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Idéologie du genre à l’école : la mobilisation des parents a payé

À Pont-Sainte-Maxence, dans l’Oise, l’Institution Saint-Joseph-du-Moncel avait prévu d’organiser début mars des ateliers autour de l’identité de genre et de l’orientation sexuelle. « Une semaine de propagande », selon le collectif Parents vigilants.

La direction a décidé de « retravailler ses contenus ».

L’établissement catholique proposait d’évoquer avec les lycéens la « découverte des thématiques LGBTQIA + hommes/femmes ».

Julie Roussel, responsable Reconquête de l’Oise, a mené la contestation, au point d’être menacée de mort :

Philippe Chodorge, chef d’établissement, précise qu’il n’a pas cédé sous la pression :

« Je n’ai cédé à personne, il n’y a pas de chape de plomb sur ces sujets. C’est un temps qui a été déplacé et non annulé. J’avais donné mon accord de principe mais j’ai estimé qu’il y avait nécessité de retravailler les contenus. »

Pascal Leroy, directeur diocésain de l’enseignement catholique de l’Oise, ajoute :

« Nous travaillons sur ces sujets pour apporter des outils concrets aux établissements. Ce sont des questions lourdes de sens pour nous et avec cette initiative maladroite, l’enseignant n’a sans doute pas mesuré tous les enjeux. Nous cherchons toujours à être bienveillants et accueillants et toute question doit être entendue. »

Inauguration de mosquée : Marine Le Pen désavoue le député RN Joris Hébrard

Interrogé sur l’initiative du député RN Joris Hébrard, qui a inauguré une mosquée au Pontet, Marine Le Pen l’a désapprouvé :

Elle déclare découvrir le sujet mais Joris Hebrard avait déjà assisté lui-même ainsi que l’ensemble de son conseil municipal, à la pose de la première pierre de cette mosquée.

Selon Valeurs Actuelles, Jordan Bardella désapprouve l’initiative de Joris Hébrard et le convoque devant le bureau exécutif du Rassemblement national :

“L’influence islamiste de la Turquie en Europe doit être fermement combattue”

Un tour de France contre l’euthanasie

La Fondation Jérome Lejeune poursuit sa mobilisation entamée en février et baptisée « Tout mais pas ça », avec l’appui pédagogique d’un documentaire produit par Bernard de la Villardière. Récit dans Valeurs Actuelles :

Orléans le 14 mars, Lyon et Sartrouville le 16 mars, Brest le 17 mars, Paris le 20 mars, Strasbourg, Poitiers et La Rochelle le 23 mars. D’ici juin, le documentaire « Mourir n’est pas tuer, enquête sur la fin de vie » réalisé par Géraud Burin des Roziers et produit par Ligne de Front, la société de production de Bernard de la Villardière, doit en principe avoir bouclé le tour de l’Hexagone avec une trentaine d’étapes. Chacune d’entre elles donne lieu à une soirée traitant de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté en présence du duo de journalistes et des représentants de la Fondation Lejeune, qui a lancé la mobilisation « Tout mais pas ça !». « L’objectif est d’ouvrir le débat et de donner des éléments de compréhension sur un thème aussi capital que la vie et la mort, précise Lucie Pacherie, responsable de la mobilisation. Nous souhaitons ainsi permettre aux citoyens de se faire leur point de vue et de ne pas se contenter de la vision officielle qui reste au final de justifier et légitimer l’euthanasie. Or le fondement même de notre société repose précisément sur l’interdit de tuer ». […]

Ne pas arriver en France à la situation des Pays Bas, de la Belgique et de la Suisse, où le suicide assisté ainsi que l’euthanasie par injection léthale sont autorisés dans les cas les plus extrêmes. Mais au contraire renforcer l’aide à une fin de vie la plus digne possible. Telles sont les finalités clairement exprimées par le documentaire réalisé et présenté par Géraud Burin des Roziers. Cet ancien officier de chasseurs alpins, devenu reporter de guerre et réalisateur, a frôlé à deux reprises la mort lorsqu’il était sous les drapeaux. Après une course en montagne où il a fait une chute de 40 mètres, puis à l’occasion d’un crash d’hélicoptère qui l’a laissé paraplégique, Géraud Burin des Roziers a finalement survécu.

« Sans parti pris, l’ambition du documentaire est de montrer la réalité des centres de soins palliatifs en France et les nombreux progrès qui restent à faire dans ce domaine, explique le réalisateur. 26 départements, soit 25% du territoire, en sont dépourvus. L’expertise médicale en matière de douleur devrait être aussi renforcée avant d’envisager des solutions aussi radicales ».

Vous pouvez aussi organiser une projection près de chez vous, voire chez vous en vous inscrivant ici :

Je souhaite
(Indiquer le numéro - pour l'outre-mer: 97 - pour l'étranger: 99)

Contraception : la pilule augmente le risque de cancer du sein

Nous savions déjà que la pilule augmente le risque de dépression de 40%.

Nous savions également que 79% des femmes reconnaissent que la pilule n’est pas sans danger.

On apprend dans le Quotidien du Pharmacien que la pilule augmente le risque de cancer du sein :

Toutes les formes de contraception hormonale entraînent un risque légèrement accru de cancer du sein chez les femmes, y compris les méthodes ne contenant qu’un progestatif, selon une nouvelle étude.

La hausse du risque de cancer du sein est déjà bien connue pour les contraceptifs œstroprogestatifs. Mais on ignorait encore ce qu’il en était pour les contraceptions toute progestative, dont l’usage est en forte augmentation depuis des années. Une étude publiée dans la revue « PLOS medicine » vient lever le voile : elle montre que le risque de cancer du sein sous progestatifs est similaire à celui sous contraception œstroprogestative.

Cette étude a été réalisée à partir des données d’environ 10 000 femmes de moins de 50 ans ayant développé un cancer du sein entre 1996 et 2017 au Royaume-Uni. Selon ces travaux, les femmes utilisant une contraception hormonale ont un risque accru d’environ 20 % à 30 % de développer un cancer du sein, quel que soit le mode de délivrance (pilule, stérilet, implant ou injection), ou la formule utilisée (œstroprogestatif ou progestatif seul).

Toutes les campagnes de dépistage du cancer du sein devraient rappeler cette conséquence de la pilule…

Provocation

Un lecteur nous informe que cette affiche est apposée devant l’entrée du plus gros groupe scolaire catholique de Toulouse, le Caousou, qui, depuis quelques années, retrouve pleinement sa catholicité.

Rappel à Dieu de Philippe Beligné, Président de la Marche pour la Vie de 2016 à 2020

Communiqué de La Marche pour la vie:

La Marche pour la vie a la tristesse de vous faire part du rappel à Dieu, ce lundi 20 mars, de son ancien président, Philippe Beligné, à l’âge de 65 ans.

Saint-Cyrien, le Colonel Philippe Beligné, avait entamé une seconde partie de sa vie professionnelle dans l’industrie après 30 années de vie militaire. Maire de la commune de La Truchère en Bourgogne, et en dépit d’un emploi du temps bien occupé, il avait accepté de prendre la direction de la Marche à un moment difficile de son existence, et lui a apporté un souffle nouveau. Cette présidence de 2016 à 2020, discrète mais ferme, venait couronner des années de dévouement dans l’organisation de notre Marche et d’autres manifestations analogues.

Nous conserverons le souvenir d’un homme de conviction, artisan de paix, d’une grande gentillesse et humilité, toujours disponible. L’unité et le service étaient pour Philippe Beligné les principes qui ont guidé la droiture de toute une vie consacrée au bien commun et à la recherche de la Vérité.

Délicat clin d’œil de la Providence, Philippe Beligné, marié, père et grand-père aimant d’une famille nombreuse, est parti le jour de la solennité déplacée de la fête de saint Joseph, patron des familles.

Nous le confions à la miséricorde de Dieu et à la prière de ses nombreux amis. Nous assurons son épouse Catherine, ses enfants Adrien, Alix, Benoît, Jean-Vianney, Rémi et Pierre-Marie, ses gendre et belles-filles ainsi que ses 13 petits-enfants, de nos très sincères condoléances.

Les obsèques seront célébrées par le chanoine Benoît Beligné, fils de Philippe, le lundi 27 mars à 14h, en l’abbatiale Saint Philibert de Tournus, suivies de l’inhumation au cimetière de La Truchère (71).

