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Si vous avez aimé la gauche caviar, vous apprécierez la gauche Qatar

Deux députés belges au Parlement européen reconnaissent des voyages au Qatar non déclarés :

  • Marc Tarabella, homme politique belge wallon, membre du Parti socialiste.
  • Marie Arena, femme politique belge membre du Parti socialiste (PS).

En plein scandale de corruption présumée au Parlement européen, l’eurodéputé belge Marc Tarabella et sa collègue Marie Arena n’ont pas déclaré un voyage payé par le Qatar.

Après avoir inculpé quatre personnes pour corruption présumée au profit du Qatar, les autorités judiciaires belges ont demandé la levée d’immunité de Marc Tarabella, proche de Pier-Antonio Panzeri, un ex-eurodéputé italien au cœur de l’affaire, chez qui 600.000 euros en espèces ont été saisis.

Marc Tarabella avait souligné en novembre dans l’hémicycle « l’évolution positive » des droits au Qatar.

La Marche pour la vie est le seul moyen dont nous disposons pour nous exprimer sur l’avortement ou l’euthanasie

Lucie Pacherie, juriste à la fondation Lejeune, est porte-parole de la Marche pour la vie 2023 qui aura lieu cette année le dimanche 22 janvier. Entretien dans La Nef :

Quelles sont les actualités qui mobilisent la Marche pour la vie en ce début d’année 2023 ?

Cette année, la marche pour la Vie se mobilise sur la constitutionnalisation de l’avortement et la légalisation de l’euthanasie. La vie naissante et finissante est dans le viseur des parlementaires et du gouvernement. Dans les deux cas, c’est un changement de société qui s’opère. Chercher à intégrer l’avortement dans la Constitution, c’est l’entériner comme un bien absolu, qui fonde l’organisation de notre société. La logique féministe atteint ici son paroxysme. Débattre de la légalisation de l’euthanasie, c’est mettre en jeu l’interdit de tuer, fondement élémentaire de notre société. En 50 ans, la vie in utero n’a plus de valeur face au droit de la femme. Il n’est pas étonnant qu’on discute désormais de la suppression des sujets de droit malades ou âgés.

Quel public répond fidèlement présent au rendez-vous ? Et qui aimeriez-vous mobiliser davantage ?

La Marche pour la vie mobilise beaucoup de jeunes. C’est un signal fort qui montre qu’une nouvelle génération s’implique dans la vie de la cité. Ils veulent, par cet acte citoyen qu’est la manifestation, exprimer leur attachement aux valeurs de vies. Ils ont raison. La Marche pour la vie est le seul moyen dont nous disposons pour exprimer que l’avortement ou l’euthanasie ne riment pas avec une société solidaire. Il faut que les familles, les parents « quadra », se sentent aussi concernés. C’est la société de leurs enfants qui est en jeu ! Alors, notez-le : le 22 janvier, on marche pour la vie, en famille !

Bruno Le Maire candidat à la présidence du FMI

C’est ce que l’on apprend au détour d’un article sur le forum de Davos :

Le président français n’est pas annoncé à la 53e édition du grand rendez-vous de l’économie mondiale qui s’ouvre aujourd’hui. L’Élysée a, semble-t-il, jugé bon de s’abste nir d’une telle image en pleine grogne sociale contre la réforme des retraites. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a, lui, bien prévu de s’y rendre. D’autant que c’est important pour son éventuelle candidature à la présidence du FMI. Une trentaine de dirigeants européens de haut rang sont attendus au club de l’élite mondiale, telles que la présidente de la Commission eu ropéenne, Ursula von der Leyen, ou la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde

Benoît XVI cherchait à maintenir solidement l’unité de l’Église

De Patrick Banken, président d’Una Voce France :

Notre Saint-Père émérite Benoît XVI s’est éteint, en même temps que l’année 2022. Sa mort nous laisse tristes, et comme orphelins. Nous l’aimions et il nous aimait.

Plusieurs évêques ont publié des notes brèves pour saluer sa mémoire : ce fut un grand théologien, une personnalité profondément spirituelle, mais nous n’avons pas lu, ou fort peu, qu’il était à la fois un passionné de liturgie et un musicien.

Notre ami Jacques Dhaussy nous rappelle qu’à deux reprises, accompagnant le président de la FIUV (Fédération internationale Una Voce), le Dr Éric de Saventhem et sa femme, il a eu l’occasion d’aller saluer le cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation de la Foi, et il a été frappé par la bonté qui émanait de son regard, par l’attention qu’il portait à leurs propos et par une sorte de tendresse qu’il manifestait dans ses encouragements. Il l’a entendu lors d’un congrès musical au Vatican, parler de musique et de liturgie.

Quelques années plus tard, nous l’avons revu, Pape, sur la place Saint-Pierre dans la papamobile. Quand il est arrivé à notre hauteur, nous avons crié « Saint-Père, merci pour Summorum Pontificum », le motu proprio de juillet 2007Il s’est alors retourné. Un large sourire illuminait son visage.

Depuis des années, Benoît XVI cherchait à maintenir solidement l’unité de l’Église, à rapprocher ceux qui avaient tendance à s’éloigner les uns des autres, à lier les anciens et les modernes, à sauver le patrimoine, le trésor de l’Église, sa liturgie en particulier et c’est alors qu’il employa la formule « le rit extraordinaire » pour le rit « qui n’avait pas été aboli » et auquel il rendait son honneur.

J’étais présent, le 5 janvier dernier, avec d’autres membres de la FIUV, à la messe de Requiem célébrée de façon digne, entièrement en latin, à l’occasion de ses obsèques. (Cf. photos ci-dessous). La place Saint-Pierre était comble et l’assistance profondément recueillie. Nous sommes certains que le pape Benoît ne nous oubliera pas. Continuons à le prier fidèlement ainsi que son saint patron, saint Joseph, dont il portait le nom depuis le jour de son baptême.

Dante père de la pensée de droite ?

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Les propos du ministre italien de la culture Gennaro Sangiuliano sur Dante en tant que fondateur de la pensée de droite italienne ont évidemment suscité de nombreuses réactions.
Maintenant, si vous parlez à des penseurs de droite, vous découvrez une chose : ils n’aiment pas être étiquetés de droite.
Droite et gauche sont des étiquettes définissantes et non-définitives.
Il faut sortir de ces idéologies post-révolutionnaires pour revenir à parler de valeurs, les valeurs sur lesquelles se fonde la pensée traditionnelle.
Je crois que Dante, en plus d’être un poète extraordinaire, représentait une pensée attentive à la Tradition et, j’ose le dire, aux traditions, attentive à la foi, mais non ironie sceptique.
Dante a su aimer les femmes et il a su sublimer cet amour dans des vers qu’il faut justement juger immortels. En chantant les femmes, il a en fait défini l’homme, car c’est à partir de la capacité de voir que l’on sent la profondeur de chacun. Voyez, ne regardez pas.
Si sa pensée était de droite, c’était une droite rebelle qui s’éloignait des choses de ce monde sans s’y attacher pour s’élever vers les sommets sublimes de la vie de l’esprit.

330 000 immigrés clandestins en 2022 dans l’Union européenne

Le nombre d’entrées irrégulières dans l’Union européenne a augmenté en 2022 de 64% par rapport à l’année précédente, atteignant le niveau le plus élevé depuis 2016, a indiqué vendredi 13 janvier l’Agence européenne des frontières, Frontex.

Selon l’agence, 330 000 entrées irrégulières ont été enregistrées en 2022, dont 45% sur la route des Balkans.

Le tournage de “La Passion du Christ : Résurrection” va bientôt commencer

Le tournage de la suite très attendue de “La Passion du Christ” doit commencer au printemps. Le film, “La Passion du Christ : Resurrection”, portera sur les jours qui suivent immédiatement la crucifixion du Christ.

L’acteur, réalisateur et producteur Mel Gibson devrait commencer la production dans les prochains mois, selon World of Reel. Alors que “La Passion du Christ” dépeignait les scènes déchirantes et atroces de la crucifixion de Jésus, “Résurrection” se plongera dans les trois jours entre sa mort et sa résurrection.

