La justice chilienne se prononce en faveur de la liberté d’éducation des parents
La Cour d’appel de San Miguel, au Chili, a reconnu à l’unanimité le droit des parents à la liberté d’éducation de leurs enfants, y compris la possibilité de suivre des programmes d’enseignement à domicile.
L’arrêt fait suite à une demande de José Antonio Widow Aldunate et de ses parents, Felipe et Carolina, qui ont saisi la justice après que le ministère chilien de l’éducation a refusé de reconnaître leur diplôme de fin d’études secondaires obtenu dans le cadre d’un enseignement à distance à la Marble Falls Academy. Il s’agit d’une école basée au Texas (États-Unis) qui, en partenariat avec l’académie argentine Mare Verum, fournit et évalue le programme d’enseignement à domicile. Avec le rejet de son diplôme, Aldunate n’a pas pu accéder à l’université. Sa famille a donc décidé de saisir la justice.
L’Alliance Defending Freedom (ADF), une organisation juridique chrétienne qui promeut la vie, le mariage et la liberté religieuse, a apporté son soutien juridique à la famille pour contester le « refus discriminatoire » du ministère de l’éducation.
Cet arrêt permet au jeune homme de poursuivre des études supérieures au Chili et ouvre ainsi la voie à une plus grande liberté d’éducation dans le pays.
Le soutien gouvernemental à l’immigration n’est pas le résultat d’une ignorance ou d’une incompétence, mais une stratégie délibérée
Les émeutes qui ont accompagné la mort de Nahel en juin 2023 ne sont pas une surprise. La responsabilité de nos gouvernements successifs depuis 40 ans y est gravement engagée. La 4ème analyse des Maires pour le Bien Commun au sujet de l’immigration imposée aux communes traite précisément de la responsabilité écrasante de nos gouvernants dans cette immigration illimitée subie par la France. Cette analyse montre la gravité de la trahison du bien commun français par nos gouvernements successifs.
Les élus municipaux peuvent signer en ligne le Manifeste des municipalités contre l’accueil forcé de migrants : https://www.mairespourlebiencommun.fr/copie-de-signature-manifeste
Voici l’analyse :
Dans son discours du 15 septembre 2022 aux préfets, Emmanuel Macron annonçait à la France une « transition démographique » . La réaction de bon sens serait d’encourager la natalité française, comme font d’autres gouvernements (Japon, Hongrie, Russie, Chine…). E Macron, dans le même discours, encourage au contraire le remplacement des Français par des étrangers de culture hétérogène.
Est-ce la solution d’avenir pour la France ? Cette étude analyse la responsabilité des gouvernements successifs dans la politique française de l’immigration. Après avoir rappelé les graves conséquences de l’immigration massive, elle constate le soutien pratique que nos gouvernements apportent à celle-ci, puis recherche les causes profondes de ce soutien gouvernemental.
- Le trompe-l’œil du « réfugié » masque une lente dissolution de notre souveraineté
A) Dissolution économique, l’immigration massive accélère la ruine de notre pays
Tout en reconnaissant la misère des immigrants, deux études rappellent qu’il faut aider ces populations à trouver la prospérité chez elles et que le bien commun français prime sur la compassion privée envers les étrangers. Or:
- L’immigration massive n’est pas la solution pour les pays d’origine : leur croissance démographique étant supérieure à leur croissance économique, leur misère ne fait qu’augmenter avec le temps. L’Occident ne pourra donc pas accueillir sans fin une immigration sans cesse croissante. En outre l’immigration prive les pays d’origine des forces nécessaires à leur croissance.
- L’accueil massif détruit la prospérité des pays d’accueil : en France, le déficit net dû à l’immigration est 40 milliards € par an . Par comparaison, on évalue à 17,7 milliards € en 2030 les économies de la réforme des retraites imposée en 2023, pour laquelle il faut travailler 2 ans de plus. Ainsi, il faudrait travailler 4 ans de plus pour payer les 40 milliards de l’immigration : il faudrait passer l’âge de la retraite de 62 à 68 ans, 2 ans pour nos retraites, 4 ans pour financer l’immigration à son niveau actuel. Cette simple comparaison indique à quel point notre politique migratoire est un suicide économique et social.
B) Dissolution politique, l’immigration massive est une arme fatale contre notre souveraineté
Dès 2015, Daesh avait annoncé le flux migratoire comme une arme contre l’Occident : « Dans des conversations téléphoniques interceptées par la police italienne, les djihadistes menacent d’envoyer des milliers de barques remplies de migrants vers les côtes italiennes. Ils parlent de « 500 000 migrants » ».
Pour la même raison Mouammar Kadhafi avait dissuadé les Occidentaux de le renverser : « Si je tombe, vous aurez l’immigration, des milliers de gens qui iront envahir l’Europe depuis la Libye et il n’y aura personne pour les arrêter ». Pourtant nos gouvernants l’ont fait tomber, s’ingérant dans la politique d’un État souverain, ouvrant eux-mêmes une « autoroute » à l’immigration clandestine.
Enfin il est notoire que les pays du Sud musulmans ont l’intention de conquérir l’Europe à l’islam, en commençant par la démographie. Le même M. Kadhafi « a lancé un appel pour que l’Islam devienne « la religion de toute l’Europe » […] L’Europe doit se convertir à l’Islam ». M. Erdogan, chef du Parti AKP, récitait dès 1997 un poème faisant le parallèle entre les musulmans et une armée : « Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques / les mosquées nos casernes, les croyants nos soldats / cette armée divine garde ma religion / allahou akbar ».
L’OCI (Organisation de la Coopération Islamique) et l’ISESCO (l’UNESCO des pays d’islam) décrivent officiellement, dans leur Stratégie de l’Action Islamique Culturelle à l’extérieur du Monde islamique, « l’implantation durable » :
1) « L’implantation durable » en Europe est une « stratégie » de l’islam
« L’Islam s’est définitivement fixé en Europe […] nul ne réussira à l’en déraciner […] Les Musulmans sont désormais une des composantes fondamentales des structures démographiques de l’occident grâce à leur établissement permanent, à leur insertion dans le tissu économique et social. »
2) Cette « implantation durable » a pour but d’imposer les valeurs de l’islam
L’islam a l’intention d’installer durablement en Europe non seulement sa population, mais aussi ses valeurs : l’ISESCO soutient « la nécessité de permettre aux immigrés de vivre selon leurs usages coutumiers, conformément à leur civilisation et à leurs valeurs, dans le respect des lois du pays d’accueil, et les autoriser, dans une certaine mesure, à prendre part à l’activité politique du pays. […] Cette approche du concept d’intégration nous renvoie […] au concept de l’implantation durable. » (chap. 5, p 86 version française officielle).
« Les sociétés occidentales deviendront multiraciales et multiculturelles » (5.62)
Le texte rappelle que l’islam a déjà dirigé certaines régions européennes : « les racines de l’Islam s’étendent profondément dans le sol de plusieurs contrées du continent, lesquelles ont déjà vécu des siècles durant sous sa conduite et, s’appuyant sur ses prescriptions et règles éclairées, elles apportèrent leur précieuse contribution à l’édification de sa brillante civilisation » (p.16).
La conclusion naturelle n’est-elle pas : pourquoi ne pas restaurer cette « conduite » de l’islam en Europe aujourd’hui ? Face à cette intention d’islamisation, comment réagissent nos gouvernements ?
2 La politique d’accueil française est consciente et délibérée
A) Le gouvernement est conscient que sa politique mène à la perte de souveraineté
M Rocard, Premier Ministre, déclare en 1989 :
« je pense que nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde, que la France doit rester […] une terre d’asile politique — […] donner accueil à tous ceux dont les libertés d’expression ou dont les opinions sont réprimées sur place — mais pas plus. »
F. Hollande, Président, garant de notre souveraineté, admet en 2016 que l’immigration massive provoque la perte de souveraineté de la France sur une partie de son propre territoire :
« Comment peut-on éviter la partition ? Car c’est quand même ça qui est en train de se produire : la partition. »
Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, déclare à Valeurs Actuelles le 13 février 2018 :
« Ce que je lis tous les matins dans les notes de police reflète une situation très pessimiste. […] les gens ne veulent pas vivre ensemble…
– Quelle est la part de responsabilité de l’immigration ?
– Énorme. […]
– Vous pensez qu’on n’a plus besoin d’immigration en France ?
– Oui, absolument. […]
– Que craignez-vous ? Une partition ? Une sécession ?
– Oui, je pense à cela, c’est ce qui me préoccupe.
