Ancien officier de gendarmerie, Alexandre Juving-Brunet fait le bilan après 111 jours passés en détention
Ancien capitaine de gendarmerie, ancien saint-cyrien, candidat à l’élection présidentielle, l’homme âgé de 41 ans avait été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée ». La banque de France lui reprochait son projet du « franc libre » et d’avoir « voulu frapper monnaie », projet qu’il avait lancé à l’été 2022. 4500 personnes avaient souscrit à cette monnaie non autorisée, pour un total de 1,3 million d’euros. Deux jours après être sorti de la maison d’arrêt de Draguignan, Alexandre Juving-Brunet vient d’accorder un entretien au magazine Nexus. Dans cet entretien d’une heure, l’homme – toujours sous contrôle judiciaire – défend notamment d’avoir cherché à « faire basculer l’État français ».
Forum d’échange et de formation en « non-mixité choisie »
Bienvenus chez les cinglés ou chez les jeunes écologistes, qui organisaient ce week-end un forum d’échange et de formation en « non-mixité choisie ».
Les jeunes écologistes organisent ce week-end un forum d’échange et de formation en non-mixité choisie.
Ravie d’avoir pu apporter ma pierre à leur empouvoirement.
Et disons le franchement : ce temps m’a fait du bien à moi aussi ;)#AllezLesFilles pic.twitter.com/30Mjegprrw
— Marine Tondelier (@marinetondelier) March 18, 2023
— Damien Rieu (@DamienRieu) March 19, 2023
Les @Jeunes_Ecolos sont victimes d’attaques transphobes et misogynes suite à un forum en mixité choisie : l’occasion de rappeler l’extrême nécessité de la présence des personnes trans et non-binaires dans l’organisation des luttes féministes !
Soutien ❤️💜💙💚💛🧡
— Marine Tondelier (@marinetondelier) March 19, 2023
Il n’y a pas eu de surmortalité en 2020 due au Covid
Pierre Chaillot, statisticien, a été interrogé dans Valeurs Actuelles, sur le récit officiel cataclysmique qui nous a été conté sur la pandémie : mortalité, tests, vaccins, saturation des hôpitaux, essais cliniques… Extraits :
On ne compare jamais des choux et des carottes. Pour calculer un taux de mortalité, il faut prendre en considération plusieurs choses. D’abord, la population augmente et vieillit. En 2020, on bat le record du nombre de décès total. Inexorablement, ce nombre augmentera chaque année pendant au moins vingt ans, le temps que les baby-boomers décèdent. Ensuite, on ne compare jamais une année par rapport à la seule année précédente. Pourquoi ? Parce qu’en démographie, il y a un phénomène que l’on appelle l’effet moisson : certaines années sont marquées par un hiver rude ou une canicule provoquant une augmentation forte des décès. L’année suivante, le nombre de morts diminue. Tout simplement parce que les personnes fragiles et âgées ont déjà été fauchées, comme après la canicule de 2003. On repère des effets moissons environ tous les deux ou trois ans.
C’est la raison pour laquelle comparer la mortalité de 2020 avec seulement celle de 2019 n’a pas de sens. C’est tout simplement tricher. Et ce n’est d’ailleurs pas la méthodologie habituelle de l’Insee… Lorsque l’on fait son métier de statisticien correctement, que l’on standardise les données, on constate que la mortalité de 2020 est identique à celle de 2015, marquée par un hiver rude et son lot de pathologies saturant les hôpitaux.
Comment comprendre alors le décalage entre les images de services hospitaliers saturés, diffusées en boucle sur les chaînes d’information, et les chiffres déconcertants de l’ATIH révélant même une sous-utilisation des services hospitaliers en 2020 ?
Ces chiffres ont été une surprise pour moi ! J’étais persuadé qu’il y avait eu une saturation hospitalière extrêmement forte au moment du premier confinement. En réalité, ce que nous a appris l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH), c’est que l’activité Covid pendant cette période ne représentait que 2 % de l’activité… Pis, il manquait 50 % de patients dans les services par rapport à l’activité habituelle ! Cela s’explique en grande partie par les déprogrammations de soins et d’opérations.
En revanche, il serait faux de dire qu’aucun service n’aurait été saturé. Sitôt la pandémie déclarée, le gouvernement a déclenché le plan Orsan REB, habilitant le 20 février 2020 seulement 38 hôpitaux dits de première ligne sur les 1 500 existant en France, à recevoir des patients estampillés Covid ou à tout le moins en difficulté respiratoire. Fatalement, vous créez un effet entonnoir immédiat ! Il est assez facile d’y envoyer les télés pour faire croire à la saturation de tous les hôpitaux de France.
Vous reconnaissez malgré tout une surmortalité les premières semaines de la pandémie, le Covid aura quand même été une grande faucheuse !
Lorsque vous tombiez malade, les consignes du gouvernement étaient claires : restez chez vous, prenez du Doliprane et si votre état empire, appelez le 15 ! On a empêché les médecins de ville de soigner. Alors les gens sont arrivés dans un état lamentable à l’hôpital. Par ailleurs, dès mai 2020, Santé publique France tire la sonnette d’alarme : il manquait 6 000 patients victimes d’AVC ou de crise cardiaque sur la période du confinement par rapport aux données habituelles. Donc, soit on a affaire à un méchant virus qui guérit les AVC et les crises cardiaques, soit on leur a tant fichu la trouille que les personnes victimes d’accidents cardiaques ont eu peur de se rendre à l’hôpital et sont mortes chez eux…
Quant aux Ehpad, ce qui s’y est passé est absolument scandaleux. On a une surmortalité qui démarre pile au moment de la publication du décret du 23 mars 2020, qui sera rebaptisé décret Rivotril, privilégiant le palliatif. Les ventes de Rivotril augmentent même de 227 % en avril 2020. C’est à cette période que l’AP-HP met en place des groupes d’intervention rapide, permettant à des médecins d’injecter du Rivotril à toute personne âgée présentant de graves difficultés respiratoires, sur la base d’un simple coup de fil et sans prévenir les proches. Il suffit de lire la notice du Vidal pour savoir que ce produit ne doit surtout pas être inoculé en cas d’insuffisance respiratoire, sauf à vouloir accélérer la mort… Finalement toutes les décisions prises se résument en un mot : l’abandon. […]
Selon vos calculs, il n’y a pas eu de surmortalité en 2020 due au Covid. Qu’avez-vous pu constater en 2021, depuis l’apparition des vaccins ?
Il n’y a pas d’hécatombe non plus en 2021, nulle part en Europe. En revanche, en affinant les résultats, on constate des hausses de mortalité suspectes pile au moment des campagnes de vaccination, pour quasi tous les pays et toutes les tranches d’âge. En regardant les données EuroMomo (base européenne de la mortalité), on voit que le nombre de décès des jeunes Européens (tranche d’âge 15-44 ans) est sorti de la moyenne. Ces chiffres sont toujours en ligne, mais il faut savoir les trouver. Le seul constat que l’on peut faire, c’est que les courbes de vaccination et de mortalité se suivent. Mais pour établir un possible lien de causalité, il nous faudrait croiser la date de la vaccination avec celle du décès, données qui existent mais que les autorités refusent de nous livrer malgré nos nombreuses requêtes. […]
Le maire EELV de Lyon rend hommage à la secte de la République
La République sait ce qu’elle doit au Grand Orient de France. Et je mesure combien l'histoire de #Lyon est liée à cet héritage.
Ces valeurs républicaines nous rassemblent et doivent toujours être farouchement défendues. pic.twitter.com/bVdKE98zfg
— Grégory Doucet (@Gregorydoucet) March 17, 2023
A quand la séparation de l’Etat et de la franc-maçonnerie ?
