Le programme d’un nouvel ordre mondial présuppose une économisation totale de l’homme
Extraits d’un entretien donné par le cardinal Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi :
Depuis quelques décennies, l’exigence selon laquelle l’ordre mondial existant doit être remplacé par un ordre qui ne connaît plus le recours à Dieu, mais seulement celui au progrès inconditionnel, hante à nouveau le discours politique. La revendication de cet ordre mondial, appelé “Nouvel ordre mondial”, se fait presque en marge du discours politique, public. Que devons-nous comprendre par “Nouvel ordre mondial” ?
Aussi bien selon la confession de foi juive que chrétienne, c’est Dieu lui-même qui, dans sa souveraine bonté, a créé le monde à partir du néant et l’a ordonné dans sa parole (logos, raison) et son esprit (force, sagesse) éternels. La raison humaine est finie et en principe – en raison du péché originel – susceptible d’être perturbée par des pulsions égoïstes, comme le désir désordonné de pouvoir, d’argent, de jouissance de soi/plaisir. L’homme est donc intellectuellement et moralement faillible.
Ce n’est qu’en nous laissant interpeller par la parole de Dieu et éclairer, guider et fortifier par son Saint-Esprit que nous pouvons reconnaître la vérité et choisir librement le bien comme objectif de nos actions. L’expérience historique nous apprend que toute tentative de donner un ordre au monde par le biais de l’intelligence et du pouvoir humains s’est invariablement soldée par des catastrophes. Il n’est pas nécessaire de remonter très loin dans le temps. Le colonialisme et l’impérialisme du XIXe siècle, les systèmes de domination totalitaires du national-socialisme, de la pensée japonaise de la grande puissance et du communisme léniniste-stalinien, ainsi que toutes les dictatures des petits États d’Amérique du Sud, d’Asie et d’Afrique, prouvent que la prise du pouvoir mondial, c’est-à-dire l’établissement d’un Nouvel Ordre Mondial, est le fruit d’une pensée diabolique et destructrice et non d’une pensée théologique.
Le programme d’un nouvel ordre mondial présupposant une économisation totale de l’homme, dans lequel les élites financières et politiques autoproclamées restent le sujet pensant et dirigeant, a pour prix la dépersonnalisation des masses. L’être humain n’est que le produit biologique brut qui est transformé en ordinateur dans un réseau total d’informations. Il n’y a alors plus de personne, plus d’immortalité de l’âme, plus d’être vivant avec un cœur et une raison, un esprit et un libre arbitre. Il restera une construction sans patrie ni espoir.
Cela implique la réduction de 99 pour cent de la population mondiale à une biomasse sur puce, à du matériel humain ou à un groupe de consommateurs, à des bots. L’être humain n’a de “valeur” (“valeur” est ici entendu au sens économique et non moral) que dans la mesure où il contribue au maintien de ce système de domination et d’exploitation et y fonctionne. La domination totalitaire est réalisée dans une bureaucratie absolue lorsque l’homme en tant qu’homme serait aboli. “Agir s’avérerait superflu dans la vie commune des hommes, lorsque tous les hommes seraient devenus un seul homme, tous les individus des exemplaires de l’espèce, toutes les actions des termes d’accélération dans l’appareil de mouvement légal de l’histoire ou de la nature, et tous les actes des exécutions de sentences de mort, que l’histoire et la nature ont de toute façon prononcées”, écrivait Hannah Arendt en 1951 (Hannah Arendt, Elemente und Ursprünge totaler Herrschaft (Munich 2021) 959), tandis que le fondateur et exploitant du Forum économique mondial de Davos a récemment signalé ainsi au monde ses utopies transhumanistes : “Les dispositifs externes actuels […] seront presque certainement implantables dans nos corps et nos cerveaux. […] Ces technologies peuvent pénétrer dans l’espace jusqu’ici privé de notre esprit, en lisant nos pensées et en influençant notre comportement”. (Klaus Schwab/Nicholas Davis, Shaping the Future of the Forth Industrial Revolution (New York 2018) 39 ; 28 ; le même, Die Vierte Industrielle Revolution (Munich 2016)).
Le totalitarisme est toujours la haine de la vie, la préférence pour ce qui est mécaniquement réductible plutôt que pour ce qui est vivant et sacré. C’est le groupe de contrôle qui décide qui peut vivre ou qui doit mourir. Dans la guerre d’agression contre l’Ukraine, Poutine fait transporter ses troupes par des crématoriums mobiles afin de ne pas mettre en danger son pouvoir sur le plan de la politique intérieure par les images de cercueils rentrant chez eux.
Aux Etats-Unis, Biden annonce des bus mobiles pour l’avortement, y compris l’incinération des cadavres d’enfants, afin de contourner le jugement de la Cour suprême. Il s’agit de la démonstration d’un pouvoir moralement délié et du droit de tuer des enfants jusqu’à peu de temps avant leur naissance. C’est d’autant plus grave pour le témoignage de la vérité naturelle et révélée de Dieu que tous deux – Poutine et Biden – se présentent comme chrétiens. Mais devant le jugement de Dieu, “les malfaiteurs n’hériteront pas du royaume de Dieu”. (cf. 1 Corinthiens 6, 10).
En Russie, on punit celui qui appelle l’invasion brutale de l’Ukraine une guerre plutôt qu’une “opération militaire spéciale”. En Occident, on traîne en justice celui qui appelle l’infanticide dans le ventre de la mère un meurtre ou qui manifeste contre lui devant les cliniques d’homicide. En Chine, le trafic d’organes se fait au mépris cruel de l’autodétermination des personnes auxquelles les organes sont dérobés. Avec la détresse des femmes dans les pays pauvres, des agences “occidentales” dans les pays riches font le sale boulot de la maternité de substitution. Ce ne sont pas des cauchemars qui se dissolvent dans la réalité au réveil, mais la réalité qui est devenue un cauchemar.
[…]
Le mondialisme résulte des possibilités offertes par les communications modernes, les moyens de transport qui réduisent les distances, la technologie qui rend possible une immense augmentation de la production de biens de consommation et donc une élévation du niveau de vie pour des milliards de personnes. Mais de tout temps, la concentration du pouvoir politique, des finances et des moyens de communication dans la tête et les mains d’un petit nombre – qu’il s’agisse d’un parti, d’un groupe financier ou d’un nabab des médias – a été un malheur pour le reste de l’humanité. Les centres mondiaux de pouvoir et de finance qui se présentent comme un gouvernement mondial mondialisent également leur part d’ombre. Ils ne fonctionnent que dialectiquement avec leur contraire. Les surhommes ont besoin de leurs sous-hommes, les super-riches de leur clientèle dépendante qu’ils alimentent à bas niveau. Les souverains absolus ont besoin de leurs sujets consentants et craignent les citoyens libres et conscients d’eux-mêmes comme le diable l’eau bénite. Au Haut Conseil du pouvoir terrestre absolu, Pierre et le pape, son successeur, opposent en tout temps : “Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes”. (Actes 5, 29).
L'”Occident” sécularisé et officiellement antichrétien admet tout au plus le christianisme comme religion civile. Mais les célébrités qui ont résolument renoncé à l’Eglise utilisent volontiers une église de grande valeur historique et artistique comme décor de leur mariage, bien qu’elles ne veuillent pas considérer le mariage comme une institution divine et une promesse de sa grâce.
En Chine, le parti d’État athée persécute les chrétiens et utilise leurs rassemblements comme une occasion d’endoctrinement contre la foi en Christ, le véritable sauveur du monde. Qui compte encore sur des ruses diplomatiques et des compromis politiques avec le diable, le “maître de ce monde” (Jn 12, 31 2 Co 4, 4), pour pouvoir obtenir quelque chose de bon pour le christianisme ?
La différence essentielle est que le Christ a donné sa vie pour que nous vivions, alors que les dirigeants de ce monde, consomment la vie de leurs sujets pour qu’ils vivent quelques instants de plus et avec plus d’opulence, pour finir dans l’enfer qu’ils ont préparé pour les autres sur terre, “où leur ver (de conscience) ne meurt pas et où le feu (de l’amour non allumé) ne s’éteint pas”. (Mc 9,48) Par cette métaphore, Jésus-Christ veut dire que la conscience ronge ces personnes comme un ver. Les fauteurs de guerre en Ukraine, à cause desquels des dizaines de milliers de personnes meurent, n’ont pas de conscience, mais cela ne peut pas leur servir d’excuse devant le jugement de Dieu. […]
Le Nouvel Ordre Mondial fondé sur le pouvoir du marché est-il démocratiquement légitimé ?
