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Deux femmes LGBT condamnées pour violences envers un enfant de 4 ans

Deux jeunes femmes de 23 et 25 ans ont comparu au palais de justice du Puy-en-Velay dans une très sombre affaire de violences sur un enfant de 4 ans, déjà privée de son père.

Le particulier ayant donné l’alerte a enregistré ce qu’il entendait, depuis le rez-de-chaussée de l’immeuble où il exerce son activité professionnelle. Les femmes vivent en couple, et la plus jeune est la maman d’une fillette née d’une précédente union avec un homme. Les extraits diffusés dans la salle d’audience glacent le sang. Une femme hurle, des bruits sourds ressemblent à un choc ou une chute. On entend tout de suite après des cris et des gémissements d’enfants, et ça recommence.

« Viens ici […] C’est quoi les règles […] T’as fini par essuyer ta petite gueule de pute […] Je vais te les couper tes putains d’oreilles, tu vas m’écouter maintenant […] La tête de ma mère, je vais te tuer un jour… »

À leur arrivée dans l’appartement, les policiers découvrent les deux femmes avec une enfant prostrée devant son assiette. Son visage est couvert de bleus et ses bras portent des marques de griffures. Des médecins de l’hôpital constateront des hématomes, des ecchymoses et des plaies sur tout le corps, ainsi qu’un épanchement dans l’abdomen qui nécessitera des investigations au scanner.

Partie civile à ce procès, le père de l’enfant réclame la garde de sa fille. Les deux jeunes femmes ont été condamnées à trois ans de prison dont une année ferme. Outre l’interdiction pour les femmes d’entrer en contact avec la fillette, la maman se voit retirer l’autorité parentale.

Gloria, un magazine pour les adolescents

Nous avons interrogé Marie-Laurentine Caëtano, qui, après 12 ans dans la presse culturelle pour la jeunesse, fonde le magazine Gloria, que nous avons récemment évoqué.

Pourquoi lancer un nouveau magazine ? Et à qui s’adresse-t-il ? Votre publicité parle des lecteurs de 10 à 110 ans : c’est large !

Cela faisait longtemps que j’avais envie de faire un magazine catholique qui allie les Écritures et les arts sacrés. Je me suis rendu compte que beaucoup d’ados avaient beau aller au KT et à la messe, ils n’avaient qu’une vague connaissance des Évangiles et que quand ils étaient face à un tableau représentant une scène des Écritures, ils ne parvenaient pas à identifier ladite scène. C’est un peu l’enjeu de Gloria : donner les clés pour comprendre l’art sacré, pour apprécier le patrimoine chrétien, tout en retournant à la source, aux textes de la Bible.

Le magazine s’adresse aux ados. Le vocabulaire est expliqué et il y a des jeux, deux caractéristiques des revues pour la jeunesse. L’objectif étant de proposer des articles accessibles qui vont en même temps nourrir le lecteur. Parmi les premiers lecteurs de Gloria il y avait des ados, qui ont testé et approuvé la formule, et aussi des adultes de leur entourage. C’est devant leur enthousiasme que j’ai fait un clin d’œil à Hergé en proposant que la revue soit pour des lecteurs de 10 à 110 ans.

Au départ, je pensais créer une revue pour les cathos et puis je m’aperçois qu’ils ne sont pas les seuls à s’intéresser à Gloria. Finalement ce que je pensais être une revue de catéchisme ouverte sur le patrimoine chrétien est aussi un moyen d’évangélisation.

Pensez-vous intéresser la jeunesse, plus focalisée sur le numérique ?

Certaines rubriques partent du quotidien des lecteurs. Par exemple, on connaît tous, au moins de nom, les villes de Saint-Malo et de Saint-Étienne, pour ne citer qu’elles, mais savons-nous qui sont ces saints ? Une rubrique, « Auréole & Métropole », leur est consacrée. Dans le même esprit, il existe de nombreuses expressions françaises inspirées par les Écritures ou la vie chrétienne. Elles font partie de notre langue maternelle, de notre quotidien, et parfois on a pourtant oublié leur origine et leur signification.

Que trouvera-t-on dans ce magazine ? Des débats ? Des analyses ?…

Des analyses, oui. Notamment des textes bibliques. Il y a au moins un extrait de la Bible expliqué dans chaque numéro. Ainsi, le thème du mois est exploré à travers les Écritures, des prières et des œuvres d’art. Les différentes rubriques permettront de présenter la vie des saints, les lieux de pèlerinage et les trésors de l’art sacré. Une rubrique mariale (apparition, prière, etc.) et une réponse à une question sur la liturgie et les traditions chrétiennes figurent également au sommaire. Pour l’instant, pas de débats, mais quand même de l’actualité avec une interview et des recensions de livres, expos, etc.

Votre demande de soutien financier a été largement dépassée. Quelle est la suite de l’opération maintenant ?

La campagne a deux objectifs : permettre de financer le premier numéro (c’est chose faite !) et faire connaître la revue. De ce côté-là, le bouche-à-oreille se met en place grâce aux « CredoFunders ». Gloria est un mensuel, donc il faut qu’il trouve suffisamment de lecteurs pour assurer son équilibre financier.

Le respect de la vie humaine n’est plus la valeur suprême des droits de l’homme : il a été détrôné par celui de la liberté ou autonomie individuelle

Grégor Puppinck, docteur en droit, directeur du Centre européen pour le droit et la Justice (ECLJ), revient dans Valeurs Actuelles sur les conséquences d’un jugement de la Cour européenne des Droits de l’Homme dans une affaire d’euthanasie. L’ECLJ est intervenu dans cette affaire et y est cité de nombreuses fois :

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a rendu public, ce 4 octobre 2022, son jugement dans l’affaire Mortier contre Belgique, du nom d’un homme contestant l’euthanasie pratiquée à son insu sur sa mère dépressive. Si la CEDH a plusieurs fois traité du suicide assisté, c’est la première fois qu’elle se prononce sur l’euthanasie.

Cet arrêt est important, car il pose le principe nouveau que « le droit à la vie (…) ne saurait être interprété comme interdisant en soi la dépénalisation conditionnelle de l’euthanasie » (§ 138). Cela n’avait rien d’évident, car l’article 2 de la Convention européenne protégeant le droit à la vie dispose que « La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement », ce en quoi constitue précisément l’euthanasie… Ainsi, selon la Cour, l’euthanasie en soi ne viole pas les Droits de l’Homme.

L’euthanasie, un droit progressivement reconnu par la CEDH

Il était pourtant très clair, pour les rédacteurs de la Convention européenne, que l’euthanasie est une atteinte au droit à la vie. Ainsi, René Cassin, l’un des “pères” de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme signa une déclaration de l’Académie des sciences morales et politiques rejetant « formellement toutes les méthodes ayant pour dessein de provoquer la mort de sujets estimés monstrueux, malformés, déficients ou incurables », considérant que « l’euthanasie et, d’une façon générale, toutes les méthodes qui ont pour effet de provoquer par compassion, chez les moribonds, une mort “douce et tranquille”, doivent être également écartées », sans quoi, le médecin s’octroierait « une sorte de souveraineté sur la vie et la mort » (14 novembre 1949).

Pour lever l’obstacle de l’interdiction d’infliger à quiconque la mort intentionnellement, la Cour étend son acceptation antérieure du suicide assisté — dans lequel la personne se tue elle-même — à la pratique de l’euthanasie — dans laquelle la personne est tuée par un tiers.