Jim Caviezel incarnera à nouveau Jésus. On retrouve également Maia Morgenstern dans le rôle de la Vierge Marie, Christo Jivkov dans celui du disciple Jean et Francesco De Vito dans celui du disciple Pierre.

En 2016, Mel Gibson avait révélé qu’il travaillait sur ce projet depuis plusieurs années. Caviezel a déclaré en 2020 :

“Mel Gibson vient de m’envoyer le troisième brouillon. Ça arrive.” “Ça s’appelle ‘La Passion du Christ’ : Résurrection.’ Ça va être le plus grand film de l’histoire du monde”.

Election départementale partielle dans le canton de Sarralbe : LR éliminé

Suite à l’invalidation des élections départementales de juin 2021, ce dimanche avait lieu le 1er tour de l’élection départementale partielle dans le canton de Sarralbe (Moselle). LR (sortant), le RN, LFI, et l’extrême centre (LREM) présentaient un binôme. Le RN était en tête avec 29% au 1er tour de 2021, de même que Marine Le Pen à la présidentielle avec 39%.

Les extrémistes du centre LREM arrivent en tête avec 41,20%. Le binôme RN se qualifie de justesse pour le 2e tour (25,69%), avec 19 voix d’avance sur LR qui détenait le canton.

La victoire reste celle de l’abstention avec 82%.

Neuvaine pour les séminaristes de Toulon (jour 2)

Très Sainte Vierge Marie, vous que nous osons appeler Notre-Dame de toutes grâces, nous vous confions très spécialement les séminaristes et diacres du diocèse de Fréjus-Toulon. En cette neuvaine de chapelets que nous récitons à leur intention, nous vous demandons de dénouer les nœuds qui empêchent leur chemin de croissance vers l’ordination sacerdotale. Nous vous confions spécialement Mgr Dominique Rey afin qu’il ne se laisse pas ébranler dans sa mission de berger d’une partie du peuple de Dieu. Faites qu’il continue de conduire son troupeau pendant le temps que Dieu a prévu et qu’il garde audace et espérance.

O Mère de ceux qui peinent et pleurent, notre confiance est immense, priez et intercédez pour ceux qui vous invoquent. Notre Dame de toutes grâces, priez pour nous.

Mgr Aillet : “On lira Benoît XVI comme on lit aujourd’hui saint Augustin, saint Léon Le Grand ou saint Jean Chrysostome”

Extrait du message de Mgr Aillet à l’occasion de la mort du grand pape Benoit XVI :

“(…) Qui a pu le rencontrer, seul à seul, comme cela m’est arrivé à plusieurs reprises, s’accordera sur son humilité. Ce que le geste inédit de sa renonciation à son ministère pétrinien a confirmé : devant le déclin de ses forces physiques, il ne s’est pas accroché à sa charge, voire à son pouvoir, mais il s’est effacé tout entier devant l’unique et vrai bon pasteur de l’Église, le Christ, et devant son successeur auquel il a voué une obéissance inconditionnelle (…)

Benoît XVI restera à la postérité un grand docteur de l’Église, qui n’a eu de cesse de garder et de transmettre la foi catholique reçue des apôtres, dans une fidélité inflexible à la tradition bimillénaire de l’Église dont il ne s’est jamais considéré que comme l’humble serviteur. Ce que l’on retrouve dans son testament spirituel publié dans la soirée du 31 décembre 2022 par le Vatican : « Tenez bon dans la Foi ! Ne vous laissez pas troubler ! (…) J’ai vu et je vois comment, dans l’enchevêtrement des hypothèses, la raison de la Foi a émergé et émerge à nouveau ; Jésus-Christ est vraiment le chemin, la vérité et la vie – et l’Église, dans toutes ses imperfections, est vraiment son corps ».

Catéchète à la manière des pères de l’Église, il excellait dans l’art de commenter la sainte Écriture, d’abondance du cœur, mais avec beaucoup de rigueur exégétique et théologique, en faisant résonner la Parole de Dieu dans le cœur de tous, des plus simples aux plus savants. Théologien hors pair, il savait trouver des images fortes concrètes et suggestives qu’il tirait manifestement de son fond personnel et qui avaient l’art de toucher les intelligences et les cœurs. Je me souviens que son voyage apostolique à Lourdes, les 14 et 15 septembre 2008, au cœur de la piété populaire, a été en ce sens exemplaire. Il a été par excellence le gardien de la tradition, mais sans conservatisme : il savait que l’Église est vivante, qu’elle est un corps organique et donc qu’elle est appelée à croître à travers l’histoire, mais sans rupture !

Son « herméneutique de la réforme et du renouveau dans la continuité de l’unique sujet Église que le Seigneur nous a donné », appliquée au Concile Vatican II, est en ce sens très significative. Une marque encore de son humilité qui s’incline devant le mystère de l’Église qui n’est pas un matériau disponible entre nos mains (…)

J’ai la conviction que sa mémoire dépassera largement notre siècle et qu’on lira Benoît XVI comme on lit aujourd’hui, à des siècles de distance, saint Augustin, saint Léon Le Grand ou saint Jean Chrysostome (…)”

Reconquête! clarifie sa position sur l’union des droites

En tant que vice-présidents de leur parti, Nicolas Bay et Guillaume Peltier viennent de publier une fiche interne pour clarifier la position de Reconquête sur l’union des droites :

L’ « union des droites » est inscrite dans l’ADN de Reconquête!. Certes, il ne s’agit pas d’un objectif en soi mais d’un moyen de parvenir à faire triompher nos idées pour redresser la France. En clair, ce n’est pas une finalité mais un des moyens pour parvenir à nos objectifs politiques.

C’est cette volonté d’union qui a permis à Éric Zemmour de fédérer des personnalités, des élus et des électeurs venant d’horizons partisans et sociologiques divers, notamment (mais pas seulement !) en provenance de LR et du RN. Et cette démarche qui l’a conduit à appeler, sans condition et dès 20h le soir du 1er tour de la présidentielle, à voter pour Marine Le Pen face à Emmanuel Macron.

Cette volonté constante de refuser les logiques de boutiquiers, l’enclavement et les positions sectaires, ne doit pas pour autant gommer une réalité fondamentale : Reconquête! a sa singularité, des positions que nous seuls défendons. Notre mouvement n’est interchangeable ni avec LR ni avec le RN !

Rassembler les électeurs de droite sur des idées et des valeurs de droite

L’union des droites, ce n’est pas un tête à tête avec un autre parti, ni une démarche politicienne visant à trouver des petits arrangements électoraux. Pour nous, l’union, c’est d’abord et avant tout être capable de parler à tous les électeurs de droite en défendant des positions d’une droite civilisationnelle assumée, qui ne cède ni face à la gauche ni face à la doxa médiatique. Une droite patriote et conservatrice qui n’est représentée ni par LR ni par le RN.

Reconquête! doit défendre sa singularité politique

Nous luttons contre le grand remplacement qui est un péril mortel par l’effet conjugué de l’immigration de masse, de l’islam conquérant et de la dénatalité. En économie, nous ne sommes ni étatistes, ni démagogiques et nous refusons l’assistanat. Nous défendons la valeur travail et la liberté d’entreprendre, nous considérons qu’il faut d’urgence en finir avec une fiscalité confiscatoire et une bureaucratie tentaculaire. Enfin, nous refusons la vaste entreprise de déconstruction de nos valeurs consistant pour Macron, après le mariage homosexuel et la PMA sans père, à vouloir nous imposer demain la GPA et l’euthanasie. Sur tous ces sujets, nos positions diffèrent clairement voire radicalement de celles du RN et de LR. Nous avons donc notre singularité et notre raison d’être.

Nous n’abandonnerons jamais nos électeurs !

Reconquête! c’est plus de 2,5 millions d’électeurs lors de la dernière élection présidentielle et un peu moins d’un million de voix aux élections législatives de juin dernier. Nous avons le devoir absolu de ne pas abandonner nos électeurs ! C’est pourquoi Reconquête! sera présent dans toutes les élections à venir. Cela commence dès aujourd’hui avec la multiplication des élections partielles suite à des décisions du Conseil Constitutionnel. En ce moment même, trois candidats Reconquête! Livrent bataille lors des élections législatives partielles dans la Marne, le Pas-de-Calais et en Charente.