Il pleut suite à la procession des reliques de saint Gaudérique pour implorer la pluie
Quelques heures après la procession à Perpignan des reliques de saint Gaudérique, patron des agriculteurs, afin de faire enfin tomber la pluie, on apprend qu’il a plu dans les Pyrénées-Orientales en 3 heures l’équivalent de 3 semaines de pluies.
Le département est depuis plusieurs semaines en « alerte renforcée » à la sécheresse et subit déjà des restrictions.
Au-delà des précipitations anticipées par Météo France, qui tablaient sur 10 à 15 mm de précipitations sur l’ensemble du week-end, il est tombé 36,8mm de pluie en 24 heures à Perpignan, soit le plus important cumul quotidien depuis le 23 septembre 2022. Il a finalement plu en quelques heures autant d’eau qu’entre janvier et février 2023 cumulés.

En quête d’esprit : Saint Joseph, un patron pour les hommes ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- Le Père Philippe de MAISTRE, curé de Saint-André de l’Europe
- Gwenaëlle Foillard, fondatrice de Filles de Roi
- Arnaud BOUTHÉON, coordinateur des Chevaliers de Colomb
Terres de Mission : La bioéthique est-elle encore au service de l’Homme ?
Eglise universelle : 20 leçons de bioéthique
Le développement des sciences et des techniques médicales a fait surgir des questions que nos anciens n’auraient pas imaginées : fécondation in vitro, PMA, GPA, dons d’organes, etc. Bien des consciences s’inquiètent pour savoir si toutes ces techniques restent bien au service de l’homme. L’abbé François Knittel nous présente son livre « Au service de la vie – Vingt leçons de bioéthique », précieux travail sur ces questions, reposant sur des arguments et des raisonnements rationnels.
Eglise en France : Bilan d’une rencontre traditionalistes -évêques de France
Le 21 février dernier, Philippe Darantière, porte-parole de l’association Lex orandi qui regroupe des associations de défense de la messe romaine traditionnelle était reçu par deux évêques mandatés par Mgr de Moulins-Beaufort , président de la Conférence des Evêques de France. Il nous fait le bilan de cette rencontre durant laquelle semblent s’être confrontées deux conceptions de la communion dans l’Eglise. Pour les uns, la communion est d’abord adhésion à la même foi, pour les autres, participation aux mêmes rassemblements communautaires.
Eglise en Marche : Le stabat mater de Rossini avec l’ensemble Sequentiae
L’ensemble vocal Sequentiae dirigé par Mathieu Bonnin, fort de 25 musiciens professionnels et 30 choristes, s’attache à diffuser la musique sacrée. Sa porte-parole, Cécile, présente le programme de sa prochaine saison qui débutera le 25 mars. Au programme, le Stabat mater de Rossini et le concerto pour violon en mi mineur de Félix Mendelssohn.
Laetare Saint-Germain-en-Laye
Les fidèles de Saint-Germain-en-Laye étaient encore plus nombreux qu’à Noël à la messe traditionnelle célébrée ce dimanche de Laetare à l’église des Franciscaines pour rendre grâce de l’accord qui a été proposé par le diocèse de Versailles.

Grand concours national organisé par la fondation de « la Sauvegarde de l’Art Français »
L’association des Amis de Saint-Martin de Montjavoult, dans l’Oise, a pour projet de remettre sur le plus haut portail de l’Ile-de-France historique une magnifique Vierge à l’Enfant.
Cette association œuvre pour la préservation et le rayonnement de l’église dédicacée à Saint Martin (dédicace historiquement tracée depuis l’an 817, mais certainement très antérieure) et située dans le Vexin Français (l’ancienne Ile-de-France historique et géologique – aujourd’hui dans le 60).
Plus haut édifice religieux de l’ancienne Ile-de-France, son clocher a annoncé à Henri IV, alors stationné à Rouen, la naissance de Louis XIII et l’église est le cadre de la scène « la mariée est noire » dans Rabbi Jacob !
L’association des Amis de Saint Martin participe à un grand concours national organisé par la fondation de « la Sauvegarde de l’Art Français ». Le projet : restaurer une magnifique Vierge à l’Enfant en bois de chêne du XVII ème siècle, puis la mouler et remettre la copie sur le portail de notre église.
Cette œuvre a été admirée par Auguste Rodin :
« ENVIRONS DE MAGNY
Eglise de Montjavoult.
Le portail de cette église est un peu, l’arc de triomphe romain, plus simple, carrément en relief adossé à l’église. Quelle élégance !
La Vierge est dans le tympan, au milieu. L’homme à adoré le germe dans le chêne ; l’incarnation et la maternité, la jeunesse et la fécondité se réunissent en Marie, et nous adorons en elle la Mère et la Vierge en même temps.
Devant cette voussure de l’arc de Montjavoult, je comprends l’éloquence profonde de l’arc. Dans ces cercles retombés sur ces consoles enroulées, il m’apparaît le satellite d’un astre. Les colonnes sur lesquelles il repose apparaissent toujours si noblement ! Tout cela est contourné par une moulure fine comme des tracés grecs. Une frise plus à effet, une danse de plantes, de guirlandes échangées, est au-dessus.
Des corbeaux noirs sont fichés dans la moulure.
Ce n’est pas le Parthénon, c’est la gloire de la beauté française.
On distingue, en approchant, des détails délicieux. La divine Renaissance qui n’avait pas l’idolâtrie de la métropole, faisait aussi beau pour les paysans que pour les rois.
Je suis l’heureux témoin de ces merveilles ; elles me sont familières ; elles accompagnent mes pensées, mes admirations, mes journées.
Et quel effet aussi produisent ces chants qui viennent de l’intérieur pendant que je travaille au-dehors ! Doux comme la belle nature de ce matin. Comme une expression de paisible lenteur.
Harmonies toujours pareilles, concertées par les siècles et grandes comme un style qui ne change pas, qui organisa la vie d’un peuple et la prolonge. Grand peuple français, admirable encore par ses hommes de pensées, par ses artistes véritables qui brillent d’une même lueur que celles de ce soleil couchant !
Ô mon pays, je t’aime parce que j’aime ta flore, ta faune, tes siècles glorieux.
Périras-tu ?… Non… »
Auguste Rodin (1840-1917) – Les Cathédrales de France, La nature française p158-159.
Trois œuvres sont en concours pour tous les Hauts-de-France.
Pour les soutenir, il suffit de voter pour Montjavoult au lien suivant : Allianz France & le Plus Grand Musée de France 2023 – Hauts-de-France – Sauvegarde de l’Art Français (sauvegardeartfrancais.fr)
Le vote se clôture le 21 mars à minuit !

Quatrième dimanche de Carême
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Ce quatrième dimanche de Carême est appelé du premier mot de son Introït Lætare : réjouis-toi. C’est en effet un dimanche de joie au milieu du Carême. C’était jeudi exactement le jour de la mi-carême, mais c’est en ce dimanche que la liturgie marque une pause dans les austérités de ce temps de pénitence en nous faisant entrevoir le but final, la joie de la résurrection, mais en nous rappelant que pour y parvenir il faudra passer par la croix. C’est par le bois de la croix que la joie est venue dans le monde entier, ainsi que le chante une antienne de l’adoration de la croix du Vendredi Saint.
En ce jour on ne chante toujours pas l’Alleluia, ni le Gloria in excelsis Deo, mais on peut jouer de l’orgue et orner l’autel de fleurs, ce qui est interdit les autres dimanches de Carême, et les ornements violets peuvent être remplacés par des ornements roses, si l’église en possède, comme au troisième dimanche de l’Avent.
