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L’origine monastique de l’expression : « Battre sa coulpe »

« Battre sa coulpe » est une expression tout droit venue du Moyen-Âge. Mais en connaissez-vous son origine et sa signification ? Divine Box arrive à votre secours pour revenir sur les traces de cette étonnante expression.

La règle de Saint Benoît à l’origine de l’expression

Tout débute lors de l’écriture de la règle de Saint Benoît en 529, organisant la vie monastique en communauté. On retrouve au chapitre quatre la notion de pardon entre les frères et la nécessité de « se remettre en paix avant le coucher du soleil ». C’est d’ailleurs au XII siècle que les communautés bénédictines adoptent peu à peu la tradition du « chapitre des coulpes ». Ce dernier consiste à se retrouver entre moines, sous l’autorité du père abbé, et avouer publiquement leurs coulpes, autrement dit leurs fautes, ou leurs péchés envers les frères de la communauté. La tradition était considérée comme capitale pour garder un bon équilibre dans la vie communautaire. C’est comme ça que l’expression « battre sa coulpe » est apparue au XIIe siècle chez les moines bénédictins !

L’usage actuel !

Par la suite, c’est dans le cadre religieux que l’expression est reprise notamment lors de la confession, au moment de reconnaître ses péchés. Au fur et à mesure, le geste de se frapper la poitrine disparaît mais l’expression persiste ! Dans son sens premier, « battre sa coulpe » signifie manifester un regret, admettre sa faute, sa culpabilité. D’ailleurs, le mot « culpabilité » provient du mot latin culpa !

Et voilà, vous savez tout sur cette expression ! Si cet article vous a plu vous pouvez aussi découvrir les origines monastiques de l’expression « avoir voix au chapitre ». Et si les abbayes vous intéressent, pensez à (vous) offrir des produits monastiques !

Doper la natalité pour éviter de recourir à l’immigration

Tandis que la France tente de réformer son régime des retraites sans encourager sa politique familiale, ce qui est un non-sens, la Hongrie encourage la natalité. Depuis le 1er janvier, les femmes hongroises de moins de 30 ans qui décident d’avoir ou d’adopter un enfant ne sont plus soumises à l’impôt sur le revenu. Une mesure qui a un double objectif comme l’explique la secrétaire d’Etat chargée de la famille Agnes Hornung.

“Il s’agit d’encourager la volonté d’avoir un premier enfant. Et ensuite de faire en sorte que les familles hongroises avec enfants aient plus d’argent.”

Il faut dire que les Hongroises ont peu d’enfants : 1,59 de taux de natalité, largement en dessous des 2,1 nécessaires pour renouveler les générations, mais en hausse par rapport à 2010 (1,25).

Le premier ministre hongrois Viktor Orban mise donc sur les aides :

  • 7000 euros pour une voiture de sept places.
  • Un prêt immobilier de plus de 100.000 euros garantis par l’Etat si on s’engage à avoir plus de trois enfants.

KTO arrive à la radio

KTO a été retenue par délibération de l’Arcom ce 11 janvier 2023 comme 26è station sur la fréquence nationale de la radio numérique terrestre.

Vincent Montagne, Président de KTO, a commenté cette information :

« KTO poursuit son déploiement et entame une nouvelle phase de son histoire. Cet accès numérique renforce notre offre de services multimédias. Nous sommes très heureux d’avoir été sélectionnés et impatients de lancer ce nouveau projet. »

On se souvient que par 3 fois, KTO n’avait pas été retenue pour accéder à la TNT, au contraire de chaînes disparues depuis.

L’église Saint-Louis Roi de Champagne-au-Mont-d’Or profanée

Message du curé de la paroisse sur le Forum catholique :

Une triste nouvelle

Hier, mardi 10 janvier 2023, en début d’après-midi, l’église Saint-Louis Roi de Champagne-au-Mont-d’Or a été l’objet d’importantes dégradations.

Les objets présents dans l’église – cierges, livres, vases, etc. – ont été jetés au sol. La crèche installée devant l’autel a été retournée et endommagée. Le chemin de croix et les tableaux du chœur sont pour l’essentiel détruits, de même que deux grands crucifix.

La statue de la Vierge Marie, solidement arrimée au mur, a heureusement tenu bon. L’ambon a été renversé ; l’autel et le tabernacle, en revanche, sont demeurés intacts. Trois des grands vitraux du chœur ont été significativement abîmés.

Sans préjuger des intentions de leur auteur, ces actes, du fait de leur violence et de leur cible, constituent ce que l’Église nomme une profanation : la volonté d’attenter à la sainteté du lieu. L’église Saint-Louis sera bientôt nettoyée, mais la messe n’y sera pas célébrée immédiatement. Un rite pénitentiel sera célébré par Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon, à l’église Saint-Louis de Champagne ce vendredi 13 janvier à 19h30, afin de rendre l’édifice au culte, et de consoler les paroissiens de leur peine. Tous sont invités à s’y joindre.

Dans l’immédiat, nous sommes invités à prier ensemble pour notre communauté paroissiale, pour notre commune et pour l’auteur des faits.

Le mercredi 11 janvier 2023
Père Martin Charcosset,
Curé de l’Ensemble Paroissial Saint Jean-Marie Vianney

Etats-Unis : la Chambre des représentants vote deux textes contre l’avortement

Aux Etats-Unis, la Chambre des représentants, contrôlée désormais par les élus républicains, a adopté mercredi deux textes pro-vie. L’immense majorité des démocrates a voté contre ces mesures.

La première résolution, soutenue par tous les républicains, condamne les attaques menées contre les «établissements, les associations et les églises anti-avortement». Oui : les démocrates n’ont pas voulu condamner ces attaques… Le texte évoque spécifiquement les actes de violence ayant eu lieu à partir du 2 mai 2022, quand une fuite a révélé que la Cour suprême des États-Unis prévoyait de revenir sur Roe vs Wade. La résolution accuse notamment «l’administration Biden de ne pas avoir pris de mesures pour répondre à ces attaques radicales».

Le deuxième texte exige des médecins présents durant un avortement «de prodiguer les soins appropriés» pour essayer de «sauver» le fœtus avorté.

La portée de ces deux textes est toutefois limitée, car ils n’ont aucune chance de passer l’étape du Sénat où les démocrates sont majoritaires.

Tout mais pas ça

La promesse du président de la République Emmanuel Macron de légaliser l’euthanasie ou le suicide assisté, exprimée en septembre, a commencé à se matérialiser en décembre. Une convention citoyenne a débuté ses travaux qui vont se poursuivre jusqu’au printemps.

La remise en question de l’interdit de tuer va s’accentuer dans les mois à venir.

Comment ne pas craindre la légalisation de “l’aide active à mourir” (pour utiliser la terminologie de l’ADMD), qui sera inéluctablement une incitation à mettre à mort des personnes malades et vulnérables ?

En fidélité au professeur Jérôme Lejeune, la Fondation a décidé de s’engager dans ce débat, en lançant une mobilisation comme un cri du cœur : Tout mais pas ça !