Combattre sous nos propres couleurs

Reconquête a donc vocation, sauf circonstances très particulières, à mener le combat électoral de manière autonome afin de :

  • Satisfaire nos électeurs ayant voté pour nous lors de la dernière élection présidentielle et des dernières élections législatives.
  • Créer un lien durable entre les électeurs et nos candidats (le candidat investi a en effet vocation à être réinvesti dans d’autres élections locales futures).
  • Faire connaître Reconquête!. Plus l’électeur aura l’occasion de voter pour Reconquête!, plus il apprendra à connaître Reconquête! (ce que nous sommes, ce que nous défendons, ce que nous proposons).
  • Institutionnaliser le parti. Un parti politique sérieux et voulant accéder au pouvoir se doit de pouvoir présenter des candidats de qualité afin de conquérir des positions et des mandats.

La politique, c’est aussi un rapport de force

Rien n’est jamais immuable en politique. Nous n’avons qu’une année d’existence et nous sommes déjà le premier parti de France en nombre d’adhérents et nous avons réalisé le quatrième score à la dernière élection présidentielle ! C’est une performance inédite et qui ne demande qu’à être améliorée ! Plus Reconquête! obtiendra des résultats électoraux importants, plus les autres partis seront dans l’obligation de tenir compte de cette réalité et de composer avec nous. Seule l’union permettra à la droite de retrouver le pouvoir. L’Italie de Giorgia Meloni en constitue un très bon exemple (n’oublions pas que son parti, Fratelli d’Italia, rassemblait 2% des voix en 2013, 3,66% en 2014, 4,4% en 2018 puis 6,45% en 2019 avant d’atteindre les 26% en 2022 et devenait ainsi le premier parti d’Italie pour ensuite imposer sa coalition des droites à tous ses partenaires).

France Soir récupère son agrément de service de presse en ligne

Lu ici :

Au mois de Novembre, la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) avait décidé de retirer à FranceSoir son agrément de service de presse en ligne. Dès lors, le journal ne pouvait plus bénéficier des aides publiques ni d’avantages fiscaux. Selon cette commission, FranceSoir était dépourvu du « caractère d’intérêt général quant à la diffusion de la pensée ». Le 13 janvier,  le juge des référés du tribunal administratif de Paris a suspendu l’exécution de cette décision, en raison de l’existence d’ « un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à (sa) légalité ». Le média en ligne FranceSoir est accusé depuis plusieurs années de propager des idées juées “complotistes”, notamment concernant l’épidémie de Covid-19.

L’attaque au couteau du jour

Quatre jours après l’attaque de la Gare du Nord, un homme armé d’un couteau a tenté de poignarder un passant, avenue de Colmar dans le quartier strasbourgeois de la Meinau. Ce dernier est parvenu à s’échapper. L’agresseur s’est dirigé alors vers une femme à vélo, accompagnée de ses deux enfants en bas âge. Face à l’arme blanche pointée vers elle, la mère de famille tente de se débattre et tombe à terre.

Un policier hors-service, témoin des faits, accourt et tente de maîtriser l’assaillant sans son arme de service, laissée au commissariat. Le suspect cherche à lui donner un coup de couteau au niveau de la tête, sans succès. Une fois la brigade spécialisée de terrain (BST) sur place, l’homme est arrêté puis mis en garde à vue.

D’origine kosovare, l’homme âgé de 31 ans était inscrit au fichier de Traitement d’antécédents judiciaires notamment pour deux affaires d’usage illicite de stupéfiants en Seine-Saint-Denis les 16 février et 25 novembre 2021. Il possède une carte de résident valide jusqu’au 10 mars 2030 avec un statut de réfugié. Dans la voiture de police, il aurait prié en chantant « Allah Akbar ».

« Vous irez tous en enfer, à cause de ce que vous faites en Palestine. »

Son état psychologique est décrit comme « instable ». Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire.

Statue de l’Ile de Ré : le précédent de Ploërmel

Alors que les laïcards pensent avoir gagné suite à la décision de justice qui vient d’ordonner le démontage d’une statue de la Vierge Marie à l’Ile de Ré, il serait utile d’étudier le précédent de Ploërmel en bretagne où un scénario à peu près identique s’est déroulé se terminant par le rachat de la statue de Saint Jean-Paul II par le diocèse et son déplacement sur un espace privé à quelques dizaines de mètres.

“(…) C’est finalement l’Église catholique qui va acheter pour 20.000 euros la statue de Jean-Paul II à Ploërmel (Morbihan), menacée par une décision de justice. L’édifice sera ensuite déplacé pour échapper à la loi de 1905. Le conseil municipal de la cité bretonne (9.000 habitants) a approuvé jeudi soir à l’unanimité, moins trois abstentions, la cession de ce monument en bronze de 7,50 mètres de haut, installé sur un parking public depuis plus de douze ans.

C’est le diocèse de Vannes qui deviendra propriétaire de ce monument, offert en 2006 à la ville de Ploërmel par l’artiste russe Zourab Tsereteli, selon les termes de la délibération adoptée jeudi (…)

Une fois vendue, la statue devrait être déplacée de quelques dizaines de mètres, aux frais de l’Église, vers le terrain adjacent du collège privé catholique du Sacré-Coeur, où elle restera visible depuis l’espace public. “Elle va faire un saut de puce”, a résumé à l’AFP Patrick Le Diffon, maire (LR) de Ploërmel. “Cela ne devrait pas prendre des délais considérables”, a-t-il ajouté.

Ce “saut de puce” est la solution retenue par le maire pour se conformer à une décision du Conseil d’État du 25 octobre dernier. La plus haute juridiction administrative française, saisie par plusieurs habitants, avait ordonné le retrait de la croix surplombant l’édifice, dans un délai de six mois, au nom de la loi de 1905 qui interdit “d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux” dans un “emplacement public”.

L’historique complet ici.

Une autre solution serait de vendre la parcelle de terrain à une association dont la vocation serait l’entretien de cette statue.

 

Une nouvelle année avec les héros et les saints

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent

  • Alessandra MARTINES, danseuse, actrice et écrivain
  • Aude DUGAST, Philosophe et auteur
  • Jacques TREMOLET de VILLIERS, Avocat et essayiste

 

Benoît XVI, pape économiste

Benoît-et-moi a traduit un article d’Ettore Gotti Tedeschi (qui a participé en tant qu’expert à l’élaboration de la grande encyclique « Caritas in veritate ») :

Je suis sûr que de nombreuses personnes compétentes et qualifiées parleront et écriront sur Benoît XVI en tant que philosophe et théologien, tout comme, je le crains, nous continuerons à lire des disputes (éclairées) sur les raisons de son renoncement.

J’aimerais me souvenir de Benoît XVI comme d’un économiste, car il a montré qu’un saint pape peut être un véritable économiste à une époque aussi complexe. L’économie devrait se préoccuper de la satisfaction des besoins de l’homme, mais seuls ceux qui connaissent les véritables besoins de l’homme et la manière de les satisfaire peuvent réellement le faire.

Et qui mieux qu’un Saint Pape les connaît ? Et donc qui plus qu’un Saint Pape pourrait être contesté s’il parlait d’économie ou de finance pour l’humanité qui ne coïncide pas exactement avec celle souhaitée par ceux qui pensent savoir et pouvoir la gérer !

Je rappelle que Benoît XVI a été pape au moment le plus difficile de la mondialisation, entre 2005 et 2012 ; le lecteur se souvient certainement qu’en 2008 la crise financière internationale a éclaté.

C’est précisément pour cette raison que Benoît XVI a retardé la publication de Caritas in Veritate pendant deux bonnes années (elle devait sortir en 2007 et est en fait sortie en 2009), voulant comprendre ce qui allait se passer et quels changements apporter au texte.