Le député RN Hébrard inaugure une mosquée au Pontet : « La France change de visage, il va falloir que Reconquête s’y fasse »

Ben voyons ! Encore un recul dans les convictions historiques du RN. Vont-ils seulement oser parler d’immigration en 2027 ? :

Élu dans la première circonscription du Vaucluse, Joris Hébrard avait posé la première pierre de l’édifice en 2014, alors qu’il était maire du Pontet (…)

Élu maire du Pontet en 2014, il avait hérité d’un permis de construire délivré par son prédécesseur. Non seulement il n’avait pas tenté de freiner le projet, mais il avait participé à la cérémonie de pose de la première pierre. Il s’engageait pourtant dans son programme électoral à « refuser les constructions de mosquées ». Les temps changent… La mosquée est vaste et voyante. C’est la seule du Vaucluse dotée d’un dôme et d’un minaret. Avec 1 500 m2 de surface, elle peut accueillir 2 700 personnes.

Lors de l’inauguration, le député RN a croisé le consul général de Turquie à Marseille ainsi que Bayram Demirtas, dirigeant de la branche française de l’Union des affaires religieuses turco-islamiques, ou Ditib. Joris Hébrard peut difficilement ignorer que la Ditib est un relais d’influence officiel d’Ankara, rattaché à l’administration des cultes de l’État turc, le Diyanet. Car il est vice-président du groupe d’amitié France-Turquie de l’Assemblée nationale (…)

En vain, assure son collaborateur Xavier Magnin. « Joris Hébrard assume totalement. Pourquoi aurait-il refusé de se rendre à l’inauguration, alors qu’en tant que parlementaire, il peut être reçu à l’ambassade de Turquie ? La communauté turque fait partie du Pontet, elle est dynamique, elle compte de nombreux entrepreneurs. La France change de visage, il va falloir que Reconquête ! s’y fasse. »

Puisqu’il est encore question du mariage des prêtres

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Contrairement à ce que certains osent aujourd’hui l’affirmer, et même parmi les prélats de l’Église, celle-ci n’a jamais autorisé les prêtres à vivre maritalement. La question de l’ordination d’hommes mariés continue à être soulevée, notamment, après le synode sur l’Amazonie, en celui d’Allemagne. Des théologiens avancent jusqu’à l’autorité du Magistère pour affirmer que le célibat relèverait de la discipline de l’Église ‒ et serait donc modifiable ‒ et non pas de la nature du sacerdoce, lequel, étant participation à celui, éternel, du Christ, n’est pas modifiable.

Les contestations et malaises relatifs à la question du célibat des prêtres trouvent à s’abreuver non seulement à des considérations diverses évoquées par la magnifique encyclique de Paul VI, Sacerdotalis Caelibatus, mais aussi à d’autres textes du Magistère … Comment des textes du Magistère peuvent-ils être ainsi utilisés ? Il me semble que cela vient, pour une part, de ce qu’ils entretiennent, certainement involontairement, l’amalgame entre les notions de célibat, continence et virginité. Rappelons en effet que si le célibat ―qui est “l’état d’une personne en âge d’être mariée mais qui ne l’est pas“― implique la continence, il n’implique pas la virginité, tandis que la continence n’implique ni la virginité ni le célibat, et que si la virginité implique la continence elle n’implique pas nécessairement le célibat. Ainsi, parce que certains lisent que le célibat n’a pas été exigé par Jésus (de fait, certains de ses Apôtres étaient mariés), ils en déduisent que la continence ne l’était pas non plus. Et parce que le célibat n’appartient donc pas à la nature du sacerdoce, ils en déduisent que la continence perpétuelle ne lui appartiendrait pas non plus…

 Je vais maintenant montrer comment il est possible, dans quelques textes récents du Magistère, de faire les amalgames que je dénonce, sachant qu’il faut distinguer dans un document magistériel, l’objet sur lequel porte l’enseignement de ce qui relève de l’argumentation, l’illustration, du commentaire, ou des conséquences. Seul l’objet jouit de l’infaillibilité ou de l’assistance spéciale propre au magistère simplement authentique, tandis que les « éléments explicatifs, exhortatifs, etc. n’exigent pas (au moins de soi et habituellement) l’adhésion du fidèle mais la docilité et la prise en compte respectueuse ».

https://www.islam-et-verite.com/5576-2/

Un oratoire pour l’école Saint-Joseph-des-Lys à Versailles

Saint Joseph des Lys est un établissement scolaire indépendant (école mixte, collège de garçons, collège de filles) fondé à Versailles par un groupe de parents en 2011. L’établissement compte aujourd’hui 440 élèves de la moyenne section à la 3è. Un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre en est le conseiller religieux. En ce mois de Saint Joseph, l’école veut aménager un oratoire :

Nos élèves ne bénéficient pas d’un lieu de prière et d’offices au sein de l’établissement. Nous voulons désormais que les élèves puissent profiter quotidiennement d’un oratoire pour une présence réelle quotidienne et permettre des messes de classe très régulières !

Nous vous sollicitons donc aujourd’hui, en ce mois de Saint Joseph, pour nous aider à financer cette charge exceptionnelle, qui consistera en la transformation d’une ancienne salle de classe de 25m2. Elle permettra à nos enfants de mieux se construire harmonieusement et intégralement pour devenir des adultes équilibrés, rayonnants, soucieux de répondre au mieux à leur vocation et d’apporter leur témoignage de chrétien dans le monde d’aujourd’hui.

Le SNU et la LPM seront-ils les prochains fiascos d’Emmanuel Macron ?

Les deux sujets qui, en apparence n’ont rien à voir, sont étrangement liés. Le SNU est placés sous la responsabilité de la secrétaire d’Etat Sarah El-Haïry et est désormais rattaché au ministère des armées et à celui de l’éducation nationale (l’ordre est important). Pourtant, à ce stade, c’est bien l’éducation nationale qui en a la charge : une seule journée est consacrée à l’équivalent de la JDC…

C’est un euphémisme de dire que le SNU est vraiment mal parti. On ne compte plus les articles mettant en évidence les difficultés pour sa mise en œuvre universelle, c’est à dire obligatoire pour une classe d’âge. Politis a sorti un article résumant ces difficultés et c’était avant le 49-3 des retraites :

D’après nos informations, l’exécutif préférerait généraliser le service national universel (SNU) avec une obligation en temps scolaire pour tous les jeunes en classe de seconde et en première CAP. Pour ce faire, le gouvernement devra modifier la loi et donc passer par le Parlement (…)

Personne ne souhaite un dérapage dans un contexte social aussi tendu. En témoigne les reports répétés des annonces du chef de l’État sur le SNU. Elles devaient d’abord avoir lieu quelques semaines après les vœux du président, le 31 décembre. Puis en février. Désormais en mars. Voire « entre mars et juin », indiquait Sarah El Haïry à l’un de ses interlocuteurs, en début de mois (…)

Cette généralisation à marche forcée est estimée à 2 milliards d’euros annuels (…)

Plusieurs modules seraient ensuite imposés sur des enjeux liés à la défense, à la sécurité intérieure, à la mémoire, à la transmission « des valeurs de la République » ainsi qu’à la biodiversité et au développement durable. L’engagement dans des métiers en uniforme, dans des associations et dans l’économie sociale et solidaire serait aussi abordé. En revanche, le permis de conduire et le diplôme du Bafa ne seraient finalement pas proposés gratuitement au cours du séjour de cohésion (…)

Au niveau de l’encadrement, le SNU continuerait d’être pris en charge, en théorie, par des personnels de l’Éducation nationale en détachement, des militaires en retraite et des personnels de l’éducation populaire à parts égales. Malgré des cultures pédagogiques pourtant bien différentes. Pour convaincre les animateurs réticents, le chantage à l’emploi tourne à plein-régime. Le gouvernement promet un CDI à temps-plein, alors que le secteur peine à recruter. 