Depuis une dizaine d’années, en effet, la Cour européenne a progressivement reconnu le « choix », puis le « droit » au suicide assisté, qu’elle définit comme le « droit d’un individu de décider de quelle manière et à quel moment sa vie doit prendre fin, à condition qu’il soit en mesure de former librement sa volonté à ce propos et d’agir en conséquence » (affaires Haas et Koch de 2011 et 2012). La Cour avait alors intégré le suicide assisté dans le champ de la Convention en estimant que cette pratique relève de la vie privée, de l’autonomie, garantie à l’article 8 de la Convention.

Quand le “droit à la vie” devient un “droit à la qualité de vie”

Ces affaires mettaient en cause le refus des autorités suisses et allemandes de fournir des poisons à des personnes suicidaires. La Cour jugea en 2012 que même si la Convention européenne n’oblige pas à légaliser le suicide assisté, elle fait obligation aux « juridictions internes d’examiner au fond la demande [de poison] » des personnes suicidaires et de justifier au cas par cas les éventuelles décisions de refus, même lorsque celles-ci résultent directement de la loi pénale (Koch contre Allemagne, § 72). C’est là une façon classique d’imposer un droit nouveau par la voie périphérique des obligations procédurales.

Dans ces affaires, la Cour avait contourné l’interdit de l’article 2 en se plaçant sur le terrain de l’article 8, procédant à un glissement du droit objectif à la vie (art. 2) à un nouveau droit subjectif à la « qualité de la vie » qu’il conviendrait de protéger à présent (art. 8). La Cour déclarait ainsi, à plusieurs reprises : « Sans nier en aucune manière le principe du caractère sacré de la vie protégé par la Convention, la Cour considère que c’est sous l’angle de l’article 8 que la notion de qualité de la vie prend toute sa signification » (affaires Pretty, Koch et Gross). Dès lors, la voie était ouverte au suicide assisté. La justification de ce droit à la « qualité de la vie », et donc à la mort, est tiré du constat que « de nombreuses personnes redoutent qu’on ne les force à se maintenir en vie jusqu’à un âge très avancé ou dans un état de grave délabrement physique ou mental aux antipodes de la perception aiguë qu’elles ont d’elles-mêmes et de leur identité personnelle » (affaires Pretty de 2002, Koch de 2012, et Gross de 2013). En d’autres termes, le délabrement physique ou mental serait une forme d’indignité. C’est précisément ce que reconnaît la Cour dans son dernier arrêt, lorsqu’elle déclare : « La dépénalisation de l’euthanasie vise (…) à donner à une personne le libre choix d’éviter ce qui constituerait, à ses yeux, une fin de vie indigne et pénible. Or, la dignité et la liberté de l’homme sont l’essence même de la Convention », ajoute-elle (§ 137). La Cour valide ainsi l’euthanasie, tout en omettant complètement le fait que cette pratique, à la différence du suicide, implique que la mort soit infligée intentionnellement par un tiers : c’est une faille de son raisonnement qu’a bien identifiée et dénoncée le juge Serghides dans sa remarquable opinion dissidente.

Liberté et dignité

Ainsi, l’un des principaux enseignements de ces jugements est que le respect de la vie humaine n’est plus la valeur suprême des droits de l’homme : il a été détrôné par celui de la liberté ou autonomie individuelle. Ce point n’est pas complètement nouveau puisqu’il était déjà à la base de l’acceptation de l’avortement (§ 132).

Un autre enseignement est la transformation de la compréhension de la dignité sur laquelle repose ces jugements. La Déclaration universelle fondait les droits de l’homme sur « la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine », c’est-à-dire sur la dignité objective et absolue de la nature humaine. Cette dignité est indépendante du sexe, de la race ou de l’état de santé des personnes : nul ne peut être indigne. À l’inverse, le droit à la mort volontaire repose sur une conception subjective et relative de la dignité, dans laquelle chacun est juge de sa propre dignité et peut, en conséquence, estimer la mort préférable à la vie. Le respect de la dignité consiste alors en celui de la volonté individuelle, et cette dignité humaine serait d’autant plus honorée que l’individu serait capable, par sa volonté, de dominer sa déchéance physique ou mentale en décidant de mourir. La dignité serait finalement préservée par la mort volontaire. Nietzsche, en ce sens, déclarait dans Le Crépuscule des idoles que « le droit à la vie, devrait entraîner, de la part de la Société, un mépris profond » car il soutient « l’obstination » du malade « à végéter lâchement » alors que « la mort choisie librement »permettrait de « mourir fièrement lorsqu’il n’est plus possible de vivre fièrement ». En substituant à la dignité inhérente une dignité réflexive mesurée par le sentiment individuel, la Cour modifie radicalement le fondement ontologique de la Convention, qui, d’universel, devient individuel.

Apparaît alors un paradoxe : pourquoi réserver l’euthanasie aux seules personnes malades dès lors que le fondement du droit à la mort volontaire n’est pas tant la maladie que l’autodétermination ? Pourquoi faudrait-il être malade pour pouvoir être suicidé, dès lors que l’individu en a la ferme volonté ? Plus encore, pourquoi réserver l’euthanasie aux malades alors que bien souvent ils ne disposent plus de toutes leurs capacités de discernement, de leur autonomie ? Chez une personne dépressive, les idées suicidaires ne sont-elles pas plus un symptôme de la maladie que l’expression de l’autonomie individuelle ? Ainsi, fonder l’euthanasie sur la volonté et la dignité réflexive conduit nécessairement à l’élargissement des motifs d’accès à cette pratique, au-delà des cas de pathologies graves, comme cela a été observé d’ailleurs en Belgique et aux Pays-Bas où l’euthanasie pour « fatigue de vivre » des personnes âgées isolées se multiplie.
Eviter les abus

Finalement, la CEDH limite son rôle, ainsi que celui des autorités nationales, au « devoir de protéger les personnes vulnérables même contre des agissements par lesquels elles menacent leur propre vie » (§ 146). Il s’agit alors, en pratique, d’instituer une procédure, un « cadre législatif relatif aux actes préalables à l’euthanasie » permettant « d’assurer que la décision d’un individu de mettre fin à ses jours a été prise librement et en toute connaissance de cause » (§ 153). Encore une fois, ce n’est plus la vie qui est protégée, mais l’intégrité de la volonté. Et ce n’est là qu’une simple question de procédure.

En Belgique, entre 2002 et 2016, un seul dossier sur les 14 573 euthanasies déclarées a été transmis à la justice

Dans l’affaire Mortier, la Cour se satisfait de la procédure posée par la loi belge, alors même que les conditions d’accès à l’euthanasie y sont très larges, que le contrôle du respect de ces conditions n’est effectué qu’a posteriori, après la mort de la personne, et sur la base de la déclaration volontaire éventuelle du médecin l’ayant causée… En fait, entre 2002 et 2016, un seul dossier sur les 14 573 euthanasies déclarées a été transmis à la justice.

Ce “cadre” convient à la Cour. Elle trouve seulement à condamner un point, certes choquant, mais propre à l’affaire : le fait que le Dr Wim Distelmans ayant euthanasié la mère de M. Mortier coprésidait aussi la commission en charge de contrôler a posteriori les euthanasies, dont celle en cause dans l’affaire.

La Cour ne trouve rien à redire en revanche au fait que le dossier médical sur l’euthanasie de la mère de M. Mortier ait été largement incomplet, ni au fait que les autorités judiciaires belges ont longtemps rechigné à donner suite aux plaintes posées par M. Mortier, ni au fait que la majorité des personnes impliquées dans la procédure d’euthanasie et de son contrôle sont membres de l’ADMD ou du LEIF (son équivalent flamand), ni au fait que la mère de M. Mortier ait versé 2 500 euros au LEIF avant sa mort.

