pas seulement destinée à jeter de la poudre aux yeux.

Dans son livre sur la laïcité (et le ministre de l’Intérieur est aussi ministre des cultes), il n’hésite pas à remettre en cause la loi de 1905 en réclamant des subventions de l’Etat pour la construction de mosquées en France. Il souhaite financer les grandes religions et propose de rémunérer les pauvres prêtres catholiques, qui actuellement touchent moins que le SMIC : en devenant fonctionnaires, ils seraient mieux payés. Mais l’Etat assurerait leur formation… et l’Eglise s’engagerait vis-à-vis de l’Etat ! "Aider à la formation des prêtres permettrait d’assouplir les contraintes budgétaires qui pèsent sur" l’Eglise.

Son premier objectif, c’est de régler le problème des églises de campagne : "je ne suis pas très sensible à la sanctification des lieux. Un lieu qui a été consacré à la religion, tant qu’il tient debout, ne devrait pas être perdu pour toute autre activité s’il est désaffecté". Entretenir "une église où se réunissent trois paroissiens une fois tous les mois", c’est "poursuivre une chimère. Qu’une église soit transformée en une salle communale, où est le problème ?"

Il est bien là le problème : à mépriser l’héritage chrétien, on en vient à mépriser l’homme. Le retour de Sarkozy n’augure rien de bon pour l’Eglise catholique en France.

Michel Janva

Redonner sens à l’Europe

Le président de la conférence épiscopale italienne, le cardinal Camillo Ruini, a estimé que le traité constitutionnel européen et "souvent la politique concrète des pays membres de l’Union" souffraient de deux défauts :

– "la conscience insuffisante des racines chrétiennes de l’Europe et de l’authentique humanisme dont le continent est porteur",

-un manque de capacité à "s’ouvrir à l’avenir rendue toujours plus urgente et indispensable par les développements en cours dans le monde".

Le rejet du traité constitue "un défi pour l’Europe entière", a déclaré lundi Mgr Aldo Giordano, le secrétaire du CCEE, le Conseil des conférences épiscopales européennes. Il a estimé qu’il fallait maintenant "prendre en compte le choc culturel et politique" créé par ce résultat, lequel "crée une interrogation sur le processus européen". Il va maintenant falloir "saisir cette occasion pour :

– repenser l’idée de l’Europe,

– comprendre où nous voulons aller,

– redonner un véritable contenu à certaines valeurs qui sonnent un peu creux".

Michel Janva

La contagion du NON

Nos politiques ont beau mépriser le vote des électeurs, les difficultés vont croissante pour leur projet de Constitution. Le Non vient en effet de passer en tête dans les sondages au Danemark, dont le référendum est prévu le 27 septembre, tandis que le oui s’effrite au Luxembourg, lequel vote le 10 juillet prochain…

Le non français, précurseur d’une nouvelle Europe…

Michel Janva

Le Rogito et le communisme

Aux obsèques de Jean-Paul II, comme il est de tradition, le cardinal camerlingue a déposé dans le cercueil du pape défunt un Rogito, sorte de courte biographie officielle.

Yves Chiron (ici, et dans Présent d’aujourd’hui) remarque une chose étrange : alors que le texte original, en latin, parlait du rôle du Pape dans la "désagrégation des régimes communistes dans plusieurs pays", les traductions en vernaculaire n’évoquent plus que sa contribution à "la chute de certains régimes" (français, anglais).

Pour Chiron, "dans certains milieux du Vatican on n’ose toujours pas désigner les régimes communistes par leur nom."

Henri Védas

La cohérence du non

Alors que les médias se complaisent à expliquer de manière erronée les motivations des électeurs qui ont voté non, Polémia fait une analyse intéressante et montre une certaine cohérence qui dépasse les clivages politiques.

Non à un monde sans frontière : "ce qui a été rejeté, ce n’est pas l’Europe, c’est l’Europe sans frontière voulue par les élites bruxelloises."

Non à un monde de "sachant" : "ceux qui « savent » votaient « oui » avec des arguments rationnels (…) les Français n’ont pas suivi les consignes que leur donnaient les grands médias : les échanges sur Internet ont sans doute joué un rôle très important dans ce phénomène." (le Salon Beige s’en réjouit !)

Non à un monde lointain : "les Français savent qu’ils ont plus de poids auprès de leur maire que de leur député, plus de poids auprès de leur député national qu’auprès de leur député européen. Ils ont compris que déplacer le pouvoir vers le haut, c’était l’éloigner de leurs préoccupations. C’était le voir obéir à d’autres logiques que la leur. C’est aussi cela qui a été rejeté."

Philippe Carhon

Pascal Clément Garde des Sceaux

On aurait aimé interpréter l’arrivée au gouvernement, comme Garde des Sceaux, du fils de Marcel Clément comme un signe d’une rupture avec l’anti-catholicisme discret mais persistant du gouvernement précédent.