– Combien de temps reste-t-il avant qu’il ne soit trop tard ? […]
– […] d’ici à cinq ans, la situation pourrait devenir irréversible. Oui, on a cinq, six ans, pour éviter le pire. Après… »
B) Pourtant le gouvernement ne s’oppose pas à l’immigration
1) Il minimise systématiquement sa gravité
Les déclarations réalistes sont rares. Les autorités cachent systématiquement la violence due à l’immigration : minimisation de l’attaque de Brétigny-sur-Orge en 2013, dérisoire accusation de Gérald Darmanin contre les Anglais, boucs-émissaires des désordres du stade de France en mai 2022, campagne contre la « récupération politique » de l’assassinat de la petite Lola …
E. Macron n’est pas en reste :« Contrairement à ce que certains disent, nous ne sommes pas confrontés à une vague d’immigration. […] Le sujet de l’immigration ne devrait pas inquiéter la population française. […] L’immigration fait partie du monde dans lequel nous vivons. […] De surcroît, l’immigration se révèle être une chance d’un point de vue économique, culturel, social. »
2) Il renonce aux mesures simples et efficaces contre l’immigration
La loi française considérait à juste titre la situation de « sans-papiers » comme un délit : la loi Valls a supprimé ce délit en 2012 , privant ainsi la justice d’une arme indispensable contre la prolifération des clandestins. La suppression du délit est un encouragement officiel, institutionnel à l’immigration illégale.
En outre, le taux d’exécution les OQTF (Ordre de Quitter le Territoire Français) ne cesse de chuter, de 22% en 2012 à 6% dans les années 2020.
La fin du droit du sol (qui offre la nationalité française à tout enfant né sur le sol français) ou du regroupement familial, mesures élémentaires en vigueur dans d’autres pays, discutées depuis des décennies, ne sont toujours pas prises.
Les passeurs, trafiquants d’êtres humains, sont identifiés. La France, qui a su faire la guerre en Libye quand son intérêt direct n’était pas en jeu, ou intervenir au Sahel, saurait, par des opérations militaires limitées, neutraliser « à la source » les réseaux de passeurs. C’est la volonté politique qui fait défaut.
Les navires des ONG, au mépris du droit international , vont impunément récupérer les clandestins sur les côtes étrangères, souvent en concertation avec les passeurs. Pire, ces ONG reçoivent des subventions publiques. Ce soutien aux ONG agissant illégalement est une preuve flagrante du refus politique de mettre un terme à l’immigration clandestine.
3) La lutte à laquelle la France renonce est réussie ailleurs
Par exemple, La Hongrie a su fermer ses frontières ; le Japon n’a presque pas d’immigration illégale, grâce à son insularité mais aussi à la lutte contre les clandestins ; l’Arabie Saoudite a réussi en 2022 à faire accepter par l’Ethiopie le retour de ses clandestins.
En conclusion, le gouvernement français refuse de prendre les mesures que certains gouvernements étrangers n’hésitent pas à prendre. Bien au contraire, il multiplie les soutiens pratiques en faveur de l’immigration massive.
C) Le gouvernement favorise délibérément l’immigration et a signé le pacte de Marrakech
1) Il maintient « l’aspirateur migratoire » des aides sociales
E. Macron est conscient que nous attirons l’immigration : « Nous avons une politique […] inefficace parce que nous nous retrouvons avec plus d’étrangers en situation irrégulière que nombre de nos voisins […]. Parmi les facteurs d’attractivité de la France, nous avons un système d’aide monétaire, sociale, médicale, beaucoup plus généreuse que tous nos voisins ».
2) Il incrimine ceux qui dénoncent l’immigration massive
Dès 1972, la loi Pleven restreint la liberté d’expression, faisant peser sur les opposants à l’immigration le risque d’être accusés en justice d’incitation à la haine. Dans la loi actuelle, « Ceux qui […] auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne […] à raison […] de leur appartenance […] à une ethnie, une nation, une race ou une religion […], seront punis d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. »
La loi interdit la préférence nationale, donnant quasiment les mêmes droits aux immigrés qu’aux Français, interdisant de favoriser un compatriote : « Constitue une discrimination directe la situation dans laquelle, sur le fondement de son origine, […] de son patronyme […], de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée, une personne est traitée de manière moins favorable qu’une autre ne l’est […] dans une situation comparable. »
E. Macron renchérit dans une condamnation théâtrale : « Ouvrons les yeux sur la montée de la xénophobie et de l’antisémitisme, tendons l’oreille aux résurgences du racisme » . Il va jusqu’au mépris des patriotes : « L’Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste » .
3) Il promeut l’immigration jusqu’à « l’invasion »
Dès octobre 2005, Azouz Begag, Ministre délégué chargé de la Promotion de l’égalité des chances, décrit la stratégie de « l’invasion » : « il faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes là-bas, les descendants de Vercingétorix… Il faut casser les portes, et si elles ne veulent pas s’ouvrir, il faut y aller au forceps. Partout où la diversité n’existe pas, ça doit être comme une invasion de criquets, dans les concours de la fonction publique, dans la police nationale… Partout, de manière qu’on ne puisse plus revenir en arrière. »
Le président Nicolas Sarkozy confirme la position d’Azouz Begag le 17 décembre 2008, promouvant le « métissage » à partir de mensonges manifestes : « La France a toujours été au cours des siècles métissée » : or l’immigration massive n’a pratiquement pas existé en France du 10ème au 19ème siècle.
« C’est la consanguinité qui a toujours provoqué la fin des civilisations » : au contraire, le renversement de la Grèce conquise par les Romains, de l’Empire Romain d’Occident par les barbares immigrés par vagues successives, de l’Empire Romain d’Orient conquis par l’islam, n’ont rien à voir avec la consanguinité.
N. Sarkozy a conscience que la société refuse cette politique de métissage imposée par ses gouvernants. Il veut accentuer encore la contrainte : « si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra que la république passe à des méthodes plus contraignantes encore ». On ne peut pas mieux décrire la violence faite au peuple français, contre sa volonté, par ses dirigeants.
C’est un « impératif » sans justification : « ce n’est pas un choix, c’est une obligation, c’est un impératif, on ne peut pas faire autrement ! ». Pourquoi ? « Au risque de nous trouver confrontés à des problèmes considérables ». Lesquels ?
Pap’ Ndiaye, ministre de l’Education Nationale en 2022 et 2023, proposait l’immigration, et non la natalité française, comme solution à notre chute démographique :
« Je trouve très pertinent de lier politique d’asile et d’immigration à l’aménagement du territoire. Nous faisons face à une forte baisse démographique […] : on va perdre 100.000 écoliers […] après en avoir perdu 700.000 l’an dernier […]. Donc penser les politiques d’asile et d’immigration avec cette question, c’est pertinent. »
Dès 2019 il avait défini sa mission : « Notre mission, c’est faire de l’immigration un élément central de l’histoire nationale » . Il critiquait déjà les institutions françaises : il « existe bien un racisme structurel en France, par lequel des institutions comme la police peuvent avoir des pratiques racistes. Il y a du racisme dans l’État. » Pap’ Ndiaye n’était pas encore ministre quand il a fait ces déclarations, mais elles peuvent éclairer pourquoi E. Macron l’a ensuite nommé ministre. En effet on y trouve deux ressorts fondamentaux de la politique gouvernementale de l’immigration :
a) L’intention stratégique : « faire de l’immigration un élément central de l’histoire nationale ». Cette idéologie consiste à culpabiliser le peuple français, traité de raciste, xénophobe, pour le transformer en profondeur . C’est l’idéologie « woke » habillée d’une respectabilité gouvernementale. Les Etats-Unis ont expérimenté les excès totalitaires issus de cette idéologie, par exemple à l’université d’Evergreen dès 2017 . Nos gouvernements font monter en France la même pression contre l’identité française : E. Macron accuse notre peuple de nationalisme, xénophobie . Il a aussi présenté les excuses de la France à l’Algérie pour les « crimes contre l’humanité » du colonialisme , de manière unilatérale, injurieuse pour la France.
b) Des arguments tactiques pour justifier la mise en œuvre de la stratégie. Pour cela, le gouvernement propose la solution artificielle de l’immigration massive à des problèmes fabriqués artificiellement (au moins en partie). Par exemple :
- La dénatalité française a été favorisée par le démantèlement de la politique familiale : baisse des aides à la famille , avortement, PACS, loi Taubira. Plus la famille est déconsidérée, appauvrie, moins elle engendre les enfants dont la France a besoin ! Un haut fonctionnaire belge publiait récemment la même analyse en Belgique : « l’Occident ayant organisé sa propre dénatalité, à coups de démantèlement de la solidarité et de la famille, d’individualisme à tout crin et de contrôle des naissances, il se cherche logiquement des peuples de substitution pour maintenir la croissance et la consommation, seules valeurs dignes d’intérêt aux yeux d’un système libéral. »
- Le manque de médecins vient du numerus clausus imposé depuis des années . Nous compensons cette faute de gestion en attirant les médecins étrangers, au grand détriment de leur pays d’origine.
- La désertification rurale, provoquée par une politique d’aménagement du territoire déficiente, une centralisation qui entrave l’initiative locale, notamment celle des maires , est compensée par l’envoi artificiel d’immigrés dans les zones rurales… qui ne peuvent déjà plus offrir d’emplois aux Français.
Finalement, le Pacte mondial sur les migrations, dit Pacte de Marrakech, signé par la France en 2018, est une des preuves les plus manifestes que nos gouvernements veulent l’immigration massive. Ce texte exprime la position officielle de la France, qui l’a soutenu et signé, alors que d’autres gouvernements l’ont refusé. Ce pacte fait l’apologie des migrations présentées exclusivement comme « facteurs de prospérité, d’innovation et de développement durable ». Il accélère l’abandon de notre souveraineté au profit d’une idéologie mondialiste portée par l’ONU. Ce texte grave fait l’objet d’une étude spécifique de MBC.
