Jean-Robert Pitte livre sa vision de l’écologie, éloignée de celle du pape François
A l’occasion de sa venue à Savennières pour le festival Terres à vins Terres à livres, le géographe spécialiste du vin et du paysage, Jean-Robert Pitte a accordé un entretien à RCF. Celui qui est également président de la société de géographie revient sur les raisons du désamour entre les français et la géographie. Secrétaire perpétuel de l’académie des sciences morales et politiques, l’académicien nous partage aussi sa vision de l’écologie, bien éloignée de celle du pape François et aborde la question des éoliennes, de la transition énergétique et de l’enlaidissement du paysage français.
« La vraie malice du diable est de faire croire qu’il n’existe pas ». Nous y sommes.
De Gaspard Proust, dans le Journal du Dimanche du dimanche 21 octobre :
« Cher Fiodor,
Par je ne sais quel étrange concours de circonstances, me voilà propulsé dans cet automne doux et poisseux du Paris de 2022. Une chose immonde s’est produite ici. Quand je dis immonde, c’est pour t’épargner les détails les plus scabreux de l’affaire, mais tout ce que je peux te dire c’est qu’il s’agit de l’un de ces événements qui révèlent au monde le visage du mal absolu. Ce rictus, tu sais, qui se reconnaît entre mille parce qu’il coche toutes les cases possibles de la souillure : la victime, son âge, le supplice, le fait que ce crime aurait pu être évité … Les gens sont sonnés ; comme dépassés par eux-mêmes. Il y a un trop qu’ils ne savent plus nommer.
Des détails pseudo-mystiques ont filtré mais dans une société où Dieu et le diable ont été renvoyés au rayon farces et attrapes, seule la science est désormais habilitée à répondre aux questions sans réponses. Comme d’habitude, on convoquera les troubles schizophrènes et psychotiques ; termes pseudo-scientifiques, fourre-tout païens impuissants à décrire la bête prenant le contrôle d’une âme. Du cerveau, on avoue ne comprendre que 10% du mystère mais au procès on convoquera un collège d’experts, en réalité, un concile d’hypothèses. Certains commencent déjà à évoquer le viol que la criminelle aurait subi durant sa propre enfance, ce qui, sans expliquer, pourrait aider à comprendre. Comprendre … Si tous les carencés affectifs de la Terre commettaient des actes pareils pour se renconstruire, il n’y aurait sans doute plus grand monde sur cette planète.
Tu le devines, ce dont je te parle ne fut pas un crime mais un holocauste, un sacrifice rituel, une immolation offerte aux ténèbres. Mais va leur parler de Satan et cela réveillera en eux le dernier homme de Nietzsche, celui qui se croyant affranchi du Mystère balaiera le tout d’un « Fables et superstitions ». Et il clignera de l’œil, cet athée débordant de certitudes en contreplaqué, ce grand rieur de tout ce qui pourrait faire regarder l’homme vers plus grand que soi ! Je te rassure, son ricanement, il n’osera l’appliquer aux rites du judaïsme parce qu’il y a le passé tragique, ni aux rites de l’islam parce qu’il y a la peur, ni à ceux du bouddhisme parce que cela lui arrive quand même parfois de bégayer une prière en sanskrit avant son yoga matinal ! Alors, il ira se consoler en moquant le Crucifié ; pleutrerie prévisible du lâche pansant ses failles en allant claquer le bigleux au fond de la cour.
Non, cher Fiodor, jamais l’idée du diable ne viendra effleurer ces esprits modernes si déliés. Jamais les Homais à fibre optique ne s’étaient aussi bien portés et pourtant, il faut les écouter quand ils vous parlent de tel guérisseur à pendule ou de tel autre poseur de pierres magiques capables de vous expulser un lumbago ou de vous connecter le plexus solaire avec le wi-fi d’un tronc d’arbre. Ils ricanent de tout ce qui pourrait évoquer le Mal mais s’aplatissent devant l’idée d’une vague énergie céleste, d’une éventualité de vortex cosmique, pédants rationalistes mais adorateurs imbéciles du premier trou noir grimé en soleil ! Assis en lotus, ils chercheront désespérément à aligner leurs chakras pour se faire traverser par je ne sais quel fluide céleste. C’est à croire qu’ils se rêvent en kebabs tournant sur des broches de feu invisibles. S’accroupir, respirer et se rêver en rien, le voilà, l’Everest métaphysique de ces hommes nouveaux pour qui lutter contre le diable en s’agenouillant devant Dieu s’apparente à la plus suprême des idioties. L’émotion retombera. Si tu savais comme les choses vont vite ici … Le poète disait : « La vraie malice du diable est de faire croire qu’il n’existe pas ». Nous y sommes. Je t’embrasse. Aliocha Karamazov. »
Nicaragua : l’Eglise persécutée par le régime sandiniste
Reportage du Verbe :
En pleine crise économique, la pire depuis 30 ans, le Nicaragua est secoué par une tempête politicoreligieuse qui perdure depuis 2018. Les premières victimes de ce drame en plusieurs actes sont les évêques et les prêtres qui ont élevé la voix contre le président Daniel Ortega. Le Verbe a interviewé des témoins directs et indirects afin de comprendre les tenants et aboutissants de la fronde gouvernementale contre l’Église catholique du Nicaragua.
« Au cours des dernières années, il y a eu 190 attaques contre l’Église. Il y a eu des expulsions de clercs et de religieuses, d’évêques, et même du nonce apostolique, ainsi que des emprisonnements sur la base de fausses accusations, l’appropriation de bâtiments appartenant à l’Église, l’empêchement de célébrations eucharistiques, la fermeture de médias catholiques, des assignations à résidence, etc. », lance au Verbe une source sud-américaine bien au fait de la situation au Nicaragua.
Toujours selon ce même informateur,
« la Commission interaméricaine des droits de l’homme a indiqué que le gouvernement nicaraguayen a systématiquement violé les libertés civiles et les droits de l’homme, surtout depuis 2018. »
Une autre source, nicaraguayenne cette fois-ci, confirme au Verbe cette analyse :
« Le Nicaragua est dirigé par un dictateur. C’est une dictature de gauche. Il n’y a donc pas de démocratie. Les droits de la personne ne sont pas respectés. On ne respecte pas la dignité humaine. »
Ovide Bastien, ancien professeur et fondateur du programme Études Nord-Sud au Collège Dawson, explique de son côté que la présente crise entre Ortega et l’Église catholique remonte en avril 2018, alors que des manifestations ont éclaté contre une réforme des retraites. Le 18 avril, des commandos armés s’en sont pris violemment à des manifestants et à des journalistes. Cette journée-là, « il y a eu 300 morts », précise notre source nicaraguayenne. Le lendemain, d’autres manifestations violentes ont eu lieu entre les forces de l’ordre et des étudiants.
