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Démographie : 9 bombes d’Hiroshima larguées sur l’Union européenne en 2021

Suicide collectif :

La destruction de la population et de la civilisation européennes est désormais une réalité incontestable, et connaît même une accélération fulgurante d’année en année. La situation est si grave qu’il est désormais vital de s’attaquer aux diverses causes de cet auto-génocide européen, et notamment au fanatisme écologique dont la responsabilité est grandissante.

Selon les dernières données d’Eurostat, le nombre de décès au sein de l’Union européenne (UE) a dépassé celui des naissances de 1,231 million d’individus en 2021.  Hors immigration de remplacement, la population de l’UE a donc baissé d’autant, soit l’équivalent de douze villes de 100 mille habitants qui auraient été rayées de la carte, ou encore de près de neuf bombes atomiques d’Hiroshima qui auraient été larguées (cette bombe ayant fait environ 140 mille morts au total).

Visible depuis 2012, année à partir de laquelle les décès commencèrent à dépasser les naissances, mais enclenché dès les années 1970 avec le passage du taux de fécondité européen global en dessous de seuil de renouvellement des générations de 2,1 enfants par femme, le processus de destruction de la population et de la civilisation européennes suit son cours, et se caractérise même par une terrifiante accélération d’année en année, avec un triplement ou quadruplement du rythme tous les trois ans. En 2012, le déficit démographique n’était ainsi que de 23 700, avant de passer à 154 700 en 2016, puis à 484 400 en 2019 et à 1 231 400 en 2021. Aujourd’hui, ce sont ainsi 18 des 27 pays de l’UE qui affichent un solde négatif, comme l’Italie voisine où il s’est établi à non moins de 309 600 en 2021. Et il en sera de même bientôt pour la France, la soi-disant « championne » de la natalité en Europe, mais qui n’est autre, avec son taux de fécondité inférieur au seuil de renouvellement des générations depuis 1975 (soit depuis 47 ans !), qu’un cancre parmi d’autres…

Le processus d’auto-génocide européen est désormais une réalité, que nul ne devrait plus pouvoir nier impunément. Aujourd’hui, et toutes proportions gardées, la destruction de la population européenne se déroule d’ailleurs presque au même rythme que la Shoah, qui avait causé la disparition de près six millions de juifs en quatre ans. Et assez bientôt, et même en maintenant le taux de fécondité global de l’UE à son niveau actuel de 1,5 enfant par femme, ce processus se fera à une vitesse de presque une Shoah tous les deux ans. À ce rythme, notre civilisation aura en grande partie disparu de la surface de la terre à la fin du siècle, avec à la clé de terribles conséquences géopolitiques, voire territoriales.

L’urgence n’est donc pas climatique, mais bel et bien démographique, n’en déplaise aux fanatiques de l’écologie, de plus en plus responsables de ce processus d’extinction démographique et cultuelle. En effet, le matraquage est tel, qu’une étude internationale publiée en septembre 2021, par la revue britannique The lancet planetary health, constatait que 37 % des jeunes français âgés de 16 à 25 ans hésitaient à avoir une descendance pour des raisons écologiques. Pourtant, et même si notre planète souffre d’un certain nombre de maux, la réalité est que seule une infime partie de son potentiel en énergies renouvelables est aujourd’hui exploitée, de même qu’une infime partie de ses ressources minières et fossiles. De plus, et malgré les vastes espaces non encore exploités, et la stabilisation prochaine de la population mondiale, les avancées scientifiques sont permanentes en matière d’agriculture (comme avec l’aéroponie, qui permet un rendement à l’hectare près de 80 fois supérieur, sans terre, soleil ni pesticides !), en matière d’architecture, de transports, ou encore de traitement des déchets. Et tout cela, sans même parler des perspectives infinies qu’offre l’univers…

Il est donc bien naïf de s’imaginer que notre planète est surpeuplée, que l’humanité sera bientôt à court de ressources, ou que les déchets nucléaires ont vocation à être stockés ad vitam aeternam sur notre planète (si tant est que la problématique continue à se poser, le prix Nobel français de physique, Gérard Mourou, affirmant qu’il devrait prochainement être possible d’en réduire la durée de radioactivité à seulement 30 minutes…). Quant au réchauffement climatique, la hausse attendue des températures ne fera que redonner à la France le climat qui était le sien à aux époques de Charlemagne et de l’empire romain (ou d’Astérix et d’Obélix), elle mêmes séparées par un refroidissement climatique, accompagné de terribles catastrophes naturelles et que nos ancêtres prenaient parfois pour une malédiction.

La gravité de la situation est telle, qu’il est désormais vital de s’attaquer aux diverses causes de cet auto-génocide européen. Et notamment en ne laissant plus médiatiquement le champ libre aux talibans de l’écologie, héritiers spirituels des prophètes de l’apocalypse et des théoriciens de la surpopulation humaine, auxquels l’Histoire a toujours fini par donner tort, faute d’avoir correctement apprécié le potentiel de la Terre et le génie humain. Pour paraphraser partiellement un ancien président de la République française, ce ne sont pas seulement quelques forêts au loin qui brûlent, et qui se régénéreront assez rapidement, mais notre maison même qui brûle. Et nous regardons ailleurs…”

Solidarité avec la CGT?

Très bon article de Charles Sannat sur la solidarité à géométrie variable des fonctionnaires de la contestation:

Le gouvernement ferme des lits par milliers, 5 000 lits chaque année, même pendant l’épidémie de Covid.

Où étaient nos valeureux ouvriers des raffineries pour protéger nos lits ?

Où étaient nos courageux cheminots pour sauver nos lits ?

Des lits dans lesquels ils ne pourront pas plus aller que vous et moi quand ils seront malades et qu’ils souffriront.

Des lits qui manquent déjà à leurs pères, à leurs mères, à leurs enfants malades et à tous nos fragiles.

Où était leur belle… « solidarité » ?

 

Mais il y a encore plus grave.

Ce n’est pas une question vaccinale.

Ce n’est pas une question médicale.

C’est une question purement syndicale.

Personne ne demandait à la CGT de se prononcer médicalement sur la nécessité ou pas de ce vaccin (bien qu’il faudra un jour avoir ce débat tant ce que nous avons vécu a été hallucinant d’un point de vue du droit et de la constitution de notre pays).

Il fallait que la CGT offre son assistance syndicale inconditionnelle à ceux qui en avaient besoin. La CGT et d’ailleurs tous les autres syndicats ! La CGT n’a pas fauté seule. Loin de là.

Il fallait simplement que la CGT se batte pour le droit des non-vaccinés à un accompagnement social et à un juste traitement que ne donne pas la « suspension » éternelle.

La CGT a été absente.

Où étaient les aimables raffineurs si raffinés ? Où étaient les aimables cheminots qui veulent le « soutien » ? La « solidarité ».

Thaïs d’Escufon défend l’occupation pacifique des locaux de SOS Méditerranée

Sur Sud Radio, l’ancienne porte-parole de Génération Identitaire, explique à André Bercoff comment s’est passée l’occupation des locaux de SOS Méditerranée le 5 octobre 2018.

Génération Identitaire voulait par cette occupation dénoncer le trafic d’êtres humains des ONG immigrationnistes. Et les militants sont accusés de séquestration et violence en réunion – avec une amende de 200 à 300 000 € demandée.

Alors que débute le procès et au milieu du déferlement d’accusations plus farfelues les unes que les autres, voici la version des faits de Thaïs d’Escufon (avec un hommage particulier à André Bercoff qui a eu le courage de lui donner la parole!):

La basilique du Sacré-Coeur classée monument historique

Le Sacré-Coeur va être classé au titre des “monuments historiques”. Mardi, au Conseil de Paris, les élus ont donné leur feu vert pour demander à l’Etat d’octroyer à la célèbre basilique cette reconnaissance qui lui confère le niveau de protection le plus élevé.

Construit au sommet de la butte Montmartre au nord de la capitale, cet édifice de pierres blanches de style romano-byzantin, haut de 85 mètres, est à la fois un monument familier des Parisiens et une étape incontournable des touristes, avec “près de 11 millions de visiteurs chaque année”, selon son recteur, le père Stéphane Esclef.

Sa construction a été lancée trois ans après la défaite de la France face à la Prusse (1870) et deux ans après la Commune (mars à mai 1871), épisode insurrectionnel sanglant qui a débuté par la prise de canons à l’emplacement de l’édifice. En 1873, l’Assemblée nationale déclare la basilique d’utilité publique, permettant ainsi que le terrain soit affecté à la construction d’une église.