3 Pourquoi le gouvernement favorise-t-il l’immigration massive ?
A) Le motif économique est insuffisant puisque l’immigration massive est ruineuse pour notre pays
Il y a une explication économique à ce soutien de l’immigration massive, notamment islamique. Après la guerre du Kippour en 1973, les pays arabes défaits sanctionnent l’Occident, soutien d’Israël, en augmentant le prix du pétrole. Pour obtenir une baisse des prix et une main d’œuvre à bas coût, l’Occident s’engage alors à accueillir l’immigration venue des pays arabes.
L’APCEA, groupe de parlementaires européens, encourage l’immigration dans la « Résolution de Strasbourg » de 1975, réclamant pour les immigrés les mêmes droits que pour les Européens : « L’Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe demande aux gouvernements européens de prendre des mesures […] pour assurer la libre circulation des travailleurs arabes qui émigrent en Europe, ces droits doivent être équivalents à ceux des citoyens nationaux. […] Les gouvernements européens aideront les pays arabes à créer les ressources nécessaires pour que les travailleurs immigrés et leurs familles puissent cultiver leur culture arabe et leur vie religieuse. »
Les lois favorables aux immigrés (regroupement familial, droit des réfugiés politiques , dispositions favorables à la religion musulmane) font droit aux demandes de la Résolution de Strasbourg, puis de l’OCI et de l’ISESCO.
Cette justification économique ne peut pourtant pas être l’explication ultime de la faveur des gouvernements français envers l’immigration, pour deux raisons :
- Cette politique a perduré, même dans des périodes de prix du pétrole bas (de 1985 à 2005, de 2015 à 2017) ou des périodes de fort chômage (où la main d’œuvre étrangère était un handicap plus qu’un atout).
- Une raison purement économique aurait conduit la France à bloquer l’immigration lorsqu’il est apparu évident que son coût devenait supérieur à son bénéfice, notamment depuis l’explosion de l’immigration clandestine en 2015 (voir 1.A) ci-dessus). Ce qui n’a pas été fait.
D’ailleurs, quelle que soit la validité partielle de cette explication, peut-on brader l’avenir de notre civilisation pour des motifs de court terme économique ?
B) Le motif humanitaire est insuffisant : l’immigration massive ne réduit pas la misère
Outre l’injustice contre les Français, appauvris par la crise économique pendant que le coût de l’accueil devient écrasant, cet accueil illimité est inefficace pour soulager la misère. L’Afrique dépassera les 2,4 milliards d’habitants en 2050 : l’Europe ne pourra pas « accueillir toute la misère » de l’Afrique et du Proche-Orient. C’est chez elles qu’il faut aider ces populations éprouvées. Le motif humanitaire ne suffit donc pas à expliquer la politique gouvernementale.
C) La volonté de dissoudre l’identité française est un motif politique crédible : c’est le fond idéologique de nos gouvernants depuis des décennies
La dissolution de l’identité française est désormais visible dans les rues, les magasins, les transports publics de nos villes. La démographie rend cette dissolution progressivement irréversible, comme le souhaitait Azouz Begag : « de manière qu’on ne puisse plus revenir en arrière ». Elle est conforme à l’idéologie dominante « woke » que notre gouvernement soutient de plus en plus ouvertement, comme on l’a vu au 2.C) 3).
Les faits parlent mieux que les déclarations : pour la fête de la musique en 2018, E. Macron pose à l’Élysée avec les danseurs de Kiddy Smile, DJ dont le T-shirt porte « fils d’immigré, noir et pédé », en protestation contre la loi asile et immigration. Cette photo amicale traduit par l’image leur idéologie commune .
D) La dissolution de l’identité française sert à son tour les intérêts mondialistes
J. Attali promeut la libre migration dans son apologie du gouvernement mondial : « Chaque être humain doit disposer d’une citoyenneté mondiale. […] Chacun doit avoir le droit de quitter le pays de sa naissance, d’être reçu au moins temporairement dans tout autre pays où il en fera la demande. »
Le pacte de Marrakech ne parle pas autrement :
« Vision commune – 10 : Les migrations font partie intégrante de la mondialisation, reliant entre elles les sociétés […] et faisant de nous tous des pays d’origine, de transit et de destination. »
« Ambitions communes – 13 Nous reconnaissons que des migrations sûres, ordonnées et régulières sont bénéfiques à tous lorsqu’elles se font de manière éclairée, planifiée et consensuelle ».
L’immigration massive sert le mondialisme économique, on l’a vu, mais aussi le mondialisme politique. Une oligarchie financière, réunie chaque année à Davos avec nos dirigeants politiques, prétend instaurer un gouvernement mondial : or celui-ci exige l’effacement des cultures hétérogènes qui, par nature, ne peuvent s’intégrer dans un creuset mondial unique.
J. Attali annonce l’avènement certain d’un gouvernement mondial, régissant une humanité de « nomades déracinés » :« Il est évident que ça se terminera un jour par un gouvernement mondial […]. Tout ça aura lieu […] : comme il y a une monnaie européenne, il y aura une monnaie mondiale, un revenu minimal mondial, tout ça existera. […] À mon sens, l’humanité va se diviser en 3 catégories : les nomades de luxe qui disposeront de tous les outils de la liberté […], y compris la liberté génétique de devenir un autre ; ceux-là, […] peut-être 150 millions […], auront tous les moyens du mouvement absolu, déracinés, libres ; mais la liberté, le déracinement sera un luxe et non pas une souffrance. À l’autre bout, il y aura 5 à 6 milliards de nomades de misère qui seront obligés de bouger de la campagne à la ville […] pour trouver à manger. Et au milieu, il y aura une catégorie centrale, une sorte de classe moyenne qui vivra dans l’espérance illusoire de rejoindre les nomades de luxe et dans la terreur réelle de basculer dans l’infra nomadisme et qui regardera […] les journaux qui leur montrent la vie des nomades de luxe et qui, à la télé, se réjouira de voir le spectacle de la misère des autres en en se réjouissant de ne pas en être » .
Nous comprenons de J. Attali que pour l’oligarchie mondialiste l’instauration d’un gouvernement mondial requiert au moins deux préalables :
1) L’effacement des identités nationales
J. Attali magnifie les « déracinés » et les « nomades », sans foyer, sans identité nationale : « le déracinement sera un luxe et non pas une souffrance ». Avant lui, Edmond de Rothschild déclarait en 1970 : « La structure qui va disparaître, le verrou qui doit sauter, c’est la Nation parce qu’elle est inadaptée au monde moderne : tantôt trop petite, tantôt trop grande » . Cela peut-il nous aider à comprendre pourquoi E. Macron, ex-employé de Rothschild, parle de « lèpre du nationalisme » et favorise la dissolution de l’identité française ?
2) Le chaos, étape utile à l’établissement du gouvernement mondial
Une étude précédente a rappelé que la cohabitation de masse est impossible entre deux civilisations hétérogènes qui ne peuvent ni ne veulent s’intégrer : cette cohabitation produit nécessairement la guerre civile ou le chaos comme au Liban , au Soudan, qui a déploré des millions de morts depuis 1956 .
Or le chaos peut être utile au dessein mondialiste : selon J. Attali, comme les hommes ne sont pas assez raisonnables pour se doter spontanément d’un gouvernement mondial, il faudra probablement qu’ils y soient obligés par « un gigantesque chaos», par exemple « démographique » ou « culturel » : « Il faudra pour cela un gouvernement mondial. […] Il naîtra à l’issue d’un gigantesque chaos économique, monétaire, militaire, écologique, démographique, éthique, politique ; ou, moins probablement, en lieu et place d’un tel chaos. Il prévaudra comme une thérapie de choc ; ou bien il adviendra peu à peu, dans les interstices de l’anarchie, par accumulation de réseaux tissés par les Etats, les entreprises, les syndicats, les partis politiques, les ONG, les individus. »
« Il faudra sans doute attendre que des catastrophes d’ordre financier, écologique, démographique, sanitaire, politique, éthique, culturel, […], fassent comprendre aux hommes que leurs destins sont liés. » (p. 20)
Conclusion
Cette brève étude mène à deux conclusions :
1. Le soutien gouvernemental à l’immigration massive n’est pas le résultat d’une ignorance ou d’une incompétence de nos gouvernements, mais d’une stratégie délibérée de « métissage », « d’invasion de criquets […] de manière qu’on ne puisse plus revenir en arrière », de « diversité » imposée.
2. Cette stratégie n’est pas justifiée adéquatement par des motifs économiques ou humanitaires, manifestement insuffisants. Elle sert un but politique affiché par l’oligarchie mondialiste : la dissolution des identités nationales, préalable nécessaire à l’établissement d’un gouvernement mondial.
La conclusion appelle deux remarques :
1. Cette stratégie est une trahison délibérée du bien commun français.
2. Les Français ne peuvent pas adhérer à un gouvernement mondial qui sera nécessairement une dictature, comme tout empire démesuré contraignant sous la même loi des peuples hétérogènes : l’histoire l’a prouvé (Empire français sous Napoléon, Allemagne nazie, URSS…).