Ce rose n’est pas seulement une couleur aimable et gaie, c’est celle d’une fleur, la plus belle et la plus odorante de toutes, mais qui a la propriété de pousser sur des épines : encore un rappel de la joie qui nous vient par la croix. Pour marquer l’importance de la croix dans la joie de ce dimanche, la station à Rome se faisait dans la basilique de Sainte-Croix-de-Jérusalem au temps où le pape allait, tous les jours de Carême, célébrer la messe dans une des nombreuses églises de Rome. On y vénérait la relique de la vraie Croix apportée par sainte Hélène, et cette basilique était un peu comme une enclave romaine de Jérusalem.
Nous allons voir justement qu’il est beaucoup question de Jérusalem dans les chants de cette messe, et Jérusalem, on le sait, c’est la figure de l’Église. A l’époque où le répertoire grégorien s’est constitué, de nombreux païens recevaient le baptême dans la nuit de Pâques, et en ce dimanche de Lætarel’Église tressaillait de joie à la pensée de tous ces nouveaux enfants qu’elle allait appeler à la vie.
Introït : Lætare
C’est la joie de la Jérusalem nouvelle qu’annonçait le prophète Isaïe dans le passage qui forme le texte de l’Introït.
Lætare Jérusalem, et conventum facite, omnes qui diligitis eam ; gaudete cum lætitia, qui in tristitia fuistis, ut exsultetis, et satiemini ab uberibus consolationis vestræ.
Réjouis-toi, Jérusalem, et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez. Soyez dans la joie et l’allégresse, vous qui étiez dans la tristesse, afin d’exulter et d’être rassasiés aux mamelles de votre consolation.
La mélodie est évidemment joyeuse et bondissante. Elle se nuance tout juste d’un petit voile pour évoquer la tristesse passée, la croix avant la joie. A la fin elle est empreinte de douceur pour parler de la consolation, avec la belle image des petits enfants rassasiés au sein de leur mère qu’Isaïe développe d’ailleurs un peu plus loin dans un passage célèbre du même chapitre. Le verset de cet Introït est le début du psaume 121, psaume à la gloire de Jérusalem que nous allons retrouver au Graduel et à la Communion.
Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi : in domum Domini ibimus.
Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur.
Graduel : Lætatus sum
Le texte du Graduel du quatrième dimanche de Carême est tiré du psaume 121, que l’on retrouve à trois reprises dans cette messe, et en particulier la première partie de ce Graduel est formée du premier verset de ce psaume, celui qui accompagnait l’Introït :
Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi: in domum Domini ibimus.
Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : nous irons dans la maison du Seigneur.
La deuxième partie est formée d’un verset de la fin du psaume :
Fiat pax in virtute tua, et abundantia in turribus tuis.
Que la paix vienne dans tes remparts et l’abondance dans tes greniers.
Ce psaume est un des cantiques des ” Montées ” que les Hébreux chantaient en montant à Jérusalem, et ils l’entonnaient en découvrant le Temple, la maison de Dieu. Jérusalem c’est comme toujours la figure de l’Église vers laquelle montent tous ceux qui se préparent au baptême, et nous tous qui nous préparons à renouveler les promesses. C’est la maison de Dieu où nous trouvons la paix et l’abondance. Ce Graduel commence par le même verbe que l’Introït Lætare, se réjouir, et la mélodie est très évidemment très joyeuse. Elle s’élève dès le début dans les hauteurs avec de grands élans enthousiastes puis elle redescend en s’inclinant profondément pour vénérer le nom du Seigneur. La deuxième partie est tout entière une acclamation enthousiaste.
Trait : Qui confidunt
Le Trait du quatrième dimanche de Carême est assez court puisqu’il n’a que deux versets. Ce sont les deux premiers versets du psaume 124, qui est encore un cantique des ” Montées “, et fait encore l’éloge de Jérusalem, figure de l’Église, chantant particulièrement la sécurité qu’on y trouve.
Qui confidunt in Domino, sicut mons Sion : non commovebitur in æternum qui habitat in Jerusalem. Montes in circuitu ejus et Dominus in circuitu populi sui, ex hoc nunc et usque in sæculum.
Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur sont comme la montagne de Sion. Il ne sera jamais ébranlé celui qui habite à Jérusalem. Des montagnes l’entourent : ainsi le Seigneur se tient autour de son peuple, dès maintenant et à jamais.
La mélodie est faite de formules psalmodiques ornées habituelles aux Traits que nous avons déjà rencontrées, notamment dimanche dernier. Mais, au début du deuxième verset, le mot montes, les montagnes, est revêtu d’une mélodie assez particulière avec de grands intervalles qui lui donnent un certain caractère descriptif.
Offertoire : Laudate Dominum
Comme ceux des deux dimanches précédents, l’Offertoire du quatrième dimanche de Carême est un chant de méditation, intérieur et contemplatif, qui est un peu à part dans les chants de cette messe, puisque, c’est le seul où il ne soit pas question de Jérusalem. Il est tiré du psaume 134, cantique de louange au Seigneur pour sa bonté et sa toute puissance, qui se manifesteront particulièrement dans le grand bienfait de la Rédemption.
Laudate Dominum, quia benignus est, psallite nomini ejus, quoniam suavis est : omnia quæcumque voluit fecit in cælo et in terra.
Louez le Seigneur, car il est bon ; chantez un psaume à son nom car il est doux : tout ce qu’il veut il le fait au ciel et sur la terre.
La mélodie est douce et calme, sans grands écarts. Elle prend un caractère plus affirmatif au début de la troisième phrase qui chante la toute-puissance divine.
Communion : Jerusalem quæ ædificatur
Pour la troisième fois au cours de cette messe du quatrième dimanche de Carême, nous trouvons à la Communion le psaume 121, le cantique que les pèlerins d’Israël chantaient en montant vers Jérusalem, et plus précisément dans le verset qui est chanté ici le cri d’admiration de tout le peuple en découvrant les murailles du temple après une longue marche :
Jerusalem, quæ ædificatur ut civitas, cujus particpatio ejus in idipsum : illuc enim ascenderunt tribus, tribus Domini, ad confitendum nomini tuo, Domine.
Jérusalem qui est bâtie comme une cité dont les parties se tiennent entre elles, c’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur, pour proclamer votre nom, Seigneur.
On remarquera une fois encore le passage de la troisième à la deuxième personne. Les tribus du Seigneur qui montent vers Jérusalem, ce sont tous les peuples que l’Église voit avec un tressaillement de joie monter vers elle pour y recevoir le baptême. Ils y seront tous unis dans la communion des Saints comme les pierres parfaitement ajustées de la cité sainte. Cette joie de l’Église se traduit par une mélodie ample et enthousiaste mais avec des cadences en demi-ton qui lui donnent en même temps un caractère mystique et contemplatif.
Le Wyoming interdit la pilule abortive
Nouvelle avancée pour le droit des enfants. Le Wyoming est devenu, vendredi 17 mars, le premier Etat américain à interdire la pilule abortive. Le gouverneur de l’Etat, Mark Gordon, a souligné :
« Je crois que toute vie est sacrée et que chaque individu, y compris les enfants à naître, doit être traité avec dignité et compassion ».
Ce dernier a également appelé les législateurs à aller plus loin, en inscrivant une interdiction totale de l’avortement dans la Constitution du Wyoming et en la soumettant au vote des électeurs.
Une décision à est également attendue prochainement au tribunal d’Amarillo, au Texas, où un juge fédéral doit rendre une décision autour d’une éventuelle interdiction au niveau fédéral de la mifépristone (RU 486), la pilule la plus largement utilisée pour les avortement. Ce juge pourrait ordonner qu’elle soit retirée du marché.