À terme, 800 000 jeunes seraient donc répartis à travers la France, chaque année. Un important changement d’envergure, alors que l’année 2021 n’avait attiré que 30 000 volontaires. L’obligation en temps scolaire fait craindre aux syndicats d’enseignants une pression sur la tenue des programmes (…)

D’un point de vue logistique, « une telle montée en puissance implique l’accès à des bâtiments pour colonies de vacances afin de recevoir des cohortes d’au moins 150 jeunes, sur des périodes qui se multiplient dans l’année », précise-t-il, alors que les départements n’en sont pas tous pourvus de manière égale.

Selon les calculs du Syndicat national des personnels du ministère de la Jeunesse et des Sports CGT, 168 hébergements d’éducation populaire ont été recensés en France, offrant une capacité totale de 360 000 résidents. « Où emmener les 440 000 restants ? Faut-il prendre les classes entières ou diviser les élèves ? Sur quels critères ? » (…)

Pour Samuel Béguin du FFJ, c’est l’obligation qui passe mal. « Rendre obligatoire un engagement, c’est un oxymore. Ce n’est pas comme ça que fonctionne l’engagement », pointe-t-il.

Ses inquiétudes portent aussi sur la réponse apportée aux jeunes qui refuseront de réaliser leur SNU. Parmi les 30 000 volontaires en 2021, 37 % avaient un parent qui travaille ou a travaillé dans l’armée, la police, la gendarmerie ou chez les pompiers. De quoi nuancer l’enthousiasme des jeunes qui ont participé et les objectifs de mixité sociale tant vantés par le gouvernement. Mais que répondre aux potentiels dizaines de milliers de jeunes réfractaires au SNU ?

« L’objection de conscience ne pourra pas être évoquée, les jeunes n’utilisant pas d’armes », balaie Sarah El Haïry à une organisation syndicale reçue début février, assurant que les gendarmes n’iront pas toquer à la porte des parents pour venir les chercher.

Quel rapport avec la Loi de Programmation Militaire ?

Pour des raisons techniques d’agenda parlementaire, il serait envisagé par le gouvernement de glisser le budget du SNU dans la LPM tout en promettant aux militaires que, promis, juré, on ne toucherait pas au budget des armées. Cet argument sous forme de promesse ne convainc personne au sein des armées :

Il se dit que la tentation grandit d’inclure le SNU dans le périmètre de la LPM. « Ce n’est pas arbitré », précise le cabinet de Sébastien Lecornu. « Toutes les options sont ouvertes ». L’option a un coût de deux milliards d’euros par an. Autant en moins sur les 413 fameux milliards déjà écornés par l’inflation, la dissuasion nucléaire etc.

« Il y a beaucoup de déception dans les armées« , résume Frank Giletti, du Rassemblement national, qui craint qu’elles redeviennent « la variable budgétaire ». D’incertitudes en déconvenues, « le machin fond comme neige au soleil », raille un bon connaisseur de la tuyauterie budgétaro-parlementaire. Il se dit surpris de voir « les industriels très énervés, les députés aussi » et constate que « l’Institution militaire ne s’était jamais aussi ouvertement plainte ».

Car, en plus du coût du SNU, il semblerait qu’Elisabeth Borne accepte la LPM (2024-2030) mais refuserait d’augmenter le budget des armées avant …2027, faisant ainsi reposer sur le successeur de Macron tout l’effort financier et ruinant les projets d’investissement indispensable dès 2024 :

Ces élus s’inquiètent de plusieurs information récentes publiés par des confrères: le gouvernement envisagerait d’échelonner la hausse du budget de la défense, la flotte finale d’A400M serait réduite de 30 %, sept patrouilleurs hauturiers seraient commandés au lieu des dix prévus, le nouveau standard pour le Tigre serait revu à la baisse, etc.

A ces questions, le cabinet du ministre des Armées répond que la LPM sera bien présenté en conseil des ministres « fin mars, début avril » (de 2023, bien sûr). Chez les parlementaires, on rappelle que la semaine du 3 au 7 avril serait une date idéale puisqu’après, ils seront en vacances pendant deux semaine et que, si l’on veut que le texte soit présenté au Parlement en juin, il restera peu de temps pour réfléchir et ajuster.

Qui tient la clé de tout ça? Le Président, qui va devoir vite trancher et arbitrer, quitte à déplaire soit à la Première ministre (« qui n’était déjà pas favorable à la trajectoire de la LPM arbitrée par le Président à 413 milliards d’euros, et qui a quelque peu saboté la stratégie de remontée en puissance des armées », selon mon confrère Michel Cabirol) soit au ministre des Armées, les deux ministres s’affrontant sur la ventilation des fameux 413 milliards pour les 7 années de la future LPM.

Dans le contexte politique actuel, il est quasiment impossible d’imaginer une annonce présidentielle concernant le SNU ou alors Emmanuel Macron est encore plus hors sol que l’entendement pourrait le permettre. La décision aujourd’hui du report de la loi immigration et asile à une date ultérieure tend à montrer que les projets sont au point mort !

Tant pis pour les armés et la défense de la France…

La ministre de la culture défend une œuvre pédophile au nom de la liberté d’expression

Interpellée par Caroline Parmentier, députée RN et ancienne journaliste du quotidien Présent, Rima Abdul Malak, la ministre de la culture, dédouane le caractère pédophile du tableau de Miriam Cahn. C’est cette même ministre qui voulait interdire la chaîne CNews…

Ses propos sont une honte et une insulte aux enfants victimes de pédophilie et de violences sexuelles !

 

Le RN va lancer l’association des parlementaires contre le wokisme

Le député RN Roger Chudeau s’apprête à déposer les statuts d’une « association des parlementaires contre le wokisme ». L’élu, ancien conseiller de Gilles de Robien puis de François Fillon, a discrètement sondé des élus Les Républicains pour leur proposer de s’y associer.

Le RN songe à organiser un colloque sur ce sujet le 24 avril.

Des hérésies chrétiennes aux transidentités, 2000 ans de wokisme

Raphaël Pomey est un journaliste qui a lancé Le Peuple, un journal conservateur et indépendant. Dans cette vidéo, il explique que le mouvement woke, loin d’être une radicale nouveauté, s’inscrit dans un combat contre le sens commun qui traverse les millénaires :

Formation des cadres du RN : Trotski, Gramsci…

L’école de formation des cadres du Rassemblement national proposera un cours sur l’histoire du trotskisme en France. Ce cours sera dispensé par le sondeur Jérôme Sainte-Marie et ancien trotskiste lui-même. “Le but est d’armer politiquement nos militants face à leurs adversaires. Les Insoumis sont nombreux à être issus du trotskisme”, explique à Playbook le responsable des formations de l’école, qui est lancée ce soir à la Maison de la Chimie, à Paris.

Parmi les intervenants :

  • Jérôme Sainte-Marie
  • Renaud Labaye
  • Xavier Driencourt
  • Roger Chudeau
  • Bérénice Levet
  • Michel Maffesoli

Préparons la lutte contre l’euthanasie

Dans la situation politique singulièrement chaotique que nous connaissons, personne ne peut dire ce qu’il va advenir de ce nouveau projet luciférien. Mais ce qui est certain, c’est que, si nous ne nous préparons pas, le texte peut passer sans coup férir.

C’est la raison pour laquelle je voudrais mettre les bouchées doubles pour cette veillée d’armes.

Comme je vous l’ai dit, j’en ai parlé à des amis du monde entier qui ont déjà été impressionnés par tout ce que nous avons réussi à mettre en place ces dernières années. Et ils m’ont proposé de doubler tous nos dons de cette campagne de printemps jusqu’à hauteur de 150 000 euros.

D’après mes estimations, si nous atteignons cet objectif, cela nous permettrait d’atteindre les deux millions de contacts (je veux dire deux millions de Français partageant au moins en partie notre attachement aux principes non négociables) – ce qui serait une incroyable force pour résister à ce projet mortifère de « Jupiter ».

D’autant que, dans le même temps, nous travaillons également d’arrache-pied pour pouvoir disposer dans quelques semaines d’outils numériques fabuleux pour résister non seulement au plan national, mais aussi (et surtout) au plan local.

Pouvez-vous m’aider à réunir ces 150 000 euros ?

Je précise que, comme à l’habitude, les dons mensuels sont doublés pendant une année entière et qu’ils nous apportent donc une efficacité nettement supérieure – puisqu’un don mensuel de 10 euros (qui, avec la déduction fiscale, ne vous coûte qu’un peu plus de 3 euros) nous permet d’investir 240 euros sur l’année entière.

