Blogs avec images

Les chrétiens d’Orient interdits de publicité sur Arte pour Noël

Communiqué de L’Oeuvre d’Orient, refoulée par Arte :

Alors que la guerre se poursuit en Ukraine, que la situation se dégrade en Arménie, au Haut-Karabagh, que l’on assiste à des résurgences de DAECH en Irak et en Syrie comme rappelé lors du sommet de soutien régional à l’Irak, la chaine de télévision Arte annonce son refus le 20 décembre de diffuser des spots payants de L’Œuvre d’Orient, dans le cadre de la campagne de Noël.

En Irak, Syrie, Ukraine, Arménie, Éthiopie, les communautés chrétiennes, qui sont au premier plan sur des lignes de fractures, affrontent des crises d’une rare violence. Par leurs actions humanitaires, et malgré les discriminations qu’ils subissent, les chrétiens d’Orient restent au service de l’ensemble de la population.

« Chrétiens d’Orient » est un terme générique qui désigne une minorité persécutée et pacifique, connue par 70% de la population française et appréciée (sondage Kantar, mars 2022). Leur action humanitaire, que L’Œuvre d’Orient soutient depuis 1856, est au service de tous.

Il est paradoxal qu’Arte se réfugie derrière son cahier des charges franco allemand pour refuser la diffusion de ce spot et couper la voix aux chrétiens d’Orient, tandis que les chaines du service public (France télévision, Radio France) le diffusent ainsi que la RATP. Par ailleurs d’autres médias nationaux offrent à l’association des spots gracieux sur cette fin d’année.

Association de loi 1901, d’intérêt général, L’Œuvre d’Orient est fermement attachée à la laïcité républicaine, au respect de toutes les religions, et à la liberté d’expression. L’Œuvre d’Orient n’a pas souhaité de polémique publique et regrette l’impossibilité de dialoguer et de se faire comprendre. Ses appels à la présidence d’Arte sont restés sans réponse. Devant l’urgence des besoins de ces populations, L’Œuvre d’Orient demande à la Présidence d’Arte de revenir sur sa position.

Voici le spot refusé :

Je veux dire aux Africains : votre avenir est chez vous !

Dans Valeurs Actuelles, le cardinal Sarah est interrogé sur l’immigration :

Une part croissante de la population africaine souhaite rejoindre l’Europe, encouragée par des institutions ou des ONG européennes : comment sortir de cette spirale, qui vide l’Afrique de ses forces vives ?

En tant qu’Africain, j’aimerais surtout m’adresser aux Africains. Je veux leur dire : votre avenir est chez vous ! Vous surtout, les plus éduqués, ne vous laissez pas fasciner par les lumières illusoires de l’Europe. Si vous avez un peu d’argent, pourquoi le dilapider auprès des passeurs sans scrupule et des nouveaux trafiquants d’esclaves ? Pourquoi vouloir à tout prix ces lendemains incertains que vous réserve l’Occident ? L’Afrique est promise à un grand avenir. Elle est riche de ses enfants, de sa joie, de sa nature si belle et prometteuse. Les Africains ne doivent pas regarder vers l’Europe avec complexe et frustration, mais vers leur terre et leurs nations.

Quant aux chefs d’État et leaders politiques, il est urgent qu’ils reviennent à des attitudes plus nobles et plus responsables en vue de l’avenir heureux de leurs populations. Je voudrais leur dire : “Ne ruinez pas ce beau et riche continent par votre insatiable appétit de pouvoir et de gains égoïstes. Je vous supplie : cessez de provoquer la misère des populations africaines par les luttes, les oppositions politiques et le pillage des richesses de notre sol. Ne laissez pas la violence diabolique du terrorisme religieux détruire nos paisibles populations. Travaillez pour la paix, la concorde et le bien-être de l’Afrique. ”

L’Europe devrait prendre part résolument à ce développement de l’Afrique. L’amitié entre les deux continents passe par là.

Godland

De Bruno de Seguins Pazzis :

A la fin du 19e siècle, Lucas, un jeune pasteur luthérien danois, arrive en Islande avec pour mission de construire une église et photographier la population. Plus il s’enfonce dans le paysage impitoyable, plus il est livré aux affres de la tentation et du péché. Avec : Elliott Crosset Hove (Lucas),  Ingvar E. Sigurðsson (Ragnar), Jacob Lohmann (Carl), Vic Carmen Sonne (Anna), Ída Mekkín Hlynsdóttir (Ida), Hilmar Guðjónsson (le traducteur), Waage Sandø (Vincent). Scénario : Hlynur Pálmason. Directeur de la Photographie : Maria von Hausswolff. Musique : Alex Zhang Hungtai.