La seule condamnation, par la CEDH, du conflit d’intérêt du Dr Distelmans a trop détourné l’attention de commentateurs hâtifs qui ont vu dans cette affaire une « condamnation de la Belgique ». Pourtant, l’important dans ce jugement est bien que le cadre légal belge de l’euthanasie soit validé : il peut servir à présent de modèle, avec la bénédiction à point nommé de la CEDH, laquelle prouve, une fois encore, qu’elle a le sens de l’opportunité politique.

40 jours de prière pour la vie, en Suisse

Comme les militants pro-vie américains, des Suisses ont décidé de veiller 40 jours devant l’hôpital universitaire de Bâle afin de dissuader des femmes de supprimer leur bébé. Le mouvement existe depuis 2020.

Prières, pancartes et jeûne : par cette action, Tabitha Bender, co-organisatrice de la campagne internationale «40 jours pour la vie», espère ainsi «que moins de bébés seront tués par des avortements» et dit vouloir donner aux personnes concernées «de l’amour, de la force et de l’espoir afin qu’elles puissent dire oui à leur bébé.»

Entre-soi ou entre Dieu ?

A l’occasion de son 40e anniversaire, l’association Notre-Dame de Chrétienté publie notamment un livre riche de 300 photos retraçant 3 générations de pèlerins marcheurs, mais aussi des pèlerins “de l’ombre” : les Soutiens qui portent toute l’organisation de cette formidable aventure, et les pèlerins Anges gardiens dont l’union spirituelle aux pèlerins marcheurs permet de tisser une grande chaîne mondiale de prière. De nombreux témoignages des grâces reçues chaque année font écho à la vision de Dom Gérard : “la Tradition, c’est la jeunesse de Dieu”.

Voici le témoignage du père Danziec :

Les “scouts” wokes

Lu dans VA :

Comme tous les ans, les Scouts et Guides de France (SGDF) vendent leur calendrier entre octobre et décembre. Mais, comme le fait savoir le Parisien du 8 octobre, la version 2023 fait déjà polémique. Certains l’accusent de sombrer « dans le “wokisme”, le LGBT » à travers des visuels et citations controversés. « Les derniers flyers et prises de parole lors des rassemblements sont à vomir », a déploré un ancien scout. Un internaute a même qualifié l’agenda de « monument du “wokisme” » qui aurait « tout pour faire de parfaits militants écoféministes ». Parmi les choix éditoriaux du calendrier qui ont fait grand bruit, on retrouve des messages de la militante écologiste Greta Thunberg, de l’écrivain américaine défenseur des minorités Angela Davis ou encore de l’ex-président sud-africain Nelson Mandela. Tous militent pour l’ouverture à la différence. Chaque année, 100 000 jeunes vont frapper aux portes pour vendre plus de 360 000 calendriers, et ainsi récolter 1 million d’euros pour financer les activités des SGDF. La polémique autour de ce calendrier divise au sein de l’association. Certains regrettent un buzz qui pourrait affecter les ventes. « Dommage, car ces calendriers partent habituellement comme des petits pains », a expliqué un trésorier et chef scout. Le calendrier avait « notamment vocation à balayer les clichés sur nos jeunes, souvent vus comme des petits Blancs bourgeois et déconnectés », a tenu à rappeler une scoute. « Chacun a son point de vue, même si l’on déplore la polémique, d’autant qu’il n’y a pas de volonté de provoquer », a précisé une responsable SGDF. Avant de conclure : « Notre objectif n’est pas de provoquer [mais] d’être connecté aux jeunes d’aujourd’hui, pas à ceux d’hier. »

Disney renonce à un spectacle sataniste

Disney, qui n’en loupe décidément pas une en faveur de l’agenda LGBT, de la culture de mort, et même du satanisme, avait annoncé fin août un dessin animé intitulé “Little Demon” évoquant une femme fécondée par Satan et donc la fille est violemment anti-chrétienne. Devant la fronde des familles chrétiennes scandalisées par cette apologie du satanisme (et devant les grosses pertes financières que le boycott commençait à coûter à la chaîne FX, filiale de Disney, qui diffusait le dessin animé), Disney a finalement annoncé son retrait.

Une nouvelle preuve que la mobilisation (et notamment la mobilisation qui frappe au portefeuille), cela fonctionne!

Vous pouvez signer notre pétition contre l’activisme “woke” de Disney en cliquant ici.

Le médecin la déclare en « fin de vie », elle se réveille et le poursuit en justice

Cinq ans après les faits, le Conseil d’État vient de rejeter une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par la famille de Linage. Elle poursuit le médecin chef du service de réanimation de l’hôpital de la Roche-sur-Yon pour « faute déontologique » suite à la façon dont il a traité Amélie de Linage, mère de cinq enfants.

En 2014, Amélie de Linage fait un arrêt cardiaque après s’être étouffée avec un aliment. Elle est placée sous respiration artificielle. Son médecin juge que son cerveau est « détruit ». « Son projet de vie, c’est de mourir », estime-t-il.

Cinq jours plus tard, Amélie n’est plus alimentée du tout, et hydratée « au minimum ». Malgré les supplications de son mari, l’hôpital supprime également sa ventilation artificielle une semaine plus tard. Mais Amélie respire seule. Ce qui ne remet pas en cause le diagnostic des médecins qui jugent toujours la quadragénaire en « fin de vie ». Finalement, après être restée 15 jours sans être alimentée, Amélie parvient à dire : « j’ai faim ».

La mère de famille a retrouvé son domicile en décembre 2015. Elle souffre de « lésions » mais parle et peut marcher avec une aide. Son mari Cédric est parvenue à obtenir son dossier médical au bout de trois ans. Me Jean Paillot, avocat du couple, dénonce une « mauvaise application de la loi Leonetti ».

« On a oublié toutes les garanties, on n’a pas demandé son avis à la famille, ni obtenu l’avis d’un médecin tiers, ni écrit la décision d’arrêt des soins. »

Malgré la réponse du Conseil d’Etat, la procédure judiciaire doit poursuivre son cours.

« Il nous semble important de tirer quelques leçons déontologiques et médicales des erreurs commises, pour qu’Amélie ne soit pas une victime inutile », explique Cédric de Linage.

Squat et vol dans une église de Bretagne

Lu ici :

Quatre jeunes de 19 à 26 ans, deux garçons et deux filles, ont été interpellés par les gendarmes, dimanche, à leur descente du bateau, à Vannes, alors qu’ils revenaient de l’Île d’Arz. La veille, ils avaient pénétré dans l’église de l’île en fracturant la porte, puis ont passé la nuit dans le lieu de culte. Ils en sont repartis en volant deux nappes liturgiques. Aucun autre dégât n’a été constaté par les deux enquêteurs transportés sur l’île par des sapeurs-pompiers. L’objet du vol a été récupéré. Placés en garde à vue, les quatre jeunes ont fait l’objet d’un rappel à la loi. Le curé de l’Île d’Arz a porté plainte.

Les étudiants de Sciences Coco votent Mélenchon

Rien d’étonnant mais c’est toujours bon de le souligner. Selon une enquête du Cevipof, voici le vote des étudiants de Sciences Po :

Donnez du sens à votre épargne en investissant au profit de l’école Saint Joseph des Lys

Fondé en 2011, Saint Joseph des Lys est un établissement privé, tout en étant reconnu par l’Académie de Versailles. Situé en plein centre de Versailles, Saint Joseph des Lys est composé d’une école maternelle et primaire mixte ainsi que d’un collège de garçons et de filles : 21 classes au total, 204 familles et 439 élèves.

