Media vita in morte sumus
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Noël et la Tradition primordiale
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« Noël, fête de la naissance de Jésus, ou bien de Mithra (1) , ou bien du solstice d’hiver ? Pâques, fête de la résurrection de Jésus, ou bien de l’équinoxe de printemps ? » Autant de prétendus arguments, parmi d’autres du même tonneau, pour nier l’historicité et l’originalité du christianisme. En arrêtant, en 354, le 25 décembre comme jour de naissance du Christ (2), le pape Libère mettait en concurrence cet anniversaire avec celui de la naissance de Mithra et de Sol Invictus (Soleil invaincu), mais il montrait surtout que cette correspondance de la Révélation chrétienne avec des mythes païens (3) annonçait le Christ venant accomplir l’attente universelle d’un Sauveur (4), promis à l’aube de l’humanité (Gn 3.15), et dont toutes les cultures et civilisations, avaient, plus ou moins obscurément, gardé le souvenir. Éclairés par cette lointaine lumière, et à partir de ce qu’ils connaissaient, les peuples s’étaient représenté Dieu … appelant inconsciemment Son Incarnation. L’Église sait lire dans les paganismes la Tradition Primordiale révélée à Adam et Ève, et elle a la joie de leur en annoncer l’accomplissement ! D’une part, rien ne prouve que Jésus ne soit pas né ce jour-là, et d’autre part, quand, sinon au solstice d’hiver devait naître Celui qui est la Lumière du monde, venu vaincre le Prince des ténèbres (Jn 8.12,35,46) ? Ainsi, la religion mazdéenne attendait-elle « le sauveur, le « Vivant », qui, né d’une vierge, purifiera le monde du mal par le feu. (Georges minois, Histoire de l’enfer, PUF, 1999, p.23) » Mais « il y a cette différence entre le Christ et les autres hommes que ceux-ci naissent soumis à la nécessité du temps, et que le Christ, comme Seigneur et Créateur de tous les temps, a choisi la date à laquelle Il naîtrait, ainsi que Sa mère, et le lieu de Sa naissance. Et parce que ce qui vient de Dieu est parfaitement ordonné et merveilleusement disposé, il s’ensuit que le Christ est né au moment le mieux choisi. (ST, III, Q 35, a.8) » Et quoi d’étonnant à ce que les événements de la Rédemption coïncident avec des événements cosmiques, si le Rédempteur est aussi le Créateur ?
(1) Nul doute que si le christianisme avait copié la religion de Mithra, l’empereur Julien (331-363) devenu apostat l’eût dénoncé en ses ouvrages pour discréditer l’Eglise alors qu’il œuvrait au rétablissement du paganisme …
(2) Certains se font un devoir de dénigrer la fête de Noël au motif qu’elle ne serait que la christianisation des Saturnales. Or, les Saturnales étaient célébrées le 17 décembre, puis, sous l’empire romain, entre le 17 et le 23 décembre et ce jusqu’en 380 ap. J.-C., année où le christianisme devint religion d’État à la place du paganisme. Si donc Noël n’avait été placé le 25 décembre que dans le but d’inciter les païens à abandonner les Saturnales au profit de la Nativité du Christ, le Christ aurait dû naître du 17 au 23 décembre… Quant à ceux qui veulent n’y voir que la reprise de la fête de la naissance du Soleil Invaincu (Dies Natalis Solis Invicti), il faut leur rappeler que cette fête fut créée par l’empereur Aurélien en 274 ap. J.-C.… Certes, nous n’avons pas retrouvé de trace écrite de la célébration de Natalis Dies (Noël) avant l’an 336, mais cela ne signifie pas pour autant que Noël n’était pas célébré auparavant. Rappelons encore qu’en 221 l’historien chrétien Sixte Jules l’Africain dans ses Chronographiai nous apprend que les catholiques célébraient déjà l’Annonciation le 25 mars. Le fait que selon l’Évangile de saint Luc, au moment de la Nativité, les bergers vivaient aux pâturages ne désigne pas le printemps pour autant, car non seulement les moutons supportent très bien le froid, mais le climat à Bethléem en hiver ne connaît pas de température négative, ce qui permet de vivre dehors, à l’abri de quelque étable de circonstance. Les contradicteurs de cette date ne peuvent donc pas prouver que Jésus n’est pas né un 25 décembre… De plus, selon le savant israélien Shermanyahu Talmon ayant retrouvé le calendrier liturgique de la secte de Qoumran, il apparaît que la famille d’Abias, à laquelle appartenait le prêtre Zacharie, père de saint Jean Baptiste (Lc 1.5), devait accomplir son service aussi du 24 au 30 septembre. Ce n’est donc pas sans raison que les « six mois » annoncés par l’ange à la Vierge Marie coïncident avec la fête liturgique du 25 mars, trois mois avant la naissance du Baptiste le 24 juin, et neuf mois avant le 25 décembre…
(3) Par exemple encore, la relation de Jésus et de Marie est souvent présentée comme la reprise de celle de la déesse égyptienne Isis et de son fils Horus… Or, contrairement à ce que veulent croire les calomniateurs de la foi chrétienne, Horus n’est pas né d’une vierge, sa naissance n’a pas été annoncée par des anges, il n’est pas né dans une grotte, et il n’avait pas non plus douze disciples…
(4) À cet égard, combien stupéfiante est la révélation aztèque de Quetzalcoatl, le Serpent à plumes (ayant donc, comme le Christ, deux natures), qui, changé en homme blanc, porterait une grande croix, et dirait : « Vous observerez ce signe. Cet Arbre est la Vérité et la Vie. La branche centrale unit le Ciel et la terre. Un de ses bras est l’amour et l’autre est la douleur. » !
https://youtube.com/shorts/-JtMPZuU-cA
Pourquoi prier la sainte Famille ?
La sainte Famille est le nom donné à la famille formée par Jésus, Marie et Joseph. Il s’agit donc de la famille terrestre qui a vu grandir le Christ : un foyer simple et modeste de Nazareth, berceau de l’Amour même. Ce lieu saint qui a accueilli et vu grandir Dieu fait homme, en la personne de Jésus, fait l’objet depuis quelques siècles d’une dévotion particulière chez les catholiques. Une fête lui est même consacrée, le dimanche suivant Noël.
La sainte Famille est donnée en modèle à toutes les familles. Le pape François lui-même nous encourage à prier et contempler la sainte Famille. Il lui a écrit une belle prière dans son encyclique Amoris Laetitia.
En effet, ce que nous enseigne cette famille de Judée, vivant il y a plus de 20 siècle, est universel et intemporel. Car si nos familles sont appelées à être des lieux d’amour ; dans notre vie de tous les jours, nous savons tous combien les relations avec nos parents, nos enfants, nos frères et soeurs, peuvent aussi être le lieu de blessures, de tensions et d’incompréhension.
La sainte Famille nous apprend cet amour saint, qui ne cherche ni le contrôle, ni la possession de l’autre. Au contraire, chacun voit en l’autre l’être unique et libre, désiré par Dieu et lui permet de s’épanouir comme tel.
- Quelle confiance en Dieu et quel respect pour Marie, quand Joseph accepta de la prendre pour épouse alors qu’elle portait un enfant qui n’était pas de lui.
- Quelle confiance en Joseph et en son écoute de Dieu, quand Marie, jeune accouchée avec un bébé de quelques jours, le suivit lors de la fuite en Egypte pour échapper à Hérode.
- Quelle confiance en Dieu, en leur fils, en ce qui était en germe, ont dû avoir Joseph et Marie pour faire face à des situations comme la recherche de Jésus, perdu à 12 ans, et finalement retrouvé au Temple.
- Quelle confiance et respect pour le savoir de Joseph, quand Jésus – Fils de Dieu – apprend d’abord, pendant des années, le métier de charpentier, avant de commencer sa vie publique.
- Quelle confiance et respect pour l’intuition de Marie, quand Jésus accomplit son premier miracle à la demande de sa mère lors des noces de Cana.
Avec la sainte Famille, nous pouvons demander au Seigneur que nos familles soient aussi le lieu où chacun d’entre nous puisse grandir dans le respect et la confiance en ce qu’il est et puisse s’accomplir dans la volonté et l’amour de Dieu.
Alice Ollivier pour Hozana.org
C’est Noël à Saint-Germain-en-Laye
Communiqué du diocèse de Versailles :

Pourquoi faire une retraite?
Lu dans le hors-série de Valeurs actuelles sur les moines: « Il était une foi » (à commander ici) (cliquer sur les liens pour ouvrir les pages):
De tout âge, ils sont des milliers d’hommes et de femmes à faire le choix, chaque année, d’une retraite de quelques jours dans un monastère. Comme un irrépressible besoin de se ressourcer à l’essentiel, loin de la frénésie du monde. Témoignages.
Jésus est-il vraiment né le 25 décembre ?
État des lieux avec l’abbé Sauvonnet sur Claves :
Commençons par rappeler quelques données archéologiques certaines, tirées des écrits des Pères. D’abord, il est vrai que la date de la fête de Noël a pu, dans les premiers siècles, varier selon les régions. Ensuite, deux documents romains datés respectivement de 336 et de 354, permettent de conclure
« que réellement, en 336, on célébrait à Rome la naissance du Sauveur le 25 décembre[2] ».
Dans une homélie prêchée vers 386, saint Jean Chrysostome dit que l’usage de fêter la naissance du Christ le 25 décembre n’est vieux que d’une dizaine d’années à Antioche. Mais il affirme aussi que
« (…) ce sont les fidèles de Rome qui nous ont transmis la connaissance de ce jour ; et ils n’ont pas cessé de le célébrer jusqu’à l’époque la plus reculée[3] ».