Dans une lettre adressée aux curés de son évêché nantais le 4 septembre 1870, jour de la déclaration de la Troisième République, Mgr Félix Fournier attribue la défaite de la France dans la guerre franco-prussienne de 1870 à une punition divine après un siècle de déchéance morale depuis la révolution de 1789. Cette lettre a pu inspirer un vœu prononcé en décembre de la même année par Alexandre Legentil devant son confesseur le père Gustave Argand, dans la chapelle du collège Saint-Joseph de Poitiers dont ce dernier était le recteur. Avec son beau-frère Hubert Rohault de Fleury, peintre parisien, il entame les démarches qui doivent aboutir à la réalisation de la basilique du Sacré-Cœur plusieurs décennies plus tard. Tous deux sont des disciples de Frédéric Ozanam, fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Voici le texte du voeu :

« En présence des malheurs qui désolent la France et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore.

En présence des attentats sacrilèges commis à Rome contre les droits de l’Eglise et du Saint Siège, et contre la personne sacrée du vicaire de Jésus Christ.

Nous nous humilions devant Dieu, et réunissant dans notre amour l’Eglise et notre patrie, nous reconnaissons que nous avons été coupables et justement châtiés.

Et pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l’infinie miséricorde du Sacré Cœur de Notre Seigneur Jésus Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France nous promettons de contribuer à l’érection, à Paris, d’un sanctuaire dédié au Sacré Cœur de Jésus. »

Le monument a été achevé en 1923.

Concrètement, le classement aux monuments historiques permettra que d’éventuels travaux soient pris en charge “jusqu’à 40% du budget” par la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), contre 20% pour une inscription, le niveau de protection inférieur obtenu en 2020. Parmi les principaux chantiers, figurent un accès facilité pour les personnes à mobilité réduite mais aussi des travaux de rénovation de l’orgue Cavaillé-Coll, dans un état déplorable depuis six ans. A plus long terme, le recteur aimerait ouvrir la crypte aux visiteurs, chose impossible actuellement car en matière de sécurité, les moyens d’accès ne sont pas adaptés.

La chapelle Saint-Joseph de Saint-Pol-de-Léon, en Bretagne, a été saccagée à coups de hache

Marche pour la vie et la paix au Mexique : un million de personnes

Une marche nationale pour la défense des femmes et de la vie a été organisée le 9 octobre à travers le Mexique avec plus d’un million de participants.

Les participants ont appelé à des lois qui aideraient les femmes enceintes confrontées à des situations difficiles et à des politiques visant à promouvoir « la paix et l’unité pour tous, en particulier au sein de la famille ».

L’organisation à l’origine de l’événement, En faveur des femmes et de la vie, a promu des marches dans tout le pays pour envoyer “un message d’espoir face à la culture du rejet et de la mort”.

“Nous devons tous nous unir et trouver la force de faire à nouveau confiance aux autres, de faire à nouveau preuve de solidarité et toujours d’apprécier et de défendre la vie, avec une sensibilité particulière pour les femmes et les enfants qu’elles portent dans leur ventre”. “Il faut agir en faveur des femmes et de la vie.”

Mgr Ulrich aux parlementaires : “ce n’est pas une loi de plus qui va résoudre tous les problèmes de conscience”

Homélie de Mgr Laurent Ulrich, mardi soir, lors de la messe pour les responsables politiques en l’église Sainte-Clotilde :

Il est bon de vous entendre appelés par le Seigneur ses amis. Bien sûr, vous êtes des serviteurs et vous avez choisi de servir la France et vos compatriotes : c’est une ligne, probablement difficile à certains jours, et qui demande vigilance pour ne pas se laisser entraîner sur des chemins de traverse. Serviteurs du Seigneur et des autres, mais aussi amis ! Dans une relation d’égalité, de reconnaissance mutuelle, de compagnonnage, de réciprocité et d’intimité. Cultivez cette relation que le Seigneur vous offre.

Il vous a choisis : c’est cela qui vous a déjà conduit à choisir le service politique … Parce qu’Il vous avait fait signe. Sentez-vous gratifiés de cette joie qu’Il vous fait. Reposez-vous en Lui et sur Lui ; appelez ses conseils, à travers la prière, l’Évangile que vous pouvez prendre le temps de lire, et aussi le conseil spirituel que vous pouvez trouver ici ou ailleurs.

Mais, dans la première lecture, lecture proposée par la liturgie pour un pasteur comme le fut le pape Jean XXIII, il vous appelle à être comme des anciens, c’est à dire des sages, des conseillers, des modèles au milieu du peuple. Peut-être n’est-ce pas évident de vous considérer ainsi. Certes, vous êtes au milieu de plusieurs centaines de députés et sénateurs ; et vous ne surjouez pas votre rôle … Mais vous êtes des personnes qui, dans leurs responsabilités, ont souci de tous et du peuple tout entier. Vous portez une belle responsabilité.

Et vous la portez dans un moment de l’Histoire où vous êtes exposés comme chrétiens. Quand l’apôtre Pierre écrit, il s’adresse à des gens peu nombreux, dispersés au milieu d’un monde qui n’est pas chrétien. Ce n’est pas tout-à-fait le cas, parce que nous sommes dans un monde qui a été fortement marqué par le christianisme ; même si la pratique religieuse a beaucoup diminué, demeure présente chez nous une conception de la vie héritée de cette anthropologie chrétienne, évangélique.

Dans la mission du législateur qui est la vôtre, portez cette assurance que vous n’êtes pas au service d’une opinion majoritaire et pas forcément durable, mais au service d’une plus grande humanité de notre monde.

Dans le débat qui s’annonce autour de la fin de vie, nous pouvons comme chrétiens et vous comme parlementaires, nous souvenir que l’appel de la plus grande fraternité est un appel à aider à vivre l’approche de la mort. Nous pouvons nous souvenir qu’il y a beaucoup d’aidants, d’accompagnateurs qui témoignent de l’intensité de vie qui se révèle à travers ces compagnonnages : il est indispensable de donner la parole à ces personnes. Nous souvenir aussi que beaucoup de ceux qui ont réclamé la mort ne l’appellent plus si fort quand ils ont pu entrer en soins palliatifs : il faut entendre ce qui se dit dans les hôpitaux où se prodiguent ces soins. Nous souvenir encore que ce n’est pas une loi de plus qui va résoudre tous les problèmes de conscience et les cas toujours nouveaux et douloureux qui se présentent : il y a une vraie sagesse à ne pas sans cesse revenir sur des lois votées depuis trop peu de temps pour qu’elles aient pu être appliquées, et même seulement être suffisamment connues.

Prions et demandons au Seigneur le courage et l’espérance de réfléchir, de parler et de décider en conscience. Demandons à tous ceux et celles qui le veulent bien, croyants ou non, de soutenir par leur engagement, leur pensée profonde et leur prière, une démarche qui ne soit pas un projet éphémère aux conséquences regrettables sur le désir de vivre dans notre société tout entière. Ne faisons pas en sorte que des personnes malades ou seulement atteintes par les marques de l’âge en viennent à penser que leur disparition de cette terre soit un bienfait pour les autres. Ne laissons s’installer chez personne la crainte, qui serait un poison subtil, d’être un jour considéré comme un poids excessif sur sa famille et ses proches. Ne laissons personne s’enfermer dans une solitude telle que seule l’aide à mourir procurée par un proche lui paraisse comme la seule issue possible. Au contraire faisons entendre la voix de ceux qui procurent une aide fraternelle à vivre, de ceux qui s’approchent des personnes qui ont besoin d’être écoutées, accompagnées, apaisées, réconciliées parfois avec leur entourage, avec elles-mêmes ; les personnes qui veulent vivre jusqu’au bout, celles qui veulent espérer de nouveau, même au moment de partir.

Frères et sœurs parlementaires de notre Nation, nous sommes ici avec vous ce soir pour prier ensemble pour tout notre peuple. Nous avons vécu depuis le début de 2020 des moments forts dans lesquels nous avons lutté ensemble pour protéger la vie menacée par un virus actif et violent. Vous avez aussi pris bien des orientations pour la protéger aussi des accidents de la route, des dangers de l’alcool et d’addictions mortelles, et de bien d’autres périls : que le Seigneur vous soutienne encore et nous encourage tous dans l’amour de la vie qu’Il nous a généreusement donnée. Nous n’en faisons pas un combat idéologique, mais nous portons cette intention comme une prière instante adressée au Seigneur qui a donné sa vie pour tout homme.

La Commission des lois du Sénat rejette l’inscription de l’avortement dans la Constitution

Ce mercredi, les sénateurs ont rejeté en commission une proposition de loi visant à inscrire « le droit à l’IVG et à la contraception » dans la Constitution. Ce texte, porté par la sénatrice écologiste Mélanie Vogel et cosigné par plus d’une centaine de sénateurs de cinq groupes politiques, doit être examiné mercredi prochain en première lecture, dans le cadre d’une niche parlementaire réservée au groupe écologiste.

La Commission des lois du Sénat indique son attachement « à la protection de l’IVG », mais estime qu’ « une révision constitutionnelle ne s’impose pas », car elle « n’est pas justifiée par la situation rencontrée dans notre pays ».