C’est le problème que les super-milliardaires, par le biais de leurs fondations “caritatives” et de leur influence dans les organisations internationales, rendent dépendants d’eux les gouvernements nationaux qui – au moins dans un tiers des États – sont démocratiquement élus. Ils sont reçus comme de grands hommes d’État ou des célébrités et des VIP et sont flattés par les dirigeants locaux dans le vain espoir d’obtenir un peu de leur éclat et de leurs paillettes. Un entrepreneur qui réussit sur le plan économique, même s’il s’est enrichi en toute légalité et sans être contesté sur le plan moral, n’est pas pour autant un philosophe, et encore moins le Messie. Et si c’était le cas ? Les philosophes-rois de Platon n’étaient pas non plus les sauveurs du monde. Seul le Fils de Dieu, qui a pris notre humanité, pouvait changer le monde en bien une fois pour toutes, parce qu’il a vaincu le péché, la mort et le diable et nous a apporté la connaissance et le salut de Dieu. Mais chacun peut, s’il a réussi dans sa profession et son entreprise, contribuer à une amélioration relative de notre existence mondaine.
En tant que chrétiens, nous avons la responsabilité de contribuer à la construction d’un monde respectueux de l’homme grâce à nos compétences et à notre expérience dans les différents secteurs de l’artisanat et de la culture, sans pour autant nous poser en sauveurs et en rédempteurs.
Il faut garder à l’esprit que dans une démocratie, chaque citoyen adulte dispose d’une voix pour élire librement les députés et les gouvernants. Le vote libre est tout autre chose que la consultation des humeurs qui changent tous les jours. L’un vient de la responsabilité du citoyen pour le bien commun, l’humeur ne fait que refléter un sentiment instantané.
Depuis quelques années, on soupçonne que non seulement la liberté du discours scientifique, mais aussi la liberté d’expression dans son ensemble, sont réduites par le fait que l’on est immédiatement accusé de promouvoir une théorie du complot si l’on argumente en dehors du courant dominant. Peut-on accepter que la liberté d’expression soit réduite à ce point ?
Staline et Hitler craignaient continuellement les conspirations, que ce soit par calcul, pour intimider et éliminer l’opposition, ou par leur paranoïa, qui était le terreau de leur tyrannie. On considérait au 18e siècle dans les cours bourboniennes les jésuites, au 19e siècle dans les milieux libéraux-anticléricaux le Vatican et au 20e siècle les juifs – selon les “Protocoles des Sages de Sion” falsifiés – comme les porteurs d’un complot mondial. Ou bien on considérait l’Église et les capitalistes comme les ennemis du progrès vers le paradis des travailleurs, que seule la révolution communiste mondiale pourrait arrêter. Dans ma jeunesse, on parlait de théories du complot chez des contemporains excentriques qui voyaient des OVNI partout ou qui bricolaient des explications du monde invérifiables à partir des événements de l’époque.
Aujourd’hui, le mot “conspirationniste” est un terme de combat idéologique utilisé par des antifascistes mentalement sous-dotés, qui mènent leur “combat contre la droite” avec des méthodes nazies, c’est-à-dire en intimidant les médias, en menaçant de recourir à la violence, comme par ex. contre les juges de la Cour suprême qui ont nié le droit humain à l’avortement, ou contre une enseignante de l’université Humboldt – autrefois l’incarnation du standard scientifique allemand – qui voulait expliquer le fait biologiquement évident de la bisexualité de la nature humaine, sans laquelle il n’y aurait pas d’être humain individuel, ni même ceux qui s’insurgent contre cela.
Critiquer le Nouvel Ordre Mondial est globalement qualifié de conspiration, afin d’étouffer la discussion dans l’œuf. Pouvez-vous expliquer les raisons de cette interdiction de discussion ?
L’idéologue ne connaît que l’ami, qui se soumet à lui comme un crétin avec des hourras, ou l’ennemi, qu’il s’agit d’anéantir – de préférence physiquement, si le système le permet, ou de manière un peu plus civilisée par la mort sociale comme le shitstorm, l’ostracisme public, le licenciement ou en le faisant disparaître dans la spirale du silence.
Lorsqu’une personne persécutée physiquement et psycho-terroristement se suicide dans sa détresse, ses bourreaux se voient encore justifiés de manière perverse dans l’élimination des nuisibles, comme c’était précisément la manière de parler dans l’Allemagne nazie et la Russie soviétique. L’impiété et la misanthropie vont de pair. […]
Le discours philosophique/politique sur le Nouvel Ordre Mondial est-il un discours nécessaire pour montrer où le pouvoir économique indomptable de certaines personnes peut mener les sociétés et les États ?
La domination moralement débridée des idéologues, des politiciens et des économistes sur les hommes dans un seul monde doit nécessairement conduire à l’absence de liberté, à l’oppression et à l’extermination des opposants indésirables ou des personnes inutiles pour le système.
La culture de la mort souffle sur le monde entier avec le délire idéologique du droit à l’avortement, du droit à l’automutilation (dans le changement de sexe irréversible), de l’euthanasie, de la prétendue mort gracieuse pour les personnes dépassées par la vie, les malades incurables et les personnes âgées qui végètent soi-disant inutilement et dont le meurtre serait un acte de compassion.
[…]
Vous avez affirmé dans le discours que des personnes très riches comme Bill Gates ou l’investisseur George Soros veulent imposer le nouvel ordre mondial. Quelles sont précisément les intentions de ces deux personnes et de quelles possibilités disposent-elles pour imposer leurs idées ?
Ces deux personnes représentent, de leur propre aveu, le Nouvel Ordre Mondial qu’ils veulent instaurer à leur image et à leur ressemblance. Nul autre que Dieu ne peut juger de leurs motivations personnelles. Mais leur programme et leurs actions sont accessibles à tous, de sorte que nous pouvons également les juger en fonction de leurs effets positifs ou négatifs. Le contenu intellectuel de leurs contributions est plutôt modeste, si l’on se réfère à l’histoire intellectuelle et culturelle de l’humanité, et il est facilement atteint par n’importe quel étudiant normal des premiers semestres, quelle que soit la matière.
En réaction à ma remarque critique, certains porte-parole en Allemagne se sont bruyamment et spirituellement abaissés à trouver des schémas antisémites dans la relativisation des propos de M. Soro, simplement parce qu’il est né juif. Au regard de l'”antisémitisme” politique et raciste des XIXe et XXe siècles, teinté d’antichristianisme et défendu par Heinrich Treitschke, Bernhard Förster, le mari de la sœur de Nietzsche, Richard Wagner, Houston Chamberlain, Alfred Rosenberg et Adolf Hitler, la seule chose que l’on puisse dire en tant que chrétien, c’est que Jésus est également né juif, et que c’est en lui que nous, chrétiens de quelque nation que ce soit, mettons tout notre espoir dans notre vie et nos aspirations. En Allemagne, le paysage intellectuel n’est pas seulement contaminé idéologiquement, mais il gémit également sous l’incompétence intellectuelle et morale de ses hurleurs totalitaires les plus bruyants. […]
Deux anciens membres de Génération Identitaire relaxés en appel
Thaïs d’Escufon avait été condamnée en première instance en juin 2021 en raison d’ « injures publiques », à 3 000 € d’amende et à deux mois de prison avec sursis. Pour ces propos particulièrement odieux : il était
« scandaleux qu’un migrant clandestin puisse traverser la frontière au col du Portillon dans les Pyrénées et que ce danger soit à ce point pris à la légère ».
Elle avait bien entendu fait appel de la décision. Par la suite, le procureur avait demandé la confirmation de la peine prononcée en première instance. Le délibéré a été rendu et elle a été relaxée.
Néanmoins, tout n’est pas terminé. Elle a encore d’autres procès, notamment prochainement le 10 octobre, pour l’occupation pacifique des locaux de SOS Méditerranée à Marseille en 2018.
Jérémie Piano a également été relaxé en appel pour « injures publiques ». En janvier 2021, alors porte-parole de Génération Identitaire, il avait été poursuivi pour « incitation à la haine, à la violence et à la discrimination envers les migrants non-européens », dans le cadre de la mission Defend Europe Pyrénées. Il avait notamment déclaré, en sa qualité de porte-parole, que parmi les clandestins traversant le col du Portillon, « se trouvaient probablement des voleurs, des violeurs et des terroristes en puissance ».
Le 3 mai 2021, le Conseil d’Etat avait validé en référé la dissolution de l’association Génération Identitaire.
Qui veut d’une société meurtrière ?
Communiqué des AFC :
Le Comité Consultatif National d’Ethique a rendu hier 13 septembre 2022 son avis sur les « enjeux éthiques relatifs aux situations de fin de vie- autonomie et solidarité ».
Alors qu’il déplore avec raison :
- l’absence d’évaluation de l’impact des lois précédentes sur les questions de fin de vie
- l’insuffisance d’application des mesures prévues par la loi «Clays- Leonetti » de 2016 (notamment la rédaction des directives anticipées et la désignation d’une personne de confiance),
- l’insuffisance du développement des soins palliatifs dans notre pays,
le CCNE ouvre la voie à une application « éthique » de l’ « aide active à mourir », autrement dit du « suicide assisté ». Il recommande des critères éthiques qui en conditionneraient la mise en œuvre dans le cas où le pronostic vital de la personne serait engagé non seulement à court terme, mais également à moyen terme : il faudrait que les personnes qui en font la demande soient majeures, jouissent de leur autonomie de décision, souffrent de maladies graves et incurables entraînant des souffrances physiques ou psychiques réfractaires, et que la décision de satisfaire cette demande soit prise collégialement par l’équipe médicale.