Les belles figures de l’Histoire : saint Joseph
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le Père Francisco Dolz, aumônier de la marche Saint-Joseph et directeur du Bon Conseil à Paris :
Fermeture de la nonciature au Nicaragua
Le 17 mars, le chargé d’affaires auprès de la nonciature apostolique au Nicaragua, Mgr Marcel Diouf, a quitté le pays et s’est installé au Costa Rica.
La fermeture du siège diplomatique du Saint-Siège a eu lieu à la suite d’une demande du gouvernement nicaraguayen, datée du 10 mars 2023.
En vertu de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, la garde de la nonciature apostolique et de ses biens a été confiée à la République italienne.
Colloque sur la laïcité au risque de l’Histoire
Le Centre d’Études et de Prospective sur la Science (CEP) tient sa prochaine journée de conférence, ouverte à tous, sur le thème : « La laïcité au risque de l’Histoire ». Elle a lieu samedi 25 mars 2023, au Collège & Lycée polyvalent La Salle Saint-Nicolas, 6 rue Vaudétard, 92132 Issy-les-Moulineaux.
A cette occasion, nous avons interrogé Dominique Tassot, président du CEP :
Qu’est-ce que le CEP ?
Fondé en 1997, le CEP (Centre d’Études de et de Prospective sur la science) se propose de développer une alternative à l’actuelle vision scientiste du monde qui, inspirée par un laïcisme étroit, impose d’étudier la Nature, les sociétés et leur histoire comme si Dieu n’existait pas. Il y a là un préjugé aussi anti-scientifique dans son fondement que stérilisant pour l’intelligence dont le rôle – le mot l’indique – est de tout relier. À l’inverse, le CEP développe une vision chrétienne du monde et défend l’historicité que la pertinence scientifique de la Bible.
Pourquoi ce thème : la laïcité au risque de l’Histoire ?
La laïcité vraie est fondée sur une distinction évangélique qui était d’une nouveauté radicale pour l’Antiquité : rendre ce qui leur est dû à chacun, à Dieu et à César. Elle s’était institutionnalisée avec la christianisation de l’Europe, devenant la doctrine des deux glaives, préservant l’équilibre nécessaire à la société entre l’autorité spirituelle et le pouvoir temporel. Mais depuis 1789, avec l’éviction d’un pouvoir temporel chrétien, nos sociétés déséquilibrées, désormais sans contre-pouvoir, dérivent à petits pas vers une tyrannie étendue aux intelligences (dont l’endoctrinement scolaire) et même aux corps (ainsi l’obligation vaccinale). Il était donc nécessaire de faire le point et, pour cela, de se reporter à l’Histoire longue.
Qui sont vos différents intervenants ?
C’est Philippe Prévost qui ouvrira la journée. Juriste et historien, bien connu par ses livres sur le Ralliement et sur la Condamnation de l’Action Française, il parlera sur « saine et fausse laïcité de Jésus-Christ à la constitution civile du clergé ».
Puis Gérard Conio, fin connaisseur des divers pays slaves où il a enseigné la littérature française, nous donnera une conférence sur « le pouvoir politique et l’Eglise en Russie des origines à nos jours ». Avec les événements en cours autour de l’Ukraine, bien comprendre cette question devient d’une actualité brûlante.
Stanislas Berton, dont les essais sur l’Homme et la Cité sont déjà connus des lecteurs du Salon Beige, analysera ce qu’il en est de la laïcité contemporaine qui, s’étant arrogé les deux glaives, impose sans le dire (voire en le disant, comme le fait Vincent Peillon) une fausse religion. Son titre : « la laïcité républicaine une nouvelle religion d’État ».
Mais, selon le vers de Victor Hugo, « l’avenir n’est à personne l’avenir est à Dieu ». Si les événements nous paraissent l’œuvre des hommes, ils sont aussi le langage dont Dieu se sert pour nous parler. Aujourd’hui, Jésus-Christ règne par les châtiments du à son éviction des gouvernements puisque nos constitutions, en particulier, interdisent les bienfaits que la reconnaissance de sa royauté pourrait apporter. Avec sa conférence « la laïcité face aux dates de l’Histoire », Dominique Tassot, président du CEP, montrera que la chronologie des événements – souvent au jour près ! – démontre indiscutablement ce doigt de Dieu.
Lieu : Lycée La Salle Saint-Nicolas, 6 rue Vaudétard, 92132 Issy-les-Moulineaux, de 9 h 30 à 17 h. (métro Corentin-Celton). Durant la journée, dédicace de leurs livres par les conférenciers ; accès à la librairie : livres, revues, enregistrements audio et vidéo. Déjeuner possible sur place, sur inscription.
Conférences prévues durant cette journée :
- Saine et fausse laïcité, de Jésus-Christ à la Constitution civile du clergé (Philippe Prévost)
- Le pouvoir politique et l’Église en Russie, des origines à nos jours (Gérard Conio)
- La laïcité républicaine : une nouvelle religion d’État (Stanislas Berton)
- La laïcité face aux dates de l’Histoire (Dominique Tassot)
Programme détaillé sur le site Internet du CEP : http://le-cep.org.
Formulaire d’inscription à remplir en ligne ou à imprimer et renvoyer à l’adresse indiquée, accompagné du règlement correspondant à vos choix (inscription et déjeuner sur place en option).
Des seringues d’or
Jean-Claude Martinez, professeur agrégé de droit public et de sciences politiques, a été vingt-deux ans député national et européen (FN). Il vient de publier Euthanasie, stade suprême du macronisme, qui n’est que la reprise à peu de paragraphes près de son ouvrage paru en 2013, Euthanasie, stade suprême du capitalisme, dont nous avions parlé. Sur un ton caustique, Jean-Claude Martinez souligne qu’il est temps pour les gestionnaires qui nous gouvernent d’ouvrir le filon en or des euthanasies possibles. Et cela est urgent pour l’équilibre budgétaire imposé par l’Union Européenne :
C’est simple comme une règle de trois. Aujourd’hui, sans piquer, sauf discrètement quand la famille a le dos tourné, on compte six cent cinquante mille Français mourant bon an mal an. Soit 22000 euros de droits de succession que chaque mourant rapporte en moyenne annuelle dans les caisses de l’Etat. Avec l’euthanasie légalisée, les médias poussant à la consommation et les pharisianismes compassions déferlant des Ehpad aux hôpitaux, évidemment, les soins interruptions cont remplacer les palliatifs et les seringues d’amour vont être accessoirement aussi d’or ! Qui serait contre ?
Aux âmes, insurgés !
25 Janvier 1800, Bretagne, Morbihan. Le pèlerin, de retour en Bretagne, découvre que sa chapelle n’est plus que ruine… laisser vous guider par son histoire, en passant par la Révolte, puis le Pardon. Et plonger au cœur des guerres de Vendée et de la chouannerie !