Las, Pascal Clément a clairement indiqué, lors du débat sur la loi pénalisant l’ "homophobie", quel était maintenant son camp. Et on craint qu’il le confirme rapidement à son nouveau poste.

HV

« Nous devons une dette de gratitude aux électeurs français »

L’éditorialiste Anatole Kaletsky écrit dans le Times de Londres :

(…) Les référendums de cette semaine en France et aux Pays-Bas sont probablement les événements les plus importants dans l’histoire européenne depuis la fin de la Guerre Froide. (…) (L)a vie de tous les jours en Europe pourrait continuer comme avant, mais rien ne sera plus pareil. Cependant, il ne faut pas s’attendre à ce que l’importance de cette révolte populaire contre "l’idée de l’Europe" soit débattue sérieusement avant plusieurs mois. La première réaction sera de faire semblant qu’il ne s’est pas passé grand chose, voire de le croire sincèrement.

En France, où je me trouve cette semaine, le référendum a créé tout un artisanat médiatique de rationalisations méprisantes. (…)

A partir de maintenant, l’Europe ne sera plus jugée sur sa rhétorique, mais sur ses résultats. Pour cela, nous devons tous une dette de gratitude aux électeurs français et néerlandais.

Oh, vous savez, ça nous a fait plaisir !

HV

« Français, ne vous faites pas voler votre NON! »

C’est ainsi que s’exprime Pierre Pujo dans son éditorial.

Il constate la fin des partis traditionnels :
"Le référendum n’opposait pas deux grands partis mais d’une part
  les "Français d’en-bas" et d’autre part les "grands partis"
  qui se partagent le gouvernement depuis des années. Aujourd’hui il est
  attesté que l’U.M.P., l’U.D.F. et le Parti socialiste ne représentent
  plus à eux trois que 45 % des suffrages. Pourtant, ils monopolisent le
  pouvoir où, de temps à autres, il alternent..
."

et la fin du clivage droite-gauche :
"On nous parle d’un "Non de gauche", d’un "Non socialiste",  d’un "Non de droite", etc. Ces qualifications sont superficielles : ce sont des habillages liés à l’habitude des politiciens et des médias d’imposer à toute la chose politique un clivage partisan. En réalité le référendum a remis en cause le vieux clivage entre la droite et la gauche et opéré un reclassement général…"

Il reste vigilant face à une volonté européenne de fer :
"Malheureusement, le personnel politique en place n’a pas renoncé à réaliser son projet idéologique d’Europe supranationale. il a perdu l’habitude de défendre avec obstination les intérêts de la France… M. Barnier souhaite que le processus de ratification de la Constitution européenne se poursuive, quitte à organiser un nouveau référendum ou à recourir à une ratification parlementaire. On ne peut manifester un plus grand mépris des Français."

Lahire

Ardisson et Satan

Ce 28 mai, Ardisson a fait clamer au cours de son émission "Gloire à Satan" à l’actrice Mélanie Doutey. Voilà ce qui apparaît sur le site du Docteur Villette, qui accorde plusieurs lignes à ce scandale.

Lahire

Le gouvernement de Villepin

Le nouveau premier ministre vient de rendre public son nouveau gouvernement.

Lahire

Addendum 21H00 : la liste complète est ici.

Giscard méprise la voix du peuple

Le peuple français a dit "non" à l’Europe technocratique et à la constitution proposée. Chirac lui fait dire qu’il en a marre du chômage en France.

Le peuple hollandais refuse également le traité. C’est au tour de Giscard d’interpréter et de clamer :"Le résultat du scrutin aux Pays-Bas exprime les difficultés que traverse le système politique et idéologique néerlandais".

Prendre la majorité des électeurs, ceux qui ont voté "non", pour des imbéciles heureux qui ont été hors sujet lors du vote, est  en soi anti-démocratique et d’un mépris peu banal. Mais il faut rajouter dans le lot des idiots tout le reste du peuple en pensant qu’ils vont croire de pareilles inepties!

Giscard et Chirac ont au moins convaincu sur un point : leur Europe n’est pas la notre et leur planète non plus.

Lahire

L’Allemagne réintroduit le Mark!

On n’en finit plus avec cette Europe qui bafouille… 2 pays qui votent "non" à 3 jours d’intervalle et l’Allemagne qui réintroduit la monnaie nationale. Certes, c’est Deutsch Telecom qui gère l’opération du 1er juin au 31 août dans ses cabines téléphoniques sous prétexte de permettre aux citoyens de se débarrasser de leur dernières pièces.

Mais le moment est quand même mal choisi de lancer une action qui peut être aussi polémique, surtout que 56% des Allemands souhaitent le retour à leur monnaie nationale!