Ces critères concerneraient également l’euthanasie qui serait proposée pour des personnes n’étant plus en état de manifester leur consentement, si elles en avaient auparavant exprimé le désir dans leurs directives anticipées, ou devenues incapables de se donner la mort elles-mêmes.
Les membres du CCNE ne sont cependant pas unanimes sur ces questions. 8 d’entre eux ont fait part de leurs fortes réserves.
Les Associations Familiales Catholiques rejoignent les inquiétudes exprimées par ces membres du CCNE, en raison de la nécessité de permettre un accès aux soins palliatifs à l’ensemble de nos concitoyens qui en auraient besoin, ce qui n’est pas le cas actuellement : un tiers des personnes qui en font la demande n’ont pas accès à ces soins, en raison de l’insuffisance des moyens de nos structures hospitalières.
Elles sont aussi convaincues de l’impact qu’aurait une telle évolution législative sur le moral des personnes âgées, fragiles, dépendantes ou handicapées qui risqueraient de se sentir « de trop » dans notre société, ainsi qu’un effet désastreux sur le moral des soignants dont la mission première est de soigner, non de tuer. Les AFC attestent que la vie est avant tout un don à accueillir, avant d’être une autonomie à posséder.
En pleine conscience et connaissance des situations parfois dramatiques vécues par les familles, très sensibles à l’émotion considérable que ces situations génèrent dans la société, les AFC sont cependant convaincues que l’euthanasie est avant tout un meurtre que la loi ne doit pas permettre, pas plus que son homologue qu’est le suicide assisté.
Au-delà de la lettre de la loi – L’Académie pontificale pour la vie conteste les enseignements d’Humanae Vitae et de Donum Vitae
First Things a publié le 27 aout un article co-écrit par le cardinal Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et Stephan Kampowski, professeur d’anthropologie philosophique à l’Institut pontifical Jean-Paul II pour le mariage et la famille à propos de l’ouvrage publié le 1er juillet par l’Académie pontificale pour la vie et intitulé « Éthique théologique de la vie » (déjà évoqué ici et là). Extrait :
Pourquoi les auteurs du document de l’Académie Pontificale pour la vie ont-ils choisi d’ignorer ce que dit Humanae Vitae ? On peut supposer qu’un engagement avec les déclarations réelles de l’encyclique aurait révélé un désaccord beaucoup plus profond, non plus sur une question concrète de moralité sexuelle, mais sur un problème appartenant à la théologie morale fondamentale : la question de savoir s’il existe des types d’actes, c’est-à-dire si les actes humains, objets de nos choix rationnels délibérés, ont des natures ou des espèces et dans quelle mesure on peut juger moralement un acte sur la base de cette seule espèce. La position qui nie que les actes ont des natures ou des espèces est appelée nominalisme. Bien que les auteurs du document de l’Académie Pontificale pour la vie ne prétendent pas explicitement être des nominalistes, ce qu’ils écrivent devient beaucoup plus intelligible lorsqu’il est lu dans cette perspective.
[…]
Les choses sont différentes lorsqu’il s’agit du choix de la contraception. Lorsque le mari et la femme privent délibérément leur acte sexuel de sa fécondité, ils ne peuvent prétendre accomplir un acte qui a une signification procréatrice. Or le choix contraceptif est le choix d’une sexualité stérile, même si, biologiquement parlant, en raison de l’échec de la contraception, elle pourrait bien conduire à la conception d’un nouvel être humain. En privant délibérément leur acte sexuel de sa fécondité potentielle, les partenaires choisissent leur acte sexuel comme un acte intrinsèquement incapable de générer une nouvelle vie humaine. Ainsi, au niveau intentionnel, c’est-à-dire au niveau de ce qui est effectivement choisi, on peut dire avec Elizabeth Anscombe que la différence entre le choix de la contraception et le choix des actes homosexuels est une question d’esthétique et de goût uniquement : Dans les deux cas, les objets de son choix sont des actes sexuels stériles.
[…]
Mais même si l’on admet ce qui précède, on peut encore se demander : ” Où est le problème du choix d’un acte sexuel stérile ? “. La première chose à dire est que le choix du sexe stérile banalise notre sexualité. Ce choix prive notre sexualité de toute forme de transcendance, de toute forme de mission, et ce, dans chacun de ses actes, et pas seulement au niveau de l’attitude générale. En s’unissant dans un sexe stérile, les deux personnes restent seules l’une avec l’autre, vivant pour le moment. Que ces deux-là soient du sexe opposé ou du même sexe est accidentel, comme l’est d’ailleurs le fait qu’ils soient deux. Ainsi, on perd le sens de ce qui est propre à l’amour entre l’homme et la femme, ainsi que le sens profond de la différence sexuelle. Déjà en 1984, Augusto del Noce suggérait que l’amour homosexuel est devenu le paradigme de la façon dont nos sociétés pensent l’amour. Nous pouvons également le dire avec les mots de Benoît XVI : “Le choix du sexe stérile est le choix de quelque chose de trivial, et même s’il était limité à un couple marié de sexe opposé, par sa logique interne, il ne peut pas rendre compte de cette limitation et, en fait, il “met sur un pied d’égalité toutes les formes de sexualité.”
[…]
Voilà donc les deux concepts irréconciliables de la personne humaine et de la sexualité humaine : Le choix de la contraception est un choix contre la possession vertueuse de soi et la maîtrise de soi. Le concept sous-jacent de la personne humaine est celui d’un être gouverné par des instincts et des pulsions, lâché comme une tornade, une force de la nature dont on ne peut contrôler les opérations. On ne peut que prendre des mesures prudentes, appliquer des expédients techniques, afin de limiter tout dommage éventuel. Le concept de sexualité sous-entendu est celui d’une force brute, incapable d’être intégrée dans l’ordre de la raison – et avec elle dans l’ordre de la liberté et de l’amour. Dans cette optique, intégrer et modérer cette force, assumer la responsabilité personnelle de ses effets indésirables en s’abstenant de l’exercer, ne doit être proposé à personne, car de telles tentatives sont potentiellement nuisibles. L’idée est que le mieux que l’on puisse faire est de réprimer sa pulsion sexuelle, qui peut alors éclater à tout moment comme un volcan, l’éruption étant d’autant plus violente que l’on a refusé auparavant tout exutoire à cette pulsion. Cette vision de la sexualité humaine, pratiquement implicite dans chacun des choix contraceptifs, trouve sa formulation la plus brutale dans les paroles du grand prophète de la révolution sexuelle, Wilhelm Reich, qui a affirmé de façon célèbre que “l’expérience médicale en matière de sexualité nous enseigne que la répression sexuelle provoque la maladie, la perversion ou la lascivité “26.
[…]
Que la sexualité n’est pas une force brute mais peut être intégrée dans l’ordre de l’amour et de la raison, que les époux sont vraiment capables de faire un don d’eux-mêmes et de se recevoir mutuellement avec la liberté même de ce don : C’est une bonne nouvelle. Que notre sexualité comporte, selon les termes mêmes du document de PAV, un Gabe et un Aufgabe, un don et une mission (n. 168) : cela aussi est une bonne nouvelle. Qu’il existe un contexte approprié pour recevoir ce don et vivre cette mission, à savoir l’institution que l’amour conjugal se donne à lui-même, qui porte le nom de mariage : C’est une bonne nouvelle. La solution aux problèmes actuels de l’Église – de la crise des abus à la baisse du nombre de mariages et de baptêmes, de la quasi-absence de conversions d’adultes au nombre croissant de personnes qui tournent le dos au Corps mystique du Christ – ne consiste pas à renoncer à la bonne nouvelle qu’elle possède, mais à commencer enfin à la proclamer avec confiance, en particulier et précisément dans le domaine de la sexualité humaine. Comme l’a dit un jour Elizabeth Anscombe, “Que peut-on faire ? Si vous voulez réparer la situation, vous devrez prêcher la chasteté, toute la doctrine de l’Église : tout le paquet. Car tout cela va de pair. “28 Oui, tout va de pair. Les considérations qui précèdent auront, je l’espère, montré que la question de la contraception n’est pas seulement un problème mineur dans un domaine délimité de la théologie morale spéciale. C’est plutôt l’ensemble de l’enseignement ecclésial sur la sexualité, le mariage et la famille qui en dépend : de l’évaluation morale des actes homosexuels à la question des relations pré-maritales et extra-maritales, en passant par le sens du mariage et la possibilité du célibat pour le Royaume des Cieux.
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Le problème des PMA, la raison de l’illégitimité morale de chercher à avoir des ” bébés sans sexe “, trouve son origine dans les répercussions que ces procédures ont sur la relation parent-enfant et dans le respect que l’on doit à l’enfant en tant que personne, en tant que personne qui a une dignité. Même si les PMA homologues portent moins atteinte à l’unité du mariage et ont donc “moins de négativité éthique” (DV II, B, 5), il est vrai que le simple fait d’avoir “moins de négativité éthique” ne rend pas une pratique bonne. L’argument principal fourni par Donum Vitae s’applique à la procréation artificielle dans toutes ses variétés, y compris les homologues : Elle “confie la vie et l’identité de l’embryon au pouvoir des médecins et des biologistes et établit la domination de la technologie sur l’origine et le destin de la personne humaine. Un tel rapport de domination est en soi contraire à la dignité et à l’égalité qui doivent être communes aux parents et aux enfants” (DV II, B, 5).