Pour interpeller autour de cette question anthropologique majeure, la Fondation a élaboré un documentaire choc avec une agence renommée, qui sortira le 31 janvier. Elle prévoit à partir de février un tour de France de soirées ciné-débat : aidez-nous à le diffuser en organisant une projection près de chez vous !

Visionnez dès maintenant le teaser de ce documentaire, parlez-en à vos proches et rejoignez toutmaispasca.org !

Homélie des obsèques de Pierre Le Morvan

Homélie des funérailles de Pierre Le Morvan, prononcée par le père Louis-Marie de Blignières, prieur de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, le 7 janvier :

Chère Françoise, chers amis,

Je réfléchissais aux paroles que je vous adresserais en cette messe de funérailles. Je relisais les textes de la liturgie des défunts. J’ai été touché par le contraste entre notre douleur… et le caractère apaisant des textes de la liturgie. Devant le Saint-Sacrement, une pensée s’est imposée à moi, que je déclinerai en deux facettes. D’abord, il y a un « miracle chrétien ». Ensuite, la vie et la mort du juste est une « entrée dans ce miracle ».

  1. Il y a un « miracle chrétien »

À la mort d’un proche, le drame déchirant de l’existence humaine atteint son paroxysme. Notre vie, comme celle du défunt, a sans doute déjà traversé le pays de la souffrance. Elle a connu la poignante tristesse d’êtres chers disparus, la brûlure de trahisons, l’angoisse du devenir de ceux que nous aimons. Elle a traversé le brouillard des matins de maladie, les jours gris des causes perdues, les soirs de nostalgie des mondes disparus. Mais la mort d’un proche porte la morsure de notre âme à un degré indicible. Un être spirituel, tendrement chéri, un être dont le sourire était plein d’éternité et dont le regard brillait d’un mystère de sagesse complice, un être qui était devenu au fil des années une part de notre âme… comment serait-il disparu pour toujours ?

La mort est l’ouverture d’une porte béante : celle de l’absurde. Par la mort, le chagrin, les pleurs, la blessure inguérissable de l’absence élisent domicile en notre cœur. Ceux qui n’ont pas ouvert (encore) l’œil de la foi ne voient que la noirceur du deuil. Et ils n’ont pas totalement tort : c’est une partie du réel ! Mais est-ce le tout ? Non ! Écoutez, ami incroyant, la douceur de la mélodie grégorienne, qui semble venir d’un autre monde. Laissez-vous saisir par la beauté de ces harmonies pour lesquelles Mozart aurait donné toute son œuvre. Simone Weil ne disait-elle pas : « Une mélodie grégorienne témoigne autant que la mort d’un martyr » ? Relisez les paroles du canon de la messe romaine et le propre de la messe des défunts. Au milieu de notre cœur dévasté, elles font résonner des mots étonnants : « lieu de rafraichissement, de lumière et de paix ; lumière perpétuelle ; joies éternelles ; consolation mutuelle ; béatitude d’une lumière sans fin ; ange porte-étendard qui introduit dans la sainte lumière ; anges qui introduisent au paradis ». Cela aussi, c’est réel. La paix des âmes devant la mort, une paix profonde comme l’océan du mystère de Dieu, une paix qui n’est ni le raidissement volontariste du stoïcisme, ni le déni de réel du matérialisme moderne, ni l’illusion métaphysique du bouddhisme, cela existe ! C’est le « miracle chrétien ».

Le « miracle chrétien », qu’est-ce donc ? C’est le passage d’une sombre confrontation avec l’absurde… à une victoire de la vie, lumineuse et totale ! Oui, il y a une originalité absolue du christianisme : il se présente comme la seule religion qui s’affronte à tout le réel. La seule religion qui prend la mesure de toute souffrance… et de la mort elle-même. La seule religion qui dévoile pleinement le mystère d’iniquité, source du mal : le péché. La seule religion qui dresse sur le monde une machine (l’image est dans saint Ignace d’Antioche) à broyer l’absurde et à le transformer en lumière : la Croix du Christ. Étonnante machine à broyer le mal ! Elle ouvre la porte de la résurrection aux hommes arrachés à l’enfer de l’absurde. « Sang sur la neige. Un innocent qui souffre répand sur le mal la lumière du salut » (Simone Weil).

Le miracle chrétien, c’est un poignant clair-obscur. L’Artiste divin a dessiné, avec le Sang de son Fils, la lumière de la Vie sur le fond des ténèbres angoissantes du mal. Notre regard est guidé par le génie de l’Artiste : du sombre réel qui fait pleurer… au réel de lumière, le réel définitif, qui dilate dans la stupéfaction de la victoire : « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 19, 24) !

  1. La vie et la mort du juste est une entrée dans ce miracle

Comment entrer dans ce miracle ? Par l’union à Celui qui en est la source. Notre union au mystère pascal du Christ n’élimine pas la souffrance des hommes, mais elle l’illumine de l’intérieur. Le Christ est le Verbe incarné, il nous touche par la voix de la Vérité, par le contact des sacrements, par la charité de son Église. Et chaque chrétien entre, à sa façon propre, dans ces médiations fondamentales, en fonction de son histoire, de ses qualités et de ses goûts naturels. Sa trajectoire s’enracine dans l’histoire du salut avec ses propres inflexions.

Il me semble que, pour Pierre, on peut parler d’honneur de la Vérité, de noble sensibilité (sacramentelle et artistique) et de catholicité de l’agir.

Honneur de la Vérité

Le Sauveur est le Verbe, la Vérité. C’est d’abord comme Vérité que son mystère atteint les hommes. « Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien car je le suis » (Mt 23, 8). Le Christ est d’abord une Voix. C’est la Vérité qui est la forme fondamentale de sa royauté : « Je suis venu en ce monde pour rendre témoignage à la Vérité. Quiconque est de la Vérité écoute ma voix » (Jn 18, 37). Pierre a entendu sa voix, parce qu’au fond de son âme il y avait un sentiment délicat : l’amour du vrai. Il a donné noblement carrière à ce sentiment en une époque où il est peu prisé. Il a vécu en un temps de tyrannie relativiste dans la société, de déconstruction dans l’université, de primat du pastoral chez trop de pasteurs d’âmes. On peut dire qu’il n’a cessé, durant plus d’un demi-siècle, d’honorer ce sentiment et d’approfondir sa connaissance du mystère du Christ et de son rayonnement sur la cité.

Il l’a fait avec courage, sans fuir cet aspect de la Vérité qui est trop mis sous le boisseau par nos contemporains : la haine des erreurs qui fourvoient les hommes (surtout les plus humbles), et le combat contre ces erreurs dans le respect des personnes. La fondation du MJCF (il me disait que, sans lui, il ne saurait pas où il serait aujourd’hui), le travail aux Éditions de la Nouvelle Aurore, la fondation du Centre Henri et André Charlier et celle de Chrétienté-Solidarité, celle de l’AGRIF et du quotidien Présent, la participation aux Compagnons d’Itinéraires, le travail avec l’Office International de la rue des Renaudes, la participation au pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté, le soutien à Laissez-les-vivre et SOS-Tout-Petits, la présidence de l’Association des Amis de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier…

Est-ce un tempérament d’activiste qui rend compte de cette impressionnante série d’engagements ? Non ! Le fil d’or de cette vie, c’est la charité de la Vérité. C’est la conscience aigüe du primat de la doctrine, jointe à une inventivité généreuse et combative, fruit de son sens de l’honneur.