Saint Jérôme affirme quant à lui que la connaissance de la date du 25 décembre remonte aux Apôtres eux-mêmes[4].
Le 25 décembre : christianisation d’une fête de Mithra ?
Mais puisqu’on ne sait pas comment l’Église romaine en est arrivée à fixer la date du 25 décembre, plusieurs explications ont été données, par exemple la volonté de christianiser une fête païenne, celle du « Soleil invaincu », liée au culte de Mithra[5].
« Qu’il y ait eu une volonté de christianiser une fête païenne, cela semble vraisemblable. (…) Ce qui nous semble moins établi (…) est le rapport de cause à effet entre la volonté de christianiser une fête païenne et la date de Noël. N’est-ce pas plutôt parce que la fête du Soleil invaincu tombait le même jour que la Nativité que les papes du 4e siècle ont décidé de christianiser cette fête[6] (…) ? ».
La preuve qui change tout : le calendrier essénien
La découverte de manuscrits anciens à Qumrân, près de la Mer morte, a mis au jour un document appelé le Livre des Jubilés, remontant au 2e siècle avant le Christ, et utilisé par les Esséniens jusqu’au 1er siècle de notre ère. Ce document était un calendrier des services du Temple de Jérusalem, spécifiant, pour chaque semaine de l’année, quelle classe de prêtres devait officier dans le Temple[7]. C’est ainsi que l’on sait que la classe de Zacharie, le père de Jean-Baptiste, exerçait son service dans la semaine du 24 au 30 du mois de septembre. Donc Jean-Baptiste aurait été conçu dans ces jours-là (la liturgie byzantine fête sa conception le 23 septembre). Or l’Annonciation, d’après Lc 1, 26, a eu lieu six mois après (en mars) ; et Notre Seigneur est né neuf mois après sa conception, donc vers le 25 décembre.
Une tradition conforme à l’enseignement des Pères
Déjà chez des Pères, on évoquait un document hébraïque permettant de faire ce calcul[8]. Au 3e siècle, Victorin déclare avoir trouvé dans les œuvres d’Alexandre, évêque de Jérusalem mort en 251, que le Christ est né le 25 décembre. Donc la tradition autour de cette date est plus ancienne que le pensent certains critiques. On peut supposer qu’il existait
« à Rome un document, semblable à celui de Qumrân, qui a servi à la papauté pour accréditer la date du 25 décembre[9] ».
Quant à l’objection selon laquelle les bergers mentionnés dans l’Évangile n’auraient pas pu se trouver en extérieur en plein hiver, cela s’explique que parmi les différents types de troupeaux, celui des brebis à laine noire était considéré comme impur, et ne pouvait rester ni dans les villes ni dans les bergeries[10].
On peut donc conclure :
« il est faux d’affirmer que la date choisie par Rome pour fêter la Nativité n’a aucun fondement historique[11] ».
Publication des Actes du colloque sur l’avenir de la messe traditionnelle. En attendant le prochain colloque
Le 24 septembre dernier s’est déroulé à la Maison de la Chimie un colloque organisé par plusieurs associations (Una Voce, Paix liturgique, Notre-Dame de Chrétienté, Lex orandi, Renaissance catholique) sur le thème de l’avenir de la messe traditionnelle. Paix Liturgique a interrogé Jean-Pierre Maugendre, Directeur Général de Renaissance catholique, un des organisateurs de ce colloque.
Pourquoi avoir organisé ce colloque ?
Le motu Proprio Traditionis custodes, promulgué par le pape François le 16 juillet 2021, a marqué la volonté pontificale de voir disparaître la célébration de la messe romaine traditionnelle. De dérogations en exceptions, les restrictions à la célébration de cet usus antiquior perdurent néanmoins. Or il apparaît à beaucoup de fidèles et de prêtres qu’il s’agit là, à la fois d’un grave abus de pouvoir et d’une décision méprisant souverainement les difficultés doctrinales, liturgiques et spirituelles que soulève la réforme liturgique. Si, comme l’écrivait récemment un évêque à l’un de nos amis il ne s’agit que de querelles stériles autour de « détails liturgiques » pourquoi une telle hargne contre la messe traditionnelle. Si, en revanche, sont en jeu des questions doctrinales de fond merci de nous expliquer ce qui a, fondamentalement, changé. Les clercs étant tenus à une certaine réserve il nous est apparu important que des laïcs puissent montrer leur détermination à ne pas se laisser déposséder des trésors qui ont sanctifié leurs pères. Cela d’autant plus qu’au vu des résultats catastrophiques de la réforme liturgique (effondrement de la pratique religieuse, chute des vocations, ignorance religieuse généralisée, etc.) cette volonté de rompre avec la Tradition de l’Eglise apparaît pour le moins incongrue, voire purement idéologique.
Comment cela s’est-il passé ?
Notons d’abord que ce colloque devait, à l’origine, se dérouler dans la crypte de l’église sainte Odile à Paris. Sur intervention personnelle de Mgr Ulrich, archevêque de Paris, nous n’avons pu être reçus dans cette paroisse et avons dû nous rabattre sur la Maison de la Chimie. Bienheureuse exclusion qui nous a permis d’accueillir 450 participants dans un cadre prestigieux, ce qui aurait été impossible à sainte Odile. Deo gratias ! Nous avons alterné trois modes de communication :
- des conférences sur la richesse de la messe traditionnelle, une tentative de définition du traditionalisme, des pistes de réflexion, concrètes, sur l’avenir de la messe traditionnelle
- des entretiens sur l’histoire de l’interdiction de la messe traditionnelle, l’obéissance dans l’Eglise
- des table-rondes sur la situation concrète dans les diocèses et une tentative de bilan d’un demi-siècle de réforme liturgique.
Tous les participants ont apprécié la grande qualité des interventions. Ce fut également, pour beaucoup, l’occasion de rencontrer les auteurs de diverses contributions écrites ou intervenants d’émissions de télévision : Cyril Farret d’Astiés, l’abbé Barthe, l’abbé Celier, Luc Perrin, Jean de Tauriers, le chanoine Denis, Jeanne Smits, etc. Une abondante librairie, prise littéralement d’assaut, venait compléter l’enseignement oral de cette journée. A l’heure des réseaux sociaux et de l’immédiateté ce serait une cruelle illusion que de croire que des convictions solides peuvent se forger et se transmettre sans un effort d’étude dont le livre reste le support privilégié. Un beau succès, dû à la mobilisation de toutes les associations organisatrices.
Pourquoi publier aujourd’hui les Actes de ce colloque ?
« Verba volent. Scripta manent » Les paroles s’envolent les écrits restent. Il nous a semblé que la qualité des interventions de cette journée rendait nécessaire une retranscription écrite. Tout d’abord pour permettre aux participants de revenir sur tel ou tel sujet calmement, un crayon à la main selon la recommandation de… Voltaire : « Celui qui ne lit pas un crayon à la main dort ». Ensuite pour que puissent bénéficier de ces travaux des personnes qui n’étaient pas présentes. Enfin pour fournir un argumentaire peu onéreux, concis et disponible qui puisse être diffusé pour faire comprendre les raisons de notre attachement à la liturgie romaine traditionnelle. Ces Actes sont, à nos yeux, un outil de propagande, aisément accessible et diffusable, au service de la Tradition de l’Eglise.
Avez-vous des projets ?
Bien sûr ! Nous souhaitons, tout d’abord, partir à la rencontre des provinciaux qui n’ont pu être présents à Paris le 24 septembre dernier. Un certain nombre des intervenants de ce colloque sont prêts à se rendre en province, à l’invitation d’une association locale, afin de traiter, a priori en une soirée, le sujet qui fut celui de notre colloque : « Quel avenir pour la messe traditionnelle ? » Ensuite nous mettrons en ligne d’ici quelques semaines les enregistrements vidéos des interventions de ce colloque. Enfin nous avons déjà réservé, à la Maison de la Chimie, la date du samedi 23 septembre 2023 pour la seconde édition de ce colloque dont il y a fort à parier que le sujet sera toujours d’actualité. Il s’agit là d’un lieu de réflexion et de rencontres uniques dans la diversité des histoires et des choix prudentiels de chacun mais aussi dans l’union autour d’un commun attachement à la messe traditionnelle. Confiants dans le développement de cette initiative nous avons loué une salle supplémentaire, qui servira de garderie, afin de permettre aux parents qui ont des enfants en bas âge d’être également présents. Nous souhaitons enfin une plus large mobilisation des mouvements de jeunes, souvent bénéficiaires des combats et des sacrifices de leurs anciens, peut-être, parfois, oublieux des raisons de fond de notre attachement à la liturgie romaine traditionnelle.
Que Dieu nous garde !
Le Noël du Pape
Pour ceux qui ont apprécié le petit conte de Noël que nous avons publié ces derniers jours, vous pouvez le recevoir en pdf en laissant votre courriel ci-dessous:
Joyeux et saint Noël, envers et contre tous!
