I-Média – Canicule et insécurité : alarmer pour mieux conditionner
Cette semaine, c’est la rentrée d’I-Média après la pause estivale, l’occasion pour Michel Geoffroy et Floriane Jeannin de revenir sur la parution de la tribune « nous ne sommes pas des faits divers » dans le JDD du 8 août dernier. Une opportunité pour les médias de grands chemins de stigmatiser les signataires de cette tribune qui vient contredire les satisfécits du gouvernement. Assassinats d’Enzo, de Philippe, de Patrice, de Bernard ou de Marie-Astrid, attaques au couteau, fusillades, viol horrible à Cherbourg, refus d’obtempérer, agressions de touristes, trafics de drogues : les fameux « bien connus des services de police » qui ne s’appellent ni Kevin, ni Matteo n’ont pas pris de vacances cet été.
Le dossier du jour est consacré à l’alarmisme climatique officiel. Une aubaine médiatique là encore pour vendre de la peur sans trop indiquer que les alertes rouges canicule permettent en réalité aux préfets de mettre en place des mesures coercitives dans leur département si cela est “nécessaire”…
Sans oublier les pastilles de l’information et le portrait piquant du jour consacré à Samuel Gontier, journaliste à Télérama.
Une guerre ethnico-religieuse sur le sol de France
De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :
Une part désormais significative de notre territoire national est entrée en sécession. La réalité décrite par le film de Cédric Jimenez Bac Nord est maintenant duplicable à des centaines d’exemplaires. La question n’est plus de savoir si une guerre civile, ou plutôt une guerre ethnico-religieuse aura lieu sur le sol de France mais quand et avec quelles probabilités de succès pour les différents protagonistes.
UNE IMMIGRATION INASSIMILÉE
Depuis plusieurs décennies des populations immigrées nombreuses, étrangères à notre culture et à notre civilisation, ont rejoint notre territoire national. Ce fut, d’abord, une demande du patronat toujours désireux de bénéficier d’une main d’œuvre docile et bon marché, ensuite, dans le cas de l’Algérie une conséquence logique de la «capitulation » d’Evian qui prévoyait une libre circulation des ressortissants algériens en France et, enfin, un des soubresauts du « sanglot de l’homme blanc » coupable d’avoir fait « suer le burnous » et condamné pour cela à expier, jusqu’à la fin des temps, ce crime en accueillant toute la misère du monde extra européen. Les instruments d’assimilation qui avaient fonctionné pour les immigrés polonais, espagnols ou italiens du début du XXème siècle ont été détruits : l’école, le service militaire, l’Eglise qui dans ses patronages et ses œuvres de jeunesse « francisait » ces populations catholiques. La droite libérale qui ne voit dans les hommes que des producteurs et des consommateurs, estimant qu’un pasteur bambara peut tout à fait prendre la place d’un ouvrier flamand, a semblé ignorer que les êtres humains sont d’abord des êtres de culture et que le choc des civilisations peut s’incarner dans des réalités très prosaïques comme l’habillement, le régime alimentaire, les codes de déférence, etc. La gauche, rongée par la mauvaise conscience, biberonnée aux grandes utopies : La France patrie des droits de l’homme, terre d’asile, etc. ne cessait d’expier par l’accueil de tous les étrangers ses collusions avec son passé colonial. Les uns et les autres se rejoignant sur un mantra : la République et sa religion, la laïcité résoudront tous les problèmes.
Las, au fil des années l’Islam a renforcé son emprise sur ces populations dont certaines ne demandaient qu’à s’occidentaliser. Devenir français ! Pourquoi ? Est-ce vraiment désirable et souhaitable ? Qui est fier d’être, ou de devenir, français ? D’ailleurs beaucoup de ces jeunes de la deuxième ou troisième génération d’immigrés annoncent la nationalité de leurs parents quand on leur demande de se définir. Combien de « Français de papier » parmi les milliers de supporters marocains qui ont régulièrement envahi et occupé, dans la plus totale impunité, les Champs- Elysées en décembre dernier lors de la dernière coupe du monde de football ? Qui peut avoir l’inconscience, hormis grâce particulière, de quitter le confort de l’Umma, communauté en pleine expansion démographique et politique, pour associer son destin à un pays dont le mépris de la loi naturelle (mariage pour tous, théorie du genre, dictature LGBT, etc.) est un objet de scandale et de mépris pour des populations fermement attachées à certains éléments de la loi naturelle. Quand les autorités du pays d’accueil ne cessent de battre leur coulpe sur la poitrine de leurs prédécesseurs, faisant du Français de souche l’héritier, accablé et repentant, d’esclavagistes forcenés, de colons sadiques et de collaborateurs névrosés. Les assauts récents contre les bâtiments publics, les forces de police, les pompiers, les écoles, les bibliothèques, etc., tous symboles de la France et de ses institutions manifestent de la part de beaucoup de ces jeunes une haine de notre pays que même les commentateurs les plus complaisants ne parviennent plus à dissimuler.