Noble sensibilité sacramentelle et artistique

Le « miracle chrétien » du mystère pascal nous atteint d’abord par la voix de la Vérité. Ensuite il nous touche par le septenaire sacramentel et les incarnations concrètes de la beauté de Dieu. C’est le côté bouleversant de l’incarnation, qui fait le fond du réalisme chrétien, et qui échappe si largement aux protestants et aux modernistes. Le Christ, pour faire de nous d’autres christs, nous touche « physiquement » par le baptême, la confirmation et l’eucharistie. Ces « mystères sacramentels » ont été révélés par lui, notre Sauveur. Et ils nous atteignent par l’Église, qui entoure les paroles du Sauveur de rites et de cérémonies, de mouvements et de chants, qui les rendront les plus efficientes possibles. On peut dire en ce sens que la liturgie, c’est « la Vérité rendue sensible ». Pierre a été façonné par les sacrements, il a été fidèle à leur grâce. Notamment à celle du sacrement de mariage, qui lui a donné une telle force dans l’aide à sa chère épouse et pour l’éducation de ses enfants.

Il a aussi été profondément sensible à la beauté de la liturgie latine. Son âme de catholique, plein de piété filiale vis-à-vis de « l’être historique de l’Église », lui a fait aimer passionnément ce que notre Mère l’Église nous a légué, et qui constitue un patrimoine indisponible de l’Église latine.

Cela explique son engagement, fort et sage, dans cinquante ans de « combats traditionalistes ». Ces combats ont connu des épisodes musclés comme l’occupation de deux églises. Ils ont revêtu la forme de soutien aux publicistes catholiques comme Jean Madiran, aux pèlerinages de Chartres et de Vivières, et aux Instituts qui inscrivaient dans la durée ces trésors incomparables. On peut dire que c’est grâce à Pierre et à ses semblables que des richesses liturgiques inestimables pour la foi et l’art ont continué et continueront. C’est émouvant pour moi de remarquer que Dieu l’a rappelé à lui si peu de jours après Benoît XVI.

La noble sensibilité de Pierre s’est exprimée aussi de deux autres manières. D’une façon artistique, par sa participation au Chœur Montjoie-Saint-Denis fondé par son très cher ami Jacques Arnould. Elle lui a permis de faire entendre sa voix superbe dans un ensemble sans complexe d’identité, qui met en valeur le patrimoine catholique et français dans divers registres. Et, d’une façon culturelle, par son immense érudition historique et son amour de la chrétienté. Que sont finalement les pays de chrétienté ? Des écrins bâtis autour de la célébration de la Sainte Messe. Des prolongations du mystère de l’incarnation, enracinées dans la « geste » de peuples christianisés, qui chantent le Christ avec leur voix. Et aussi qui défendent les petits avec leurs armes si c’est nécessaire. Si Pierre a aimé des écrivains comme Péguy, Bernanos, La Varende ou Jean de Viguerie, c’est qu’en lui résonnait la beauté de cette « geste » du Christ vécue par des peuples qui l’aiment.

L’amour de la chrétienté, chez Pierre, s’est exprimé en certains actes d’un héroïsme discret. C’est ainsi qu’il a compromis durablement sa santé dans le combat pour la vie. Lors d’une campagne contre l’avortement, il a passé des jours et des nuits dans un local insalubre à imprimer les tracts de la campagne contre le meurtre des tout-petits. Son courage a eu l’élégance de la discrétion, car il était une âme chevaleresque.

Catholicité de l’agir

Le mystère pascal nous fait entrer dans le miracle chrétien par la charité de son Église. C’est un aspect d’une souveraine importance, car la vraie charité dans l’unité de l’Église est présentée par Jésus comme le signe apologétique fondamental. « Afin que tous soient un […] de façon que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17, 21). Oui, le miracle du passage de l’absurde du péché à la victoire du Christ se fait dans la chaude lumière de l’agapè, dans la charité en tant qu’elle fait l’unité de l’Église. Un catholique, comme le nom l’indique, est le contraire d’un homme de parti. Ce n’est pas un sectaire qui vous soûle avec ses arguments pour prouver qu’il a raison.

Je peux témoigner que la conversation avec Pierre était très enrichissante. Car il savait écouter. Il n’abusait pas de son incroyable savoir pour vous assommer. Il avait le sens des nuances et de l’attitude convenable. Il avait cette marque de la vraie intelligence qui est de comprendre les difficultés. Et la marque de la vraie catholicité qui est de toujours agir comme une « partie de l’Église ». Il savait que le Christ a fondé une Église où la communion hiérarchique avec les pasteurs légitimes fait partie du dépôt de la foi. Il avait conscience qu’il y a un vrai danger du « primat du pastoral » à la sauce traditionaliste, où on dit : « Je me fiche des controverses théologiques. J’ai besoin des sacrements tradis, un point c’est tout. »

Pierre était un vrai combattant et le contraire d’un sectaire, qui simplifie les questions à cause du primat d’une efficacité supposée. Il me disait : « En fait, c’est nous qui menons le combat pour la tradition, et non ceux qui se retirent du périmètre visible de l’Église ». Oui, là aussi, il était un vrai noble, c’est-à-dire quelqu’un qui sait « qu’il a plus de devoirs que de droits dans toutes les circonstances de sa vie » (Kéraly). Il avait, quoi qu’il en coûte, la catholicité de l’agir qui ouvre sûrement aux grâces de lucidité et de persévérance.

Conclusion

Chère Françoise, chers amis, Pierre, par sa vie et sa mort, est entré dans le « miracle chrétien ». Est-ce que sa voix singulière s’est tue à jamais ? Non ! Elle résonnera, de façon unique, lorsqu’il entrera dans le Paradis (nous allons prier les anges pour cela), comme on entre dans un concert où chacun a une partition singulière. Comme Dieu connaît toutes les étoiles du firmament et les a faites pour la beauté de l’ensemble du cosmos, il a fait chacun des anges et chacun des hommes pour une mission singulière, unique, irremplaçable. « Je t’ai appelé par ton nom » (Is 45, 4). Il a fait Pierre pour une mission singulière. Mais Pierre lui-même n’en a connu ici-bas qu’une partie. Elle lui sera pleinement dévoilée lorsque, comme nous le demandons à Dieu, il sera admis dans le concert des élus. Là, il recevra son nom d’éternité (Ap 2, 17) dont nous avons deviné quelques-uns des beaux reflets.