« L’école veut ouvrir les enfants qui lui sont confiés au Beau, au Bien et au Vrai en mettant un accent particulier sur la charité entre les enfants. »

Dans un esprit familial et avec l’éclairage de la Foi, Saint Joseph des Lys s’appuie sur des méthodes qui ont fait leurs preuves (syllabique pour la lecture, Singapour pour les mathématiques, …) et s’implique dans le choix des manuels, du recrutement (76 salariés) ou de la formation des enseignants, mais aussi celui du rythme scolaire. Sous le regard de Dieu et en continuité avec la maison, les élèves vivent chrétiennement leur journée. Un prêtre assure une présence régulière auprès des élèves. Il leur offre une formation catéchétique et spirituelle.

Parce que chaque enfant est unique, Saint Joseph des Lys s’attache à encourager, à valoriser et à approfondir les compétences individuelles de chacun en veillant à sa progression et à son épanouissement propre. L’école veille au développement de la personnalité par la prise de responsabilités, la méthode et l’autonomie dans le travail, la vie en équipe ainsi que l’esprit de service et de dévouement. L’accent est mis sur le goût du travail fini.

Son ambition générale est de permettre à chacun de se construire harmonieusement et intégralement pour devenir un homme équilibré, solide et droit, rayonnant, soucieux de répondre au mieux à sa vocation et d’apporter son témoignage de chrétien dans le monde d’aujourd’hui.

Le fort développement de l’école amène à cette présente levée de fonds (650 000 €) qui consiste à co-financer un nouveau bien immobilier et sa reconfiguration afin d’y déménager 4 classes du collège dès novembre puis 4 autres classes en septembre 2023 pour permettre d’y localiser à moyen terme l’ensemble du collège (200 élèves). Ce prêt obligataire ouvert désormais à la souscription sera remboursé par les ressources financières de l’école (frais de scolarité principalement).

Il est à noter que le développement de l’école et sa gestion en bon père de famille ont permis de dégager à l’établissement chaque année un résultat excédentaire depuis son lancement en 2011.

Souhaitez-vous contribuer au développement de Saint Joseph des Lys en donnant du sens à votre épargne ?

Pour toute information et contribuer à cette œuvre éducative, cliquez ici.

La Croix-LGBT

Ils salissent tout :

C’est une première en France, votée le 20 septembre à l’unanimité, et sous les applaudissements du conseil municipal de Lyon, majorité et oppositions comprises. Une maison de retraite destinée aux seniors LGBT+ (lesbienne, gay, bisexuel, transgenre, intersexe) va être construite dans le 4e arrondissement.

Lancée et gérée par une association, construite par la Croix-Rouge, cette maison de retraite d’un genre nouveau doit ouvrir ses portes en décembre 2024. […]

La jeunesse catholique est en colère et c’est compréhensible

Homélie de Dom Louis-Marie, père abbé du Barroux, samedi 8 octobre en la paroisse Saint-Roch de Paris :

 

Révérends Pères Abbés,

Monsieur l’Aumônier,

Monsieur le Président,

Chers Amis de Notre-Dame de Chrétienté,

 

La Providence a bien voulu qu’un père abbé bénédictin célèbre la sainte messe pour solenniser les quarante ans de l’association Notre-Dame de Chrétienté. Permettez-moi donc de saluer, de loin par la distance mais de très près par le cœur, son Éminence le cardinal Robert Sarah, qui a préféré renoncer à célébrer cette messe pour des raisons diplomatiques.

C’est donc un bénédictin qui est là, à double titre : comme supérieur d’une communauté fondée, il y a un demi-siècle, sur la célébration de la sainte liturgie selon les livres liturgiques anciens, et comme successeur de Dom Gérard qui vous salue du haut du Ciel. Le fondateur de l’abbaye de Sainte-Madeleine a été dès le début un ardent soutien du pèlerinage, encourageant les laïques qui furent à l’origine de cette œuvre audacieuse, et, il faut le dire, en réaction contre l’apostasie généralisée d’une société devenue folle.

Après quarante années de fidélité, de combat, d’épreuves, de déchirures, quarante ans de générosité admirable de la part de tant de catholiques, de tant de laïques et de prêtres, après quarante années de labeur, de croix, mais aussi de joie et d’espérance, quel bilan pouvons-nous faire ?

Permettez-moi, en tant que moine bénédictin, de vous transmettre quelques exhortations de saint Benoît à l’adresse du père abbé.

Pourquoi le père abbé ? Parce que tous, ici, qui avez une certaine responsabilité dans le pèlerinage, vous prenez une part à la grâce du Christ Tête.

Oui, vous, Monsieur le Président, et vous tous, ses collaborateurs, jusqu’aux chefs de chapitres et à tous les “officiers”[1], comme les appelle saint Benoît. Oui, vous tous, chacun à sa place, sans cléricalisme et sans aucun anticléricalisme, vous êtes partie prenante de cette grande œuvre au service de la gloire de Dieu et du salut des âmes.

La première exhortation est de vous souvenir du nom que vous portez.[2]

Pour saint Benoît, c’est très important. Parce que pour cet homme imbibé d’écriture sainte, le nom, c’est une identité claire. Le nom c’est aussi un mission. “Notre-Dame de Chrétienté” : voilà quel est votre nom. Notre-Dame, celle qui fut choisie par Dieu. Un nom, c’est une vocation, un appel, un amour de préférence. Oui ! Soyez assurés que Dieu a pointé son doigt sur vous, et il a dit : « Toi ! Viens et suis-moi sur ce chemin. Viens après moi dans une proximité intérieure faite de grâce, de don du Saint-Esprit et d’habitation intérieure. »

Notre-Dame de Chrétienté : voilà votre mission. Mission qui peut apparaître au-delà de tout espoir humain et qui dans une certaine mesure est vouée à l’échec tant le rapport de force est inégal. Mais que puis-je vous dire ? Sinon que c’est votre nom, c’est votre mission, c’est donc votre raison d’être : travailler à instaurer de lit temporel du fleuve spirituel. N’ayez pas peur et surtout ne vous découragez jamais. Il a fallu six siècles à saint Benoît pour couvrir l’Europe d’un blanc manteau de monastères de moines et de moniales. Ce n’était d’ailleurs pas son projet. Mais, en cherchant réellement Dieu, il a “initié un processus”, comme dit le pape François.

Notre-Dame de Chrétienté, c’est un nom, c’est une mission, c’est un début. Après 40 ans d’existence, votre mission ne fait que commencer.

La deuxième exhortation de saint Benoît à l’abbé que je vous transmets, est d’enseigner ses fils par la saine doctrine et l’exemple[3]. Plus par l’exemple encore que par la doctrine, certes, mais jamais sans elle.

Cette exhortation, vous la recevez avec fierté, parce que depuis 40 ans, quels que soient les présidents, les aumôniers, ce souci doctrinal a toujours été crucial. Avec un souci évident d’adaptation mais sans atténuation ni faiblesse.

Certains ont pu se demander si un pèlerinage est le lieu idéal d’un enseignement. L’abbé Coiffet s’était posé la question et la réponse était tombée naturellement : oui, et surtout à notre époque qui voit une crise majeure de la foi. Et ce qui est en jeu, particulièrement aujourd’hui, ce n’est pas seulement les connaissances. Il est vrai que les chrétiens eux-mêmes sont ignorants des mystères les plus basiques de la foi ; la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, la présence réelle dans l’hostie, la nature sacrificielle de la sainte messe.