Face à cette situation explosive, l’évêque auxiliaire de Managua, Mgr Silvio Baèz a lancé un appel au président afin qu’il cesse d’utiliser la violence contre les manifestants. Devant un parterre d’étudiants rassemblés à la cathédrale de Managua, Mgr Baèz a remerciés les jeunes présents, tout en les qualifiant de trésor national.
Quelques mois plus tard, en juin 2018, l’évêque a déclaré à la fin d’une procession dans les rues de la ville de Masaya, située à 26 km au sud-est de Managua, capitale du pays, alors que des forces de l’ordre et des commandos s’étaient attaqués à des manifestants :
« Je veux lancer un appel à ceux qui sont venus pour tuer dans cette ville, je veux lancer un appel à ceux qui sont des tireurs d’élite (…) – je veux lancer un appel à Daniel Ortega et Rosario Murillo [la femme de Daniel Ortega – NDR]: plus un seul mort à Masaya ! Plus un seul mort ! »
Ovide Bastien mentionne que c’est à partir de ce moment que l’évêque Baèz est devenu une figure prophétique au Nicaragua. « Le gouvernement a tout fait pour le discréditer. » Menacé de mort à plusieurs reprises, il vit désormais en exil. Au sortir des célébrations pascales, il a été appelé par le pape François à demeurer au Vatican.
D’autres évêques se sont également levés pour dénoncer les agissements de Daniel Ortega. C’est notamment le cas de Mgr Rolando Alvarez, qui a été enfermé à l’archevêché de Matagalpa durant deux semaines, avant d’en être délogé manu militari, le 19 aout dernier. La dizaine de prêtres et de laïcs qui étaient avec lui ont également été brutalisés et insultés par les forces de l’ordre.
Notre informateur nicaraguayen souligne que des prêtres ont été arrêtés et envoyés à la tristement célèbre prison Chipote, où se pratiqueraient de la torture et des agressions physiques. Lors de l’entrevue, personne n’avait de nouvelles des prêtres qui y étaient emprisonnés.
Outre la répression physique envers les prêtres de l’Église catholique, Ortega s’en prend aux stations de radio et de télévisions catholiques.
« Neuf stations de radio catholiques ont été fermées et trois chaines catholiques ont été retirées de la programmation des télévisions privées, dont la chaine du diocèse de Matagalpa, sur laquelle Mgr Roland Alvarez animait plusieurs émissions », explique notre expert sud-américain.
[…]
Un ambassadeur pour les LGBT
L’information a été officialisée mercredi 26 octobre dans le compte rendu du Conseil des ministres.
Âgé de 56 ans, ce haut fonctionnaire fut conseiller d’Emmanuel Macron chargé des droits humains (2018-2019), puis conseiller pour la Francophonie, avant de rejoindre en 2021 le cabinet de Marlène Schiappa lorsqu’elle était secrétaire d’État à la Citoyenneté.
Sur son profil Linkedin, l’intéressé, entré au Quai d’Orsay en 1996, détaille son parcours :
“J’ai œuvré, aux côtés de Marlène Schiappa, contre les thérapies de conversion, pour accroître le nombre de places dans les lieux d’hébergement pour les demandeurs d’asile LGBT+ ou pour mieux inclure les couples homoparentaux dans les démarches administratives”.
Il pourrait s’intéresser plutôt aux violences entre LGBT… A Belfort, un homme est soupçonné d’avoir écrasé son compagnon avec sa voiture. Et ce n’est pas un cas isolé :
- A Luc-sur-Mer (Calvados) : un quinquagénaire aurait tué son compagnon
- A Honfleur (Calvados), un homme de 63 ans a été tué à son domicile. Son compagnon a été placé en garde à vue.
- Dans le Finistère : un homme s’est suicidé après avoir tué de plusieurs coups de couteau son compagnon qui voulait le quitter
- A Neuilly : il tue son compagnon
Manif Pour Tous contre la GPA à Paris le 24 novembre
📢 La @EU_Commission veut faire passer un projet de "reconnaissance mutuelle". Cela obligerait la France à reconnaître la #GPA.
📆 Rendez-vous à Paris le 24 novembre pour dire NON au projet européen sur la GPA ! NON au trafic d’êtres humains ! pic.twitter.com/xRh3rw3xJH
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) October 26, 2022
La rétention administrative coûte aux Français 690 €/jour et par clandestin
Chiffre présenté ce jour par la Contrôleuse générale des lieux de privation des liberté Dominique Simonnot à l’Assemblee Nationale, elle-même surprise par ce montant :
La rétention administrative coûte aux Français 690 €/jour et par clandestin. Chiffre effarant, présenté ce jour par la Controleuse générale des lieux de privation des liberté Dominique Simonnot à l'#AssembleeNationale pic.twitter.com/54KYPnFaD1
— Timothée Houssin (@T_Houssin) October 26, 2022
En même temps
Hier sur France 2, Emmanuel Macron a reconnu :
“Aujourd’hui, quand on regarde la délinquance par exemple à Paris, où on a une forte concentration (…) de cette immigration illégale, oui, elle est très présente dans les faits de délinquance”. “À Paris, la moitié au moins des faits de délinquance qu’on observe vient de personnes qui sont des étrangers, soit en situation irrégulière, soit en attente de titres”
Toutefois, il a ajouté :
“Je ne ferai jamais un lien existentiel entre l’immigration et l’insécurité”.
Comme le disait Charles Péguy
Il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit
Tu es Petrus, une revue pour approfondir sa formation religieuse et affermir ainsi sa foi
Tu es Petrus est la revue des amis de la Fraternité Saint-Pierre. Revue trimestrielle de formation intellectuelle, elle propose divers articles de spiritualité, d’exégèse, d’histoire, de doctrine…
Par cette revue, la Fraternité Saint-Pierre désire aider les catholiques qui lui sont attachés à approfondir ou à consolider leur formation religieuse. En effet, la vertu de foi étant reçue dans l’intelligence, il est de la plus haute importance que nous progressions sans cesse dans
la connaissance du “donné révélé” dont l’Eglise est dépositaire. Il s’agit d’une voie incontournable pour enraciner et affermir notre foi car il est difficile, voire impossible, d’adhérer solidement à ce qui est peu ou mal connu. La formation religieuse n’a pas trait à l’érudition : elle est au service de la foi. Tu es Petrus est destiné à alimenter la vie spirituelle.