Fr. L.-M. de Blignières, prieur de la FSVF

Mis en examen pour vingt-quatre empoisonnements, il reste autorisé à pratiquer la “médecine”

C’est logique, quand tout est fait pour légaliser les “suicides” assistés…

Frédéric Péchier, l’anesthésiste de Besançon, mis en examen en 2019 pour 24 d’empoisonnements et soupçonné d’en avoir commis huit autres, pourra à nouveau pratiquer la médecine. Sa spécialité, l’anesthésie, lui restera interdite, a annoncé mercredi 11 janvier le parquet général de Besançon. Son contrôle judiciaire lui interdisait jusque-là d’exercer la médecine.

Il est soupçonné d’avoir pollué les poches de perfusion de patients de ses collègues pour provoquer des arrêts cardiaques, mais aussi pour discréditer des collègues de cliniques de Besançon avec lesquels il était en conflit.

Décision incompréhensible quand on la rapproche du personnel médical interdit de pratiquer pour avoir refusé les injections du COVID.

La puissance publique reste sourde à toute idée de politique familiale

Editorial très pertinent de Vincent Tremolet de Villers dans le Figaro sur la réforme des retraites:

Callac : abandon du projet d’installation de migrants

Ce mercredi 11 janvier, la municipalité de Callac, village breton de 2 000 habitants, a confirmé l’abandon du projet d’accueil de réfugiés Horizon. C’est l’idée prônée par Emmanuel Macron d’installer les immigrés dans les campagnes qui est ici rejetée :

Accueillir des réfugiés pour redynamiser la commune de Callac et rénover plusieurs sites vacants de cette commune du Centre-Bretagne : telle était l’ambition du projet Horizon, porté par le maire et un fonds d’investissement. Mais ce projet, présenté en avril 2022, ne verra finalement pas le jour. Après de nombreux mois de tension, de tags injurieux, de menaces de mort, émaillés par deux manifestations organisées par les pro et les anti-projet Horizon qui ont nécessité la mobilisation des forces de l‘ordre pour tenir les deux camps à distance.

Le principal enseignement de cette histoire, c’est que la mobilisation militante paye. Eric Zemmour et son parti Reconquête s’étaient fortement mobilisés contre ce projet mortifère. Libération le reconnait...

L’OQTF du jour

Il s’agit de l’agresseur au couteau de la gare du Nord. Il est libyen (ou peut-être algérien) et, comble du comble, le ministre de l’intérieur dit qu’il ne sera pas expulsé :

“L’homme qui a blessé plusieurs personnes à l’arme blanche mercredi à la gare du Nord, dans le 10e arrondissement de Paris, était visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis l’été 2022. Le suspect ne possédait pas de documents d’identité sur lui au moment de son interpellation. Âgé d’une vingtaine d’années, il pourrait s’agir d’un Libyen ou d’un Algérien précise le parquet. Cet individu arrivé en France en 2019 a été confondu par ses empreintes. A priori fiché pour des affaires de droits communs, il était logé en Seine-Saint-Denis et aurait fait de la prison, ce que la justice n’avait pas confirmé mercredi soir. « Nous n’éloignons pas en Libye. En premier lieu compte tenu de l’instabilité du pays. En second lieu parce que nous n’avons pas de canal d’échange pour l’identification des ressortissants », indique le ministère de l’Intérieur “.

Ce matin dans Morandini sur CNews, Jean Messiha s’est attiré les foudres du plateau pour avoir révélé l’information avant tout le monde :

La Famille Missionnaire de Notre Dame participera à la Marche pour la Vie le 22 janvier

Comme depuis de nombreuses années depuis la création de la Marche pour la Vie, la Famille Missionnaire de Notre Dame y participera et encourage ses amis à y aller. Voici son communiqué :

“En cette année 2023, la vie est encore gravement menacée dans notre pays. En effet, il est envisagé en cette année d’inscrire dans la constitution le soi-disant « droit à l’avortement », et de légaliser l’euthanasie. Plus que jamais il est nécessaire de se mobiliser nombreux pour protéger la vie, de sa conception à son terme naturel.

L’Église et l’humanité viennent de perdre un grand serviteur de la vie en la personne de Benoît XVI qui, durant toute sa vie, a été un « coopérateur de la vérité ». Comme le dit à juste titre le communiqué publié par l’Élysée à l’annonce de sa mort, « peu lui importait de ne pas suivre le vent de libéralisation de mai 68, car l’Église avait à ses yeux une mission de contradiction prophétique qu’elle devait assumer avec courage. »

A la suite de saint Jean-Paul II et de Benoît XVI, la Famille Missionnaire de Notre Dame encourage ses amis à témoigner de l’Évangile de la vie, en participant à la Marche pour la vie qui aura lieu à Paris le dimanche 22 janvier 2023.

Une Messe sera célébrée avec les amis de la Communauté et tous ceux qui désirent s’y joindre le dimanche 22 janvier à 12 h 30 en l’église saint Dominique (20 Rue de la Tombe Issoire, 75014 Paris). Puis nous rejoindrons le départ de la Marche.

En la préparant aussi par la prière, nous confions à Notre Dame des Neiges cette marche au service de la vie, afin qu’elle porte du fruit et prépare un réveil des consciences dans notre pays, la France.”

Qu’est-ce que le christianisme : le livre que Benoît XVI a voulu faire publier après sa mort

Présentation de l’éditeur de ce livre en vente à partir du 20 janvier, en italien :

Dans les années qui ont suivi le Concile Vatican II, le volume Introduction au christianisme a fait connaître au grand public un jeune théologien allemand. Aujourd’hui, à la fin de sa vie et en tant que pape émérite, Benoît XVI lègue cet ouvrage à l’humanité entière pour partager ses dernières réflexions sur quelques thèmes fondamentaux de la religion chrétienne.

Au centre se trouve la miséricorde de Dieu, qui découle d’une passion d’amour envers toute créature. Les prêtres sont au service de Dieu, appelés à se tenir en sa présence et à être les témoins de son amour. Ensuite, il y a les questions du dialogue avec les autres religions, avec les juifs, le peuple de la promesse, avec les confessions chrétiennes, avec le monde. Ce dialogue ne peut cependant pas ignorer les contenus centraux du credo : l’incarnation du Fils de Dieu, la foi en la mort et la résurrection de Jésus, la présence eucharistique, la communion fraternelle dans l’Église, les thèmes centraux de la morale chrétienne.

Comme l’indique le sous-titre, ce volume est presque un testament spirituel, dicté par la sagesse du cœur d’un maître toujours attentif aux attentes et aux espoirs des fidèles. Pendant ses années au monastère Mater Ecclesiae au Vatican, sa présence discrète et sa prière ont été un soutien important pour la vie de l’Église. De là, il observait avec bienveillance la nature, miroir de l’amour de Dieu Créateur, de qui nous venons et vers qui nous sommes dirigés. De là, il s’est tourné vers son pays d’origine, l’Allemagne, vers l’Italie où il a passé une grande partie de sa vie, vers la France qui l’a accueilli dans son Académie, vers l’Europe entière. A ces pays, le pape émérite confie, d’une voix faible mais passionnée, sa demande de ne pas renoncer à l’héritage chrétien, qui est un patrimoine précieux pour toute l’humanité.