Il paraîtrait qu’en Allemagne aussi, la monnaie européenne a fait chuter la croissance et a augmenter le coût le de la vie. On en apprend tous les jours en ce moment sur la réalité de l’Europe!

Lahire

Attentats syriens antichrétiens au Liban

Samir Kassir, 45 ans, membre de la Gauche démocratique, éditorialiste au grand journal libanais anti-syrien An Nahar, a été tué sur le coup jeudi par l’explosion de son Alfa Romeo, alors qu’il quittait son domicile dans le quartier chrétien de Beyrouth. Cet attentat à la bombe a provoqué la stupeur au Liban, où des élections législatives sont en cours depuis dimanche.

L’opposition y voit la main de la Syrie, dont l’armée a pourtant quitté le Liban. "On ne devrait pas permettre à Bachar al Assad (le président syrien) d’avoir un seul agent de renseignement encore au Liban", a déclaré le directeur d’An Nahar, qui milite depuis des années pour une émancipation de la tutelle politique et militaire syriennes sur le Liban. "Le régime syrien est responsable de A à Z de cet horrible crime terroriste", a-t-il estimé, en invitant l’opposition a serrer les rangs pour "écraser sans pitié jusqu’à la dernière cellule de renseignement syrienne subsistant au Liban."

Le chef druze Walid Djoumblatt, l’une des figures de proue de l’opposition, a mis en cause pour sa part le président Emile Lahoud, pion de Damas. "Tant que la pointe de la lance, la tête du serpent se trouveront à Baabda, les assassinats se poursuivront", a-t-il déclaré à la chaîne Al Arabia, faisant référence au siège de la présidence.

Cinq autres attentats à la bombe ont été recensés depuis mars dans les zones chrétiennes à Beyrouth ou dans ses environs, faisant trois morts et une cinquantaine de blessés.

Michel Janva

Juin, mois du Sacré Coeur

Images_1Benoît XVI nous a rappelé hier que le mois de juin était consacré au Coeur Sacré de Jésus et nous en fêtons la solennité demain. Que n’a t-on entendu sur cette dévotion que beaucoup assimilent trop facilement à la politique!
La dévotion au Sacré Coeur est très ancienne et pour bien la connaître au fil des siècles, je vous propose de feuilleter ces pages très bien faites.

Il y eut Paray le Monial et les apparitions de Sainte Marguerite Marie. Il y eut Loublande et Claire Ferchaud; puis les guerres de Vendée où le Sacré Coeur ornait la poitrine des défenseurs de la Foi, Montmartre, l "espoir et Salut de la France", etc

L’occasion est donnée d’y voir clair dans cette dévotion à la source de l’Amour de Dieu, percé par nos péchés et d’où sont sortis l’eau de la Grâce et le Sang de son amour.

Pourquoi le Sacré Coeur sur nos drapeaux?
Quel lien entre la Révolution dite française et le Sacré Coeur?
Quel est l’historique de la dévotion au Sacré Coeur?
Quelle est la mission de la France pour que le Sacré Coeur soit tant lié à son histoire?

Lahire

Les Russes contre la guerre des étoiles

A l’occasion du 50° anniversaire du cosmodrome de Baïkonour, le ministre de la Défense russe a été catégorique : "La position de la Russie sur cette question n’a pas changé depuis des décennies: nous sommes catégoriquement contre la militarisation de l’espace" rajoutant des menaces claires et nettes : "Si un Etat commence à mettre en
oeuvre un tel projet, il ne fait pas de doute que nous prendrons des
mesures de représailles adéquates
". A bon entendeur…

La guerre froide n’est pas terminée dans l’espace.

Lahire

Le rejet de l’élite soixante-huitarde

Les non français et hollandais se caractérisent par le fait que les peuples n’ont pas suivi les consignes de vote des partis traditionels, qu’ils soient de droite comme de gauche. Le rejet de la Constitution s’accompagne ainsi du rejet des grands partis au pouvoir et de leurs élites soixante-huitardes. Si la politique politicienne est aujourd’hui en crise, c’est parce qu’elle est issue de mai 68, dont le nihilisme n’a pas cessé de mener les pays à la ruine.

Cette ruine, qu’elle soit politique, économique, démographique, identitaire, etc., a une cause : la ruine morale. L’idéologie de mai 68 a mené nos sociétés au bord du précipice. Que Chirac méprise les Français est une chose. Que Villepin fasse du chômage sa principale préoccupation est un leurre. Ils n’arriveront à rien s’ils ne mettent pas l’homme au coeur de leur projet, en respectant la vie, en redonnant un sens à la morale… Ce n’est pas pour rien que nous avons écrit que, "si la politique politicienne a mauvaise presse en France, c’est parce qu’elle a perdu sa raison d’être, à savoir la recherche du bien commun et le respect de la dignité de l’homme."