Le résultat est une encyclique extraordinaire qui entre dans l’histoire. Benoît XVI explique que le nihilisme ambiant ne permettra pas à l’homme de donner un sens aux outils dont il dispose ; au contraire, ils prendront une autonomie morale.

Non seulement ils s’échapperont des mains de l’homme doté de peu de sagesse, comme l’a écrit saint Jean-Paul II, mais ils influenceront même moralement les choix de l’homme.

Exactement ce qui s’est passé et se passera.

Benoît était donc un authentique grand économiste, mais il était aussi un visionnaire sur les risques de l’homme dans ce siècle.

Caritas conclut en nous rappelant que les problèmes ne sont pas résolus en changeant les outils mais en changeant le cœur de l’homme.

Dans Lumen Fidei, dans la partie qu’il est censé avoir écrite, il explique que changer le cœur de l’homme est la responsabilité de l’Église, qui dispose de trois instruments : la prière, le magistère et les sacrements.

L’Église doit enseigner la Vérité éternelle, elle doit évangéliser, elle doit valoriser les Sacrements.

Les Sacrements, ne l’oublions pas, sont comme les dominos, si l’un tombe, ils tombent tous. Les sept.

Un prêtre assassiné au Nigéria

Des bandits ont attaqué dimanche à l’aube la résidence paroissiale de l’église catholique Saints Pierre et Paul à Kafin-Koro, dans la zone de gouvernement local de Paikoro. Le père Isaac Achi a été brûlé dans l’incendie. Le vicaire a également subi des blessures par balles et a été transporté dans un hôpital. Le père Achi est mort carbonisé. Son corps a été retrouvé.

Terres de Mission : Quel avenir pour la messe traditionnelle ?

Eglise universelle : In memoriam Benoît XVI

Ordonné en 2012 et présent à Rome à l’enterrement de Benoît XVI, le père Danziec évoque la figure du pape sous le pontificat duquel il a fait tout son séminaire. Il nous dit ce que sa vocation doit à Benoît XVI et nous présente les traits de la personnalité du souverain pontife qui l’ont le plus marqué ainsi que ce qui lui a paru essentiel dans son enseignement magistériel.

Eglise en France : Quel avenir pour la messe traditionnelle ?

Le 24 septembre 2022, un colloque à La Maison de la Chimie à Paris a rassemblé près de 500 personnes afin de s’efforcer de répondre, un an après Traditionis custodes, à la question : quel avenir pour la messe traditionnelle ? Les actes de ce colloque viennent d’être publiés dans une brochure de 130 pages. Ayant animé un des débats de cette journée, Jeanne Smits rappelle les objectifs de ce colloque ainsi que la teneur des interventions.

Eglise en marche : Jeu de société Théopolis

A l’heure d’internet et des jeux vidéo, les jeux de société sont en plein développement. Ils restent un des derniers espaces de convivialité et de rencontres. Etienne Narusé nous présente le jeu de société catholique, Théopolis, dont l’objectif est, tout simplement, d’aller au ciel. Un jeu facile d’accès, complet sans être complexe.

Annonce : La troupe Les ménestrels du roi jouera la pièce Utrique fidelis, au théâtre Saint-Léon à Paris, les 21 et 22 janvier.

Marche pour la vie : “Il faut accepter d’être une luciole qui brille dans la nuit.”

Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique et membre de la Marche pour la vie, est interrogé dans L’Homme Nouveau :

La première raison de manifester, c’est que cet évènement manifeste, c’est le cas de le dire, que le consensus général autour de l’avortement n’est pas une unanimité. Pensons à cette image de Soljenitsyne : “Il faut accepter d’être une luciole qui brille dans la nuit.” La luciole n’éclaire pas, mais elle rappelle que la lumière existe.

Dans une société individualiste comme la nôtre nos convictions sont devenues ultra-minoritaires. Nous rassembler permet de témoigner publiquement que nous continuons d’exister, dans la fidélité à 2 000 ans de tradition de l’histoire de France et de l’Église. Mais aussi, face à un scandale qui est public, la réponse doit être publique.

Ainsi, nous prenons aussi conscience que nous ne sommes pas seuls à croire ce que nous croyons et cela nous permet de nous remémorer cette autre phrase de Soljenitsyne : “Le mensonge existera mais sans notre participation.”  

Pourquoi cet évènement ne semble toucher qu’une minorité de catholiques ? 

La réalité est que le climat culturel contemporain repose sur une anthropologie dominée par ce que Philippe Murray a appelé l’Homo Festivus, l’homme uniquement préoccupé de son propre plaisir. A part quelques catholiques, et de nombreux musulmans, tout le monde s’est rallié à cette conception de l’homme. L’existence d’une loi naturelle restreignant la liberté de l’homme, au sens où celle-ci serait le droit de faire tout ce qui est possible, n’est plus compréhensible que par les catholiques et ceux qui ont encore un sens aigu de Dieu et de sa loi.  

Et pourquoi une minorité parmi les catholiques ? Parce qu’après cinquante ans d’absence d’enseignement moral par l’Église, l’immense majorité des catholiques s’est ralliée aux valeurs du monde. Trop de catholiques ne sont plus armés intellectuellement, spirituellement et humainement pour s’opposer aux valeurs dominantes de la société apostate dans laquelle ils vivent. Ils se sont rendus au monde. Ils veulent bien être catholiques dans les églises et les sacristies, mener une vie de prière mais ils ne sont plus éduqués à s’opposer au monde.   

D’ailleurs, faut-il afficher notre foi dans ce type d’évènement ?  

Il faut partir de plusieurs faits.  

Nous vivons dans une société, en particulier en France, profondément déchristianisée. C’est le fruit de plus de 200 ans d’hostilité des pouvoirs publics vis-à-vis de l’Église. Notre pays est un de ceux qui comptent le plus grand nombre d’athées et de non croyants.

Une manifestation de foi menée au nom des valeurs de l’Evangile dans un combat de ce type susciterait très peu de soutiens. Ainsi, pendant trente ans Renaissance Catholique a organisé au mois d’octobre une marche pour la vie, qui était ouvertement priante, confessionnelle et se terminait par un salut du Saint-Sacrement à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Certains évêques avaient d’ailleurs soutenu l’initiative mais en réalité cette initiative n’a jamais rassemblé plus de 2000 participants.

Il peut être également délicat dans le contexte actuel des scandales sexuels dans l’Église de mettre en avant une démarche au nom de la foi sur des questions morales délicates comme l’avortement. Aujourd’hui, le discours de l’Église est décrédibilisé pour un bon moment.

Une autre réalité incontestable, cependant, est que cette stratégie de défense de la loi naturelle au nom de la raison, utilisée en particulier par Jean-Paul II dans des encycliques comme Evangelium Vitae, ne fonctionne pas. La culture de mort continue de progresser. 

Ayant pris acte de ces faits La Marche pour la Vie ne se positionne pas dans une démarche confessionnelle. En revanche, il existe une partie priante à la fin du cortège en très bonne relation avec l’organisation, dans une démarche de foi et de prière qui tient toute sa place dans l’évènement. La démarche générale est sensiblement différente aux États-Unis ou en Italie, qui sont des pays bien moins sécularisés.  […]

Deuxième dimanche après l’Épiphanie

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Dans le missel de 1962, les dimanches per annum situés après l’Épiphanie et avant la Septuagésime sont appelés  dimanches après l’Épiphanie. Après les deux grandes fêtes de Noël et de l’Épiphanie, nos livres liturgiques comptent six dimanches dits « après l’Épiphanie » et qui constituent une sorte de transition entre les fêtes de Noël et le Carême. Le célébrant revêt des ornements verts. Ce IIe dimanche prolonge néanmoins la grande fête de l’Épiphanie puisque avec le 1er miracle de Notre Seigneur, aux noces de Cana, lu à l’Évangile, l’Église veut mettre encore en lumière devant  le monde son « Épiphanie ».

► Introït : Omnis terra

Tous les chants du propre de la messe de ce deuxième dimanche après l’Épiphanie sont donc encore consacrés à l’adoration, la louange et la jubilation, acclamant la divinité et la royauté de Notre Sauveur, que nous contemplons encore petit enfant dans la crèche et qu’en même temps nous suivons déjà dans sa mission rédemptrice.