Imaginez que, au lieu de prendre l’épée, Jeanne ait voulu susciter un grand défilé pacifiste « Je suis Charlie (VII) »

Du Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur, dans la revue de l’Association Familiale et Scolaire :

Imaginez un seul instant que, au lieu de prendre l’épée et d’entraîner les hommes d’armes à la bataille, Jeanne ait voulu susciter un grand défilé pacifiste « Je suis Charlie (VII) »…

Imaginez un seul instant que, au lieu de flanquer de bonnes déculottées aux Godons et aux Bourguignons, elle ait organisé des”meetings” pour la paix, au nom de la fraternité universelle (obligatoire et laïque)…

Imaginez un seul instant que, au lieu de proclamer : « Les hommes d’armes combattront et Dieu donnera la victoire », elle ait lancé des débats télévisés sur une chaîne d’information continue avec les représentants du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples, de la Ligue des droits de l’homme, du Conseil pontifical justice et paix et de l’Ordre indépendant du B’nai B’rith…

Imaginez un seul instant qu’au lieu de renvoyer de l’armée les ribaudes et d’inciter les guerriers à la confession, elle ait établi des “marches des fiertés” festives et colorées pour que tous les types de sexualité puissent s’épanouir librement parmi les soldats…

Imaginez un seul instant qu’au lieu d’entendre dévotement la Sainte Messe les deux genoux en terre et d’y communier, elle ait préféré participer à des rencontres œcuméniques où chacun serait venu dire son sentiment avec la certitude que l’ Esprit Saint lui parle directement au cœur…

Imaginez un seul instant qu’au lieu de s’obstiner à vouloir conduire à Reims pour y être sacré un roi qui doutait de sa propre légitimité, elle ait coordonné un référendum d’initiative populaire où chacun se serait exprimé sur la forme du gouvernement à donner à la France…

Imaginez un seul instant qu’au lieu de rappeler que le roi légitime est lieu-tenant de Dieu en France, elle ait institué le suffrage universel (à la proportionnelle) en affirmant que « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation »…

Imaginez qu’au lieu de s’acharner à «bouter l’Anglois hors de France », elle se soit érigée en prophétesse de l’accueil indifférencié de tous les hommes et de toutes les différences…

C’est en se posant de semblables questions, qui pourraient alors donner lieu à la rédaction d’époustouflantes uchronies que nous pouvons mesurer à quel point Chesterton était un véritable prophète lorsqu’il écrivait en 1908 :

Le monde moderne n’est pas méchant ; sous certains aspects, le monde moderne est beaucoup trop bon. Il est plein de vertus désordonnées et décrépites. Quand un certain ordre religieux est ébranlé (comme le fut le christianisme à la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices que l’on met en liberté. Les vices, une fois lâchés, errent à l’aventure et ravagent le monde. Mais les vertus, elles aussi, brisent leurs chaînes, et le vagabondage des vertus n’est pas moins forcené et les ruines qu’elles causent sont plus terribles. Le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenues folles.

C’est en se posant de semblables questions que l’on réalise la décadence absolue de notre époque, tant sur le plan intellectuel que spirituel, la décadence de la pensée politique et de la pensée religieuse. C’est en se posant de semblables questions que l’on perçoit de manière irréfragable que si Jeanne avait agi ainsi, elle ne serait pas devenue sainte, la sainte que nous aimons, admirons et vénérons. C’est en se posant de semblables questions que l’on réalise que s’il en eût été ainsi en 1429, nous ne serions sans doute aujourd’hui ni français ni catholiques, parce qu’il n’y aurait probablement plus depuis belle lurette ni France ni catholicisme !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Le Linceul de Turin est-il authentique ? Entretien avec Jean-Christian Petitfils

Que nous montrent l’histoire et la science à propos du linceul de Turin ? Ce suaire est-il bien le témoin de la Passion et de la Résurrection du Christ ? Jean-Christian Petitfils, auteur de Le Saint Suaire de Turin (Taillandier), répond à L’Homme Nouveau :

L’abbé Jean de Massia devient aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté

Extrait du discours de l’Abbé de Massia lors de sa prise officielle de fonctions d’Aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté :

Je relisais cet après-midi sur le site de NDC le texte de Rémi Fontaine, mon oncle, « Aux sources du pèlerinage » qui m’a permis d’ailleurs de bien comprendre quel était le rôle de l’aumônier général – et ses limites, selon la saine distinction du temporel et du spirituel, du laïc et du clerc…

Dans votre conclusion, cher Rémi, vous exprimiez ce qui fait la force de notre pèlerinage, et écriviez : « notre force, c’est que nous formons une amitié au service d’un bien commun qui nous dépasse ». L’amitié est forgée sur l’amour commun, partagé, d’un même bien ; et ce bien que nous aimons, et qui fait que nous sommes tous ici amis au sens le plus noble du terme, c’est bien sur le pèlerinage, mais plus encore, ce bien c’est le Christ.

Le pèlerinage est né dans un contexte de crise, d’oubli du Christ. Et l’intuition des fondateurs fut qu’il fallait recréer une chrétienté, c’est-à-dire une réalité temporelle dans laquelle le message de l’Église et du Christ s’incarne concrètement, et continue à retentir fièrement et clairement. Et si nous aimons tant notre pèlerinage, cette forêt de bannières et de croix, nos chants, les flèches de Chartres et jusqu’à la pluie et l’orage qui accompagnent notre route certaines années, c’est parce depuis 40 ans, à son humble niveau, le pèlerinage a permis, par les méditations, la prière, la beauté de la liturgie traditionnelle, la joie pénitentielle de la marche, il a permis à des milliers de pèlerins d’entendre le Christ, de voir, de toucher le Christ, puisque c’est à cela que sert une chrétienté : rendre le Christ tangible dans le monde, irriguer le temporel par l’éternel, selon le mot de Gustave Thibon.

Ainsi, notre attachement au pèlerinage, comme à la messe traditionnelle, est passionnel. Il est de l’ordre du cœur, même s’il est fondé sur des raisons sérieuses ; il s’appuie sur cette attraction du Christ que chaque pèlerin depuis Péguy a un jour ressenti sur la colonne progressante, et qui l’a poussé à se confesser, à se convertir, et de retour à la maison à rayonner, et à batailler pour que le Christ soit aimé et pour qu’il règne.

Et cet amour commun, cette commune attraction pour le Christ et pour son règne, elle est la source de l’amitié qui nous unit autour du pèlerinage, elle est notre force dans les tempêtes actuelles, elle fait fi de toutes les divergences et désaccords que le démon tenterait d’installer entre nous.

Nous sommes pécheurs, marcheurs de Dieu, passionné du Christ. Les gens qui nous voient passer nous prennent parfois pour des fous, mais il est une folie qui est Sagesse de Dieu, et nous voudrions la communiquer. Alors oui, il faut que Chrétienté continue, il faut que le pèlerinage de Chrétienté continue, c’est le vœu, légitime, que nous présentons ce soir à Notre Dame de la Sainte Espérance.

Abbé de Massia

Francocide : “A Paris, un délit sur deux est commis par un étranger”

Didier Lallement, ancien préfet de police de Paris, se livre dans un ouvrage :

Statue de Saint-Michel : le département appelle à la mobilisation pour samedi 15 octobre

Le département de la Vendée appelle à une mobilisation générale pour défendre la statue de Saint-Michel aux Sables-d’Olonne. Communiqué d’Alain Leboeuf, Président du Conseil départemental de la Vendée :

« Depuis des siècles, la figure de Saint Michel terrassant le dragon fait partie des traditions populaires et de l’imaginaire des Français, et c’est d’ailleurs cette figure qui surplombe le point culminant de la Vendée au sommet de l’église de Saint Michel Mont Mercure. Au point culminant de la Vendée, mais aussi aux Sables d’Olonne, sur la place Saint Michel et devant l’église Saint Michel, où la statue est un élément de notre patrimoine qui dépasse très largement le symbole religieux, mais dont le retrait est exigé par la fédération de Vendée de la libre pensée.

C’est pourquoi, j’invite les Vendéens à participer à la marche populaire organisée samedi prochain, 15 octobre, à 10h, place de la Liberté aux Sables d’Olonne par l’Amicale Sablaise des Parachutistes et Opérations Extérieures – ASP OPEX – avec le soutien de la ville des Sables d’Olonne.

Plus que défendre la présence d’une statue sur l’espace public, cette marche sera la meilleure réponse à apporter à ceux qui veulent s’en prendre à notre patrimoine, à nos racines culturelles et à nos traditions populaires.

La laïcité, c’est la liberté de croire ou de ne pas croire, ce n’est pas la négation de notre histoire. »

Un couple explique son choix de ne pas avorter leur enfant handicapé

Puis ils répondent aux commentaires de ceux qui leur conseillaient d’avorter :

Salut Reine de la Paix

En ce mois d’octobre, mois du Rosaire, les Chanoinesses de la Mère de Dieu vous proposent un instant de prière à Marie, Reine de la Paix : Ave Regina Pacis. Sur un air connu.