Voici le sommaire du dernier numéro :
Le pèlerinage vers Chartres est un cadeau merveilleux à proposer largement autour de soi
Guillaume d’Alançon est interrogé dans l’Appel de Chartres. Extraits :
Je connais Notre-Dame de Chrétienté pratiquement depuis les origines. J’avais à peine dix ans quand je lisais chez mes grands-parents les premières informations sur le pèlerinage de Chartres. A l’époque, j’étais émerveillé par les foules polonaises qui rejoignaient Częstochowa en pleine dictature communiste. C’est tellement parlant aujourd’hui… Pèleriner vers Chartres rapproche de Notre-Dame qui marche à la rencontre de sa cousine Elisabeth, de la Sainte Famille qui fuit vers l’Egypte, ou encore des disciples d’Emmaüs qui cheminent dans la nuit de la foi jusqu’au moment où Notre-Seigneur va se manifester. Le pèlerin de Chartres espère toujours ; il croît que Dieu est là, malgré l’immense violence de la période que nous vivons. Violence contre la famille, la vie, la foi, contre ceux qui cherchent à redécouvrir l’esprit de la liturgie, en réponse aux appels répétés de Benoît XVI. Oui, je suis allé à Chartres avec Notre-Dame de Chrétienté une demi-douzaine de fois, avec un faible pour les prières et rencontres que nous faisons en croisant ceux qui marchent dans l’autre sens. […]
J’invite les pèlerins à faire rayonner l’Evangile de la vie en marchant en Fils de la Lumière. C’est ainsi que la France retrouvera son identité profonde. Nous sommes appelés chacun à réaliser une grande œuvre. Pour certains elle sera d’envergure, pour d’autres plus modeste. Quoi qu’il en soit, elle devra toujours se ressourcer dans la pureté de la doctrine catholique et se déployer poussée par l’Esprit-Saint. Au fond, ce n’est pas notre œuvre, nous répondons seulement à un appel inscrit profondément dans notre âme. Ainsi, nous sommes invités à ancrer notre vitalité intérieure par les sacrements, spécialement la sainte messe et la confession, l’oraison et le chapelet. Nous proposons des livrets et neuvaines pour aider à entrer sur ce chemin de croissance (pour les célibataires en quête de l’âme sœur, pour les couples en détresse,… toutes les informations sur www.life-editions.com). Sans oublier que les célibataires peuvent se poser la question de la vocation consacrée. Un dernier mot, le pèlerinage vers Chartres est un cadeau merveilleux à proposer largement autour de soi.
Le retour du Vaudou
Docteur en histoire économique (Sorbonne-Université), professeur de géopolitique et d’économie politique à l’Université catholique de l’Ouest (Angers) et à l’Institut Albert le Grand (Lyon), rédacteur en chef de Conflits, Jean-Baptiste Noé vient de publier un ouvrage passionnant sur Le Déclin d’un monde. Géopolitique des affrontements et des rivalités en 2023.
L’auteur évoque le retour du culte vaudou, en Afrique, mais aussi en Europe, avec l’immigration. En creusant les pratiques du rite initiatique de ce culte, on fait le lien avec des faits divers…
Au-delà de ses aspects rituels et culturels, le vaudou structure de nombreuses sociétés, notamment les syndicats du crime nigérians qui ont adopté ces pratiques. Conjuguant la criminalité primitive, la violence brute et une structuration familiale très codifiée, ces syndicats sont notamment présents dans le trafic de drogue et de migrants. L’appartenance se détermine en fonction de liens familiaux, ethniques ou tribaux. […] Parmi les groupes les plus puissants, on trouve le Neo Black Movement (NBM), officiellement classé comme ONG, avec près de 30 000 membres à travers le monde et la Black Axe, issue de ses rangs. Pour intégrer ces structures, les impétrants doivent passer par une série de rites initiatiques mêlant épreuves du feu, viols collectifs, passage à tabac, le tout intégré dans des pratiques vaudous puisque les candidats sont purifiés par un prêtre vaudou qui les fait renaître dans l’esprit et leur donne le nom d’un héros de l’indépendance africaine.
VA : Geoffroy Lejeune sauve sa place
Lu dans La Lettre A :
Choisi par Iskandar Safa pour remplacer Geoffroy Lejeune, Jean-Michel Salvator a finalement renoncé face au soutien dont bénéficie le directeur de la rédaction en interne. Jouant le rapport de force avec son actionnaire, le trentenaire s’est activé pour sauver sa place, en faisant toutefois quelques concessions sur la ligne éditoriale.
En 24h, il a trouvé 1000 abonnés :
🔴 En moins de 24h, vous êtes déjà 1000 nouveaux abonnés à VA.
On est plus que jamais déterminé à représenter vos idées suite à votre mobilisation.
On compte sur vous pour nous aider à atteindre les 15 000 !👉🏼 Je m’abonne à VA : https://t.co/mvI7xd4FAa#JeSuisLàPourVA pic.twitter.com/BrDjG11V4X
— Valeurs actuelles ن (@Valeurs) October 26, 2022
Vaincre ou mourir : le nouveau film réalisé par Le Puy du Fou
Alors que le long-métrage sur Charette, le grand héros des Guerres de Vendée, est entré en phase finale de post-production, Puy du Fou Films dévoile un premier teaser de VAINCRE OU MOURIR.
La sortie de ce film est prévue en salles pour le 25 janvier 2023. Elle sera précédée d’une avant-première nationale, partout en France, le jeudi 8 décembre prochain, pour permettre aux fans du parc préféré des Français d’être parmi les premiers à découvrir cette épopée – inspirée du spectacle « Le Dernier Panache », qui a déjà conquis 12 millions de spectateurs au Puy du Fou.
Pour cette avant-première 150 salles de cinéma ont d’ores et déjà ouvert leur billetterie et plus de 10 000 billets ont déjà été vendus à 2 mois de l’événement. D’autres salles devraient encore ouvrir leurs portes pour cette occasion inédite.
Synopsis
1793. Voilà trois ans que Charette, ancien officier de la Marine Royale, s’est retiré́ chez lui en Vendée. Dans le pays, la colère des paysans gronde : ils font appel au jeune retraité pour prendre le commandement de la rébellion. En quelques mois, le marin désœuvré devient un chef charismatique et un fin stratège, entrainant à sa suite paysans, femmes, vieillards et enfants, dont il fait une armée redoutable car insaisissable. Le combat pour la liberté ne fait que commencer…
Vaincre ou Mourir, un film de Vincent Mottez et Paul Mignot
Avec Hugo Becker (dans le rôle de Charette), Rod Paradot, Gilles Cohen, Grégory Fitoussi, Constance Gay, Anne Serra, Francis Renaud, Dorcas Coppens, Olivier Barthelemy, Damien Jouillerot et avec la participation de Jean-Hugues Anglade.