L’Introït est tiré du psaume 65, Jubilate Deo, qui est un grand cantique d’action de grâce du peuple d’Israël pour la délivrance d’Égypte et de la Mer Rouge, figure par excellence de la Rédemption, et pour tous les bienfaits dont Dieu l’a comblé. Après les bergers de Bethléem et les mages d’Orient, c’est toute la terre, c’est à dire tous ses habitants, qui est invitée à se prosterner devant l’enfant et à proclamer sa reconnaissance.

Omnis terra adoret te, Deus, et psallat tibi : psalmum dicat nomini tuo, Altissime.
Que toute la terre Vous adore, O Dieu, et qu’elle Vous chante, qu’elle dise un psaume à votre nom, O Très Haut.

On s’attendrait à une mélodie enthousiaste et triomphale ; nous la trouverons tout à l’heure dans l’Offertoire qui est tiré du même psaume. Celle-ci est, certes, solennelle mais assez calme et retenue avec un certain caractère contemplatif : c’est vraiment une adoration. Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 65 que nous retrouverons tout à l’heure à l’Offertoire :

Jubilate Deo omnis terra, psalmum dicite nomini ejus : date gloriam laudi ejus.
Poussez des cris de joie pour Dieu, toute la terre, chantez un psaume à son nom, donnez gloire à sa louange.

► Graduel : Misit Dominus

Le texte du Graduel du deuxième dimanche après l’Épiphanie est tiré du psaume 106, un des grands psaumes qui commencent par ” Louez le Seigneur car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle “. Il relate en plusieurs épisodes les malheurs que les hommes se sont attirés par leurs infidélités, puis comment ils se sont tournés vers le Seigneur et comment dans sa bonté Celui-ci les a sauvés. Le verset qu’on trouve ici se rapporte à la guérison d’une grave épidémie, et il est suivi d’une acclamation de reconnaissance qui revient comme un refrain à la fin de chaque épisode :

Misit Dominus verbum suum, et sanavit eos : et eripuit eos de interitu eorum. Confiteantur Domino misericordiæ ejus : et mirabilia ejus filiis hominum.

Le Seigneur a envoyé sa Parole et Il les a guéris, et Il les a arrachés à la mort. Qu’ils proclament sa miséricorde et ses merveilles en faveur des fils d’Israël.

Le peuple d’Israël de l’Ancien Testament ne savait pas encore que cette parole toute puissante et agissante du Seigneur qu’ils célébraient était une personne, le Verbe, Fils de Dieu, deuxième personne de la Sainte Trinité, notre Rédempteur. C’est Lui qui est venu sur la terre pour nous sauver, et que nous adorons aujourd’hui sous les traits d’un petit enfant.

Nous retrouvons les mélodies habituelles des Graduels très voisines de celles de Noël et de l’Épiphanie, mais on remarquera particulièrement dans la deuxième partie des grandes vocalises des mots confiteantur et misericordiæ avec des motifs répétés qui indiquent une insistance très marquée.

► Alléluia : Laudate Deum

Les deux premiers chants du propre du deuxième dimanche après l’Épiphanie invitaient toute la terre et les hommes qui l’habitaient à louer le Seigneur. Dans l’Alléluia qui suit, ce sont les anges et toutes les puissances des cieux qui y sont invités à leur tour.

Laudate Deum omnes Angeli ejus : Laudate eum omnes virtutes ejus.
Louez Dieu tous ses Anges, louez Le toutes ses armées célestes.

C’est le début du psaume 148, un des derniers du psautier, qui passe en revue toutes les créatures, depuis les plus élevées dans les Cieux jusqu’aux plus humbles sur la terre, pour les inviter à cette louange du Créateur et Sauveur. La mélodie est encore une fois une mélodie type que l’on retrouve dans plusieurs Alléluias et que nous avons déjà entendue au troisième dimanche de l’Avent. Elle est douce et contemplative, pleine d’une joie légère comme il convient pour s’adresser à de purs esprits.

► Offertoire : Jubilate Deo

Nous retrouvons dans l’Offertoire du deuxième dimanche après l’Épiphanie le même psaume qu’à l’Introït, le psaume 65 Jubilate Deo, mais ce sera vraiment cette fois une jubilation éclatante et triomphale et non pas, comme c’est souvent le cas à l’Offertoire, une méditation intérieure et contemplative. Cette pièce dépasse d’ailleurs par ses proportions et son amplitude les limites habituelles du répertoire : c’est vraiment un enthousiasme qui ne peut plus se contenir.
La première partie reprend le début du psaume :

Jubilate Deo universa terra : psalmum dicite nomini ejus.
Jubilez pour Dieu, terre entière, chantez un psaume à son nom.

La première phrase est répétée deux fois, et la reprise contient une vocalise assez extraordinaire qui s’élève en un immense crescendo du Do grave au Fa aigu. La deuxième partie reprend des versets de la fin du psaume, qui ont un caractère plus intime et plus personnel.

Venite et audite, et narrabo vobis, omnes qui timetis Deum, quanta fecit Dominus animæ meæ,
Venez, écoutez, et je vous raconterai à vous tous qui craignez Dieu ce que le Seigneur a fait pour mon âme.

La mélodie commence encore dans l’enthousiasme puis à partir du mot narrabo, elle s’apaise et s’adoucit progressivement pour se terminer dans une ambiance plus calme et détendue.

 Communion : Dicit Dominus

Le chant de Communion du deuxième dimanche après l’Épiphanie est tiré de l’Évangile du jour qui relate, rappelons le, le miracle des noces de Cana, la troisième des manifestations de la divinité de Notre Seigneur qui constituent son Épiphanie.
Le texte est un résumé de cette page de l’Évangile.

Dicit Dominus : implete hydrias aqua et ferte architriclino. Cum gustasset architriclinus aquam vinum factam, dicit sponso : Servasti vinum bonum usque adhuc. Hoc signum fecit Jesus primum coram discipulis suis.
Le Seigneur dit : emplissez les urnes d’eau et portez-en au maître d’hôtel. Quand le maître d’hôtel eut goûté l’eau changée en vin, il dit à l’époux : Tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. Tel fut le premier miracle que fit Jésus en présence de ses disciples.

La mélodie est un véritable petit tableau contrasté qui exprime à merveille les différents épisodes du récit. La parole du Seigneur au début est grave et souveraine. Puis l’étonnement du maître d’hôtel se traduit par une mélodie contournée jusqu’à ce qu’il éclate sur les mots servasti vinum bonum. La conclusion, on pourrait dire la morale de l’histoire, se traduit par une mélodie simple et dépouillée presque syllabique qui se termine d’une façon un peu abrupte.

Neuvaine pour les séminaristes de Toulon (jour 1)

Très Sainte Vierge Marie, vous que nous osons appeler Notre-Dame de toutes grâces, nous vous confions très spécialement les séminaristes et diacres du diocèse de Fréjus-Toulon. En cette neuvaine de chapelets que nous récitons à leur intention, nous vous demandons de dénouer les nœuds qui empêchent leur chemin de croissance vers l’ordination sacerdotale. Nous vous confions spécialement les clercs qui ont une influence en cette affaire. Ouvrez leurs cœurs à la lumière pour que triomphe la charité, la justice et la vérité.

O Mère de ceux qui peinent et pleurent, notre confiance est immense, priez et intercédez pour ceux qui vous invoquent. Notre Dame de toutes grâces, priez pour nous.

Bruno Le Maire décoré par l’Allemagne…pour avoir torpillé l’économie française ?

Bruno Le Maire est notre extraordinaire ministre de l’économie qui pensait ruiner l’économie russe et qui est incapable aujourd’hui d’empêcher les boulangeries de faire faillite ou de sortir la France du tarif Arenh alors que l’Espagne et le Portugal l’ont déjà fait depuis des mois…

Par conséquent, est-ce pour bons services rendus à l’économie allemande, qu’il a reçu en juillet 2022 cette belle médaille ?