De son vivant, Benoît XVI n’a pas toujours été compris. Personne, cependant, n’a pu nier la lucidité de sa pensée et la force de ses arguments, que ce dernier ouvrage rassemble avec brio.

Toutes les informations pour la Marche pour la vie

La Marche pour la vie commencera à 14h, à l’intersection du bd Vaugirard et du bd Pasteur. Nous marcherons jusqu’à la place Vauban, et notre manifestation prendra fin à 17h30.

Des intervenants de qualités seront présents, notamment le Dr Tesson, médecin en soins palliatifs, le Pr Devos, et la sénatrice romaine Lavinia Mennuni !

Prenez votre place dans un car pour le trajet aller-retour !

Lyon : [email protected]

Lille : lien d’inscription

Besançon : [email protected]

Angers ( + arrêt au Mans) : lien d’inscription

Arras : lien d’inscription

Comme chaque année, est organisée, le samedi avant la Marche, une veillée de prière pour la vie. Elle aura lieu en l’église St Roch à 20h.

Vous pouvez toujours commander des tracts / autocollants / affiches de la Marche pour la vie 2023 ! Envois en régions et permanences toute la semaine pour des distributions à Paris.

 

M.Haziza et M.Bock-Côté, ou quand la belle et pure conscience de gauche se fait un peu secouer

Frédéric Haziza, journaliste ayant longtemps œuvré sur la Chaîne parlementaire, aime jouer à s’impressionner lui-même pour son charisme de grande figure de la Gôche journalistique moralement pure. Et, en plus, nimbé du halo forcément positif associé au statut d’animateur d’un entretien dominical sur Radio J. Le Salon beige avait déjà relaté une conversation particulièrement suave menée avec Djack Lang.

Il faut avouer que l’échange avec Mathieu Bock-Côté ce 8 janvier 2022 n’a pas eu la même aménité. M.Haziza, qui a quand même rappelé avec la gravité morale qui convenait que –dans ses dix-huit ans- lui-même [M. Haziza, donc] était [déjà !] un « militant antiraciste », n’a cessé de chercher à coincer son interlocuteur dans l’aire de l’extrême-droite. Mais M.Bock-Côté n’est guère complaisant aux manipulations et il semblerait que M.Haziza se soit sans doute senti parfois un peu merdeux comme on dit quand on sent toujours la glèbe.

Deux extraits :

A 40’15’’ :

FH : Est-ce que ça ne vous gêne pas de prendre le travail qu’un ou plusieurs travailleurs français auraient pu occuper pour améliorer leur situation ? [Où l’on note que M.Haziza n’a pas posé la même question à M.Lang –quoique français- mais président apparemment inamovible de l’Institut du monde arabe à plus de 80 ans]

MBC : Peut-être que le métier de philosophe-conservateur est un métier sous tension… Qu’il y ait des travailleurs étrangers dans un pays, c’est normal.

FH : Même s’ils sont blancs ?

MBC : Hein ?

FH : Même s’ils sont blancs ?

MBC : Mais pourquoi vous avez une obsession des races ?

FH : Ce n’est pas une question de race !

 

Et à 43’02’’ :

FH : Qu’est-ce qui est le plus grand danger selon vous, le racisme, le wokisme, l’extrême-droite ou l’extrême-gauche ou autre chose ?

MBC : Oh mon Dieu, c’est d’abord la confusion intellectuelle.

FH : Elle y participe cette émission-là ?

MBC : Euh, c’est-à-dire, les questions que vous posez ? Euh oui, un peu quand même. Je pense qu’un des dangers, c’est la diabolisation de l’interlocuteur, c’est la déqualification de l’adversaire, c’est l’enfermement des uns et des autres dans des catégories biologiques qui servent avant tout à les présenter comme des parias ou des infréquentables.

FH : Vous avez l’impression que c’est ce que j’ai fait depuis le début de cette émission ?

MBC : Bien sûr que si.

FH : Je vous ai présenté comme un paria ?

MBC : C’était le fil conducteur de l’émission. C’est votre angle éditorial.

 

Pas très charitable bien sûr mais c’était quand même un petit plaisir.

Les églises et chapelles de France constituent le « premier musée de France »

Gautier Mornas, directeur du département Art sacré de la Conférence des évêques de France, répond à son tour à Roselyne Bachelot :

[…] nous pouvons établir avec certitude que les églises et chapelles de France constituent le « premier musée de France ». Et donc l’accès le plus immédiat aux œuvres d’art pour tout Français. Pour sa part, le ministère de la Culture atteste que plus de 80 % des 300 000 objets classés ou inscrits sont des objets religieux, souvent conservés dans les églises paroissiales, dont la grande majorité appartient au patrimoine des communes.

Par le travail des Commissions diocésaines d’Art sacré, instances d’Église chargées de dresser l’inventaire du patrimoine artistique des églises, nous savons qu’un tiers des diocèses de France a déjà réalisé cet inventaire, 1/3 est en cours, 1/3 ne l’a pas encore initié, faute de moyens humains et/ou financiers et sans aucun soutien de l’État. Une question centrale, disiez-vous ?

Mais de quel intérêt parle-t-on ? S’il s’agit de son intérêt architectural stylistique, c’est déjà discutable. Car il est facile de décrier le style néogothique comme s’il résumait à lui seul l’architecture de tout le XIXe siècle alors que ce dernier a su accueillir bien des variétés comme le romano-byzantin ou le néoclassique, pour ne citer qu’eux.

Il y a en effet mille et une façons d’envisager l’intérêt que constitue le patrimoine religieux de notre pays. Et le réduire à son inutilité cultuelle – ce pour quoi il a été construit – n’est pas être juste. Car tout le monde le sait bien, les églises de France sont aujourd’hui l’objet d’une véritable « passion nationale » qui, de Journées européennes du patrimoine en Nuit des églises et de visites guidées en collectes pour sa restauration, ne cesse de mobiliser les foules les plus diverses.

L’émotion manifestée lors de l’incendie de Notre-Dame de Paris en avril 2019, de même que les réactions à chaque dégradation – volontaire ou accidentelle – d’édifice religieux redisent invariablement l’attachement profond et sincère du peuple français à ce patrimoine spécifique.

Les diocèses de France se sont quasiment tous dotés de conventions types pour envisager des usages compatibles avec l’affectation légale et répondre aux besoins qui s’expriment : usages culturels, avec la tenue de concerts, d’expositions, de spectacles de théâtre, de dépôts de bibliothèques ou de médiathèques ; usages d’éducation artistique et culturelle avec les écoles d’orgues ou des classes de chant ; usages sociaux avec l’invention de refuge climatique en cas de fortes chaleurs, l’accueil d’élèves en période de révision d’examen, de clubs d’aînés ou de répétition de chorales ; usages touristiques bien évidemment avec des visites et des centres d’interprétation ; usages caritatifs ou solidaires enfin, pour accueillir les plus démunis, les pèlerins, etc. Pas grand intérêt, disiez-vous ?