UNE PARTITION EN COURS
Les faits sont là. La partition sur des bases ethnico religieuse annoncée, et redoutée, par certains n’est plus un risque ou une prophétie, elle est une réalité. Ainsi lors des élections législatives de juin 2022 la NUPES de Jean-Luc Mélenchon l’a emporté dans les douze circonscriptions de Seine Saint-Denis. De son côté le Rassemblement national de Marine Le Pen l’emportait dans sept des huit circonscriptions du Var. Ce n’est pas en déversant de nouveaux milliards d’Euros dans les banlieues afin de reconstruire les 1059 bâtiments incendiés ni en faisant la promotion de l’éducation sexuelle à l’école que seront résolues les difficultés posées par l’état de sécession de nombreux pans de notre territoire national. Il est déjà bien tard, alors que la bande de pieds nickelés qui président aux destinées de notre malheureux pays n’est en mesure ni de ralentir le flot des nouveaux immigrés ni de faire exécuter les OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) prononcées par la justice. Il est à craindre que le destin de notre pays ne soit celui du Liban, soit la morcellisation de la France sur des bases ethnico-religieuses. Tel quartier, ou telle ville, sera peuplé de Marocains, tel autre d’Algériens, tel autre de Maliens, tel autre de Français de souche, etc., chacun régi par sa loi propre. L’histoire est implacable. Elle a ses lois, aussi impitoyables que les lois physiques. Ne voyons-nous pas s’accomplir sous nos yeux la prophétie du maréchal Juin, pied-noir natif de Bône : « Que les Français en grande majorité aient, par référendum, confirmé, approuvé l’abandon de l’Algérie, ce morceau de la France, trahie et livrée à l’ennemi, qu’ils aient été ainsi complices du pillage, de la ruine et du massacre des Français d’Algérie, de leurs familles, de nos frères musulmans, de nos anciens soldats qui avaient une confiance totale en nous et ont été torturés, égorgés, dans des conditions abominables, sans que rien n’ait été fait pour les protéger : cela je ne le pardonnerai jamais à mes compatriotes : la France est en état de péché mortel. Elle connaîtra un jour le châtiment. » Mais nous savons aussi qu’il est toujours possible de se relever, même du péché mortel. A condition de s’en repentir et de réparer. Le 29 juillet 1916, le désormais saint Charles de Foucauld prophétisait de son ermitage de Tamanrasset : « Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils deviennent chrétiens ». Ces lignes n’ont rien perdu de leur actualité, bien au contraire, confortées par le dénouement sanglant de l’aventure algérienne. C’est dire si l’état de l’Eglise de France, à qui incomberait cette mission d’évangélisation mais surtout préoccupée de rompre avec la Tradition liturgique de l’Eglise et de se convertir à une synodalité aussi indigeste que résolument révolutionnaire, n’invite guère à l’optimisme. Néanmoins nous savons que rien n’est impossible à Dieu et que c’est dans l’humble accomplissement de nos fidélités domestiques que se préparent les temps de Résurrection.
Accueillir les enfants abandonnés
En réponse à l’abandon croissant de nourrissons en Floride, Nick Silverio a créé en 2001 une organisation à but non lucratif pour venir en aide aux mères et à leurs bébés. Aujourd’hui, des années plus tard, cette organisation a sauvé plus de 370 bébés en Floride et a aidé plus de 6000 femmes et filles à surmonter les problèmes de leur maternité. La National Safe Haven Alliance a signalé que depuis 1999, plus de 1600 bébés ont été illégalement abandonnés par leurs parents. Pour protéger ces nourrissons, les 50 États ont ensuite adopté une forme de loi sur les lieux sûrs, qui permet à une mère de laisser son nouveau-né dans un lieu autorisé, généralement un service d’incendie ou un hôpital. Silverio a déclaré qu’au fil des années, le programme des lieux sûrs avait sauvé des vies de manière surprenante, citant une anecdote où des cambrioleurs ont pris en otage une voiture et ont réalisé qu’un bébé de huit mois était à l’intérieur. Ils ont alors emmené le bébé dans une caserne de pompiers et ont abandonné la voiture, et après des appels à A Safe Haven for Newborns, la mère a été réunie avec son bébé. « Même les cambrioleurs connaissent les lieux sûrs », s’est-il félicité.
Une fausse alerte à la bombe au Vatican
Un Italien a mené la police dans une longue poursuite dans les rues de Rome le 18 août et, lorsqu’il s’est retrouvé acculé, a déclaré que son camion était rempli d’explosifs qu’il prévoyait de faire exploser au Vatican. Une fouille du véhicule n’a révélé aucune trace d’explosifs. Le suspect, qui n’a pas été identifié, avait un casier judiciaire, ont révélé les autorités. Il est actuellement détenu pour diverses charges.
Persécution des chrétiens en Terre Sainte
Bernard Antony, président de l’Agrif, fondateur de Chrétienté-Solidarité, ancien fondateur du Cercle d’Amitié Française juive et chrétienne, directeur de la revue Reconquête, communique :
Les chrétiens et pèlerins en Terre Sainte sont, au fil des dernières années, des derniers mois et des dernières semaines, toujours plus victimes d’injures et agressions du fait d’extrémistes israéliens ultra-nationalistes et racistes mais aussi de mesures plus hypocrites de discrimination du fait de certains services de sécurité et autres administrations.
Il n’était que temps pour le président israélien Isaac Herzog de venir au couvent Stella Maris à Haïfa, exprimer sa solidarité avec les chrétiens et de condamner notamment les violences perpétrées contre ces derniers par un groupe de juifs orthodoxes fanatiques et violents.
Certes, les chrétiens de Terre Sainte ont apprécié les propos se voulant rassurants de responsables israéliens des services de sécurité. Mais, ils jugeront sur les actes. Car, à ce jour, pas la moindre condamnation n’a été prononcée en Israël pour des actes violents de racisme antichrétien.
Les gouvernants d’Israël et dirigeants des communautés juives doivent prendre la mesure de ce que les injures et les actes antichrétiens en Israël pourraient être les plus désolants ingrédients d’une triste réapparition de pulsions antisémites.
La Cour suprême pourrait se saisir du cas de David Daleiden
Une décision de la justice américaine a condamné David Daleiden, activiste pro-vie, à verser 16 millions de dollars pour couvrir les mesures de sécurité de Planned Parenthood et les honoraires d’avocats, lorsqu’il a rendu public le fait que cette organisation tire profit des parties du corps des fœtus avortés. Ce dossier pourrait être prochainement examiné par la Cour suprême. Dans un mémoire présenté à la Cour pour inciter les juges à examiner l’affaire, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis – soutenue par les Chevaliers de Colomb, la Marche pour la vie et le réseau Eternal Word Television Network – affirme que les décisions des tribunaux inférieurs imposant des pénalités de 16 millions de dollars aux militants pro-vie reflètent un « schéma malheureusement familier » de partialité pro-avortement de la part de certains tribunaux inférieurs. Le différend actuel est porté devant la Cour suprême en appel d’une décision de la Cour d’appel des États-Unis pour le 9e circuit. David Daleiden a créé le Center for Medical Progress et utilisé les méthodes du journalisme d’investigation pour rassembler des preuves. Au cours des années suivantes, ils ont participé à des salons professionnels de Planned Parenthood, visité des établissements de Planned Parenthood et, à l’aide de caméras dissimulées, enregistré des entretiens avec le personnel de l’organisation. Puis, à partir de juillet 2015, ils ont commencé à diffuser leurs vidéos. L’attention médiatique généralisée a entraîné des enquêtes du Sénat et de la Chambre des représentants des États-Unis. Des poursuites réussies ont suivi en Californie et en Arizona, et ont marqué la fin du statut de fournisseur Medicaid de Planned Parenthood dans plusieurs États. Planned Parenthood a réagi en déposant une plainte de 14 chefs d’accusation contre le Center for Medical Progress.