La « libanisation » de la France s’accélère avec la coopération de nos gouvernements successifs depuis des décennies. Les communes rurales n’acceptent pas d’en porter les conséquences désastreuses en accueillant sans fin des étrangers en quantité et en culture inassimilables.
Jubilé de la Vendée : entretien avec Pascal Théry
Entretien exclusif avec Pascal Théry, Secrétaire général du Jubilé de la Vendée :
Bonjour Pascal Théry, Les lecteurs du Salon Beige vous connaissent déjà bien. Pouvez-vous nous présenter le Jubilé de la Vendée, l’événement que vous organisez avec un autre ami du Salon Beige, Grégoire Boucher, au Mont des Alouettes, samedi 2 septembre prochain ?
Pascal Théry : Il y a 200 ans, la duchesse d’Angoulême, Marie-Thérèse de France, fille de Louis XVI, fait une tournée en province. Après plus de 25 ans de bouleversements et de désolations, cette tournée, organisée à la demande de son oncle, Louis XVIII, est un symbole de réconciliation et d’espoir. Le 18 septembre 1823, elle honore plus de 10 000 combattants, vendéens et chouans, et demande la construction d’une chapelle du souvenir. Le Mont des Alouettes, « colline inspirée » de la Vendée, est un lieu d’élévation spirituelle comportant de nombreux symboles des traditions et de la foi. L’association Jubilé de la Vendée, créée pour commémorer cet événement, permet de réunir autour de cet objectif commun de nombreuses personnalités et associations qui gardent pour autant chacune leur spécificité en faisant toutes un travail remarquable.
C’est donc une grande fête d’amitié française à laquelle toutes les familles sont conviées ? Pouvez-vous nous dire comment se déroulera cette journée ?
Pascal Théry : Après deux cérémonies à la chapelle du souvenir en mémoire de la Duchesse d’Angoulême et à la stèle dédiée à son père, le bon roi martyre, nous aurons à 10h une Grand-Messe célébrée par Don Louis-Marie, le révérendissime Père-Abbé de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, puis à 12h des allocutions de différentes personnalités. Pour le déjeuner, des stands de produits régionaux et une buvette permettront de compléter un pique-nique à apporter. L’après-midi seront présentés un spectacle de danse traditionnelle et des chants par le célèbre ensemble Canto. À 18h nous vous proposons un cocktail de gala, Espace Herbauges aux Herbiers, au pied du Mont, et à 20h30 un concert spirituel offert par l’ensemble Lux Amoris dans l’église Saint-Pierre qui se trouve à côté. Une belle journée de mémoire, de prière, mais aussi festive et familiale à ne pas rater ! Vous trouverez toutes les informations sur le site www.jubiledelavendee.fr
Les célèbres Journées Chouannes sont organisées par Chiré ce même week-end en Vendée ; sera-t-il possible de participer aux deux événements ?
Pascal Théry : Nous avions à cœur de recevoir le Prince Louis de Bourbon, aînée de la maison de Bourbon et plus proche parent de Marie-Thérèse de France, et de son père Louis XVI, afin de commémorer avec éclat cet événement. Nous avions proposé d’autres dates mais c’est la seule qui a été possible. Nous vous encourageons donc à venir célébrer cet événement historique en Vendée le samedi, et à profiter du dimanche pour participer aux Journées Chouannes dans le Poitou qui est proche.
« Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur ». Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement. » Paroles prophétiques du géant Alexandre Soljenitsyne, prononcée à Harvard, en 1978, quelques années avant sa venue au Mont des Alouettes, pour commémorer le bicentenaire des martyrs du génocide vendéen… Est-ce ce courage que vous voulez ranimer à l’occasion du Jubilé de la Vendée que vous organisez avec un certain panache le 2 septembre prochain, jour où l’Eglise commémore précisément les martyrs de septembre, au cœur de cette terre de géants et de genêts en fleur ?
Pascal Théry : Vous avez cité le grand Soljenitsyne, prophète qui a bien décrit comment la Révolution française a été la matrice de toutes les pires révolutions dans le monde, notamment la Révolution bolchevique. Pour ranimer un courage je pense qu’il faut d’abord faire mémoire du courage des anciens, ce qui peut nous donner un peu de force. Je citerai le « Roi de la Vendée », François Athanase Charette, qui dans ses derniers jours déclarait à l’officier bleu le conduisant : « Monsieur, rien ne se perd jamais ». Sa famille présente avec nous ce jour-là sera un vivant témoignage de cette mémoire du courage. De cette « mémoire du future », pour rendre hommage au travail de notre infatigable ami Reynald Secher. Il faut en effet savoir se fixer des objectifs élevés, des valeurs qui nous transcendent, seuls capables de susciter un courage futur pouvant comporter de grands sacrifices. La présence des personnalités que la Providence nous permet de réunir samedi prochain nous montre cet idéal de civilisation chrétienne, de la France Fille aînée de l’Église qui, malgré toutes les apparences bien pesantes aujourd’hui, aura certainement bientôt un nouveau rôle à jouer pour défendre cette civilisation. N’en doutons pas. Et puis ne pas oublier le grand message de Sainte Jeanne d’Arc : pour espérer une victoire donnée par Dieu, il nous faut d’abord combattre !
On annonce beaucoup de monde au Mont des Alouettes samedi prochain. Pouvez-vous nous présenter rapidement qui seront les principales personnalités qui seront présentes, et les nombreuses associations et partenaires ?
Pascal Théry : Outre le Prince Louis de Bourbon et Dom Louis-Marie, nous aurons le Duc de Bauffremont, président de l’Institut de la Maison de Bourbon, des représentants du Souvenir Vendéen, de Mémoire du Futur, l’association de Reynald Secher, du Cercle Charrette, présidé par Yannick de Charette, du cercle Jean-Pierre Calloc’h du Morbihan, du cercle Chateaubriand, de l’ARLV, association royaliste légitimiste de Vendée, de l’UCLF, union des cercles légitimistes de France…
Nous aurons aussi notre cher et fidèle ami le père Argouarc’h, de la Sainte Croix de Riaumont, des écrivains, ainsi que des responsables politiques du département et des membres du clergé du diocèse qui ont été largement invités.
Un dernier mot pour les lecteurs du Salon Beige avant de les retrouver au Mont des Alouettes ?
Pascal Théry : Saint-Exupéry écrivait :
« Il n’y a qu’un problème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles, faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien ».
Nous aurons la grande joie d’entendre ce chant grégorien lors de la Sainte-Messe du moine bénédictin. L’écrivain ajoutait :
« Quiconque porte dans le cœur une cathédrale à bâtir, est déjà vainqueur ».
Ce jour-là, le Mont des Alouettes sera notre cathédrale !

L’Eglise de la République a élu son pape
Guillaume Trichard, secrétaire général adjoint de l’Unsa (Union nationale des syndicats autonomes), a été élu Grand Maître du Grand Orient de France le 24 août. Âgé de 47 ans, il a été élu au premier tour par les Conseillers de l’Ordre réunis à Lille. Lors de son discours, Guillaume Trichard a souligné
« Les Francs-Maçons du Grand Orient de France ont désormais une responsabilité historique, celle de contribuer à réparer notre République pour que ses principes respectables soient partout respectés, pour que la République universelle et fraternelle ne soit plus une promesse mais une réalité, pour que l’avènement d’une humanité meilleure et plus éclairée ne soit pas qu’une incantation dans nos temples, pour que l’extrême-droite n’accède plus jamais au pouvoir et reste là où elle doit être, dans les sombres pages des livres d’Histoire. »
Le Grand Orient de France revendique 54 000 membres et 1 391 loges, ce qui reste invérifiable puisqu’il refuse de dévoiler l’identité de ses membres.
Le prédécesseur de Guillaume Trichard au GODF, Georges Sérignac, s’était déclaré favorable à l’euthanasie :
« Nous avons été consultés. Notre position est claire : nous sommes pour aller plus loin dans la possibilité pour chaque être humain de disposer de sa vie et de sa mort »
Il était « une foi » un prêtre : l’abbé Nicolas Duquesne
Face aux calomnies et aux médisances contre l’Église et contre ses pasteurs, Natalie Saracco riposte en allant à la rencontre des « bergers » auxquels le Christ a confié Son Église. Les prêtres sont « des mecs biens » ! N’en déplaise à la pensée unique antichrist qui pollue le monde, sa bergerie et ses « moutons »
Son invité, l’abbé Nicolas Duquesne (diocèse de Lille) dénonce la perfusion sous BFM, la dictature du Covid…
Saint Juan Diego messager de la Vierge Marie
Poursuivant sa série de catéchèses du mercredi sur le thème de « la passion pour l’évangélisation : le zèle apostolique des croyants », le pape François a consacré son audience générale du 23 août à saint Juan Diego en tant que messager de la Vierge Marie:
Aujourd’hui, nous considérons l’apparition de Notre-Dame de Guadalupe à saint Juan Diego, un événement qui a contribué de manière décisive à l’évangélisation des Amériques.En apparaissant à Juan Diego en tenue autochtone et en parlant sa langue, la Vierge Marie a montré qu’elle était une Mère, la Mère même de Dieu, et elle a invité les peuples indigènes à se réfugier sous son manteau. Le miracle des roses qui ont fleuri en plein hiver, et l’apparition de l’image de Notre-Dame sur le tissu du manteau de Juan Diego, témoignent de manière éloquente de l’amour préférentiel de Dieu pour les pauvres et de la coopération maternelle de Marie dans l’extension de son Royaume. Ils nous rappellent également le rôle important des mères et des grands-mères dans la diffusion du message de l’Évangile, et, comme dans le cas de Juan Diego, notre besoin en tant que chrétiens de persévérer dans la foi de notre baptême. Que la Mère de Dieu, dont la présence aimante se fait sentir à Guadalupe et dans d’innombrables sanctuaires mariaux à travers le monde, continue à attirer les cœurs vers Jésus son Fils et vers la vérité sauvegardée de l’Évangile.