Un rapport sénatorial sur l’état du patrimoine religieux français s’est fait l’écho, l’été dernier, de la nécessité de faire des églises de France des lieux de sociabilisation, surtout dans la ruralité délaissée. Le sénateur communiste Pierre Ouzoulias et son homologue LR Anne Ventalon soulignaient aussi l’urgence d’une meilleure protection du patrimoine cultuel des XIXe et XXe siècles, méconnus et déconsidérés, et d’un véritable accompagnement de l’État, démissionnaire jusqu’à aujourd’hui, face à des élus territoriaux livrés à eux-mêmes dans le maquis des subventions et du montage technique des dossiers. […]

CEDH : L’avortement et la contraception forcés sont des traitements inhumains

Dans un jugement rendu le 22 novembre 2022, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la République moldave pour traitements inhumains et dégradants de femmes handicapées placées en institut psychiatrique. La gravité des faits en cause ne laissait que peu de doutes sur la condamnation de l’État moldave et montre un problème systémique d’atteintes aux droits des personnes handicapées. L’ECLJ était intervenu dans cette affaire et fut partiellement suivi dans ses observations écrites par la Cour.

Il s’agit de trois femmes souffrant d’un handicap mental moyen ou fort, placées en institut psychiatrique et ayant été violées par le médecin en chef du service. Suite à ces viols, elles furent enceintes, et leurs enfants à naître furent avortés de force.

La première refusa pendant plusieurs jours de prendre des pilules pour un avortement médicamenteux et un avortement chirurgical fut pratiqué sur elle vers la 18e semaines de sa grossesse, après qu’un conseil de médecins eut décidé pour elle.

L’une fut vraisemblablement rendue stérile des suites de l’avortement par curetage et elles furent toutes placées sous contraception forcée, sans explication.

Si ces requérantes ont finalement pu se faire entendre, c’est parce que le médecin en chef du service avait violé tellement de patientes – au moins 16, qu’une enquête générale avait été engagée et que ces femmes purent être entendues plusieurs années après.

La première révélation de ce jugement de la Cour est que le cadre légal moldave autorisait bien l’avortement forcé des personnes handicapées. Une directive du 3 août 1994 liste le handicap mental comme une contre indication médicale à la grossesse au même titre que la tuberculose, le cancer ou un diabète grave et permet à un comité médical de prendre la décision de pratiquer un avortement sur une femme sans qu’il soit fait mention du consentement de celle-ci (§ 42).

Et en France, combien de femmes sont forcées à avorter par leur parent, leur conjoint, leur employeur, la promotion incessante de l’Etat en faveur de l’avortement ?

L’autel et son orientation au programme du CIEL

A l’occasion de la tenue du prochain colloque du Centre International d’Études Liturgiques (CIEL), Paix Liturgique a demandé à son Directeur, Rubén Peretó Rivas, professeur de philosophie à l’Université nationale de Cuyo, à Mendoza, en Argentine, de présenter le CIEL et ses prochaines activités :

Le CIEL (Centre International d’Études Liturgiques), dès ses débuts, est né avec la vocation claire d’approfondir les études et les recherches sur les racines et le développement de la liturgie. Le siècle dernier a été marqué par l’intérêt pour la liturgie, à commencer par le Mouvement liturgique dans toutes ses étapes et variantes ; les réformes menées par saint Pie X sur le bréviaire, par Pie XII sur la Semaine Sainte, et surtout, l’immense bouleversement opéré par Paul VI après le Concile Vatican II, avec les controverses et même les ruptures qu’il a entraînées ; puis l’intérêt marqué pour la liturgie malade par le Pape Benoît XVI, qui a si souvent souligné la centralité de la liturgie pour la vie chrétienne et ses décisions concrètes – Summorum Pontificum – pour tenter de parvenir après la guerre ouverte par la liturgie de Paul VI à une paix liturgique bien nécessaire. Tout cela montre que la question liturgique telle qu’elle se pose aujourd’hui exige une étude sérieuse, car ce n’est que sur la base de connaissances vérifiées avec les méthodes que la science met à notre disposition, que nous pouvons avoir entre catholiques des dialogues fructueux et véritablement porteurs de résultats qui iront dans le sens du bien de l’Église. Et, de plus, des débats qui soient loin de l’idéologie qui force ou ignore souvent les données historiques pour imposer sa propre vision.

Comment le CIEL remplit-il sa mission ?

Le principal instrument permettant au CIEL d’atteindre ses objectifs est l’organisation de colloques ou de réunions annuelles au cours desquels un certain nombre de spécialistes se réunissent pour présenter et discuter les résultats de leurs recherches sur un sujet donné. Par la suite, les actes de ces réunions sont publiés afin que le plus grand nombre de personnes puisse accéder à ces informations.

Ainsi, le CIEL est un facilitateur de la recherche liturgique et de sa diffusion.

Quelle est l’histoire de CIEL ?

Le CIEL est une institution qui existe depuis près de 30 ans et, pendant tout ce temps, son activité s’est principalement manifestée dans l’organisation de rencontres scientifiques qui ont réuni, entre 1995 et 2006, des universitaires et des chercheurs en liturgie, dans un cadre d’étude et de discussion favorisant l’approfondissement de la connaissance des rites du culte catholique, essentiellement latin. Des délégations ont également été mises en place dans 18 pays d’Europe, d’Amérique et d’Asie afin de promouvoir de diverses manières la revalorisation de la liturgie catholique fondée sur la connaissance de ses sources et de ses traditions.

Plus de cent cinquante communications ont été lues et discutées lors de conférences tenues en France et en Angleterre, traitant de sujets aussi variés que le langage liturgique, la participation des fidèles ou les aspects historiques et théologiques du Missel romain, parmi beaucoup d’autres. Toute cette riche matière a été rassemblée en onze volumes, qui constituent un patrimoine précieux, d’une grande utilité pour l’étude mais aussi pour ceux qui, sans appartenir au cadre académique, sont intéressés à approfondir leurs connaissances sur ce sujet.

Peut-on parler de l’émergence d’une nouvelle phase de CIEL ?

En effet, notre institution a connu une première étape qui a duré onze ans. Ensuite, après une pause, les activités ont repris en 2020, avec l’organisation d’un colloque à Rome sur le thème de la diversité des rites liturgiques auquel ont participé plusieurs spécialistes d’Espagne, de France, des États-Unis, d’Italie et d’Angleterre. Malheureusement, les restrictions imposées par la pandémie de Covid nous ont contraints à interrompre à nouveau nos réunions, que nous allons reprendre en 2023.

Le CIEL organisera donc un nouveau colloque l’année prochaine ?