Le ministre de l’Économie et des Finances se rendra à Berlin lundi à l’invitation de l’un de ses deux homologues, le ministre des Finances, Christian Lindner (FDP, parti libéral). À cette occasion, le germanophone Bruno Le Maire , grand artisan depuis quinze ans du rapprochement franco-allemand, recevra la médaille de l’ordre du Mérite, à un grade plus élevé que celui qui lui avait déjà été conféré. Cette décoration – la seule qui existe outre-Rhin – est décernée à des citoyens allemands et étrangers pour des prestations politiques, économico-sociales et intellectuelles, ainsi que pour tous les services particuliers rendus à la République fédérale d’Allemagne .

Contre-vérité de BFM-TV, l’IFOP et de la Fondation Jean-Jaurès

BFM-TV relaie sans recul le sondage de l’IFOP et de la Fondation Jean Jaurès, selon lesquels la croyance en une force spirituelle créatrice des hommes serait une contre-vérité scientifique au même titre que la terre est plate ! Croire en un dieu créateur serait croire aussi à la terre plate, bonjour l’amalgame. Sans parler aussi des pseudo-vaccins contre le COVID, dont les effets secondaires ne sont désormais plus à démontrer.

Avec des journalistes aussi incompétents, il n’est pas étonnant que l’esprit scientifique recule. Combien de Français pensent que BFM est un organe de presse ?

Les belles figures de l’Histoire : Saint Charbel

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas pour évoquer le patron du Liban :

 

10 ans après le 13 janvier 2013, on ne lâche rien

Parce que le mariage implique la filiation,
Parce qu’il n’y a pas de filiation sans un homme et une femme,
Parce que tous les enfants ont besoin de leur père et de leur mère,
Parce que la paternité et la maternité sont l’origine du monde,
Parce que la différence entre l’homme et la femme est une richesse,
Parce qu’être homme ou être femme est fabuleux,
Nous avons été immensément nombreux à défendre le mariage homme-femme
Immensément nombreux à défendre l’adoption par un père et une mère adoptifs,
Et nous en sommes fiers !

Parce que l’idéologie du genre
A inspiré l’illusion que nous ne sommes pas homme ou femme
Et l’illusion qu’il n’est pas besoin de l’union homme-femme
Pour fonder une famille
Parce que l’idéologie du genre
A inspiré le mariage de personnes de même sexe,
Et par suite la PMA sans père et la GPA,
Et l’explosion chez les ados de la mise en cause de leur propre identité
Le combat continue :
On ne lâche rien, jamais !

La constitutionnalisation de l’avortement débattue au Sénat le 1er février : écrivez à vos sénateurs

Communiqué de la Marche pour la vie :

Nous savons que 2023 sera une année difficile pour notre cause, mais nous sommes très mobilisés avec la perspective de vous retrouver pour la Marche pour la Vie qui se déroulera le 22 janvier prochain. RV à 14h près de la gare Montparnasse à Paris (à l’intersection bd de Vaugirard et du Bd Pasteur).

Nous avons une action immédiate à vous proposer car la nouvelle proposition de loi sur la constitutionnalisation de l’IVG arrivera au Sénat le 1er février prochain. Vous pouvez écrire à nos sénateurs, pour remercier ceux qui se sont déjà opposés à une proposition de loi sénatoriale similaire le 19/10 dernier et les encourager à voter une nouvelle fois contre le nouveau texte, issu de l’Assemblée Nationale.

Vous trouverez ci-dessous le résultat du scrutin et comment écrire à nos sénateurs :

Vous pouvez envoyer un mail en trouvant l’adresse de chaque sénateur sur le site du Sénat (classé par département), ou en écrivant aux sénateurs :

Palais du Luxembourg, 15 rue de Vaugirard, 75291 Paris cedex 06 https://www.senat.fr/senateurs/sencir.html

Le vote des sénateurs du 19/10/2022, sur la Proposition de loi Vogel pour la constitutionnalisation de l’avortement.

Merci de votre aide et de votre mobilisation sans faille.

Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie

Madame la sénatrice, Monsieur le sénateur,

Le projet de constitutionnalisation de l’IVG voté le 24 novembre dernier par l’Assemblée Nationale sera examiné lors de la niche parlementaire du Parti socialiste, le 1er février prochain.

Vous avez déjà voté contre une proposition de loi similaire, présentée par Madame Vogel et examinée par le Sénat le 19 octobre dernier, ce dont nous vous remercions et félicitons. J’ai l’honneur de vous solliciter pour que vous puissiez vous opposer une nouvelle fois à cette proposition de loi, initiée par Madame Panot, députée de la France Insoumise.

(ou si le parlementaire s’est abstenu) Vous vous êtes abstenu (e) lors du vote d’une proposition de loi similaire présentée par Madame Vogel et examinée par le Sénat le 19 octobre dernier. J’ai l’honneur de vous solliciter pour que vous puissiez vous y opposer en votant cette fois-ci, contre cette proposition de loi, initiée par Madame Panot, députée de la France Insoumise.

Cette proposition de loi est inutile et dangereuse. Elle pourrait remettre en cause la clause de conscience des médecins, et risquerait d’allonger une nouvelle fois des délais aujourd’hui très étendus pour l’avortement (14 semaines) par rapport à la loi Veil d’origine (10 semaines).

La Constitution du 4 octobre 1958 n’a pas été conçue pour qu’y soient intégrées toutes les déclinaisons des droits et libertés énoncés de manière générale dans son préambule, et dénaturer l’esprit même de notre loi fondamentale.

Je vous remercie de votre action pour rejeter ce texte, et vous prie de croire, Madame la sénatrice, Monsieur le sénateur, en l’expression de ma haute considération.

Quel bilan pour 2022 ? L’analyse du Club des Hommes en noir

Quels sont les grands événements et les grands personnages qui ont marqué cette année ? Quelles perspectives pour 2023 ? Les réponses dans cette deuxième partie du Club des Hommes en noir exceptionnel du à la mort de Benoît XVI, avec autour de Philippe Maxence, l’abbé Célier, le père Thomas, Jeanne Smits et Olivier Figueras.

Benoît XVI , Semeur de charité et d’espérance.

De l’abbé Michel Viot (texte paru dans le journal paroissial de Notre Dame de Lourdes, à Paris):

J’emprunte ce titre à notre défunt Pape lui-même , dans le discours qu’il prononça le 12 septembre 2008 au palais de l’Elysée pour répondre au discours d’accueil du Président de la République. Et je crois utile de rappeler toute la phrase «  Le Pape, témoin d’un Dieu aimant et Sauveur, s’efforce d’être un semeur, de charité et d’espérance, et cette nécessité est encore plus forte dans le monde d’aujourd’hui qui offre peu d’aspirations spirituelles et peu de certitudes matérielles. ». Oui, celui que nous appelions notre Pape émérite s’est « efforcé », comme il l’exprime avec sa modestie coutumière et nous pouvons le dire maintenant, a réussi à remplir ce programme comme en témoigne ses trois encycliques : deux traitant de la charité et de l’espérance chrétienne (« Deus caritas est » en 2005, et « Spe salvi » en 2007), la dernière, de la doctrine sociale de l’Eglise( « Caritas in veritate » en 2009) que trop de gens, chrétiens ou non ont oubliée aujourd’hui. C’est pourquoi, j’avais les larmes aux yeux en l’entendant prononcer ses paroles de renoncement en 2013. Il avait tout dit… Il pouvait nous aider à faire…