Il n’est pas anodin, si, en ces temps troublés, le Conseil Pontifical pour la Famille publie, en français, un Lexique sur la famille, la vie et les questions éthiques. Ces sujets sont au coeur de tout débat politique. Et c’est bien ce qu’a voulu ignorer le projet mort-né de Constitution européenne.

Michel Janva

Les propositions de Philippe de Villiers

Le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers, a estimé jeudi qu’après les rejets de la France et des Pays-Bas, la Constitution est comparable à "un canard décapité qui court encore"."La France n’est pas isolée", puisque les Pays-Bas, également "pays fondateur" de l’Europe, a refusé le traité. Reprochant à Chirac de "s’entêter", M. de Villiers a demandé au chef de l’Etat de prendre cinq initiatives européennes :

– "suspendre immédiatement la négociation sur l’entrée de la Turquie",

– "rétablir les quotas" sur le textile chinois,

– "rétablir les contrôles fixes aux frontières",

– "remettre à plat la contribution nette de la France à l’UE",

– "exiger un contrôle politique de l’Europe".

Philippe de Villiers a conseillé jeudi à Chirac de pratiquer la "chaise vide" et de mettre la France "un peu en marge de la légalité" européenne pour obliger l’Union "à tenir compte du non du peuple" français à la Constitution. En 1965, le président Charles de Gaulle avait décidé d’interrompre la participation française à toutes les instances européennes faute d’obtenir satisfaction sur la politique agricole. Il avait obtenu un compromis six mois plus tard.

Michel Janva

Le CAC 40 applaudit le NON français!

Chacun sait que l’euro est le yoyo du dollar américain et qu’il suit ses caprices. On nous dit qu’il faut être fier quand l’euro vaut plus que le dollar : ça flatte notre euro-chauvinisme. Oui, mais voilà, les pays qui n’ont ni euro, ni dollar, préfèrent acheter en dollar : c’est moins cher! Alors que l’Euro baisse en ce moment c’est plutôt bon signe et n’écoutons pas ceux qui veulent nous faire croire que c’est une conséquence funeste du non français. Si c’est lié (et j’en doute puisque c’est le dollar qui tire les ficelles), ce serait au contraire une conséquence heureuse.

Mais la vraie première conséquence économique du vote français est là : le CAC 40, qui regroupe nos entreprises les mieux côtées en bourse, atteint aujourd’hui son meilleur score depuis… 2002! L’Europe refusée et Chirac, le "benêt oui-oui" totalement discrédité, les entreprises françaises vont aussi bien qu’avant sa réelection… On est loin du cataclysme annoncé!

Lahire

Tuer et vendre son enfant pour des vieilles peaux

Selon le Guardian Observer (en anglais ou en français), le trafic de foetus est d’une ampleur impressionnante : une jeune ukrainienne peut être payée l’équivalent de 150 euros pour avorter et donner son foetus mort, qui peut ensuite être revendu 7500 euros… pour rajeunir la peau des clients des cliniques russes.

Cette info scandalise nos consciences catholiques ou simplement humaine. Il apparaissait comme évident que, l’avortement légalisé, la porte s’ouvrait sur toutes les horreurs et celle-ci atteint des sommets.

Mais, le combat continue :
– Relisons les textes de l’Eglise (CEC 2270,CEC 2272, l’Avortement provoqué de la Congrégation pour la Foi).
– Imprégnons-nous des Vérités enseignées ("La vie doit donc être sauvegardée avec un soin extrême dès la conception: l’avortement et l’infanticide sont des crimes abominables" Gaudium et Spes 51).
– Lisons les documents de l’Académie Pontificale pour la Vie (ici, sur les cellules souches embryonnaires).
– Et aussi et surtout, prions, car sans la prière tout est vain.

Lahire

Le oui méprise la « plèbe » du non

L’article de Stéphane Adler dans le Figaro ne présente aucun intérêt. il est du genre "l’empire du oui contre attaque", version "mauvais joueur".

Mais il est à noter ce passage de mépris et de haine digne d’un vrai Oui-Oui nanti :"Au lendemain du désastre du 29 mai 2005, deux problèmes majeurs doivent être
traités en priorité : l’affaiblissement de plus en plus catastrophique de l’axe
franco-allemand et l’explosion des deux centres – centre gauche socialiste et
centre droit conservateur – sous l’impact de la révolte des plèbes réunifiées.
"

c’est dur d’avoir perdu quand on croit contrôler les esprits en contrôlant la transmission de l’information. Mais il reste des espaces de liberté où "la plèbe" s’exprime, ne s’en prive pas et gagne!

Lahire