Le film est co-distribué par Studiocanal et Saje
La chrétienté n’est pas un état idéal, objet d’utopie ou de nostalgie
De Thibaud Collin dans L’Appel de Chartres :
[…] La nature du pèlerinage de chrétienté est inscrite dans son nom. La chrétienté n’est pas un état idéal, objet d’utopie ou de nostalgie. C’est le fruit « naturel » de l’évangélisation de personnes insérées dans une culture et une société. La chrétienté, c’est la grâce divine qui pénètre l’épaisseur du monde humain. Partout où il y a une communauté, il peut avoir une chrétienté. Qu’est-ce qu’une famille chrétienne si ce n’est une micro-chrétienté ? Et une école chrétienne ? Une troupe scoute ? La chrétienté se forme lorsque les vertus théologales rayonnent sur et dans des institutions qui disposent les membres de cette communauté à suivre le Christ.
C’est un monde où les hommes blessés par le péché originel et souillés par leurs propres péchés vivent malgré tout des sacrements et reçoivent la force divine leur permettant d’assumer leur condition humaine dans son amplitude. La maturité désigne aussi « l’état de ce qui a atteint son plein développement ». Loin de moi l’idée que le pèlerinage ne peut plus croître !
Le plein développement d’un vivant n’est pas synonyme d’immobilisme. Le plein développement est « l’état qui confère à l’être humain la plénitude de ses moyens physiques et intellectuels. » Vivre à plein régime est donc faire preuve de créativité, d’initiative et, derechef, d’une fécondité renouvelée. A l’aune de quelle finalité peut-on mesurer la plénitude de moyens dont le pèlerinage dispose ? Pour cela il faut revenir au contexte de sa création. Face à une crise ecclésiale et nationale d’ampleur systémique, certains au début des années 1980 se sont mis en marche vers Notre-Dame de Chartres, à la suite de Péguy qui proclamait : « Il faut que France, il faut que Chrétienté continue. »
Qui peut affirmer que cette crise est finie ? Le cardinal Ratzinger avait affirmé, quelques jours avant son élection, au Colisée lors du Chemin de Croix du Vendredi Saint 2005 que l’Eglise était « une barque prête à couler » et « qui prend l’eau de toutes parts ». Ses mots ne sont-ils plus d’actualité ? Comment, par exemple, recevoir les mots de l’archevêque de Luxembourg, le jésuite Jean-Claude Hollerich, créé cardinal en 2019 par le pape François, président de la COMECE (Commission des conférences épiscopales d’Europe) et nommé rapporteur général du synode sur la synodalité qui aura lieu à Rome en 2023 : « Je crois que le fondement sociologique-scientifique à la base de l’enseignement sur les relations homosexuelles n’est plus adéquat », (entretien du 2 février 2022 à l’agence allemande Katholische nachrichtenagentur) ? L’énormité d’un tel propos n’a manifestement ému personne alors qu’il repose sur des présupposés niant purement et simplement des pans entiers de la foi et de la morale chrétiennes. Et les exemples du même type seraient malheureusement légion. A vouloir être inclusif sans discernement, on promeut l’indétermination, la confusion et le dégoût de la vérité salvifique du Christ.
Nous savons par la foi que Dieu conduit son Eglise. Mais nous savons aussi que sa Providence n’est pas magique et qu’Elle passe par la médiation de nos prières, de nos sacrifices, de nos choix, et de nos combats. Or le pèlerinage dispose des moyens physiques, intellectuels et d’abord spirituels de répondre à l’appel de Dieu au cœur de la tempête. La maturité, c’est de tenir le cap dans la tempête.
Sordide
Les homosexuels sont des couples comme les autres nous disait-on. Là c’est tout de même particulièrement glauque. Une femme doit être jugée à partir de jeudi 27 octobre aux assises de Paris pour l’assassinat de son épouse dont devront également répondre sa maîtresse et un homme de son entourage.
Sylvia G., 36 ans, mère de deux jumeaux en bas âge, avait été découverte le 24 avril 2019 dans un sous-bois à plusieurs kilomètres du domicile qu’elle partageait avec son épouse, Christy Daupin, alors âgée de 38 ans. Les enquêteurs se sont rapidement intéressés aux tensions qui existaient dans ce couple de femmes mariées depuis 2014, qui vivaient sous le même toit mais étaient, dans les faits, séparées depuis un an.
Les enquêteurs ont également découvert que Christy Daupin avait commencé à s’intéresser à la sorcellerie, suspectait son épouse d’avoir été envoûtée et de vouloir vendre les organes de ses jumeaux.
Un des accusés, Iven Webster, cuisinier d’origine haïtienne, l’avait mise en contact avec une «prêtresse vaudoue» qui l’avait convaincue, moyennant finances, que son épouse nourrissait un complot contre elle. L’assassinat s’est produit quand elle a été soumise à une séance de «désenvoûtement» dans le sous-sol de son immeuble.
La résurgence du culte vaudou, nous aurons l’occasion d’y revenir.
Budget de la Sécurité Sociale : le gouvernement Borne ponctionne 2 milliards aux familles
L’article 10 du Projet de Loi de Finances de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2023 vient d’être adopté à l’Assemblée nationale sans débat grâce au 49.3. Il prive la branche famille de 2 milliards d’euros. Il prévoit en effet un transfert du coût des congés maternité et paternité de la branche maladie à la branche famille de la Sécurité Sociale. Pourtant, l’argent qui est prélevé chaque mois sur la feuille de paie de chaque salarié au titre des « indemnités maladie – maternité » continuera à alimenter la branche maladie. La branche famille va donc perdre 2 milliards dans cette opération.
En même temps, il n’y a pas de ministre de la famille dans ce gouvernement borné.
Un marocain sous le coup d’une OQTF perturbe une église
D’Amaury Bucco, journaliste sur CNews :
Hier, vers 14h, un homme a pénétré dans l’église Saint-Jean-Baptiste, à Mantes la Jolie, pour effectuer de bruyantes prières islamiques. Le curé de la paroisse a été contraint d’appeler la police pour l’évacuer et permettre de rétablir le calme. L’homme, manifestement “déséquilibré”, selon le prêtre, a été placé en GAV. De nationalité marocaine, âgé de 27ans, il était sous le coup d’une OQTF et d’une assignation à résidence décidée par la préfecture du Calvados. A l’issue de sa garde à vue, il a été placé aujourd’hui dans un centre de rétention administrative (CRA), en vue de son expulsion vers le Maroc (soumise à de multiples conditions). A noter que la même église avait été victime d’une tentative d’incendie en février dernier, de la part d’un homme souffrant de troubles psychiatriques.