Oui, elle aura lieu le 20 février à Rome, à l’Istituto Maria Santissima Bambina, juste en face de la colonnade de Saint-Pierre. Le thème sera « L’autel et son orientation », avec la participation de spécialistes tels que Ángel Pazos López, de l’Université Complutense de Madrid ; Don Roberto Spataro, de l’Université salésienne de Rome et Marc Levatois, de l’École Normale de Paris ; l’abbé Claude Barthe, de Paris. En outre, des livres récemment publiés sur des thèmes liturgiques et des projets de recherche en cours seront présentés.

Qui peut participer ?

Les colloques du CIEL sont ouverts à toutes les personnes intéressées. Un formulaire d’inscription se trouve au bas de cette lettre.

Programme du  colloque du CIEL du 20 février 2023

Istituto Maria Santissima Bambina, Via Paolo VI 21, ROME

  • 9h30: Réception
  • 10h00: Rubén Peretó Rivas: Présentation du colloque
  • 10h15: R.P. Roberto Spataro, SDB (Pontificia Università Salesiana, Roma): Quae docuerint Patres Ecclesiae de altaribus. L’enseignement des Pères de l’Eglise au sujet des autels.
  • 11h15: Angel Pazos López (Universidad Complutense, Madrid): El altar y sus elementos en la imagen medieval. L’autel et ses éléments dans l’image médiévale.
  • 12h15: Présentation de projets de recherche.
  • 12h45: Buffet
  • 14h15: Marc Levatois (Paris): L’orientation de l’autel dans la construction symbolique de l’espace
  • 15h15: Rubén Peretó Rivas. Présentation des livres:
  • 16h15: Abbé Claude Barthe (Paris): L’histoire du versus populum depuis les années 20-30 du XXe siècle.
  • 17h15: fin des activités

Lien d’inscription au colloque : https://bit.ly/3UVYgaF

Il n’y a pas trop d’églises en France, mais il y a trop d’églises qui n’ont pas assez de fidèles

Suite aux propos de Roselyne Bachelot sur les églises, Philippe de La Mettrie, président de l’association Priants des campagnes, qui cherche à maintenir une vie de prière dans les églises rurales, est interrogé dans France catholique. Extrait :

Le plus violent dans cette séquence, c’est que, lorsque la journaliste lui parle de « raser » certaines églises, Roselyne Bachelot ne la dément pas. Or, pour les villageois qui vivent à côté de ces églises, pour les citadins qui viennent de temps à autre, ces églises restent leur église ! Traiter cela d’une façon technocratique peut blesser la partie de la population attachée au patrimoine cultuel et culturel. Le raisonnement de Roselyne Bachelot est purement financier, froid. Il n’a pas d’âme : ces églises coûtent cher, donc on les rase. Tout le monde le sait que ça coûte cher, mais trouvons une solution, ensemble !

Ces églises sont-elles vraiment sans « grand d’intérêt » ?

Il ne s’agit pas d’un jugement honnête. Je parcours la France et je peux vous dire que non seulement ces églises sont belles, mais qu’en plus elles attirent du monde aussi bien à l’intérieur que pour admirer l’extérieur ! Roselyne Bachelot oublie également que ces églises sont des lieux de silence, de recueillement, de paix… Ce sont les seuls lieux aujourd’hui où, grâce à des murs épais, nous sommes coupés de ce monde d’agitation et de performance. Il faut les conserver !

Comment faire ?

Ce ne sont pas les pierres qui sauveront la prière, mais la prière qui sauvera les pierres. Il n’y a pas trop d’églises en France, mais il y a trop d’églises qui n’ont pas assez de fidèles. Par tous les moyens, il faut faire en sorte que chaque église vive et revive par la prière et qu’elle conserve sa vocation de lieu de prière et donc la préservation du patrimoine… La loi de 1905 oblige les mairies à entretenir les églises dès lors que s’y déroulent des célébrations liturgiques. Il ne faut donc pas manifester dans la rue, mais se manifester dans les églises : aller y prier, les éclairer le soir, faire sonner les cloches, demander aux prêtres de venir célébrer la messe. Et l’on peut y organiser, en plus, des activités culturelles… Le plus important : montrer que c’est parce que les personnes prient dans l’église qu’elles portent aux autres la foi, l’espérance et la charité. Je vois un signe d’espérance dans le mouvement de retour vers le monde rural de certains citadins …

On en revient tout de même au problème du coût que représente l’entretien de ces églises…

C’est notamment pour cette raison que l’association Priants des campagnes vient de prendre une initiative : créer un fonds de dotation pour aider les mairies, les collectivités locales, à trouver des financements pour conserver leurs églises. On ne peut sauver ces églises qu’ensemble, croyants et non-croyants. […]

Que conseillez-vous à ceux qui sont attachés à leur église, afin d’éviter qu’elle soit, à terme, détruite ou vendue ?

Nous leur conseillons d’abord d’avoir un gardien des clés, avec l’accord du maire et du curé desservant, qui puisse ouvrir et fermer l’église. Ensuite, il faut susciter un groupe de prière, de sorte que l’église retrouve ou poursuive régulièrement sa vie de prière. Enfin, il faut créer une association loi 1901, qu’elle s’intitule « Association des amis de l’église de… » ou « Association de sauvegarde de l’église de… » ! Pour cela, trois personnes suffisent. Ce réflexe est important : car dès lors, vous existez vis-à-vis du monde civil. Enfin, il faut évoquer l’église dans les journaux locaux, beaucoup plus lus qu’on ne le pense. Toutes ces propositions semblent petites, évidentes, mais encore faut-il y penser. Car c’est ainsi que l’on peut réchauffer des cœurs endurcis.

Il n’aura fallu attendre que 11 jours pour avoir une attaque au couteau en 2023

Un individu a blessé plusieurs personnes à l’arme blanche au niveau de la gare du Nord à Paris ce matin. L’auteur, qui s’en est pris à plusieurs voyageurs, dont un policier, a été rapidement neutralisé. C’est un policier hors service qui rentrait chez lui armé qui a neutralisé l’auteur de l’attaque.

Addendum : l’auteur déclare se nommer Mohamed Amine M., 31 ans, de nationalité algérienne.

Décès du cardinal australien George Pell

Le cardinal australien George Pell, ancien préfet du Secrétariat à l’Economie du Saint-Siège, accusé puis blanchi sur une affaire d’abus sexuels, est décédé mardi à l’âge de 81 ans. Le prélat avait injustement fait douze mois de prison.

Le cardinal aurait été victime d’un arrêt cardiaque alors qu’il était hospitalisé pour une opération chirurgicale.

Il devait célébrer la messe de clôture du prochain pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté à Chartres.

RIP

Les Ch’Tontons flingueurs sortent la Grande Vareuse

Pour soutenir l’école de leurs enfants, les papas de Notre-Dame-de-Fatima, près de Lille, viennent de lancer sur le marché une bière forcément… de tradition !