J’avais 21 ans quand son nom fut prononcé pour la première fois devant moi. C’était en 1965, place du Tertre à Montmartre par le professeur Oscar Cullmann, un des plus célèbres exégètes luthériens du Nouveau Testament, dont je suivais les cours à l’Ecole Pratique des Hautes Études de la Sorbonne. Il avait été observateur au  Concile Vatican Il, invité personnel des Papes Jean XXIII et Paul VI, il me faisait un peu le bilan de ce Concile et surtout évoquait des rencontres qui avaient été importantes pour lui, celle des deux Papes bien sûr, mais aussi celle de quelques membres de cette assemblée. Parmi eux, un  jeune professeur de théologie, prêtre et professeur, présent comme expert auprès de l’Archevêque de Munich, Joseph Ratzinger ! En quoi ce théologien l’avait-il frappé ? Défenseur de la Tradition catholique, il souhaitait des avancées dans le domaine œcuménique par le règlement des problèmes théologiques en prenant véritablement en compte leurs difficultés. Ces deux théologiens avaient pu communiquer facilement, l’allemand étant leur langue maternelle et, de ce fait aussi, Joseph Ratzinger connaissait parfaitement l’œuvre de Luther ainsi que l’histoire de la Réforme en Allemagne. Tous deux hommes de grande culture, ils savaient qu’on ne pouvait pas faire table rase d’un passé qui avait porté des fruits positifs. Ennemis du relativisme et du syncrétisme, ils initièrent avec d’autres un dialogue œcuménique sérieux. Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, dès 1965, les théologiens catholiques et luthériens posèrent comme première condition à un réexamen du contentieux du XVIe siècle sur la justification par la foi, à la base du schisme protestant, la possibilité d’avoir une compréhension commune de l’épître de Saint Paul aux Romains. La chose ayant été rendue possible par des traductions en différentes langues vulgaires , on s’attaqua alors à exprimer doctrinalement la question, à peu près au moment où Joseph Ratzinger arrivait à Rome à la tête de la Congrégation pour la doctrine et la foi. Je commençais à voir se réaliser la prédiction que m’avait faite le professeur Cullmann en 1965, à propos du théologien Ratzinger: «  il ira loin ». Et, de fait, il se montra le collaborateur le plus proche et le plus indispensable de Jean Paul II. À l’époque, ses livres commençaient à être traduits en français et leur lecture m’apprit le catholicisme que m’avait fait voir déjà Mgr Daniel Pézeril et le RP Michel Riquet SJ, qui m’honorèrent tous deux de leur amitié jusqu’à leur mort qui m’affecta beaucoup. Ils m’avaient appris à approfondir l’enseignement du professeur Richard Stauffer avec qui j’avais préparé ma thèse de maîtrise en théologie protestante en histoire de l’Eglise moderne, un grand spécialiste de Calvin et un bon connaisseur de la Réforme du XVIe siècle. Lui et Oscar Cullmann m’ont associé très tôt à leur combat pour un œcuménisme vrai, tel que le voulait le Cardinal Ratzinger. Et dès 1982, j’ai su qu’un document se préparait en vue d’un accord luthéro-catholique  sur la justification par la foi. J’ai pu faire partie de la commission nationale de théologie qui, du côté luthérien, traitait de cette affaire et ai pu prendre connaissance très rapidement du travail qu’accomplissait Joseph Ratzinger de son côté avec sa congrégation. Il ne fut pas un partenaire facile ! Mais très rapidement, je me suis dit, tant mieux, parce qu’il nous a forcés, nous luthériens,  à aller au fond des choses, comme par exemple à nous référer au dernier des livres confessionnels luthériens, la formule de Concorde de 1580, qui revenait sur certaines aspérités des propos de Luther pour tenir compte du Concile de Trente et nous distinguer des réformés. Nous devions signer en 1997. Cela ne put se faire que le 31 octobre 1999 à Augsbourg. Ce qui n’avait pas empêché le Pape Jean Paul II de me dire aux JMJ de 1997, le soir de la grande cérémonie des baptêmes à Longchamp, que nous arrivions au but. Et le soir du 31 octobre 1999, alors que j’étais Inspecteur Ecclesiastique de l’Eglise évangélique luthérienne de France à Paris, j’ai eu la joie de célébrer des Vêpres communes avec Son Éminence le Cardinal Jean-Marie Lustiger à Notre Dame de Paris, et tous les pasteurs luthériens de la région île de France, et un peu au delà. Je puis affirmer qu’en ce qui concerne les luthériens, la prière pour Joseph Ratzinger fut très intense dans les cœurs. En 2000 parut le texte « Dominus Jésus » de la Congrégation que présidait le Cardinal. « Douche froide » pour beaucoup de protestants, y compris des luthériens. Mais je le dis clairement, pas pour moi, ni pour beaucoup de membres de la commission de théologie. Il nous apparaissait normal, qu’après ce geste historique de réconciliation sur des points de doctrine importants, le Cardinal éprouvât le besoin, avec l’appui du Pape, d’expliquer que tout n’était pas encore réglé pour autant. Il devait être clair du point de vue catholique que l’unité n’était pas possible sans réponse claire à l’encyclique de Jean Paul II « Ut unum sint »(sur le ministère du Pape) et que l’Eglise ne pouvait exister que dans une succession apostolique certaine. Comme évêque luthérien français, j’ai soutenu cette position et me suis senti minoritaire. D’où ma décision de 2001.

C’est avec une grande joie que, devenu prêtre catholique, j’appris en 2005 l’élection de Benoît XVI. Je pense toujours que je n’étais pas,  une fois de plus,  dans la majorité !  Mais cela ne m’ennuyait que pour le nouveau Pape. Car je me doutais bien qu’il aurait de dures oppositions en France et en Allemagne, son pays d’origine, où l’Eglise catholique commençait, ou continuait….de graves dérives ! A Blois, où je me trouvais, j’ai eu l’idée, avec l’aide et l’appui de mon évêque de créer l’association « Écouter avec l’Eglise » pour soutenir et expliquer au niveau national ce que ferait le nouveau Pape. Je confirme, avec le peu que je sais, qu’il n’avait pas du tout l’intention d’accepter cette charge. Il pensait, comme moi et quelques autres, catholiques et protestants, qu’il était trop connu pour ses positions conservatrices, qui n’étaient en fait que celles de Vatican II, correctement interprétées, pour être élu. Mais par ailleurs, l’œuvre de Jean Paul II n’était pas achevée. Il était le seul à pouvoir le faire. Il avait participé au Concile. Il s’est donc véritablement sacrifié pour accepter cette charge . C’était nécessaire pour le bien de l’Eglise aux yeux d’une majorité de cardinaux qui l’ont élu dès le troisième tour de scrutins, alors qu’il étaient loins d’être tous d’accord avec lui. Les méchancetés en tout genre ne lui furent pas ménagées, notamment du côté d’une certaine presse religieuse qui s’est ingéniée à saboter tout son pontificat.

Il a eu la grâce de passer outre, et dès le début de son pontificat de faire un geste dont beaucoup n’ont pas mesurer la portée : inviter Hans Küng au Vatican, un adversaire théologique de toujours ! Sur le moment ce dernier sembla touché, mais quelques jours plus tard nous eûmes droit à un réquisitoire en règle sur deux pleines pages dans Le Monde sur les « erreurs » du début du pontificat.

Et ce ne fut qu’un début, dans l’affaire Küng, il était surtout question de l’ouverture faite aux anglicans, un mauvais coup pour l’œcuménisme, selon le Père Küng , démenti un peu plus tard par l’accueil chaleureux de l’Archevêque de Canterbury que cette « clarification » arrangeait. Ceux qui interprétaient les 39 articles fondateurs de l’anglicanisme d’Elizabeth Ière (1571) rejoignirent le catholicisme comme Newman au XIXe siècle (1845).

Même hargne avec l’affaire de Ratisbonne. Benoît XVI avait évoqué à juste titre en citant un ancien empereur byzantin, la question de la violence dans l’Islam. Cris d’horreur dans la bien pensance catholique. Le Pape n’avait pas mis en cause tous les musulmans mais soulevé tout simplement un problème que les responsables religieux de l’Islam connaissent bien. Ceux-ci le reçurent d’ailleurs très bien en Turquie quelques jours plus tard, quelques autres boudèrent un peu…et après ? Cela n’a pas empêché le Cardinal Tauran de continuer sa mission, puis le Pape François de nouer de bonnes relations avec Al Azzar.

Enfin quand Benoît XVI déclara Pie XII Vénérable, on atteint des sommets d’abjection, en reprenant toutes les vieilles calomnies sur l’attitude de Pie XII pendant la guerre, allant même jusqu’à rappeler que Joseph Ratzinger était inscrit aux jeunesses hitlerienne. Il avait 13 ans à l’époque et c’était obligatoire. Il n’y a d’ailleurs rien fait, car les autorités savaient que c’était un futur prêtre et on se méfiait de lui.