La vénération de Notre-Dame de Guadalupe, en Amérique latine, est le type même de la piété populaire – cette piété populaire, si méprisée par un certain « cléricalisme »! – qui a nourri non seulement l’évangélisation initiale du continent, mais aussi la foi des martyrs Cristeros.
Thierry des Lauriers : Aux côtés des exclus, des sans abri et des prostituées
Entendre le cri de la rue en allant chaque semaine à la rencontre des exclus, prostituées ou sans-abri, telle est la mission de l’association « Aux captifs, la libération » présidée par Thierry des Lauriers qui livre son expérience dans un très joli livre intitulé « Charité à main nues ». Plusieurs centaines de bénévoles ont la volonté d’apporter une aide aux plus pauvres « sans gants, sans masques ni uniformes, ni rôle social ». Ils avancent les mains vides mais aussi les mains nues. Ils partent à la rencontre des plus fragiles sans taire leur appartenance à l’Eglise catholique et leur référence à l’Evangile.
Au-delà du témoignage marquant qui figure dans le livre, Thierry des Lauriers répond aux questions de TVL : Porter le message du Christ dans la rue n’est-il pas une volonté de renouer avec un catholicisme populaire ? L’arrivée incessante de migrants complique-t-elle une tâche déjà ardue ? L’auteur répond avec clarté et poursuit son objectif premier : développer une véritable spiritualité de l‘amour et de la rencontre.
La gauche impose son narratif d’un Darmanin très à droite
Les médias reprennent cette antienne comme un mantra. La gauche s’assure ainsi un gouvernement qui ne dérive jamais à droite. Alors que Darmanin est devenu un homme de gauche, n’ayant aucun succès à son actif, mais au contraire la dissolution de Génération identitaire, l’affaire Iquioussen, les « Anglais » du Stade de France, l’Ocean Viking, le buzz des Soulèvements de la terre, l’opération wuambushu, Sainte-Soline, les émeutes, la « grève » des policiers etc…
Le candidat commun de la jonction de la droite et de l’extrême droite, c’est M. Darmanin.
Nous devons comprendre le danger. Qui a dit que Mme Le Pen était trop molle ? C’est bien lui. Il porte le discours de la coalition entre la droite et l’extrême droite. #Amfis2023 pic.twitter.com/XEGaw9dPUj
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) August 25, 2023
L’homme : un chef-d’œuvre en péril ?
Le CEP organise les 7 et 8 octobre son colloque à Orsay sur le thème L’homme : un chef-d’œuvre en péril ? Pour l’occasion, nous avons interrogé Dominique Tassot, Président du Cep :
Qu’est-ce que le CEP ?
Fondé en 1997, le CEP (Centre d’Études de et de Prospective sur la science) se propose de développer une alternative à l’actuelle vision scientiste du monde qui, inspirée par un laïcisme étroit, impose d’étudier la Nature, les sociétés et leur histoire comme si Dieu n’existait pas. Il y a là un préjugé aussi anti-scientifique dans son fondement que stérilisant pour l’intelligence dont le rôle – le mot l’indique – est de tout relier. À l’inverse, le CEP développe une vision chrétienne du monde et défend tant l’historicité que la pertinence scientifique de la Bible.
Pour quoi ce thème : L’homme : un chef-d’œuvre en péril ?
La vision matérialiste du monde, aujourd’hui dominante, laisse entendre que l’homme est issu d’un agrégat de molécules qui, au terme d’une longue et hasardeuse évolution, est devenu ce que nous sommes. Face à ce réductionnisme, les réalisations de la civilisation chrétienne se sont fondées sur l’idée que l’homme fut créé dès le commencement à l’image même de Dieu, donc conscient et capable de connaître et d’aimer. Que l’homme soit ce chef-d’œuvre immensément complexe et subtil – et pour lequel l’univers a été fait –, est aussi bien attesté par la science, les mœurs et la littérature que détesté par les idéologues qui projettent de transformer nos diverses sociétés en une seule fourmilière et de nous gouverner comme des insectes sans autre perspective que leur monticule terrestre.
Comment se déroulera le colloque ?
Les conférenciers s’attacheront donc, dans ce colloque, tant à établir la merveilleuse nature dont Dieu nous a dotés que les périls vitaux pour l’âme et pour le corps où nous entraînent les démolisseurs, qui, pour le moment, nous gouvernent.
Qui sont vos différents intervenants ?
Le Dr Philippe Loron s’attachera à montrer la merveille de la création qu’est le cerveau humain Claude Meunier-Berthelot répondra à la question : La crétinisation des élèves est-elle une erreur ou un projet réussi ?, Claire de Gatellier nous fera réfléchir sur l’enfance , ses merveilles et ses fragilités, le Dr Bernard Roullet conduira notre réflexion sur le rôle du médecin d’Hippocrate à nos jours , Élisabeth Dancet évoquera « L’opération COVID » afin de savoir si elle une guerre contre l’humanité, et elle traitera dans un second temps du transhumanisme, Laurent Aventin nous parlera de l’utérus artificiel et de ses enjeux civilisationnels, et nous terminerons avec l’Abbé Renaud de Sainte Marie pour dénoncer la supercherie du genre.
Ce colloque se tiendra à La Clarté Dieu, 95 rue de Paris , 91 400 Orsay. Logement sur place pour ceux qui le souhaitent.
Pour assister à ce colloque, prière de remplir et renvoyer la fiche d’inscription, disponible sur le site Internet du CEP : http://le-cep.org. Pour tout renseignement complémentaire, contactez le secrétariat, par mail : [email protected] ou tél. : 03 86 31 94 36.
Le Syndicat de la Famille poursuit son action contre le Salon Désir d’enfant
Le Syndicat de la Famille ne lâche rien, et poursuit son action contre le Salon Désir d’enfant (devenu « Wish for a Baby ») qui revient à Paris les samedi 2 et dimanche 3 septembre.
Si la GPA n’est théoriquement plus proposée, ce Salon fait néanmoins commerce de gamètes et d’embryons, de contrats de PMA avec choix du sexe et sélection génétique, de PMA post-mortem, de PMA pour les personnes trans, etc. Ces pratiques sont illégales en France, et surtout indignes de l’être humain !
Parmi les actions prévues cette année contre cet infâme trafic, Le Syndicat de la Famille prévoit des « inspections citoyennes » : des équipes de volontaires iront inspecter chacun des stands, poser des questions, prendre les catalogues de propositions et de tarif, prendre des photos, etc.
Ces inspections se feront suivant une procédure précisément définie et dans le respect de l’éthique et de la légalité. Si vous souhaitez y participer, merci de vous inscrire ici. Vous aurez bien sûr toutes les informations utiles en amont pour bien vous préparer à cette inspection.
Pour vous faire une idée de ce qu’est ce Salon, vous pouvez visionner ici la vidéo de notre enquête, publiée en 2022. Il s’agissait alors d’enregistrements réalisés en caméra cachée. Cette vidéo a conduit à l’ouverture d’une enquête de la Brigade de Répression de la Délinquance à la Personne (BRDP, qui dépend de la Direction régionale de la Police judiciaire).
Terres de Mission – JMJ Lisbonne : le vrai bilan
Eglise universelle : 16èmes JMJ à Lisbonne
Du 1er au 6 août, les JMJ de Lisbonne ont rassemblé 1,5 million de jeunes catholiques dont 40 000 Français. Le père Clément Barré, prêtre du diocèse de Bordeaux, en ministère principalement auprès des jeunes, a participé à ces JMJ. Il revient sur l’historique de ces journées et leur impact dans la vie de l’Eglise.
Eglise en France : Le royaume de Marie, 800 vierges miraculeuses en France
Stanislas-Xavier Guerbet a créé un site internet sur lequel il a répertorié les 800 vierges miraculeuses qui tapissent notre territoire national. Il présente ce site sur lequel les vierges sont classées par origines géographiques et thèmes.
Eglise en marche : Pèlerinage Feiz e Breiz
Autour des trois piliers : Patrimoine, Tradition, Mission, aura lieu les 23 et 24 septembre le 6ème pèlerinage Feiz e Breiz (Foi en Bretagne) vers Sainte-Anne-d’Auray (56). Frantz Toussaint, chef du chapitre de Vannes, nous présente cet événement dont le thème sera : Sainte Anne et l’Espérance.