Pour son troisième long-métrage, Hlynur Pálmason écrit et réalise une fiction historique à partir d’archives photographiques du 19ème  siècle prises par un pasteur luthérien danois et inscrit ainsi son récit dans le passé colonial islandais, une terre restée longtemps et jusqu’à la seconde guerre mondiale sous la domination des Danois. Son film se découpe en deux parties bien distinctes. La première est consacrée au voyage.  Si le jeune pasteur luthérien part plein de courage, d’espoir et même d’ambition, le froid, le vent, la fatigue, la pluie pratiquement incessante, les épreuves du voyage, l’incompréhension linguistique avec le guide Ragnar, un homme bourru et frontalement hostile, auxquels s’ajoute une incompréhension grandissante entre les deux hommes bien qu’ils soient liés temporairement par le destin, transforment le voyage en une odyssée.

L’opposition entre les deux hommes est installée lorsque débute la seconde partie qui va voir le calvaire s’installer après le chemin de croix qu’a constitué le voyage. Au village tout commence dans un calme apaisant avec la construction de l’église qui se déroule correctement, la vie du village avec un mariage, une idylle qui se dessine entre le pasteur et Anna. Mais l’opposition entre le pasteur et Ragnar reste sous-jacente et le prêtre est progressivement soumis aux affres de la tentation et du péché qui le feront vaciller dans la foi. Le génie du cinéaste est d’installer ce drame humain dans l’immensité des paysages islandais opposant ainsi la puissance de ces paysages à la fragilité de l’homme qui est à la recherche d’une lumière intérieure dans ce Godland (Pays de Dieu), la force des éléments naturels en tempête avec celle intérieure de l’homme de Dieu. La caméra de Hlynur Pálmason, si elle capte avec un art qui fait souvent penser au peintre Vermeer (on notera aussi ce magnifique travelling circulaire de 360 degrés détaillants les visages, les sourires, les danses au cours d’une fête de mariage) et un sens exceptionnel du cadre, scrute également dans le détail la nature qui entoure cette petite colonie humaine. Si l’’influence de Carl Th. Dreyer est signalée à juste titre, celle, artistique et spiritualiste, de Terrence Malick (La ligne rouge en 1998, The Tree of Life en 2011, Une vie cachée en 2019)  semble également évidente et éclate lors de la séquence d’éruption volcanique qui fait le lien entre les deux parties distinctes du film. Et si décrypter rationnellement la confrontation entre la religion (plus largement le spirituel) et la matérialité de la nature, du monde, ne saute pas forcément immédiatement aux yeux du spectateur, il ne s’en plaint pas, tellement il est emporté par l’ensemble qui est d’une grande beauté, d’une intensité envoutante, bref, d’un haut niveau artistique.

Bruno de Seguins Pazzis

Le Noël du pape (épisode 5)

Suite de conte de Noël dont les précédents épisodes peuvent être lus ici, là, là et encore là.

Le pape se tut et gagna son trône. Jeanne Faure, pour une fois en tailleur, monta à l’ambon et salua le pape, les évêques et les fidèles présents. Puis elle entra dans le vif de son sujet :

« Femmes du monde, je ne suis que l’une d’entre vous, et c’est en cette seule qualité que je vous parle, quelle que soit votre religion – ou votre absence de religion. La guerre menace le monde. On nous parle même d’un conflit nucléaire. Une seule force peut repousser une telle menace : l’amour.

Femmes du monde, c’est à vous d’abord que l’amour a été donné en partage. C’est vous qui portez les enfants et les mettez au monde, parfois dans de grandes souffrances, ces enfants que la guerre et les terribles armes modernes menacent.

Femmes du monde, prenez le pouvoir ! Faites reculer la culture de mort ! Une femme qui a donné sa vie pour faire rayonner l’amour dans le monde entier, une femme prix Nobel de la paix, une femme sans cesse penchée sur les plus pauvres a voulu un jour convaincre, de tout son amour, les femmes du monde qu’aimer veut dire donner, jusqu’à ce que ça fasse mal. Vous la connaissez toutes. Elle s’appelait Mère Teresa. Elle, qui ne voulait juger personne, ne craignait pas de dire : « Les œuvres d’amour commencent à la maison et les œuvres d’amour sont des œuvres de paix. Nous voulons tous la paix et nous avons peur de la bombe atomique, nous avons peur d’une nouvelle maladie… Mais nous n’avons pas peur de tuer un enfant innocent, ce petit enfant innocent qui a été créé pour la même raison que nous : pour aimer… Quelle contradiction ! Aujourd’hui, je sens que l’avortement est devenu le plus grand destructeur de la paix. » Ainsi parlait Mère Teresa. J’espère que je ne vous ai pas choquées en la citant.

Femmes du monde, moi non plus je ne juge personne. J’ai rencontré beaucoup d’entre vous, qui m’avez fait part du cortège de souffrances morales que vous a valu l’avortement. Faisons front, ne nous laissons pas impressionner par les idées dominantes, faisons reculer la pression qui nous impose de détruire en nous ces petits êtres qui veulent vivre : laissons-leur une chance. Notre corps est notre choix, mais leur vie, c’est leur droit. Ne leur refusons pas le droit élémentaire qui est de vivre, sinon comment pourrons-nous le réclamer pour nous dans la guerre qui menace ?