[…]
Lorsque Donum Vitae parle du “lien entre la procréation et l’acte conjugal” (DV, II, B, 4, c), il s’agit des répercussions morales de la naissance de “bébés sans sexe”. Le texte fait référence au droit de l’enfant à être conçu dans un acte d’amour, une étreinte concrète, physique et amoureuse entre son père et sa mère. Séparer la procréation et l’acte conjugal reviendrait alors à priver l’enfant de ce droit et à provoquer la conception par un acte technique, médical, qui n’est pas un acte conjugal. Pourquoi n’est-ce pas un acte conjugal ? En fait, le protagoniste, celui qui agit, est le médecin. Le mari regarde le médecin féconder sa femme, en utilisant, espérons-le, le sperme du mari, mais, de par la nature même de la procédure, une confusion ne peut être exclue. Quelles que soient les intentions ou les attitudes des époux, si les actes ont un sens en eux-mêmes, alors l’acte d’un médecin fécondant la femme du mari ne peut être qualifié d’acte conjugal. Même si le médecin utilise le sperme du mari dans une insémination artificielle, l’acte est beaucoup plus proche d’un acte d’adultère que d’un acte conjugal. La génération et l’acte conjugal sont clairement séparés.
Suède : victoire confirmée pour la coalition de droite
Le Premier ministre Magdalena Andersson a annoncé sa démission, après avoir reconnu la victoire de la coalition centre-droit/droite nationale. Le bloc de droite obtient 176 sièges, contre 173 pour le bloc de gauche. Le triomphe du parti nationaliste des Démocrates de Suède (SD) est historique : non seulement c’est la première fois que la droite modérée franchit le Rubicon de l’alliance avec les nationaux, mais en plus cette alliance a tourné à l’avantage des seconds. Avec 20% des voix, le SD devient le deuxième parti politique de Suède, et le premier de droite (les Modérés ayant obtenu 19%).
Les catholiques peuvent recevoir les sacrements des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X
Dans une séance de questions-réponses, Mgr Athanasius Schneider, qui accueille actuellement le pape au Kazakhstan, vient de déclarer (traduction de Jeanne Smits) :
La Fraternité Saint-Pie X n’est pas en dehors de l’Eglise, car elle n’est pas schismatique. Seuls les quatre évêques qui avaient été ordonnés furent excommuniés, et en 2009, le pape Benoît XVI a levé ces sanctions ecclésiastiques ; il n’existe donc aucune excommunication formelle de qui que ce soit dans la Fraternité Saint-Pie X du point de vue canonique. Il n’y a pas eu d’excommunication formelle, et ils ne sont donc pas en dehors de l’Eglise. Il peut certes y avoir des situations canoniques irrégulières, c’est une autre question. Mais le Saint-Siège – le pape François – leur a déjà accordé certaines facultés, comme les confessions ordinaires : tous leurs prêtres peuvent confesser avec l’approbation du pape. Mais comment un pape peut-il donner à des prêtres qui seraient « hors de l’Eglise » des facultés canoniques ordinaires ? Le pape leur a également accordé la possibilité d’assister aux mariages canoniques, ce qu’ils font, et il y a des évêques qui, par des décrets généraux, ont donné à tous les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X dans leur diocèse la faculté d’assister aux mariages et de célébrer les messes nuptiales. Comment un évêque pourrait-il accorder de telles facultés à un prêtre qui est en dehors de l’Eglise ?
Il faut donc être réaliste. La situation de la Fraternité Saint-Pie X est liée à l’extraordinaire crise de l’Eglise. Ils ne font rien d’autre que ce que l’Eglise a toujours fait jusqu’au Concile : il n’y a pas de nouveautés, ils ont simplement continué de faire ce que les Saints eux-mêmes ont fait, et je le répète : leur situation est canoniquement irrégulière en raison de la grande crise que nous traversons depuis le Concile. Nous devons être très honnêtes et en faire le constat. Bien sûr, nous devons prier pour qu’ils obtiennent la structure canonique complète, et aider à cela, mais quand il y a urgence en matière de foi, l’aspect légal canonique est secondaire. Ce qui prime, c’est la foi, la vérité et la liturgie, et tout cela, l’Eglise l’a toujours gardé, comme ce fut le cas au IVe siècle lors de la crise arienne. Saint Athanase a été excommunié, et il a dit : Ils ont pris toutes les églises, mais nous avons la foi, ils ont les bâtiments, nous avons la foi. Peut-être ont-ils le pouvoir canonique et les structures, mais tant d’évêques n’ont pas la foi… ou pas la Foi entière.
Nous devons donc avoir une vision globale et prier pour qu’il y ait un Pape qui reconnaisse et donne toutes les facultés à la Fraternité Saint-Pie X, et aux autres communautés qui s’efforcent de garder la foi.
Journée internationale pour la liberté de l’instruction
Plusieurs associations et collectifs d’instruction en famille (IEF) appellent à se mobiliser le 15 septembre, pour la Journée Internationale Pour la Liberté de l’Instruction (JIPLI).
Des rassemblements auront lieu à Lille, Créteil, Lyon, Toulouse, Caen, Troyes,Gaillac, Aix-en-Provence, Nîmes, comme l’indique le site officiel de la JIPLI (tous les détails ici).
Depuis la loi dite “séparatisme”, les parents doivent demander l’autorisation d’instruire eux-mêmes leurs enfants. Cette autorisation est désormais délivrée par l’Éducation nationale, transférant l’autorité parentale aux recteurs d’académies, ce qui entraîne de nombreux contentieux. De nombreux refus sont à déplorer (90 % des nouvelles demandes dans certaines académies comme celle de Toulouse), qui ont pour conséquence la scolarisation forcée des enfants.
Nous dénonçons cet arbitraire de l’administration et demandons le retour au régime déclaratif, dans lequel les familles étaient déjà très contrôlées.
Encore un procès !
Il semble que nous allons être à nouveau poursuivis en justice – cette fois pour avoir défendu la liberté des prêtres d’accompagner en vérité les personnes ayant des tendances homosexuelles. France Info avait eu la nouvelle fin décembre 2021. Nous venons seulement d’être contactés sur cette affaire. L’article incriminé est ici.
Cela arrive juste après avoir été traînés devant les tribunaux par le Grand Orient pour avoir défendu la vie. Avec votre aide, nous avons gagné – une première manche, car il fait appel !
Ils ne nous feront pas taire. Mais Le Salon beige a besoin de vous car ce nouveau procès va nous coûter cher. Pouvez-vous nous aider ?
Un divorce c’est toujours triste
Toute la presse se gausse de la main courante pour violence déposée par l’épouse du député NUPES du Nord Adrien Quatennens. Il faut dire que cette plainte aurait du rester confidentielle. Aussi, le couple Quatennens a réclamé mardi dans un communiqué commun « le respect » de sa « vie privée ».
« Suite à une dispute après avoir annoncé sa volonté de séparation, Céline Quatennens a déposé une main courante en précisant aux policiers qui l’ont entendue qu’elle ne souhaitait ni porter plainte, ni qu’il y ait de suites judiciaires à cette main courante et qu’elle exigeait que les informations ne se retrouvent pas dans la presse ».
Le parquet s’est saisi des faits. Adrien Quatennens avait en effet déclaré devant l’Assemblée Nationale en 2019 :
“Parmi les 118 femmes tuées cette année par leur conjoint ou leur ex, une proportion significative avait déposé une main courante. Combien de ces cas prévisibles aurions-nous pu éviter ?”
Le couple tente de défendre sa vie privée en invoquant un divorce difficile :
« Comme des millions de Français, nous vivons actuellement une situation de divorce difficile que nous entendons réaliser à l’amiable ».
Un divorce, c’est toujours difficile. A quand des mesures pour aider les couples ? De la stabilité des familles découle la stabilité de la société.
Mgr Jean-Marc Eychenne quitte Pamiers pour rejoindre Grenoble
Le pape François a nommé ce mercredi 14 septembre Monseigneur Jean-Marc Eychenne nouvel évêque de Grenoble-Vienne. Il était jusque-là évêque de Pamiers. Il succède ainsi à Monseigneur Guy de Kerimel, lequel a été nommé à Toulouse. Sa messe d’installation de Mgr Eychenne aura lieu le samedi 22 octobre. Comme l’indique Riposte catholique, Mgr Eychenne hérite du lamentable dossier liturgique légué par son prédécesseur, et des suites de l’affaire Ribes.