De Stéphane Buffetaut, élu de Vendée et ancien député européen, pour le Salon beige:
Certains, de la « Libre pensée » à la Ligue des droits de l’Homme, semblent avoir pour principale préoccupation l’expulsion des crèches des mairies, le déboulonnage des statues d’inspiration religieuse, le retrait des croix à l’entrée des cimetières. Il est vrai qu’étant donné l’état de la société française, l’urgence est d’ajouter une division de plus à la fracturation du corps social ! Par un fait curieux, leur hargne semble avoir pour cible privilégiée les catholiques, effectivement sans danger et bien amollis. Le fait que, durant des années, la ville de Paris ait célébré la rupture du jeûne du ramadan, ne heurtait guère leur pointilleuse sensibilité laïque. Ces gens qui s’autoproclament aisément le camp du progrès sont, en réalité de pathétiques passéistes qui rêvent de revivre les émotions de leurs grands ancêtres, les bedonnants bourgeois francs-maçons de la IIIe république, grands bouffeurs de boudin noir le Vendredi Saint et de tête de veau le 21 janvier. Ou pire encore les délices des guillotinades de masse de Paris, des noyades de Nantes, du génocide vendéen, des canonnades de Lyon ou des destructeurs d’abbayes. Chacun a les nostalgies qu’il peut.
Pour suivre leur logique, il est urgent de renvoyer à Venise les noces de Cana de Véronèse exposées au Louvre et qui blessent affreusement la laïcité de ce musée « républicain ». Tout comme le Saint Jean-Baptiste de Vinci, la Vierge au diadème bleu de Raphaël et les trois quarts des collections italiennes de ce musée. Ce qui est problématique, ce sont les adorations des bergers de La Tour ou de Le Brun, tableaux bien français. Vite, il faut les soustraire aux regards laïcs et les enfouirent au fond des réserves ou bien, peut-être leur faire subir le sort des bouddhas de bâmiyân. Au demeurant, il conviendrait de proscrire des salles nationales la messe en si de Bach ainsi que le Te Deum de Charpentier, celui de Berlioz ou encore de Mozart, autant d’œuvres qui déchirent les oreilles laïques. Pour ne pas parler des tragédies bibliques de Racine.
Evidemment, l’Union européenne n’est pas en reste. Dans son guide de recommandations pour une « communication inclusive » d’octobre 2021, la Commission demandait à ses agents de bannir le mot de Noël ou les prénoms à consonance chrétienne comme Marie ou Jean de leur communication ! Et chacun se souvient que Jacques Chirac avait exigé que l’on bannisse du projet de constitution européenne les mots « racines chrétiennes de l’Europe ». Ce qui était nier l’évidence, car ce qui fait justement la spécificité de l’appendice occidental du contient asiatique qu’est l’Europe, c’est sa civilisation chrétienne. Or, dans une époque où nous sommes menacés par un islamisme conquérant et à l’occasion sanglant, cette apostasie générale est suicidaire. Malraux, qui n’était pas vraiment un docteur de l’Eglise, avait noté : « La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera. » En fait de valeur fondamentale, l’UE nous propose le grand marché unique, l’euro et la sacralisation de l’individualisme. Et nous voyons l’Europe occidentale s’effondrer sur elle-même dans sa vassalisation intellectuelle au pire de ce produisent les campus universitaires américains.
Alors laissons les sectes à leurs lubies, souhaitons-nous sans complexe un beau, saint et joyeux Noël et allons chercher auprès de l’Enfant de la crèche les forces pour mener le bon combat. Et le gagner !
Terres de mission : Joyeux Noël
Eglise universelle : Noël ! Noël !
En ce saint jour de Noël, le père Jean-François Thomas nous livre sa méditation sur le mystère de la Nativité extraite de son précieux recueil de ¨ »Méditations quotidiennes pour l’Hiver ». Pour mieux profiter des grâces attachées à la contemplation de l’Enfant Jésus dans la crèche !
Eglise en France : Création de la classe pour « enfants extraordinaires »
Perrine Blanchet, directrice du collège du Sacré-Cœur à Fontainebleau, et Sophie de Coursac, responsable de la classe Notre-Dame de Liesse, présentent ce projet destiné à accueillir des enfants trisomiques ou autistes. Pour ceux qui resteront d’éternels enfants…
Eglise en Marche : La malle aux mille trésors
Marie Kervizic, nouvelle rédactrice en chef de La malle aux mille trésors, présente ce bimestriel destiné aux enfants et à ceux qui leur ressemblent. Elle revient particulièrement sur le numéro consacré à Noel.
Découvrir la joie des moines de Fontgombault
Lu dans le hors-série de Valeurs actuelles sur les moines: « Il était une foi » (à commander ici) (cliquer sur les liens pour ouvrir les pages):
Rien n’a changé, ou presque, depuis le XIIe siècle, dans cettemagnifique mais glaciale abbatiale de Fontgombault où des moines bénédictins, en coules noires, chantent les matines. Comme autrefois, les lentes et splendides mélopées grégoriennes montent sous les voûtes romanes à la lumière vacillante des petites lampes et bougies. Dehors, la campagne berrichonne est plongée dans l’obscurité et le silence de la nuit. Comment des hommes qui ont connu la modernité, le plein épanouissement de la liberté individuelle, peuvent-ils encore choisir une vie d’ascèse et de silence, dans la clôture de leur monastère? Pour percer ce mystère, l’éditeur et essayiste spécialiste de l’Église catholique Nicolas Diat a passé une année, de l’été 2019 à l’été 2020, au milieu des moines. Son livre témoignage, Le Grand Bonheur, Vie des moines (Fayard, 2020), nous fait découvrir les hommes, l’organisation d’un monastère de la ferme à la cordonnerie en passant par la porterie. Et, plus que tout, la beauté d’une vie en dehors du temps, où les superficialités s’effacent pour laisser place à l’essentiel.
Nativité de Notre-Seigneur – 25 décembre – Messe du Jour
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Introït : Puer natus est
Le texte de l’Introït est extrait de l’une des grandes prophéties d’Isaïe annonçant le mystère de l’Incarnation, comme nous en avons entendu plusieurs au temps de l’Avent.
Puer natus est nobis, et filius datus est nobis : cujus imperium super humerum ejus : et vocabitur nomen ejus magni consilii Angelus.
Un enfant nous est né, un fils nous est donné ; la souveraineté est sur son épaule. On l’appellera du nom d’envoyé du Grand Conseil.
La souveraineté sur son épaule évoque l’instrument par lequel il régnera, c’est-à-dire la Croix. Quant au Grand Conseil dont il est l’envoyé, c’est le grand dessein de la Sainte Trinité de sauver tous les hommes. Le texte d’Isaïe continue d’ailleurs par d’autres qualificatifs que l’on retrouve à d’autres moments de la liturgie de Noël, notamment à l’Introït de la messe de l’aurore. Il contraste singulièrement avec la faiblesse et la modestie de ce tout petit enfant : ” Conseiller admirable, Dieu fort, Prince de la Paix, Père du siècle à venir. “
La mélodie exprime à merveille la joie légère de Noël. Elle s’élance dès le début en un grand élan enthousiaste, puis elle s’apaise en une contemplation amoureuse, se nuançant d’un brin de mélancolie à l’évocation de la Croix, et elle s’achève par l’affirmation solennelle de la qualité de celui qui nous est envoyé. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 97 que nous allons retrouver au Graduel et à la Communion :
Cantate Domino canticum novum quia mirabilia fecit
Chantez au Seigneur un cantique nouveau car il a fait des merveilles.
Graduel : Viderunt omnes
Le texte du Graduel de la messe du jour de Noël est tiré du psaume 97 dont nous avons entendu le premier verset à l’Introït : c’est un cantique de louange à la gloire du Seigneur tout puissant qui y est présenté à la fois comme sauveur et comme juge. Les versets retenus ici sont ceux qui affirment l’universalité du salut qui s’étend à tous les peuples.
Viderunt omnes fines terræ salutare Dei nostri : jubilate Deo omnis terra.
Tous les confins de la terre ont vu le salut donné par notre Dieu. Poussez des cris de joie, terre entière ;
Notum fecit Dominus salutare suum : ante conspectum gentium revelavit justitiam suam.
Le Seigneur a fait connaître son salut, il a révélé sa justice devant tous les peuples.
C’est donc à tous les hommes sans exception que le petit enfant de la crèche vient apporter le salut. Cette perspective est chantée ici avec une mélodie très joyeuse, pleine de ferveur et d’enthousiasme. On y trouve de grandes vocalises comme c’est toujours le cas dans les Graduels, mais aussi des notes répétées avec insistance comme une sonnerie de trompette.
Alléluia : Dies sanctificatus
Le texte du verset de l’Alléluia du jour de Noël n’est pas tiré de la Sainte Écriture. Il insiste surtout sur un des caractères de Noël, qui est d’être une fête de la lumière.
Le Christ qui vient de naître est la lumière du monde, et ce n’est pas pour rien que la fête de sa nativité a été fixée au moment du solstice d’hiver, quand les jours recommencent à augmenter.
Dies sanctificatus illuxit nobis ; venite gentes et adorate Dominum, quia hodie descendit lux magna super terram.
Un jour très saint a brillé pour nous ; venez, peuples, adorez le Seigneur, car aujourd’hui une grande lumière est descendue sur la terre.
La mélodie est une mélodie type que l’on entend assez souvent au cours de l’année et particulièrement au temps de Noël. Nous la retrouverons notamment à l’Épiphanie, où l’étoile et les mages reprendront ce même thème. Cette mélodie est par elle-même très lumineuse et pleine d’une ferveur joyeuse. On notera le beau crescendo progressif sur l’invitation pressante adressée à tous les peuples : venez adorer.
Offertoire : Tui sunt cæli
Comme celui de la messe de minuit, cet Offertoire est assez différent des autres chants de cette messe, qui expriment une joie légère et enthousiaste. Il s’agit ici d’une longue contemplation intérieure et méditative des attributs divins du petit enfant qui vient de naître, et qui est le maître absolu et le roi incontesté de toute la création. Le texte est tiré du psaume 88, un des grands psaumes messianiques.