Annonce : 2ème colloque : Quel avenir pour la messe traditionnelle ? Samedi 23 septembre de 10h à 18h à la Maison de la Chimie dans le 7ème arrondissement de Paris.
Un juge du Minnesota bloque la poursuite contre le Saint-Siège pour abus sexuels
Un juge fédéral du Minnesota a bloqué une tentative de poursuite contre le Saint-Siège pour abus sexuels commis par un prêtre catholique. Il a déclaré que le Vatican, en tant que corps souverain international, est exempt de telles poursuites. L’affaire a été intentée par Jeff Anderson, un avocat spécialisé dans les affaires d’abus sexuels. Anderson a fait plusieurs tentatives pour poursuivre le Saint-Siège, toujours avec le même résultat négatif.
Fouilles dans une fosse commune du Manitoba
Les médias occidentaux avaient largement signalé l’existence d’une fosse commune aux environs d’une ancienne « école résidentielle » canadienne au Manitoba. Ils ont été plus « discrets » sur la récente révélation d’une équipe d’archéologues ayant travaillé sur cette fosse commune, selon laquelle aucune trace de restes humains n’y aurait été trouvée. Cela ne veut certes pas dire qu’aucun enfant indien n’a été inhumé sous l’église Notre-Dame des Sept Douleurs, mais cela relativise un peu le hourvari médiatique…
Des pressions romaines sur la Conférence des évêques américains
Jayd Hendricks, ancien directeur exécutif des relations gouvernementales de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), a déclaré que « trois cardinaux (non nommés) à Rome » pensaient qu’il était « trop complaisant envers le président Trump ». « Ils voulaient que l’USCCB prenne position dans le cadre du processus budgétaire du Congrès concernant un programme important mais très petit », a-t-il poursuivi. « Ce qu’ils n’ont pas compris, c’est que c’est dans le processus d’attribution des fonds, et non dans le processus budgétaire, que ces détails sont réglés, ce qui a été fait. Si j’avais fait ce qu’ils voulaient, cela aurait donné l’impression que les évêques étaient incompétents. »
« Mais pour la première fois, on me disait par Rome comment faire mon travail pour des raisons qui semblaient idéologiques. C’est une raison significative pour laquelle j’ai quitté la Conférence. » Hendricks, qui est maintenant président de Catholic Laity and Clergy for Renewal, a déclaré que les divisions parmi les évêques américains « viennent principalement de l’aile libérale de petite taille des évêques. Ils sont peu nombreux, peut-être 20 à 25 sur environ 270 évêques, donc moins de 10%, mais ils sont agressifs et semblent avoir le soutien du Saint-Siège… C’est le groupe plus petit et contentieux qui est en décalage avec les autres membres et qui essaie pourtant d’imposer sa volonté à la Conférence. »
Et cela donne une image un tantinet centralisatrice du « processus synodal »!
Le pape François célèbre le bienheureux Pino Puglisi, tué par la mafia
Le pape François a écrit une lettre à l’archevêque Corrado Lorefice de Palerme pour commémorer le 30e anniversaire de la mort du bienheureux Pino Puglisi, le prêtre sicilien martyrisé pour sa lutte contre la mafia. « En suivant l’exemple de Jésus, Don Pino a atteint les profondeurs de l’amour », a écrit le pape François. « Il possédait les mêmes qualités du bon pasteur doux et humble : les jeunes, qu’il connaissait individuellement, témoignent de l’homme de Dieu qui privilégiait les petits et les sans défense ; il les éduquait à la liberté, à aimer la vie et à la respecter ».
Le PC chinois réécrit la Bible
Le député américain Mike Gallagher (républicain du Wisconsin) a révélé que les responsables locaux du Parti communiste chinois dans la province du Henan ont forcé les églises à remplacer les affichages des Dix Commandements par des citations du président Xi Jinping. En tant que président de la Commission spéciale de la Chine communiste à la Chambre des représentants, il a mis en garde contre les efforts du gouvernement chinois pour subvertir le christianisme en modifiant des parties de la Bible. Il a évoqué deux exemples:
- Une déformation de l’épisode de la femme adultère dans l’Évangile selon saint Jean où le Christ dit : « Que celui d’entre vous qui est sans péché jette la première pierre » lorsque une femme est accusée d’adultère. « C’est une belle histoire de pardon et de miséricorde – à moins bien sûr que vous soyez un responsable du Parti communiste chinois, a déclaré Gallagher. C’est alors l’histoire d’un dissident défiant l’autorité de l’État. Un aperçu possible de ce à quoi ressemblerait une Bible aux caractéristiques socialistes est apparu dans un manuel universitaire chinois en 2020. L’extrait de l’Évangile de Jean réécrit ne se termine pas par une miséricorde, mais par Jésus lui-même lapidant la femme adultère jusqu’à la mort. » Dans ce manuel, le Christ lapidait la femme à mort et déclarait : « Si la loi ne pouvait être exécutée que par des hommes sans tache, la loi serait morte ».
- L’autre exemple est le remplacement des Dix Commandements par des citations du président Xi Jinping. « Des phrases comme ‘Tu n’auras pas d’autres dieux que moi’, sont devenues des décrets comme ‘veiller résolument à se prémunir contre l’infiltration de l’idéologie occidentale' », a noté Gallagher. « … Xi Jinping n’a aucun problème avec le premier commandement pourvu que lui et le Parti communiste chinois jouent le rôle de Dieu. »Le Saint-Siège a conclu un accord provisoire de deux ans avec la Chine en 2018, renouvelé en 2020 et 2022. Cependant, certains responsables du Vatican ont averti que l’accord ne garantit pas suffisamment de libertés religieuses pour les catholiques. En avril, un évêque a été nommé à Shanghai sans l’approbation du Vatican, mais le pape François a finalement approuvé la nomination en juillet. Le représentant Gallagher a noté que le Parti communiste chinois ne reconnaît légalement que cinq religions, mais que les religions moins établies font face à encore plus de persécution que celles reconnues légalement. « J’ai entendu des histoires inimaginables de persécution religieuse, a déclaré Mike Gallagher. Mais j’ai aussi écouté des récits d’églises clandestines, de courageux membres du clergé et de fidèles résolus, aussi courageux que les saints de l’Église primitive. »
Le diocèse de Cologne et la pornographie
Le cardinal Rainer Maria Woelki de Cologne s’est dit « déçu » (sic!) de constater que plus de 1 000 tentatives d’accès à des sites web pornographiques avaient été effectuées depuis des ordinateurs de l’archidiocèse. Après qu’un journal local a révélé une utilisation généralisée « inappropriée » des ordinateurs de l’Église, l’archidiocèse a confirmé qu’il disposait d’une liste de clercs et d’employés ayant cherché à accéder à des sites inappropriés.Le cardinal a signalé que les pare-feu de l’archidiocèse avaient été activés pour empêcher la plupart de ces abus.
Elargissement des BRICS
De Thomas Flichy de La Neuville sur Asie stratégique:
Le sommet des BRICS, qui s’est réuni du 22 au 24 août à Johannesburg permet d’esquisser la nouvelle stratégie de cette alliance. En effet, l’intégration de six nouveaux membres au 1er janvier 2024 donne une coloration géopolitique à la fédération des émergents : elle permet aux usines asiatiques de sécuriser les combustibles indispensables à leur bonne marche et à s’emparer de deux bras de mer stratégiques tout en renforçant la crédibilité d’échanges monétaires alternatifs. Les nouveaux entrants, que sont l’Arabie Saoudite, l’Argentine, les Émirats Arabes Unis, l’Égypte l’Iran et l’Éthiopie représenteront désormais 11 % du PIB total du groupe, ce qui représente une croissance maîtrisée si l’on prend en compte le nombre important de pays ayant sollicité leur intégration pour 2024. Les nouveaux entrants, indiqués en orange sur la carte et le graphique vont reléguer l’Afrique du Sud, organisatrice du sommet, au 9e rang.


Il n’en reste pas moins que le continent asiatique conservera une prééminence écrasante au sein des BRICS représentant à lui seul 80 % du PIB de l’alliance.

Si l’on procède à une analyse plus fine, l’on note qu’au sein même de ce continent, le centre de gravité des BRICS se déplacera légèrement vers l’Occident en raison de l’intégration de trois pays du Moyen-Orient : l’Iran, l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis.

Après ce tribut rendu au chiffre qui est, selon le joli mot de Lamartine, la négation de toute pensée [1] , il convient d’interroger la signification politique de l’élargissement afin de répondre aux rieurs qui, faute de profondeur historique ne voient dans ce nouveau groupe qu’un assemblage hétéroclite de contestataires frappés de retard technologique.