Mais, naturellement, les dons ponctuels sont eux aussi très appréciés !

Un immense merci pour votre soutien.
Et viva Cristo Rey !

Fidèlement
Guillaume de Thieulloy

L’imprégnation magique jusque chez les chrétiens

Sur Claves, l’abbé Paul Roy recense l’ouvrage d’un prêtre du diocèse de Metz, l’abbé Jean-Christophe Thibaut, sur Les Nouveaux visages de l’ésotérisme. Extrait :

[…] Grand apport de l’ouvrage : l’auteur recense les fondamentaux de la pensée magique – les concepts et a priori philosophiques qui en forment le soubassement. C’est d’abord la loi de similitude : les différentes parties du cosmos seraient en communication les unes avec les autres, souvent secrètement, selon le schéma d’une sympathie universelle. Cette correspondance se manifesterait notamment par certaines analogies : la ressemblance frappante entre un cerveau humain et un cerneau de noix… Ensuite la loi du contact : des objets ou matières ayant été en contact à un moment donné continueraient d’agir les uns sur les autres, avec la possibilité d’utiliser ce pouvoir par l’utilisation de formules et incantations. La pensée magique est sous-tendue par un schéma dualiste, hérité du néo-platonisme, du catharisme, et qui se rapproche des philosophies orientales : l’âme serait une parcelle de divin victime d’une chute dans la matière, emprisonnée dans un corps, dont elle doit s’efforcer de se libérer. Ce premier aperçu des grands traits de la pensée magique est complété au chapitre cinquième par un constat de son grand retour à notre époque, envisagé dans ses causes et ses manifestations. Ce chapitre se clôt sur un instructif tableau qui oppose les principaux généraux de l’ésotérisme aux fondamentaux de la religion révélée.

Cet exposé s’appuie sur la profondeur de champ historique que donne le troisième chapitre, une histoire complète de la pensée magique, depuis les premiers courants hermétistes de l’Antiquité jusqu’à la vague ésotériste et spirite du XIXe siècle et aux mouvements occultistes ou para-religieux contemporains.

Les mystérieuses « énergies »

Le tableau actuel se complète par une étude approfondie de la notion d’énergie, invoquée comme centrale par les différents mouvements ésotéristes. Cette pensée – encore fortement influencée par l’Orient – repose en effet sur une croyance en l’existence d’un fluide fondamental, cosmique, baignant tout l’univers, qui serait une émanation du principe divin. Cette énergie serait aussi la source de toute vie et le constitutif de la vie humaine : son harmonie ou son déséquilibre (le yin et le yang chinois) est alors considérée comme la source du bonheur ou des maux de l’individu. Quelle est cette force ? Selon les mouvements occultistes, on lui donne un dimension plutôt physique – souvent appuyée sur des principes pseudo-scientifiques, ou plus spirituelle. Peut-on l’assimiler à l’activité électrique ou électro-magnétique du corps humain ? L’auteur montre que la confusion savamment entretenue par certains ne repose sur aucune réalité concrète. Quant à l’efficacité des thérapies énergétiques, aujourd’hui si répandues, l’abbé Thibaut envisage successivement et rationnellement plusieurs hypothèses. Il pourrait s’agir d’une pure mystification, supercherie bien réussie : c’est la position ordinairement tenue par ceux qui tiennent pour postulat de départ l’inexistence du surnaturel. Dans une seconde hypothèse, le surnaturel pourrait n’être que du naturel non encore connu et expliqué : certains aimeraient voir dans la physique quantique une porte ouverte vers de nouveaux champs du savoir qui démultiplieraient les horizons de l’humanité – là encore le surnaturel se trouve finalement réduit à la mécanique. Une troisième hypothèse s’appuie sur l’existence de pouvoirs supposément insoupçonnés du cerveau humain, que nous n’utiliserions qu’à 10% de nos capacités, mais qui aurait la possibilité d’agir sur la matière (voyance, télépathie…). Le postulat de départ est contredit par les dernières avancées des sciences cognitives. Quant à l’effet placebo/nocebo, s’il peut expliquer certaines améliorations physiques, l’auteur tient qu’il ne peut en lui-même être responsable d’une véritable guérison : il prend pour exemple le cancer, l’obésité ou la maladie d’Alzheimer, face auxquels ils sont totalement inopérants. La quatrième hypothèse est celle de la communication avec un monde invisible, peuplé d’esprits, en lien avec notre univers par le biais d’une mystérieuse énergie. Les pratiques qui visent à se relier à ces entités parallèles relèvent alors du préternaturel, car un tel fluide cosmique n’existe pas dans la nature. L’auteur se rapproche de cette dernière hypothèse mais met en garde contre une tendance à tout « démonologiser, » à voir du magique ou du diabolique partout.

L’imprégnation magique jusque chez les chrétiens

C’est sur ce dernier thème que l’ouvrage nous a paru particulièrement marquant : l’auteur analyse et dénonce avec force l’imprégnation de la pensée magique jusque dans les esprits des chrétiens. La confusion facile entre les maladies de l’âme et du corps, entre thérapie et conversion, entre développement personnel et accompagnement spirituel, est aujourd’hui bien présente dans les milieux catholiques, où les notions de délivrance et de guérison sont parfois employées sans un discernement suffisant, et viennent alimenter la dérive magique de nos contemporains. En s’appuyant sur le texte biblique, l’auteur met en garde avec vigueur et appelle les chrétiens à la prudence. Son constat nous montre aussi la nécessité de se former et de former les nouvelles générations à une véritable anthropologie, afin de ne pas prêter – consciemment ou non – l’oreille aux sirènes d’une pensée magique qui imprègne de plus en plus profondément nos sociétés désenchantées. […]

Méditations de printemps

Après ses méditations d’automne et d’hiver, le père Jean-François Thomas publie ses méditations quotidiennes pour le printemps. Comme les autres volumes, ce livret très accessible permet de frayer au fil des jours une voie de conversion intérieure pour tous, à l’école de la direction spirituelle d’éminents représentants de la Compagnie de Jésus, saint Ignace, saint François-Xavier, de l’Écriture sainte et des Pères, des saints et des martyrs. La méditation de ce jour évoque le Prince de ce monde, qui reste, depuis sa création, l’administrateur de l’univers, malgré le péché des anges, qui ne change pas sa nature, pas plus que notre péché ne change la notre:

Satan continue donc de gouverner le monde et il a su le modeler à sa guise, bien que son règne, plus que millénaire pour le coup, ne soit pas fait pour durer éternellement. […] Satan est bien en charge de ce qu’il a reçu dès le commencement, même s’il en fait mauvais usage depuis sa révolte contre Dieu. Il est un maître indigne, mais un maître tout de même. Lorsque nos gouvernants sont des crapules, leur perversité ne leur retire pas leur pouvoir et leur autorité sur ce qu’ils dirigent. Ils se persuadent ainsi qu’ils sont intouchables.

Le directeur du parti Nouveau Centre, conseiller municipal à Paris, en garde à vue pour trafic de cocaïne de synthèse

Les policiers de la brigade des stupéfiants de Paris ont interpellé lundi le directeur du parti politique Nouveau Centre, Nicolas Jeanneté, par ailleurs conseiller municipal à Paris.

Il est soupçonné d’avoir détenu et revendu des drogues de synthèse à ses partenaires au cours de soirées « chemsex ». Une consommation à risque et un fléau de santé publique dont l’affaire Palmade a révélé au grand jour la sombre réalité. Un second homme a lui aussi été placé en garde à vue, membre de la famille de Nicolas Jeanneté.

21 mars : une campagne qui dépote pour la journée mondiale de la trisomie 21

Cette année encore, la Fondation Jérôme Lejeune s’engage pour la journée mondiale de la trisomie 21. Elle propose, à cette occasion, une campagne pleine de pep’s, destinée à un public large et plutôt jeune qu’elle veut sensibiliser à la trisomie 21, pour permettre, à travers « un échange de regards », d’amorcer un dialogue.

Pour atteindre cet objectif, la Fondation est descendue dans la rue, micro et caméra en main ; elle a interrogé passants, zoneurs et habitués du quartier des Halles à Paris. Une trentaine de personnes s’est prêtée au jeu des questions sur leur expérience de la trisomie 21. Les réponses, sincères, n’ont rien de formaté.