Tui sunt cæli, et tua est terra : orbem terrarum, et plenitudinem ejus tu fundasti : justitia et judicium præparatio sedis tuæ.
À Vous sont les cieux et à Vous est la terre ; le globe terrestre c’est Vous qui l’avez créé. La justice (c’est-à-dire la perfection divine) et l’équité sont les fondements de votre trône.
La mélodie calme et douce exprime parfaitement cette contemplation émerveillée.
Communion : Viderunt omnes
Comme à la messe de minuit, la Communion de la messe du jour de Noël reprend le texte de la première phrase du Graduel, tiré du psaume 97 :
Viderunt omnes fines terræ salutare Dei nostri.
Tous les confins de la Terre ont vu le salut donné par notre Dieu.
On y trouve la même ferveur joyeuse et enthousiaste, mais ici dans les limites restreintes d’une petite antienne, où cependant la mélodie monte et redescend à deux reprises toute l’octave dans un grand élan de reconnaissance pour le grand bienfait dont le Seigneur vient de nous combler.
Nativité de Notre-Seigneur – 25 décembre – Messe de Minuit
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
La fête de Noël possède une particularité unique dans toute l’année, qui est de comporter trois messes différentes, alors que les autres jours n’en ont qu’une. Elles étaient souvent autrefois dites les unes à la suite des autres : on se rappelle Les Trois Messes basses d’Alphonse Daudet ; mais elles sont normalement destinées à être célébrées à trois moments différents, avec lesquels elles sont en harmonie : la messe de Minuit emplie de mystères, celle de l’Aurore pleine de lumière et celle du Jour pleine de joie.
Ces messes présentent un contraste étonnant entre les chants du propre et les Évangiles qui y sont lus. À la Messe de Minuit, on lit à l’Évangile le récit de la Nativité dans l’étable de Bethléem et l’apparition des anges aux bergers, tandis que les chants du propre, pleins du mystère qui convient à la nuit, nous font méditer sur la génération éternelle du Verbe au sein de la Très Sainte Trinité. À la Messe du Jour au contraire, on lit à l’Évangile le prologue de saint Jean : ” Au commencement était le Verbe… “, tandis que les chants du propre célèbrent joyeusement la naissance de l’Enfant-Dieu.
Hormis l’Offertoire, les chants du propre de la Messe de Minuit contiennent tous les mots genui te : je t’ai engendré, adressés par Dieu le Père à son Fils. On les trouve dans deux passages extraits de deux grands psaumes messianiques, le psaume 2 à l’Introït et à l’Alléluia, le psaume 109 au Graduel et à la Communion.
La Messe de Minuit
Introït : Dominus dixit
Voici le verset du psaume 2 qui est chanté à l’Introït.
Dominus dixit ad me : Filius meus es tu, ego hodie genui te.
Le Seigneur m’a dit : Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui je t’ai engendré.
Cet aujourd’hui, c’est le présent éternel du ciel. Ces paroles sont celles du Père, mais ici c’est le petit enfant de la crèche qui les prononce en disant ” Le Seigneur m’a dit “. Aussi la mélodie est-elle simple et dépouillée, presque immatérielle ; seul le mot meus est souligné, exprimant la tendresse du Père pour son Fils. Cet Introït est un des plus courts du répertoire. Il est accompagné bien entendu par le premier verset du psaume 2
Quare fremuerunt gentes et populi meditati sunt inania ?
Pourquoi les nations se sont-elles agitées et les peuples ont-ils comploté en vain ?
Il montre les vains efforts des païens pour s’opposer à la venue et au règne du Messie.
Graduel : Tecum principium
Après le texte messianique tiré du psaume 2 qui figurait à l’Introït, nous allons trouver dans le Graduel l’autre texte messianique, tiré du psaume 109.
Tecum principium in die virtutis tuæ : in splendoribus sanctorum ex utero ante luciferum genui te.
On retrouve donc les mots genui te qui reviennent quatre fois dans cette messe. Mais ce texte est difficile à traduire car il est plein de symbolisme, s’appliquant à la fois au sacre du roi d’Israël, devenu par l’onction fils de Dieu, c’est à dire son représentant sur terre, et à la génération éternelle du Messie dont le roi n’était que la figure. On peut traduire à peu près ainsi :
À toi la primauté au jour de ta puissance. Dans les spendeurs sacrées, de mon sein, avant l’aurore, je t’ai engendré.
La deuxième partie de ce Graduel reprend le début du psaume 109, bien connu des fidèles qui assistent aux vêpres du dimanche.
Dixit Dominus Domino meo : sede a dextris meis, donec ponam inimicos tuos scabellum pedum tuorum.
Le Seigneur a dit à mon Seigneur : siège à ma droite, tandis que j’abaisse tes ennemis comme un marchepied.
” Le Seigneur a dit à mon Seigneur “, c’est Dieu le Père qui s’adresse au roi d’Israël, figure du Messie ; c’est celui-ci, deuxième personne de la sainte Trinité, qui est assis à la droite de Dieu, comme nous le chantons dans le Credo.
On voit que nous sommes ici dans un monde de grandeur, de mystère et d’éternité. Ce Graduel a des dimensions imposantes ; si l’Introït de cette messe est un des plus courts du répertoire, le Graduel est au contraire un des plus longs. La mélodie est dans l’ensemble une mélodie type avec des formules que l’on retrouve souvent en d’autres Graduels, mais elle est plus développée, avec une grande introduction qui lui donne un caractère très solennel.
Alléluia : Dominus dixit
Nous allons retrouver dans l’Alléluia de la messe de minuit le même texte que nous avons entendu à l’Introït :
Dominus dixit ad me : Filius meus es tu, ego hodie genui te.
Le Seigneur m’a dit : Tu es mon fils, moi aujourd’hui je t’ai engendré.
Toujours les mots genui te qui reviennent pour la troisième fois dans cette messe. La mélodie est une mélodie type comme celle du Graduel, mais ici sans aucune adjonction, et telle que nous l’avons déjà souvent entendue. Il faut dire pourtant que ses vocalises souples et légères expriment si bien la joie de Noël qu’on les croirait faites pour cela.
Offertoire : Lætentur cæli
Comme c’est souvent le cas, le chant de l’Offertoire de la messe de minuit est un peu à part, et son texte ne contient pas les mots genui te. Il est tiré du psaume 95, cantique de louange au Seigneur, roi et juge universel :
Lætentur Cæli et exsultet terra ante faciem Domini ; quoniam venit
Que les cieux se réjouissent et que la terre exsulte devant la face du Seigneur, car Il vient.
Le psaume ajoute : car il vient pour juger la terre. Il s’agit donc du retour glorieux du Seigneur à la fin des temps, le dernier avènement. Mais la liturgie en arrêtant le texte à quoniam venit, sans préciser, permet de l’appliquer au premier avènement dans la nuit de Noël et à son avènement dans nos âmes en cette fête de Noël si nous sommes prêts à le recevoir. C’est de cette venue quelle qu’elle soit que les cieux et la terre se réjouissent, joie très intérieure exprimée par une mélodie douce et contemplative aux ondulations calmes et souples.
Communion : In splendoribus
Le texte de l’antienne de Communion de la messe de minuit est en partie celui du Graduel, le deuxième grand texte messianique tiré du psaume 109.
In splendoribus sanctorum ex utero ante luciferum genui te.
Dans les splendeurs sacrées, de mon sein, avant l’aurore, je t’ai engendré.
On retrouve bien entendu pour la quatrième fois les mots genui te, la génération éternelle du Verbe au sein de la Très sainte Trinité. La mélodie est très simple ; les musiciens remarqueront qu’elle est pentatonique c’est à dire qu’il n’y a pas de demi-ton. Elle a une certaine parenté avec celle de l’Introït, mais elle n’en a pas la légèreté céleste. Elle est plus appuyée et plus solennelle. Ici ce n’est plus le petit enfant qui parle, c’est Dieu le Père qui s’adresse à lui directement.
Une crèche de Noël dans le capitole de 43 Etats américains
Un record selon l’American Nativity Scene, l’association qui s’occupe de promouvoir les crèches de Noël dans ces lieux en partenariat avec les juristes de la Thomas More Society.
Le capitole est le bâtiment où se trouvent les bureaux du gouverneur et le parlement de l’Etat. Aux Etats-Unis, la laïcisme à la française est un concept inconnu.
L’avocat Thomas Olp, vice-président de la Thomas More Society, explique :
« Les entités gouvernementales peuvent ériger et maintenir des célébrations de la fête de Noël – ou permettre aux citoyens de le faire sur la propriété du gouvernement, y compris les crèches, tant que le seul but d’une crèche n’est pas de promouvoir son contenu religieux et qu’il est placé dans un contexte avec d’autres symboles de la saison dans le cadre d’un effort pour célébrer la fête publique de Noël à travers des symboles traditionnels. »
En France, quelques politiciens tentent de gâcher Noël en reprochant au département de Vendée d’avoir diffusé ces affiches :
Message à tous ceux qui reprochent au département de la Vendée d’afficher une crèche pour faire la promotion des événements de noël : Noël n’est pas seulement une fête commerciale mais est d’abord une fête chrétienne qui appartient à notre héritage culturel commun. pic.twitter.com/PXRsdWQSm4
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) December 22, 2022
Le vice-président du Conseil général ne se souvient pas de polémiques de la sorte dans l’histoire récente. Selon lui, ce buzz
renforce l’idée de continuer et de ne pas céder face à des personnes qui soutiennent une conception totalitaire de la laïcité, en refusant toute référence picturale à un événement religieux
Le Magnificat, le chant de l’enfantement
De Thomas Debesse :
Le Magnificat est profondément un chant de l’incarnation, non seulement parce que lors de la visitation Marie enceinte de Jésus rencontre Élisabeth enceinte de Jean le Baptiste, mais parce que par trois fois Marie chante l’engendrement.