A l’échelle du continent asiatique l’intégration de l’Iran fait rentrer le troisième membre du nouvel empire mongol [2] au sein des BRICS. Outre le potentiel créatif de la Perse, brusquement annexé, cette extension signifie que l’ancienne alliance de circonstance entre les émergents pourrait prendre une tournure résolument géopolitique. Par souci d’équilibre, le concurrent saoudien de l’Iran, qui s’est progressivement tourné vers la Chine et la Russie au cours des derniers mois, a été lui aussi intégré. L’on sait que la Chine avait joué un rôle non négligeable dans le rapprochement irano-saoudien. Désormais, l’enceinte des BRICS pourrait permettre de structurer ce partenariat fragile et naissant. La troisième pièce du puzzle moyen-oriental est celle des Émirats Arabes Unis qui s’étaient ostensiblement rapprochés du Nouvel Empire Mongol en recevant Bachar Al-Assad à Abou Dhabi le 18 mars 2022. Ce tournant diplomatique avait généré des sanctions financières immédiates de la part des Etats-Unis. Mohammed Ben Zayed, le dirigeant de fait des Émirats, entretient de longue date des relations étroites et chaleureuses avec Vladimir Poutine. Elles sont fondées sur l’intérêt partagé de ces deux régimes à maintenir, sous l’égide de l’Arabie saoudite, les prix les plus élevés du pétrole. L’importance des investissements des oligarques russes à Dubaï a ajouté une dimension aussi profitable que sensible à cette relation bilatérale. Selon les agents immobiliers dubaïotes, les marchés haussiers n’ont jamais connu un tel pic : une quantité notable d’investisseurs russes y achètent des appartements.
D’un point de vue global, l’élargissement des BRICS se présente comme un signal faible supplémentaire du basculement géopolitique en cours : en 1945, les Etats-Unis se substituaient à la puissance tutélaire britannique au Moyen-Orient. Près de quatre-vingts ans plus tard, la Chine se rapproche significativement des réserves pétrolières et gazières qui fondèrent la domination historique du dollar. Ce basculement va s’opérer insensiblement, et ne se traduira pas immédiatement par une guerre des monnaies. Celle-ci a en effet pour préalable la mise en place d’une infrastructure numérique permettant une alternative au dollar. Or les géants occidentaux du numérique se sont efforcés de sécuriser ces infrastructures qu’il s’agisse des satellites ou des câbles. Celles-ci constituent en effet le nouveau squelette matériel des monnaies et la lutte va être âpre pour s’en emparer. Pour les puissances technologistes mercantiles, l’accélération de la révolution numérique conditionne la survie même du dollar. Face à elles, le groupe des BRICS, qui intègre en janvier 290 millions de musulmans supplémentaires dont un tiers de chiites, renforcera sa présence sur deux bras de mer stratégiques : le golfe Persique et la partie septentrionale de la mer rouge par laquelle transitent 25 millions de containers tous les ans. Au-delà des effets de communication, l’on peut s’interroger pour savoir si les BRICS n’ont pas ici mis en œuvre une stratégie du XXe siècle consistant à s’emparer des sources d’hydrocarbures et des principales routes maritimes alors que les Etats-Unis concentrent leurs efforts sur l’accaparement des infrastructures numériques afin de pouvoir monopoliser les bénéfices de la révolution digitale du XXIe siècle.
[1] « Le chiffre seul était permis, honoré, protégé, payé. Comme le chiffre ne raisonne pas, comme c’est un merveilleux instrument passif de tyrannie qui ne demande jamais à quoi on l’emploie, qui n’examine nullement si on le fait servir à l’oppression du genre humain ou à sa délivrance, au meurtre de l’esprit ou à son émancipation, le chef militaire de cette époque ne voulait pas d’autre missionnaire, pas d’autre séide, et ce séide le servait bien. Il n’y avait pas une idée en Europe qui ne fût foulée sous son talon, pas une bouche qui ne fût bâillonnée par sa main de plomb. Depuis ce temps, j’abhorre le chiffre, cette négation de toute pensée, et il m’est resté contre cette puissance des mathématiques exclusive et jalouse le même sentiment, la même horreur qui reste au forçat contre les fers durs et glacés rivés sur ses membres et dont il croit éprouver encore la froide et meurtrissante impression quand il entend le cliquetis d’une chaîne. Les mathématiques étaient les chaînes de la pensée humaine. Je respire ; elles sont brisées ! » Alphonse de Lamartine, Des destinées de la poésie, Paris, Librairie de Furne, 1834, p. 7
[2] Le Nouvel Empire Mongol, qui reprend en partie la construction géopolitique de Gengis Khan constitue une alliance continentale souple entre la Russie, l’Iran et la Chine. Il s’oppose aux républiques maritimes commerciales nées dans le sillage de l’Angleterre.
Les évangéliques contre la dépénalisation de l’avortement au Costa Rica
L’appel de l’ONU à dépénaliser l’interruption volontaire de grossesse (IVG) au Costa Rica a suscité une réaction ferme de la part de l’alliance évangélique nationale. Dans un communiqué publié le 10 août, celle-ci a qualifié le programme de l’organisation internationale et son idéologie politique de « dévastateurs ». Elle a demandé au gouvernement costaricien de « respecter et protéger le droit fondamental à la vie de toute personne, en particulier celui de l’enfant à naître ». Le communiqué souligne aussi que « cette demande manque de respect et menace notre souveraineté en tant qu’État ».L’avortement est autorisé au Costa Rica uniquement si la vie de la mère est en danger.
Changement de sexe et droits des parents
Au Maryland, un juge fédéral a confirmé les directives qui interdisent aux enseignants de prévenir les parents si un élève se déclare transgenre à l’école. En revanche, trois districts scolaires du New Jersey ont exigé des enseignants qu’ils informent les parents lorsque des élèves se déclarent transgenres. L’État du New Jersey a poursuivi les districts en justice et un juge a suspendu l’application des politiques des districts.
Mélenchon veut la France aux Français
C’est ainsi que j’ose le comprendre :
Notre pays c’est l’Humanité. Les insoumis ne sont pas les supplétifs de l’impérialisme.
Le Mali appartient aux Maliens. Le Niger aux Nigériens. Le Burkina Faso aux Burkinabés. #Amfis2023 pic.twitter.com/6HZiLbqRIt
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) August 25, 2023
Moins la justice est plus laxiste, plus il y a moins de détenus…
Emmanuel Macron, accusé de manquer d’autorité, assure avoir « reconstitué du muscle régalien », rappelant notamment les « 10 000 postes de sécurité intérieure » créés depuis 2017.
« J’ajoute qu’il n’y a jamais eu autant de détenus en France, alors qu’on ne dise pas que la justice est laxiste ! » (…)
Comme l’écrit un internaute facétieux :
« On n’a jamais pompé autant de flotte, alors, qu’on ne dise pas que le titanic est en train de couler ! »
Des chrétiens indemnisés au Pakistan
Les chrétiens victimes des récentes émeutes du 16 août à Jaranwala, dans la province du Pendjab au Pakistan, recevront des indemnisations pour les pertes subies, selon une annonce du Premier ministre par intérim, Anwaar-ul-Haq Kakar. Chaque foyer touché recevra une compensation de deux millions de roupies (environ 6 800 dollars américains). Les émeutes ont éclaté en réaction à un prétendu acte de blasphème contre le Coran, ce qui a provoqué la colère de certains musulmans. Selon l’AFP, 87 maisons et 19 églises ont été vandalisées lors de ces incidents.
Cacher « l’orientation de genre » des élèves à leurs parents
L’association Parents Defending Education, attaché à l’enseignement des valeurs traditionnelles, publié dans son rapport annuel une liste de 1040 districts à travers les Etats-Unis, représentant 18 335 écoles avec plus de 10,7 millions d’élèves, où le personnel est autorisé à cacher « l’orientation de genre » des élèves à leurs parents. Si les établissements de Californie sont les plus nombreux, environ 35 Etats sur 50 sont concernés par ces mesures.
Transplantation d’utérus au Royaume-Uni
Une transplantation d’utérus a été réalisée avec succès au Royaume-Uni (c’est une première dans ce pays, mais non, semble-t-il, une première mondiale). Une femme de 40 ans, qui avait déjà deux enfants, a décidé d’aider sa sœur de 34 ans, née sans utérus. Six mois après l’opération, la receveuse a ses règles et se prépare à se faire implanter ses propres embryons, issus de ses ovules fécondés in vitro.
L’opération a été réalisée début février à l’hôpital Churchill d’Oxford par une équipe de plus de 30 personnes. L’opération pour retirer l’utérus de la donneuse a duré plus de huit heures. Avant que l’utérus ne soit prélevé, les chirurgiens ont déjà commencé à opérer la jeune sœur et, après neuf heures et vingt minutes supplémentaires, la transplantation a été terminée. L’opération a été financée par Womb Transplant UK, avec un coût de 25 000 livres sterling, comprenant le paiement du temps de bloc opératoire et du séjour à l’hôpital des patients par le NHS. Les chirurgiens et le personnel médical n’ont pas été rémunérés pour leur temps.
Naturellement, ce succès médical entraîne de graves questions éthiques, mais les médias ne semblent guère s’y intéresser, si ce n’est pour se féliciter de la possibilité prochaine (d’ici une décennie, paraît-il) pour les hommes biologiques devenus femmes à l’état-civil de porter des enfants.
Oliver Anthony, le « Donald Trump de la Musique »
Le 8 août, Oliver Anthony, un trentenaire américain originaire de Farmville en Virginie, a publié sur YouTube une vidéo de sa chanson « Rich Men North of Richmond ». 37 millions de vues plus tard, sa ballade folk au texte engagé se range au sommet du classement Billbord, une première pour un artiste qui n’a auparavant jamais figuré dans un hit-parade.