Mais le mal n’est-il pas plus profond ? Sainte Bernadette de Lourdes ignorait beaucoup de points de doctrine, mais elle avait la foi, elle avait cette vertu surnaturelle de l’obéissance de l’intelligence à une révélation, à une vérité transcendante, qui vient de Dieu et qui est transmise par Dieu à travers l’Église. Le drame va jusque là car, non seulement les âmes ne savent plus où trouver la lumière, mais elles vont jusqu’à penser qu’il n’y a pas de lumière authentique qui vienne d’en-haut. Le monde moderne n’est pas seulement une apostasie de la vie intérieure, c’est aussi un refus de la transcendance. Les synthèses synodales montrent à quel point même des chrétiens engagés ont perdu, non seulement la foi, mais le sens de la foi.

Alors, oui, il est important et urgent de donner, lors de ces rassemblements de jeunes, le goût de la doctrine, le sens de la foi. Oui, il est de la plus haute importance de leur donner une chance d’élever les yeux vers la vérité et – pardonnez-moi l’expression – de leur fourrer le museau dans le vrai. Compelle intrare, « poussez-les à entrer »[4]. Il suffit parfois d’une expérience, d’un choc ressenti grâce à la splendeur de la vérité pour ouvrir à l’âme un chemin de conversion et d’engagement au service du Seigneur.

Saint Benoît ajoute que le bon exemple est décisif, et je tiens à saluer aujourd’hui tous les laïques qui ont montré une générosité édifiante pour préparer, organiser, accompagner, parfois adapter, le déroulement du pèlerinage. Et je tiens à saluer tous les prêtres qui, courageusement, marchent chaque année au milieu du troupeau pour confesser, enseigner, éclairer, adapter à chaque situation. Mais je tiens surtout à vous encourager, si cela est nécessaire, à soigner la sainte liturgie. Car, quel est le meilleur exemple, le signe le plus parlant de la splendeur de la vérité qu’une sainte liturgie. Si nous aimons la liturgie célébrée selon le missel de saint Pie V, c’est surtout en raison de son sens du sacré et du respect dû à Dieu.

C’est indéniable que de nombreux jeunes ont découvert cet univers qui, pour eux, n’est pas une vieillerie mais une totale nouveauté. La liturgie traditionnelle n’est pas une nostalgie du passé, c’est l’entrée dans un nouveau monde. Mais j’arrête là parce que je sens que je suis en train de prêcher à des convertis.

Il me reste une troisième consigne à vous transmettre de la part de saint Benoît, et que je relis deux fois par an au chapitre du matin avec tremblement.

Saint Benoît exhorte l’abbé à se souvenir souvent qu’il aura des comptes à rendre au Seigneur au jour du jugement, non seulement de ses propres actions, mais aussi de celles de son troupeau.[5]

Oui, le Seigneur nous confie des âmes. Et si chacun a la responsabilité ultime de ses mérites et de ses fautes, nous avons aussi la mission de porter les fardeaux les uns des autres[6]. Nous avons donc une part de responsabilité sur le salut des âmes. C’est d’ailleurs une mission générale que tout chrétien reçoit au baptême : celle de participer, de prendre part à la gloire de Dieu et au salut des âmes.

Saint Benoît parle très souvent des fins dernières et des comptes que chacun devra rendre au Seigneur de ce qu’il a fait et de ce qu’il n’a pas fait. C’est un appel à la responsabilité et, pour nous, de prendre conscience que ce royaume de Dieu pour lequel nous œuvrons n’est pas de ce monde. Notre-Dame de Chrétienté, si elle a été fondée pour travailler à l’enracinement des vérités chrétiennes dans la société, ne doit jamais oublier l’horizon éternel qui est le sommet de l’histoire.

Saint Benoît précise deux points particuliers sur lesquels le père abbé sera jugé quant à son ministère : la doctrine de ses frères et leur obéissance.[7]

J’ai déjà parlé de la doctrine.

Et c’est avec quelques pincettes que j’aborde celui de l’obéissance.

Pincettes parce que la jeunesse catholique en général est en colère. Certains évêques s’en émeuvent et s’en étonnent. Eh bien, je veux dire à la jeunesse catholique, à cette jeunesse qui reste fidèle à la foi, à la liturgie traditionnelle et à l’Église catholique, que cette colère est compréhensible. Parce que la colère est cette passion que Dieu a créée pour nous aider à affronter le mal. Et Dieu sait combien vous êtes agressés.

Mais accrochez-vous à l’appel du Seigneur : « Mettez-vous en colère mais ne péchez pas. Irascimini et nolite peccare. »[8] Aidons la jeunesse à tenir la ligne de crête. J’ai encore, dans l’oreille et le cœur, le grand cri de l’abbé Alexis Garnier : « double fidélité ». Je le fais mien aujourd’hui. C’est un défi. Mais le pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté ne porte-t-il pas le nom de “Pèlerinage de Pentecôte”, et donc du Saint-Esprit, et donc des dons du Saint-Esprit qui nous donnent la force de garder le droit chemin dans des conditions extrêmes ?

Il me faut achever cette homélie et je le ferai en vous glissant à l’oreille un dernier conseil bénédictin. Saint Benoît dit à l’abbé : « Ne t’inquiète pas trop, mon bonhomme, sinon tu n’auras jamais de repos. »[9]

Non, ne t’inquiète pas trop car tu es trop petit pour être responsable de tout. Ne t’inquiète pas trop parce que le Seigneur est plus grand que toi, et qu’il est le vrai Roi des nations, et qu’il sait.

Ne t’inquiète pas trop car Marie est là, elle qui a mis au monde le Sauveur dans une crèche misérable, elle qui a vu le vrai Roi mourir sur une croix, elle qui l’a vu ressuscité, elle qui a vu de pauvres hommes partir prêcher aux nations.

Elle est encore là.

Elle est toujours là.

 

Amen.

[1]    Cf. Règle, ch. 21.

[2]    Cf Règle, ch. 2, 1-2.

[3]    Règle, ch. 2, 11-12.

[4]    Lc 14, 23.

[5]    Règle, ch. 2 et 64.

[6]    Gal 6, 2.

[7]    Règle, ch. 2, 6.

[8]    Eph 4, 26, citant Ps 4, 5.

[9]    Règle, ch. 64, 16.

La Russie contre l’Occident?

D’Olivier Pichon, historien, pour le Salon beige:

Huntington contre Fukuyama ?Les choses sont plus compliquées mais le discours de Vladimir Poutine à l’occasion de l’annexion des 4 régions orientales de l’Ukraine a été moins géopolitique que culturel, sa violente diatribe contre l’Occident est d’ordre civilisationnel.

La question est: Qu’est- ce que l’Occident ?  Le mot est équivoque  car, dans son extension maximale, il désigne aussi la Russie et les USA, deux  pays de “Manifest Destiny”,  calviniste pour les USA, avec la première formulation de John O ’Sullivan en 1845, et, orthodoxe et slavophile, pour la Russie. Moscou serait la troisième Rome après l’effacement de Constantinople.  Tout cela issu de la matrice chrétienne.

Au milieu, l’Europe, entre ces deux messianismes, dans ses institutions, refuse ses racines chrétiennes, et se divise entre l’Est et l’Ouest, entre illibéralisme et libertarisme. L’Est refuse la culture LGBT, woke, et autres  forgeries idéologiques  des USA, mais ne rêve que de la protection militaire de ces derniers. L’Europe occidentale  entre ces  deux messianismes penche plutôt du côté atlantique comme résidu de la guerre froide, mais ne sait plus où elle est et ne s’aime plus, ne se connaît plus.