Vous avez pu entendre ces traductions du Magnificat en langue française : « tous les siècles me diront bienheureuse » et encore « sa miséricorde s’étend d’âge en âge ». Le texte français de l’Association épiscopale liturgique pour les pays francophones ou AELF emploie même le mot d’âge dans tous les cas […] Ces mots de siècles et d’âges, s’ils ne sont pas foncièrement faux en soi, […] portent des sens très secondaires […].
« Désormais, toutes les générations me diront bienheureuse. » Quand Marie prononce ces mots, elle fait sien le cri de joie de Léa au chapitre 30 du livre de la Genèse lorsque naît Aser, fils de Jacob. Léa dit « les filles me diront bienheureuses ». C’est une parole célébrant une naissance. Marie reprend cette phrase et exprime directement la notion d’engendrement. […]
En tant que mère, Marie répond personnellement à la peine du livre de la Genèse au chapitre 3, le récit de la chute : « je multiplierai tes souffrances, et spécialement celles de ta grossesse ; tu enfanteras des fils dans la douleur ». À cela Marie répond : les enfantements me diront bienheureuse. […] Alors Marie ajoute : « Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son nom. Sa miséricorde s’étend de génération en génération sur ceux qui le craignent. » […] La somme des âges et le temps des fils et des filles qui s’engendrent ça donne un siècle, mais le sens premier c’est l’engendrement.
Dans son chant du Magnificat Marie répond personnellement à l’hérédité du péché originel. Alors que dans l’engendrement successif des nations chaque enfant hérite de ce péché originel, Marie chante : « la Miséricorde s’étend de progéniture en progéniture ». […]
[Marie] rappelle la nécessité de la naissance dans le Salut. Il ne s’agit pas seulement d’une réalité anthropologique du Salut, la naissance du Christ est une réalité gynécologique du Salut. Il n’est pas seulement nécessaire que Marie soit mère, il n’est pas seulement nécessaire que Dieu se fasse homme, il n’est pas seulement nécessaire que Marie porte ce Dieu fait homme dans son utérus. Il est nécessaire que Marie accouche.
De la même manière que la triple notion d’engendrement s’efface peu à peu dans les traductions du magnificat au profit des notions de siècle et d’âge, la conscience de l’accouchement de Marie s’efface. La société peu à peu évite le sujet de l’accouchement en général qui devient un peu tabou. […] Le dogme de la virginité de Marie précise : « avant l’accouchement, pendant l’accouchement, après l’accouchement » […] je me suis rendu compte que [c’est] peut-être moins la virginité que l’accouchement qui est difficile à accepter. […] La dévotion à Marie Parturiente est une grâce pour notre temps. Le Credo nous demande de professer : « Il est né de la vierge Marie ».
La naissance du Christ est le premier moment où le Dieu incarné est littéralement nu et couvert de sang. La nativité est l’un des seuls moments avec la mort du Christ où le Père peut prononcer la phrase du chapitre 16 d’Ézéchiel : Vis dans ton sang. Vis. […]
Il y a quelque chose de scandaleux et révoltant pour un homme ou pour un ange de voir un Dieu réduit à la forme d’un primate être mis bas par un mammifère femelle. Mais si on n’accepte pas cela, on n’accepte ni l’incarnation ni la naissance, et on ne peut prononcer cette parole du Credo : « il est né ». […]
Il y a quelque chose dans l’accouchement de très brutal. […] Marie nous rappelle cette capacité naturelle et instinctive à accoucher, […] L’accouchement naturel n’est pas un acquis social. Le savoir-faire mis en œuvre dans l’accouchement naturel n’est pas un acquis social.
Il relève Israël son enfant [et non-pas « serviteur »]. Sa miséricorde s’étend d’accouché en accouché et tous les accouchements me diront bienheureuse.
Noël, une tradition en danger ?
Emission En quête d’esprit spécial Noël. Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent
- Alexis Gruss, artiste de cirque
- Max Guazzini, ancien président du Stade Français et directoire groupe NRJ
- Vianney Chatillon, directeur Académie musicale de Liesse
Les fabuleuses aventures de Jean et Henri : Margouillis au château
Nouvel opus des aventures des jeunes Jean et Henri, à regarder en famille :
« C’est notre espérance qui nous rend forts, presque invincibles »
Tribune de Louis de Bourbon dans L’Incorrect :
Chez tous les Français attachés à leur patrie et à leurs traditions ancestrales, chez tous les Européens préoccupés par l’avenir de notre civilisation, chez tous les fidèles soucieux de faire entendre au monde le message du Christ, la fête de Noël doit susciter un sursaut d’espérance. Sans doute, les sociétés modernes – et tout particulièrement la France – n’ont jamais été si éloignées de l’idéal de paix, de justice, d’union et de charité fraternelle qui trouve son expression la plus profonde dans les célébrations de la Nativité. Pourtant, dans son insondable mystère, l’Incarnation demeure le plus bouleversant appel à la renaissance et au salut qui ait jamais été adressé à notre monde. Un appel dont l’actualité est rappelée chaque année depuis des siècles et des siècles.
Ce message d’espoir est destiné à tous les hommes ; mais les habitants des vieux pays de chrétienté qui sont les nôtres ont une responsabilité toute particulière dans sa transmission. À l’exception des quelques brèves périodes de notre histoire où le fanatisme anti-chrétien a atteint son paroxysme, la venue au monde du Sauveur a toujours réconcilié pour un bref moment ceux de nos compatriotes qui s’opposaient à l’Église avec ceux qui demeuraient fidèles à la foi de leurs pères. La preuve en est que l’attachement à la fête de Noël a non seulement perduré pendant des siècles mais a surtout conservé assez de force pour suspendre les conflits les plus sanglants.
En 1914 et 1915, des soldats français, britanniques et allemands, interrompant les hostilités de manière spontanée, donnèrent l’exemple d’une telle réconciliation. En imposant ces trêves de Noël, les combattants des tranchées préfiguraient sans le savoir les efforts héroïques entrepris au nom des valeurs chrétiennes par le Pape Benoît XV, l’Empereur Charles Ier et les princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme pour mettre un terme à cette guerre fratricide en 1917. Tous – Pape, Empereur, princes et simples soldats – étaient mus par le désir de se montrer fidèles à quelque chose qui les dépassait infiniment. La transcendance, le souci du dépassement triomphait de tous les obstacles. Cent ans après notre humanité serait-elle moindre ? Je ne peux le croire !
Même si de nombreuses voix réclament que les Français répudient ce qui a fait l’essence même de leur grandeur et de leur civilisation, le vieux fonds chrétien demeure présent. Le déclin actuel dans la pratique des sacrements n’effacera jamais les traces que des siècles de foi intense ont laissées dans le cœur des peuples d’Europe. Les églises trop souvent délaissées durant l’année seront pleines les 24 et 25 décembre. C’est pourquoi l’on commet une grave erreur, en supposant que l’indifférence actuelle conduira fatalement à la disparition de tout sentiment religieux : les braises brûlent encore sous la cendre. L’émotion que la fête de Noël continue à susciter en est une preuve évidente, de même que les nombreuses initiatives portées par des jeunes, ce qui est très encourageant. D’ailleurs, si certains désirent avec tant de force s’attaquer aux symboles de Noël, en débaptisant les vacances de Noël, en exigeant que l’on supprime les crèches des espaces publics, en exaltant plus le consumérisme que la fête religieuse, ces attaques ne sont-elles pas le signe que l’essentiel est toujours là ?
Ne tombons pas pour autant dans le piège d’un optimisme béat. Si Noël est d’abord la fête de tous les Chrétiens, c’est aussi une fête de portée universelle qui réunit les familles et contraint, durant une trop brève période, la société agnostique – voire païenne – dans laquelle nous vivons à se préoccuper de ses membres les plus fragiles. Ceux de nos compatriotes qui manifestent de manière ostentatoire leur indifférence pour la fête que nous allons célébrer s’associent donc – qu’ils en soient conscients ou non – aux attaques contre la famille et au mépris des plus pauvres. Comme tous nos Rois, à la suite de Saint Louis, je demeure du côté des humbles, de ceux qui ont besoin de notre soutien et envers lesquels le Sauveur a fait preuve d’une sollicitude toute particulière.
Quel contraste avec l’attitude qui prévalait dans la France profondément catholique du Grand Siècle ! Il suffit pour s’en convaincre de relire les propos de Bossuet dans un sermon qui fut prêché, devant mon aïeul, Louis XIV, et toute la Cour de France le jour de Noël 1665 : « Ce qui nous empêche d’aller au souverain bien, c’est l’illusion des biens apparents ; c’est la folle et ridicule créance qui s’est répandue dans tous les esprits, que tout le bonheur de la vie consiste dans ces biens externes que nous appelons les honneurs, les richesses et les plaisirs. Étrange et pitoyable ignorance ! » Plus de deux mille ans après l’Incarnation, ces mots nous invitent à nous souvenir de l’essentiel. Puissent-ils être entendus aujourd’hui !