Ils ont tous des troubles psychiatriques…
La Communauté Sant’Egidio, une ONG financée par l’UE pour promouvoir l’immigration
A propos de la de la Communauté Sant’Egidio, où Macron est récemment intervenu, un lecteur me signale cette question posée par un député allemand au Parlement européen, Maximilian Krah (groupe ID), posée en février 2022 à la Commission européenne :
L’article A du traité sur l’Union européenne de 1992 stipule que l’Union « a pour mission d’organiser de façon cohérente et solidaire les relations entre les États membres et entre leurs peuples ». Les États membres doivent donc agir comme des partenaires loyaux.
Il semble toutefois que certains États membres souffrent de l’ingérence d’autres États membres, ces derniers finançant des organisations qui mènent des activités au profit de l’opposition politique des premiers.
C’est le cas, par exemple, de l’ONG Communauté de Sant’Egidio, qui promeut l’immigration en Pologne et qui est, selon son rapport d’activité 2020, financée par l’Agence italienne de coopération au développement et par les ministères des affaires étrangères de Belgique et d’Allemagne. Selon le même document, l’ONG est également financée par l’Union européenne. Les montants en question n’apparaissent pas dans le système de transparence financière de la Commission.
Une telle ingérence de l’État nuit à la société civile et viole les principes fondateurs de l’Union européenne.
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Quelles mesures la Commission compte-t-elle prendre pour prévenir ce type d’ingérence étatique et garantir le respect des principes fondateurs de l’Union européenne ?
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La Commission peut-elle confirmer les paiements que cette ONG aurait reçus de l’Union européenne ?
Réponse en mai par la commissaire suédoise aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, chargée des migrations, de l’asile et de la sécurité intérieure:
Trois projets ont été mis en œuvre par la « Communauté de Sant’Egidio » dans le cadre du programme national italien mettant en œuvre le Fonds d’asile, de migration et d’intégration (FAMI) au cours de la période 2014-2020, pour une contribution totale estimée de l’UE à 507 125,17 EUR.
Lorsque des organisations non gouvernementales (ONG) mettent en œuvre des projets dans le cadre des programmes nationaux des États membres, la Commission n’est pas directement impliquée. L’autorité responsable de chaque État membre est chargée de la gestion du financement au titre du programme national. De plus, l’ONG Communauté de Sant’Egidio fait partie du consortium mettant en œuvre le projet « Parcours d’intégration des corridors humanitaires – HUMCORE » sous la gestion directe de l’AMIF. Il s’agit d’un projet transfrontalier intervenant dans neuf pays de l’UE avec une contribution totale estimée de l’UE à 1 703 811,83 EUR, qui est partagée entre les 11 cobénéficiaires. Le financement de ce projet n’est pas encore dans le système de transparence financière. Les projets sont publiés dans le Système de Transparence Financière annuellement au plus tard le 30 juin N+1. Le projet est cependant déjà inclus dans le portail des opportunités de financement et d’appels d’offres.
La Commission a l’intention de continuer à soutenir les actions mises en œuvre par les acteurs et les organisations de la société civile susceptibles d’opérer dans l’ensemble de l’Union. Les subventions publiques accordées à ces acteurs, y compris les fonds de l’UE, constituent un soutien normal et bienvenu à la vie démocratique au sein de l’Union et ne constituent pas une ingérence dans les affaires intérieures des États membres.
Emmanuel Macron nous appelle à lui résister
En visite deux jours à Rome à l’invitation de la Communauté Sant’Egidio, Emmanuel Macron a réaffirmé le rôle essentiel des religions face au « retour de la violence » dans la société, « des colères et des grandes peurs », au « doute des vérités qui permettent de construire un commun », et à l’explosion des situations de solitude.
« J’ai besoin de vous », « Les responsables religieux ont un rôle de résistance face à la folie des temps. »
Folie de l’avortement, folie de la fabrication d’enfants par PMA et GPA, folie de l’extermination des personnes âgées, folie de l’interdiction du culte public, folie macronienne…
Piégés
Mercredi 19 octobre, des militants se croyant écologistes, du groupe «Scientist Rebellion», se sont collés au sol du musée Porsche à Wolfsbourg, en Allemagne. Ils voulaient réclamer la décarbonation du secteur automobile allemand, mais leur action n’a pas eu l’effet escompté.
Après avoir ignoré leur présence, le propriétaire des lieux a quitté le musée, les laissant englués pendant près de 42h.
Alors maintenant ils se plaignent.
Un site nouveau pour l’Homme Nouveau
L’Homme nouveau vient de mettre en ligne son nouveau site internet.
Outre quelques articles, on y trouve les vidéos du club des Hommes en noir, la boutique, quelques dossiers thématiques…
Malades, handicapées, vie parfois brisée : les victimes de la contraception témoignent
France 3 enquête sur les drames qu’ont vécu les femmes qui ont été bernées par les implants contraceptifs :
Présentés comme l’avenir de la contraception définitive, les implants Essure ont été posés à près de 200.000 femmes en France entre 2002 et 2017. Très vite des voix de femmes s’élèvent. Malades, handicapées, leur vie parfois brisée, les victimes de l’affaire des implants Essure mènent leurs propres recherches. En Bretagne, deux femmes sont allées jusqu’à bousculer les autorités sanitaires. Voici le premier volet de l’enquête menée par Splann.
[…] Au bout de quelques mois, Isabelle rencontre de légers problèmes respiratoires. La dégradation de son état de santé est ensuite brutale : pneumonie, difficultés cognitives, perte d’énergie croissante jusqu’à la chute et des douleurs musculaires qui la handicapent à tel point qu’elle doit utiliser un fauteuil roulant. Isabelle en est convaincue : « Essure a pris dix ans de ma vie, c’était l’horreur. Je me sentais dans un corps de vieille dame, avec des douleurs partout et l’impossibilité de me déplacer. Mon mari m’amenait aux toilettes », confie-t-elle, depuis son cabinet de thérapeute à Langueux. Une période de souffrance extrême qui a été aggravée par une errance médicale insupportable. […]
Sophie, 57 ans, habitant à Larmor-Plage (56) a souffert d’atroces migraines et d’incontinence urinaire qui sont apparues à compter de la pose de l’implant Essure. Elle se voit implanter un neuro-stimulateur pour réguler ses envies d’uriner, qui va, finalement, aggraver sa situation.
Ou encore, Nathalie, 44 ans, habitant à Marcillé-Raoul (35), qui a vu le vieillissement de son corps s’accélérer en quelques mois, avec des migraines, des hémorragies monstrueuses et une fatigue permanente qui l’empêchaient de s’occuper de ses enfants en bas âge.