L’Antiquité nous fournit, en la matière, d’abondantes réflexions. Thucydide  l’historien grec sur la guerre du Péloponnèse, a vécu l’affrontement entre Athènes et Sparte. Selon lui, cette guerre du Péloponnèse (431) signifie la fin d’une civilisation. Comme celle de 1914-1918, scellant la chute de la civilisation européenne. Il faut lire aussi L’Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain rédigée par l’historien britannique Edward Gibbon (XVIIIe siècle). Les analogies sont flagrantes.  Esclaves barbares remplaçant la plèbe, celle-ci gratifiée du pain et des jeux, traduisez ubérisation, football, télévision et RSA, enrôlement des envahisseurs dans les armées, incertitudes sur le Limes et impuissance de l’espace Schengen, la déclinaison est longue…

Pour l’heure, la Russie a choisi, poussée largement par l’Etat profond américain, le camp des puissances montantes et rejoint donc le  camp anti-occidental.  Celui-ci ne représente pas une adhésion idéologique commune.Qu’y- a-t-il de commun entre la Russie, l’Inde ,l’Iran et la Chine, hormis le rejet de l’Occident ? Mais cette adhésion se fait en termes de rapports de force. Ils s’expriment par la montée en puissance (les BRICS et d’autres qui s’y agrègeront fatalement), par  le rejet de la mondialisation en ce qu’elle est américaine. L’histoire est déjà écrite en  termes de puissance économique. Les BRICS pèsent 45 % de la population de la planète, près du quart de sa richesse et les deux tiers de sa croissance.

Mais une guerre peut en cacher une autre, et l’on peut s’interroger sur l’acharnement de l’Etat profond américain à combattre la Russie. C’est, potentiellement, le piège de Thucydide qui est  pourtant pertinent. Ce concept polémologique théorisé par  Graham Allison (2010) fait  encore référence à la Guerre du Péloponnèse, Sparte contre Athènes, causée, selon lui, par la perception de la montée en puissance de la cité-État rivale. Dans cette guerre, l’île de Melos qui voulut rester neutre fut anéantie par Athènes – une leçon à retenir ?

 Allison considère que les États-Unis et la Chine, du fait du développement de cette dernière, sont engagés dans une pente presque inéluctable qui les mènera à se mesurer militairement. Que fera alors la Russie? (La Chine et l’Amérique dans le piège de Thucydide  2019)

Couper internet pour faire des économies d’énergie

C’est ce que propose Jean-Noël Barrot, ministre de la Transition numérique (sic: la transition vers l’écran noir!), sur Europe 1 – naturellement pour notre bien et pour nous éviter des efforts! Gageons que, dans quelques semaines, le gouvernement que le monde entier nous envie “proposera” de couper internet à ceux qui auront été trop souvent sur des sites “mal pensants”, sous prétexte de “sobriété énergétique”. Quand on vous dit que l’on peut être “en même temps” libertaire et liberticide!

Philippe de Villiers : Macron est en train de remplacer le peuple français

Colonisation, déplacement de population, remplacement du peuple français par Emmanuel Macron, confidences… Philippe de Villiers se livre et confie tout à Gabrielle Cluzel :

Macron aménage le basculement démographique qu’il croit inéluctable. Ils sont en train de faire disparaître le peuple français.”

Ils ne pensent qu’à ça

Selon Vincent Trémolet de Villers dans Le Figaro :

[…] Le gouvernement va présenter devant une Assemblée fragmentée un budget qui ne satisfait personne. On sait déjà que le 49-3 mettra fin au débat. La seule interrogation qui subsiste est de savoir quand. À courte vue, il s’agit donc d’un épisode parlementaire dont tout le monde connaît déjà l’issue. Mais ce moment de vérité devrait surtout être un révélateur politique et social pour toute la suite du quinquennat. Derrière le budget 2023, c’est bien la présidentielle de 2027 qui est déjà dans toutes les têtes. Elle est dans l’esprit de Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Laurent Wauquiez. Elle l’est aussi, et c’est plus problématique, dans chacune des composantes de la majorité. Édouard Philippe a crevé l’abcès en s’affichant franchement comme candidat à la succession d’Emmanuel Macron. Héritier de son esprit de réforme, il fait monter les enchères sur les retraites comme il le fit il y a trois ans à Matignon. Si l’âge légal de départ est inférieur à 65 ans, il a son motif de rupture. Bruno Le Maire, lui, est décidé à plier, mais sans rompre. Il essaye d’écrire clair malgré les lignes courbes du chef de l’État pour apparaître comme son dauphin naturel. Gérald Darmanin se donne le temps de voir laquelle des deux stratégies est la plus favorable. François Bayrou, qui n’a renoncé à rien, se rêve en homme du consensus après le temps des fractures… Ces différentes ambitions brouillent un peu plus la geste d’Emmanuel Macron, indéchiffrable depuis sa réélection. S’ajoutent à cette perte d’autorité politique une situation internationale inquiétante, une situation économique préoccupante, une situation sociale abrasive. C’est dans ce mauvais climat que l’obstacle du budget devrait être franchi, sans parvenir à dissiper l’impression d’un pouvoir affaibli qui gère les affaires courantes.

Pendant ce temps, les Français cherchent du carburant pour aller travailler et subissent les conséquences quotidiennes d’une immigration galopante…

Législative partielle dans les Yvelines : 22% des électeurs se déplacent

Jean-Noël Barrot, ministre délégué à la Transition numérique, a été réélu dimanche avec 71,67 % des voix au second tour de l’élection législative partielle dans la 2e circonscription des Yvelines, convoquée après la démission en août de sa suppléante. Il était opposé à la candidate Nupes Maïté Carrive-Bedouani, qui obtient 28,33 % des suffrages. Les candidats LR, R! et RN, partis divisés, avaient été éliminés dès le 1er tour.

Seulement 22,17 % des électeurs se sont déplacés, contre 55 % en juin dernier.

M. Barrot a pris pour suppléante Anne Bergantz, élue municipale à Lévis-Saint-Nom. C’est cette dernière qui sera amenée à siéger au Palais Bourbon, M. Barrot restant ministre.

Les associations LGBT, anti-racistes et pro-migrants n’ont rien à faire à l’école

Eric Zemmour était l’invité de CNews et Europe 1 hier :

Voici l’intégralité de son entretien avec Sonia Mabrouk, Mathieu Bock-Côté et Nicolas Barré, sur la guerre en Ukraine, la crise énergétique, l’offensive islamique à l’école, l’insécurité liée aux francocides et sur l’avenir de Reconquête :

Quelques photos de la messe du 40e anniversaire de Notre-Dame de Chrétienté

La messe était célébrée par le père abbé de Sainte Madeleine du Barroux, en l’église Saint-Roch à Paris :

D’autres photos ici.

Pendant 30 ans dans le même état que Vincent Lambert, elle milite aujourd’hui contre l’euthanasie

Une patiente en état pauci-relationnel (comme Vincent Lambert, assassiné par la justice française) pendant trente ans a été sortie de son mutisme imposé par des techniques thérapeutiques de haut niveau en Suisse. Elle peut désormais s’exprimer et milite contre l’euthanasie.

Un fil Twitter partage son histoire :

Le Jour du Seigneur

François Ruffin, député Nupes, plutôt proche du marxisme que de la doctrine sociale de l’Eglise, s’en est pris au gouvernement qui fait travailler des caissières le dimanche :

Un souvenir de sa scolarité (de la 6ème à la terminale) dans un établissement catholique tenu par la congrégation des jésuites, au Lycée La Providence, à Amiens ?