Lors de la naissance de l’enfant Jésus, Hérode semblait triompher avec ses lois iniques ; les riches n’étaient pas avec les parents du Christ, rejetés dans une humble étable. C’est pourtant le dépouillement qui a triomphé, et l’esprit de justice contre l’iniquité. Comme les Bergers, comme les rois Mages venus adorer le fils de Dieu nouveau-né, sachons résister avec courage. C’est notre espérance qui nous rend forts, presque invincibles. Comme je l’ai dit encore récemment, le monde se meurt de n’être pas plus chrétien. C’est là l’unique source des mauvaises lois, des mesures contre nature présentées comme des progrès ; c’est pour cette raison que la famille naturelle se trouve remise en cause. Mais nous ne devons pas nous décourager. Telle est justement la force de Noël : chaque année, ce temps liturgique parmi les plus forts nous rappelle que, même si nous pouvons avoir l’impression que nous chavirons, il suffit de se tourner vers le petit enfant de la crèche pour savoir que rien n’est impossible. Si un enfant a pu vaincre le mal, la force de tous les tyrans n’est vraiment pas grand-chose.
Ainsi ce soir, je me tiens au pied de la crèche, avec mon épouse, la Princesse Marie-Marguerite et nos quatre enfants, en espérant mieux pour notre pays, mieux pour demain, mieux pour tous ceux qui pensent qu’au-delà des égoïsmes humains il y a un bien commun à partager et qui nous réunit tous. C’est pourquoi, alors que nous nous apprêtons à célébrer la naissance du Sauveur, je souhaite adresser un message d’encouragement et d’amitié à tous les Français fidèles à cette tradition. Puisque l’attachement à la fête de Noël s’est maintenu malgré toutes les vicissitudes de l’histoire, il est de notre devoir de conserver intacte et vive cette flamme d’espérance.
Un hors-série de Valeurs actuelles sur les moines
Valeurs actuelles vient de publier un très bel hors-série: « Les moines, il était une foi » (qui nous montre une nouvelle fois qu’un hebdomadaire qui défend l’identité française se trouve aussi, tout naturellement, amené à défendre la civilisation chrétienne et son coeur même: la vie contemplative!).
Nous allons reparler des meilleurs articles dans les prochains jours, mais voici déjà la présentation de l’éditeuri:
Don de soi, silence et solitude à l’écart des folies du monde : et si les moines avaient « inventé » un autre bonheur ? Aux antipodes du consumérisme effréné et de la culture zapping des réseaux sociaux, les moines et religieuses
intriguent et fascinent.
L’occasion pour le nouveau hors-série de Valeurs actuelles, auxquels les moines ont ouvert leurs portes, de se plonger dans ce « monde parallèle », attirant, chaque année, de plus en plus de retraitants, y compris laïcs, venus se ressourcer au milieu de ces hommes et de ces femmes ayant fait le choix de l’abandon de soi, au service des autres et de leur foi.
De l’histoire de saint Benoît et des moines bâtisseurs des origines aux plus beaux monastères et abbayes actuels, des tragédies traversées (Templiers, Révolution, religieuses pendant la guerre 14-18…) à leur grand retour aujourd’hui, 132 pages en forme de « beau livre » magnifiquement illustrées et agrémentées, entre autres, de textes d’Alphonse Daudet, Georges Bernanos,
Jean Raspail, Denis Tillinac et François d’Orcival.
Inclus : le guide des meilleurs produits de monastères à commander pour les fêtes de fin d’année.
Valeurs actuelles hors-série, 132 pages, 10,90 euros.Disponible en kiosque et sur boutique.valeursactuelles.com
Comment fêter Noël aujourd’hui?
Une vidéo d’enseignement de l’abbé Raffray:
La lettre de Tonton Jean Noël 2022
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
LA LETTRE DE TONTON JEAN
NOEL 2022
22 décembre 2022
BONNE ET SAINTE FETE DE NOEL, MA CHERE FAMILLE
Le 25 décembre s’approche à grands pas. Mais ce 25, que fêtons-nous ? Noël, bien-sûr, avec un arbre magnifiquement décoré. Sous cet arbre il y aura les cadeaux apportés par le père Noël pour toute la famille. Mais il n’y aura rien d’autre derrière les cadeaux? Je crois qu’il en manque un. Eh oui, le plus beau cadeau, ne serait-ce pas le beau Bébé couché sur la paille? Oui, Noël, c’est d’abord cela : la venue sur notre planète de Jésus. Ce Jésus, dont nous parlons encore aujourd’hui, 2022 ans après sa naissance, est toujours présent dans le tabernacle de nos églises. Eh oui ! l’enfant de la crèche est toujours là. Chaque fois que nous communions, nous recevons Jésus que le prêtre nous donne comme Marie a déposé son fils sur la paille d’une pauvre étable à Bethlehem. Nous rendons-nous compte, ce petit enfant, né dans la pauvreté, a bouleversé toute notre planète, qui aujourd’hui de nouveau le jette dehors.
Ce Bébé Judéen (Bethlehem étant en Judée) trente trois ans plus tard, avant d’être torturé et accroché sur une croix pour mourir, dit à ses disciples, en tenant du pain : « Prenez et mangez, ceci est mon corps ». Jésus n’a pas dit « ceci représente… », mais « Ceci EST mon corps ». Donc chaque fois que nous communions, nous avons l’Enfant de la crèche sur notre langue. Noël, c’est cela principalement ; tout le reste, sapin, fleurs, cadeaux, ne sont là que pour fêter et solenniser la naissance de Jésus, « Parole du Dieu Créateur fait homme ».
C’est bien Jésus que nous recevons. Plusieurs mir acles le prouvent :
Un premier à Lanciano en Italie au VIIIe siècle. Pendant une messe, le célébrant après l’élévation, se mit à douter de la présence réelle de Jésus. Alors sous ses yeux l’hostie se changea en un morceau de chair. Une analyse montra que cette chair était une partie gauche d’un cœur humain. Ce cœur est toujours dans un ostensoir à Lanciano.
Depuis il y a eu d’autres miracle, dont un en Argentine en 1996:
Le 18 août 1996, à 19h, Alors qu’il finissait de donner la Sainte Communion, une femme vint dire au célébrant qu’elle avait trouvé une hostie dont on s’était débarrassé au fond de l’église. En allant à l’endroit indiqué, le P. Alejandro vit l’hostie souillée. Comme il ne pouvait pas la consommer, il la plaça dans un petit récipient d’eau qu’il rangea dans le tabernacle de la chapelle du Saint Sacrement.
Le lundi 26 août, ouvrant le tabernacle, il vit à sa grande stupéfaction que l’Hostie était devenue une substance sanglante. Il en informa son évêque, qui donna des instructions afin que l’Hostie soit photographiée de façon professionnelle. Les photos, prises le 6 sept, montrent clairement que l’Hostie, qui était devenue un fragment de chair sanglante, avait beaucoup grossi en taille. Pendant plusieurs années l’Hostie demeura dans le tabernacle, toute l’affaire étant gardée secrète. Comme l’Hostie ne souffrait d’aucune décomposition visible, l’évêque décida de la faire analyser scientifiquement.
Le 5 octobre 1999, le Dr Castanon préleva un échantillon du fragment sanglant et l’envoya à New York pour analyse. Comme il ne voulait pas influencer les résultats de l’examen, il décida de cacher à l’équipe de scientifiques l’origine de l’échantillon.
L’un de ces scientifiques était le réputé cardiologue et pathologiste médico-légal, le Dr Frederic Zugiba. Il détermina que la substance analysée était de la véritable chair et du vrai sang contenant de l’ADN humain. Il déclara que : « la matière analysée est un fragment du muscle du cœur qui se trouve dans la paroi du ventricule gauche, près des valves. Ce muscle est responsable de la contraction du cœur. On doit se rappeler que le ventricule gauche du cœur agit comme une pompe qui envoie le sang à travers tout le corps. Le muscle cardiaque est dans un état d’inflammation et contient un nombre important de globules blancs. Ceci indique que le cœur était vivant au moment où l’échantillon a été prélevé. J’affirme que le cœur était vivant étant donné que les globules blancs meurent en dehors d’un organisme vivant. Ils ont besoin d’un organisme vivant pour les maintenir. Donc, leur présence indique que le cœur était vivant quand l’échantillon a été prélevé. Par ailleurs, ces globules blancs avaient pénétré les tissus, ce qui indique d’autant plus que le cœur avait été soumis à un stress intense, comme si son propriétaire avait été battu sévèrement au niveau de la poitrine. »
Deux Australiens, le journaliste Mike Willesee et le juriste Ron Tesoriero, furent les témoins de ces tests. Connaissant l’origine de l’échantillon, ils étaient sidérés par la déclaration du Dr Zugiba. Mike Willesee demanda au scientifique combien de temps les globules blancs auraient pu rester vivants s’ils provenaient de tissus humains conservés dans de l’eau. Le Dr Zugiba lui répondit qu’ils auraient cessé d’exister au bout de quelques minutes. Le journaliste révéla alors au docteur que la substance d’où provenait l’échantillon avait d’abord été conservée dans de l’eau ordinaire pendant un mois et qu’ensuite, pendant trois ans, elle avait été conservée dans un récipient d’eau déminéralisée, et c’est seulement après ce temps qu’un échantillon avait été prélevé pour analyse. Le Dr Zugiba était très embarrassé pour prendre ce fait en considération. Il déclara qu’il n’y avait aucun moyen d’expliquer ce fait scientifiquement.