A la suite du Pape François, « faisons confiance à la miséricorde de Dieu qui peut changer les cœurs et à l’intercession maternelle de la Reine de la Paix. » (2 octobre 2022) Que Dieu vous bénisse !

Le vaccin Pfizer n’a jamais été testé sur la prévention de la transmission du virus

Et pourquoi ne suis-je pas étonné par cette révélation du député européen néerlandais Rob Roos ? Cette vidéo est en train de devenir plus virale que le Covid :

 

“80% des Médias actuels fabriquent l’opinion”

Selon l’ancienne Directrice adjointe de la Rédaction de l’OBS et de Marianne, Aude Lancelin, devenue visiblement complotiste et d’extrême-gauche, puisqu’elle vote Mélenchon (comme beaucoup de journalistes).

Plus de 1000 participants au salon de la Liberté Pédagogique

Communiqué de la Fondation pour l’école :

Plus de 1000 personnes ont participé au salon de la Liberté Pédagogique (Libsco), organisé par la Fondation pour l’école, le samedi 8 octobre, à Paris et en ligne.

Ce salon annuel a pour objectif principal de valoriser des initiatives pédagogiques pertinentes repérées sur le terrain, notamment dans les écoles indépendantes (privées hors-contrat) dont il est la principale vitrine.

Au cours de cette journée, sur le thème de l’apprentissage des savoirs fondamentaux, les visiteurs ont pu assister à 33 ateliers et 3 tables rondes. Une partie de la programmation était retransmise en ligne sur le site libsco.fr.

La surface, agrandie de 20% par rapport à l’édition précédente, a permis des échanges de grande qualité entre exposants et visiteurs.  Par ailleurs, un carrefour de rencontres a permis de réunir plus de 50 directeurs et créateurs d’école indépendante avec des temps forts tout au long de la journée.

Maisons d’édition, cours en ligne, soutien scolaire, instituts de formation, supports pédagogiques, etc… au total 43 exposants dont 15 écoles indépendantes représentaient la diversité du paysage éducatif français.

Ce salon, qui est un des rares événements où tous les acteurs de l’éducation se retrouvent pour s’informer, dialoguer, échanger sur leurs pratiques et se former, prouve qu’il est encore possible de rénover notre école par le terrain et qu’il existe des solutions très concrètes au défi actuel de l’instruction.

Parce que notre mission d’utilité publique ne s’arrête jamais, les préparatifs de la prochaine édition, qui aura lieu au printemps 2024, ont déjà commencé.

La bombe atomique de Greta

Dans un entretien accordé mardi à la télévision allemande, Greta Thunberg, l’égérie du mouvement de lutte contre le réchauffement climatique, soutient un usage du nucléaire, énergie bas carbone, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Interrogée sur le choix de l’Allemagne de maintenir la décision d’arrêter ses centrales nucléaires et de prolonger l’activité de plusieurs centrales à charbon jusqu’au printemps 2024, même si l’objectif est d’abandonner cette énergie en 2030, elle a répondu:

« Si nous les (les centrales nucléaires) avons déjà en activité, je pense que c’est une erreur de les fermer pour se concentrer sur le charbon. »

Les déclarations de Greta Thunberg interviennent dans un contexte tendu en Allemage où la coalition au pouvoir formée des sociaux-démocrates, des Verts et des Libéraux est tiraillée sur les solutions à trouver pour affronter la crise énergétique. Initialement, l’Allemagne, dont une grande partie de la population est hostile à l’atome, comptait fermer ses trois derniers réacteurs nucléaires en activité fin 2022.

Mais le gouvernement d’Olaf Scholz a décidé de prolonger deux des trois centrales encore en activité jusqu’au printemps 2023.

« Le phénomène “Vatican II” apparaît comme un énorme spectacle de triomphalisme clérical. »

Conférence donnée par Jean-Pierre Maugendre le 24 septembre, lors du colloque sur l’avenir de la Messe traditionnelle :

Tout avait bien commencé :

« Le concile qui vient de s’ouvrir est comme une aurore resplendissante qui se lève sur l’Eglise, et déjà les premiers rayons du soleil levant emplissent nos cœurs de douceur. Tout ici respire la sainteté et porte à la joie. Nous voyons des étoiles rehausser de leur éclat la majesté de ce temple, et ces étoiles, comme l’apôtre Jean nous en donne le témoignage (Ap 1, 20), c’est vous ! ».

Ainsi s’exprimait le 11 octobre 1962 le bon pape Jean dans son discours d’ouverture du Concile !

Le programme proposé était d’une simplicité…biblique :

« L’Eglise n’a jamais cessé de s’opposer [aux] erreurs. Elle les a même souvent condamnées et très sévèrement. Mais aujourd’hui, l’Epouse du Christ préfère recourir au remède de la miséricorde, plutôt que de brandir les armes de la sévérité, elle répond mieux aux besoins de notre époque en mettant davantage en valeur les richesses de sa doctrine. »

La méthode proposée était parfaitement claire :

« Il faut que [l’Eglise] se tourne vers les temps présents, qui entraînent de nouvelles situations, de nouvelles formes de vie et ouvrent de nouvelles voies à l’apostolat catholique. C’est pour cette raison que l’Eglise n’est pas restée indifférente devant les admirables inventions du génie humain et les progrès de la science, dont nous profitons aujourd’hui, et qu’elle n’a pas manqué de les estimer à leur juste valeur. »

Ces intentions au demeurant sans doute fort louables sur le fond aboutirent dans la réalité à ce que Jacques Maritain, peu suspect d’intégrisme, voire même, si j’ose dire, « imam caché » du concile Vatican appelait dans le « Paysan de la Garonne » : « L’agenouillement devant le monde ». (p 85)

En quelques années un héritage multiséculaire fut jeté à bas, des habitudes millénaires oubliées, daubées, fustigées et condamnées. Mme Michu qui n’avait pas lu les Actes du concile et n’avait pas l’intention d’y consacrer dix secondes observa cependant avec stupeur, dans sa paroisse :

  • La suppression de la chorale, c’était pourtant bien beau mais … plus long.
  • L’élimination du latin ; elle n’y comprenait rien, mais l’objectif était que Dieu comprenne.
  • L’apparition d’une table devant l’autel, c’est sa voisine qui l’avait fournie.
  • La célébration de la Messe face au peuple qui faisait que le célébrant tournait le dos au tabernacle ce qui paraissait incongru à Mme Michu, pas au célébrant.
  • La distribution de la communion dans la main ; Mme Michu avait vu des gamins mettre l’hostie dans leur poche.
  • Le bouleversement du calendrier et la suppression du saint protecteur de la paroisse. Elle apprit que même sainte Philomène, la sainte préférée du curé d’Ars, avait disparu dans la tourmente.
  • La destruction des confessionnaux,
  • L’interdiction des agenouillements,
  • La suppression de la Fête-Dieu,
  • L’abandon de la récitation du rosaire, etc…

Mme Michu fit comme une autre voisine, elle décida de ne plus remettre les pieds à l’église, hormis pour les mariages et les enterrements. On lui avait changé sa religion. Comme le rapporte Patrick Buisson dans son ouvrage capital La fin d’un monde, citant une brave mère de famille, épouse d’un mécanicien :

« La religion, ça ne devrait pas changer, puisque ce qu’on cherche, c’est d’être sûr de quelque chose. » (p 266)

De son côté Guillaume Cuchet note, en conclusion de son précieux travail Comment notre monde a cessé d’être chrétien :

« Cette rupture au sein de la prédication catholique a créé une profonde discontinuité dans les contenus prêchés et vécus de la religion de part et d’autre des années 1960. Elle est si manifeste qu’un observateur extérieur pourrait légitimement se demander si, par-delà la continuité d’un nom et de l’appareil théorique des dogmes, il s’agit bien toujours de la même religion. » (p 266)

Tout ceci fut imposé avec une brutalité inouïe. Brutalité certes en opposition avec le discours officiel sur l’écoute, l’ouverture, le dialogue, le respect de l’autre, l’accueil des différences, mais brutalité nécessaire car tous ces bouleversements ne répondaient en aucune façon aux demandes des fidèles catholiques. Un sondage du 13 août 1976, au cœur de l’été chaud ainsi nommé en raison de la canicule de cette année-là mais aussi en référence à la messe traditionnelle célébrée par Mgr Lefebvre, devant des milliers de fidèles, à Lille, publié par l’IFOP et le Progrès de Lyon révélait l’ampleur du malaise. Si 40% des pratiquants réguliers estimaient qu’il fallait continuer les réformes initiées par Vatican II, 48% estimaient que l’Eglise était allée trop loin dans les réformes. Chiffre auquel il faut sans doute rajouter l’immense majorité de ceux qui avaient cessé de pratiquer entre 1965 et 1976. Aujourd’hui encore tous les sondages menés par l’association “Paix Liturgique” le confirment. Globalement 30% des pratiquants réguliers assisteraient à la messe traditionnelle si elle était célébrée dans leur paroisse.