Mgr Ivan Brient nommé évêque auxiliaire de Rennes

Suite à la nomination de Mgr Alexandre Joly à Troyes, en décembre 2021, le pape François a nommé vendredi 7 octobre, le père Ivan Brient, jusqu’à présent Vicaire général du diocèse de Vannes, nouvel évêque auxiliaire de Rennes.

D’une famille originaire du pays de Pontivy, le père Brient a effectué des études de chimie, avant d’entrer au séminaire de Vannes. Il a effectué deux années de coopération au Burkina Faso avant d’être ordonné prêtre, en 2001, puis de partir à Rome et à Jérusalem pour préparer une licence canonique en écriture sainte. Rentré en France, il a été vicaire à Malestroit à plein-temps pendant deux ans, puis membre de l’équipe animatrice du séminaire de Rennes pendant sept ans, ensuite curé de Ploemeur pendant trois ans et curé de Pontivy avant de devenir vicaire général du diocèse de Vannes.

En quête d’esprit : Les chrétiens de Chine

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • l’abbé Amaury Cariot recteur de la basilique d’Argenteuil et exorciste du diocèse de Pontoise
  • Yves Chiron spécialiste Histoire de l’Église
  • Claude Meyer spécialiste de la Chine
  • le Père Etienne Frécon, vicaire général des Missions étrangères de Paris

Ils reviennent aussi sur la polémique sur les « forces du mal », suite à l’émission de la semaine dernière.

A noter aussi au début, un reportage sur le vin produit par les moines du Barroux.

On n’arrête pas le progrès…

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Publié par Mathieu Bock-Côté…

Tout est dans l’image !

Terres de Mission : Une dérive idolâtrique au sein de l’Eglise ?

Terres de mission reçoit Françoise Breynaert, théologienne et oblate séculière, qui vient parler de son livre “La venue glorieuse du Christ”, sur ce fameux “règne de mille ans” du Christ dont parle l’Apocalypse et qui a donné lieu à tant de débats.

Puis Alban d’Arguin, auteur du livre “Réchauffement climatique – Enquête sur une manipulation mondiale”, évoque le dossier religieux de la question écologiste et notamment les dessous ambigus du label “Eglise verte” et, plus grave encore, le caractère idolâtrique de l’hommage à la “Terre-mère”.

Enfin, Guillaume de Thieulloy présente l’excellent livre de Laurent Dandrieu, “Rome ou Babel”, qui invite à repenser l’enracinement comme condition de l’universel chrétien.

 

De la promotion de la perversion dans l’Eglise

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

J’apprends d’un jeune catholique belge la tenue d’une exposition de photographies intitulée « Famille aux mille visages » en laquelle sont présentées des « familles homoparentales » en la cathédrale de son diocèse, Liège, du 21 septembre au 13 octobre « dans le sillage d’Amoris Laetitia ». C’est pourtant en ce lieu plus qu’en tout autre de cette région que devrait se manifester la vie des saints chez qui, selon saint Paul, ne sont pas même nommées « la fornication et l’impureté sous toutes ses formes (Ep 5.3) ».

L’événement consonne cependant avec la récente publication par le primat de Belgique et de quelques autres évêques belges d’un rituel de bénédiction de « couples homosexuels ». Ce jeune homme écrit : « À présent, nos évêques font la promotion de l’homoparentalité. Il n’y a pas si longtemps, les églises étaient taguées avec des slogans LGBT. Maintenant, les autorités ecclésiastiques dénoncent des “vandalismes homophobes”1 . J’ai de plus en plus de mal à me reconnaître dans cette frange moderniste de l’Église. Je me demande parfois si les sacrements, particulièrement celui de l’absolution, donnés par de tels clercs sont encore valides. » La question se pose effectivement parce qu’il ne faut « point avoir de relations avec celui qui, portant le nom de frère, est impudique (…) et de ne point même manger avec lui. (1 Co 5.11) », en sorte qu’il est encore plus impossible de partager les sacrements avec qui cautionne les péchés d’impureté, mais encore, parce qu’un sacrement n’est valide, entre autres conditions, que célébré selon l’intention de l’Église. Or, si l’officiant appartient à une « Église » qui bénit les couples homosexuels, comment pourrait-il appartenir à l’Église catholique, dont la Congrégation pour la Doctrine de la Foi vient encore récemment de rappeler (21.02.2021) le caractère peccamineux des relations homosexuelles ? « Quand l’Église célèbre les sacrements, elle confesse la foi reçue des Apôtres (CEC 1124) », et les Apôtres ont toujours condamné la pratique de l’homosexualité.

Outre le fait qu’en utilisant les catégories homosexuel/hétérosexuel ces évêques valident la vision de l’humanité propre au lobby LGBTQ, et détruisent ainsi l’ordre naturel fondé sur la distinction homme/femme, je ne sais pas s’ils ont perçu toutes les conséquences de leur initiative, dont l’une d’elles est de rendre désormais impossible la condamnation de l’adultère et de la fornication … À moins de considérer la relation homosexuelle comme relevant d’un autre ordre que celui de la morale commune, et ses adeptes, d’une génération supérieure, au-delà du bien et du mal … Il faut dire que l’exhortation apostolique Amoris laetitia leur a ouvert la voie en permettant à des couples vivant dans « une situation objective de péché » de recevoir « l’aide des sacrements » (n°305 & note 351) … Saint Jean-Baptiste, priez pour nous ! Mais il est vrai que si tout le monde va au Paradis, comme l’a affirmé le Pape François (15 septembre 2021), rien n’est finalement si grave qu’il faille prendre la peine de se mettre le monde à dos en s’opposant au péché pour sauver les âmes. Les jeunes gens qui voudront désormais devenir prêtre, sachant qu’il leur faudra bénir des couples homosexuels, vont-ils persévérer dans leur vocation, ou bien s’enfuir à toutes jambes du séminaire pour sauver leur âme ?

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Abbé Pagès

Dix-huitième dimanche après la Pentecôte

Le paralytique portant son lit forme le sujet de l’Évangile du jour, et donne son nom au dix-huitième dimanche après la Pentecôte. L’épisode de la guérison du paralytique, qui fut pour Jésus l’occasion d’affirmer son pouvoir de remettre les péchés en tant que Fils de l’homme, a toujours été particulièrement cher à l’Église. Les fresques des catacombes, parvenues jusqu’à nous, attestent encore la prédilection qu’elle inspira pour ce sujet aux artistes chrétiens des premiers âges.

Introït : Da pacem

En ces derniers dimanches après la Pentecôte, nous allons trouver de plus en plus de chants du propre de la messe tirés, non du livre des psaumes, mais d’autres livres de l’ancien testament ; ce sera le cas en ce dix-huitième dimanche de l’Introït et de l’Offertoire. De plus ce dimanche figure au missel à la suite des Quatre-Temps de septembre, dont il est toujours proche même si une ou deux semaines l’en séparent. Nous avons déjà parlé du samedi des Quatre-Temps à propos du quatrième dimanche de l’Avent et de l’Alléluia de la fête de la Sainte Trinité ; ce samedi était dans l’Église primitive le jour des ordinations sacerdotales, dont la cérémonie durait toute la nuit et servait de messe du dimanche. Lorsqu’elle fut avancée au samedi matin, il fallait une autre messe pour le dimanche, qui était le plus souvent le dix-huitième après la Pentecôte. On choisit celle de la dédicace de la basilique de Saint-Michel à Rome, qui était célébrée le 29 septembre (nous en reparlerons à propos de cette fête), date également proche de ce dimanche. Seul l’Alléluia actuel y fut introduit plus tardivement.