Un député RN demande le rapatriement des dépouilles de nos héros de Dien Bien Phu
Selon le député RN, Franck Giletti, des travaux d’extension de l’aéroport situé sur le site historique de Dien Bien Phu menacerait les dépouilles des soldats français et coloniaux morts au combat. Extrait de son interview dans Valeurs actuelles :
Les travaux pour l’extension de l’aéroport de Dien Bien Phû vont prochainement débuter sur le site même de la bataille. Des personnes travaillant sur place et au fait de ce sujet m’ont mis au courant. Ces travaux vont menacer les dépouilles de nos soldats. Je ne veux pas que ces soldats soient oubliés une seconde fois. Nous leur devons une dernière demeure. J’interpelle le gouvernement, car je veux que tout soit mis en œuvre pour donner une sépulture à nos morts (…) Ce lieu est chargé d’émotion et de symboles. C’est une page de notre histoire moderne qui s’est déroulée là-bas. Ce qui m’intéresse, c’est de faire en sorte que les dépouilles de ces soldats français soient ramenées. Elles courent le risque de finir dans des fosses communes (…)
Un soldat français, c’est sacré. Lors de cette bataille, ils ont combattu dans des conditions héroïques. On se doit de perpétuer leur mémoire et de leur construire une sépulture digne de leur sacrifice. La France s’honorerait en protégeant la mémoire de ses Anciens (…)
Je vais alerter le ministère des Armées et le Quai d’Orsay. Je compte faire remonter ce problème au plus haut sommet de l’État, à l’Élysée (…) La France pourrait prendre la décision commune avec le gouvernement vietnamien de trouver une solution pour rapatrier ces dépouilles. Ça ne demande pas des moyens colossaux, juste une action politique qui serait tout à l’honneur de notre pays. 70 ans après, cela serait une bonne occasion de renforcer notre amitié (…)
Pour ce qui est du rapatriement en France, je pense que les dépouilles de nos défunts soldats pourraient être accueillies à Fréjus (Var), au mémorial des guerres d’Indochine. C’est un bel endroit de mémoire où repose leur chef, le général Bigeard. C’est un lieu symbolique où ils pourront retrouver leurs frères d’armes.
Que va-t-il se passer après le 49-3 ?
Georges Malbrunot, grand reporter pour Le Figaro, semble avoir la réponse. Dans un tweet publié le 28 novembre 2022, il annonçait :
Analyse d'un service de renseignements français: "En 2023, Macron fera passer la réforme des retraites en recourant au 49-3 puis il dissoudra l'assemblée. Il démissionnerait ensuite, faute de majorité. Ce qui lui permet de se représenter dans la foulée ou au scrutin suivant". pic.twitter.com/2DhyYAs2gx
— Georges Malbrunot (@Malbrunot) November 28, 2022
Ce recours au 49-3 était-il donc calculé ?
- Le 22 novembre 2022, Olivier Dussopt déclarait : « je ne souhaite pas que le 49-3 soit utilisé. »
- Le 2 février 2023, Elisabeth Borne : « je n’envisage pas l’hypothèse d’un 49-3 »
- Le 12 mars 2023, Olivier Véran s’exprimait : « Nous ne voulons pas du 49-3 »
- Le 13 mars 2023, Gabriel Attal y allait de la même petite musique : « Je ne vois pas pourquoi il faudrait utiliser le 49-3 »
Emmanuel Macron s’était fermement opposé le 25 avril 2019, lors d’une conférence de presse à l’issue du Grand débat national, au report de l’âge légal d’accès à la retraite. Il avait alors jugé le report à 64 ans « hypocrite » et contraire à ses engagements. Interrogé par une journaliste sur son intention de « faire travailler davantage », Emmanuel Macron assurait :
« On [les Français, NDLR] travaille moins sur une vie entière et on travaille moins rapporté à l’année. Toutes les études économiques le montrent, le différentiel que nous avons de création de richesses et donc de revenus pour nos concitoyens est lié à ce travail en moins ».
L’en-même-temps, c’est soit une preuve d’incompétence, soit un calcul très réfléchi afin de faire monter l’exaspération du peuple et des parlementaires, ce qui permettrait d’arriver à une situation ingouvernable, soit par la rue, où l’extrême-gauche se déchaîne, soit par le vote d’une motion de censure. La suite lundi ?
Mon tweet du 28-11-2002. Analyse d'un service de renseignements français: "En 2023, Macron fera passer la réforme des retraites en recourant au 49-3 puis il dissoudra l'assemblée. Il démissionnerait ensuite faute de majorité pour se représenter ds la foulée ou au scrutin suivant" pic.twitter.com/cIs1MModuV
— Georges Malbrunot (@Malbrunot) March 17, 2023
(Merci à PdF)
Des théologiens à rebours de l’enseignement de l’Eglise
Delphine Collin, Doctorante en théologie morale, alerte dans La Nef à propos d’un livre promu par l’Académie pontificale pour la vie défendant une doctrine en contradiction avec l’enseignement de l’Église, sur la contraception notamment, sans réaction aucune de Rome :
Le 1er juillet 2022 a été édité le livre Etica teologica della vita aux bons soins de Mgr Paglia, actuel président de l’Académie Pontificale pour la Vie. Ce livre rassemble les actes d’un séminaire tenu du 30 octobre au 1er novembre 2021 à Rome et promu par cette même Académie. Ce séminaire d’étude réfléchissait à partir d’un texte de base (TB) élaboré par un groupe de théologiens, pour la plupart nommés dernièrement par le pape François membres de l’Académie pontificale pour la vie : Carlo Casalone, Maurizio Chiodi, Roberto Dell’ Oro, Pier Davide Guenzi, Anne-Marie Pelletier, Pierangelo Sequeri, Marie-Jo Thiel et Alain Thomasset. Mgr Bordeyne, président de l’Institut pontifical théologique Jean-Paul II pour les Sciences du mariage et de la famille depuis le 1er septembre 2021, apporte des observations finales.
Or, avant l’élaboration de ce texte de base, ces théologiens sont connus pour soutenir la licéité morale des actes sexuels contraceptifs, de la procréation médicalement assistée (PMA) homologue et des unions homosexuelles stables. Il n’est donc pas surprenant, même si c’est très grave, que ce texte de base justifie les actes sexuels contraceptifs en mettant sur le même plan le recours aux méthodes naturelles et les moyens contraceptifs :
« Il existe des situations dans lesquelles deux conjoints, qui ont décidé ou décideront d’accueillir des enfants, peuvent faire un sage discernement dans le cas concret, qui sans contredire leur ouverture à la vie, à ce moment-là, ne la prévoit pas. Le choix sage sera fait en évaluant de manière appropriée toutes les techniques possibles en fonction de leur situation spécifique et en excluant évidemment celles abortives ».
Leur réflexion part d’une prémisse vraie – la paternité responsable –, et dont tient compte le Magistère authentique, pour aboutir à une conclusion fausse et rejetée par ce même Magistère : user des techniques contraceptives peut être un « choix sage en fonction d’une situation spécifique ». En effet, lorsque les époux ont de « sérieux motifs » (Humanae vitae 16) pour décider « d’éviter temporairement ou même pour un temps indéterminé une nouvelle naissance » (HV 10), leur intention de ne pas procréer est moralement droite. Pour autant, les époux ne peuvent user des moyens contraceptifs pour la raison que « l’homme ne peut rompre de son initiative le lien indissoluble que Dieu a voulu entre les deux significations de l’acte conjugal : union et procréation » (HV 12). Voilà le précepte clef de la morale sexuelle, précepte qui provient de l’intention du Créateur. Par voie de conséquence, si ce précepte est mis en cause, la morale de l’Église sur le mariage et l’union charnelle s’écroule et les conséquences sont très nombreuses.
L’oubli de l’objet
Mais ces théologiens ne tiennent compte que de l’intention du sujet et de l’appréciation des circonstances, et omettent de considérer la malice de l’objet de l’acte sexuel contraceptif, en l’occurrence la mise à l’écart volontaire de la dimension procréative inscrite par Dieu dans la nature de l’acte conjugal. Ainsi le « sage discernement » d’espacer les naissances devient le « choix sage » d’user éventuellement de la contraception, alors que Paul VI avait rappelé que des raisons « honnêtes et sérieuses » ne pouvaient jamais rendre licite « l’usage des moyens directement contraires à la fécondation » (HV 16). Pour réguler les naissances, s’unir charnellement aux seules périodes infertiles de la femme, donc renoncer à s’unir, par la maîtrise de soi, durant les périodes fertiles, est le seul moyen honnête. Sans vergogne, ces théologiens s’opposent donc au Catéchisme de l’Église catholique selon lequel « est intrinsèquement mauvaise toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation » (CEC 2370), et à l’enseignement constant de l’Église concernant la malice de l’acte sexuel contraceptif.