Un pasteur évangélique arrêté en Biélorussie
Le pasteur évangélique Vyacheslav Goncharenko et son gendre Illia Budai ont été arrêtés par la police biélorusse le 14 août à la suite d’une perquisition à leur domicile et ont été placés en détention pour une durée minimale de dix jours. Les autorités ont décidé de fermer le site internet de l’Église fin juillet, l’accusant de diffuser des informations « extrémistes » créant des menaces pour la sécurité nationale en attisant artificiellement les tensions dans la société. Selon l’ONG Portes Ouvertes, plusieurs chrétiens ont été arrêtés en pleine rue pour avoir partagé leur foi, et ont écopé de lourdes amendes équivalant à deux mois de salaire chacun, le soutien financier des églises étrangères a été bloqué, de nombreux chrétiens étrangers actifs ont dû quitter le pays, et la police secrète surveille les cultes.
Découverte du théâtre de Néron près du Vatican
Le théâtre de Néron a récemment été découvert à quelques mètres seulement du Vatican, au cours de fouilles réalisées pour la construction d’un parking dans la cour du Palazzo della Rovere. Il se trouve dans une zone historiquement liée aux jardins d’Agrippine, mère de l’empereur Caligula.
Les fragments retrouvés couvrent une partie de la cavea et de la scène. Les fouilles ont également révélé d’autres trésors cachés, tels que des coupes en verre, des pichets, des céramiques et des reliques laissées par les pèlerins du passé. Ces objets, ainsi que des restes osseux et des chapelets du Moyen Âge, offrent un aperçu de l’histoire de Rome à travers les siècles. Les archéologues soulignent l’importance de prendre en compte le fait qu’au Moyen Âge, cette zone attirait des pèlerins du monde entier venus vénérer la tombe de saint Pierre.
Nouveau père abbé à Kergonan
Le frère Jean-Vincent Giraud, 36 ans, est le nouveau père abbé de l’abbaye Sainte-Anne-de-Kergonan, à Carnac.
L’abbaye n’avait plus de père abbé depuis cinq ans. La fonction était assurée par un prieur. L’abbaye compte aujourd’hui dix-sept moines.
Le père abbé est né et a été baptisé au Mans, et a grandi à Metz et Poitiers. Ingénieur de formation, il est entré à l’abbaye en 2011, a prononcé ses voeux solennels en 2016, et a été ordonné prêtre cette année, en 2023, par Mgr Centène.
La bénédiction abbatiale du nouvel abbé aura lieu dans les trois mois.
« Sauvetages »
Regardez, navire de l’ONG d’extrême gauche @openarms_fund attend ses clients en multipliant les allez-retour à quelques miles de la côte libyenne.
On se moque du monde avec ces histoires de « sauvetages ». pic.twitter.com/fJ2T65wwMw— Damien Rieu (@DamienRieu) August 21, 2023
L'Italie saisit trois navires de sauvetage de migrants clandestins en 48 heures, dont le Sea-Eye 4https://t.co/GNeQPhYMDX pic.twitter.com/m36siixNLk
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) August 23, 2023
Le Pape François appelle à mettre fin à l’instrumentalisation des religions
Le Pape François a appelé à mettre fin à l’instrumentalisation des religions pour inciter à la haine et à la violence, à l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes d’actes de violence fondés sur la religion ou la conviction. Selon l’ONG Portes Ouvertes, les chrétiens sont les plus persécutés dans le monde en raison de leur foi. Cette violence est particulièrement visible en Inde, au Pakistan, au Nigéria, au Cameroun et au Bangladesh. Les violences prennent différentes formes, allant des attaques directes à la vie des victimes aux agressions sexuelles et aux destructions de lieux de culte.
Une suite à l’encyclique Laudato Si?
Le pape François a révélé qu’il était en train d’écrire une deuxième partie de Laudato Si’ afin de traiter des problèmes actuels. Le porte-parole du pape, Matteo Bruno, a ensuite déclaré aux journalistes que le nouveau document aborderait les récentes catastrophes climatiques.
« Effacez le passé, démolissez le présent, contrôlez l’avenir! »
Causeur publie un passionnant article intitulé: « Révolution culturelle aux USA: comment la gauche radicale a tout conquis ». On ly lit notamment ce passage sur l’influence de la gauche radicale sur la gauche modérée (toute ressemblance avec l’influence du camarade Mélenchon sur la Macronie ne serait évidemment pas fortuite…):
La grande victoire de BLM [Black Lives Matter] a été de s’assurer le soutien d’institutions prestigieuses. BLM n’a rien inventé sur le fond mais sur le langage et la présentation. BLM chercha ainsi à se concilier les élites afin de les mobiliser sur les questions raciales et sexuelles. Les enquêtes du Pew Research Center retracent l’évolution anachronique des perceptions de la question noire à gauche. En 2017, 76 % des Américains proches des Démocrates disaient que le racisme était un gros problème aux États-Unis contre 32 % en 2009. La mort de George Floyd aux mains d’un policier en 2020 déclencha une révolution culturelle, en marche depuis des décennies, et qui suivait à la lettre les propos d’Angela Davis à ses étudiants à l’UCLA : « Effacez le passé, démolissez le présent et contrôlez l’avenir ».
Des chaines de magasins ont commencé à afficher des banderoles en faveur de BLM. Avec un parfum soviétique, les médias américains ont présenté BLM comme une marche vers la libération, les exactions et les crimes n’étant, comme le clamaient les militants dans les années 1960, qu’une réaction à l’oppression. Seattle fut sans doute la ville qui exhiba la plus grande complaisance à l’égard des débordements violents et des prises de pouvoir locales, notamment dans la zone autonome CHAZ (Capitol Hill Autonomous Zone). Dans la CHAZ, les factions les plus armées et agressives devinrent la police de facto, avec un taux d’homicide 50 fois supérieur à celui de Chicago et dont toutes les victimes étaient noires, jusqu’à ce que la CHAZ soit reprise par la police du centre-ville.