« Maintenant, c’est à vous d’écouter les trisomiques », demande Théophile, 26 ans, les yeux plantés dans l’objectif de la caméra. Comme Alexis, 36 ans, et Maud, 29 ans, il a une trisomie 21. Tous les trois ont réagi aux réponses du micro-trottoir. Ils offrent à qui veut bien le recevoir, le témoignage d’une vie pleinement vécue, heureuse, avec ses aléas, ses difficultés, mais aussi ses petits pas et ses grandes victoires.

« Pas prêtre pour de faux, comme un fonctionnaire ecclésiastique, mais viscéralement prêtre, c’est-à-dire avide d’être pleinement à Dieu et aux âmes »

L’abbé Guillaume de Menthière a prononcé l’homélie des obsèques de l’abbé Cyril Gordien hier. Extrait :

[…] L’abbé Cyril Gordien a voulu paraître au ciel en habit de confesseur. C’est ainsi que  dans son cercueil on a revêtu son corps d’une soutane, d’un surplis et d’une étole violette. Nous le connaissons assez pour sourire un peu de cette mystique du Curé d’Ars qui le définit si bien. Car ce n’est pas par les habits seulement que Cyril  ressemblait à Jean-Marie Vianney, ni même principalement par une certaine assimilation physique, chevelure en moins, mais d’abord et avant tout par cette volonté d’être prêtre intégralement. Pas prêtre pour de faux, comme un fonctionnaire  ecclésiastique, mais viscéralement prêtre, c’est-à-dire avide d’être pleinement à Dieu et  aux âmes.

Tenez, vous qui êtes là si nombreux ce matin, c’est sans doute que vous avez bénéficié  d’une façon ou d’une autre de son ministère sacerdotal, de sa charité pastorale. Vous voulez l’honorer, vous souhaitez lui rendre hommage, vous désirez lui dire merci : je ne vois qu’une manière pleinement satisfaisante de le faire : allez-vous confesser !  Durant ce temps de carême allez vous agenouiller au confessionnal, renouez avec cette miséricorde divine dont l’abbé Gordien a voulu être le ministre auprès de vous.

Rififi chez Les Républicains

Le vote de la motion de censure va laisser des traces et, à défaut de faire tomber le gouvernement, elle pourrait faire sombrer un peu plus Les Républicains dans la crise.

Les deux tiers des députés LR ont soutenu Emmanuel Macron et son gouvernement. Seuls 19 sur 61 ont voté pour la motion de censure. Au total 278 députés ont voté cette motion de censure, sur les 287 nécessaire pour renverser le gouvernement d’Elisabeth Borne (détail des votes ici). Cette adoption dépendait notamment des votes des députés Les Républicains, car 237 voix issues de la Nupes et du RN étaient déjà assurées. Il manquait donc 9 voix. Le président du parti Eric Ciotti avait assuré que les députés LR ne voteraient « aucune motion de censure ».

Par ailleurs, 3 députés LR ont voté la motion de censure déposée par le groupe RN : Pierre Cordier, Fabien Di Filippo, Maxime Minot (détail des votes ici).

Les Jeunes LR du Morbihan se sont auto-dissous pour protester contre le ralliement des députés LR au gouvernement.

G comme Général Abdallah

Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:

  1. Darmanin encore qui, le 14 avril 2022, à la Grande mosquée de Paris où il participait à un repas de fin d’une journée de ramadan, avait ressorti son histoire du « Général Abdallah ». Son intervention mérite un examen précis pour bien comprendre les dispositions d’esprit du ministre : « Avant de venir, j’ai lu une page très jolie sur le général Abdallah, ce général d’Empire, qui ne s’appelait pas Abdallah, qui avait un nom de baron français et qui, pour épouser une musulmane très jolie qu’il avait rencontrée en Égypte s’est converti et a décidé de revenir en France. Et Bonaparte le considérait comme l’un de ses meilleurs généraux. Voilà ce que nous souhaitons tous pour notre pays, que nos histoires, nos cultures se croisent ».

« Avant de venir », comme pour laisser croire que c’est une trouvaille toute récente. En réalité M. Darmanin a déjà servi cette anecdote le 5 février 2022 devant le FORIF (Forum de l’islam de [sic] France)… Mais peut-être M. Darmanin se plaît à se remémorer l’histoire du général Abdallah chaque fois qu’il prévoit de sortir de son ministère?

(Extrait de « Retour sur le fameux général Abdallah de M.Darmanin » – Le 10 mai 2022)

Islam et islamisation dans une France macronisée

 

Saint Pierre de Colombier : deux nouvelles décisions de justice favorables à la Famille Missionnaire de Notre Dame et à son projet de construction

Après avoir bénéficié d’un arrêté préfectoral autorisant la reprise des travaux sur le site Notre dame des Neiges à Saint Pierre de Colombier, la Famille Missionnaire de Notre Dame (FMND) vient de bénéficier de deux nouvelles décisions de justice déterminantes en faveur du projet.

Tout d’abord, le recours en référé déposé par les opposants écolo-gauchistes et anticléricaux contre le préfet de l’Ardèche a été rejeté, la caractère urgent n’ayant pas été retenu mais également car il y a peu de doute sur le bien-fondé du fond [source]:

C’est une excellente nouvelle pour plusieurs raisons :

1) Tout d’abord car il s’agit d’un revers judicaire supplémentaire pour les opposants.

Vous pourrez retrouver dans cet article l’ensemble des procédures judiciaires jugées et vous constaterez que le vent judiciaire souffle très favorablement pour le porteur du projet. Depuis le début, le porteur du projet et notre collectif de soutien clament haut et fort que le droit de l’urbanisme et le code de l’environnement ont toujours été respectés. Seul le harcèlement judiciaire et l’occupation illégale du chantier ont permis aux opposants de ralentir le projet.

2) Ensuite, le caractère d’urgence n’ayant pas été retenu par le tribunal, cela signifie que les travaux peuvent se poursuivre en attendant l’étude du dossier sur le fond.

Le porteur du projet écrit à ses amis qu’ils vont « reprendre ces prochains jours les petits articles d’explication que vous pourrez trouver sur notre site internet. Actuellement une entreprise de Burzet (à 5 km de Saint Pierre de Colombier) est en train de parer de pierres le mur de soutènement. »

3) Enfin et surtout, la raison principale du rejet de ce référé est que le tribunal estime estime qu’il n’y a aucun doute sur la légalité de l’arrêté du préfet de l’Ardèche en date du 29 novembre 2022 et qui autorise la Famille Missionnaire de Notre-Dame à reprendre les travaux.

Cela signifie que aucun des deux critères possible pour qu’un recours en référé soit accepté ce qui est un très bon signe pour le jugement sur le fond qui interviendra dans plusieurs mois.

Ensuite, le verdict rendu la semaine dernière par le tribunal administratif de Lyon est encore plus important car il portait sur la contestation pour fraude de la délivrance du permis e construire en 2018. Le tribunal a non seulement écarté toute possibilité de fraude mais a confirmé la validité définitive du dit permis de construire [source].

La Famille Missionnaire de Notre Dame a exprimé sa satisfaction dans un communiqué :

« L’association « Pour l’Avenir de la vallée de la Bourges » avait déposé, le 18 mai 2021, un recours contre le permis de construire du Site Notre Dame des Neiges, prétextant de soi-disant fraudes dans le dossier. L’audience au tribunal administratif de Lyon s’est tenue ce jeudi 2 mars.

Dans son jugement, rendu en ce 17 mars 2023, le tribunal administratif a rejeté cette nouvelle requête de l’association. Le tribunal souligne qu’en « l’absence de tout élément au dossier susceptible d’établir que le pétitionnaire aurait intentionnellement cherché à induire en erreur le service administratif (…), le moyen tiré de l’existence d’une fraude doit être écarté. »

S’agissant de l’erreur au sujet de la situation du projet dans le périmètre du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche, le Tribunal estime clairement qu’il ressort des pièces du dossier que « les pièces jointes à la demande de permis de construire permettaient de situer le terrain d’assiette du projet avec précision et, qu’ainsi, le service instructeur était en mesure de le situer au sein du périmètre du parc naturel régional des Monts d’Ardèche, dont le code de l’urbanisme n’impose pas la consultation préalable avant la délivrance d’une autorisation d’urbanisme. »

Il s’agit là de la confirmation sans équivoque que le permis de construire a été instruit de manière parfaitement légale, et qu’il est effectivement définitif.