Victimes de violences gynécologiques à plusieurs niveaux, certaines se sont aperçues que leur implant avait migré dans l’utérus, voire leur avait perforé les trompes. […]
Les implants Essure ont été portés à bras-le-corps par une partie des gynécologues, dont certains entretiennent des liens d’intérêt forts avec le géant pharmaceutique Bayer. […] En France, Bayer HealthCare SA a ainsi versé 176 millions d’euros à des médecins entre 2012 et 2021, selon les sites Transparence Santé et Euro for docs. […]
Humanae vitae reste toujours une encyclique d’actualité…
Lettre de Monseigneur Raymond Centène à l’occasion des veillées pour la vie
A l’occasion des veillées de prière pour la vie naissante et de l’entrée dans le temps de l’Avent, le 26 novembre 2022
Dans une catéchèse prononcée lors de l’audience du 9 février 2022, le Pape François disait : « Chers frères et sœurs, ce n’est que par la foi en la résurrection que nous pouvons regarder l’abîme de la mort sans être submergés par la peur. Non seulement cela, mais nous pouvons redonner un rôle positif à la mort. En effet, la réflexion sur la mort, éclairée par le mystère du Christ, nous aide à regarder d’un œil nouveau toute la vie. Je n’ai jamais vu un camion de déménagement derrière un corbillard ! Derrière un corbillard : jamais vu. Nous irons seuls, sans rien dans les poches du linceul : rien. Parce que le linceul n’a pas de poches. Cette solitude de la mort : c’est vrai, je n’ai jamais vu un camion de déménagement derrière un corbillard. Il ne sert à rien d’accumuler si un jour nous mourrons. Ce que nous devons accumuler, c’est la charité, la capacité de partager, la capacité de ne pas rester indifférent aux besoins des autres ».
En cette nouvelle mobilisation des Veillées pour la Vie, nous sommes invités à devenir des témoins ardents de la charité que Dieu met en nous en prenant une part active à la défense de la vie, dont nous sommes responsables de par notre humanité et de par notre baptême. En ces temps d’épreuves et de crises, alors qu’un discours continu d’urgence ne cesse de nous être assené sur tout et son contraire, la seule urgence véritable pour chaque baptisé n’est-elle pas d’adopter pleinement le point de vue de Dieu ?
Par l’incarnation du Fils, Dieu entre dans notre temps : ainsi, de notre conception à notre mort, Dieu est présent au plus intime de nous-même. Nous aussi, habités par l’Espérance, nous sommes conduits par l’Esprit Saint à devenir présent à Dieu à chaque instant de notre vie et à devenir présence de Dieu auprès de tous ; nous sommes appelés par l’Esprit Saint à devenir témoins de l’amour du Père pour toute personne, amour qui donne à chacun une dignité admirable et inaliénable, de sa conception à sa fin ultime.
« La vie est un droit, non la mort, celle-ci doit être accueillie, non administrée. Et ce principe éthique concerne tout le monde, pas seulement les chrétiens ou les croyants » disait encore le Pape François dans sa catéchèse. Alors que, à nouveau, ceux qui nous gouvernent voudraient tenter de promouvoir l’euthanasie dans notre société avec un nouveau projet de loi, rappelons-nous l’appel qui nous est adressé. Quelle civilisation voulons-nous : celle fondée sur le Christ ou celle basée sur la confiance en nous-même, en nos facultés, en nos techniques, en notre génie ?
Eric Angier de Lohéac, fondateur des Veillées pour la Vie, n’a eu de cesse de promouvoir la vie, ne ménageant jamais ses efforts : il désirait plus que tout essaimer lesveillées pour la Vie au reste de l’Europe et du monde. « Lorsque Benoît XVI a demandé d’organiser ce type de veillées, j’ai trouvé formidable l’élan que cela a suscité partout en France, expliquait-il à Famille Chrétienne en 2015. Or, en 2011, voyant que le mouvement ne semblait pas se perpétuer, j’ai décidé de m’investir pour mieux promouvoir cette initiative. J’ai alors créé, avec un séminariste et un jeune couple, un blog tout simple visant à renouveler la culture de la vie en France. Peu à peu, il est devenu une vraie plateforme pour recenser les veillées et partager du contenu. Pour moi, ce mouvement est un peu comme un bébé que j’ai récupéré malgré moi, mais c’est très beau de le voir grandir ! ».
Comme lui, osons témoigner en actes et en vérité de la vie que Dieu nous donne. Sachons aller relever le faible, consoler l’affligé, secourir le désespéré, défendre l’opprimé, particulièrement ceux qui, parmi nous, n’ont pas la possibilité de faire entendre leur voix.
Veillons et prions : laissons la grâce sanctifiante de Dieu pénétrer nos cœurs, nous permettant d’accueillir la vie, notre vie comme celle de notre prochain, puisons en Dieu foi et espérance pour faire grandir en nous et autour de nous la civilisation de l’amour appelée avec force par saint Jean-Paul II tout au long de son pontificat.
+Raymond Centène
Evêque de Vannes
Le retour de la guerre en Europe ?
Docteur en histoire économique (Sorbonne-Université), professeur de géopolitique et d’économie politique à l’Université catholique de l’Ouest (Angers) et à l’Institut Albert le Grand (Lyon), rédacteur en chef de Conflits, Jean-Baptiste Noé vient de publier un ouvrage passionnant sur Le Déclin d’un monde. Géopolitique des affrontements et des rivalités en 2023.
A l’heure de la guerre en Ukraine, la plupart des ouvrages se focalisent soit sur les conflits inter-étatiques soit sur les conflits asymétriques, or il existe beaucoup d´autres conflits : guerre économique (rivalités pour l’approvisionnement en minerais rares, cobalt, nickel, lithium ), terrorisme, guerre du droit, guerre du soft power (entre pôles de l’islam sunnite et chiite), disputes autour des grandes routes maritimes de la mondialisation, guerre de l’espace et des armes de rupture (missiles hypersoniques), câblages sous-marins, etc..
Il s’agit ici de comprendre les rivalités actuelles mais aussi de tenter une prospective sur les cinq années à venir : quels sont les conflits qui vont s’aggraver et quels sont ceux qui risquent de se déclencher ? L’une des clés de cette prospective, c’est la démographie :
La géopolitique est au service d’une vision de la puissance. Pour bâtir la puissance, il y a l’espace, mais aussi la démographie et la ressource. Le mot est presque banni, voire tabou. La puissance a mauvaise presse car elle est confondue avec l’expansionnisme et l’impérialisme. Pourtant, elle est une condition de la liberté des peuples et des Etats. Plus que jamais, la puissance demeure l’épée du monde. La puissance est à la fois potestas, c’est-à-dire le pouvoir imposé et l’auctoritas, c’est-à-dire l’autorité, la puissance qui émane de la compétence. La puissance, c’est aussi la grandeur et la volonté de jouer un rôle sur la scène mondiale : rôle qui nous serait donné par l’histoire, la géographie, le destin. Non pas seulement une puissance pour soi, mais aussi pour les autres.