Cette chanson divise et fait couler beaucoup d’encre Outre-Atlantique, parce qu’elle dit quelque chose de l’état de la société américaine contemporaine. Au-delà de la seule sphère musicale, les politiques se sont rapidement emparés de cet hymne des cols bleus, devenu tube de l’été. En substance, sa complainte dénonce la misère des travailleurs et la déconnexion des élites.
« J’ai vendu mon âme, travaillé toute la journée/ Des heures supplémentaires pour une paye minable/ Pour que je puisse m’asseoir ici et gâcher ma vie/ Rentrer à la maison et noyer mes problèmes. »
Sa rengaine décrit la misère de l’existence des Américains de la classe moyenne et le mal-être des travailleurs qui, assommés par les taxes et l’inflation— « Parce que vos dollars ne valent rien, et sont taxés sans fin » — peinent à s’en sortir.
« De jeunes hommes se mettent six pieds sous terre/Parce que tout ce que fait ce maudit pays, c’est de les mettre à terre ».
Dès le refrain, le chanteur nomme les responsables de ces malheurs en accusant les « Rich Men North of Richmond », qui donnent aussi leur nom au titre de la chanson. Une référence directe aux politiciens de Washington DC.
«J’aimerais que les politiciens fassent attention aux mineurs [les ouvriers des mines] / et pas juste aux mineurs sur des îles quelque part[référence à l’affaire Jeffrey Epstein, Ndlr]. »
Tout le monde y passe :aussi bien les élites déconnectées qui veulent avoir un « contrôle total », que « les obèses qui profitent de l’aide sociale. »
Oliver Anthony a été surnommé le « Donald Trump de la Musique » par Jason Whitlock, un influent chroniqueur et podcasteur ancien joueur de football américain.
Rich Men North of Richmond has been uploaded to all major streaming platforms and will show up there in a few days.
Im still in a state of shock at the outpouring of love I’ve seen in the comments, messages and emails. I’m working to respond to everyone as quickly as possible. pic.twitter.com/iScaYp9AWQ
— Oliver Anthony (@AintGottaDollar) August 11, 2023
Les Corses contre le trafic de drogue : exemple ou signe des temps à venir ?
De Stéphane Buffetaut, élu local et ancien député européen:
A la suite de l’agression d’agents municipaux menacés de se faire « charcuter » par des dealers, plusieurs centaines de Corses ont manifesté à Ajaccio le 17 août dernier. Ils protestaient contre la gangrène du trafic de drogue sur l’île de beauté mais affirmaient aussi leur refus de l’hégémonie et de la sécession territoriale de la part de populations qui mêlent délinquance liée aux stupéfiants et islamisation.
L’exemple continental les laissait sans illusions sur la capacité et la volonté de l’Etat de réagir face à cette situation, aussi la société civile a voulu réagir et indiquer clairement que les Corses n’entendaient pas que des zones de non droit prolifèrent sur leur île à la manière d’enclaves étrangères. Contrairement à Hollande qui se bornait à constater qu’il ne voyait pas comment « éviter la partition » qui était « en train de se produire ». Un comble d’impuissance pour un Président prétendument monarque républicain, dont le rôle premier est de maintenir l’unité de la Nation.
Comme toujours, la presse de gauche a réagi de façon superficielle et idéologique et n’a voulu voir dans cette saine réaction qu’une manifestation de « xénophobie ». La réalité est tout autre. La raison d’être du pouvoir politique est d’assurer la paix et la tranquillité publique et de sauvegarder l’intégrité nationale. L’Etat devrait être l’outil mis au service de ce bien commun essentiel sans lequel il ne peut y avoir ni vie sociale réglée, ni même nation organisée.
Or, depuis des décennies les gouvernements de la République, de gauche comme de droite, ont fait preuve d’une irresponsabilité, d’un aveuglement et d’une lâcheté insignes face à la dérive de parties entières du territoire en raison de l’échec de l’intégration d’une partie des populations immigrées, notamment de culture musulmane. Le fait que les trafiquants et délinquants aient pour beaucoup la nationalité française ne change rien à l’affaire. Au contraire, c’est le signe de l’échec patent de la politique du laissez-faire, laissez-passer en matière migratoire et de l’incapacité à mettre en place des politiques fortes et exigeantes d’intégration.
Notre Etat, pourtant le plus cher et le plus lourd du monde, s’est petit à petit montré incapable d’assurer ses fonctions régaliennes au point d’en être presque arrivé à un pont de non retour, comme le constatait de façon invraisemblable le calamiteux Hollande.
Or lorsque l’Etat se montre défaillant, c’est la société civile ou certains hommes forts qui ramassent « le sceptre » tombé dans le caniveau. C’est ainsi qu’est née la féodalité, en réaction à la décadence de la royauté carolingienne devenue incapable de protéger ses populations des envahisseurs normands ou des bandes de pillards. Il fallut des siècles de « miracle capétien » pour rétablir l’autorité de la couronne et l’Etat royal.
L’Etat républicain français est aujourd’hui aussi lourd qu’impuissant. Tatillon, invasif, parfois délirant, et si coûteux qu’il en devient spoliateur, il peine à assurer correctement ses fonctions régaliennes. Pesant, lent, absurde il exaspère les Français qui n’en peuvent plus de ses règles et injonctions relatives à tous les aspects de l’existence alors même qu’il assure si mal la sécurité, l’ordre, l’administration de la justice et l’enseignement public. Or les régimes politiques périssent plus de leurs propres faiblesses que de la force de leurs adversaires.
Cette décadence de l’Etat annonce des temps difficiles, très difficiles pour la République. Les récentes émeutes, très bien organisées, n’en sont qu’un avant-goût amer et peuvent redémarrer à tout moment aux dires des maires qui furent concernés directement. Tergiverser encore et toujours, maintenir un système à la dérive ne peut que mener la France au chaos. Une véritable alternance n’est pas souhaitable, elle est nécessaire.
Le régime nicaraguayen expulse des jésuites
Les autorités nicaraguayennes ont récemment expulsé une communauté de prêtres jésuites de leur résidence privée, située à proximité de l’Université centraméricaine (UCA) de Managua, dirigée par la Compagnie de Jésus. Cette expulsion fait suite à la fermeture de l’UCA, confisquée par les autorités nicaraguayennes, qui l’ont qualifiée de « centre de terrorisme ». Cette série d’expulsions et de confiscations intervient un an après l’arrestation de l’évêque Rolando Álvarez, condamné à plus de 26 ans de prison pour des accusations de haute trahison et de diffusion de fausses nouvelles. Depuis 2018, les relations entre le gouvernement nicaraguayen et l’Église catholique se sont gravement détériorées.
Une religieuse ghanéenne sauve des enfants handicapés
Dans le nord du Ghana, Sœur Stan Thérèse Mumuni, des Sœurs mariales de l’amour eucharistique, une religieuse ghanéenne, a fondé un foyer pour les enfants souffrant de handicaps mentaux et physiques qui étaient abandonnés ou menacés de mort en raison de croyances traditionnelles. Elle a ainsi sauvé plus de 130 enfants.Dans la Maison Nazareth pour les enfants de Dieu, qu’elle a créée, elle s’occupe actuellement de 120 enfants, avec l’aide de 15 autres religieuses et de 35 membres du personnel. L’Aide à l’Église en détresse a soutenu la construction d’un nouveau couvent pour les Sœurs mariales de l’amour eucharistique au Ghana.
Infanticide et avortement
Lu dans le Catholic Herald:
L’infirmière Lucy Letby a été reconnue coupable du meurtre de sept bébés dans une unité néonatale et de tentative de meurtre sur six autres.The Guardian a publié un article demandant : « Comment une infirmière a-t-elle pu commettre de tels meurtres impensables ? »
L’article commençait par décrire l’unité néonatale comme « le lieu le plus sûr au monde. Un endroit où les bébés plus petits que la main d’un adulte font leurs premières respirations fragiles, où chaque battement de cœur est une occasion de célébration ».
Ce qu’ils n’ont pas mentionné, c’est que même avec la présence de Lucy Letby, c’est un endroit plus sûr que le ventre de leur mère.
Tandis que Letby tuait des bébés dans une unité, une infirmière dans une autre partie de l’hôpital était payée pour tuer des bébés in utero. Une des victimes de Letby est née à 23 semaines de gestation, un âge auquel les bébés peuvent être légalement avortés dans ce pays.
Ces meurtres sont-ils vraiment si impensables dans un monde qui considère le meurtre d’un bébé atteint du syndrome de Down comme un « droit », qui demande l’avortement à la demande jusqu’à la naissance ? Sommes-nous si aveugles que nous ne pouvons pas voir les mensonges, la laideur et le mal qui se cachent sous ce qui remonte à la surface ?
À quel point une conscience est-elle corrompue pour célébrer à la fois l’abolition de la peine de mort et l’introduction de l’euthanasie pour les prisonniers, l’émancipation des femmes et le droit à l’auto-identification, la protection des enfants et le grooming dans les écoles ? Nous sommes fous sans Dieu.