À toutes fins utiles, la Famille Missionnaire de Notre Dame souligne que, après cette décision de justice, parler de fraude au sujet du permis de construire pourra désormais être qualifié de diffamation.

La Famille Missionnaire de Notre Dame se réjouit de cette décision. Elle tient à exprimer à nouveau sa gratitude à ses avocats, aux nombreux habitants de Saint Pierre de Colombier et de la vallée qui lui témoignent leur sympathie, ainsi qu’à toutes les personnes qui portent ce projet par leur prière et par leur soutien. »

Pour aider à la construction de du site Notre dame des Neiges, c’est ici.

« Le plus dur est de souffrir par l’Église »

Les obsèques de l’abbé Cyril Gordien, décédé d’un cancer à 48 ans, étaient célébrées ce lundi 20 mars à Paris. Extraits de son testament spirituel :

[…]

Je n’ai jamais trahi les convictions qui m’animaient, malgré les persécutions inévitables. J’ai toujours résisté, combattu et lutté quand je sentais que les mensonges, la médiocrité, ou la perversité étaient à l’œuvre. Cela m’a valu des coups reçus et des brimades, mais je ne regrette pas ces combats menés avec conviction. Le plus dur est de souffrir par l’Église.

Le Pape saint Jean-Paul II fut le Pape de ma jeunesse. Je l’ai tellement aimé, dans l’exemple de force et de courage qu’il nous donnait. C’est lui qui m’a communiqué l’enthousiasme de la foi et l’ardeur apostolique. Avec lui, j’ai grandi dans l’amour de l’Église et la fidélité au Magistère. Le témoignage de sa vie donnée jusqu’au bout, dans la souffrance acceptée et offerte, dans la célébration de la Messe malgré les douleurs, m’a bouleversé. C’est toujours sur lui que je m’appuie aujourd’hui pour célébrer la messe. Quand les forces me manquent, quand je suis essoufflé, quand mon corps me fait mal, je lui parle et lui demande : « Très saint Père, donnez-moi votre force et votre courage pour célébrer les saints mystères, comme vous l’avez fait jusqu’au bout dans un don total ». Il fut pour moi le témoin de la joie de la foi et de l’attachement au Christ. Il fut pour moi l’exemple d’un bloc de prière au milieu des tribulations de ce monde. Il fut confronté aux forces du mal, affrontant avec courage ces deux totalitarismes du vingtième siècle qui ont fait des millions de morts. Il a résisté, il a combattu, il a fait tomber le mur de Berlin qui écrasait l’humanité. Saint Jean-Paul II est pour moi un géant de la foi, un saint exceptionnel qui continue de me porter. Je n’oublierai jamais ces moments où j’ai eu la joie de le rencontrer. C’est pourquoi j’ai participé, malgré tous les obstacles, à ses funérailles, à sa béatification puis à sa canonisation.

Le Pape Benoît XVI fut le Pape de mon sacerdoce. J’ai été ordonné le 25 juin 2005, deux mois après son élection. Il m’a porté d’une manière extraordinaire dans les débuts de ma vie de prêtre par la profondeur de ses homélies, par ses analyses pertinentes et prophétiques de notre monde, par ses réflexions lumineuses. L’exemple de son humilité et de sa douceur m’ont beaucoup touché. Il fut un vrai serviteur de Dieu, soucieux d’affermir la foi des fidèles pour le salut des âmes. Il a cherché sans cesse à ouvrir aux hommes l’accès à Dieu. Ce fut un homme de prière, enraciné dans la contemplation du Dieu vivant. Pendant près de dix ans, après sa renonciation, il vécut retiré du monde, mais le portant dans sa prière. Depuis son décès, je l’invoque pour notre Église, en proie à une grave crise. Il est pour moi l’exemple d’une vie donnée au service de la vérité, déployant toute sa grande intelligence pour mettre en lumière, de façon limpide, les plus hautes vérités de la foi. Je me plonge toujours dans ses écrits, ses livres, ses homélies, ses discours avec la joie profonde de celui qui apprend et commence à mieux comprendre. La défense et la transmission de la foi, dans la fidélité à la Tradition, furent son combat de chaque jour. Je puis témoigner du fait qu’il m’a affermi dans la foi. Je demeure toujours bouleversé par son cœur de bon Pasteur, en particulier lorsqu’il écrivit une lettre aux évêques du monde entier, suite aux attaques suscitées par son geste de communion en levant l’excommunication qui pesait sur les quatre évêques de la fraternité saint Pie X. Cette lettre est magnifique, c’est son cœur qui parle. […]

A l’intérieur de l’Église, des loups se sont introduits. Ce sont des prêtres, et même parfois des évêques, qui ne cherchent pas le bien et le salut des âmes, mais qui désirent d’abord la réalisation de leurs propres intérêts, comme la réussite d’une « pseudo-carrière ». Alors ils sont prêts à tout : céder à la pensée dominante, pactiser aves certains lobbies comme les LGBT, renoncer à la doctrine de la vraie foi pour s’adapter à l’air du temps, mentir pour parvenir à leurs fins. J’ai rencontré ce genre de loups déguisés en bons pasteurs, et j’ai souffert par l’Église. Dans les différentes crises que j’ai traversées, je me suis rendu compte que les autorités ne prenaient pas soin des prêtres et les défendaient rarement, prenant fait et cause pour des récriminations de laïcs progressistes en mal de pouvoir et voulant une liturgie plate dans une auto-célébration de l’assemblée. Comme prêtre, pasteur et guide des brebis qui vous sont confiées, si vous décidez de soigner la liturgie pour honorer notre Seigneur et lui rendre un culte véritable, il est peu probable que vous soyez soutenu en haut lieu face aux laïcs qui se plaignent.

Aujourd’hui, je veux offrir mes souffrances pour l’Église, pour ma paroisse, pour les vocations. Toutes les vocations : sacerdotales, religieuses, maritales. Je demande au Seigneur la force de pardonner à ceux qui m’ont persécuté, et le courage d’avancer en portant ces croix de chaque jour. Comme Zachée, pour voir le Christ, il nous faut monter sur un arbre, l’arbre de la Croix. « Stat crux dum volvitur orbis » – « la croix demeure tandis que le monde tourne » : telle est la devise des Chartreux. Au milieu des changements et des troubles de ce monde, demeure plantée sur notre terre de manière stable, comme le signe de notre foi, la croix de notre Sauveur. […]

Comme j’aimerais, au soir de ma vie, m’écrier comme saint Paul : « J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi » (2 Tm 4, 7). Quel est le bon combat à mener en ce monde ? Beaucoup dépensent de l’énergie pour des luttes qui n’en valent pas la peine, comme cette écologie érigée en nouvelle religion, ou cette défense de la cause animale au détriment des hommes. Voyez toute cette énergie dépensée pour des combats menés avec le diable, comme ceux de la culture de mort, de la théorie du genre, du transhumanisme, du wokisme…. Tout cela détourne les personnes de Dieu et leur fait mener de faux combats qui sont ceux du démon.

Le bon combat est celui de la foi : garder la foi et transmettre la foi, dans la fidélité à la tradition de l’Église. Ma foi, aujourd’hui, est celle des patriarches, des prophètes, des apôtres, des saints et des saintes qui nous précèdent et qui nous ont transmis ce trésor de la foi au vrai Dieu. Au long des siècles de l’histoire de l’Église, que de sang versé, de souffrances subies, de persécutions violentes pour protéger et transmettre la foi !

Le bon combat, c’est celui qui consiste à rester fidèle aux promesses de son baptême, à lutter pour demeurer uni au Seigneur Jésus, à vivre en chrétien, à garder ses convictions. C’est un combat de chaque jour, car le démon ne cesse de tenter de nous détourner de Dieu. Le bon combat, c’est celui de la fidélité au Christ, fidélité qui se gagne chaque jour à travers les devoirs de la vie chrétienne : la prière quotidienne, la messe dominicale, la confession régulière, la lutte contre tel ou tel péché qui revient sans cesse. Il y a des chrétiens héroïques qui se battent chaque jour pour terrasser un péché qui empoisonne leur vie. Ces combats de l’ombre, dans les secrets de la vie, sont autant de petites victoires remportées contre le Prince des ténèbres.

