Mgr Aveline créé cardinal
Les nouveaux cardinaux recevront la barrette cardinalice le 27 août. Ils viennent de quatre continents : 8 sont en Europe, 6 en Asie, 2 en Afrique, 1 en Amérique du Nord et 4 en Amérique centrale et latine. Les 29 et 30 août, les cardinaux se réuniront pour discuter de la Constitution apostolique.
Voici la liste complète:
- Mgr Arthur Roche, préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements (Royaume Uni),
- Mgr Lazarus You Heung sik, préfet de la Congrégation pour le Clergé (Corée),
- Mgr Fernando Vérgez Alzaga L.C., président de la Commission pontificale pour l’État de la Cité du Vatican et Président du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican (Espagne),
- Mgr Jean-Marc Aveline, archevêque métropolitain de Marseille (France),
- Mgr Peter Okpaleke, évêque d’Ekwulobia (Nigeria),
- Mgr Leonardo Ulrich Steiner, O.F.M. archevêque métropolitain de Manaus (Brésil),
- Mgr Filipe Neri António Sebastião di Rosário Ferrão – archevêque de Goa e Damão (Inde),
- Mgr Robert Walter McElroy, évêque de San Diego (U.S.A), proche de l’épouvantable Mc Carrick…
- Mgr Virgilio Do Carmo Da Silva, S.D.B., archevêque de Dili (Timor oriental),
- Mgr Oscar Cantoni, évêque de Côme (Italie),
- Mgr Anthony Poola, archevêque d’Hyderabad (Inde),
- Mgr Paulo Cezar Costa, archevêque métropolitain de l’archidiocèse de Brasília (Brésil),
- Mgr Richard Kuuia Baawobr M. Afr, évêque de Wa (Ghana),
- Mgr William Goh Seng Chye, archevêque de Singapour (Singapour),
- Mgr Adalberto Martínez Flores, archevêque métropolitain d’Asunción (Paraguay),
- Mgr Giorgio Marengo, I.M.C., préfet apostolique d’Oulan-Bator (Mongolie), de nationalité italienne, c’est le plus jeune des futurs nouveaux cardinaux. Né en 1974, il est âgé de 48 ans.
Les cinq non électeurs (qui auront atteint la limite d’âge de 80 ans à la date du consistoire, le 27 août prochain):
- Mgr Jorge Enrique Jiménez Carvajal, archevêque émérite de Cartagena (Colombie),
- Mgr Lucas Van Looy sdb, archevêque émérite de Gand (Belgique),
- Mgr Arrigo Miglio, archevêque émérite de Cagliari (Italie),
- Le père Gianfranco Ghirlanda sj., professeur de théologie,
- Mgr Fortunato Frezza, chanoine de Saint-Pierre.
A partir du 27 août, le Collège sera composé de 52 cardinaux créés par Jean-Paul II dont 11 sont électeurs ; 64 créés par Benoît XVI dont 37 sont électeurs ; 113 créés par François dont 83 sont électeurs.
La grande Vendée militaire : un fait d’héritage non pas à dédaigner mais à assumer dignement
Postface de Rémi Fontaine au livre Passion de la Vendée du Père Jean-Paul Argouarc’h :
« Habitants de cette terre, n’entendez-vous pas
La rumeur d’une prière monter sous vos pas ?
Tous les échos de vos rues sont pleins de sanglots,
Laboureurs, sous vos charrues dorment des héros… »
C’est par la complainte des Lucs que j’ai d’abord connu Riaumont en pensée, avant le contact physique en chair et en os ! Mon frère ainé François revenait, comme assistant, d’un camp scout au Parc Soubise avec les garçons du fameux Village. Entièrement conquis par l’esprit de Riaumont, il transmettait à notre famille ce qu’il avait reçu de ce camp et appris de la geste vendéenne, avec cette complainte que nous chantions, qui revenait sans cesse comme un leitmotiv dans un monde déjà passablement désorienté.
De cette première flamme emblématique devait naître par la suite, toujours par le scoutisme, une inaltérable amitié entre Louis Fontaine et le P. Albert Revet puis avec le P. Jean-Paul Argouarc’h. Amitié dont j’ai timidement mais naturellement pris la relève, tant la foi catholique et l’idéal scout de ce prêtre héritier, habité d’une présence singulière, correspondent à ce que j’ai reçu précisément de mon père et à ce que je crois profondément. Cette petite histoire de transmission familiale est justement à l’image de la foi de la grande Vendée militaire : un fait d’héritage non pas à dédaigner mais à assumer dignement, comme l’exprime magnifiquement cet ouvrage de mémoire et de piété filiale. Fût-on, selon la formule, « des nains juchés sur les épaules de ces géants » du peuple vendéen !
Le don surnaturel et le choix de conscience personnel de la foi passe inexorablement par ce fait temporel d’héritage. N’en déplaise aux néo-modernistes, nonobstant les baptêmes d’adultes, qui auront toujours lieu par conversion grâce à Dieu, on devient chrétien dans l’Église militante le plus souvent par la volonté libre et responsable de ses parents, le catéchisme et les sacrements qu’ils permettent, la messe qu’ils fréquentent. C’est par le statut historique, social et culturel d’un peuple et la transmission qui en découle qu’il appartient ainsi aux nations chrétiennes de demeurer ou non fidèles à leur « baptême national », comme l’enseignait inlassablement saint Jean-Paul II. C’est la leçon de la Vendée chrétienne, fidèle jusqu’au martyre. Ce livre d’hommage vient aujourd’hui réveiller notre torpeur de chrétiens habitués, individualistes, englués dans le sécularisme et son funeste laïcisme qui étouffe nos âmes personnelles mais aussi communautaires. On ne se sauve pas seul.
Merci de tout cœur au P. Argouarc’h de nous évoquer cette Passion de la Vendée, dans son style inimitable, par cette fresque touchante à la fois globale et intime, faite pour édifier. « L’histoire du christianisme est liée à celle de la persécution des chrétiens. Pour avoir la Résurrection, il nous faut passer par la Croix. Il ne faut surtout pas chercher le martyre, mais s’y attendre et s’y préparer oui », rappelait il y a peu Monseigneur Nicolas Sawaf, archevêque grec-melkite catholique de Lattaquié, en Syrie.
Si le martyre est une grâce de la Providence qu’il ne faut pas chercher (cf. l’inoubliable Dialogue des carmélites), qui peut toucher même des enfants innocents par leur massacre impitoyable, cela ne veut pas dire qu’il faut se résigner au sort fait par exemple de nos jours à certains chrétiens d’Orient ou d’Occident, ni ne pas leur apporter notre soutien fraternel, outre la prière, par l’action, l’aumône, la charité personnelle et la charité politique. Laquelle charité peut et doit parfois devenir aussi militaire, à l’instar des croisades et des cristeros de tous les temps, même avec les fourches et les faux des soldats en sabots de Vendée…
Cette haine obsédée et cette violence acharnée du « monde » (laïciste ou islamique…) à l’endroit des chrétiens, contre laquelle il faut lutter en opposant à la fois la force et la douceur de l’Amour évangélique, est d’une certaine manière bon signe et ne doit pas nous inquiéter, car elle révèle l’alliance de nos vies avec le Cœur de Jésus qui nous a choisi et donc retiré du monde pour le Royaume : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous », « Heureux les persécutés à cause de la justice, parce que le Royaume des Cieux est à eux », « Heureux serez-vous lorsqu’on vous insultera, qu’on vous persécutera et qu’on dira mensongèrement contre vous toute sorte de mal à cause de moi »…
Face au reniement possible, seul un amour surnaturel peut offrir la grâce du martyre avec l’aide de la communion des saints et de la Reine des martyrs, debout au pied de la Croix. L’amour plus fort que la mort : vous n’aurez pas notre haine ! À l’imitation du Christ, par leur horrible calvaire, les martyrs de Vendée, comme tous les « agneaux immolés » d’hier et d’aujourd’hui qui achèvent dans leur chair ce qui manque à sa Passion (Col I, 24), portent aussi à leur manière nos péchés, nos omissions, nos aveuglements, nos trahisons… Ils maintiennent sublimement cette permanence du témoignage suprême de la foi dans l’histoire et la vie de l’Église, en se conformant le plus héroïquement qui soit à Notre Seigneur venu dans ce monde pour rendre témoignage à la Vérité de l’Amour : « La cohorte des martyrs vous loue, ô Dieu. » Leur exemple et leur mort sont à l’origine de grandes grâces pour eux mais aussi pour nous et notre humanité, source de gloire éternelle. Ils demeurent toujours et partout une semence de chrétiens et de saints.
«… Ainsi moururent nos pères, au jour de jadis,
Afin que leur fils espèrent dans le Paradis… »
« Nous sommes tous spirituellement des fils de la Vendée martyre ! » (cardinal Robert Sarah)
Dimanche après l’Ascension
Ce dimanche était appelé « Dimanche dans l’Octave de l’Ascension » avant 1960.
Nous célébrons l’Ascension du Seigneur avec droiture, avec fidélité, avec dévotion, avec sainteté et avec piété, dit saint Augustin, si nous montons avec lui et tenons en haut nos cœurs. Que nos pensées soient donc là où il est, et ici-bas ce sera le repos. Montons maintenant avec le Christ par le cœur ; et lorsque son jour sera venu, nous le suivrons aussi de corps. Cependant nous devons savoir que ni l’orgueil, ni l’avarice, ni la luxure ne s’élèvent avec le Christ. Si nous voulons suivre notre médecin dans son ascension, nous devons déposer le fardeau de nos vices et de nos péchés “(Matines).
Ce dimanche nous prépare à la Pentecôte. Avant de monter au ciel, Jésus, à la dernière Cène, nous a promis qu’il ne nous laisserait pas orphelins, mais qu’il nous en verrait son Esprit Consolateur (Év. All.) afin qu’en toutes choses nous glorifiions Dieu par Jésus- Christ (Ép.). Comme les Apôtres réunis dans le Cénacle, il faut donc nous préparer, par la prière et la charité (Ép.), au saint jour de la Pentecôte où Jésus « qui est notre avocat auprès du Père » (Ier Nocturne) nous obtiendra de Lui l’Esprit-Saint.
Introït : Exaudi, Domine… tibi dixit
Les trompettes et les acclamations se sont tues. Le Seigneur est au ciel où il trône à la droite du Père ; les apôtres sont redescendus de la montagne et se retrouvent bien seuls. Pendant quarante jours, nous nous étions habitués à cette présence du Christ ressuscité symbolisée dans nos églises par le cierge pascal allumé ; mais il a été éteint après l’évangile de l’Ascension. Dimanche prochain le Saint Esprit viendra éclairer nos intelligences et réchauffer nos cœurs, mais aujourd’hui en attendant cette lumière et cette force, nous sommes un peu désemparés et cherchons en tâtonnant. C’est ce qu’exprime l’Introït de ce dimanche dans l’octave de l’Ascension dont le texte est tiré du psaume 26. David y exprime d’abord sa confiance dans le Seigneur qui est sa lumière.
Dominus illuminatio mea, et salus mea, quem timebo ?
Le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui craindrais-je ?