Alors qu’il est de bon ton de dénoncer le cléricalisme, les années qui suivirent le concile furent d’abord celles d’un cléricalisme effréné dans la continuité de ce que Mgr Schneider dans son ouvrage indispensable Christus Vincit analysait :

« Le phénomène “Vatican II” apparaît comme un énorme spectacle de triomphalisme clérical. » (p 164)

Le départ de sa paroisse de Madame Michu ne contrista pas son curé ; certes c’était contrariant pour la quête mais il avait bien intégré le postulat « mille fois rabâché, que l’évangélisation de ceux qui étaient loin de pourrait se faire qu’après l’éviction de tous ceux qui n’était que faussement proches », (p 256) selon la lumineuse synthèse de Patrick Buisson. Comme l’écrivait un évêque cité par la revue “Itinéraires” de Jean Madiran :

« L’Eglise passe d’un christianisme sociologique à un christianisme authentique ».

Le traditionalisme c’est d’abord cela. Une fidélité à des croyances, des habitudes, des comportements dont les années post-conciliaires prétendaient sonner le glas. Pendant des siècles la vie des campagnes françaises avait été rythmée par l’Eglise : pensons à l’Angélus de Milet, aux processions des rogations, prières publiques pour attirer sur la terre les bienfaits de Dieu. Le monde avait changé. Citons Monseigneur Paul-Joseph Schmitt alors évêque de Metz :

« La mutation de civilisation que nous vivons entraîne des changements non seulement dans notre comportement extérieur mais dans la conception même que nous nous faisons tant de la création que du Salut apporté par Jésus-Christ ». (L’hérésie du XXème siècle, Jean Madiran, p 130)

Ce qui se manifeste dans les propos de ce rapport épiscopal de 1969 :

« Au scandale ou à la risée de l’homme moderne, une partie, à vrai dire de plus en plus réduite de notre liturgie, continue à demander à Dieu ce que le paysan demande à l’engrais, un Salut cosmique qui fait de Dieu le suppléant de nos insuffisances ». (Cité par Rémi Fontaine in Présent No 7726, 10 novembre 2012, Les 30 ans du pèlerinage de chrétienté).

N’est-ce pas là confondre et opposer la cause première et les causes secondes ?

L’Eglise n’était plus l’unique arche du Salut, elle était seulement un moyen « pour l’homme de devenir pleinement homme », « une experte en humanité », selon les mots de Paul VI. Le « drame » est que cette expérience ne semblait pas susciter l’enthousiasme des décideurs politiques.

Fort logiquement cette révolution suscita des résistances : des prêtres refusèrent de célébrer le nouvel Ordo Missae, arguant de la bulle “Quo Primum” de Saint Pie V et de son indult perpétuel, faisant part de leurs doutes théologiques dans la continuité du Bref Examen Critique du Nouvel Ordo Missae des cardinaux Ottaviani et Bacci. Partout en France des laïcs se regroupèrent, soutenant les prêtres qui continuaient de célébrer la messe selon l’ “usus antiquior”. Citons, dans ma Bretagne natale : Le docteur Pacreau à Brest, le professeur Lozachmeur à Rennes. Des salons, des salles de spectacle, des salles de sport – la salle Wagram à Paris – accueillaient un nombre grandissant de fidèles désorientés, meurtris, blessés mais désireux de rester fidèles à la liturgie qui avait sanctifié leurs pères. Des prêtres restèrent fidèles à la messe de leur ordination ou y revinrent après quelques années de pratique réformée. Citons : Monseigneur Ducaud-Bourget, le père Reynaud, le Père Calmel (o.p.), le père Marziac, le père Réveilhac, l’abbé Montgomery, l’abbé Sulmont, le chanoine Porta, le chanoine Roussel, etc.

Une résistance intellectuelle se fit jour : citons les articles du père Bruckberger (o.p.) dans l’Aurore, ceux de Louis Salleron dans Carrefour et son livre La Nouvelle Messe. Surplombant le tout, la revue Itinéraires fondée en 1956, rappelle dans le style étincelant et précis de Jean Madiran, les raisons de cette résistance :

« Les enfants chrétiens ne sont plus éduqués mais avilis par les méthodes, les pratiques, les idéologies qui prévalent le plus souvent, désormais, dans la société ecclésiastique. Les innovations qui s’y imposent en se réclamant à tort ou à raison du dernier concile – et qui consistent en résumé à sans cesse retarder et diminuer l’instruction des vérités révélées, à sans cesse avancer et augmenter la révélation de la sexualité et de ses sortilèges – font lever dans le monde entier une génération d’apostats et de sauvages, chaque jour mieux préparés à demain s’entretuer aveuglément ». (Déclaration fondamentale de la revue Itinéraires)

Ces lignes n’ont pas pris une ride. Elles sous-tendaient une Réclamation toujours d’actualité alors portée dans l’ouvrage éponyme :

« Il est clair que l’ensemble du peuple chrétien et du clergé catholique ne peuvent guère avoir spontanément le courage ou le discernement de garder l’Écriture sainte, le catéchisme romain et la messe catholique ; ils ne peuvent avoir le courage ou le discernement de les maintenir coûte que coûte au centre de l’éducation des enfants.

Pour qu’ils aient ce discernement et ce courage, il faut qu’ils y soient positivement et suffisamment incités par l’autorité spirituelle que Dieu a établie pour cela.

C’est pourquoi, tournés vers les responsables de la hiérarchie ecclésiastique, nous faisons entendre une réclamation ininterrompue :

  • Rendez-nous l’Ecriture, le catéchisme et la Messe !

Nous sommes à genoux devant les successeurs des apôtres, c’est un agenouillement d’hommes libres, comme disait Péguy, les suppliant et les interpellant pour le salut de leur âme et pour le salut de leur peuple. Qu’ils rendent au peuple chrétien la Parole de Dieu, le catéchisme romain et la messe catholique. Tant qu’ils ne l’ont pas fait, ils sont comme morts.

Nous leur réclamons notre pain quotidien et ils ne cessent de nous jeter des pierres. Mais ces pierres mêmes crient contre eux jusqu’au ciel :

  • Rendez-nous l’Écriture sainte, le catéchisme romain et la Messe catholique !
  • “Notre Réclamation“, quand les hommes d’Église ne veulent pas l’entendre, nous la crions à la terre et au ciel, aux anges et à Dieu. »

Si cette réclamation, dont la première version date de 1972, ne fut pas pleinement suivie d’effet, il est cependant indéniable que peu à peu, ce qu’il faut bien appeler l’interdiction de célébration de la Messe fut levée jusqu’à la publication du funeste motu proprio Traditionis Custodes le 16 juillet 2021.

Cependant, rapidement la résistance traditionaliste se cristallisa autour d’un prélat prestigieux, Monseigneur Marcel Lefebvre, ancien archevêque de Dakar, délégué apostolique pour l’Afrique française, supérieur général des Pères du Saint-Esprit, fondateur en 1970 de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, et du séminaire international d’Ecône. Alors que plus aucun prêtre n’était formé pour la célébration de la Messe traditionnelle, hormis le séminaire de Monseigneur de Castro Mayer au Brésil à Campos, Monseigneur Lefebvre porta les espoirs et les espérances du monde traditionnel. Il fut ainsi, pendant des années, le seul évêque, à former et ordonner des prêtres pour la messe traditionnelle, ce qui rapidement le mit en délicatesse avec les autorités romaines, de la déclaration du 21 novembre 1974 aux sacres sans mandat pontifical de 1988, en passant par la “suspens a divinis” de 1976.

Cette déclaration de 1974 est l’un des actes fondateurs de la résistance traditionaliste :

« Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.

Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo- moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le Concile Vatican II et après le Concile dans toutes les réformes qui en sont issues.

Toutes ces réformes, en effet, ont contribué et contribuent encore à la démolition de l’Eglise, à la ruine du sacerdoce, à l’anéantissement du sacrifice et des sacrements, à la disparition de la vie religieuse, à un enseignement naturaliste et teilhardien dans les universités, les séminaires, la catéchèse, enseignements issus du libéralisme et du protestantisme condamnés maintes fois par le magistère solennel de l’Eglise.

Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Église depuis dix-neuf siècles. »

Monseigneur Lefebvre n’était pas un homme de parti : il répondit aux demandes de prêtres que lui firent les laïcs, il soutint les communautés religieuses dont les fondateurs ou les fondatrices refusaient, en conscience, la nouvelle liturgie, le nouveau catéchisme et la “refondation” des constitutions de leur communauté dans le sens conciliaire voulu par le décret ”Perfectae Caritatis”.