La puissance n’est pourtant pas automatique et l’Europe ferait bien de s’en souvenir :
L’Europe se croyait en paix, protégée par le cordon de l’universalisme. Puisqu’elle voulait la paix, les autres devaient la vouloir aussi. Parce qu’elle n’était pas une puissance belligérante, les autres ne devaient pas l’attaquer. L’universalisme croyait en la paix perpétuelle. Bien sûr il fallait de temps en temps intervenir, comme en Libye ou en Syrie, mais c’était pour protéger les populations civiles : c’était, parfois, avec l’aval de l’ONU, donc ce n’était pas vraiment une guerre. Ainsi est né le mythe de l’Europe en paix depuis 1945. Un mythe profondément enraciné qui est surtout un aveuglement. La guerre est effacée de l’ordre mental, à tel point que les Européens sont frappés d’une amnésie collective qui leur fait refuser de voir la réalité de la guerre, même quand elle est là. Certes, depuis 1945, l’Allemagne n’a pas envahi la France, ce qui est un progrès notable. Mais depuis cette date, les pays d’Europe ont connu un nombre majeur de guerres. Guerres coloniales […] Guerre froide […] Guerre civile au Royaume-Uni et en Espagne avec les séparatistes irlandais et basques. Guerres idéologiques aboutissant à l’usage massif du terrorisme […] Guerre des Balkans […] Guerre d’Ukraine, débutant en 2014 […] Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’a cessé d’être en guerre […]
Changement de ligne à Valeurs Actuelles : l’appel de Geoffroy Lejeune
Suite à l’information évoquant une possible éviction de Geoffroy Lejeune de Valeurs Actuelles, celui-ci réagit :
À Valeurs actuelles, nous avons pris l’habitude, ces dernières années, d’avancer sous la mitraille. Quand nous ne sommes pas insultés, attaqués, caricaturés par la presse, la gauche, certains politiques, nous sommes combattus sur les plateaux de télévision, dans les journaux, parfois même dans la rue ou jusque dans nos propres bureaux, “visités” un jour d’août 2020 par les violents militants de la Ligue de défense noire africaine…
Nous avons connu les manifestations devant le journal, les menaces de mort, les gens qui venaient nous promettre qu’ils nous arracheraient les bras, puisqu’ils sont notre outil de travail. Nous avons été harcelés par les Sleeping Giants, qui veulent faire disparaître nos recettes publicitaires pour nous voir disparaître tout court. Nous avons été traînés devant les tribunaux, insultés des heures durant, sans pouvoir répondre, par des avocats de parties civiles peu attachés à la vérité et trop heureux de pouvoir enfin se “payer” Valeurs actuelles. Nous avons connu les gardes du corps… Notre crime ? Dire des vérités dérangeantes, sans esprit de concession, sans petits arrangements, sans renoncements… Ce qu’ils détestent, c’est notre liberté, notre indépendance, nos convictions, notre passion pour la France, notre combat pour sa survie. Ce qu’ils veulent, c’est notre affaiblissement, notre renoncement, notre extinction. Notre mort.
Ils ont cru l’obtenir maintes fois. Aujourd’hui encore, ils pensent toucher au but. Ils annoncent des changements de direction, des changements de ligne, des recentrages : autant de manières de nommer la fin d’un journal qui décidément les obsède. Cette énième tentative de déstabilisation a conduit un grand nombre d’entre vous à nous écrire pour manifester votre inquiétude, votre écœurement ou votre incompréhension. Rassurez-vous ! Une fois encore, ils ont perdu. À Valeurs actuelles, nous n’avons pas l’esprit démissionnaire et nous ne céderons jamais à leurs injonctions. La solidarité de toute l’équipe est admirable, exemplaire, déterminante.
Mais l’heure est grave. La crise de la presse est réelle, accentuée cette année par l’augmentation du prix des matières premières qui nous frappe de plein fouet. Comme tous les autres titres, Valeurs actuelles est en difficulté. Nous sommes peut-être les plus menacés parce que les plus combattus, et les moins soutenus. Subventions à la presse, aides de l’État ? Ce champ sémantique relève pour nous de la science-fiction : nous avons appris à nous en passer. C’est aussi notre force, car nous devons notre existence au soutien de nos lecteurs, et à eux seuls. C’est grâce à vous que nous pouvons rester indépendants de tout pouvoir et de tous intérêts, c’est à vous que nous devons notre liberté de ton et notre quête de la vérité.
Aujourd’hui donc, solennellement, nous vous demandons de renforcer ce soutien.
Vous êtes nombreux à nous soutenir, à nous remercier parfois, et à nous avouer pourtant que vous n’avez pas franchi le pas de l’abonnement. Faites-le aujourd’hui, comme un cri du cœur, parce que l’enjeu est trop important.Vous nous connaissez grâce à la télévision, à notre chaîne VA+ ou grâce à ces contenus gratuits qui fleurissent sur Internet : ces formats n’existent que parce que d’autres s’abonnent. Et, si vous comptez déjà parmi nos fidèles soutiens, abonnez vos parents, vos enfants, vos frères et sœurs, vos amis, ceux qui nous connaissent et qui pourtant ne font pas partie de la grande famille de Valeurs. Nous nous lançons un défi colossal : recruter 15 000 soutiens supplémentaires avant la fin de l’année ; 15 000 abonnés qui nous permettront de survivre,renforceront notre poids, notre indépendance et notre détermination ; 15 000 abonnés pour prouver que, dans le marasme que vivent les médias français, seule la force des convictions permet de résister.
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Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction de Valeurs actuelles
Euthanasie : vers un recul de Macron ?
Au terme de l’entretien de près d’une heure lundi matin au Vatican, Macron a confié au pape :
« Je n’aime pas que l’on parle d’euthanasie. Pour moi, la mort n’est pas une question technique. Ce qui est en jeu, c’est la dignité de la vie ».
Alors qu’il avait promis à Line Renaud une loi sur l’aide active à mourir, le président tente maintenant de rassurer : il affirme avoir résisté pendant tout son premier quinquennat à la pression émanant de sa majorité :
« Je n’ai jamais parlé d’euthanasie. Mais il y a des cas de conscience qui se posent, quand il n’y a plus d’espérance, de la douleur et de la déchéance. On n’offre pas à ces familles de cadre. Il faut leur offrir les moyens d’un colloque intime et singulier.»
Favorable au « modèle belge » en avril dernier, il est aujourd’hui plus nuancé.