Ces considérations historiques étaient nécessaires pour comprendre pourquoi les chants de cette messe se rapportent spécialement au sacerdoce des prêtres, et à la consécration des églises, deux éléments directement ordonnés au culte divin.

Le texte de l’Introït s’inspire d’un passage du livre de l’Ecclésiastique, mais en le modifiant un peu :

Da pacem, Domine, sustinentibus te, ut prophetæ tui fideles inveniantur : exaudi preces servi tui, et plebis tuæ Israel.

Donnez la paix, Seigneur, à ceux qui se confient en Vous, que vos prophètes soient trouvés fidèles : exaucez les prières de votre serviteur et de votre peuple Israël.

En réalité le texte biblique ne parle pas de paix. Il demande seulement au Seigneur d’exaucer les prières de ses serviteurs, en étant fidèle à ses promesses transmises par les prophètes, et en sauvant son peuple : c’est intentionnellement que la liturgie a rajouté à ce texte l’idée de la paix, en relation d’ailleurs avec le psaume 121, dont le début est chanté comme verset de cet Introït et qu’on va retrouver au Graduel :

Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi : in domum Domini ibimus.

Je me suis réjoui de ce qu’il m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur.

C’est dans la maison du Seigneur, figure de l’Église, que les fidèles trouvent la paix, ainsi que le chante un autre verset du même psaume, que nous retrouverons également au Graduel, et où les prophètes, ceux qui annoncent les paroles de Dieu, rappellent les promesses du Seigneur qui s’accomplissent avec fidélité. C’est là enfin que sont exaucées les prières du peuple chrétien, l’Église des âmes, avec à sa tête le serviteur, le prêtre, que la liturgie met ici au singulier (servi tui). La mélodie de cet Introït est très suppliante et pleine de ferveur, avec un grand élan dès le début. Mais elle est également très douce et comme le dit Dom Gajard : “Ce chant qui est destiné à demander la paix, finit par nous donner la paix”.

Graduel : Lætatus sum

Nous retrouvons dans la première partie du Graduel du dix-huitième dimanche après la Pentecôte le premier verset qui était déjà celui de l’Introït du psaume 121 ; le texte de la deuxième partie est également tiré de ce psaume, et on y retrouve l’idée de paix qui figurait aussi dans l’Introït.

Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi : in domum Domini ibimus. Fiat pax in virtute tua : et abundantia in turribus tuis.

Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur. Que la paix soit dans tes remparts et l’abondance dans tes greniers.

” La maison du Seigneur ” c’est le Temple de Jérusalem, vers lequel les hébreux montaient en chantant ce psaume, et qui est comme toujours la figure de l’Église où nous trouvons la paix et l’abondance spirituelle. Ce Graduel était déjà celui du quatrième dimanche de Carême, messe où il était beaucoup question de Jérusalem, figure de la Sainte Église, notre mère, se réjouissant par avance des nouveaux enfants qui allaient lui arriver ou lui revenir à Pâques. Mais le Temple de Jérusalem c’est aussi la figure de la Jérusalem céleste à laquelle nous aspirons. Nous sommes maintenant dans les derniers dimanches de l’année liturgique, et la pensée de l’Église se fixe de plus en plus sur la récompense éternelle que nous nous efforçons d’obtenir, le ciel où nous jouirons enfin de la paix parfaite. La mélodie de ce Graduel est très légère et très enthousiaste, s’élevant sans cesse dans les hauteurs, mais s’abaissant aussi dans le grave à la fin de la première partie pour vénérer le nom du Seigneur.

Alléluia : Timebunt gentes

L’Alléluia du dix-huitième dimanche après la Pentecôte ne vient pas comme les autres chants de cette messe de celle de la dédicace de la basilique Saint-Michel, mais y a été ajouté plus tardivement. Le texte n’est pas le premier verset d’un psaume, comme c’est le plus souvent le cas en ce temps liturgique ; il est tiré du psaume 101, dont le premier verset était chanté à l’Alléluia du dimanche précédent, et le texte de celui-ci figurait déjà au Graduel du seizième dimanche. L’Église insiste sur ce texte qui annonce le retour glorieux du Seigneur à la fin des temps pour juger tous les peuples.

Timebunt gentes nomen tuum, Domine : et omnes reges terræ gloriam tuam.

Les nations révéreront Votre nom, Seigneur, et tous les rois de la terre Votre gloire.

Ce texte se situe donc bien dans l’ambiance générale des derniers dimanches après la Pentecôte La mélodie est assez ample, faite de grandes vocalises très souples, s’élevant à l’aigu et redescendant au grave en calmes ondulations progressives sans grands intervalles, donnant à l’ensemble une ambiance très paisible.

Offertoire : Sanctificavit

Nous retrouvons dans l’Offertoire du dix-huitième dimanche après la Pentecôte le thème de la consécration de l’église, lieu où est offert le sacrifice. Le texte est tiré de l’Ancien Testament au livre de l’Exode et raconte le premier sacrifice offert par Moïse au Sinaï, quand fut conclue l’alliance entre Dieu et son peuple.

Sanctificavit Moyses altare Domino, offerens super illud holocausta, et immolans victimas : fecit sacrificium vespertinum in odorem suavitatis Domino Deo, in conspectu filiorum Israël.

Moïse consacra un autel au Seigneur, offrant sur lui des holocaustes et immolant des victimes. Il fit ainsi en présence des enfants d’Israël le sacrifice du soir d’une agréable odeur au Seigneur Dieu.

Ce premier sacrifice de l’ancienne alliance était évidemment la figure du sacrifice de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui se renouvelle maintenant sur les autels de nos églises, et ce chant convient particulièrement au moment de l’Offertoire de la messe, où ce sacrifice est offert à Dieu par le prêtre et où nous nous offrons nous-mêmes en union avec lui.
La mélodie de ce récit mémorable est très solennelle, joyeuse et affirmative. Elle forme un long récitatif très orné qui culmine sur le mot victimas puis elle s’apaise progressivement, descendant même dans le grave avant la conclusion très calme.

Communion : Tollite hostias

Le texte de l’antienne de Communion du dix-huitième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 95, chant de louange invitant tous les peuples à venir rendre grâce au Seigneur, juge souverain. Comme celui de l’Offertoire de ce dimanche, le verset que nous trouvons ici se réfère directement au sacrifice qui est offert sur l’autel.

Tollite hostias, et introite in atria ejus : adorate Dominum in aula sancta ejus.

Apportez des offrandes et entrez dans ses parvis : adorez le Seigneur dans son temple saint.

Nous aussi, nous venons dans l’Église pour remercier le Seigneur, l’adorer profondément et nous offrir nous-mêmes en union avec le sacrifice du Christ qui se renouvelle sur l’autel. La mélodie de cette antienne est dans l’ensemble légère et assez douce, mais on remarquera sur les mots adorate Dominumune descente au grave un peu retenue exprimant une profonde adoration.

Sainte Claire d’Assise, une femme passionnée

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent l’abbé Vincent de Mello pour évoquer sainte Claire :

Venez dîner avec le Club des Hommes en Noir

Ce dîner est organisé pour que les personnes puissent rencontrer les “acteurs” du club, parmi lesquels Guillaume de Thieulloy, ainsi que pour lever des fonds destinés à professionnaliser le studio d’enregistrement, l’émission connaissant un succès croissant. Inscriptions en ligne.

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