Cependant, comme ces théologiens présentent comme « un choix sage en fonction d’une situation spécifique les techniques contraceptives non-abortives », il faut considérer sans angélisme en quoi elles consistent vraiment. Les deux moyens les plus utilisés dans le monde étant la pilule et le préservatif. Qu’on suggère d’admettre la licéité morale de la pilule est une aberration sur le seul plan de la santé. Neuf experts internationaux (médecins et spécialistes en méthodes naturelles) ont averti par une lettre ouverte à l’Académie pontificale pour la vie que « remettre en cause aujourd’hui l’application pastorale d’Humanae vitae […] pourrait conduire à l’un des plus grands scandales de santé publique de tous les temps, car cela affecterait la santé de millions de femmes. D’un autre côté, ce serait une victoire sans précédent pour l’industrie pharmaceutique ». Il est désormais bien connu que « les contraceptifs oraux augmentent le risque d’infarctus du myocarde et d’AVC de 60 %, et le risque du cancer du sein à une échelle pandémique ». De plus, ces hormones synthétiques accroissent le risque de dépression et tentatives de suicides et réduisent le désir sexuel féminin. Aujourd’hui, on fait grand cas dans l’Église du souci écologique. A fortiori les femmes attendent que leur intégrité corporelle soit défendue par l’Église.
Une contraception abortive
Plus gravement, même si c’est déjà un mal objectif de nuire à la santé d’autrui, toutes les pilules ordinaires (oestroprogestatives et microprogestatives) ont, parmi leurs mécanismes d’action, l’élimination précoce des embryons en empêchant leur implantation. [Lire la suite]
Qui est vraiment saint Joseph ?
Que sait-on du père adoptif de Jésus ? Comment prier saint Joseph ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence les abbés de Tanouärn et Célier, le père Danziec et Jeanne Smits.
Le député RN Caroline Parmentier dénonce une exposition pédoporno
Au Palais de Tokyo, elle dénonce un tableau de Miriam Cahn qui présente une scène de pédocriminalité vraiment abjecte.
Au Palais de Tokyo je dénonce ce tableau de Miriam Cahn qui présente aux yeux de tous une scène de pédocriminalité. Au nom de la protection de l’enfance, en tant que membre de la Délégation aux droits des enfants, je demande à la ministre de la Culture qu’il soit décroché. pic.twitter.com/atbLLNkOQ7
— Caroline Parmentier (@Parmentier_RN) March 17, 2023
F comme Foulard
Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:
Le 11 octobre 2019, une intervention du responsable du groupe RN au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté (BFC), Julien Odoul, a propagé une onde de réactions (en particulier à son étage médiatico-politique) dont l’ampleur a été assez symptomatique d’un état de nécrose déjà un peu avancé d’une partie de la société française. Essayons d’en débusquer quelques aspects.
Il faut en premier lieu décrire la réalité. Ce qui a été dit et comment cela a été dit. Ce qui a été dit: une adresse à la Présidente de région lors d’une séance du Conseil : « Je vais vous demander s’il vous plait au nom de nos principes laïques de bien vouloir demander à l’accompagnatrice de bien vouloir retirer son voile islamique s’il vous plaît. Nous sommes dans un bâtiment public, nous sommes dans une enceinte démocratique. Madame a tout le loisir de garder son voile chez elle et dans la rue, mais pas ici. Au nom de nos principes républicains, au nom aussi de toutes les femmes qui luttent dans le monde pour s’extirper de la dictature islamique, je vous demande de bien vouloir demander à cette personne de retirer son voile, c’est la république et la laicité ».
Comment cela a été dit? Tout jugement personnel devrait s’appuyer sur l’audition de l’interpellation, pour être en mesure de juger du ton. À écouter l’enregistrement, il semble bien que le ton ait été purement factuel, déclaratif, contrôlé, sans aucune agressivité
(Extrait de « Foulard islamique au Conseil régional à Dijon » – Le 28 octobre 2019)
L’avenir s’assombrit pour le diocèse de Fréjus-Toulon
A l’heure où l’Eglise en Allemagne est au bord du schisme et que les réactions du Vatican sont quasi inexistantes ( « Le chemin synodal prend des décisions qui ne correspondent pas exactement à ce qu’est la doctrine actuelle de l’Église », a déclaré le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège), les nouvelles en provenance du diocèse de Fréjus-Toulon ne sont pas bonnes selon Valeurs actuelles. Mgr Rey, un des évêques les plus courageux et les plus dynamiques, semble être sur le point d’être purement et simplement évincé de son propre diocèse :
« La hiérarchie ecclésiastique doit désormais rendre son verdict sur l’avenir du diocèse et principalement de son évêque de 70 ans (…) Qu’adviendra-t-il de Mgr Dominique Rey ? « Son sort est scellé », confie un religieux, pour qui « les conclusions sont déjà écrites ». « Ils vont faire sortir l’évêque ou du moins le rendre inopérant », table une source proche du dossier. Une seconde option qui permettrait de calmer les élans enthousiastes et parfois dangereux du prélat. Si ce scénario est confirmé par le Vatican, Mgr Rey se verrait imposer un évêque coadjuteur. « Rey serait alors un évêque fantoche, tandis que le coadjuteur aurait les pleins pouvoirs », explique un connaisseur du droit canonique.
« Tout le monde s’attend à un départ de Mgr Rey », témoigne un paroissien de Toulon. « Le limogeage de l’évêque est sur la table », prévient un autre, qui abonde : « La décision est actée, il ne manque plus qu’à l’officialiser. » (…)
La suspension des ordinations est vécue comme une profonde injustice par les fidèles varois. « C’est une sévérité disproportionnée, on nous fait payer d’avoir laissé la porte ouverte aux tradis, s’insurge un fidèle. À l’heure où il n’y a plus que 1,5 % de pratiquants en France, que l’Église est au bord d’un schisme en Allemagne, l’urgence est ailleurs. » Sur le papier, pourtant, aucune mention n’est explicitement faite de la question de la tradition. Mais alors que le motu proprio Traditionis custodes encadre strictement la messe en forme extraordinaire, les tradis voient en cette décision du souverain pontife un premier bras de fer avec la frange “progressiste” de Rome. »
Revenir à la Tradition ? Sonia Mabrouk et le père Danziec
Sonia Mabrouk publie « Reconquérir le sacré« , un livre qui vient pointer l’exception occidentale du reniement du sacré. Qu’il soit religieux, mémoriel ou même républicain, la désacralisation de nos sociétés ont participé à leur perte de repères. Le livre de la journaliste d’Europe 1 et de CNews a déjà fait vivement réagir, notamment dans l’émission « Quelle époque » animée par Léa Salamé. La présentatrice s’est vue reprocher son goût pour la sacralité de la messe traditionnelle en latin. VA+ a donc invité Sonia Mabrouk à répondre aux questions de Laurent Dandrieu et ce, en compagnie du Père Danziec, chroniqueur et prêtre « tradi », disant cette fameuse messe en latin :
Saint Martial , Jeanne la Pucelle et Charles VII
Pèlerinage à Limoges organisé par l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc
L’ Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc organise en cette année 2023, à Limoges,le premier pèlerinage d’une neuvaine de pèlerinages annuels, qui nous conduira jusqu’en 2031 (9 ans), l’année des 600 ans du martyre de notre Libératrice.