Ce début du psaume est le verset de l’Introït. Mais il y a des moments dans la vie où cette lumière semble se cacher, et à la fin du psaume, sans perdre confiance, David lance cette prière qui est celle des apôtres et qui est la nôtre en ce jour :
Exaudi, Domine, vocem meam qua clamavi ad te, tibi dixit cor meum, quæsivi vultum tuum, vultum tuum, Domine, requiram, ne avertas faciem tuam a me
Seigneur écoutez ma voix qui crie vers vous ; mon cœur vous dit : j’ai cherché votre visage ; Seigneur, je chercherai votre visage, ne détournez pas de moi votre face.
La mélodie exprime cette recherche et cette nostalgie d’une manière calme et douce, expressive mais sans angoisse. Les Alléluias de la fin sont même presque joyeux ; ils reprennent ceux de la Communion Cantate Domino de dimanche dernier.
Alléluia : Regnavit Dominus
Comme c’était le cas pour tous les dimanches précédents, le deuxième Alléluia de dimanche dans l’octave de l’Ascension est beaucoup plus long que le premier, et la vocalise de celui-ci est même une des plus courtes du répertoire, mais elle se caractérise par un rythme extrêmement souple. Le texte est tiré du psaume 46, comme le premier Alléluia de l’Ascension, mais cette fois c’est un verset de la fin du psaume :
Regnavit Dominus super omnes gentes, Deus sedet super sedem sanctam suam.
Le Seigneur règne sur toutes les nations, Dieu siège sur son trône saint.
L’Arche d’alliance est maintenant installée dans le temple et tous les peuples viennent l’adorer. Ainsi, le Christ est-il maintenant au ciel où il est assis à la droite du Père, et il est le roi universel.
La mélodie de ce verset, un peu plus développée que celle de l’Alléluia, que l’on retrouve à la fin, revêt une certaine solennité.
Alléluia : Non vos relinquam
Le deuxième Alléluia de ce dimanche dans l’octave de l’Ascension est tout à fait différent du premier. D’abord, comme nous l’avons dit, il est beaucoup plus long, et puis il y a entre ces deux Alléluias un contraste qui est celui des deux aspects de la fête de l’Ascension : l’aspect triomphal du Christ arrivant au ciel d’où il règne sur l’univers, et l’aspect plus mélancolique, celui de la séparation qui laisse les apôtres comme orphelins. C’est à eux que Notre Seigneur s’adresse dans le verset de ce deuxième Alléluia, dont le texte est extrait des entretiens après la Cène dans l’Évangile de saint Jean, comme celui du dimanche précédent.
Non vos relinquam orphanos : vado, et venio ad vos, et gaudebit cor vestrum.
Je ne vous laisserai pas orphelins, je m’en vais mais je reviendrai vers vous, et votre cœur se réjouira.
En disant aux apôtres, ” il reviendra ” dans le passage des Actes des Apôtres cité à l’Introït de l’Ascension, les anges ne faisaient que rappeler ce que le Christ lui-même avait annoncé. Et il ne s’agit pas seulement de son retour à la fin des temps, mais de sa présence dans son Église et dans les âmes, par le Saint Esprit qui va descendre dans quelques jours, et par l’Eucharistie. La mélodie est assez ample, comme celle de l’Alléluia Christus resurgens, du quatrième dimanche après Pâques, se déployant aussi comme une grande draperie, mais elle est beaucoup plus douce avec de nombreuses cadences en demi-ton. Notre Seigneur s’adresse à ses apôtres et à nous sur un ton de consolation, comme on parlerait à un malade. Cependant la grande vocalise de gaudebit qui annonce la joie est plus affirmative.
Offertoire : Ascendit Deus
L’Offertoire du dimanche après l’Ascension est le même que celui du jour de l’Ascension. De plus le texte de l’Offertoire de la fête de l’Ascension est le même que celui du premier Alléluia. C’est toujours le fameux verset du psaume 46.
Ascendit Deus in jubilatione, Dominus in voce tubæ.
Dieu monte parmi les cris de joie, le Seigneur au son de la trompette.
Mais la mélodie est totalement différente. Chose curieuse ce sont le plus souvent les Offertoires qui ont un caractère contemplatif, tandis que les Alléluias sont plus joyeux et exubérants. Ici c’est l’inverse. Nous avons vu que la mélodie du premier Alléluia était assez douce et évoquait la mélancolie de la séparation ; dans celle de l’Offertoire nous retrouvons les acclamations et la trompette, la joie de monter au ciel à la suite du Christ, avec une mélodie ample et solennelle, commençant par une grande montée très expressive sur les mots Ascendit Deus, et se continuant d’une manière assez mouvementée. Cependant l’Alléluia final s’étire longuement et doucement, retrouvant l’ambiance plus contemplative qui est généralement celle des Offertoires.
Communion : Pater cum essem
Le texte de la Communion du dimanche après l’Ascension est encore tiré des entretiens de Notre-Seigneur avec ses apôtres dans l’Évangile de saint Jean, comme celui du deuxième Alléluia, ainsi que ceux des Communions des troisième et quatrième dimanches après Pâques. Cette fois Notre Seigneur ne s’adresse plus à ses apôtres, mais à son Père. C’est la grande prière pour l’unité que l’on appelle aussi prière sacerdotale. Si ces paroles ont été prononcées le soir du Jeudi Saint, on peut aussi bien les mettre dans la bouche du Christ le jour de l’Ascension.
Pater, cum essem cum eis, ego servabam eos quos dedisti mihi ; nunc autem ad te venio : non rogo ut tollas eos de mundo, sed ut serves eos a malo.
Père quand j’étais avec eux, je gardais ceux que vous m’avez donnés. Maintenant je viens à vous ; je ne vous demande pas de les retirer du monde mais de les garder du mal.
Les trois phrases de cette antienne sont assez différentes : la première et la troisième sont assez longues et se terminent par le même Alléluia, tandis que la deuxième est très courte. Dans la première la mélodie est assez développée et pleine de mouvement. La deuxième n’est qu’une grande montée vers une cadence joyeuse et affirmative sur les mots ad te venio je viens à vous : le Christ y exprime toute sa joie de retrouver son Père après sa mission accomplie. La troisième phrase est beaucoup plus douce. Notre Seigneur pense maintenant à ceux qu’il a laissés comme orphelins et qui doivent rester dans le monde ; elle s’achève dans une ambiance très contemplative.
“1 blanc, 1 balle”
Charmante ambiance à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) :
“Université raciste, chercheurs bourgeois on vous voit”, “1 blanc, 1 balle”, “brûlons le TGI”, “Charlie l’a mérité”, “les prisons en feu, les matons au milieu”, “youpin décolonial”, “nik les cis”, “stop les sciences coloniales”… Sur les sept étages du bâtiment de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), installée sur le campus Condorcet à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), des tags en lettres rouges ou noires délivrent des messages souvent rageurs et haineux, parfois contradictoires ou nébuleux. “Nous sommes en train de les recenser et de les photographier pour en faire un objet d’étude”, expliquait la direction juste après l’occupation des lieux, du 20 au 23 avril dernier. Dans un document interne, on déplore les portes défoncées, les casiers forcés, le matériel informatique volé et un coût financier qui se chiffrerait à plusieurs centaines de milliers d’euros. D’après Christophe Prochasson, le président de l’école, deux cocktails Molotov – ne contenant aucun liquide – ont également été retrouvés sur le toit du bâtiment. Un mois plus tard, au sein de l’établissement, la même question revient, taraudante : comment en est-on arrivé là ? Ces actes de vandalisme interviennent à un moment où l’éminente institution, longtemps considérée comme le saint des saints des sciences sociales, connaît des difficultés sans précédent. Tourmentée par une sourde rivalité entre étudiants en master et doctorants, rongée par une bataille idéologique virulente, l’EHESS est entrée en crise.
L’Allemagne envisage de réactiver 15 centrales à charbon
Fabien Bouglé, auteur de Nucléaire, les vérités cachées, est interrogé dans Le Figarovox. Extraits :
Il est primordial de rappeler que l’Allemagne est très dépendante du gaz, du pétrole et du charbon qui représente 66 % de sa consommation d’énergie primaire. De plus environ 47% de son électricité a été produite en 2021 à partir d’énergie fossile. Bref notre voisin est particulièrement gourmand en gaz et en charbon très polluant qui provient pour plus de 50% de Russie. Afin de pallier cette dépendance trop importante les Allemands font donc le choix -paradoxal pour le climat- de s’entêter dans la sortie du nucléaire tout en augmentant les capacités des centrales au charbon qui avaient été mises en sommeil.
Au mois de mars, Robert Habeck, le même ministre de l’Économie, avait bien envisagé de reporter la sortie du nucléaire mais la coalition au pouvoir qui comprend des Verts extrémistes , a préféré appuyer sa politique sur son électricité au charbon. D’ailleurs, avant même la guerre en Ukraine, l’Allemagne avait déjà, en 2021, été dans la nécessité d’augmenter la production des centrales électriques au charbon de 22% en raison de la baisse de 15% de la production éolienne. Ce qui avait contribué à démarrer ce choc gazier et fossile que nous connaissons actuellement.
[…] Le besoin en charbon ou même en lignite conduit l’Allemagne à développer ses extractions sur son territoire avec des mines qui s’étendent de plus en plus allant jusqu’à engloutir des villages entiers. Des manifestations anti-charbon de villageois sont actuellement organisées pour contester la disparition pure et simple de leur village menacé par l’extension des mines.
Mais le pire vient du bilan carbone désastreux des centrales électriques au charbon qui produisent environ 1.000 g de CO2 / kWh produit là où une centrale nucléaire ne produit que 6 g de co2/kWh produit. C’est l’énorme paradoxe environnemental de cette décision. L’Allemagne qui avait déjà le bonnet d’âne en Europe pour ses émissions records de gaz à effet de serre va être un acteur majeur en Europe de la dégradation du climat et continuer d’être le très mauvais élève de l’Union Européenne et du monde. Et ce sont des prétendus écologistes qui soutiennent ce modèle pour le moins désastreux pour la planète!
En plus du CO2 les centrales au charbon émettent une quantité importante de particules fines contenant mercure, uranium et des substances très dangereuses pour la santé humaine. Il a été calculé que pour un 1 tWh d’électricité au charbon produit il y avait a minima 100 tonnes de particules fines évacuées dans l’atmosphère. […]
Dans ce contexte l’Allemagne ne veut absolument pas que la France tire son épingle du jeu avec son avantage nucléaire qui assure à notre pays une électricité bon marché et surtout non polluante. Elle multiplie pour se faire les actes belliqueux à l’égard de notre pays sur le sujet, n’hésitant pas à dénigrer le nucléaire auprès de la commission européenne en souhaitant empêcher son intégration dans la liste appelée «taxonomie» des activités reconnues comme verte en Europe. Sous prétexte que la France aurait 44.000 m3 de déchet radioactifs à traiter elle souhaite détruire le nucléaire français alors qu’elle disperse ses déchets de centrales au charbon dans l’air européen. Un comble. […]
L’Allemagne ne mène pas une opération de lobbying contre le nucléaire français. Ce pays, et il faut en avoir conscience, a déclaré une véritable guerre économique et énergétique antinucléaire à la France face à laquelle le gouvernement semble démuni voire inconscient. Ce conflit s’inscrit d’ailleurs dans le contexte de la guerre en Ukraine. Les lobbyistes favorables aux éoliennes intermittentes allemandes sont très actifs envers les autorités politiques et administratives françaises, ainsi que les grandes entreprises énergétiques. Et peu de nos concitoyens semblent avoir conscience de cette situation.