Convention des droites contre la légalisation de l’euthanasie

Samedi, Reconquête!, le Mouvement Conservateur et VIA | la voie du peuple tenaient une convention des droites contre la légalisation de l’euthanasie. Voici le programme des 3h de convention qui ont été filmées :

1. Discours de Laurence Trochu, présidente du Mouvement Conservateur pour introduire la journée.

2. Première table ronde : « Euthanasie humaine, un basculement anthropologique inédit. » animée par Thibault Perrin, membre du Mouvement Conservateur. Intervenants :

  • Louis-André Richard, professeur de philosophie –
  • Nicolas Bauer, juriste
  • Jean-Paul Van de Walle, avocat

3. Discours de Jean-Frédéric Poisson.

4. Deuxième table ronde : « Entre euthanasie et soins palliatifs, il faut choisir. » animée par Agnès Marion, collaboratrice de Marion Maréchal. Intervenants :

  • Brieuc Le Roy, directeur d’Ehpad
  • Jeanne Amourous, infirmière en unité de soins palliatifs
  • Francis Jubert, coordonateur d’équipes de soins palliatifs à domicile
  • Stéphane Pinard, médecin.

5. Discours de Marion Maréchal, vice-présidente de Reconquête! pour conclure le colloque.

19 mars 1661 : Louis XIV consacre le royaume de France à saint Joseph [Addendum]

De Mgr Le Tourneau sur France catholique :

[…] Les 9 et 10 mars, Louis XIV, après avoir demandé l’avis de deux conseils, prend personnellement la décision de consacrer le royaume à l’époux de la Vierge Marie. L’affaire est menée tambour battant.

Le 12 mars 1661, soit trois jours après avoir pris les rênes du pouvoir, Louis XIV décide de solenniser sans retard le culte de saint Joseph : sa fête sera chômée dans tout le royaume. Les rares évêques qui purent être contactés à temps donnèrent leur accord. Le lendemain, 13 mars, pendant la réunion du Conseil d’En-Haut (le conseil du roi), le roi interdit tout commerce et tout travail tous les 19 mars à partir de 1661. Ce fait est connu et rapporté par les historiens du Grand Siècle.

Consécration du royaume

En parallèle, la cérémonie de consécration du royaume à saint Joseph eut lieu dans l’intimité, dans la chapelle du Louvre, le samedi 19 mars 1661. L’après-midi, après les vêpres, Bossuet célébra les gloires du nouveau protecteur de la patrie, en présence d’Anne d’Autriche, sur le thème «  Le Seigneur s’est choisi un homme selon son cœur  » (1S 13, 14). Citons, pour conclure, la belle envolée par laquelle se termine ce sermon :

«  Joseph a mérité les plus grands honneurs, parce qu’il n’a jamais été touché de l’honneur ; l’Église n’a rien de plus illustre, parce qu’elle n’a rien de plus caché. Je rends grâces au roi d’avoir voulu honorer sa sainte mémoire avec une nouvelle solennité. Fasse le Dieu tout-puissant que toujours il révèle ainsi la vertu cachée ; mais qu’il ne se contente pas de l’honorer dans le ciel, qu’il la chérisse aussi sur la terre. Qu’à l’exemple des rois pieux, il aille quelquefois la forcer dans sa retraite… Si votre Majesté, Madame, inspire au roi ces sages pensées, elle aura pour sa récompense la félicité.  »

Addendum 22 mars :

Selon le Frère Maximilien-Marie, cette information est un « pieux bobard ». La France fut bel et bien consacrée à saint Joseph mais plus tard, en 1871, par le comte de Chambord, de jure Henri V.

Abbé de Massia : « par la messe, c’est le Golgotha qui vient à nous »

L’abbé de Massia (FSSP) est interrogé dans L’Appel de Chartres sur son ouvrage sur la théologie du sacrifice. Extraits :

[…] je suis convaincu que la crise doctrinale que nous traversons depuis plusieurs décennies touche de très près la question du sacrifice ; certains perdent de vue l’importance de la vertu de religion dans notre foi, oubliant que le sommet de la vie chrétienne est d’honorer Dieu, de lui rendre hommage, de se reconnaître humble créature devant le Créateur : ce qui se fait justement par le sacrifice et, depuis la Rédemption, par la sainte messe, renouvellement du sacrifice du Christ. La réaction de certains théologiens pendant le confinement (selon lesquels la privation de messe était finalement une bonne chose, et qu’il fallait quitter une vision trop « religieuse » de la foi), les récents débats autour de la place du sacerdoce, du sacré, ou du célibat des prêtres, nous montrent que nous avons là un enjeu crucial de la crise de l’Église. D’où l’importance du thème de nôtre pèlerinage cette année : L’Eucharistie, salut des âmes ! […]

La mort du Christ en croix est un vrai sacrifice, un acte d’hommage que le Christ rend à son Père, et qui compense tous les actes de haine que les hommes ont lancés vers Dieu. Au Golgotha, la bonté de l’amour du Christ vient détruire la malice du péché. Mais tout n’est pas terminé après le sacrifice du Christ, au contraire, tout commence ! Car Dieu, qui nous a créé sans nous, ne nous sauve pas sans nous. Il faut encore que le chrétien dise « oui » à son salut, qu’il s’unisse à la croix du Christ par un acte personnel, volontaire, pour obtenir ce salut mérité par le Christ. C’est la participation personnelle à l’œuvre de la Rédemption, que les protestants ne veulent pas voir ; et c’est toute l’importance de la messe. Car si le sacrifice du Christ est renouvelé devant nos yeux à la messe, c’est pour que nous puissions nous y associer personnellement. Nous n’étions pas là, en l’an 33, au Golgotha ; par la messe, c’est le Golgotha qui vient à nous en l’an 2023. […]

A la messe, il se passe quelque chose de très important. Le chrétien, parce qu’il est une créature, présente son sacrifice à Dieu, le sacrifice personnel de sa semaine, l’acceptation de ses difficultés, l’offrande de ses joies… C’est le moment, essentiel, de l’Offertoire : ce sacrifice est symbolisé par l’offrande du pain et du vin que le prêtre réalise à ce moment. Seulement, ce sacrifice est bien faible, puisqu’il vient d’un homme pécheur : il ne suffit pas, en lui-même, à faire son salut. Mais à la messe, de même que le pain et le vin sont convertis dans le sang et le corps du Christ, de même, et au même moment, le sacrifice de l’homme est converti, assumé dans l’immense sacrifice du Christ : et ainsi, au final, le chrétien offre personnellement le sacrifice du Christ, unique sacrifice agréable à Dieu, et trouve ainsi son salut. Cette vérité essentielle a malheureusement été tragiquement oubliée, avec la modification de l’offertoire dans le Novus Ordo. C’est aussi pour cela que j’ai voulu écrire ce livre : pour rappeler aux chrétiens qu’il faut participer à la messe, et que la seule vraie manière de participer à la messe, c’est d’y venir pour offrir un sacrifice, un culte à Dieu : cela est magnifiquement exprimé dans la messe traditionnelle, et c’est l’une des raisons les plus profondes de notre attachement à cette forme.

Sous Traditionis Custodes, un évêque peut accorder aux fidèles le bénéfice de la messe traditionnelle

L’Union Lex Orandi communique:

« J’étais dans la joie quand on m’a dit ‘’Allons à la maison du Seigneur’’ » Psaume 121

Ce verset du Psaume 121 est répété à deux reprises lors de la messe de Laetare du IVème dimanche de Carême. Ce dimanche 19 mars, il a été chanté avec ferveur à la chapelle des franciscaines de Saint Germain-en-Laye par la communauté des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle. Ils sont désormais accueillis de manière stable, suite à une décision de Monseigneur Crépy, Evêque de Versailles, qui confie aux prêtres de la paroisse la mission de célébrer pour eux selon le Missel de 1962.