Saint-Martial, Jeanne la Pucelle et Charles VII
Tous les 7 ans, Limoges est le lieu des «Ostensions Limousines», organisées pour honorer les saints locaux dans les différentes communes, et plus particulièrement saint Martial qui évangélisa une grande partie de la Gaule, spécialement l’Aquitaine, et qui mourut dans cette ville.
Ce fut au XIIème siècle que débutèrent les ostensions des reliques de saint Martial. Ce ne fut qu’au début du XVIème qu’il fut décidé qu’elles se dérouleraient tous les sept ans au Temps pascal.
Le lien particulier entre ces trois personnages
Lors de la Guerre de Cent Ans, en 1423, la France agonisait.
A Limoges, Barthélémy, abbé de saint Martial, annonça, dès le mois d’août et pour l’année suivante, une extraordinaire ostension du Chef de Saint Martial qui se tiendrait du 10 avril au 8 juin pour appeler sur la France la miséricorde de Dieu. (La première ostension date du 12 novembre 994, suite au mal des Ardents.)
Le 5 août de la même année, l’abbé annonçait cette ostension par l’envoi de lettres patentes aux évêques des diocèses où saint Martial avait fait des fondations.
A la date fixée, de toutes les provinces désolées par les Anglais, accouraient en foule les pèlerins pour vénérer le Chef de saint Martial. En cette année 1424 de l’Ostension, et pour la première fois, «Jeanne va commencer à entendre ses voix mystérieuses».
Beaucoup d’hommes ont dit que l’intervention de Jeanne, la délivrance d’Orléans, le sacre de Reims, étaient dus à l’intercession de Saint Martial auprès de Dieu.
Beaucoup de rois vinrent à Limoges en pèlerinage.
Dès 1420, Charles VII vint y prier, il y revint le 3 mars 1438 avec le dauphin et toute la cour. Tout le temps qu’il resta,il assistait matin et soir aux offices chantés auprès du tombeau.
Ce fut là qu’il permit,par un privilège spécial,que les lys soient unis dans les armes municipales de Limoges. Le Roi proclamait ainsi qu’il partageait la conviction des fidèles d’être redevables de la protection de saint Martial etdela mission de Jeanne pour retrouver son royaume de France.
NB. Pour plus d’informations, consultez l’article sur saint Martial dans le n° 10 de laRevue des Amis de Jeanne d’Arc.
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Prière
Saint Martial, disciple de Notre Seigneur Jésus Christ, notre Apôtre, notre Père, notre Modèle, priez pour nous, intercédez pour nous.
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Note générale:
Pour plus de renseignements sur ce Pèlerinage à Limoges:
. Consultezle menu «Evénements»du Salon Beige, où vous trouverez toutes les informationssur l’inscription, la participation et l’hébergement, ainsi que le programme de ces 2 journées.
. Contact:Mme Micheline BARGET, secrétaire générale de l’Association,
Mob. 06 11 08 02 73 / courriel : [email protected]
Giorgia Meloni : “Les femmes sont les premières victimes de l’idéologie du genre”
Dans une entretien, le Premier ministre italien Giorgia Meloni a dénoncé les dangers de “l’idéologie du genre”, qui pourrait avoir un impact négatif sur les femmes.
“Les femmes seront les premières victimes de l’idéologie du genre”. “Nous assistons à une nouvelle vague de misogynie, où les femmes sont exterminées et réduites au silence au nom d’une idéologie qui n’est pas soutenue par la science ou la raison”.
Meloni a ajouté qu’elle était particulièrement préoccupée par l’impact de l’idéologie du genre sur les enfants qui sont exposés à des idées néfastes dès leur plus jeune âge.
“Nous ne pouvons pas permettre que nos enfants soient soumis à un lavage de cerveau par cette idéologie”. “Nous devons défendre la vérité sur la nature humaine et protéger nos enfants de ceux qui veulent leur nuire au nom du politiquement correct”.
“Je défendrai toujours la vérité et ce qui est juste”. “Et je ne laisserai jamais l’idéologie du genre nuire aux femmes et aux enfants en Italie”.
Charcuterie de genre
Lundi, Jo Biden a critiqué à la télévision le gouverneur de Floride Ron DeSantis, qui a interdit les opérations chirurgicales des enfants sous prétexte de « changement de genre » :
« Ce qui se passe en Floride est, comme dirait ma mère, proche du péché… A quoi pensent-ils ? Ce sont des êtres humains, ils aiment, ils ont des sentiments, ils ont des penchants. C’est cruel… Et pour nous en assurer nous allons adopter une loi comme celle que nous avons adoptée pour le mariage entre personnes de même sexe. »
Le lendemain, Ron DeSantis a répliqué sur Twitter :
« Ce n’est pas un « péché » d’interdire la mutilation des mineurs. Il n’est pas acceptable que le gouvernement fédéral exige que des procédures telles que les opérations de changement de sexe soient autorisées pour les enfants. »
Hier, il a publié une vidéo mettant en vis-à-vis Biden et des photos de charcutage, avec comme légende :
« Biden juge « cruel » que la Floride n’autorise PAS les opérations expérimentales de changement de sexe pour les enfants. »
🚨 GRAPHIC WARNING 🚨
Biden thinks it’s “cruel” that Florida is NOT allowing experimental sex change operations for kids. pic.twitter.com/4u8xxWPmtX
— DeSantis War Room 🐊 (@DeSantisWarRoom) March 14, 2023
La SVB a montré à quelle vitesse le capital d’une banque peut se dissoudre sous nos yeux
Contrepoints a traduit l’analyse du Mises Institute à propos de la faillite de la Silicon Valley Bank (SVB) :
Au 31 décembre 2022, la Silicon Valley Bank disposait d’un total d’actifs d’environ 209 milliards de dollars et d’un total de dépôts d’environ 175,4 milliards de dollars, selon ses comptes publics. Ses principaux actionnaires sont Vanguard Group (11,3 %), BlackRock (8,1 %), StateStreet (5,2 %) et le fonds de pension suédois Alecta (4,5 %).
La croissance et le succès incroyables de SVB n’auraient pas pu se produire sans les taux négatifs, la politique monétaire ultra-accommodante et la bulle technologique qui a éclaté en 2022. En outre, l’épisode de liquidité de la banque n’aurait pas pu se produire sans les incitations réglementaires et monétaires à accumuler de la dette souveraine et des titres adossés à des créances hypothécaires (MBS).
« Ne vous battez pas contre la Fed »
La base d’actifs de SVB est l’exemple le plus clair du vieux mantra « Ne vous battez pas contre la Fed ». SVB a commis une grave erreur : suivre exactement les incitations créées par la politique monétaire accommodante et la réglementation.
Que s’est-il passé en 2021 ? Un succès massif qui, malheureusement, a aussi été le premier pas vers la disparition. Les dépôts de la banque ont presque doublé avec le boom technologique. Tout le monde voulait une part du nouveau paradigme technologique imparable. Les actifs de la SVB ont également augmenté et presque doublé.
La valeur des actifs de la banque a augmenté. Plus de 40 % étaient des bons du Trésor et des titres adossés à des créances hypothécaires à long terme. Le reste était constitué d’investissements dans les nouvelles technologies et le capital-risque, apparemment à la conquête du monde.
La plupart de ces obligations et titres à « faible risque » étaient conservés jusqu’à leur échéance. La SVB suivait les règles habituelles : des actifs à faible risque pour équilibrer des investissements en capital-risque. Lorsque la Réserve fédérale a relevé les taux d’intérêt, la SVB a dû être choquée.