La situation est intenable et conduit à des décisions qui vont à l’encontre des intérêts supérieurs de la nation. Vouloir continuer à installer des éoliennes allemandes sous prétexte que les nouveaux réacteurs nucléaires sont trop longs à construire est une erreur géopolitique majeure. La France a de nombreux atouts et ne doit pas se laisser faire.
Marche pour la vie à Rome
La manifestation nationale “Choisissons la vie”, à laquelle ont participé plus de 100 organisations et associations pro-vie de Rome, a rassemblé 40 000 personnes dans les rues, qui ont défilé de la Piazza della Repubblica à la Piazza San Giovanni in Laterano pour affirmer l’urgence de défendre la Vie, de la conception à sa fin naturelle, sans “si” ni “mais”, avec pour seul objectif d’aider les plus faibles et les souffrants. Les thèmes centraux de la manifestation étaient l’avortement, l’euthanasie et le suicide assisté et l’objection de conscience, mais aussi la demande de mesures de soutien à la maternité, à la naissance, aux soins palliatifs et aux hospices.
Un événement qui, le lendemain – dimanche 22 mai – a reçu le salut du pape François en marge de la récitation du Regina Coeli :
“Je salue tous ceux qui ont participé à l’événement national ‘Choose Life’ à Rome. Je vous remercie pour votre engagement en faveur de la vie et pour la défense de l’objection de conscience, dont on tente souvent de limiter l’exercice. Malheureusement, ces dernières années, la mentalité commune a changé et aujourd’hui nous sommes de plus en plus enclins à penser que la vie est un bien à notre entière disposition, que nous pouvons choisir de manipuler, de faire naître ou de mourir à notre guise, comme le résultat exclusif d’un choix individuel. Rappelons-nous que la vie est un don de Dieu ! Elle est toujours sacrée et inviolable, et nous ne pouvons pas faire taire la voix de la conscience”.
Une fois arrivés sur la Piazza San Giovanni in Laterano, les milliers de participants ont rempli la place et ont poursuivi avec un concert du groupe de rock chrétien “The Sun”, suivi des discours des porte-parole et des témoignages de ceux qui ont choisi la vie.
“Nous avons été témoins de l’urgence et de la responsabilité de l’engagement du peuple italien envers la vie”, a déclaré Gandolfini, “il est donc nécessaire de s’engager dans un changement de valeurs et de promouvoir la beauté de l’union familiale, de la parentalité et de la prise en charge des plus faibles”.
L’autre porte-parole de l’événement, Maria Rachele Ruiu, lui a fait écho :
“accueillir, générer, éduquer, soigner et accompagner une vie est bon pour tous. Nous devons repartir de l’alliance entre l’homme et la femme”, “pour soutenir les femmes, notamment lorsqu’elles sont confrontées à une grossesse difficile ou non désirée. Ce n’est que de cette manière qu’ils pourront accueillir de nouvelles vies sans nécessairement recourir à l’interruption de grossesse”.
Parmi les témoignages, il y eut celui de Giuditta, qui a aujourd’hui cinq enfants mais qui, dans le passé – avec son mari Jacopo – n’a pas renoncé à accueillir une autre vie, celle d’un bébé que les médecins avaient annoncé comme condamné avant même sa naissance. Au lieu de cela, le bébé est né vivant et a pu rencontrer ses frères et sœurs et ses proches pendant 40 minutes. Nous savons que nous avons fait le bon choix, car nous avons donné une chance à la vie et, même si ce n’est que pour quelques minutes, la vie gagne toujours”.
Ou l’histoire de Giuliana et de son mari Octavian, également cinq enfants dont un, Carol, qui a vécu très peu de temps à cause d’une malformation, “maintenant, disent-ils, c’est un ange qui regarde notre famille d’en haut et nous protège”. Il est pour nous “un miracle de la vie”, ont-ils souligné, “parce que lorsque tout le monde nous a dit d’avorter, nous avons quand même choisi la vie, même si celle de Carol a été de courte durée”.
Ou encore l’histoire de Maya, qui a découvert qu’elle était enceinte à 17 ans et qui, peu après, a eu une deuxième grossesse non désirée :
“Tout le monde disait qu’un bébé ruinerait ma vie et quand j’ai eu le deuxième bébé, c’est moi qui ai été imprudente”.
Aujourd’hui, elle a quatre enfants avec son mari Marco, “qui m’a accueillie après quelques années, bien que les deux premiers enfants ne soient pas de lui”, et elle a également réussi à trouver un emploi après s’être inscrite à l’université et avoir obtenu son diplôme.
Prochaine édition de l’événement ” Choisissons la vie ” : samedi 20 mai 2023.
«Au-delà de 3 euthanasies par mois, cela devient dur»
En 2021, 2700 euthanasies ont été déclarées en Belgique (2,4% du nombre total de décès), en majorité pour des patients âgées de 60 à 89 ans. 49 concernaient des non-résidents, dont 40 Français. Plus de la moitié (54%) ont eu lieu à domicile. Un médecin tueur témoigne :
“Le geste euthanasique n’est jamais facile mais c’est l’aboutissement de tout un cheminement que l’on fait avec le patient, sa famille, c’est une manière de clôturer quelque chose dans le soulagement”.
“C’est extrêmement riche humainement. Nous percevons toutes ces émotions, elles nous font grandir, elles nous font avancer, on devient un peu meilleur, enfin j’espère”.
“Au-delà de trois euthanasies par mois, cela devient dur”.
Il ne se demande pas pourquoi…
Également urgentiste à l’hôpital, il ne voit aucune contradiction entre le fait de sauver des vies et d’y mettre fin. L’homme prométhéen se veut maître de la vie comme de la mort.
“Au contraire ça fait partie d’un tout. Je pense que la personne qu’on va euthanasier n’est pas plus ou moins importante que celle qu’on va sauver. On se trouve simplement dans des situations différentes”.
“Si un médecin dit non, le processus ne s’arrête pas, il peut être transposé auprès d’autres personnes qui peuvent voir la situation autrement”.
L’assassinat passe avant tout.
Chasse à l’homme
Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec revient sur l’Affaire Gueye :
Les habitués de L’Equipe savent le soin avec lequel les journalistes du quotidien sportif cisèlent les titres de leurs articles. Le plaisir de les découvrir pourrait presque relever du péché de gourmandise. Mardi dernier, les lecteurs découvraient dans les pages du journal une « embarrassante affaire », celle d’un joueur du PSG, Idrissa Gueye, ayant refusé de participer à l’avant-dernière journée du championnat de Ligue 1, le samedi 14 mai. Fidèle à sa réputation, le titre explicite se voulait fracassant : « Gueye, couleur arc-en-fiel ».
Un drame en 4 actes
Que s’est-il donc passé ? Un drame en quatre actes. La 37ème journée de championnat correspondait à la journée de lutte contre l’homophobie organisée par la ligue de football professionnelle (LFP). Pour matérialiser la démarche, les numéros dans le dos des maillots de tous les joueurs de Ligue 1 — environ 300 joueurs sur les différentes pelouses avec les remplaçants — étaient floqués aux couleurs arc-en-ciel, symbole étendard du mouvement LGBT. Si le joueur du PSG, de nationalité sénégalaise et de confession musulmane, Idrissa Gueye n’a pas cherché à faire de vagues, il a néanmoins refusé de s’associer à cette journée, pour des raisons personnelles relevant de l’intime précisera Le Parisien.
Acte 2 : Valérie Pécresse entre en scène : « Un refus de s’associer à la lutte contre l’homophobie ne pourrait rester sans sanction ! » Devant la polémique naissante attisée par la présidente de la région Île-de-France, le PSG finira par se désolidariser de son joueur en rappelant que le club de la capitale « a toujours tenu à combattre toute forme de discrimination et l’a de nouveau fait ce week-end ».
Le Président du Sénégal en personne, Macky Sall, ouvre l’acte 3 en réclamant sur Twitter que les “convictions religieuses” de son compatriote soient respectées. Durant une conférence de presse, le ministre des Sports, Matar Bâ, en appelle quant à lui au bon sens : « Quand on signe, c’est pour jouer au foot, ce n’est pas pour faire la promotion de quoi que ce soit ou mettre de côté ses convictions. »
4ème et dernier acte (à ce jour) : le mercredi 18 mai, le conseil national de l’éthique de la Fédération Française de Football adresse une convocation au joueur pour qu’il s’explique sur son refus de participer à la journée nationale de lutte contre l’homophobie. Le communiqué s’accompagne d’un avertissement cinglant :
« Soit ces supputations sont infondées et nous vous invitons sans délai à vous exprimer afin de faire taire ces rumeurs. Nous vous invitons par exemple à accompagner votre message d’une photo de vous portant le maillot en question. »
Dans l’éventualité contraire, le ton devient alors bien plus moralisateur :
« Dans ce cas, nous vous demandons de prendre conscience de la portée de votre geste et de la très grave erreur commise. En refusant de participer à cette opération collective, vous validez de fait les comportements discriminatoires, le refus de l’autre, et pas uniquement contre la communauté LGBTQI +. »
L’affaire Idrissa Gueye dit, à elle seule, beaucoup de cette ère nouvelle qui, insidieusement, s’installe. La doxa nous vend la liberté à tous les étages, mais l’objection de conscience est invitée à rester confinée au sous-sol… Victor Klemperer dans son étude du langage totalitaire, à l’instar d’un Orwell et de son concept de novlangue, montre combien le parler devient despotique lorsqu’il exclut toute pensée autre, « un langage qui enferme ce qu’il est seulement licite de dire, un langage qui appelle à l’anéantissement de toute altérité ».
Est-il envisageable de s’opposer aux agissements de George Soros sans être traité d’antisémite ou de critiquer une femme politique sans se faire taxer de misogynie ? Est-il seulement possible, tout en récusant que l’orientation sexuelle d’un homme puisse déterminer une violence à son encontre, d’éprouver une gêne sérieuse devant les campagnes LGBT qui étouffent la liberté d’expression et veulent imposer le silence à ceux qui ne partagent pas leurs thèses ?
Sophisme et escroquerie intellectuelle
Affirmer que ceux qui s’opposent au lobby homosexuel sont hostiles aux personnes homosexuelles relève de l’escroquerie intellectuelle et du mensonge. François Morinière, ancien directeur de L’Equipe, catholique, homme d’affaires et actuel président des Entretiens de Valpré qui rassemblent cadres et chefs d’entreprise pour des échanges à la lumière de la pensée sociale chrétienne, n’a pas manqué de souligner le consternant sophisme qui consiste à étiqueter d’homophobe celui qui ne porte pas les couleurs de la Gay Pride. La promotion de l’homosexualité est obligatoire et n’est plus concevable que l’on puisse s’y opposer. Bienvenue au pays de la liberté !