N’hésitez pas à regarder une publicité on ne peut plus traditionnelle et, si ça vous tente, à en commander ici : lavareuse.fr/Front/home.html

Et pour comprendre le nom de leur bière, c’est ici : ndfatima.org

La révolution sexuelle n’est pas arrivée par accident

Un long article long détaille l’organisation de la libération sexuelle. Extraits :

[…] En résumé, il ne fait aucun doute que les méthodes de contrôle des naissances ont été développées et propagées à grande échelle, non pas pour libérer les femmes, mais pour contrôler la population et diminuer la naissance des « indésirables ». À l’inverse, si elles avaient été conçues comme une tentative de libérer les femmes, elles auraient échoué de manière spectaculaire. Toutes les études ont montré que le bonheur des femmes n’a cessé de diminuer depuis les années 1960.

Selon une étude publiée dans l’American Economic Journal en 2009 :

« Plus de 1,3 million d’hommes et de femmes ont été interrogés au cours des 40 dernières années, tant ici qu’aux États-Unis et dans les pays développés du monde entier. Partout où les chercheurs ont pu collecter des données fiables sur le bonheur, le constat est toujours le même : de plus grandes opportunités en matière d’éducation, de politique et d’emploi ont correspondu à une diminution du bonheur de vie des femmes, par rapport aux hommes »13.

Le Guardian britannique a publié un article sur ce même sujet en 2009, affirmant que

« selon plusieurs études significatives, le bonheur des femmes par rapport à celui des hommes a diminué au cours des 25 dernières années. Cela concerne les femmes de tous les groupes d’âge, et c’est évident dans de nombreux pays, en particulier aux États-Unis et au Royaume-Uni »14.

[…] Cet énorme changement culturel s’est accompagné d’une campagne de marketing agressive visant à modifier l’ensemble des perceptions des gens quant à la finalité du sexe. Au lieu d’être un outil de création de liens et de reproduction réservé aux relations sérieuses et engagées, la révolution sexuelle a encouragé les gens à considérer le sexe comme une simple option de style de vie et une activité récréative. Le sexe est une activité de loisir qui n’a pas plus de signification ou de conséquence intrinsèque que de jouer au tennis – et les partenaires ne doivent pas se connaître mieux que des semi-étrangers qui s’arrêtent pour faire une partie rapide.

Les cinglés pris au piège

N’ayant pas eu de contact avec ses enfants depuis plus de cinq mois, un père de famille équatorien a décidé de changer de genre, légalement pour obtenir la garde. Une décision critiquée par le lobby LGBTIXX.

Le père a expliqué que sa décision « n’avait rien à voir avec son identité de genre ou sa sexualité » mais il l’a fait car

« le système juridique équatorien accorde à la mère des “doits privilégiés” dans les batailles pour la garde ».

« Je veux être une mère, pour pouvoir aussi donner l’amour et la protection d’une mère… Être père dans ce pays, l’Équateur, est puni et je ne suis vu que comme un pourvoyeur ».

« Sans enfant aujourd’hui, pas de retraite demain »

Réaction de La Manif Pour Tous à la présentation du projet de réforme des retraites :

Pour le mouvement social de La Manif Pour Tous, il est impératif et urgent de sortir la natalité de l’angle mort du projet de réforme des retraites présenté cet après-midi par Elisabeth Borne. Il faut également améliorer de manière significative la prise en compte de la maternité dans les carrières professionnelles, le calcul des pensions et ouvrir le débat sur le salaire maternel. Les parlementaires de l’opposition ont une responsabilité importante puisqu’en l’absence de majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, ils ont la possibilité d’orienter les débats. Seront-ils au rendez-vous ?

Gouvernement et majorité ne cessent d’asséner que l’avenir du système des retraites est un choix entre la hausse des cotisations, la baisse des pensions et l’allongement de la durée de cotisation. C’est oublier le facteur clé de notre système : le ratio entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités. La natalité est donc le véritable enjeu pour les retraites, et ce d’autant plus que la France connaît depuis 2015 une chute de la natalité sans précédent. Mettre ce paramètre de côté est une faute politique et le signe d’une approche idéologique. Au lieu de voir l’apport irremplaçable des familles pour la société, le gouvernement s’enferme dans une approche excluant la famille, dans la droite ligne de la politique de François Hollande. La famille est pourtant plébiscitée par les Français selon toutes les enquêtes d’opinion : encourager et soutenir les familles serait largement approuvé et c’est le seul moyen d’espérer une reprise de la natalité.

L’équilibre de notre système des retraites par répartition et la solidarité qui le fonde repose sur les cotisations des actifs. Or, ceux de demain sont les enfants d’aujourd’hui. Les familles, et en particulier les familles nombreuses (3 enfants et plus), jouent donc un rôle essentiel pour tous. Bien que le gouvernement ait annoncé une mesure pour les mères ayant une carrière interrompue, cette mesure ne va pas assez loin et devra concerner toutes les mères sans exception et s’accompagner d’une politique familiale relancée. 

« Il est urgent que le gouvernement revoie sa copie pour agir en faveur des familles afin qu’elles aient autant d’enfants qu’elles le souhaitent. La baisse du quotient familial, la fin de l’universalité des allocations familiales et les contraintes imposées sur le congé parental sous le quinquennat de François Hollande ont été aussi injustes et liberticides que lourdes de conséquences sur la natalité. A revenus égaux, la différence de traitement fiscal entre un foyer avec ou sans enfant est en train de disparaître, avec de nets effets sur la natalité. La société doit prendre en compte, dans l’intérêt de tous, les efforts des ceux qui élèvent des enfants. De même, la maternité doit être prise en compte sans aucune restriction dans la vie professionnelle et le calcul de la retraite. Sans cela, aucune réforme ne pourra suffire à assurer le financement des retraites» souligne Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. 

La Manif Pour Tous se mobilise, en particulier auprès des parlementaires, pour défendre les familles et proposer les réponses aux vrais enjeux de notre avenir commun : nos enfants et les familles. 

Ectogenèse

Une proposition de loi a été présentée au Parlement ukrainien modifiant l’article 281 du code civil afin de légaliser l’ectogenèse : le développement de l’embryon et du fœtus dans un utérus artificiel à partir d’une fécondation in vitro.

Le texte précise que si un enfant est né à la suite de l’utilisation de la méthode d’ectogenèse, les parents de l’enfant sont les conjoints qui ont donné leur consentement à l’utilisation d’une telle méthode, à condition qu’au moins un des conjoints ait un lien génétique avec l’enfant. La note explicative dit aussi :

« L’Ukraine a atteint le statut d’un des leaders mondiaux dans le traitement de l’infertilité à l’aide des technologies de reproduction assistée. Les méthodes de traitement de l’infertilité sont en développement constant. L’une des méthodes, dont le développement mobilise aujourd’hui le plus d’efforts de la part des scientifiques, est la méthode de l’ectogenèse. »

Danger pour la démocratie

Alena Buyx, présidente du Conseil d’éthique allemand, déclare qu’enquêter sur la politique anti-covid qui a été menée serait « dangereux pour la démocratie »…

Profanation d’une chapelle à Quiberon

Lu dans Ouest-France de ce jour :

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