Citons :

  • Dom Gérard Calvet, fondateur de l’abbaye bénédictine du Barroux.
  • Le père Eugène de Villeurbanne, fondateur des Capucins de stricte observance, dont la maison-mère est aujourd’hui à Morgon.
  • Mère Hélène Jamet, qui avec l’aide du père Calmel (o.p.) maintient les traditions des Dominicaines du Saint-Nom de Jésus à Brignoles.
  • Mère Anne-Marie Simoulin, qui, issue de la même congrégation s’installa à Fanjeaux.
  • Mère Élisabeth de La Londe, fondatrice de l’abbaye bénédictine du Barroux.
  • Mère Gertrude de Maissin, fondatrice de l’abbaye bénédictine sise aujourd’hui à Perdechat, etc…

Dans ce contexte émerge un mouvement d’apostolat, le MJCF, Mouvement de la jeunesse catholique de France, véritable pépinière de chefs et école des cadres de la Tradition d’où naîtront de multiples foyers chrétiens, un évêque, plusieurs Pères Abbés ou supérieurs de communautés religieuses (Le Barroux, Lagrasse, Morgon, les Missionnaires de la Miséricorde Divine), plusieurs mères abbesses ou supérieures de communautés religieuses féminines (le Barroux, Perdechat…).

De jeunes communautés émergent : la Fraternité de la Transfiguration à Mérigny (36), sous l’égide du père Bernard Lecareux, deux communautés dominicaines : la Fraternité Saint Dominique à Avrillé, constituée à l’origine de membres du MJCF, la Fraternité Saint Vincent Ferrier à Chéméré-Le-Roi avec le père de Blignières et le père Guérard des Lauriers (o.p.).

À partir de 1983, à l’initiative du Centre Henri et André Charlier, un pèlerinage draine des foules de plus en plus considérables à la Pentecôte de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres, sur les traces de Charles Péguy.

Le message autour duquel tous se rejoignent pourrait être résumé de la manière suivante :

« Laissez-nous pratiquer la religion de nos pères. Laissez-nous faire l’expérience de la Tradition. »

D’ailleurs partout où elle peut se développer, cette expérience s’avère concluante. Guillaume Cuchet, peu suspect d’intégrisme puisqu’il est membre du comité de rédaction de la revue des Jésuites Etudes, le constate honnêtement :

« Cette sortie de la culture du devoir et de l’obligation, chemin sur lequel l’Eglise a précédé, à bien des égards, le monde civil, notamment scolaire et éducatif, est un événement fondamental sur lequel il y aurait lieu de revenir. Dans les familles et les milieux où cette culture a été à la fois maintenue et modernisée, les taux de transmission ont souvent été meilleurs. »

Aujourd’hui les communautés traditionnelles représentent de 12 à 15 % des ordinations sacerdotales en France bien au-delà du poids numérique des “tradis” dans la démographie catholique en France. Le monde traditionnel dans son ensemble est jeune et missionnaire. Jeune par les familles nombreuses qui s’y constituent “ces familles cathos avec leurs enfants blonds”, gentiment moquées par Fabrice Luchini dans le film « Alceste à bicyclette ». Jeune, car les conversions y sont nombreuses, attirées par le triptyque : « transcendance, exigence, cohérence ». Pourquoi devant de tels faits la hiérarchie ecclésiastique persiste-t-elle dans un déni de la réalité à ce point criant ?

Mystère ! Mystère que l’on peut cependant se forcer d’éclairer à la lumière de deux analyses particulièrement pénétrantes :

« Il ne s’agit pas, comme l’écrit Paul Vigneron dans Les crises du clergé français contemporain, dès 1976, de se contenter de dire, comme un empereur épouvanté par quatre ans de guerre atroce : “Nous n’avons pas voulu cela !” Il faut avoir le courage de se poser l’inévitable question : “voici 30 ans que nous faisons des “expériences”, apostoliques ou autres, que nous sommes partis, sans jamais parvenir à les trouver, à la recherche de nouvelles méthodes de prière et d’ascèse. Après tant de tentatives, oserons-nous, enfin, en risquer une dernière ? Essayer tout simplement et loyalement ces méthodes d’apostolat et de spiritualité que nous avions rejetées, peut-être avec témérité, voici une trentaine d’années ! Et si, par hasard, ces méthodes, qui ont d’ailleurs fait leurs preuves, parvenaient – sait-on jamais ! – à nous rendre la joie du cœur aujourd’hui perdu, si elles remplissaient à nouveau nos séminaires devenus presque déserts, si elles redonnaient à notre prédication et à notre vie cette force que seuls possèdent les témoins sacrifiés, oserons-nous avouer enfin que nous nous sommes trompés !”

Mais voilà, précisément, le mot le plus dur à prononcer ! Après l’arrestation du Christ, des apôtres le renièrent parce qu’ils tremblaient pour leur propre vie. Aujourd’hui, c’est bien plus que leurs vies que risquent ceux qui avaient adhéré, parfois avec enthousiasme et sans en apercevoir forcément le caractère pernicieux, aux tendances novatrices apparues vers 1945. Ils sont maintenant parvenus à l’âge où on a de l’influence et, parfois, de hautes responsabilités. C’est leur amour-propre qu’il faudrait sacrifier en disant humblement : « Oui, peut-être avons-nous fait longtemps fausse route ! ». Leur vie, des hommes courageux peuvent, comme les premiers apôtres après leurs défaillances, la sacrifier finalement à Dieu. Mais l’amour-propre ! »

Pierre Chaunu, le célèbre historien protestant, écrivait, de son côté en conclusion de son ouvrage, paru en 1975, De l’histoire à la prospective :

« Avant le tarissement quantitatif du recrutement, c’est un tarissement intellectuel et spirituel des vocations qui affecte l’Eglise en France depuis en gros 1930. La médiocrité intellectuelle et spirituelle des cadres en place des églises occidentale au début des années 1970 est affligeante. Une importante partie du clergé de France constitue aujourd’hui un sous-prolétariat social, intellectuel, moral et spirituel ; de la tradition de l’Église, cette fraction n’a souvent su garder que le cléricalisme, l’intolérance et le fanatisme. Ces hommes rejettent un héritage qui les écrase, parce qu’ils sont, intellectuellement, incapables de le comprendre et, spirituellement, incapables de le vivre. »

Cette référence à la hiérarchie ecclésiastique est une des caractéristiques majeures du mouvement traditionaliste. Les sacres de 1988 ont partagé ce monde en deux composantes unies par la même foi, la pratique des mêmes sacrements, la volonté de ne pas rompre avec sa structure hiérarchique de droit divin de l’Eglise, le même souci de la Royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Un écosystème “tradi“ s’est bâti avec ses lieux de culte, ses publications, ses rassemblements, ses écoles, ses pèlerinages, etc.

Le risque serait alors de sombrer dans un communautarisme replié sur lui-même, oublieux des enjeux de l’Église universelle. De faire de la Tradition un astre mort, analogue à ce qu’est devenu l’orthodoxie russe dont le père Martin Jugie écrivait dans son ouvrage sur Joseph de Maistre et l’église Gréco-russe :

« Depuis de longs siècles, l’Orient s’est habitué à considérer la doctrine révélée comme un trésor que l’on garde, non comme un trésor que l’on exploite ; comment un recueil de formules immuables, non comme une vérité vivante et infiniment riche, que l’esprit du croyant cherche à toujours mieux comprendre et à mieux assimiler ».

Joseph de Maistre dans son ouvrage Du pape observait :

« Toutes ces églises séparées du Saint-Siège, au moment du XIIe siècle, peuvent-être comparées à des cadavres gelés, dont le froid a conservé les formes. »

Fécond avertissement pour ceux qui pourraient oublier que le combat pour la Tradition est d’abord une œuvre d’Eglise. Si l’Église ne commence pas avec Vatican II, elle ne se réfugie pas non plus, à partir de Vatican II, dans des structures qui seraient étrangères à l’organisation visible et voulue par Dieu de l’Eglise : le pape et les évêques.

Grand mystère. Parfois terribles dilemmes !

Appel à se laisser guider par saint Grégoire de Nysse: « Le juste milieu, c’est le chemin des crêtes

Rappel que selon Émile Poulat : « L’histoire de l’Église n’est pas un Reposoir de Fête-Dieu. » Si l’Église apparait occupée par une pensée mondaine qui lui est étrangère, il n’existe qu’une Eglise dont le siège est à Rome et dont le chef est le pape. Le drame majeur de notre temps est que la même Eglise nous distribue par le même canal et parfois en même temps, selon l’expression consacrée, les moyens et les paroles du Salut mais aussi des paroles insipides et insignifiantes, sentimentales et philanthropes, sans vigueur pour le bien ni contre le mal. Défigurée, parfois trop humaine ou mondaine, ni franchement catholique et anti-moderniste, ni franchement moderniste et anti-catholique, l’Eglise reste l’Eglise, unique arche du Salut.