Loin de ces raisonnements nébuleux, l’enseignement traditionnel du catéchisme aborde avec clarté la question de l’homosexualité. L’Eglise s’est toujours attachée à dissocier le péché du pécheur. De là, une distinction nette est faite entre l’attrait homosexuel et l’acte ou la promotion d’actes homosexuels. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique, en son fameux numéro 2357, rappelle que la genèse psychique de l’homosexualité reste largement inexpliquée et qu’elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. S’il était besoin de le préciser, à la différence de la charia, les disciples du Christ ne prônent pas la lapidation des homosexuels. Le catéchisme déclare simplement, en s’appuyant sur la Bible que « les actes d’homosexualité constituent des dépravations graves ». La Tradition, du livre de la Genèse à l’épître de saint Paul aux Romains, précise sans fard que ces actes « sont intrinsèquement désordonnés ». En effet, parce qu’ils sont contraires à la loi naturelle et qu’ils dissocient par le fait même l’acte sexuel du don de la vie, les actes homosexuels ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable.
Assurément un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présentent des tendances foncières vers le même sexe. Beaucoup parmi eux ne choisissent pas leur condition affective. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. Toujours, il s’agira pour un chrétien d’éviter à leur égard toute marque de discrimination injuste.
Mais la chasse à l’homme opposée qui vise à pointer du doigt et marquer au fer rouge ceux qui ne se sentent pas obligés de participer aux campagnes LGBT devrait nous interroger. S’agit-il tant de préserver les homosexuels d’attaques malveillantes que de promouvoir une idéologie sexuelle transgressive ? Dans un ouvrage témoignage, au titre évocateur : Ne deviens pas gay, tu finiras triste (Editions François-Xavier de Guibert), son auteur, un ancien homosexuel, expliquait l’intention de son livre : « Je vise les inconnus qui protègent l’illusion que l’homosexualité est une voie comme une autre vers le bonheur et, plus qu’à la protéger, cherchent à la répandre. » J’ignore si Idrissa Gueye a lu ce passage mais manifestement, il en fait sien le message. Les coups de butoir de la propagande LGBT, et des manipulations médiatiques qui l’accompagnent, deviennent si envahissants qu’à n’en pas douter, le joueur du PSG ne doit pas être le seul à les trouver exaspérants. A minima, sommes-nous deux. Lui. Et moi. Mon petit doigt me dit cependant que nous sommes bien plus. Et c’est tant mieux.
Peut-on se débarrasser d’un Concile ?
Les abbés Celier et Guelfucci avec Jean-Pierre Maugendre sont les invités de Philippe Maxence dans le Club des Hommes en Noir. Cette semaine ils s’attaquent à un sujet délicat : est-il possible de se débarrasser d’un Concile ? L’Eglise peut-elle choisir de passer par pertes et profits un concile et ses conclusions ? Pourrait-elle même reconnaitre s’être trompée lors d’un concile ? Existe-t-il des précédents historiques ?
« Tout chrétien est spirituellement un Vendéen »
Voici la préface de S. Éminence M. le Cardinal Robert Sarah au récent ouvrage du Père Jean-Paul Argouar’ch, de l’Institut de la Sainte-Croix de Riaumont, intitulé : “Passion de la Vendée“.
A noter l’évocation de l’abbé Thierry Lelièvre (cf. brève biographie : note 5 de la préface) faisant référence à sa thèse de doctorat concernant la canonisation des enfants. C’est une occasion de rendre hommage à ce saint prêtre, incardiné dans le diocèse de Rome (curé de la paroisse Saint François d’Assise) et missionnaire aux Philippines, décédé d’une leucémie à l’âge de 55 ans en 2010 :
Je suis très heureux de présenter l’ouvrage du Père Jean-Paul Argouarc’h de l’Institut religieux de la Sainte-Croix de Riaumont qui fut fondé en 1958 par le Père Albert Revet (1917-1986). Reconnu canoniquement par le Pape saint Jean-Paul II, cet ordre religieux est au service de la jeunesse en recourant à la méthode d’éducation du scoutisme prônée par le Père Jacques Sevin. Le village d’enfants de Riaumont est situé au cœur de l’ancien bassin minier de Lens-Liévin, dans le nord de la France, sur une colline dont le massif forestier est baigné du sang mêlé des soldats français et allemands de la première guerre mondiale. Il offre un cadre exceptionnel pour cette œuvre d’apostolat auprès des enfants et des adolescents, spécialement les plus déshérités. Je voudrais aussi souligner le rattachement de cette communauté religieuse à la famille bénédictine, puisque ses membres sont oblats réguliers de l’Abbaye Notre-Dame de Fontgombault.
Le 12 août 2017, j’ai eu la grande joie de me rendre sur le site du Puy du Fou à l’occasion de mon séjour en Vendée pour la célébration des sept cents ans du diocèse de Luçon à laquelle m’avait convié Mgr Alain Castet. J’avais été reçu par Philippe de Villiers, le créateur du Grand Parc et de la Cinéscénie, que je pourrais définir comme une fantastique et brillante aventure visant à illustrer la « Gesta Dei per Francos », selon le célèbre adage[1]. En présence du Rév. Père Abbé de Fontgombault, Dom Jean Pateau, j’avais affirmé dans l’homélie que « tout chrétien est spirituellement un Vendéen » et j’avais appelé le peuple de France « à se lever avec les armes pacifiques de la prière et de la charité pour défendre la foi catholique ». Avoir le courage de « se lever » : c’est sur ce verbe que je voudrais insister en guise de préface du livre du Père Jean-Paul Argouarc’h. Pour se lever, il faut entendre un appel, qui est celui de Dieu, et faire preuve de volonté et de courage.
Répondre à l’appel de Dieu : les Vendéens ont entendu l’appel de Jésus-Christ Notre-Seigneur face aux colonnes infernales qui voulaient les écraser au nom d’une idéologie dont le mensonge était le maître-mot et dont nous voyons avec effroi les derniers avatars dans le mépris de la vie, du mariage et de la famille, les manipulations génétiques, l’idéologie du genre et le transhumanisme qui marquent ce début du XXI siècle. Les Vendéens étaient conscients qu’ils allaient périr, car, contre ce déferlement « infernal » de la haine de Dieu et de la foi catholique, qui a abouti au génocide de toute une population, comme l’a bien établi le grand historien Reynald Secher, ils n’avaient comme armes spirituelles que la Très Sainte Eucharistie reçue clandestinement de la main des prêtres réfractaires, la prière du Rosaire et l’image du Sacré-Cœur cousu sur leur poitrine. Toutefois, ils connaissaient et avaient médité ces paroles de Notre-Seigneur :
« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps… Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux… celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la trouvera »[2].
Comme je le disais dans mon homélie prononcée au Puy du Fou :
« Alors que grondait la tempête, les Vendéens, hommes, femmes et enfants, n’ont pas eu peur, tant ils étaient certains que, par-delà la mort, le Cœur de Jésus serait leur unique patrie ! ».
Faire preuve de volonté et de courage : lorsque le 25 septembre 1993, Alexandre Soljenitsyne vint en Vendée, invité par Philippe de Villiers, il fustigea la lâcheté des pays occidentaux libertaires et mondialistes, et il annonça leur déclin qui, disait-il, est dû en grande partie à la destruction de trois « murs porteurs » que sont la Vie, la Famille et la Tradition, c’est-à-dire l’enracinement dans la foi catholique et la civilisation qu’elle a engendrée : la chrétienté. Et pourtant, l’auteur de L’Archipel du Goulag avait aussi annoncé l’apparition progressive de « petites lucioles » en prédisant que
« des hommes se lèveront, au nom de la vérité, de la nature, de la vie ; ils cacheront, dans leurs pèlerines, des petits manifestes de refuzniks[3]. Ils exerceront leurs enfants à penser différemment, à remettre l’esprit au-dessus de la matière. Ils briseront la spirale du déclin du courage. Ainsi viendra l’éclosion des consciences dressées. Aujourd’hui les dissidents sont à l’Est, ils vont passer à l’Ouest ».
De fait, les Vendéens nous montrent l’exemple de la bravoure, celle du chevalier chrétien : quand il s’agit de Dieu et de la foi catholique, aucune compromission n’est possible, car l’honneur de Dieu ne se discute pas. Les Vendéens ont refusé cet effacement de Dieu dans la conscience des hommes de leur époque. Et ils sont morts martyrs, victimes du sabre de l’iniquité qui, dans les paroisses du Petit-Luc et du Grand-Luc, fut sans pitié. En effet, le 18 février 1794, les flammes du massacre allumées par la colonne infernale de la division Cordellier n’épargnèrent même pas l’église paroissiale où s’étaient réfugiés femmes, enfants et vieillards. Aujourd’hui, leurs noms sont inscrits sur les murs de la petite chapelle expiatoire, alors qu’à deux pas du sanctuaire, se dressent deux bâtiments plus récents, qui doivent leur naissance à Philippe de Villiers : l’Historial de la Vendée et le Mémorial de la Vendée. Dans son ouvrage, le Père Jean-Paul Argouarc’h, qui consacre sa vie de prêtre et de religieux à l’éducation de la jeunesse, fait mention du martyre des 209 enfants vendéens massacrés aux Lucs, dont beaucoup étaient des nourrissons âgés de quelques mois, véritable couronne de Saints Innocents qui, parvenus dans la Cité céleste, implorent le pardon de Dieu pour leurs bourreaux. « Il y aura des saints parmi les enfants », assurait déjà le Pape saint Pie X à l’aube du XX siècle. De fait, la canonisation des enfants n’a jamais été autant d’actualité qu’aujourd’hui. C’est un signe des temps qu’on ne saurait négliger. Jusque dans les années 1980, malgré la canonisation du célèbre élève de saint Jean Bosco : saint Dominique Savio, en 1954[4], certains hésitaient encore. Voici la question qu’ils se posaient : à 5 ans, 8 ans ou même 15 ans, des jeunes peuvent-ils vraiment avoir vécu les vertus théologales et cardinales d’une façon « héroïque » ? C’est alors que dans les années 1980 parut la thèse de droit canonique d’un prêtre français, l’abbé Thierry Lelièvre[5]. Dans ce travail magistral, l’auteur a apporté un certain nombre d’éléments destinés à faire tomber ce doute et ouvrir ainsi la voie vers la canonisation de nombreux enfants et jeunes de notre époque[6]. En effet, l’abbé Lelièvre a montré que, à travers ces vies d’enfants et d’adolescents, la grâce de Dieu était à l’œuvre dans les âmes et qu’ils étaient capables non seulement d’actes héroïques accomplis d’une manière ponctuelle, mais aussi à tout instant de leur jeune vie : une vie de foi, d’espérance et de charité, vécue de manière héroïque. De telle sorte que tous ces jeunes peuvent être donnés en exemple aux enfants, aux familles, aux éducateurs, et être considérés comme des intercesseurs auprès de Dieu. Ainsi, parmi les causes les plus récentes qui ont abouti à la canonisation, l’une des plus célèbres est celle de Carlo Acutis, un jeune Italien mort d’une leucémie à 15 ans en 2006, qui a été béatifié à Assise le 10 octobre 2020. Citons aussi bien évidemment les deux pastoureaux de Fatima, François (10 ans) et Jacinthe Marto (9 ans), canonisés trois ans plus tôt, le 13 mai 2017. La liste est déjà longue de ces enfants et jeunes canonisés ou promis à l’honneur des autels : du Turinois Pier Giorgio Frassati (1901-1925), béatifié en 1990, à Chiara Luce (1971-1990) du mouvement des Focolari, béatifiée en 2010, de Anne de Guigné (morte à l’âge de 10 ans, déclarée vénérable en 1990) à Claire de Castelbajac (1953-1975), bien connue des religieuses cisterciennes de Boulaur qui ont obtenu de nombreuses vocations par son intercession, et du petit Philippin Darwin Ramos (1994-2012), enfant des rues de Manille atteint de myopathie, au jeune cristero mexicain José Luis Sanchez del Rio (1913-1928), mort martyr et canonisé en 2016, ou encore à la petite Anne-Gabrielle Caron, morte à huit ans d’un cancer, le 23 juillet 2010 dont Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, a ouvert le procès de béatification le 12 septembre 2020… De plus, je voudrais rappeler que depuis plus de trente ans, dans de nombreux pays du monde, les cloches des églises sonnent le glas, le 28 décembre à midi, en la fête des Saints Innocents, en l’honneur des saints innocents martyrs de notre époque, qui sont victimes de l’avortement et de toutes les formes d’esclavage, d’oppression et d’infanticide. Demandons pardon à tous ces enfants innocents dont l’avortement nous a privés de leur sourire. Pardon pour l’orgueil qui aveugle les âmes, les cœurs, les intelligences, les consciences. Pardon pour nos silences complices, nos lâchetés à défendre et protéger la vie humaine depuis sa conception jusqu’à son terme naturel. Et à l’exemple des Vendéens, engageons-nous de manière résolue, en faveur de « la civilisation de l’amour et de la vie », selon la belle expression du Pape saint Paul VI, en faisant nôtre cette prière litanique que le Pape Benoît XVI avait prononcée à l’issue de la Veillée Mondiale de prière pour toute vie naissante, le 27 novembre 2010 :
Seigneur, Toi « la source de la Vie,… réveille en nous le respect pour toute vie humaine naissante».