Lyle Shelton et la liberté d’expression
Lyle Shelton, ancien directeur général du lobby chrétien australien, le visage de la campagne du « non » lors du plébiscite sur le mariage en 2017 et maintenant à la tête du parti Family First, s’est opposé en 2020 à la tenue de « Drag Queen Story Time » par le conseil municipal de Brisbane, une forme très étrange d’endoctri-tainment qui met des drag queens dans les bibliothèques publiques pour lire des histoires aux enfants. Il a été poursuivi en justice. Les drag queens qui le poursuivaient réclamaient que les publications de Lyle Shelton sur ce sujet soient retirées, que ce dernier s’excuse et 20 000 dollars. Pendant trois ans, Lyle Shelton s’est défendu et il l’a finalement emporté – même si ce combat pour la liberté d’expression lui a finalement coûté plus de 200 000 dollars. Il a déclaré après cette décision: « Aucun Australien ne devrait plus être traîné devant une procédure judiciaire de trois ans coûtant des centaines de milliers de dollars pour avoir participé à un débat public important sur le bien-être des enfants. Dans une société libre, le débat doit être accueilli par le débat, et non par une action en justice financée par le contribuable qui vise à faire taire et punir un compatriote. »
Nouveau directeur pour les Petits Chanteurs à la Croix de Bois
Communiqué :
La Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois a l’honneur de présenter son nouveau directeur, Monsieur Tanguy Louvel à compter de la rentrée scolaire 2023-2024.
Tanguy Louvel prend la suite de Monsieur Vincent Bruggeman, qui a occupé cette fonction depuis 2017. Il part vers de nouveaux projets éducatifs après deux mandats de direction, marqués par un fort développement de l’activité du chœur et un dynamisme remarquable de l’institution, en dépit de la crise du Covid.
Marié et père de famille, Tanguy Louvel, 46 ans, a désormais la charge de diriger la Manécanterie créée en 1907, qui compte aujourd’hui près de 80 élèves, pensionnaires à Autun en Bourgogne, scolarisés au sein de l’Institution Saint Lazare – Saint-Sacrement. Ces garçons vivent toute l’année un projet éducatif, artistique, humain et spirituel hors du commun, ponctué par l’apprentissage de la musique, les tournées en France et dans le monde.
Par leur histoire, les valeurs qu’ils véhiculent et l’excellence musicale, ils constituent l’un des chœurs d’enfants les plus réputés au monde.
L’objectif principal de Monsieur Louvel sera de maintenir cette excellence musicale et éducative, en s’appuyant sur sa riche expérience : il a en effet été enseignant et éducateur à l’Institution Saint Donatien (Derval – 44) et a fondé le collège Holiskol (Rennes – 35) en 2017. Tanguy Louvel a également réalisé quatre films documentaires pour la télévision depuis cette date.
L’année des Petits Chanteurs à la Croix de Bois reprendra le 28 août par un stage de prérentrée où les nouveaux élèves seront accueillis par les plus anciens dans leur maison à Autun. Le chœur est attendu cette année pour 50 concerts en France et 30 à l’étranger (en Corée du Sud au mois de décembre 2023 et en Chine au mois de juin 2024).
Les gardes-frontières saoudiens accusés d’avoir tué des centaines de migrants
L’ONG Human Rights Watch a accusé les gardes-frontières saoudiens d’avoir tué des centaines de migrants éthiopiens qui tentaient de traverser la frontière entre le Yémen et l’Arabie saoudite entre mars 2022 et juin 2023. Mais, naturellement, les médias occidentaux ne s’y intéressent guère puisque ce n’est pas l’Europe qui est ici mise en accusation!
Le dominicain Olivier Poquillon nommé directeur de l’École biblique de Jérusalem
Le frère Olivier Poquillon, op, a été nommé directeur de l’École biblique de Jérusalem par le frère Gérard Timoner, Maître de l’Ordre et Grand Chancelier de l’École biblique, le 15 août 2023. Il succédera au frère Jean-Jacques Pérennès le 1er octobre, à la fin de son mandat.
Le frère Olivier Poquillon a récemment supervisé la restauration du couvent dominicain de Notre-Dame de l’Heure à Mossoul, fortement endommagé par Daech. Agé de 56 ans, le frère Olivier est un juriste spécialisé en droit international public et auditeur à l’Institut des hautes études de la défense nationale. Il a été délégué permanent de l’Ordre dominicain auprès des Nations Unies de 2008 à 2013, et expert du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe.
Le cardinal Burke dénonce les dangers potentiels du Synode sur la synodalité
Dans la préface d’un nouveau livre sur le Synode sur la synodalité, le cardinal Raymond Burke déclare qu’une « révolution est à l’œuvre pour changer radicalement la compréhension de l’Église d’elle-même ». Le cardinal américain exprime sa crainte que le Synode soit fortement influencé par les évêques allemands, « propageant largement la confusion, l’erreur et leurs fruits, la division ». Il note que les résultats négatifs ont « déjà commencé à se manifester à travers la préparation du Synode au niveau local ». La préface du cardinal Burke figure dans le livre « The Synodal Process as a Pandora’s Box » dr José Antonio Ureta et Julio Loredo de Issue, qui utilise un format de question-réponse pour convaincre les lecteurs que le Synode aura un « impact potentiellement révolutionnaire ». La publication du livre a été annoncée le 22 août.