Comme me l’écrit un prêtre diocésain, comment assurer une véritable paternité auprès des prêtres en déplaçant les évêques au gré des chaises musicales ? Un prêtre a plaidé récemment pour que les curés soient nommés pour une durée indéterminée. En effet, la mobilité programmée des curés est souvent cause d’un immobilisme pastoral, au point que ceux-ci finissent par apparaître comme les administrateurs temporaires d’une communauté qui, elle, est stable. Ce qu’il écrit peut très bien s’adapter aux évêques. À partir d’une étude approfondie appuyée sur l’Écriture, le magistère d’hier et d’aujourd’hui, le droit canon et les exemples de curés édifiants, son livre invite à redécouvrir la stabilité du pasteur qui « donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10,11). Et si la stabilité des évêques était la clé du renouveau missionnaire ? Plutôt que de débattre du sexe des anges, du mariage des prêtres et de la place des femmes, le synode synodal ferait bien de s’interroger sur cette stabilité pastorale.
Désormais, les mensonges du gouvernement tiennent deux semaines et demi
27 août : Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a assuré que le plafonnement à 4% de la hausse des prix de l’électricité cette année serait maintenu et ne ferait pas l’objet d’un rattrapage en 2023.
14 septembre : Le Premier ministre donne des détails sur la prolongation du bouclier tarifaire début 2023, valable pour “tous les ménages, les copropriétés, les logements sociaux, les petites entreprises et les plus petites communes”. Le gaz n’augmentera que de 15% en janvier 2023 et l’électricité de 15% en février. “L’écart ne sera pas reporté sur les factures des consommateurs (…), il sera pris en charge par l’Etat”, précise Elisabeth Borne.
Décidément, le débat politique progresse à vue d’oeil!
Extraordinaire réponse du ministre chargé des relations avec le Parlement, Franck Riester:
Le député LR Patrick Hetzel lui disait:
M. Patrick Hetzel appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la Première ministre, chargé des relations avec le Parlement, sur le taux de remise des rapports demandés lors de l’examen de projets de loi. Alors que ce taux s’établissait à 28 % lors du précédent bilan, il atteint 21 % pour la dernière session (27 sur 127). Ainsi, la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable passe d’un taux de remise de 5 à 4 %. Le taux le plus surprenant est pour le Gouvernement qui ne remet pas les rapports qu’il s’est lui-même imposé de rédiger par l’intermédiaire d’un amendement qu’il a proposé et fait voter. Pour la session 2018-2019, ce taux était de 43 % Il est passé à 11 % pour la session 2020-2021 avec seulement un rapport remis sur les neuf demandés par amendement gouvernemental. Aussi, il lui demande à quelle date paraîtront les autres rapports gouvernementaux.
M. Riester répond:
M. le ministre délégué auprès de la Première ministre, chargé des relations avec le Parlement, partage la préoccupation de M. le député de voir les rapports rédigés à l’attention du Parlement remis dans les délais prévus par les textes. Le respect de cet principe est régulièrement rappelé aux ministères dans le cadre du suivi de l’application de chaque loi, lorsque celle-ci prévoit une ou plusieurs demandes de rapports à remettre au Parlement, notamment à l’occasion des réunions interministérielles de suivi sur les différentes lois. Ce suivi permet de faire le point sur l’état d’avancement des projets de rapports et sur l’échéance actualisée de leur transmission au Parlement. Cette exigence est portée avec la même attention quelle que soit l’origine de la demande de rapport, parlementaire ou gouvernementale, prévue par la loi définitivement promulguée.
Communiqué de Mgr d’Ornellas sur l’avis du CCNE
Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et responsable du groupe de travail « Bioéthique » de la Conférence des évêques de France, vient de réagir à l’avis du “Comité consultatif national d’éthique” (tous les mots mérioteraient des guillemets spécifiques… sauf peut-être le mot de Comité qui rappelle “efficacement” celui de salut public, spécialiste de la “solution finale”!)
L’Avis du CCNE est un magnifique plaidoyer pour les soins palliatifs. Il exprime avec finesse et justesse ces soins « essentiels »1 à la médecine. Il dénonce les faiblesses de leur mise en œuvre en France, malgré les lois qui les promeuvent comme un droit pour chaque citoyen. Il appelle vigoureusement à un effort de l’État pour que se diffusepartout la « culture palliative » en notre pays. Grâce au CCNE, cet effort et son caractère impératif seront-ils enfinpris au sérieux par nos dirigeants ?
Vouloir développer « en même temps » les soins palliatifs et l’aide active à mourir, c’est à la fois favoriser l’expression des désirs individuels d’une mort immédiate, et promouvoir le soin par l’écoute et l’accompagnement dela vie, aussi fragile soit-elle. En définitive, c’est décider de faire peser sur tous le choix cornélien de mourir ou de vivre ! Dans leur écrasante majorité, les médecins des soins palliatifs dénoncent la contradiction entre le soulagement qu’ilssavent offrir et la proposition de donner la mort, proposition que les patients seront obligés d’envisager.
L’Avis du CCNE pose l’argument de non-discrimination pour ouvrir la porte à une éventuelle légalisation du suicideassisté et de l’euthanasie. Cet argument d’égalité est contredit par l’expérience des soignants : y a-t-il une égalité entre la personne qui, en pleine possession de ses facultés, peut demander de façon récurrente l’euthanasie, et la personne fragilisée qui, ne pouvant pas s’exprimer, s’en remet avec confiance aux soignants qui l’accompagnerontjusqu’au bout ?
L’Avis du CCNE jette du brouillard sur la réflexion. Il utilise le même mot « fraternité » pour qualifier à la fois l’aide activeà mourir et l’accompagnement par les soins palliatifs. Mais comment appeler fraternel le geste qui donne la mort à sonfrère qui la demanderait ? Ce n’est pas dans le brouillard qu’on discerne le projet de société à édifier ! Soit nouschoisissons une société des désirs individuels qui s’imposent à tous, y compris au corps médical, société fragile et fluctuante, sans consistance et sans visée commune. Soit nous souhaitons une société de la fraternité grâce à laquelle les personnes les plus vulnérables sont collectivement entourées de considération et accompagnées par le soin,société cohérente, bâtie sur un projet fort et commun pour tous, sur une espérance.
Pourquoi l’Avis du CCNE ne pose-t-il pas dans le débat la longue tradition éthique issue du « tu ne tueras pas », qui fondenotre civilisation et qui donne de la clarté pour penser notre responsabilité collective face à la question si complexe dela fin de vie ?
Alexandre le Grand pour les enfants
Les éditions jeunesse de La Nouvelle librairie ont publié Alexandre le Grand, l’enfance d’un conquérant, faisant revivre un personnage de légende.
Alexandre le Grand (356 — 323 av. J.-C.) reste, par-delà les siècles, un héros comme l’Histoire en a peu vu. Mais quelle fut sa jeunesse ? Son père, le roi Philippe de Macédoine, lui a donné les meilleurs maîtres. Au gymnase, Alexandre s’entraîne au javelot et à la lutte. A la chasse, son oncle le confronte à un loup. Quand il faut étudier l’Iliade et l’Odyssée, c’est au grand philosophe Aristote que son père le confie. Mais cela suffit-il pour avoir le courage de dompter un cheval aussi fougueux que Bucéphale ou pour se faire aimer de ses soldats ?
En 338 av. J.-C, la bataille de Chéronée marque, pour Alexandre, le début de quinze années d’aventures et de conquêtes qui le mèneront au bout de la terre, en des lieux encore inconnus des Grecs. C’est ainsi que, malgré son jeune âge, Alexandre de Macédoine bâtira l’un des plus grands empires qui aient jamais existé. Lui qui craignait de ne pas avoir un destin suffisamment glorieux deviendra l’un des personnages les plus connus et les plus admirés de toute l’histoire de l’Europe.
TopMusic, l’appli musicale chrétienne
Après la catastrophe du téléchargement illégal au début des années 2000 et la chute des ventes de CDs, les plateformes de streaming musical ont commencé à émerger, pour le mieux puis pour le pire. Spotify, Deezer, ou encore Apple Music sont désormais des incontournables de la consommation de musique au quotidien. Ces plateformes, bien que salvatrice en certains aspects, font mal à la musique. Elles pratiquent une rémunération des ayants droits (artistes, auteurs, labels, etc.) qui favorise les artistes déjà très populaires face aux artistes de catégories de niche notamment les artistes chrétiens.
L’application TopMusic apporte aux artistes chrétiens une solution double : donner de la visibilité à leurs projets auprès d’une audience chrétienne francophone très ciblée, tout en leur permettant de bénéficier directement du soutien financier de ces auditeurs selon un modèle plus juste (basé sur les « tips » – chaque abonné peut donner des pourboires aux artistes de son choix – , et les écoutes individuelles : le montant de l’abonnement est réparti aux artistes écoutés par l’abonné).
D’après les estimations actuelles, l’application permettra de financer entre 3 et 15 fois plus les artistes par rapport à la moyenne actuelle des plateformes, en fonction de l’engagement de la communauté des artistes.
Plus de 50 artistes sont déjà ambassadeurs de TopMusic (Hopen, Collectif Cieux Ouverts, Gregory Turpin, Hillsong, Dan Luiten, Matt Marvanne…) et relayent le projet auprès de leurs audiences.