Les difficultés du temps présent ne doivent pas être un motif de découragement, bien au contraire. Si nos anciens avaient pu craindre que le fil de notre tradition liturgique et doctrinale ne soit rompu, la situation n’est plus celle-là. Nous savons que l’avenir nous appartient car, par la Tradition, c’est aux apôtres eux-mêmes et donc au Christ que nous sommes rattachés. Les modes passent. La croix du Christ continue à nous protéger et nous éclairer de ses bras étendus. Enfin dans ce combat, car c’en est un, – toute vie chrétienne est un combat -, nous conserverons à l’esprit le si précieux conseil du père Calmel, défenseur intrépide de la messe traditionnelle :

« Soyons témoins de la foi, comme le furent nos frères les martyrs des premiers siècles en pleine persécution violente. Non seulement ils se montrèrent fort et courageux, mais encore doux et patients et cela parce que leur âme était ardente de charité. »

Jean-Pierre Maugendre

Marché de Noël de Strasbourg : les crucifix seront interdits à la vente, les loukoums autorisés mais ni la raclette, ni la tartiflette

Certains commerçants et habitants ne comprennent pas. Et nous non plus.

Instruction en famille : premières victoires au fond au tribunal administratif de Rennes

Communiqué de Liberté éducation :

Pour la première fois, un tribunal administratif a statué au fond sur une demande d’annulation d’un refus d’autorisation pour l’instruction en famille. Toutes les décisions du juge administratif n’avaient été jusqu’à présent que des décisions du juge des référés, par essence provisoire.

Dans ce contexte, la décision du tribunal administratif de Rennes, en date du 10 octobre 2022, revêt donc une importance particulière. Or, cette décision délivre une interprétation du motif 4 tout à fait conforme à celle que notre association Liberté éducation demandait depuis plusieurs mois.

Ainsi, ce jugement du tribunal administratif considère que pour démontrer l’existence d’une situation propre à l’enfant, il suffit que le projet éducatif comporte les éléments essentiels de l’enseignement et de la pédagogie adaptés aux capacités et au rythme d’apprentissage de l’enfant, et que la personne chargée d’instruire l’enfant dispose des capacités requises.

Pour une des deux familles défendues par notre avocat-partenaire, les parents avaient présenté un projet pédagogique reprenant de la même manière pour chacun de leurs deux enfants une organisation familiale type et une présentation de la méthode Montessori, sans l’articuler au rythme propre des deux enfants concernés. La famille avait joint au projet pédagogique un courrier exposant leur projet éducatif, la présentation des supports et ressources utilisés, ainsi qu’un emploi du temps d’une journée type.

Le juste considère qu’en estimant que le projet pédagogique proposé par les requérants n’était pas assez articulé avec le rythme de leurs enfants, ni adapté à leurs acquis, l’académie de Rennes a commis une erreur de droit.

De manière très claire, le tribunal administratif indique qu’en exigeant que les familles doivent « justifier que ce projet éducatif est conçu en fonction de la situation spécifique de leur enfant et adapté à celle-ci (…), le recteur de l’académie de Rennes connaît une erreur d’interprétation » .

De manière très claire également, le juge administratif considère qu’ « il n’appartenait pas davantage aux requérants, contrairement à ce que soutient le recteur, de démontrer que la situation de leurs enfants justifiait un projet particulier dérogatoire à ce que peuvent proposer les établissements d’enseignement public ou privé ».

C’est donc une lecture tout à fait conforme à celle que notre association Liberté éducation demandait et à celle que le Conseil constitutionnel avait exigée, à laquelle le tribunal administratif de Rennes s’est livré. Ce jugement pourra être utilisé par toutes les familles qui le souhaitent dans les procès actuellement en cours ou futurs. Nous espérons aussi que le Conseil d’Etat confirmera la lecture effectuée par le tribunal administratif de Rennes.

D’autre part, nous avons obtenu une autre victoire pour une famille ayant en principe l’autorisation de plein droit mais qui ne l’avait pas obtenue faute de contrôle : pour le tribunal administratif de Rennes, cette carence est imputable à l’académie et non à la famille, et cela permettra à d’autres familles d’autres académies dans cette même situation de saisir la justice.

Comme l’affirme notre avocat-partenaire sur son site officiel, « il s’agit de belles victoires pour les familles et un grand pas pour l’intérêt supérieur de l’enfant ! ».

Un monde kafkaïen

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 vérités :

La GPA en France : c’est possible pour certains juges

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

« La décision du procureur de Saintes prive les mères porteuses de la protection de la loi française en les livrant à l’avidité de sociétés commerciales de GPA. »

L’association Juristes pour l’enfance est indignée devant la décision du procureur de la ville de Saintes qui a décidé de classer sans suite les faits révélés par l’accouchement en France d’une mère porteuse ukrainienne.

Juristes pour l’enfance déplore amèrement un nouvel aveu de faiblesse de la justice : avec cette décision, le droit recule une nouvelle fois devant le pouvoir financier des sociétés commerciales étrangères qui s’octroient avec impunité la possibilité de faire du business sur le territoire français. Et ce, au mépris du droit des femmes censé protéger ces dernières de la commercialisation de leur corps, et du droit des enfants pour qui aucune solution satisfaisante n’existe face à la GPA.

En mai dernier, Juristes pour l’enfance déposait plainte contre X auprès du procureur de la ville de Saintes dans laquelle des Français avaient fait venir une mère porteuse ukrainienne afin qu’elle accouche en France en vue de la remise de l’enfant à ses commanditaires.

A la suite du signalement par l’aide sociale à l’enfance, pour « provocation à l’abandon d’enfant », « entremise entre un couple et une personne acceptant de porter l’enfant » et « substitution volontaire, simulation ou dissimulation ayant entraîné une atteinte à l’état-civil d’un enfant », le parquet de Saintes avait ouvert une enquête, classée aujourd’hui sans suite.

Le Président de la République affirme que la GPA est la ligne rouge mais la GPA s’installe pas à pas.

Les sociétés qui mettent en relation les couples français et les mères porteuses ukrainiennes sont coupables du délit pénal d’entremise en vue de la GPA. Un délit caractérisé puisque le lien avec le territoire français dans cette affaire est évident dès lors que l’accouchement de la mère porteuse et la remise de l’enfant ont été réalisés en France.

Elles démarchent les clients français en toute impunité comme en témoigne le salon Désir d’enfant qui se tient chaque année depuis 2020 à Paris à l’espace Champerret : le parquet de Paris n’a pourtant engagé aucune poursuite contre ces délinquants qui non seulement ne se cachent en rien mais se vantent de commettre ce délit qui n’est autre que leur objet commercial.

Dans les faits et au regard du droit, les couples ayant fait venir des femmes ukrainiennes en France sont coupables du délit pénal « d’incitation à abandon d’enfant ». En réalité, ils sont surtout victimes d’un système qui n’a pour objet que le profit commercial.

« Des circonstances exceptionnelles » : la guerre déplace les faits mais les coupables restent les mêmes, les sociétés commerciales étrangères.

Le procureur de Saintes a invoqué « des circonstances exceptionnelles » relatives à la guerre en Ukraine. Or, cette GPA et les délits associés ont été commis bien avant que la guerre ne survienne.

En effet, la guerre déplace les faits, mais les coupables restent les mêmes, à savoir les sociétés étrangères, canadienne dans le cas de l’affaire de la ville de Saintes. La France cède devant le pouvoir de ces sociétés en invoquant des « circonstances exceptionnelles » pour se donner bonne conscience. Elle devient complice de la marchandisation du corps des femmes et de l’atteinte au droit de ces enfants.

Certes, la détresse de ces femmes ukrainiennes venues en France abandonner l’enfant qu’elles portent afin d’être payées choque, et à juste titre. Nul ne songe à les condamner. Leur misère est exploitée et elles sont avant tout des victimes. Mais ce n’est pourtant pas la guerre qui est la cause de ce drame. La guerre ne fait que déplacer des faits prévus, dès l’origine, par le contrat de GPA.

Après l’échec de Reconquête, quid de « l’union des droites » ?

Charles-Henri Jamin, délégué général de VIA – la voie du peuple, était l’invité politique sur RCF Anjou.

Agression contre le père Jean-Paul Argouarc’h

Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :

Alors qu’il attendait à une station-service de se fournir en carburant, notre ami le très dévoué père Jean-Paul Argouarc’h a été d’abord l’objet, en raison de son habit, de graves injures racistes, proférées par un individu de type maghrébin hurlant sa fierté d’être un fils de fellagha.

Après quoi, ce forcené s’en est pris physiquement au père, lui portant notamment un très violent coup de poing au bras gauche.

Après cela, le père Argouarc’h a fait l’objet d’un constat médical et a déposé plainte dans le commissariat de police le plus proche.