Manifestation de parents contre l’Etat de Californie
Des centaines de militants des droits des parents se sont rassemblés au Capitole de l’État de Californie à Sacramento le 21 août pour exprimer leur opposition à un projet de loi qui limiterait les droits des parents dans les écoles publiques et restreindrait le pouvoir des conseils scolaires locaux de définir leur propre voie dans les guerres culturelles. Cette grande manifestation, organisée notamment par le California Family Council, marque une bataille de plus en plus intense entre le gouvernement démocrate de l’État et plusieurs conseils scolaires locaux à tendance conservatrice qui tirent la sonnette d’alarme sur des politiques qui embrassent et promeuvent un modèle de transition de genre pour les enfants en proie à de la dysphorie de genre et célèbrent les pionniers LGBTQ+ en tant que héros de l’État. Environ 1 000 Californiens se sont rassemblés devant les marches du Capitole de l’État à Sacramento le 21 août 2023 pour protester contre une série de projets de loi qu’ils estiment porter atteinte à leurs droits en tant que parents. Au cours du dernier mois, le gouverneur Gavin Newsom a menacé d’imposer des amendes importantes aux districts scolaires publics qui s’opposent à l’adoption d’un nouveau manuel d’études sociales « inclusive ». Pendant ce temps, le président d’un conseil scolaire a ordonné l’éviction forcée de Tony Thurmond, le surintendant de l’instruction publique de l’État, qui s’était rendu à une réunion du conseil scolaire pour exprimer son opposition à leur position sur l’éducation sur le thème des LGBTQ+. D’autres textes sont problématiques:
- L’A.B. 1078, qui élèverait le seuil pour les conseils scolaires pour interdire des livres, d’une simple majorité à deux tiers.
- Le S.B. 596, qui infligerait des amendes à ceux qui perturbent « de manière substantielle » une réunion du conseil scolaire ou harcèlent les employés de l’école.
- L’A.B. 5 prévoit que le Département de l’Éducation développe un cours de formation pour les employés des écoles sur la « compétence culturelle LGBTQ+ ».
- L’A.B. 665 permet aux enfants de 12 ans et plus de recevoir « un traitement ou un conseil en santé mentale en ambulatoire », y compris leur placement dans des foyers de groupe, sans le consentement parental.
- L’A.B. 957 demande aux juges qui statuent dans les litiges de garde de pencher en faveur du parent qui soutient les soins affirmatifs de genre, tels que l’utilisation des pronoms correspondant à l’identité de genre préférée de l’enfant, les bloqueurs de puberté et d’autres interventions.
Une Europe qui risque de perdre son âme…
Lundi 21 août, le pape François a reçu en audience une délégation de juristes des États membres du Conseil de l’Europe. Ces représentants ont signé « l’Appel de Vienne », une invitation aux États membres du Conseil à s’engager en faveur de l’État de droit et de l’indépendance de la justice. Le Pape leur a notamment déclaré:
Les crises ne sont pas à l’origine des seules menaces contre les libertés et l’État de droit au sein même des démocraties. En effet, une conception erronée de la nature et de la personne humaines se répand de plus en plus, une conception qui en fragilise la protection même et qui ouvre peu à peu à de graves abus sous couvert de bien.
Il faut rappeler que le fondement de la dignité de la personne humaine se trouve dans son origine transcendante qui en interdit, par conséquent, toute violation ; et cette transcendance exige que, dans toute activité humaine, la personne soit mise au centre et ne se retrouve pas à la merci des modes et des pouvoirs du moment. « Une Europe qui n’aurait plus la capacité de s’ouvrir à la dimension transcendante de la vie est une Europe qui lentement risque de perdre son âme ainsi que cet esprit humaniste qu’elle aime et défend cependant ».
Le respect des droits humains ne peut être assuré, et un État de droit ne peut trouver de solidité, que dans la mesure où les peuples restent fidèles à leurs racines qui s’alimentent de la vérité, qui constitue la sève vitale de n’importe quelle société qui désire être vraiment libre, humaine et solidaire. Sans cette recherche de la vérité sur l’homme, selon le projet de Dieu, chacun devient la mesure de soi-même et de son propre agir. Or, de fait, il y a aujourd’hui une tendance à une revendication toujours plus grande de droits individualistes ne tenant plus compte que tout être humain est lié à un contexte social dans lequel ses droits et devoirs sont connexes à ceux des autres et au bien commun de la société elle-même. Un malentendu sur le concept de droits humains, et leur abus paradoxal, pourraient livrer les peuples « aux purismes angéliques, aux totalitarismes du relativisme, aux fondamentalismes anhistoriques, aux éthiques sans bonté et aux intellectualismes sans sagesse » où l’État de droit ne serait plus au service que d’une personne humaine falsifiée et manipulée, devenue le jouet de puissances et d’idéologies non universelles.
L’Alabama interdit les traitements de changement de sexe pour les enfants
Un tribunal du 11e circuit a validé la loi de l’Alabama (votée en 2022) contre les traitements de changement de sexe pour les enfants. L’Alabama est le 14e Etat des Etats-Unis où les traitements de changement de sexe sont interdits sur les enfants. La loi interdit également aux écoles de dissimuler des informations aux parents d’élèves sur ces questions.
Contre-Révolution et catholicisme
Intervention de Guillaume de Thieulloy lors d’un colloque récent :
Fête de la Hongrie
Le 20 août, à l’occasion de la fête de la fondation de l’État hongrois qui honore la mémoire de St Étienne 1er qui introduisit le christianisme dans le pays, des drones ont reproduit une gigantesque croix dans le ciel de Budapest, au dessus du parlement.

Les Missionnaires de la Miséricorde divine au journal de TF1
C’était samedi dernier :
Le XV des curés : les nouveaux dieux du stade
Ils ont choisi de dédier leur vie à la religion, enfin, seulement leurs journées. Fin d’après-midi, l’office à peine terminé, les séminaristes, troquent leurs soutanes et leurs sandales pour les crampons de rugby. Père Bevillard, nous confirme avec précision son appellation : “ mon seigneur plaquage”. Il est le capitaine du XV des curés, la seule équipe de religion en métropole. Sur les hauteurs de Toulon, ce soir-là, c’est le choc au sommet, face aux paroissiens de leur église. Même sur un terrain, la foi n’est jamais bien loin. Chaque annonce porte le nom d’un texte sacré. La religion et le rugby sont à leurs yeux indissociables et partagent les mêmes valeurs. Sans oublier la troisième mi-temps, près du mythique stade Mayol de Toulon, le Graal est leur QG et cela ne s’invente pas. Et comme une victoire se fête rarement avec de l’eau, ils boivent de la bière d’abbaye bien sûr. C’est le respect des traditions jusqu’au chant d’après-match. Pour ceux qui attendaient des chansons paillardes, c’est raté ! Car ils restent avant tout des prêtres.