Aussi le Dr Zugiba demanda-t-il : « Vous devez m’expliquer une chose : si cet échantillon provient d’une personne morte, alors comment se peut-il que pendant que je l’examinais, les cellules de l’échantillon étaient en mouvement et pulsaient ? Si ce cœur provient de quelqu’un qui est mort en 1996, comment peut-il être toujours en vie ? »
Alors seulement Mike Willesee révéla au Dr Zugiba que l’échantillon analysé provenait d’une Hostie consacrée (du pain blanc sans levain) qui s’était mystérieusement transformée en de la chair humaine sanglante. Ahuri par cette information, le Dr Zugiba répondit : « Comment et pourquoi une Hostie consacrée peut changer son caractère et devenir de la chair et du sang humains vivants, cela restera un inexplicable mystère pour la science – un mystère totalement au-delà de sa compétence. »
Ensuite le Dr Ricardo Castanon Gomez prit des dispositions pour que les rapports du laboratoire établis à la suite du miracle de Buenos Aires soient comparés à ceux élaborés après le miracle de Lanciano, encore une fois sans révéler l’origine des échantillons de test. Les experts qui procédèrent à cette comparaison conclurent que les deux rapports des laboratoires avaient analysé des échantillons de tests provenant de la même personne. Ils signalèrent encore que les deux échantillons révélaient un sang de type « AB » positif. Ce sang porte les caractéristiques d’un homme qui est né et qui a vécu au Moyen Orient.
Seule la foi dans l’extraordinaire action de Dieu donne la réponse raisonnable ! Dieu veut que nous soyons conscients qu’Il est vraiment présent dans le mystère de l’Eucharistie. Le miracle eucharistique de Buenos Aires est un signe extraordinaire attesté par la science. A travers lui Jésus désire réveiller en nous une foi vivante en Sa Présence Réelle dans l’Eucharistie, réelle et non pas symbolique. C’est seulement avec les yeux de la foi et non pas avec nos yeux humains, que nous Le voyons sous l’apparence du pain et du vin consacrés. Dans l’Eucharistie Jésus nous voit et nous aime et désire nous sauver. (Fin de l’article recopié d’une revue scientifique)
« Comment ce cœur qui provient d’une personne morte en 1996 peut-il être toujours en vie ? » A cette question posée par le scientifique, Jésus nous répond : « Je serai avec vous jusqu’à la fin des temps ». Il est toujours près de nous. Le jour de notre communion et profession de foi, nous avons dit ; « Je renonce à Satan à ses pompes et à ses œuvres et je m’attache à Jésus-Christ pour toujours ». En écrivant cette phrase, il revient en mémoire la chose suivante : Lorsque j’étais à l’église St Martin de Garges-les-Gonesse, une année à la sortie de la messe dominicale le jour de la profession de foi, l’abbé Le perdere me dit : « Cher ami, ce jour de fête est pour moi le jour le plus triste de l’année ». « Pourquoi, Monsieur le curé ? » « Parce que dimanche prochain, déjà la moitié de ces enfants ne seront pas à la messe ». Cette remarque faite dans les années 70 est plus que jamais d’actualité. Que sommes-nous devenus depuis notre profession de foi ? Pourtant le Jésus de Bethlehem, mort et ressuscité pour nous, est toujours présent dans les tabernacles de nos églises. Il nous attend car il a dit aussi « qui n’est pas avec moi est contre moi ».
Fêtons Noël avec tout notre cœur, mais surtout n’oublions pas le centre de cette fête : La venue sur terre de Jésus, notre Sauveur.
Bon et saint Noël à tous.
Tonton Jean
Catéchisés par le film !
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Un évangélisateur à la Nouvelle Orléans disait : « Ne vous faites pas d’illusions. Vos enfants ne sont malheureusement plus catéchisés par les prêtres, les églises ou des livres. Ils sont « catéchisés » par les films, la chanson et le net. En matière d’évangélisation, nous devons nous réveiller à cette réalité ou pouvons rester dans le coma. »
Mais il y a le film catholique Promesse… Dans notre deuxième mini-épisode, Mayeul et Max se réveillent dans un refuge de montagne. A moins que ce ne soit autre chose… En bas dans la crypte, Max entend du bruit. Dans une bibliothèque, Mayeul se réveille d’une insolation. Les deux garçons sont sur leur garde…
Les volontaires de Promesse sont fiers de diffuser ce nouvel épisode sur Salon Beige en exclusivité. Jean-Philippe qui édite à Toulouse, Henri qui poste depuis Senlis et Roger qui mastérise en Louisiane.
Dans la nuit de Noël, ces épisodes sont des lampes sur la montagne. Ils sont optimistes, ils transportent la beauté de la foi et ils sont ludiques en même temps. Nous voulons que leur lumière éclaire les âmes parce qu’elle réjouit et donc sera regardée (c’est du mini-film).
Tous les volontaires et bienfaiteurs de Promesse sont des héros qui vivent debout. Ils progressent à la surprise des professionnels. Ils font de grands efforts. Nous pouvons tous prendre part à cette production qui va toucher les cœurs des jeunes … Et en plus, nous nous amusons parce que nous apprenons à faire du film. Un jour, nous monterons des marches ensemble…
De la sorte, vous pourriez être parrains de l’épisode suivant ici et votre nom y serait associé ici : https://www.promessefilm.com/
Celui-là nous amènera en Louisiane où tout a commencé…
Joyeux Noël !
Daniel Rabourdin, le réalisateur
Aucune grande puissance n’a légalisé l’euthanasie
De Roland Hureaux, essayiste:
A ceux qui égrènent la liste des pays qui ont légalisé l’euthanasie, pas si longue d’ailleurs, pour justifier que la France le fasse aussi, on rétorquera qu’à ce jour aucune grande puissance ne l’a fait.
Aux Etats-Unis, où la question est du ressort des Etats, seulement six Etats sur 50 . Et rien ne dit qu’il y en ait jamais davantage.
Au Royaume-Uni, l’euthanasie est interdite et, assimilée à un meurtre, passible de l’emprisonnement à vie.
L’Allemagne se souvient que la première grande décision relative à l’euthanasie fut prise par le IIIe Reich à l’été 1939, deux mois avant que le même régime ne déclenche la Seconde Guerre mondiale. Par le programme Aktion T4, Hitler mit à mort plus de 70 000 malades mentaux extraits des hôpitaux allemands. Les maisons de retraite allemandes de la région de Brême reçoivent aujourd’hui des demandes de Hollandais désireux de se mettre à l’abri d’une euthanasie plus ou moins contrainte.
Pas d’euthanasie non plus en Italie, en Russie , en Chine, au Japon, en Inde.
Avec la France, aucun membre permanent du conseil de sécurité.
Ce que la langue de bois appelle benoîtement « l’aide à mourir » n’a été institutionnalisée que dans des pays occidentaux, petits ou moyens : les trois du Bénélux (mais étonnamment aucun pays nordique), la Suisse et l’Autriche, les pays anglo-saxons de la périphérie : l’Australie (cinq Etats sur six), le Canada, qui, quoique étendus, ne sont pas à proprement parler de grandes puissances, la Nouvelle-Zélande. Justin Trudeau et Jacinda Andern premiers ministres, respectivement du Canada et de la Nouvelle-Zélande ne sont jamais en reste dès qu’il s’agit d’épouser le woke international. Il faut ajouter l’Espagne qui n’est plus non plus une grande puissance, moins par manque de moyens économiques que par servilité vis-à-vis des directives supranationales et des courants libertaires à la mode. Au total 3 % de la population de la planète : tout, sauf une vague irrésistible.
Le sens des responsabilités
On peut se demander quel est le lien entre le refus de l’euthanasie et la puissance : sans doute l’instinct de vie ; la puissance économique, politique, militaire, est liée au désir d’exister. Et aussi le sens des responsabilités : beaucoup des citoyens des grands pays sentent que le sort de l’humanité est lié au leur. Les petits Etats dépourvus de dimension internationale, pour beaucoup sans histoire dans tous les sens du terme, sont plus vulnérables aux tentations du déclin.
Ce sens des responsabilités explique en partie la résistance rencontrée, au niveau des peuples sinon de leurs gouvernants par l’esprit libertaire extrême en France, en Allemagne ou aux Etats-Unis.
En poussant pour que la France se dote d’une loi rendant légale l’euthanasie, Macron cherche-t-il le déclassement moral de la France ? Qui s’ajouterait à son déclassement, économique, démographique, culturel militaire et au fantastique autodénigrement encouragé par les pouvoirs publics et l’école, au détriment de notre cohésion nationale et de notre capacité à intégrer.
Sur l’euthanasie, Macron invoque le modèle belge. La Belgique : voilà le destin que le président nous assigne ! Un modèle bien mis à mal depuis que la Cour européenne des droits de l’homme a dénoncé les dérives criminelles auxquelles y donnent lieu des euthanasies abusives. La Belgique où l’euthanasie peut être infligée à un enfant !
Face à la gigantesque pression qui s’exerce pour que la France rejoigne le club des petits pays qui se sont engouffrés sur cette voie glauque, il est urgent qu’elle se ressaisisse. Elle ne doit en attendre aucune promotion internationale, au contraire.
Les 3 messes de Noël
Trois messes différentes de la Nativité sont célébrées le 25 décembre qui révèlent chacune un aspect de ce beau mystère :
De la messe de minuit, célébrée comme il se doit à l’heure dite, à la grand messe du jour en passant par celle plus intimiste de l’aurore, trois formulaires nous font entrer chacun de façon spécifique dans le mystère de la naissance du Christ.
À Minuit
À Bethléem, au IVe siècle, les fidèles se rassemblaient pour prier aux alentours de minuit afin de commémorer la naissance du Sauveur. Ils se rendaient ensuite en pèlerinage à Jérusalem afin de célébrer solennellement la messe à l’Anastasis, lieu de la Résurrection de Notre-Seigneur.