Cette décision fait suite à plusieurs mois de discussions entre l’Abbé L’Hirondel, Curé de Saint Germain-en-Laye, Monseigneur Marc Boulle, Vicaire Général, Monseigneur Crépy, qui s’est personnellement impliqué pour aboutir à cette solution, avec les représentants de l’association « Saint Germain Hors les Murs », affiliée à l’Union Lex Orandi. L’un des négociateurs de cet accord nous en raconte la genèse :

« Il y avait très longtemps que des demandes étaient faites pour que le motu proprio de Benoît XVI soit appliqué à Saint-Germain-en-Laye. Ces demandes ont toujours rencontré un refus catégorique de l’ancien Evêque Monseigneur Aumônier, qui, tout en étant bienveillant, ne souhaitait probablement pas voir la liturgie traditionnelle s’étendre dans le diocèse. Mais quand l’église de Port-Marly, desservie par l’Institut du Christ-Roi, a été en travaux pendant plus d’un an, la communauté a été accueillie dans une église inoccupée de Saint-Germain-en-Laye. Quand les travaux ont été terminés, un certain nombre de fidèles de Saint-Germain-en-Laye ont renouvelé leur demande, mais nous nous sommes heurtés à un refus catégorique. Nous avons alors voulu manifester notre détermination. Un prêtre a accepté de célébrer une messe un peu clandestine, le dimanche matin, dans une chapelle inoccupée. Quelques semaines plus tard, nous étions plus d’une centaine. Le diocèse s’en est aperçu et a fait fermer les portes de cette chapelle. Et depuis le 21 juin 2020, la messe était célébrée dehors, devant les portes closes. Puis Monseigneur Crépy a été nommé Evêque de Versailles. Nous avons rapidement eu des contacts assez prometteurs. Depuis le 15 octobre 2021, des rencontres régulières ont eu lieu avec les autorités religieuses. Le 9 décembre 2022, Monseigneur Crépy nous recevait et nous invitait à avancer avec confiance pour trouver une solution à cette situation regrettable. Par la suite, la messe de minuit et la messe du jour de Noël dans le rit traditionnel ont été célébrées dans la chapelle des Franciscaines par Monseigneur Boulle, vicaire général, et l’abbé Soulez, vicaire de la paroisse. »

Et près de deux ans après le début de la messe célébrée « hors les murs », une solution a été formellement adoptée le jeudi 15 mars 2023 : 

« à partir du dimanche de Laetare, 19 mars 2023, avec l’autorisation de Monseigneur Crépy, évêque de Versailles, une messe traditionnelle sera célébrée les dimanches et fêtes à 11h30 dans la chapelle des Franciscaines, 89 avenue du maréchal Foch à Saint-Germain-en-Laye par les prêtres de la paroisse (suspension des célébrations en juillet et août) pour une période d’évaluation d’un an. Un premier point d’étape sera mené en juin 2023. »

L’association Saint Germain Hors les Murs a publié un communiqué indiquant :

« Que soient vivement remerciés en premier lieu les intercesseurs que nous avons invoqués depuis des mois (en particulier Notre-Dame de Pontmain, Saint Joseph, Saint François de Sales, Saint Louis). Mais aussi tous ceux qui ont permis par leur prière d’abord, par leur action ensuite, de parvenir à ce résultat. Nous tenons à la fois à exprimer notre gratitude aux prêtres qui nous ont soutenus et à ceux qui nous ont entendus. Notre reconnaissance s’exprime tout particulièrement à l’égard de monseigneur Crépy d’avoir autorisé cette célébration dans le contexte difficile que nous connaissons depuis le 16 juin 2021.

Laetare Jerusalem : et conventum facite omnes qui diligitis eam : gaudete cum laetitia, qui in tristitia fuistis: ut exsultetis, et satiemini ab uberibus consolationis vestrae.

Réjouis-toi, Jérusalem ! et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez : soyez dans le bonheur réjouissez-vous avec allégresse vous qui avez été dans la tristesse : vous pouvez bondir de joie et vous rassasier du lait de consolation qui est pour vous. »

Le diocèse a également communiqué sur cette décision en ces termes :

« Depuis plusieurs mois, un dialogue cordial et franc s’est établi entre des représentants des fidèles demandant la célébration de la messe selon l’ancien missel à Saint-Germain-en-Laye, le Père Marc Boulle, vicaire général et délégué de l’évêque sur ce sujet, et le Père Bruno l’Hirondel, curé de la paroisse Saint-Germain. (…) Désireux de trouver un chemin d’apaisement pour mettre fin à une situation ancienne et douloureusement vécue de part et d’autre, nous nous réjouissons de ce signe fort d’unité et de recherche de communion ecclésiale. »

Cette décision est historique à plus d’un titre.

Tout d’abord, elle démontre que, sous le régime de Traditionis Custodes, un Evêque diocésain peut accorder aux fidèles qui le demandent le bénéfice de la messe traditionnelle. Cette démonstration devrait inspirer d’autres Evêques à qui les fidèles adressent la même demande depuis des mois, comme à Paris à la suite de la suppression de plusieurs messes dominicales, ou dans le diocèse de Belley-Ars où la seule messe célébrée a reçu un avis de suppression prochaine de la part de l’Evêque.

Ensuite, elle démontre la nécessité pour les fidèles de s’organiser pour manifester leur détermination. Sans ces messes « clandestines » célébrées depuis près de deux ans, sans la structuration du collectif « Saint Germain Hors les Murs », sans une communication médiatique qui a su attirer l’attention du public sur ces catholiques qui passaient la messe de minuit dehors à Noël, il est à craindre que la situation n’aurait pas eu la même issue.

Enfin, elle démontre que le dialogue porte des fruits quand il est mené entre personnes de bonne volonté. La confiance mutuelle est un pari. Les fidèles auraient pu renoncer à l’annonce d’une célébration dominicale qui exclu les dimanches d’été, ou pour l’exclusivité qui est faite aux prêtres diocésains pour célébrer cette messe. Ils ont au contraire choisi de démontrer leur amour de l’Eglise. Ce dimanche 19 mars, l’assemblée à la chapelle des Franciscaines était plus importante encore que lors de la messe de Noël qui y avait été célébrée avec l’accord de l’Evêque pour la fête de la nativité 2022. Cela est également vrai de la part du clergé et, après que le remplacement de l’ancien curé de Saint Germain-en-Laye et de l’Evêque diocésain aient eu lieu, l’accord bienveillant du nouveau curé et de ses vicaires pour célébrer selon le Missel de 1962, la médiation apaisante de Monseigneur Boulle et la bienveillance paternelle de Monseigneur Crépy ont permis cet accord. Il est, en quelques sortes, un succès posthume de Summorum Pontificum. Nul doute que le Saint Père Benoît XVI, de là où il repose désormais, aura intercédé pour cette heureuse issue.

Juristes pour l’enfance demande au Palais de Tokyo de retirer la toile « Fuck Abstraction »

Juristes pour l’enfance adresse, par la voix de son avocat, un courrier au Palais de Tokyo, au Ministre de la Culture et à la Secrétaire d’Etat chargée de l’enfance, leur demandant que soit retiré de l’exposition consacrée aux oeuvres de Myriam Cahn le tableau intitulé « Fuck Abstraction », représentant un homme imposant une fellation à un enfant.

L’exposition de cette toile (qui n’est pas caviardée comme ci-dessus) suscite une vive et légitime émotion.

Elle tombe sous le coup de l’article 227-23 du Code pénal.

Il y a quelques jours, le Palais de Tokyo a allégué pour sa justification que, selon Madame Cahn, la victime de ce viol représenté n’était pas un enfant mais un adulte.

En réalité, peu importe les allégations ou même les intentions de l’artiste : elles ne permettent pas d’échapper à la qualification pénale dans la mesure où le plus grand nombre reconnaît bien la représentation d’un enfant dans la figure agenouillée et violée.

Le respect des victimes et de la protection des enfants impose le retrait de cette toile. Ce type de représentation ne permet pas de lutter contre les actes pédo-criminels mais au contraire est susceptible de conforter, voir inciter, des personnes à tendance pédophile à passer à l’acte.

Juristes pour l’Enfance demande au Ministre de la Culture, à la Secrétaire d’Etat chargé de l’enfance, au Palais de Tokyo et à l’artiste de prendre leurs responsabilités dans la lutte contre la pédocriminalité et de retirer sans délai l’oeuvre litigieuse de l’exposition en cours.