Jamais Benoît XVI n’a fait acte d’autorité contre des gens qui l’avaient personnellement méchamment critiqué. Il continua son œuvre d’explication de l’authentique Concile Vatican Il, celui auquel il avait assisté, et non le « Concile médiatique » que la majorité des catholiques français connaissait. Et cela déplaisait, au point que certaines voix qui prétendent facilement au prophétisme commençaient à répandre l’idée qu’il fallait organiser un Concile Vatican IlI .

Les Français eurent fort heureusement l’occasion de découvrir le vrai Benoît XVI lors de sa visite à Paris en 2008 (voir mon titre). C’est le discours des Bernardins qui constitua le point d’orgue de ce voyage. Le Pape, comme à son habitude, s’exprima dans un français impeccable, car il aimait beaucoup notre pays , et nombre d’intellectuels l’appréciaient puisqu’ils en firent un académicien (Académie des sciences morales et politiques). Chacun d’entre nous devrait posséder ce discours et le relire. Je ne citerai que quelques phrases de la fin pour vous en donner le goût. Après avoir évoqué l’aventure de Saint Paul prêchant à Athènes à partir du concept de «  dieu inconnu », Benoît XVI tout en constatant la différence de situation, rappelait tout de même quelques similitudes « Dieu est vraiment devenu le grand inconnu. Malgré tout, comme jadis où derrière de nombreuses représentations des dieux était cachée et présente la question du Dieu inconnu, de même, aujourd’hui, l’actuelle absence de Dieu est aussi tacitement hantée par la question qui le concerne, Quaerere Deum : chercher Dieu et se laisser trouver par Lui. Cela n’est pas moins nécessaire aujourd’hui que par le passé. Une culture purement positiviste, qui renverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l’humanisme dont les conséquences ne pourraient être que graves.. ce qui a fondé la culture de l’Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L’écouter, demeure aujourd’hui encore le fondement de toute culture véritable. »

La gravité des événements que nous vivons dans tous les domaines doivent donner à ces paroles la résonance qu’elles méritent.

Une neuvaine de chapelet pour les séminaristes et ordinands du diocèse de Toulon

Chers amis,

Des amis du diocèse de Toulon m’ont demandé d’associer le Salon beige à cette neuvaine de chapelet pour les séminaristes et ordinands du diocèse – toujours sans nouvelles de Rome pour leurs ordinations (voir ici). Je le fais d’autant plus volontiers que je suis scandalisé de cette cruelle indifférence pour des jeunes gens que toute l’Eglise devrait au contraire encourager et soutenir dans leur engagement total à la suite du Christ – le scandale étant d’autant plus grand que l’on ne cesse de nous parler de synodalité et qu’en lieu et place de ladite synodalité, je ne vois que de l’arbitraire. De deux choses l’une: soit il y a un problème dans le séminaire de Toulon et il est nécessaire – à la fois au titre de la charité et au titre de la justice – de le désigner à l’évêque pour qu’il fasse son devoir et qu’il le règle ; soit il n’y a pas de problème et il est monstrueux de prendre des séminaristes en otages.

Puis-je me permettre de profiter de l’occasion pour dire ici publiquement que, selon moi, cette affaire dépasse désormais de loin le cas personnel de Mgr Rey? La question n’est plus de savoir s’il y a eu ou non des erreurs de discernement dans son séminaire – ce qui est bien possible, comme l’évêque lui-même l’a reconnu en demandant que ses interlocuteurs romains l’éclairent sur ces éventuelles erreurs. La question est d’abord de savoir à quoi sert un évêque et en quoi consiste l’obéissance catholique. Si un évêque peut être privé, sans aucun motif explicite, du droit et de la responsabilité d’ordonner prêtre un diacre de son diocèse pourtant canoniquement appelé aux ordres, il faut reconnaître que nous ne considérons plus les évêques comme successeurs des Apôtres – ils ne sont plus que des fonctionnaires aux ordres de fonctionnaires inconnus de la Curie. C’était bien la peine de tant parler de collégialité à Vatican II (où l’on constate une nouvelle fois que les progressistes se moquent éperdument des textes du concile!). Je suis d’ailleurs interloqué par le silence des autres évêques de France. Comment le cardinal Aveline, métropolitain de Toulon, ou Mgr de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France, comment l’ensemble des évêques de France ne voient-ils pas que cela crée un précédent dangereux et même gravissime? L’évêque a la gigantesque responsabilité de toutes les âmes de son diocèse: il faut lui laisser les moyens d’exercer sa responsabilité ou le révoquer, mais on ne peut pas le brider sans motif.

Par ailleurs, si nous laissons l’arbitraire s’installer sans réaction, nous détruisons la notion même d’obéissance: nous n’obéissons aux autorités légitimes dans l’Eglise que parce qu’elles sont voulues par le Christ pour nous mener au salut et uniquement dans la mesure où leurs ordres concourent au bien commun de l’Eglise. Il serait difficile de prétendre qu’une prohibition non motivée d’ordinations sacerdotales  concourt au bien commun de l’Eglise – alors que nous demandons chaque jour au Bon Dieu de nous donner beaucoup de saints prêtres.

Plus grave encore, il n’est pas nécessaire d’être très doué en prospective pour comprendre que, sans perspective d’ordination, le séminaire de Toulon fermera ses portes rapidement (c’est peut-être d’ailleurs le but non avoué de cette invraisemblable interdiction non assumée). Mais, là non plus, il ne s’agit pas seulement de Toulon, mais du diocèse qui était l’un des laboratoires de la nouvelle évangélisation en France et même en Europe: après Toulon, ce sont logiquement toutes les “forces vives” de l’Eglise de France qui seront à leur tour menacées. Je ne suis pas personnellement diocésain de Toulon, mais il me semble évident qu’il faut absolument tout faire pour que ce séminaire et ce diocèse puissent se développer. Car, après les fraternités “tradi”, après le diocèse de Toulon, il est clair que la communauté St Martin ou la communauté de l’Emmanuel – qui ont le “tort” d’être attachées au Saint-Sacrifice de la messe, à la Vierge Marie, à l’adoration eucharistique, en un mot à la doctrine catholique et aux sacrements – seront à leur tour dans le collimateur.

Pardon pour cette trop longue introduction, mais je ne saurais trop insister pour que tous, nous récitions un chapelet quotidien (ou, au moins, une dizaine pour ceux qui ne pourraient pas réciter le chapelet complet) à cette intention. Dans l’atmosphère d’effondrement où nous vivons, seules les armes spirituelles peuvent nous sauver – et la Vierge Marie ne demande pas mieux que de répondre à nos supplications!

Mais voici le texte d’invitation à rejoindre cette neuvaine qui m’a été envoyé. A nos chapelets!

Les congrégations romaines ont demandé au diocèse de suspendre les ordinations. Cette demande est intervenue quelques semaines avant la date de la cérémonie en juin 2022.

Depuis lors, plusieurs démarches ont été entreprises par l’évêque et le recteur du séminaire pour justifier l’idonéité des candidats et l’authenticité de leur démarche. Depuis neuf mois, celles-ci sont restées sans réponse.

A l’heure où l’on parle de dialogue et de synodalité, ce silence apparaît comme une violence et les séminaristes sont pris en otages.

Face à cette situation intenable et incompréhensible, nous en appelons à la prière par l’intercession de Marie, Notre-Dame de Grâce de Cotignac.

Par l’intercession de son cœur douloureux et immaculé, nous vous invitons à participer à une neuvaine de chapelets pour le déblocage de cette situation. De nombreuses abbayes se sont associées à cette démarche.

Cette neuvaine commencera dimanche 15 janvier et s’achèvera mardi 24 janvier. Le dernier jour de la neuvaine, Mgr Rey célébrera une messe à Cotignac aux intentions du séminaire et de tous ceux qui se seront associés à cette prière.

Guillaume de Thieulloy

 

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