Le Pape célébrait cette messe auprès des reliques de la crèche à Sainte-Marie-Majeure. Au cœur de la nuit, le Verbe de Dieu naît dans le monde, Il prend la nature humaine pour sauver le genre humain, la vraie lumière luit dans les ténèbres. Cette messe, quoique devenue pour beaucoup la messe de Noël par excellence, conserve comme un caractère confidentiel. L’annonce est faite dans la nuit aux bergers isolés, par les anges qui exultent de joie. La terre et le ciel se réjouissent de la venue du Sauveur mais le monde ne l’a pas encore connu.
À l’aurore
Au petit matin, à l’heure où le soleil fait son apparition, la messe de l’aurore nous présente l’adoration des bergers. Nous contemplons l’humilité de la crèche et des adorateurs, dans le calme et le silence des premières lueurs du jour. « Une lumière aujourd’hui brillera sur nous » (Introït). Notre-Seigneur est la lumière qui vient donner la lumière par sa grâce, qui vient transfigurer la nature humaine par sa vie divine. La Sainte Vierge Marie médite toutes ces choses en son cœur dans la quiétude de l’aube.
Le Souverain Pontife à Rome, célébrait la messe au petit matin au sanctuaire de sainte Anastasie, en ce jour anniversaire de la naissance au ciel de la glorieuse martyre. Quoique la messe de l’aurore ait pris le pas sur la messe de la sainte, sa dévotion importante à Rome à l’époque Byzantine, son nom inscrit au canon de la messe et, sans nul doute, la proximité avec le nom de l’Anastasis ont favorisé le maintien de la mémoire.
La Messe solennelle
Dans la matinée, la messe du jour, primitivement célébrée à la basilique Saint-Pierre, lieu des évènements majeurs de la vie liturgique de l’Église, fut ensuite célébrée solennellement à la basilique Sainte-Marie-Majeur. L’insécurité régnant alors dans la ville de Rome, empêchait des déplacements risqués du souverain pontife et de ses assistants. Cette solennité donnait lieu à des développements rituels et de nombreuses acclamations, marquant par là le caractère joyeux et majestueux de cette fête.
« Un enfant nous est né, un Fils nous est donné » (premiers mots de l’Introït de la messe, tirés d’Isaïe) nous donne le ton. Cet enfant aussi petit soit-il tient le monde en sa main, Il est l’Éternel, le Créateur de toutes choses. Il vient dans la chair pour que par lui, les hommes aient la vie divine.
Le prologue de saint Jean, habituellement dernier Évangile de la messe, est aujourd’hui l’Évangile du jour. Quelle sublime récapitulation du mystère de l’Incarnation et du Salut ! Le Verbe de Dieu qui subsiste de toute Éternité, révèle le Père et illumine la terre. Par la venue de l’Enfant-Jésus, la lumière divine irradie le monde et la joie de l’Église est à son comble.
Une véritable richesse
À l’origine, seul le Pape avait le privilège de célébrer ces trois messes de Noël. À partir du Moyen Âge (dans le monde monastique puis chez les séculiers) la possibilité pour un simple prêtre d’offrir ces trois messes s’est généralisée.
Il est parfois bien difficile, pour les fidèles, de pouvoir assister à toutes les messes de Noël. Les impératifs de la fête familiale ou l’éloignement des lieux ne le permettent pas toujours. Pour autant, il peut être utile et fructueux de relire et de méditer ces trois messes comme un triptyque présentant un seul et même mystère : L’incarnation du Fils de Dieu pour le salut du genre humain.
« Le Verbe s’est fait Chair, et Il a habité parmi nous. »
Pèlerinage de nuit Feiz e Breizh Noz
La première édition de FEIZ e BREIZH | NOZ, s’est tenue dans la nuit de vendredi 16 décembre au samedi 17 décembre 2022 et s’est achevée au lever du jour dans le froid sec du matin de cette fin d’automne, au son des cantiques bretons.
Les organisateurs pensaient être moins de 100 et ce sont finalement 250 pèlerins, essentiellement de 20 à 25 ans, qui ont marché toute la nuit durant, sur près de 28 kilomètres, de la chapelle Notre-Dame du Loc à Saint-Avé jusqu’à Sainte-Anne d’Auray, à la lueur des flambeaux, dans la ferveur des chants, des méditations et des prières.
Ponctuée par les haltes où les braséros accueillants perçaient le froid de la nuit pour réchauffer les corps avec l’aide d’une soupe chaude réconfortante, la marche s’est achevée au petit matin de ce samedi, au foyer Jean-Paul II de Sainte-Anne d’Auray, pour un petit déjeuner réconfortant avant la messe célébrée dans la crypte du mémorial.
FEIZ e BREIZH | NOZ se veut missionnaire, en particulier pour les vocation en terre de Bretagne. Deux prêtres ont cheminé toute la nuit avec les pèlerins pour témoigner et confesser.
FEIZ e BREIZH | NOZ fait partie intégrante de FEIZ e BREIZH dont le grand pèlerinage de septembre de cette année a réuni près de 500 pèlerins et 1200 fidèles à la messe de clôture. La 6è édition aura lieu les samedi 23 et dimanche 24 septembre 2023.
« Il est certain que la pratique liturgique actuelle doit évoluer »
Autre extrait de l’entretien du cardinal Sarah dans Valeurs Actuelles :
[…] Puisque vous m’interrogez sur le motu proprio Traditionis custode s, je veux être explicite. Il règne dans l’Église un profond malaise et une réelle souffrance autour de la liturgie. Cela prouve que la réforme voulue par Vatican II n’est pas achevée. Elle n’a pas encore trouvé son point d’équilibre.
Benoît XVI, fidèle lecteur du concile Vatican II, nous a enseigné de manière définitive que la liturgie ancienne et la liturgie nouvelle n’étaient pas contradictoires ou en opposition, qu’elles devaient être pensées en continuité organique. C’est un enseignement qui est désormais établi. Le pape François nous a, quant à lui, rappelé que ces deux liturgies ne devaient pas se développer côte à côte comme deux mondes étrangers l’un à l’autre. Il a par ailleurs enseigné avec force que le concile Vatican II doit guider et éclairer la pratique de ces deux liturgies. Or, bien souvent, les liturgies paroissiales ne sont pas fidèles au concile. Par exemple, le chant grégorien y a-t-il la première place comme il le demande ?
Ce sera désormais, pour les années qui viennent, la tâche des évêques et des papes d’en tirer les conséquences pratiques. Il est certain que la pratique liturgique actuelle doit évoluer. Elle se doit d’intégrer les meilleurs éléments de l’ancienne à la lumière du concile. La célébration orientée ad Deum ou vers la Croix, l’usage large du latin, l’utilisation de l’ancien offertoire ou des prières dites “au bas de l’autel”, l’importante place accordée au silence sont pour moi des éléments qui permettraient d’atteindre – enfin ! – la paix liturgique et de réaliser la réforme que voulait véritablement Vatican II et à laquelle nous ne sommes toujours pas parvenus. […]
Centenaire de la proclamation de Marie patronne de la France
Le 2 mars 1922, Pie XI proclamait Marie patronne principale de la France et Jeanne d’Arc patronne secondaire. L’association Marie de Nazareth a produit un film à cette occasion. A regarder tout spécialement en ce temps de Noël!
Les chants de Jésus, le nouveau CD de Max Guazzini
Extrait d’un portrait de Max Guazzini dans La Croix, à l’occasion de la production d’un troisième album de musique sacrée, intitulé Les Chants de Jésus :
[…] Homme de spectacle, ancien attaché de presse de Dalida, directeur des programmes de la radio NRJ et président du Stade français – le club de rugby parisien -, il n’est pas du genre à mettre sa foi et sa passion pour les chants religieux dans sa poche. « Je n’ai jamais caché que j’allais à la messe et mes amis regardent ça avec bienveillance », affirme-t-il.
Producteur et directeur artistique, Max Guazzini, 75 ans, ne ménage pas sa peine pour faire la promotion de son dernier album, le troisième d’un triptyque, après Credo en 2011, regroupant les principaux chants grégoriens et latins – « un grand succès » -, puis Les Chants de Marie, en 2015. Intarissable, il défend avec fougue les titres, interprétés par des chanteurs professionnels, présents sur l’album, des Anges dans nos campagnes, en passant par des chants de l’Emmanuel, grégoriens ou le Je crois en toi mon Dieu – « peut-être le plus beau ».
« Avec le chef de choeur Philippe Nikolov, nous avons voulu montrer qu’il y avait de la place pour toutes les musiques. C’est un album populaire, parce que c’est ce que je suis », insiste celui qui est connu pour avoir révolutionné le monde du rugby. Durant ses dix-neuf ans à la tête du Stade français (1992-2011), il a remporté cinq titres de champion de France mais a aussi fait entrer le club dans une autre dimension avec des matchs de gala au Stade de France et un goût prononcé pour le « show ». La page du rugby tournée, Max Guazzini revendique d’être « complètement impliqué » dans son projet musical. D’autant plus qu’il coïncide avec son propre itinéraire spirituel et son retour à la pratique. « C’était il y a quinze ans environ. Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais », confie-t-il. […]
« Si j’ai le choix, je préfère la messe en latin », explique cet homme qui se dit sensible « aux belles cérémonies » et au « sens du sacré » mais ne veut pas entrer dans les querelles liturgiques. « Si les gens préfèrent prier en latin, où est le problème ?, interroge-t-il. Moi, je ne suis pas sectaire, je parraine un séminariste de l’Emmanuel. » […]