« L’application TopMusic, c’est la formidable promesse de trouver le meilleur de la musique chrétienne, tout en encourageant ceux qui la créent. » résume un artiste ambassadeur enthousiaste de l’initiative.
Aujourd’hui, 42% des titres du Top50 divulguent des contenus dits « explicite » (insultes, drogue, sexe, violence, …). Face à cette dérive, TopMusic souhaite promouvoir les valeurs chrétiennes dans la culture et la société française au travers de la musique.
Souhaitez-vous donner du sens à votre épargne en contribuant au lancement de TopMusic, l’application musicale chrétienne révolutionnaire ?
Pour toute information et investir, cliquez ici : https://www.credofunding.fr/fr/topmusic
Fin de vie : des éléments pour argumenter
Alors qu’Emmanuel Macron a lancé l’offensive visant à légaliser d’ici 2023 le droit de tuer les personnes gênantes, un certain nombre de publications viennent éclairer les idées et donner des arguments en faveur d’une fin de vie véritablement digne. Cela ne convaincra sans doute pas nos idéologues, mais peut permettre de mieux argumenter durant cette bataille.
Les Dr Jean-Marie Gomas, l’un des fondateurs du mouvement des soins palliatifs, médecin généraliste, gériatre, enseignant, ancien responsable d’une Unité Douleurs Chroniques et Soins Palliatifs à Paris, et Pascale Favre, médecin, diplômée d’un DEA de droit de la santé, ont publié chez Artège Fin de vie : peut-on choisir sa mort ? L’euthanasie n est pas LA solution.
Face à l’argument récurrent du “droit à”, celle de la liberté débridée (« Je veux choisir ma mort, c’est ma liberté ! »), ils témoignent du décalage de cette revendication avec la réalité de ce que vivent les malades à l’approche de leur fin de vie. Ce livre clarifie le vocabulaire et propose de revisiter les croyances et préjugés qui obscurcissent la question de la fin de vie, en interdisant un véritable débat. Il donne les éléments éthiques et médicaux nécessaires à la compréhension des enjeux de la mort provoquée. Beaucoup plus largement, il y est question du chemin du mourir et de la finitude. Chaque fin de vie se révèle une histoire singulière jusqu’au bout, imprévisible, appelant des soins adaptés et toujours créatifs. Basé sur une longue expérience clinique des auteurs dans le domaine des soins palliatifs et sur un travail universitaire autour de l’impact de l’acte euthanasique sur le praticien, il est à destination du grand public comme des professionnels du soin.
Henri de Soos, diplômé de Sciences Po Paris et titulaire d’une maîtrise de droit, volontaire du mouvement ATD Quart Monde, ancien DRH d’une grande entreprise industrielle, il a notamment été au sein d’Alliance Vita responsable du service d’écoute SOS Fin de vie. Il publie chez Salvator L’impasse de l’euthanasie, préfacé par Philippe Pozzo di Borgo.
Il analyse dans cet essai les cinq principaux arguments des militants pro-euthanasie (suivre l’exemple de pays étrangers, suivre l’opinion de certains sondages, mettre un cadre à des pratiques illégales existantes, mourir plutôt que souffrir, et exercer son ultime liberté) afin d’en souligner les limites et les incohérences. Plutôt que de considérer cet acte comme une ultime liberté, il met en lumière les dangers de renoncer à « l’interdit de tuer », fondement essentiel de notre relation entre soignants et soignés.
L’exemple des pays étrangers, en particulier les pays du Bénélux, est éloquent : la légalisation a eu pour conséquence une hausse continue des euthanasies, la poursuite d’un nombre important d’euthanasies clandestines, l’élargissement de la pratique pour des personnes ne souffrant pas de maladie en phase terminale, des cas de dérives à la pelle.
L’auteur privilégie la voie suivie jusqu’à présent par la France et qui mérite d’être mieux connue et défendue : ni acharnement thérapeutique, ni euthanasie, mais des soins palliatifs de qualité et accessibles à tous.
Avis du CCNE sur le suicide assisté et consultation citoyenne : bis repetita
Communiqué de La Manif Pour Tous :
Depuis que le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) avait annoncé s’être auto-saisi du sujet de l’euthanasie, le contenu de son avis était hélas prévisible, tout comme l’annonce d’une consultation citoyenne, dont les conclusions sont déjà écrites.
Nos politiques ne cessent de s’étonner, depuis quelques années, de la montée de la défiance des Français à leur égard et de la hausse de l’abstention à chaque élection.
Hélas, sur une question humaine et éthique majeure – celle de l’euthanasie, renommée « suicide assisté » ou « aide active à mourir » – la méthode politique ne progresse pas : un nouvel avis du CCNE, contredisant ses avis précédents mais répondant au vœu du président de la République, vient cautionner le nouveau projet sociétal. Une consultation citoyenne se déroule ensuite, dont les conclusions ne seront pas prises en compte, étant écrites d’avance.
Mais le fait est que les Français ne peuvent croire que ce qui n’était pas éthique hier devienne éthique aujourd’hui. La dignité humaine et le respect qui lui est dû ne changent pas au gré des majorités politiques.
Ces procédés, que l’on retrouve dans d’autres domaines – la Convention citoyenne sur le climat par exemple- sont indignes de tels enjeux. Ils décrédibilisent aussi bien le respect que prétend avoir Emmanuel Macron pour les Français que l’indépendance des institutions – dont celle du CCNE – vis-à-vis du politique.
« Toute la communication gouvernementale sur les mesures prises pendant la pandémie soulignait l’impératif de solidarité et de protection des plus vulnérables. Dans cette même période, de nombreux Français ont vécu très douloureusement le fait de ne pas pouvoir accompagner leurs proches jusqu’à leur dernier souffle à cause du Covid 19. Cette expérience très marquante rend encore plus incompréhensible la volonté d’Emmanuel Macron de légaliser la possibilité de donner la mort, un geste qui va à l’encontre de tout ce que nous venons de vivre », souligne Albéric Dumont, vice-président de La Manif Pour Tous. « Hélas, il n’est pas certain que cela soit entendu : pour Emmanuel Macron, consulter ne veut pas dire écouter » complète-t-il.
Il manque quelque chose à la France
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités à propos du décès de la reine Elizabeth II, qui a donné lieu, dans les médias français, à un concert de louanges :
Certes, le Royaume-Uni n’est pas la France, mais cette fascination des Français pour la monarchie britannique n’en reste pas moins significative.
Elle témoigne du fait qu’il manque quelque chose à la France depuis le 21 janvier 1793. Je ne suis pas sûr que ce « quelque chose » pourrait être du même ordre que la monarchie britannique, mais ce manque est de moins en moins contestable.
Qu’il manque quelque chose à la France n’est d’ailleurs pas une révélation récente.
Balzac disait qu’en coupant la tête à Louis XVI, la Révolution avait coupé la tête à tous les pères de famille. Cette décapitation des pères de famille nous a valu l’effondrement démographique qui fut la cause première de la Grande Guerre. Elle nous vaut aujourd’hui « l’ensauvagement » du pays, faute d’autorité éducative.
Mais, surtout, il manque à la France deux éléments que la monarchie britannique a conservés par son existence même : le sens de la continuité historique et l’acceptation d’une autorité supérieure.
La monarchie britannique incarne la longue durée. La chose est d’autant plus frappante que la dynastie des Windsor est récente et a usurpé le trône des Stuart – ce qui montre que la force de la monarchie n’est pas principalement la qualité des personnes assises sur le trône, ni même de la famille régnante, mais bel et bien le système de succession sans débat ni guerre civile à la tête de l’État.
Et la chose est aussi, hélas, singulièrement frappante si l’on compare à notre propre chef de l’État qui donne l’image d’un gamin capricieux incapable d’apprécier la prestigieuse histoire du peuple qu’il aspire à gouverner et poussant même l’indécence jusqu’à insulter cette histoire depuis l’étranger. Cette indécence de « Jupiter » et ce mépris de l’histoire contrastent douloureusement avec la dignité d’Elizabeth II.
Ajoutons, puisque ce deuil britannique nous force à comparer, que la monarchie avait une autre vertu : le roi étant lieutenant de Dieu, l’idée qu’il est des lois supérieures auxquelles les hommes ne peuvent toucher sans tyrannie, s’imposait naturellement.
La monarchie britannique, qui a gardé le « décorum » des cérémonies religieuses, les a largement vidées de leur sens, au point que, désormais, le parlement anglais vote autant, sinon plus, de dérives sociétales que le français. Mais il reste que l’idée que le parlement ne peut pas tout faire – en particulier ne peut pas « changer en homme en femme » comme disait le dicton britannique ou ne peut pas décider de la vérité – est la seule garantie des libertés humaines face aux tyrannies.
Quelques commentateurs, irrités du concert de louanges pour la reine défunte, ont objecté que l’Angleterre était une oligarchie. Mais, hélas, la même chose vaut pour la France. Et pratiquement pour les mêmes raisons : dans les deux cas, les plus riches ont spolié les biens de l’Église (qui permettaient de financer l’hôpital, l’éducation et l’assistance) – à la Réforme pour l’Angleterre et à la Révolution pour la France. Une caste de parvenus en est née, qui continue à dicter la politique économique et la politique tout court au détriment du bien commun. Il y a de bonnes raisons de le reprocher à l’Angleterre, mais pourquoi pas à la France ?