Seigneur, Toi « la source de la Vie,… rends-nous capables de discerner dans le fruit du sein maternel l’œuvre admirable du Créateur ».
Seigneur, Toi « la source de la Vie,… bénis les familles, sanctifie l’union des époux, rends fécond leur amour ».
Seigneur, Toi « la source de la Vie,… accompagne de la lumière de ton Esprit les choix des assemblées législatives, pour que les peuples … reconnaissent et respectent le caractère sacré de la vie, de toute vie humaine ».
Seigneur, Toi « la source de la Vie,… guide le travail des scientifiques et des médecins, afin que le progrès contribue au bien intégral de la personne et qu’aucun être ne soit supprimé ou ne souffre l’injustice ».
Seigneur, Toi « la source de la Vie,… donne-nous une charité créative pour qu’aucune famille ne tombe dans l’exclusion par manque de moyens financiers ».
Seigneur, Toi « la source de la Vie,… console les époux qui souffrent de l’impossibilité d’avoir des enfants et, dans ta bonté, aide-les ! ».
Seigneur, Toi « la source de la Vie,… éduque-nous tous à prendre soin des enfants orphelins ou abandonnés, afin qu’ils puissent faire l’expérience de la chaleur de ta charité, de la consolation de ton divin Cœur ».
Je forme le vœu que l’excellent ouvrage du Père Jean-Paul Argouarc’h ait la diffusion qu’il mérite auprès des familles, et tout spécialement des jeunes et des enfants, afin que ceux-ci deviennent ces « lucioles » évoquées par Soljenitsyne qui, par leur courage, briseront la spirale du déclin des pays de chrétienté, en particulier, la France, Fille aînée de l’Eglise.
Cardinal Robert Sarah
[1] L’adage complet : « Gesta Dei per Francos ; Regnum Galliae, Regnum Mariae ! ” : l’action de Dieu passe par les Francs ; le royaume de France est le royaume de Marie. Le pape Grégoire IX (1227-1241), écrivant à saint Louis illustre bien cet adage antique : «Ainsi, Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la Foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, l’action de Dieu passe par les Francs ; le royaume de France est le royaume de Marie ».
[2] Cf. Mt 10, 28.32-33. 38-39.
[3] Etymologiquement, le refuznik était un citoyen soviétique, d’origine juive, auquel les autorités communistes refusaient le droit d’émigrer.
[4] Saint Dominique Savio est décédé à l’âge de 14 ans en 1857.
[5] L’abbé Thierry Lelièvre est décédé d’une leucémie à l’âge de 55 ans, le 30 mars 2010. Aîné d’une famille de sept enfants, il a ressenti dès l’âge de 6 ans l’appel du Seigneur à devenir prêtre. Après son baccalauréat, il entre au Grand Séminaire de Rome et obtient un doctorat de droit canon à l’université pontificale saint Thomas d’Aquin (Angelicum). Il est ordonné prêtre à Rome en 1980, est nommé vicaire dans une grande paroisse de la Ville Eternelle, puis curé à la paroisse Saint François d’Assise de Rome. Mais touché par la misère morale et spirituelle des enfants, il part comme missionnaire en Asie : dans les bidonvilles de Manille, au Vietnam, en Thaïlande et en Inde, il vit au milieu des plus pauvres et évangélise sans relâche. Sa mission terminée, il revient à Rome quelque temps. Cependant, l’appel de l’Asie est plus forte et il demande à être envoyé comme missionnaire Fidei Donum : il repart donc à Zamboanga, petite île des Philippines, pour y installer un centre chrétien dans un secteur à majorité musulmane. Ayant découvert qu’il était atteint d’une leucémie, il doit revenir en décembre 2008 se faire soigner à Rome, où, malgré ses grandes souffrances, il a continué son rôle d’apôtre auprès des autres malades de l’hôpital Gemelli.
[6] Le titre était : « Les enfants peuvent-ils être canonisés ? » (éd. Téqui, 1984) Préface du Cardinal E. Gagnon. Vingt ans plus tard, il a réédité sa thèse sous ce titre : « Même les enfants peuvent être canonisés » (éd. Téqui, 2005).
Au carrefour de l’Histoire de France
D’Henry Renoul :
La Vendée, quelle soit administrative ou militaire, est le département-province qui a suscité le plus d’essais historiques, depuis deux siècles. Il fallait donc un nouvel angle pour renouveler l’intérêt permanent des lecteurs de Vendée et d’au-delà ! Charlotte de Villiers l’a trouvé en inscrivant la Vendée « au cœur de l’Histoire de France, recensant dans ses deux millénaires les personnages et les évènements qui dépassent l’étroit cadre territorial du département créé en 1790.
D’abord une présentation soignée des éditions « La Geste » avec en illustration de couverture quelques un des personnages évoqués dans l’ouvrage : Aliénor, Clemenceau, Cathelineau, Richelieu ou Gilles de Rais ! Ensuite une très importante et parfois rare collection de photos qui illustre les 23 grands chapitres de l’histoire du Bas-Poitou, devenue Vendée, voire Grande Vendée. Enfin une écriture simple et accessible de ce qu’il faut absolument savoir quand on se revendique « Vendéen ». Les premiers chapitres décrivent d’ailleurs les modifications des limites administratives des provinces entre Bretagne, Anjou et Poitou, sous la dynastie de ses comtes, les Ramnulfides, puis plus loin des diocèses entre Nantes, Angers, Luçon, Maillezais et La Rochelle, laissant subsister jusqu’à la Révolution des Marches communes entre provinces qui seront souvent les lieux des paroisses les premières soulevées en 1793.
C’est d’ailleurs par cette épopée et sa terrible répression génocidaire que la Vendée a trouvé sa place dans l’Histoire. Charlotte de Villiers a choisi le Pardon de Bonchamps, l’acte magnanime du général vendéen mourant et choisissant de gracier les prisonniers républicains. Deux encartés racontent et expliquent l’épopée de la Duchesse de Berry défendant son fils Henry, dernier Bourbon direct dont le trône est usurpé par Louis-Philippe d’Orléans et la si attachante « Petite Église de Vendée » résistante au progressisme du Concordat de 1802.
Mais il était nécessaire, voire indispensable que l’on se souvienne de la place du Poitou dans la France : les saints Hilaire et Philibert, Rabelais, Richelieu, le Père de Montfort, Clemenceau, de Lattre y ont toute leur place dans l’Histoire de France ! Une mention particulière pour Aliénor d’Aquitaine, et une évocation de Jehanne d’Arc par l’intermédiaire de Gilles de Rais qui fut son maréchal avant de sombrer.
Les grands évènements de la moderne Vendée – Puy du Fou, Vendée-Globe, visite de Soljénitsyne à l’occasion du bicentenaire vendéen –, les missionnaires, les artistes , les écrivains tel Jean Yole ou René Bazin concluent cet ouvrage qui trouvera sa place dans toutes les bibliothèques vendéennes de la géographie et de l’esprit.
Henry Renoul
Dédicaces :
- Cahiers Lamartine, Les Sables d’Olonne 18 juin 10h/17 h
- Hyper U, Les Herbiers 25 juin de 10 à 12h30
- Médiathèque, Saint-Laurent-sur-Sèvre 2 juillet de 15h à 18h
- La Vendée, Carrefour de l’Histoire de France
Édité par La Geste, 11 rue Norman-Borlaug 79260 La Crèche
www.gesteditions.com 29,90 Euros
“Le monde postmoderne a cru qu’il pouvait supprimer Dieu ou, tout du moins, faire comme s’il n’existait pas”
Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté, est interrogé dans Présent sur le très prochain pèlerinage de Chartres. Extrait :
Le pèlerinage est en soi une démarche aussi ancienne que l’Eglise elle-même. Cette manière de « prier avec ses pieds » reste-t-elle adaptée aux catholiques du XXIe siècle ?
Je suis convaincu que les catholiques ont besoin des secours de la piété populaire. Cette piété populaire aura été méprisée et moquée par les novateurs intellectualistes des années 1960 qui, décidément, n’auront pas connu de grandes réussites. Notre société est devenue violemment antichrétienne, les familles catholiques ont besoin de se retrouver en grand nombre. L’ampleur d’un événement comme le pèlerinage traditionnel de chrétienté soutient les catholiques dans leur foi, leur pratique religieuse, leur ferveur. C’est une source de vocations, de retours à la foi, d’engagements de tous types. Les témoignages que nous recevons sont innombrables et très émouvants.
Pourquoi ce choix de patronage du Sacré-Cœur ?