Deux militaires décèdent en Irak. RIP
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Irak. Deux militaires français décèdent en mission en 48 heureshttps://t.co/7YNDLCMfuz pic.twitter.com/6p7BMtYKgL
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) August 21, 2023
Bienvenue à Paris!
Cette journaliste devrait tout de même savoir qu’on ne dit pas un rat, mais un « surmulot » et qu’il faut organiser la « cohabitation » avec ces sympathiques bestioles…
LCi, reporter de guerre 2020 à Paris, regardez : c'est pas le pied !pic.twitter.com/QllEc96hcW
— Gilbert Collard (@GilbertCollard) August 20, 2023
Retour 100 ans en arrière : naissance de l’Eglise Rénovée
D’Arnaud de Beauchef pour le Salon beige:
En mai 1922, naquit en Russie l’Eglise Rénovée, encore appelée Eglise Vivante. A l’occasion de l’emprisonnement du patriarche orthodoxe russe de l’époque, Tikhon, une prise du pouvoir par des éléments réformateurs de l’Eglise russe conduisit à la tenue d’un concile de « l’Eglise de toutes les Russies » en avril-mai 1923. A cette occasion, les réformateurs parlèrent de ‘l’abdication’ du patriarche pour légitimer leur prise de pouvoir.
La participation à ce concile de 476 membres fut bien organisée : 2/5 des membres étaient directement nommés par les réformateurs. Pour le reste, les règles d’éligibilité des délégués dépendaient des réponses à un questionnaire préalablement envoyé à chaque participant pressenti. La police soviétique de l’époque, la Tcheka, aida les rénovateurs moscovites dans la sélection au sein des provinces. Il est à noter que certains membres furent des laïcs.
En parallèle, le mouvement méthodiste épiscopal américain, contribua financièrement au projet en fournissant des moyens financiers à la formation du nouveau clergé après la saisie des objets précieux du clergé organisé par le pouvoir soviétique à l’hiver 1922 afin de faire face à la famine.
Au total, ce mouvement de l’Eglise Vivante, recueillit l’adhésion de la plupart des membres du clergé de l’époque. Il n’y eu que deux refus de participation à ce concile parmi tous les évêchés de Russie.
L’Eglise Rénovée entérina les orientations suivantes :
- Une bienveillance à l’égard du pouvoir politique soviétique, dont l’idéologie est considérée comme alignée avec le message évangélique d’une Eglise indivise et communautaire des temps apostoliques. Cela ouvrait la voie d’une plus grande symbiose entre pouvoir spirituel et pouvoir temporel et en tout cas à l’instauration de « liens normaux » avec le nouveau pouvoir soviétique, après la période « réactionnaire » du patriarche Tikhon.
- Une affirmation du caractère synodal de l’Eglise et, de ce fait, le refus de son caractère patriarcal. A ce titre, une auto-proclamation de son caractère démocratique s’exprima.
- L’accès à l’épiscopat d’hommes mariés et la possibilité pour le clergé veuf d’accéder au remariage. Eliminer toutes les barrières qui séparent le prêtre de ses fidèles.
- La condamnation du monachisme, source de nomination des évêques par le passé et trop éloigné de la nouvelle mission sociale de l’Eglise.
- Sur le plan liturgique, abandon du slavon au profit du russe, élimination de l’iconostase et déplacement de l’autel au milieu des paroissiens.
- Participation des laïcs aux instances dirigeantes de l’Eglise Rénovée.
- Un rapprochement du monde occidental, avec l’abandon du calendrier julien au profit du calendrier grégorien.
Une fois que ces évolutions ont été entérinées, le vocable d’« Eglise Vivante » fut rapidement abandonné au profit de la simple dénomination « Eglise Orthodoxe ». Son instance exécutive s’appela le « Saint-Synode », dirigé par un conseil suprême de 10 membres. D’après le journal « Messager du Saint-Synode », en 1925, l’Eglise Rénovée comptait 95 évêques, 11.057 prêtres et 1125 diacres.
Au cœur des ces évolutions était pour certains le vœu de ramener à l’Eglise les masses laborieuses dans une époque de défection massive. A cela s’ajoutait l’esprit éclairé de clercs moscovites proches du pouvoir politique central. Ce qui est plus étonnant est qu’une partie des clercs qui furent à l’origine de cette Eglise Rénovée étaient parmi les plus conservateurs avant l’arrivée au pouvoir des communistes.
En fait, il y avait parmi ce clergé rénovateur beaucoup de « légitimistes institutionnels » attachés à une bonne entente avec l’appareil d’Etat, quel qu’en soient les dérives. Cela ne fut pas sans conséquence, car ces clercs conciliants furent souvent les meilleurs indics signalant au pouvoir communiste leurs confrères récalcitrants qui furent ainsi contraints à goûter au goulag.
Ce bref aperçu de cette page sombre de l’histoire l’orthodoxie russe sous la férule communiste ne peut laisser indifférent le lecteur catholique contemporain :
Revoyons rapidement la succession de ces événements d’il y a 100 ans : cela commence par l’ »abdication » de la plus haute autorité. Puis il est question de rejoindre au plus près les thèmes de la société civile sans opposition, de réformer l’Eglise vers plus de synodalité, de réformer la gouvernance de l’Eglise, de mettre les laïcs au centre dans une approche la plus participative possible (tout en les sélectionnant bien), d’alléger les contraintes morales pour tous.
En toute ingénuité, nous pouvons bien sûr penser au déroulement actuel du Synode sur la synodalité, mais bien sûr, comme le signale la mention légale au début de certaines œuvres cinématographiques : « Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d’une pure coïncidence. »
Quelle fut la suite de cette Eglise Rénovée russe ? C’est très simple : ce schisme disparut en quinze ans pour plusieurs raisons :
Tout d’abord le pouvoir soviétique ne cherchait pas à promouvoir une nouvelle Eglise et s’il favorisa « l’Eglise Vivante », ce ne fut qu’un soutien tactique pour éliminer l’Eglise orthodoxe. D’autre part, les croyants du bas de l’échelle ne suivirent pas cette évolution en masse. Simplement ils continuèrent de se détourner de leurs églises qui d’ailleurs fermaient en grand nombre. Par ailleurs, les dirigeants de cette Eglise Rénovée connurent de nombreuses dissensions entre eux en l’absence de dépôt précis à transmettre et d’autorité claire et consistante dans le temps. Enfin, le clergé « conservateur légitimiste » qui avait suivi ces évolutions se trouva finalement pris dans une situation intenable, car l’évolution des compromis conduit en général à une forme de compromission indigeste.