L’ensemble de ses actifs reposait sur un seul pari : des taux bas et un assouplissement quantitatif pour plus longtemps. Les valorisations des entreprises technologiques ont grimpé en flèche pendant la période de relâchement de la politique monétaire, et la meilleure façon de couvrir ce risque était de miser sur les bons du Trésor et les titres adossés à des créances hypothécaires. Pourquoi parier sur autre chose ? C’est ce que la Fed achetait par milliards chaque mois. Il s’agissait des actifs les moins risqués selon toutes les réglementations et selon la Fed et tous les économistes traditionnels, l’inflation était purement « transitoire », une anecdote à effet de base. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?
Bonjour la panique
L’inflation n’était pas transitoire et l’argent facile n’était pas illimité.
Les hausses de taux ont eu lieu. Et la banque s’est retrouvée avec des pertes massives partout. Adieu, les prix des obligations et des titres adossés à des créances hypothécaires. Adieu, les valorisations technologiques du « nouveau paradigme ». Et bonjour la panique. Une bonne vieille ruée sur les banques, malgré la forte reprise des actions SVB en janvier. Les pertes non réalisées, évaluées à 15 milliards de dollars, représentaient presque 100 % de la capitalisation boursière de la banque. La déroute.
Comme le dit le directeur de la banque dans le célèbre épisode de South Park : « Aaaaand it’s gone ». La SVB a montré à quelle vitesse le capital d’une banque peut se dissoudre sous nos yeux.
La Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) interviendra mais cela ne suffira pas car seuls 3 % des dépôts de la SVB étaient inférieurs à 250 000 dollars. Selon le magazine Time, plus de 85 % des dépôts de la Silicon Valley Bank n’étaient pas assurés.
Et ce n’est pas tout. Selon Bloomberg, un tiers des dépôts américains se trouvent dans de petites banques et près de la moitié ne sont pas assurés. Les déposants de la SVB perdront probablement la majeure partie de leur argent, ce qui créera également une grande incertitude dans d’autres entités.
La SVB était l’exemple type de la gestion bancaire dans les règles de l’art. Elle a suivi une politique conservatrice consistant à acquérir les actifs les plus sûrs – les bons du Trésor à long terme – alors que les dépôts augmentaient.
La SVB a fait exactement ce que recommandaient ceux qui ont attribué la crise de 2008 à la « déréglementation ». La SVB était une banque ennuyeuse et conservatrice qui investissait ses dépôts croissants dans des obligations souveraines et des titres adossés à des créances hypothécaires, croyant que l’inflation était transitoire, comme tout le monde le répétait, sauf nous, la minorité de fous.
La SVB n’a fait que suivre point par point la réglementation, les incitations de la politique monétaire et les recommandations des économistes keynésiens. La SVB était l’exemple même de la pensée économique dominante. Et le courant dominant a tué la star de la tech.
Nombreux sont ceux qui accuseront la cupidité, le capitalisme et l’absence de réglementation, mais devinez quoi ? Davantage de réglementation n’aurait rien changé, car la réglementation et la politique encouragent l’achat de ces actifs à « faible risque ». En outre, la réglementation et la politique monétaire sont directement responsables de la bulle technologique.
Les valorisations de plus en plus élevées de technologies non rentables et le flux prétendument inarrêtable de capitaux pour financer l’innovation et les investissements verts n’auraient jamais eu lieu sans des taux réels négatifs et des injections massives de liquidités. Dans le cas de SVB, sa croissance phénoménale en 2021 est une conséquence directe de la politique monétaire démente mise en œuvre en 2020, lorsque les grandes banques centrales ont porté leur bilan à 20 000 milliards de dollars comme si de rien n’était.
La SVB est une victime de l’idée selon laquelle l’impression monétaire n’entraîne pas d’inflation et peut se poursuivre à l’infini. Ils y ont adhéré sans réserve, et aujourd’hui ils ont disparu.
SVB a investi dans la bulle de tout ce qui était possible : obligations souveraines, titres adossés à des créances hypothécaires et technologie. L’ont-ils fait parce qu’ils étaient stupides ou imprudents ? Non. Ils l’ont fait parce qu’ils pensaient que ces actifs présentaient très peu de risques, voire aucun. Aucune banque n’accumule de risque dans un actif qu’elle croit à haut risque. Les banques ne peuvent accumuler des risques que si elles pensent qu’il n’y en a pas. Pourquoi perçoivent-elles qu’il n’y a pas de risque ? Parce que le gouvernement, les régulateurs, les banques centrales et les experts leur disent qu’il n’y en a pas. Qui sera le prochain ?
Beaucoup blâmeront tout sauf les incitations perverses et les bulles créées par la politique monétaire et la réglementation, et ils exigeront des baisses de taux et un assouplissement quantitatif pour résoudre le problème. Le problème ne fera que s’aggraver. On ne résout pas les conséquences d’une bulle par d’autres bulles.
La faillite de la Silicon Valley Bank met en évidence l’énormité du problème de l’accumulation de risques par des moyens politiques. La SVB ne s’est pas effondrée en raison d’une gestion imprudente, mais parce qu’elle a fait exactement ce que les keynésiens et les interventionnistes monétaires voulaient qu’elle fasse. Félicitations.
Le ministre de la santé interrogé sur la diffusion de l’idéologie du genre dans les organismes publics comme la CAF
Question du sénateur Laurence Muller-Bronn (Bas-Rhin – Les Républicains) publiée dans le JO Sénat du 16/03/2023 :
Mme Laurence Muller-Bronn interroge M. le ministre de la santé et de la prévention sur la diffusion des présupposés de la théorie du genre dans les organismes publics tels que la caisse d’allocations familiales (CAF) ou le planning familial, financé par l’État pour des missions d’intérêt général. En effet, au prétexte d’apporter des informations relatives à l’éducation des enfants, une campagne en ligne sur le site de la CAF intitulée « Mon enfant est transgenre, comment bien l’accompagner ? « affirme ensuite : « Signe d’une évolution des mentalités, de plus en plus d’enfants et d’adolescents se déclarent non-binaires, ou d’un autre genre que celui assigné à leur naissance «.
Cette communication s’appuie sur de larges extraits de déclarations d’associations militantes, sans aucune nuance ni avis contraires dans ce domaine. Or, non seulement il n’appartient pas à la CAF de définir et encore moins de banaliser un tel sujet mais de plus, ces propos manquent au respect des principes de neutralité et d’impartialité du service public. Par ailleurs, en diffusant des contenus de nature à induire en erreur les familles, les autorités portent une responsabilité sur les conséquences éventuelles de telles affirmations. Dans une lettre ouverte publiée par le Figaro le 16 février 2023, intitulée « La CAF doit cesser de promouvoir l’idéologie trans ! «, 80 signataires (professionnels de santé, intellectuels et universitaires) demandent à faire retirer cette campagne, de même que l’association « Juristes pour l’enfance « a mis en demeure la CAF de retirer cette page de son site internet. Elle y figure toujours.
L’exemple du planning familial avec la campagne et le slogan « Au planning, on sait que des hommes aussi peuvent être enceints » ou encore la définition des « règles survenant chez des personnes qui ont un utérus », gommant volontairement le mot « femme », s’éloignent également de la mission d’intérêt général pour laquelle l’État le finance et notamment la défense des droits des femmes. La proclamation de théories telles que « l’auto-détermination de genre », de « sexe assigné à la naissance », invitant à proscrire les termes « masculin et féminin» au motif qu’ils se « réfèrent à une adéquation avec des stéréotypes genrés », ou encore « qu’un pénis est un pénis, pas un organe sexuel mâle » ne relèvent pas du champ de l’information. Par conséquent, elle souhaite connaître les décisions envisagées concernant la suppression de la campagne en ligne de la CAF, et plus largement, les mesures envisagées pour que soit respecté le principe de neutralité et d’objectivité dans les missions de prévention et d’information de ces organismes publics.
En attente de réponse du Ministère de la santé et de la prévention.