Le monde postmoderne a cru qu’il pouvait supprimer Dieu ou, tout du moins, faire comme s’il n’existait pas, comme dans le récit du Grand Inquisiteur de Dostoïevski. Le Sacré-Cœur nous rappelle la miséricorde de Dieu, c’est-à-dire son amour pour les pauvres pécheurs que nous sommes. Nous méditerons pendant les trois jours sur la vie de trois saints, sainte Catherine de Sienne, sainte Marguerite-Marie Alacoque et saint Jean Eudes, qui ont enrichi la doctrine du Sacré-Cœur. Bien sûr, nous parlerons aussi d’un nouveau saint, Charles de Foucauld, qui avait choisi comme emblème le Cœur surmonté de la Croix. Vous savez que notre pèlerinage est missionnaire. Nous aimerions que notre simple présence, nos colonnes de pèlerins s’étendant sur des dizaines de kilomètres nous permettent de « crier l’Evangile » comme le voulait saint Charles de Foucauld.
L’intitulé de votre thème exprime le besoin de confier particulièrement à Dieu le salut de nos pays – particulièrement donc, pour nous, de la France. Est-ce donc si urgent ?
Le salut de la France viendra de son retour à la religion chrétienne. Notre pèlerinage est dit de chrétienté parce qu’il veut rappeler qu’au-dessus de la loi des hommes, il y a la loi de Dieu. En 1980, Jean-Paul II nous l’a dit : « France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ? » Cette phrase, tant de fois répétée, a-t-elle été comprise ? Jean-Paul II nous rappelait que la France était baptisée mais infidèle parce qu’elle trahissait sa foi chrétienne. Le pèlerinage de chrétienté a d’ailleurs été créé en 1982 pour répondre à cet appel.
Qui sera le célébrant à Chartres le lundi de Pentecôte ?
L’abbé Komorowski, supérieur de la Fraternité Saint-Pierre, sera le célébrant du lundi, le chanoine Merly de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre le dimanche et Mgr Aumonier le samedi. Le père François de Sales, de l’abbaye du Barroux, célébrera la messe des « pastoureaux », enfants et familles à Igny. Enfin, le dimanche soir à Gas, Mgr Boulle du diocèse de Versailles célébrera le Salut du Saint Sacrement.
Derrière le burkini à Grenoble, l’association Alliance citoyenne, financée par Soros et la Commission européenne
Alliance citoyenne est cette officine grenobloise qui a milité en faveur du burkini. L’association, qui se se fait le chantre de toutes les marottes islamo-gauchistes (défense du hidjab, promotion du burkini, lutte contre l’islamophobie d’État), est née en 2012 à Grenoble. S’inspirant de la méthode du “community organizing”, tout droit importée des États-Unis, les militants d’Alliance citoyenne prônent la “désobéissance civile” pour faire valoir leurs intérêts face aux institutions publiques.
À l’été 2019, des militantes vêtues de burkini s’introduisent dans deux piscines grenobloises. Les activistes protestent contre le règlement intérieur bannissant leur tenue islamique, symbole d’un « climat islamophobe » en France. Des actions d’agit-prop soutenues par le collectif néoféministe #NousToutes, fidèle à sa logique intersectionnelle. Les justicières fustigent un règlement « discriminant et sexiste » qui renforcerait de facto « la stigmatisation des femmes musulmanes ». Une ligne communautariste pro-islam impulsée par Adrien Roux, directeur omnipotent d’Alliance citoyenne, qui aura réussi à phagocyter l’entourage du maire en quelques mois. L’organisation s’entoure de militants au pedigree sulfureux, dont une certaine Taous Hammouti. « N’oubliez jamais que c’est Charlie qui a dégainé le premier. » Voici le message que postait l’activiste sur Facebook en 2015, deux jours après l’attentat terroriste contre Charlie Hebdo.
Alliance citoyenne revendique aujourd’hui 10 000 membres. Derrière ses revendications, Alliance citoyenne dissimule une arrière-boutique moins rutilante. En 2019, le Parisien révèle que l’organisation se livre à du listing ethnique. Outre ses méthodes, le financement de l’association interpelle. En plus de percevoir des milliers d’euros de la mairie, qui refuse de dévoiler le montant exact, Alliance citoyenne touche en 2016 près de 80 000 euros de George Soros. Les Open Society Foundations souhaitent « transformer » Alliance citoyenne en une « organisation nationale avec une visibilité nationale ». George Soros réitère son soutien économique à l’association deux ans plus tard, en 2018, lui octroyant une manne de 90 000 euros pour encourager les « mobilisations contre le racisme et les discriminations ». Parmi les soutiens, on retrouve également… la Commission européenne pour 60 000 euros, au nom de la défense des minorités.
Christianophobie et avortement
Le groupe radical pro-avortement “Jane’s Revenge” a déclaré dimanche :
« La nuit dernière, nous avons vandalisé quatre églises anti-avortement à Olympia » (capitale de l’Etat de Washington). « Toutes ces églises ont des liens avec des ‘centres de grossesse non désirée’ anti-avortement, de fausses cliniques religieuses qui manipulent principalement des personnes pauvres pour qu’elles gardent des enfants dont elles ne veulent pas ou pour lesquels elles ne sont pas prêtes, et qu’elles épousent la personne qui les a fécondées, que cette relation soit ou non saine ou sûre ».
« Nous avons jeté de la peinture rouge sur les entrées et laissé des messages tels que ‘Si les avortements ne sont pas sécurisés, alors vous non plus’, ‘Abandonnez l’Eglise’ et ‘Dieu aime l’avortement’ ».
Jane’s Revenge s’était attribué le mérite d’avoir vandalisé et incendié le bureau d’un groupe de défense de la vie dans le Wisconsin le jour de la fête des mères.
Dans son dernier message, le groupe a écrit :
« Si un petit graffiti peut être un petit geste dans la guerre contre le contrôle religieux patriarcal, nous souhaitons souligner qu’il est facile et amusant d’attaquer. Nos ennemis sont vulnérables et faciles à trouver. »
5126 demandes de fabrication d’enfant privé de père
Rien que pour le 1er trimestre 2022.
53% des demandes concernent des femmes seules, contre 47% pour les paires de femmes.
Les demandes de gel des ovocytes de la part de femmes qui n’ont pas de problème médical explosent : elles ont presque doublé par rapport au dernier trimestre de l’année dernière, soit plus de 2500 dossiers déposés.
Enfin les dons de spermatozoïdes sont en hausse par rapport à l’an dernier.
L’industrialisation de la conception est en marche.
Etats-Unis : vers une raclée pour les Démocrates ?
De Christian Daisug dans Présent :
Les élections législatives aux Etats-Unis auront lieu dans cinq mois. Comme les Pères fondateurs l’avaient prévu, elles coupent en deux le mandat du président pour donner au peuple l’occasion de confirmer ou d’infirmer son choix de l’exécutif deux ans plus tôt. D’ordinaire, l’usure précoce du pouvoir laisse meurtri l’hôte de la Maison-Blanche : sur la colline du Capitole, le nombre des députés et sénateurs de son camp diminue. Cette fois-ci encore, le scénario prévu n’échappera pas à la règle. Et même, il l’amplifiera. Les démocrates, qui ont seulement 13 sièges d’avance à la chambre basse et un à la chambre haute, s’attendent à des coupes claires dans leurs rangs. Chez eux, les optimistes parlent de « raclée » ; les pessimistes de « désastre ». Les républicains pourraient gagner entre 50 et 70 élus à la Chambre des représentants et de 5 à 7 au Sénat. Les sondages annoncent du spectaculaire : sur dix Américains, six désapprouvent l’action du Congrès et sept la gestion du « président ». […]
Décès du médecin militaire poignardé par un islamiste
Le médecin militaire sauvagement poignardé le 10 mai à Marseille devant ses deux enfants est décédé hier. Il laisse derrière lui une veuve et trois orphelins. Il avait été attaqué au « Nom de Dieu » par Mohamed L, 23 ans. Les motivations terroristes n’ont pas été retenues par le Parquet. L’assassin est actuellement en détention provisoire en maison d’arrêt.
Grand remplacement : dans le football aussi
Samedi soir, le championnat de France de football a livré son verdict : champion le PSG, dauphin l’Olympique de Marseille et troisième l’AS Monaco.
Le PSG est la propriété de l’émir du Qatar. Le directeur sportif est le Brésilien Leonardo et l’entraîneur l’Argentin Mauricio Pochettino.
À Marseille, propriété de l’Américain Frank McCourt, la présidence déléguée est assurée par l’Espagnol Pablo Longoria, qui a recruté le coach argentin Jorge Sampaoli.
Monaco appartient au Russe Dmitri Rybolovlev et le club est dirigé par deux vice-présidents, le Russe Oleg Petrov et l’Uruguayen Juan Sartori, qui ont nommé comme entraîneur le Belge Philippe Clement.
Lors des conférences de presse, les entraîneurs Pochettino et Sampaoli s’expriment exclusivement en espagnol.
À Marseille, sur un effectif de 36 joueurs, on compte 21 étrangers : 58,3 %.
À Monaco, sur un effectif de 26 joueurs, il y a 16 étrangers, soit 61,5 %.
Au PSG, le taux dépasse les 65 % ; sur un effectif de 32 joueurs, on compte seulement 11 Français (et encore, seuls deux sont des titulaires indiscutables sur le terrain, Kimpembe et M’Bappé).
Au PSG, l’entraîneur ne donne ses consignes qu’en anglais et en espagnol.
La LFP (Ligue de football professionnel), qui organise le championnat de France (sponsorisé par la société américaine Uber Eats), vient de confier la gestion de sa filiale commerciale à CVC Partners Capital, un fonds d’investissement basé au Luxembourg.
Fermeture d’un média LGBT
Bonne nouvelle, après plus de 30 années de publication sous différentes formes – papier puis en ligne – E-llico cesse son activité. Cette situation résulte de la cession de l’entreprise éditrice. Les fondateurs de la société passent la main à une génération qui va poursuivre le développement des seules activités marchandes. Malgré les millions (et les millions) de LGBT, ce marché s’est avéré insuffisant à faire vivre le journal.
E-llico na pas échappé à l’équation économique de la presse LGBT qui n’a jamais pu trouver son autonomie.
Le lobby pharmaceutique est vraiment très fort
L’Union européenne prépare des achats groupés de vaccins et autres traitements contre la variole du singe, a indiqué jeudi la Commission européenne. Le porte-parole de la Commission européenne pour les questions de santé, Stefan De Keersmaecker, a précisé que l’organisme européen HERA (Health Emergency Response Authority)
“travaille avec les Etats membres et les fabricants pour se procurer des vaccins et des traitements contre la variole du singe”.”Les procédures exactes seront déterminées avec les États membres au cours des prochains jours”.
L’Espagne a déjà indiqué qu’elle comptait acquérir des vaccins Imvanex et des antiviraux Tecovirimat via un achat groupé de l’UE.
Le nombre de cas confirmés de variole du singe dans le monde a atteint 219
“La plupart des cas sont des jeunes hommes, s’identifiant eux-mêmes comme des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. Il n’y a eu aucun décès”.
En cas de suppression, l’usus antiquior continuera probablement de façon plus ou moins clandestine
Le Père Abbé de l’abbaye bénédictine Notre-Dame de l’Annonciation de Clear Creek dans l’Oklahoma aux États-Unis (fondation de Fontgombault en 1999), Dom Philippe Anderson, a été interrogé dans La Nef. Extrait :
Comment avez-vous reçu le motu proprio Traditionis custodes, puis les Responsa et enfin le décret d’exemption de la Fraternité Saint-Pierre ?