En tout cas, il faut voir dans ce type d’évolution le marqueur d’une montée en puissance d’un totalitarisme sociétal qui a prise sur une institution ecclésiale affaiblie et largement inféodée. La bonne nouvelle est que ces situations ne durent jamais très longtemps à l’échelle du temps de l’Eglise, la mauvaise nouvelle est que la vraie rénovation se fait souvent dans la douleur à l’échelle du temps des contemporains.
Ce rappel historique datant de 100 ans presque jour pour jour, invite les clercs et les fidèles catholiques à considérer avec la plus grande prudence les événements ecclésiaux qui agitent le temps présent.
Un prêtre agressé à Nancy
🔴 Nancy : un prêtre de 74 ans, agressé et frappé en pleine rue, transporté à l'hôpitalhttps://t.co/SskSd7yhSq
— Amaury Brelet (@AmauryBrelet) August 19, 2023
XIIe dimanche après la Pentecôte
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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C’est l’Évangile du bon Samaritain qui donne aujourd’hui son nom au douzième dimanche après la Pentecôte.
L‘Introït débute par le beau verset du psaume 69 : O Dieu, venez à mon aide ; Seigneur, hâtez-vous de me secourir ! Dans sa dixième Conférence, Cassien montre comment ce cri de l’âme convient à tous les états et répond à tous les sentiments. Durand de Mende en fait application dans la circonstance présente à Job, parce que les lectures de l’Office de la nuit tirées du Livre où sont racontées ses épreuves se rencontrent quelquefois, quoique rarement, avec ce Dimanche. Rupert y voit de préférence les accents du sourd-muet, dont la guérison mystérieuse faisait, il y a huit jours, l’objet de nos méditations. « Le genre humain dans la personne de nos premiers parents, dit-il, était devenu sourd pour écouter les commandements du Créateur, et muet pour chanter ses louanges ; le premier mouvement de sa langue déliée par le Seigneur est pour invoquer Dieu. » C’est aussi chaque matin le premier élan de l’Église, comme sa première parole à chacune des Heures du jour et de la nuit.
Dom Guéranger L’Année Liturgique
► Introït : Deus in adjutórium
Dans l’Introït de ce douzième dimanche après la Pentecôte c’est le psaume 69, supplication adressée au Seigneur pour obtenir son secours au milieu des dangers et des épreuves de cette vie. Le premier verset est très connu, car il est chanté au début de toutes les heures de l’Office divin sans exception, appel plein de confiance en Dieu qui est prêt à nous accorder ses grâces, mais qui veut qu’on les lui demande :
Deus, in adjutórium meum inténde : Dómine, ad adjuvándum me festína : confundántur et revereántur inimíci mei, qui quærunt ánimam meam.
À ce premier verset du psaume, le texte de l’Introït ajoute le deuxième verset.
Avertántur retrórsum et erubéscant : qui cógitant mihi mala…
Qu’ils soient couverts de honte et de confusion les ennemis qui en veulent à ma vie.
La mélodie de cet Introït est assez originale. Elle se lance d’abord dans l’aigu en une affirmation pleine d’assurance. Si le texte est très suppliant la mélodie exprime une confiance absolue. Puis elle devient plus calme et statique, tournant toujours autour des mêmes notes pour s’achever par une cadence au grave très paisible. Le verset suivant qui est psalmodié à la suite redit à peu près la même chose :
Avertantur retrorsum et erubescant, qui volunt mihi mala.
Qu’ils s’en retournent en rougissant ceux qui me veulent du mal.
► Graduel : Benedícam Dóminum
Comme celui de l’Introït, le texte du Graduel du douzième dimanche après la Pentecôte est le début d’un psaume. Il s’agit ici du psaume 33, psaume de louange et d’action de grâces pour la délivrance d’un grand danger, qui est souvent utilisé dans la liturgie. Nous l’avons rencontré récemment au Graduel du septième dimanche et à la Communion du huitième et nous le retrouverons à l’Offertoire du quatorzième. Ses deux premiers versets sont entièrement consacrés à la louange.
Benedícam Dóminum in omni témpore : semper laus eius in ore meo.
Je bénirai le Seigneur en tous temps, sa louange sera toujours dans ma bouche.V/. In Dómino laudábitur ánima mea : áudiant mansuéti, et læténtur.
Mon âme sera glorifiée dans le Seigneur ; que les doux entendent et qu’ils se réjouissent.
” Semper laus ejus in ore meo – Que sa louange soit toujours dans ma bouche. ” Cela doit être la devise de tous les chanteurs et plus spécialement des grégorianistes, mais ce sont seulement les doux, ceux qui n’ont au cœur aucun sentiment d’orgueil ou de violence qui sont invités à se réjouir de tous les bienfaits que le Seigneur nous accorde.
C’est pour cela que la mélodie, si elle est très développée comme celles des Graduels avec de grandes vocalises, reste dans l’ensemble assez modérée et paisible, avec seulement une belle envolée dans l’aigu sur in omni tempore et un crescendo enthousiaste sur le mot meo à la fin de la première partie. La deuxième partie, contrairement à la plupart des Graduels est encore plus calme et retenue. C’est vraiment une joie intérieure avec, sur le mot mansueti (les doux), une longue vocalise contemplative tournant sur elle-même.
► Alléluia : Dómine, Deus salútis meæ
Comme celui du neuvième dimanche, l’Alléluia du douzième dimanche après la Pentecôte fait exception dans la série des Alléluias de ce temps liturgique, qui sont généralement des exclamations enthousiastes et triomphales. Nous retrouvons ici un texte de supplication, et comme à l’Introït et au Graduel de cette messe, et comme pour la plupart des Alléluias de ce temps, c’est encore le début d’un psaume, cette fois le psaume 87. Ce psaume est la prière d’un malheureux abandonné de tous, et c’est un des rares de tout le psautier à n’être qu’une longue plainte, sans aucune parole de confiance ou d’espérance. On le chante à la semaine sainte, où il est évidemment mis dans la bouche du Christ souffrant, mais ici on ne trouve que le premier verset :
Dómine, Deus salútis meæ, in die clamávi et nocte coram te
Seigneur, Dieu de mon salut, jour et nuit j’ai crié en Votre présence.