« Il y a deux dérives dans le modèle belge: les mineurs, et ceux qui n’ont plus de jugement »
C’est la dérive naturelle de l’euthanasie : une fois qu’on a franchi la frontière, il n’y a plus de limite…
Ira-t-on forcément vers une nouvelle loi ? Macron reconnaît le risque d’une « forme d’hubris parlementaire » et laisse entendre que sur le principe même d’une loi, c’est lui qui, in fine, décidera « d’y aller ou pas ». Il davantage « d’adaptations » à la loi actuelle. Il insiste sur la nécessité de prendre le temps nécessaire, alors qu’il avait mentionné la fin 2023 comme date butoir.
Accord libano-Israélien : un marché de dupes ?
Lu ici :
Le Liban a annoncé, jeudi 13 octobre, approuver le texte final de l’accord visant à la démarcation la frontière maritime entre les deux pays, soumis au Liban et à Israël par le médiateur américain, le lobbyiste Amos Hochstein qui est un ancien de l’équipe Obama. Cet accord prévoit notamment de lever les obstacles à l’exploitation de gisements gaziers en Méditerranée orientale. Joe Biden a salué une « avancée historique » sous l’égide de Washington. Emmanuel Macron prétend aussi avoir joué un rôle dans cet accord qui « contribuera à la stabilité du Proche-Orient et à la sécurité d’Israël ». Il en est de même pour les nombreux affiliés au lobby israélien qui ont tous applaudi à l’unisson. Bien entendu le premier ministre de l’Etat sioniste, Yair Lapid, s’est félicité puisque l’obsession des Israéliens est de « sécuriser » leur frontière septentrionale où ils continuent d’ailleurs l’occupation des territoires libanais des Fermes de Chebaa. Quant au Liban, la classe politique (notamment le président sortant Aoun et l’inamovible président du parlement Berri) a préféré fermer les yeux sur le fait que le pays est en faillite pour insister sur la « portée historique » de l’accord qui se traduira surtout par un vote en faveur de la guerre des Etats-Unis contre la Russie. En effet si l’on voit bien ce que gagne l’Etat d’Israël, les choses sont beaucoup plus compliquées pour le Liban qui se voit reconnaitre son territoire maritime et rien d’autre. Surtout, on ne voit pas actuellement comment le peuple libanais pourrait bénéficier des éventuelles retombées de l’exploitation future compte tenu de l’immense corruption sévissant au pays du Cèdre tant sur le plan politique que sur le plan économique. Dans ce contexte, on peut douter que d’éventuelles découvertes gazières changent quoi que ce soit pour les Libanais.
Redécouvrir Bossuet
Un lecteur attire mon attention sur la seconde partie de l’émission de Thierry Delcourt dimanche 23 octobre sur Radio Courtoisie, seconde partie lors de laquelle il recevait le Père Renaud Silly, o.p., pour parler de Jacques-Bénigne Bossuet.
Grâce aux réponses du Père Silly cette émission nous offre l’occasion de découvrir ou de redécouvrir un apôtre, un docteur, un évêque de la réforme catholiques dans le sillage de Charles Borromée et de François de Sales, et l’un des plus grands écrivains français. Bossuet est resté trop longtemps enfermé dans l’image des “oraisons funèbres”.
Consacrez 90 minutes à écouter la clarté de cette émission, vous ne le regretterez pas.
Cette émission est en libre accès pendant 15 jours. Elle peut ensuite être écoutée (et téléchargée) en cotisant à Radio Courtoisie (cotisation minimum de 5 € valable un an).
Philippe de Villiers : “Face aux inconscients, il faut faire taire le parti de la guerre”
Le dernier roman de Philippe de Villiers “La valse de l’adieu” est un livre-événement qui nous transporte de la Vendée, à peine sortie de la Grande guerre, à la Russie où la neige fait un linceul à la grande armée de Napoléon. Philippe de Villiers qui est un passionné d’Histoire nous offre, à travers son héros Jean Rogronille dit le Jean-Foutre, un récit haletant, fascinant où le souffle lyrique traverse la grande et la petite histoire.
Au-delà de la présentation de l’ouvrage, l’auteur évoque, pour TVL, l’actualité politique et internationale avec toujours la même acuité. Interrogé sur la Russie, il se prononce contre les sanctions et appelle à faire taire “le parti de la guerre” en refusant, notamment, d’être au service exclusif de l’Amérique. Philippe de Villiers, dont l’œuvre permet de retisser le roman national, s’adresse aussi aux nouvelles générations en leur disant avec vigueur : “Regardez la France parce qu’elle est belle ! Oui, la France est avant tout un acte d’amour”.
L’accord sino-Vatican prolongé jusqu’en 2024
L’accord provisoire signé une première fois en 2018 entre la Chine et le Saint-Siège, et concernant la nomination des évêques, vient d’être renouvelé pour deux années supplémentaires après la première reconduction de 2020. Une nouvelle qui intervient quelques jours avant la reprise annoncée du procès du cardinal Joseph Zen Ze-Kiun, persécuté par le régime chinois.
En substance, le texte de l’accord – dont les termes exacts demeurent confidentiels à ce jour, ce qui n’est pas de nature à rassurer – se limiterait au plan « ecclésial et religieux » : on sait qu’il prévoit que, pour la nomination des évêques, Rome propose un candidat que Pékin se réserve le droit de confirmer. Ou l’inverse : Pékin propose des candidats que Rome doit confirmer…
La diplomatie romaine veut croire aux effets bénéfiques de sa politique et rappelle qu’au cours des quatre années d’entrée en vigueur de l’accord, il n’y a plus eu de sacres épiscopaux célébrés en Chine sans un certain consentement du Souverain pontife.
Ainsi, six évêques choisis par le pape François ont reçu l’agrément des autorités chinoises. Mieux, six autres évêques de l’Eglise dite « souterraine » ont également été reconnus par Pékin : une première depuis la rupture formelle des relations diplomatiques avec le Saint-Siège, le 5 septembre 1951.
De maigres résultats au regard des quatre-vingt dix-huit diocèses que compte le pays – dont trente-six restent encore vacants à ce jour – mais qui permettent à Gianni Valente, directeur de l’agence d’informations Fides, de rappeler que désormais « tous les évêques catholiques en poste en Chine sont « officiellement en pleine communion » avec le successeur de Pierre, mettant fin à un schisme de près de soixante-dix ans.
Cependant, cet accord n’a pas mis fin à la politique d’abattage des croix d’églises, ni à la prohibition faite aux mineurs de fréquenter leurs églises. Sans parler des professions de socialisme à la chinoise que les ministres du culte catholique sont censés signer au nom de la sinisation des religions.
Et surtout, les évêques « officiels » sont toujours membres de l’Association patriotique des catholiques chinois, qui reste une église schismatique, ces évêques prenant d’abord leurs ordres de Pékin, et transmettant ces ordres aux catholiques sans s’occuper de ce que pense Rome.