Le Souverain Pontife a certainement le droit de régler les usages liturgiques dans l’Église, et nous respectons ce qui a été décrété dans Traditionis custodes et les Responsa. Nous avons reçu ces documents avec le sérieux et l’attitude filiale qui conviennent toujours lorsque le Saint-Père et ses collaborateurs parlent, mais, il faut l’avouer, non sans une certaine tristesse. Il faut reconnaître qu’un assez grand nombre de personnes hautement qualifiées, soit aux États-Unis, soit en Europe, ont protesté respectueusement contre une certaine dureté de Traditionis custodes et du document qui l’a suivi. Au moins cinq cardinaux, y compris le cardinal Burke, ont exprimé leur déconvenue devant le motu proprio. Il y a aussi des prêtres, des théologiens, des philosophes, des canonistes, des historiens, et beaucoup d’autres aux États-Unis et à travers le monde. Nous nous sommes réjouis, en revanche, de voir, non seulement l’attitude filiale qui a inspiré la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre de s’en remettre au Saint-Père pour cette question, mais surtout de voir avec quelle bonté celui-ci a répondu à sa supplique.
Comment voyez-vous l’avenir de la messe traditionnelle et des « tradis » ?
Je vois deux chemins qui s’ouvrent devant nous par rapport à la messe « traditionnelle ». D’un côté il est possible que le Saint-Siège et nos évêques suppriment autant que possible cette forme de célébration. Dans ce cas, l’usus antiquior continuera probablement de façon plus ou moins clandestine et illicite. Un certain nombre de catholiques vivront dans un quasi-schisme, la colère vis-à-vis de la hiérarchie s’accentuera, bon nombre des jeunes cesseront de pratiquer la foi, et une certaine tristesse envahira l’Église. L’autre chemin mènerait les autorités de l’Église, me semble-t-il, à embrasser ce qui représente en réalité un nouvel élan dans la vie chrétienne, pour rendre cet intérêt pour l’ancien rite pleinement catholique et orthodoxe au meilleur sens. Il ne s’agit plus de nos jours, en effet, de vieilles personnes s’agrippant aux souvenirs nostalgiques, mais de jeunes qui découvrent en quelque sorte leur propre héritage.
Voici une comparaison qui pourra aider à mieux comprendre la situation. Aux XIIe et XIIIe siècles la tendance à embrasser un certain idéal de pauvreté évangélique a commencé par causer de sérieux problèmes, comme en témoigne, par exemple, l’histoire des Vaudois, qui ont fini dans l’hérésie. Une étude récente de Donald Prudlo révèle à quel point la controverse d’alors a bouleversé les esprits à l’Université de Paris et ailleurs. Saint Thomas d’Aquin et saint Bonaventure ont dû défendre vigoureusement l’existence même des Frères prêcheurs et des Frères mineurs contre leurs ennemies, qui les traitaient de faux prophètes et de précurseurs de l’Antéchrist. Mais le pape Innocent III et ses successeurs, au lieu d’écraser ce mouvement, ont vu dans ces nouveaux ordres une nouvelle vie pour l’Église elle-même. Nous connaissons la suite.
Certains échos, à Rome, ont laissé entendre que Traditionis custodes visait principalement des traditionalistes américains ouvertement opposés au concile Vatican II et à la réforme liturgique de Paul VI : qu’en est-il en réalité, comment se présente le traditionalisme aux États-Unis ?
Il y a certainement des catholiques américains « de la Tradition » qui n’ont pas peur de se faire entendre, parfois avec un notable manque de discrétion. Ce serait une erreur, d’ailleurs, de penser qu’il existe un traditionalisme américain bien unifié, dont ces voix plutôt stridentes seraient l’expression normative. Il y a toutes sortes d’attitudes parmi ceux qui défendent le rite antérieur, allant des familles qui viennent juste de découvrir avec enthousiasme ce rite vénérable, jusqu’aux prêtres et laïcs, plus ou moins liturgistes, qui suivent le débat (souvent non sans passion d’ailleurs) depuis longtemps. Sans doute, si à Rome on a l’impression qu’il y a chez nous un traditionalisme farouche qui défie les autorités, cela vient surtout d’un nombre relativement restreint de journalistes ou d’individus qui écrivent dans le cadre des blogs, parfois pour de nombreux lecteurs. Tous les journalistes plutôt favorables à l’ancien rite ne tombent pas dans cette catégorie des indiscrets – il y en a qui travaillent sagement, je dirais, à servir courageusement la Sainte Église – mais ce sont les plus impétueux, sans doute, qui commandent le plus d’attention. […]
Un prêtre du diocèse de Versailles supérieur du séminaire français de Rome
Le père Olivier de Rubercy succédera en septembre au père Vincent Siret, qui achèvera à Rome un mandat de cinq ans à la tête du séminaire français, qui compte une trentaine de prêtres, diacres et séminaristes de toute la France.
Né en 1964 et ordonné prêtre trente ans plus tard pour le diocèse de Versailles, le père Olivier de Rubercy était depuis 2015 curé de Marly-le-Roi, près de Versailles. Investi depuis plusieurs années auprès des séminaristes, responsable pendant dix ans de l’année de propédeutique, le père de Rubercy est également membre de l’équipe de formation du séminaire de Versailles.
Le cardinal Zuppi nommé à la tête de la Conférence des évêques d’Italie
Le cardinal Matteo Zuppi, archevêque de Bologne, a été nommé président de la Conférence épiscopale d’Italie par le pape François, le 24 mai, pour succéder au cardinal Gualtiero Bassetti, qui était à la tête de la CEI depuis 2017.
En 1973, alors qu’il était encore étudiant, il a rejoint Andrea Riccardi dans la Communauté Sant’Egidio. En tant que prêtre, vicaire puis curé de Santa Maria in Trastevere pendant 29 ans, Zuppi était au centre des activités de la Communauté Sant’Egidio.
C’est Benoît XVI qui a choisi Mgr Zuppi comme évêque auxiliaire de Rome en 2012.
Sa nomination à la présidence de la CEI a été accueillie avec enthousiasme par le jésuite James Martin, un partisan bien connu de la cause LGBT. L’édition italienne du livre du jésuite Bâtir un pont, consacré à l’intégration du monde homosexuel dans l’Eglise, a été préfacée par l’archevêque de Bologne.
Le cardinal Zuppi est cité régulièrement parmi les successeurs potentiels de François.
Le maire PS de Canteleu mis en examen pour trafic de drogue
Figure du PS rouennais, le maire de la ville de Canteleu, en Seine-Maritime, Mélanie Boulanger, a été mis en examen pour complicité de trafic de stupéfiants et placée sous contrôle judiciaire L’édile continue de clamer son innocence. Le maire et son adjoint ont été mis en examen des chefs de complicité, transport, acquisition, détention, offre ou cession non autorisée de stupéfiants.
L’enquête montre que le maire a informé et aidé les narco-trafiquants et que le véhicule de son adjoint a été utilisé pour le trafic.

Charlotte d’Ornellas est revenue sur le sujet :
Le clientélisme dans l’affaire présumée de trafic de drogue a Canteleu avec la mairie PS. Que comprendre ? #Facealinfo pic.twitter.com/YyUp5T6UD6
— Christine KELLY (@christine_kelly) May 26, 2022
Mélanie Boulanger est un pur produit de la Fabiusie. Apparatchik du PS 76, compagne du premier secrétaire, elle est soutenue par les élus PS de la région.
Voici 229 ans, le manifeste de l’Armée catholique et royale
« Au Nom de Sa Majesté Très-Chrétienne, Louis XVII, roi de France et de Navarre, de la part de tous les chefs des armées Catholiques et Royalistes.
ADRESSE AUX FRANÇAIS.