En un mot, la France post-révolutionnaire a presque tous les défauts de la monarchie britannique et aucun de ses avantages. Comment se réjouir d’une telle comparaison ?
Homme enceint ou femme à barbe ?
Suite aux nombreuses réactions suscitées par la publication de la nouvelle campagne du Planning Familial à l’attention de la communauté LGBT mettant en scène une femme transgenre enceinte, VA + a décidé d’aller demander aux Parisiens ce qu’ils pensaient de cette affiche. D’après le Planning Familial, seule « l’extrême-droite » a été choquée par ces dessins. Qu’en est-il vraiment ?
Légaliser l’euthanasie pour décharger l’hôpital ?
Il est permis de se poser cette question cynique : alors qu’Emmanuel Macron ouvre les débats (il faut le dire vite) pour la légalisation de l’euthanasie, on apprend qu’à Strasbourg un octogénaire a été retrouvé mort sur son brancard après avoir attendu une vingtaine d’heures aux urgences. Le syndicat FO a écrit au ministre de la Santé François Braun, pour l’alerter sur
«la récurrence de la dégradation des prises en charge et du fonctionnement délétère des urgences».
En mars, un patient était déjà décédé aux urgences. Victime d’une hémorragie digestive, il avait attendu une douzaine d’heures avant d’être pris en charge, ce qui avait suscité l’ire de soignants qui avaient dénoncé le manque de lits d’hospitalisation et l’encombrement des urgences.
Fin des poursuites contre les saisies de cocaïne inférieures à 1,5 kilo
L’information date du mois de juin mais elle vient d’être révélée :

Le parquet de Cayenne expérimente depuis le 1er juillet le classement sans poursuite des saisies inférieures à 1,5 kilo de cocaïne afin de « diminuer la charge » du trafic de stupéfiants sur la chaîne pénale.
Le syndicat Synergie-Officiers a réagi :
“Comment peut-on en arriver à une politique pénale de cette nature pour le trafic de cocaïne dont la Guyane est le principal point d’entrée en métropole ? On peut toujours demander plus à la Police mais pas en sabordant son action”.
Olivier Lorry, secrétaire zonal Alternative police, ajoute :
“Nous, on fait notre travail, on interpelle de plus en plus et derrière, au niveau de la justice, on a l’impression d’un bricolage pour trouver des solutions”.
“En tant que policiers, on a du mal à comprendre la réponse pénale. Si vous vous faites attraper avec 300 grammes de cocaïne en France, vous prenez 3-4 ans de prison ferme. En Guyane, avec un kilo sur vous, on vous demande juste de ne pas recommencer”.
Selon le préfet Thierry Queffelec, 20% de la cocaïne consommée dans l’Hexagone provient de Guyane.
Pervers
Le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes a plaidé mardi pour accélérer le développement de l’éducation sexuelle à l’école. Sa présidente Sylvie Pierre-Brossolette, auditionnée par la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, a déclaré :
“Lutter contre l’ignorance et l’envahissement de la pornographie dans les sphères adolescentes ou même les plus jeunes, c’est une urgence. Si on ne fait rien, on prépare les violences et féminicides de demain”. “Il faut s’y prendre le plus vite possible, dès le primaire, il y a des enseignements à faire, adaptés à chaque âge, pour que dès l’enfance, l’égalité, le respect, le consentement soient intégrés dans les psychologies”.
La présidente du HCE a dit “espérer” que
“des petits garçons et petites filles imprégnés dès leur enfance de l’égalité, cela permette d’éviter ces statistiques atroces sur les féminicides”.
Dans une note datée du 31 août, le HCE s’inquiétait d'”une culture du viol prégnante chez les jeunes générations” et regrettait que l’Education nationale ne soit “pas au rendez-vous”. Et la justice, est-elle au rendez-vous ?
Dans un article de ce jour, Le Parisien souligne qu’il y a près de quatre plaintes pour viol par jour à Paris. Encore deux en 24h dimanche. Chaque année, sur la période 2011-2018, 94 000 femmes âgées de 18 à 75 ans déclarent avoir été victimes d’un viol ou d’une tentative de viol. Plus d’une femme sur deux, en France, a déjà été victime de harcèlement ou d’agression sexuelle au moins une fois dans sa vie.
L’Arménie sacrifiée au nom du gaz azéri ?
Le député LR au Parlement européen François-Xavier Bellamy est intervenu en séance pour demander une condamnation de l’Azerbaïdjan :
Rien ne peut justifier l’agression criminelle de l’Azerbaïdjan contre l’Arménie. Si nous agissons maintenant, nous pouvons arrêter cette guerre. Nous le devons à la sécurité de l’Europe, et surtout au peuple arménien.
Intervention en urgence, aujourd’hui, au Parlement européen. pic.twitter.com/1fBEPCi747
— Fx Bellamy (@fxbellamy) September 13, 2022
En juillet, la présidente de la Commission européenne était allée à Bakou pour demander plus de gaz. Les exportations ont bondi de 30%. C’est après cet accord que l’Azerbaïdjan a commencé à se montrer plus menaçant à la frontière arménienne.
La France va saisir le Conseil de sécurité de l'ONU. Le président @EmmanuelMacron «continue d'appeler à un strict respect du cessez-le-feu et au respect de l'intégrité territoriale de l'Arménie».https://t.co/CsJv2aOogc
— Ambassade d'Arménie (@armembfrance) September 13, 2022
Soins palliatifs, suicide assisté et euthanasie : la contradiction flagrante du CCNE
Réaction d’Alliance Vita à l’avis du CCNE :
Alliance VITA dénonce la contradiction flagrante et inquiétante qui traverse l’avis du CCNE sur la fin de vie publié aujourd’hui.
L’avis affirme avec raison la dignité de tous, et les auteurs disent vouloir concilier devoir de solidarité avec les personnes les plus fragiles et le respect de l’autonomie des personnes. Mais il se fourvoie en prétendant « qu’il existe une voie pour une application éthique de l’aide active à mourir » (terminologie utilisée pour articuler suicide assisté et euthanasie) en réponse à l’exigence de « la liberté de disposer de soi-même ». Or c’est largement le manque d’accompagnement, de soins antidouleur et, plus généralement d’accès aux soins palliatifs qui explique le « mal mourir » qu’on continue de déplorer en France. La pression sociale, la peur de peser voire de coûter sont en effet des mobiles majeurs des rares demandes d’euthanasie.
Pour Tugdual Derville, porte-parole d’Alliance VITA :
« Par un tour de passe-passe, dont on peut interroger la motivation et les pressions, les rédacteurs de l’avis tentent de concilier l’inconciliable. Ils utilisent la promotion des soins palliatifs comme caution de leur aval donné au suicide assisté et à l’euthanasie, alors que les deux démarches restent antinomiques. Quelle que soit l’édulcoration du vocabulaire, cette légitimation de la levée de l’interdit de tuer ne relève à nos yeux, ni de l’éthique médicale, ni de l’éthique tout court. L’interdit de tuer est en effet le premier fondement de la confiance entre soignants et soignés comme de la vie en société ; personne ne devrait être exclu de la prévention du suicide. Les risques inhérents à ce basculement sont d’ailleurs énumérés avec finesse par le CCNE. Comment ne pas voir qu’une conception sacralisée de l’autonomie de la personne conduit à une culture de rejet et d’auto-exclusion des plus fragiles ? »
Que huit membres du CCNE aient voulu exprimer publiquement leurs fermes réserves sur cet avis montre que nous sommes loin du consensus, même au CCNE.
Alliance VITA prendra dans les jours qui viennent les initiatives qui s’imposent pour préserver les Français de la violence et de l’arbitraire du suicide et de l’euthanasie, afin que, rejetant dos à dos acharnement thérapeutique et euthanasie, soit préservée la voie française, la seule digne de l’éthique et de la médecine : le développement des soins palliatifs, accessibles à tous et la lutte contre la mort sociale des personnes malades, dépendantes et isolées.
Un député RN agressé
Yaël Menache, député RN de la Somme, a été agressée par son voisin :


Et tandis que Pap N’Diaye veut donner des cours d’éducation sexuelle…
Une enseignante de français au lycée Malherbe à Caen a été poignardée ce matin par un élève. L’auteur a été interpellé et les jours de l’enseignante ne sont pas en danger.
De ce que je sais de mes potes qui sont la-bas, le gars c'est énervé et est sortie, la prof la poursuivie dans le couloir, l'élève a mis la prof au sol et l'a menacé avec le couteau sous la gorge, il est repartie et a finalement refait la même chose avec la prof en la poignardant
— MrPoulpy (@PoulpyLibre) September 13, 2022
w’Allah les gars y’a un gars il a un poignardé une prof dans le cou dans le lycée malherbe à Caen pic.twitter.com/45U0Vsx0Wf
— Taro 🇸🇾 ¹⁴ ☤ (@Taro_s14) September 13, 2022
Fin de vie : donner la mort n’est pas un soin
Des associations de santé signent un communiqué commun pour s’opposer à la future loi sur l’euthanasie :
Représentantes des soignants engagés quotidiennement dans l’accompagnement et les soins auprès des personnes en fin de vie, les sociétés savantes, organisations professionnelles et associations cosignataires de ce communiqué prennent acte de la publication de l’avis n°139 du CCNE rendu ce 13 septembre 2022.