Naturellement l’AGRIF, saisie par le père en la personne de son avocat, se constitue partie civile pour que la plainte aboutisse.

D’après nos informations, le père Argouarc’h intervenait dans une altercation entre cet individu et une automobiliste. Aucun automobiliste de la file d’attente n’est intervenu.

Al-Andalous : l’invention d’un mythe

De Marion Duvauchel pour Le Salon beige :

Un des signes de l’inculture française comme du marquage idéologique de son intelligentsia est le silence des universitaires comme celui de la presse lors de la parution en 2017, du livre de Serafin Fanjul, Al-Andalous, l’invention d’un mythe.

Islamologue et arabisant espagnol, spécialiste de philologie sémitique, Fanjul fut directeur du centre culturel hispanique du Caire et membre de l’Académie royale d’histoire. En 2000, il publie Al-Ándalus contra España : la forja del mito (Al-Ándalous contre l’Espagne) puis en 2004, La quimera de Al-Ándalus (« La chimère d’Al-Andalus ». La fusion de ces deux ouvrages a donné la traduction française : Al-Andalus, l’invention d’un mythe, aux éditions de l’Artilleur.

La présentation de ce livre (en trois paragraphes) dans Wikipédia montre à tout le moins un indéniable manque de discernement. Le premier de ces paragraphes se veut une présentation des deux premiers ouvrages cités dans lesquels Fanjul « tente de montrer (je souligne) que cette image idéalisée d’une Espagne multiculturelle, terre de tolérance et de vie en commun entre trois cultures et trois religions monothéistes, est, pour une très large part, historiquement fausse ». Un second paragraphe passablement venimeux évoque, pour le discréditer, ses positions politiques supposées : il « est réputé pour être passé de l’extrême-gauche à l’extrême droite ». Cela s’appelle une rumeur. Et enfin le troisième paragraphe (critiques) étale les avis des idéologues à qui le travail de Fanjul donna des boutons : Mercedes Garcia-Arena en tête, qui coordonna en 2018 un projet destiné à mettre en valeur la diffusion et le rôle du Coran dans la culture religieuse européenne  (le dit projet a reçu 10 millions d’euros du Conseil Européen d’Investigation). L’article de Wikipédia se garde bien de le révéler mais on peut le vérifier facilement si on est un peu curieux et si l’on comprend l’espagnol.

Que la cohabitation pacifique au sein d’Al-Andalous soit une mystification historique, cela ne fait aucun doute. « Précaire et difficile, la coexistence a été très tôt insupportable ». Fanjul compare cette époque à l’apartheid sud-africain. Le statut des juifs et celui des chrétiens y serait aujourd’hui qualifié de discriminatoire, comportant même à certaines époques, une véritable répression, voire sur la fin, ce qu’on appelle volontiers génocide ou ethnocide tant qu’il ne s’agit pas de chrétiens. Les Almohades du XIIIe siècle ont clairement eu pour objectif l’hégémonie de l’islam en Espagne comme en Afrique du Nord (où ces moines-soldats fanatisés ont causé, après les Almoravides, la disparition de ce qu’il restait de chrétienté). Dès les années qui suivirent la reconquête de 711, il y eut des massacres de chrétiens qui, ici ou là, se révoltaient. Entre deux, on autorisait les dhimmis à vivre leur propre vie tant qu’ils respectaient des règles discriminatoires, humiliantes et variables selon l’humeur du prince. Mais lorsqu’ils n’étaient plus disposés à se plier à ces normes ou à de nouvelles règles plus dures, la répression était immédiate. La persécution des chrétiens mozarabes au IXe siècle, les « martyrs de Cordoue », en est un des exemples les plus sanglants. Le grand Maïmonide que revendiquent les tenants du paradis d’Al-Andalous ne sauva sa vie qu’au prix d’une conversion apparente à l’islam. Après sa fuite en Égypte, où il pouvait cesser de paraître musulman, reconnu par un Andalousien, il fut l’objet d’un procès pour apostasie et n’échappa de nouveau à la peine de mort que parce que le cadi al-Fahil qui le jugeait était son ami.

L’ouvrage de Serafin Fanjul, documenté, argumenté, appuyé sur de nombreuses sources bien analysées, comporte tout ce qui est nécessaire pour une idée juste de l’histoire de l’Espagne musulmane et en particulier une biographie imposante et maîtrisée  (française, espagnole, anglo-saxonne et arabe), exploitée avec honnêteté et une érudition toujours au service de la pensée et de l’intelligence.

« Qui partage ton métier est rarement ton allié ». Qu’a-t-on reproché à ce livre ? De briser un mythe et d’oser rappeler que les morisques (musulmans « marranes », convertis au christianisme en 1492, sans grande conviction, souvent des Berbères amenés par les Almohades qui avaient entrepris une campagne de remplacement fort similaire à celle qui se dessine aujourd’hui en Europe) formaient un groupe opposé à la société chrétienne redevenue dominante : ils aidaient les pirates nord-africains à ravager les côtes de l’Espagne, emmenant hommes, femmes et enfants en captivité et les réduisant en esclavage. Il n’y a donc rien de scandaleux à ce que les reyes catolicos les aient refoulés au XVIIe siècle, parce qu’ils représentaient un danger potentiel et que pour la plupart, ils s’avéraient inassimilables. L’idée du repeuplement de l’Espagne par des chrétiens et des Espagnols du Nord n’a rien de révoltant dans un territoire occupé et soumis pendant de longs siècles à une domination totalitaire, religieuse, économique et politique et largement sous-peuplé après 1492. Rien de révoltant non plus à souligner qu’il faut « appliquer la même rigueur, la même tolérance ou, mieux encore adopter la même distance à l’égard des crimes des chrétiens et des musulmans (p. 605)

Au-delà du mythe d’Al-Andalous et de sa genèse idéologique, on trouve dans cet ouvrage une analyse historiographique sans concession et quelques digressions intéressantes: sur le flamenco qui ne vient pas des Arabes; sur la culture populaire espagnole; sur l’opposition entre savants « maurophiles » et « chauvinistes ». Dans un ensemble cohérent, l’auteur ouvre ces chapitres comme autant de fenêtres insolites sur divers aspects de la culture espagnole et de ce qu’ils apportent de singulier à l’identité de l’Espagne. Identité dont l’auteur récuse le caractère « essentiel », non, il n’y pas d’essence de l’Espagne, mais il y a un peuple qui se reconnaît dans une histoire, des traits partagés, des manières d’être communes pétries par le temps, comme aussi dans des caractéristiques ethniques et non les Espagnols ne descendent pas des Arabes… La reconquête n’a pas seulement été une affaire de territoire mais aussi de repeuplement et de tentatives d’intégration des « minorités ». Mais pour s’intégrer, il faut que les deux parties prenantes le souhaitent. Tiens, déjà…

L’auteur lui-même conclut sur « l’originalité de ce livre » qui vise à « répondre au besoin de ne plus œuvrer dans les catacombes, loin du regard des grands médias, afin de faire connaître des réalités historiques et des faits très concrets de notre passé qui ont des échos dans notre présent. (…).

En 1932, on déposséda l’écrivain égyptien Taha Hussein de sa chaire de littérature arabe et on l’expulsa de l’université du Caire parce qu’il avait mis en doute l’authenticité de la poésie antéislamique, invention des rhapsodes des IIe et IIIesiècle après l’Hégire. Ses idées disparurent. Il serait regrettable que celles de Serafin Fanjul disparaissent aussi parce qu’une poignée d’idéologues sans envergure emboîtent le pas au collectif de chercheurs mal avisés comme ceux qui, sous la houlette de Alain de Libera, avait non seulement cherché à discréditer le livre de Sylvain Gouguenheim, Aristote au Mont saint Michel, mais plus grave, avait attaqué sa personne. Fanjul, qui a lu ce livre français, en salue la qualité et dénonce la pauvreté et la déloyauté de cette attaque en règle, d’une rare violence.

« L’indépendance peut coûter cher mais les possibles conséquences d’une telle attitude ne nous ont jamais fait reculer ».

Voilà donc un homme courageux.

La lecture de cet ouvrage est un bonheur. Elle est aussi une urgence et un devoir.

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L’école indépendante catholique l’Espérance (95) souhaite ouvrir son collège et recrute son Directeur

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Dans le cadre de son développement, l’école indépendante catholique l’Espérance (95) souhaite ouvrir son collège. Elle cherche son directeur. Il sera chargé de recruter l’équipe avec le conseil d’administration et de la coordonner, gérer les inscriptions et les relations avec les familles, veiller au respect du projet pédagogique et des programmes… Il enseignera au moins une des matières.

Il doit avoir 5 ans d’expérience d’enseignement et/ou de direction.

La fiche de poste est disponible sur http://www.ecole-lesperance.fr/nous-recrutons/

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