Ce texte peut très bien être détaché de son contexte scripturaire et être interprété seulement comme l’affirmation de notre prière incessante mais aussi confiante. La mélodie nous y invite.
Elle est pleine de ferveur mystique, mais aussi d’abandon calme et paisible, en une grande ligne souple et très liée. C’est note pour note la même que celle de l’Alléluia Cognoverunt du deuxième dimanche après Pâques, le dimanche du Bon Pasteur : ” Ils reconnurent le Seigneur Jésus à la fraction du pain “. Nous y exprimions notre reconnaissance au Seigneur pour la grâce de Le connaître intimement ; nous retrouvons cette même ferveur pour Le supplier jour et nuit.
► Offertoire : Precátus est
L’Offertoire du douzième dimanche après la Pentecôte présente un caractère exceptionnel, ne serait-ce que par sa longueur et par son intensité dramatique. Le texte n’est pas tiré d’un psaume, mais du livre de l’Exode.
Il y a ainsi dans ce temps après la Pentecôte six grands Offertoires tirés de divers livres de l’Ancien Testament. Nous en avons entendu un au septième dimanche, emprunté au livre de Daniel, et nous en retrouverons aux dix-septième, dix-huitième, vingt et unième et vingt-deuxième dimanches. Mais celui-ci est le plus long, dépassant même par ses dimensions le grand Jubilate du deuxième dimanche après l’Épiphanie. Il a la forme d’un triptyque, dont la partie centrale est la prière de Moïse pour son peuple qui s’était éloigné de Dieu pour adorer le veau d’or et que le Seigneur voulait exterminer. Cette prière est encadrée de deux courts récits, un récit d’introduction et un récit de conclusion.
Precátus est Moyses in conspéctu Dómini, Dei sui, et dixit : Quare, Dómine, irascéris in pópulo tuo ? Parce iræ ánimæ tuæ : meménto Abraham, Isaac et Iacob, quibus iurásti dare terram fluéntem lac et mel. Et placátus factus est Dóminus de malignitáte, quam dixit fácere pópulo suo..
Moïse pria en présence du Seigneur son Dieu en disant : Pourquoi, Seigneur, vous irriter contre votre peuple ? Apaisez la colère de votre âme, souvenez-vous d’Abraham, d’Isaac et Jacob, à qui vous avez juré de donner la terre où coulent le lait et le miel. Et le Seigneur apaisé renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.
On remarquera que la première phrase, le récit introductif, est répétée deux fois, comme dans le grand Jubilate, mais cette fois avec la même mélodie ; seule la cadence finale est un peu différente. La mélodie de ce récit est calme et bien affirmée avec de souples ondulations. La prière de Moïse, ensuite, comporte trois phrases. On sent tout de suite plus de mouvement et de tension. La première est presque angoissée, la deuxième très suppliante. Enfin la troisième phrase Memento, Abraham…s’élève brusquement à l’aigu avec véhémence. On retrouve le calme pour la conclusion, le Seigneur a renoncé au châtiment, c’est l’apaisement et la détente.
► Communion : De fructu
Nous retrouvons dans l’antienne de Communion du douzième dimanche après la Pentecôte la même idée que dans la Communion du dimanche précédent : en ce plein été, période de moissons, offrir au Seigneur les récoltes et Le remercier pour les fruits de la terre qu’Il nous donne en profusion. Le texte d’aujourd’hui est tiré du psaume 103, grand cantique de louange et de reconnaissance pour toutes les splendeurs de la création, qui sont énumérées avec une poésie admirable. La liturgie a choisi ici les versets qui se rapportent à la matière des sacrements, le pain, le vin et l’huile :
De fructu óperum tuórum, Dómine, satiábitur terra : ut edúcas panem de terra, et vinum lætíficet cor hóminis : ut exhílaret fáciem in oleo, et panis cor hóminis confírmet.
Seigneur, la terre est comblée du fruit de vos œuvres. Ainsi, vous tirez le pain du sein de la terre et le vin réjouit le cœur de l’homme ; l’huile met la joie sur son visage et le pain réconforte le cœur de l’homme.
Le sens eucharistique de ces paroles est évident au moment de la communion : le pain qui donne la force et le vin qui donne la joie sont chantés avec une mélodie très simple et légère, exprimant le bonheur confiant des petits enfants à qui leur bon père donne tout ce qu’il leur faut.
Un nouveau Manuel de Sciences Cours Moyen Tome 1
A l’approche de la rentrée scolaire, l’Œuvre Scolaire Saint-Nicolas poursuit la publication de manuels scolaires. Après l’Histoire, la Géographie, les Mathématiques, les Sciences, l’association publie un manuel de Sciences d’observation. Les plantes et les animaux.
Habituer nos enfants à prendre le temps d’admirer le monde qui nous entoure, d’en scruter peu à peu les richesses, de s’en émerveiller, voilà le propos de ce manuel destiné aux élèves des classes du Cours Moyen. Un accent particulier a donc été porté sur la partie observation, très abondante et richement illustrée. Les activités, manipulations et expériences proposées, réalisables en classe ou à la maison, permettent une assimilation personnelle des notions abordées et des êtres étudiés. La leçon est une prolongation des découvertes faites en classe, dont elle offre une synthèse.
Le premier tome emmène nos enfants à la découverte des animaux et des plantes de nos régions. Familier de nos écoles rurales, mais trop absent de nos cités, ce monde du vivant est pourtant à la pointe des préoccupations actuelles, et mieux le connaître doit aider chacun à prendre la mesure de sa responsabilité vis-à-vis du monde qui l’entoure.
Nous espérons ainsi, dans la ligne du manuel d’éveil aux sciences d’observation pour les classes du Cours Élémentaire, développer en chaque enfant la curiosité indispensable à la formation de son intelligence, en suscitant une démarche active et personnelle, mais surtout contribuer à l’élaboration d’une vraie culture.

Irak. Deux militaires français décèdent en mission en 48 heures