Si le CCNE tente de concilier l’impératif de solidarité avec celui d’autonomie de décision, il apparait clairement qu’il propose un nouveau paradigme où, dans certaines situations, l’éthique collective pourrait s’effacer devant la demande individuelle.
Reposant justement sur des principes de solidarité inconditionnelle vis-à-vis des patients, nos pratiques soignantes d’aujourd’hui s’inscrivent dans une déontologie et une éthique médicale collégiale claire, caractérisée par une longue continuité historique. Avec le changement de paradigme envisagé par le CCNE, c’est cette continuité qui pourrait demain être rompue.
Les conséquences de ce changement seraient donc majeures sur l’engagement soignant si la loi leur demandait in fine d’être acteurs de la mise en œuvre d’une forme d’euthanasie ou de suicide médicalement assisté. Conscients de l’injonction qui pourrait nous être faite demain, nous nous saisissons d’une réflexion éthique et pratique indépendante. Celle-ci aura pour but d’explorer et de partager les conséquences concrètes qu’une légalisation du suicide médicalement assisté ou de l’euthanasie aurait sur nos pratiques soignantes.
Nous relevons enfin dans cet avis du CCNE l’absence de consensus sur ce sujet, matérialisé par la présence d’un avis de réserve et des divergences entre les membres signataires de l’avis majoritaire. Cette absence de consensus témoigne de la complexité de la prise en charge des personnes en fin de vie et devra être prise en compte dans les futurs débats.
Détail des organisations signataires :
SFAP : Société française d’accompagnement et de soins palliatifs
MCOOR : Association nationale des médecins coordonnateurs en Ehpad et du médico-social ;
CNPI : Collège national professionnel infirmier
AFSOS : Association francophone pour les soins oncologiques de support
FNEHAD : Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile
UNICANCER : Fédération des centres de lutte contre le cancer ;
2SPP : Société française de soins palliatifs pédiatriques
ANFIIDE : Association Nationale Française des Infirmières et Infirmiers diplômés et Étudiants
Le Comité d’éthique juge possible l’euthanasie
Si une nouvelle loi sur la fin de vie devait être discutée en France, Alain Claeys, l’un des rapporteurs d’un avis rendu mardi par le Comité national consultatif d’éthique (CCNE, parmi lesquels huit membres ont souhaité exprimer une « réserve ») a déclaré :
“Il existe une voie pour une application éthique d’une aide active à mourir, à certaines conditions strictes avec lesquelles il apparaît inacceptable de transiger”.
Les conditions strictes, ils nous ont déjà fait le coup avec l’avortement… On sait comment ça évolue…
Face à l’APP, Emmanuel Macron a confirmé son intention de légiférer sur ce sujet à l’issue d’une consultation citoyenne.
“Le CCNE indique qu’on peut ouvrir le sujet sur les majeurs en faisant une distinction entre les personnes majeures et mineures”.
Le comité évoque la difficulté de l’expression du consentement, notamment en cas de maladie psychiatrique et va se pencher sur cette question cruciale : “est-ce que chacun peut disposer seul de sa vie ?”
Pendant la campagne présidentielle, interpellé par une personne atteinte de la maladie de Charcot, Macron avait alors déclaré :
“Je suis favorable à ce qu’on évolue vers le modèle belge”.
La Belgique a dépénalisé l’euthanasie, notamment en cas de maladie dégénérative grave.
Une convention, annoncée pendant la campagne, sera installée en octobre et aura 6 mois pour rendre ses travaux. Quant à savoir si la fin de vie sera traitée par la voie parlementaire ou par référendum, Emmanuel Macron botte en touche :
“ce n’est pas encore décidé… Ce n’est pas un chemin que j’exclus”.
Dans leur réserve, 8 membres du CCNE soulèvent plusieurs inquiétudes :
– Quel message enverrait une évolution législative à la société ? Revendiquer le recours à une aide active à mourir engage soi-même et les autres, non seulement dans le champ privé de sa relation aux autres, mais aussi dans le champ sociétal. Nous nous inquiétons d’une revendication d’autonomie du sujet qui tendrait à dénier que cette évolution, à la jonction de l’intime et du collectif, ne nous concerne pas seulement en tant qu’individu mais en tant que parties d’un corps social et interroge plus largement le rapport de ce corps à la mort et à la vie.
– De ce fait, quel message enverrait une telle évolution législative aux personnes gravement malades, handicapées ou âgées ? Ne risque – t – elle pas d’être perçue comme le signe que certaines vies ne méritent pas d’être vécues ? Nous nous inquiétons que cette loi suscite une forme de culpabilité, voire un complexe de vivre chez des personnes souffrant déjà d’une exclusion sociale. En outre, comment concilier une évolution législative de l’aide active à mourir avec la nécessaire prévention au suicide et les politiques d’accompagnement de la vieillesse ?
– Enfin, quel message enverrait aujourd’hui une évolution législative au personnel soignant ? Dans le contexte de crise sanitaire majeure que nous connaissons et d’une crise de la vocation soignante et médicale, alors même que les personnels de santé témoignent d’une souffrance éthique inédite, il nous semble inapproprié de sembler prioriser cette évolution législative par rapport à l’urgence que requiert la situation alarmante de notre système de santé. En outre, pour de nombreux soignants, l’assistance au suicide et l’euthanasie correspondent à des actes contraires à la vocation et au sens du devoir médical et du soin, contradictoires avec le serment d’Hippocrate. La mise en place d’une aide active à mourir risquerait de représenter pour eux une abdication signifiant l’incapacité collective à prendre réellement en charge la fin de vie.
Un homme armé durant la messe en la cathédrale de Bayeux
Dimanche 11 septembre, vers 11 h, alors que près de 500 fidèles étaient réunis à l’intérieur de la cathédrale de Bayeux, à l’occasion de la messe d’installation du père Emmanuel Péteul, le nouveau curé de la paroisse, par l’évêque Mgr Jacques Habert, des témoins se sont inquiétés du comportement bizarre d’un homme depuis le début de l’office.
Ce dernier, assis dans la travée nord de la nef, portait un casque audio sur la tête et semblait manifestement plus intéressé par sa musique que par la cérémonie à laquelle il assistait. L’homme aurait alors sorti un couteau de son sac et l’aurait manipulé longuement.
Menotté, il a été dirigé vers la gendarmerie pour y être entendu par les forces de l’ordre.
L’être humain n’est pas une variable d’ajustement
Communiqué de SOS Tout-Petits :
Les êtres humains ne sont pas des objets qu’on puisse détruire avant la naissance, intoxiquer moralement par la propagande, et liquider par l’euthanasie. En particulier, il est effroyablement honteux de faire de l’être humain à son tout début une variable d’ajustement, en le vouant à la mort comme effet indésirable de la débauche sexuelle !
Aucune charte européenne, aucune loi française ne doit être au service de tels abus.
Est à l’oeuvre sous nos yeux, par la propagande et la perversion du droit, la lutte implacable du mal contre la dignité et la Vie humaine, et contre le message évangélique : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».
Pour le deuxième anniversaire du décès de notre Président d’Honneur et Fondateur le Docteur Xavier DOR ( le 4 avril 2020) une messe a été dite, le 9 avril 2022, en l’église Saint Eugène-Sainte Cécile à Paris par Monsieur l’abbé Pagès. On ne saurait mieux dire ce qu’il a exprimé dans son sermon, en particulier :
«… le combat contre l’avortement appartient foncièrement au combat spirituel que mène l’Eglise et auquel chaque chrétien doit donc prendre part ».
C’est pourquoi nous prions publiquement par le Rosaire.
Prochainement nous nous retrouverons :
En banlieue parisienne :
- Chapelet – le 17 septembre à Bougival à 10 h.45, place du Général de Gaulle
- le 1er octobre à St Germain en Laye à 10 h.45, place du Château ( sortie du RER)
A Paris :
- Rosaire à 14 h.30 au croisement du boulevard du Montparnasse et de l’avenue de l’Observatoire ( RER B Port-Royal)
- le samedi 24 septembre
- le samedi 15 octobre
Et nous commémorerons la fondation de SOS Tout-Petits (le 31 octobre 1986) par :
- un chapelet le 19 novembre à Poissy à 10 h.45 (sortie de la gare)
- un Rosaire le 26 novembre à Paris à 14 h.30 à l’endroit habituel ( RER B Port-Royal)
…en union avec tous les Rosaires que les groupes SOS Tout-Petits en France et à l’étranger voudront bien organiser.
(Prière de nous informer des dates et lieux : à [email protected])
Jacques BAY
Vice-Président de SOS Tout-Petits