Le Ciel se déclare pour la plus sainte et la plus juste cause. Le signe sacré de la croix de Jésus-Christ et l’étendard royal l’emportent de toutes parts sur les drapeaux sanglants de l’anarchie. Maîtres des cœurs et des opinions, plus encore que des villes et des hameaux qui nous donnent les doux noms de pères et de libérateurs, c’est maintenant que nous croyons devoir proclamer hautement nos projets et le but de nos communs efforts. Nous connaissons le vœu de la France : il est le nôtre. C’est de recouvrer et de conserver à jamais notre sainte religion catholique, apostolique et romaine ; c’est d’avoir un roi qui nous serve de père au dedans et de protecteur au dehors : et c’est nous qu’on appelle des brigands sanguinaires, nous qui, fidèles à nos principes de religion et d’humanité, avons toujours aimé à rendre le bien pour le mal, à épargner le sang de ceux qui versaient à grands flots celui de nos frères, de nos parents et de nos amis ! Que la conduite de ceux qui se disent patriotes soit mise en parallèle avec la nôtre : ils égorgeaient nos prisonniers au nom de la loi et nous avons sauvé les leurs au nom de la Religion et de l’humanité ! A Bressuire, ils ont coupé par lambeaux des hommes qu’ils avaient pris sans armes pour la plupart, tandis que nous traitions comme des frères ceux d’entre eux que nous avions pris tous les armes à la main ; tandis qu’eux-mêmes pillaient ou incendiaient nos maisons, nous faisions respecter de tout notre pouvoir leurs personnes et leurs biens ; et si, malgré tous nos efforts, quelques dégâts ont été commis dans les villes que nous avons reconquises, pour notre bon roi, sa Majesté-Très-Chrétienne Louis XVII, nous en avons gémi et pleuré amèrement : nous avons puni avec la plus éclatante sévérité les désordres que nous n’avions pu prévenir. C’est un engagement formel que nous avons contracté en prenant les armes et que nous remplirons au péril de notre vie ; aussi la France va être désabusée sur les mensonges aussi impudents que perfides et absurdes de nos ennemis. Que dis-je ? elle l’est depuis longtemps, notre conduite à Thouars est connue : cette ville prise d’assaut comme presque toutes celles où nous sommes entrés jusqu’à ce jour, puisque deux mille soldats de l’armée catholique avaient pénétré par la brèche, lorsque l’ennemi capitula, est un exemple frappant de notre douceur et de notre modération. Patriotes, nos ennemis, que nous opposerez-vous encore ? Vous nous accusez de bouleverser notre patrie par la rébellion et c’est vous qui, sapant à la fois tous les principes de l’ordre religieux et politique, avez les premiers proclamé que l’insurrection est le plus saint des devoirs ; et d’après ce principe, qui nous justifierait à vos yeux, si la plus juste cause avait besoin d’être justifiée, vous avez introduit à la place de la religion l’athéisme, à la place des lois l’anarchie, à la place d’un roi qui fût notre père des hommes qui sont nos tyrans. Vous nous reprochez le fanatisme de la religion, vous que le fanatisme d’une prétendue liberté a conduits au dernier des forfaits ; vous que ce même fanatisme porte chaque jour à faire couler des flots de sang dans notre commune patrie. Ah ! le temps est enfin arrivé où les prestiges d’un faux patriotisme vont disparaître : le bandeau de l’erreur est à moitié déchiré. 0 nos concitoyens, jugez-nous et jugez nos persécuteurs ! Qu’ont-ils fait? Qu’ont fait vos représentants eux-mêmes pour votre bonheur et pour le bien général de la France ? Qu’arracher de vos cœurs les principes sacrés de votre foi ; que s’amasser d’immenses trésors au prix de vos larmes et de votre sang ; que porter la désolation dans le sein de vos familles, entraînant de force, au milieu des camps et des combats, vos frères, vos enfants et vous-mêmes, qu’ils n’ont pas craint d’exposer à mille morts pour assouvir leur rage contre le trône et l’autel ; et pour s’assurer l’impunité de leurs forfaits, ils ont enlevé à la charrue de paisibles cultivateurs, dont les bras assuraient à la patrie sa subsistance et sa vie. Ouvrez donc enfin les yeux, ô Français, rendez-vous à nous, rendez-vous à vous-mêmes ! Eh ! ne seriez vous donc plus ce peuple doux, généreux et sensible ? Ce peuple fidèle à sa religion, idolâtre de ses rois, le peuple de Clovis, de Charlemagne, de saint Louis, de Louis XII, d’Henri IV, de Louis XVI enfin, dont le fils, ce jeune et tendre rejeton de la famille auguste des Bourbons, prêt à observer les dernières volontés d’un père qui mourut en pardonnant à ses bourreaux, vous tend ses bras, vous ouvre son cœur, et brûle du désir d’être heureux de votre bonheur ! Seriez-vous insensibles à ce langage ? Seriez-vous sourds à la voix de la religion, qui depuis trop longtemps la proie des loups ravissants redemande aujourd’hui ses véritables et légitimes pasteurs? Non, sans doute, vous êtes nos amis, nos frères ; nous ne sommes qu’un peuple, disons mieux, qu’une même famille. Nos misères, nos jouissances nous sont communes ; réunissons donc ensemble nos efforts sous l’égide du Tout-Puissant, sous la protection d’un père commun. Epargnons, épargnons le sang des hommes et surtout des Français ! Il n’est plus aujourd’hui de place dans l’Etat pour ces êtres froids et égoïstes qui, languissant dans une honteuse oisiveté, affectant une coupable indifférence pour l’intérêt général, se tiennent à l’écart, prêts à s’engraisser dés débris de la fortune publique et des fortunes privées. Deux étendards flottent sur le sol des Français, celui de l’honneur et celui de l’anarchie. Le moment est venu de se ranger sous l’un de ces drapeaux ; qui balance est un traître également redoutable aux deux partis. Marchons donc tous d’un commun accord ; chassons ces représentants infidèles qui, abusant de votre confiance, n’ont employé jusqu’ici qu’à des disputes stériles, à des rixes indécentes, et le dirai-je ? à des luttes déshonorantes pour le nom français, un temps qu’ils devaient tout entier à notre bonheur ; chassons ces représentants parjures qui envoyés pour le maintien de la monarchie, qu’ils avaient solennellement jurée, l’ont anéantie, et renversé le monarque innocent sur les marches sanglantes d’un trône où ils règnent en despotes ; chassons enfin ces mandataires perfides et audacieux qui, s’élevant au-dessus de tous les pouvoirs connus sur la terre, ont détruit la religion que vous vouliez conserver, créé des lois que vous n’avez jamais sanctionnées, disons mieux, que vous eussiez souvent rejetées avec horreur, si votre vœu eut été libre, ont fait du plus riche et du plus florissant des royaumes un cadavre de république, objet de pitié pour ceux qui l’habitent et d’horreur pour les peuples étrangers. Que ces arbres dépouillés de leur verdure, tristes images du trône dépouillé de sa splendeur, que ces vains emblèmes de la licence tombent dans la poussière et que le drapeau blanc, signe de bonheur et d’allégresse pour les français, flotte sur les remparts de nos cités et sur les clochers de nos fidèles campagnes.
C’est alors que fermant le temple de Janus, nous y déposerons nos armes ; c’est alors que terminant une guerre dont les défaites ou les triomphes ne sont que de vraies calamités pour notre mère-patrie, nous proclamerons avec la paix de la France le repos de l’Univers. C’est alors que confondant dans l’amour du bien public tous nos dissentiments personnels et jusqu’à nos moindres sujets de mécontentement réciproque, de quelque parti, de quelque opinion que nous nous soyons montrés, pourvu que nos cœurs et nos mains n’aient point trempé dans le crime, nous nous réconcilierons, nous nous unirons tous au sein de la paix, pour opérer le bien général et donner à la France, avec son roi et son culte catholique, le bonheur qu’elle attendit en vain de ses représentants infidèles. Tels sont, nous osons le répéter et le proclamer hautement, tels sont nos vœux, tels sont les vœux de tous les français ; qu’ils osent les manifester et la France est sauvée.
Fait au quartier-général à Fontenay-le-Comte, ce 27 mai 1793, l’an 1er du règne de Louis XVIl.
Bernard de Marigny, des Essarts, de la Rochejaquelein, Lescure, Duhoux d’Hauterive, Donnissan, Cathelineau, Stofflet, de Dommaigné et autres.
La «Fête des gens qu’on aime» veut remplacer la fête des mères
La cancel culture veut supprimer les mamans. Les détracteurs de la fête des mères et des pères estiment qu’elles excluent les enfants des personnes séparées, les homosexuels et autres orphelins… Réaction sur CNews :
«Cette rhétorique consiste au nom de l’inclusion à exclure des références, des réalités qui sont celles de l’immense majorité. Tous savent que le père, la mère, représentent quelque-chose», commente Mathieu Bock-Côté sur la «Fête des gens qu’on aime» dans #Facealinfo pic.twitter.com/8IPcguf5bI
— CNEWS (@CNEWS) May 26, 2022
Julien Rochedy : « La droite perd son temps à épouser les idéaux de la gauche d’hier»
Julien Rochedy et la droite mousquetaire :
Une simulation de pandémie de variole du singe organisée en mars 2021…
… par des organismes financés par la fondation Gates :
Alors que la variole du singe commence à se disséminer, on découvre qu’une simulation de pandémie de cette maladie a été menée en mars 2021 par l’organisation non gouvernementale NTI en partenariat avec la Fondation de la Conférence de Munich sur la sécurité. Leur rapport donnait le 15 mai 2022 comme date fictive de début d’épidémie. « Pure coïncidence », selon la vice-présidente du NTI, financé pour le développement des vaccins à hauteur de plus d’un million de dollars en 2020. La Fondation de la Conférence de Munich sur la sécurité a quant à elle empoché 800000 dollars pour l’amélioration de la santé mondiale en 2019.
Gare à ceux qui oseraient partager la capture d’écran issue du rapport réalisé à partir de la simulation de pandémie de variole du singe ayant eu lieu en mars 2021. Ils risqueraient alors de se faire traiter de relayeurs d’infox par des médias comme France 24 qui, au lieu de poser des interrogations sur la table, ont tenté de démontrer qu’il n’y avait aucun lien entre la simulation et la contagion réelle, ce qui est actuellement aussi indémontrable sans enquête que l’affirmation d’une corrélation entre les deux. Beaucoup de médias avaient utilisé cette stratégie de communication à l’époque de la simulation de pandémie de coronavirus ayant eu lieu en octobre 2019.
I-Média – Ndiaye : un indigéniste, ministre de la rééducation !
L’image de la semaine
Alors que la crise covid n’en est désormais plus une aux yeux des médias, les langues se délient sur la manipulation passée. Fabien Namias, directeur général adjoint de LCI, a tenu des propos qui vont vous étonner.
Un indigéniste, ministre de la rééducation
Et si toutes les pires dérives idéologiques les plus effrayantes et sectaires étaient enseignées à vos enfants ? C’est ce qui est en passe d’arriver avec la toute fraîche nomination de Pap Ndiaye à la tête de la (ré)Éducation Nationale. Portrait d’un homme qui ne porte pas la France dans son cœur, et dont les médias se sont énamourés.
Revue de presse
Ne ratez rien de l’actualité de la semaine passée avec la traditionnelle revue de presse de Jean-Yves Le Gallou.
Damien Abad, encore un ministre plein de casseroles !
Ex-président du groupe LR à l’Assemblée et nouveau ministre du handicap, Damien Abad est sous le feu des critiques depuis quelques jours. Accusations de viol, barbouzerie et séquences gênantes…
“Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous stupéfaits à regarder le ciel ? Comme vous l’avez vu monter au ciel, ainsi il reviendra”
Pendant les quarante jours qui suivirent sa Résurrection, le Sauveur posa les fondements de son Église à laquelle il allait bientôt envoyer l’Esprit-Saint. L’Épître et l’Évangile de ce jour résument tous ces enseignements du Maître. Puis Jésus quitta cette terre et l’Introït, l’Oraison, l’Épître, l’Alléluia, l’Évangile, l’Offertoire, la Secrète, la Préface et la Communion célèbrent sa glorieuse élévation au ciel, où les âmes qu’il a délivrées des limbes lui font escorte (All.), et entrent à sa suite dans le céleste royaume où elles participent plus amplement à sa divinité (Préf.)
L’Ascension nous prêche le devoir d’élever nos cœurs vers Dieu. Aussi l’Oraison nous fait-elle demander d’habiter en esprit avec Jésus dans les régions célestes, où nous sommes appelés à habiter un jour corporellement.
Tous les chants du propre de la fête de l’Ascension, l’Introït, les deux Alléluias, l’Offertoire et la Communion ont un point commun : ils contiennent tous le verbe ascéndere, monter, d’où vient le nom de la fête.
Le texte de l’Introït est tiré du livre des Actes des Apôtres, dans le récit de l’Ascension. Ce sont les paroles que les anges adressèrent aux apôtres après que le Christ se fut dérobé à leurs regards :
Viri Galilæi, quid admiramini aspicientes in cælum ? Quemadmodum vidistis eum ascendentem in cælum, ita veniet.
Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous stupéfaits à regarder le ciel ? Comme vous l’avez vu monter au ciel, ainsi il reviendra.
Dans le texte des Actes, Jésus est explicitement nommé. Ici il est seulement désigné par un pronom. Autre différence, le texte original dit quid statis ? Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? La liturgie a remplacé statis par admiramini, introduisant une nuance d’étonnement et même de stupéfaction. Les apôtres n’ont toujours pas compris ce qui se passait. Il faudra la descente du Saint Esprit dans dix jours pour les éclairer. Les Anges semblent s’adresser à eux avec une certaine condescendance pleine de gentillesse que la mélodie exprime d’une manière légère et assez calme. La deuxième phrase tourne autour des mêmes notes tout en progressant vers les mots ita veniet, il reviendra. Et après cette promesse pleine d’espérance le premier des trois Alléluias de la fin s’élève dans une belle envolée très joyeuse avant la paisible cadence finale.
Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 46, qui est par excellence le psaume de l’Ascension, principalement à cause du verset que nous trouverons au premier Alléluia et à l’Offertoire :
Omnes gentes plaudite manibus, jubilate Deo in voce exsultationis.
Tous les peuples battez des mains, poussez des cris de joie pour Dieu.