Femmes du monde, prenons le pouvoir ! Travaillons pour la paix en luttant pour garder vivants nos enfants à naître !

Femmes du monde, oui, travaillons pour la paix. Soyons les ambassadrices de la paix auprès de nos maris et de nos pères, de nos frères et sœurs, de nos enfants.

Femmes et hommes du monde, travaillons pour la paix. Œuvrons pour la paix auprès de nos amis, mais aussi auprès de nos ennemis. Soyons des instruments de paix envers tous, avec tous, partout et toujours.

Là où est la haine, soyons des témoins de l’amour.

Là où est l’offense, apprenons à nous pardonner.

Là où est l’erreur, enseignons et défendons la vérité.

Là où est le désespoir, soyons les garants de l’espérance.

Là où est la tristesse, répandons la joie.

Là où sévit la mort, défendons, protégeons, répandons la vie.

Que la paix soit avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté, maintenant et toujours !

Que la paix soit avec vous tous : c’est Noël ! »

Jeanne regagna sa place. Un profond silence était tombé sur l’assemblée. Et quand, après le recueillement d’usage, le pape entonna le credo, bien des yeux étaient embués de larmes.

L’antienne d’offertoire s’éleva, magnifiquement chantée par les chanoines de Saint-Pierre. « Que les cieux se réjouissent ! Que la terre exulte devant la face du Seigneur, car il vient. » Portée par la douce mélodie grégorienne, la paix de Dieu descendait du Ciel. La paix, ce don de Dieu, peu à peu gagnait les cœurs.

Un immense bonheur envahit l’âme du pape.

(Fin)

Le laïcisme condamne l’Eglise à l’atrophie

Pierre Manent a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :

Le catholicisme, dites-vous, semble aujourd’hui avoir du mal à distinguer la proposition chrétienne de “la religion de l’humanité” : le christianisme est-il aujourd’hui tenté de se préoccuper davantage de “l’unification morale de l’humanité” que du salut des âmes ?

La difficulté de l’Église à se dire aujourd’hui, à dire ce qui lui est propre, ce qui fait le sens même de son existence et de sa mission, est pour une part la conséquence presque inévitable de la situation qui lui est faite par le régime de “séparation”. Le principe de laïcité peut être résumé ainsi : le droit de commander est réservé à l’État ; l’Église a la liberté d’enseigner les croyants. Partition raisonnable en elle-même, mais qui condamne la religion à l’atrophie progressive. En effet, comment faire valoir sa prétention de détenir les clés du Royaume si l’État qui gouverne met un point d’honneur à être indifférent à cette mission ? Comment garder les sociétaires attentifs à l’Église comme médiatrice du salut entre Dieu et les hommes si la société s’organise de plus en plus dans l’indifférence aux choses de Dieu ? Au fond, l’Église put continuer d’affirmer le caractère unique et urgent de sa mission aussi longtemps qu’elle regimba contre la prétention de l’État à porter seul la loi suprême. Maintenant qu’elle n’ose plus défendre son droit face à l’État, elle ne sait plus comment dire ce qu’elle est, ni au public ni aux chrétiens eux-mêmes. Elle formule encore, il est vrai, des critiques courageuses de certains excès du législateur, mais celui-ci ne fait même pas semblant de prendre ces critiques en considération puisqu’elles viennent de l’Église qui n’a pas voix au chapitre.

C’est donc une forte tentation pour l’Église de se cacher dans la foule et de parler la langue étrangère qui lui semble la plus proche de la sienne – la langue de la compassion humanitaire qui ressemble à la langue de la charité chrétienne. C’est pourtant obéir à une autre religion, à une autre compréhension de la misère humaine et à une autre conception du remède à cette misère.

En quoi consiste cette nouvelle religion ? Elle définit la misère, comme le remède à la misère, en termes lourdement politiques : l’unité désirable de l’humanité est entravée par une division principale, celle qui sépare le “centre” des “périphéries”, “nous” des “autres”, l’Occident du reste et principalement des peuples jadis dominés. Le remède à cette misère et le sacrement de l’unité humaine résident dans le geste le plus simple du monde : abattre la barrière entre eux et nous, les laisser entrer s’ils le souhaitent car ils en ont le droit étant titulaires des droits humains. Définir les tâches de la charité chrétienne dans le cadre de cette conception des enjeux du présent, c’est prendre un parti politique contestable et, surtout, c’est rapetisser singulièrement le propos de la charité. Pas plus que la condition ouvrière ne résumait la misère du monde au temps des prêtres-ouvriers, la condition des migrants aujourd’hui ne résume les tâches de la charité chrétienne. De même que les ouvriers alors disposaient de la force de leur nombre et de leurs diverses organisations, les migrants aujourd’hui disposent de la force de leur nombre et des diverses organisations qui encouragent et facilitent leurs migrations. Ce sont des hommes agissants, volontaires, entreprenants, qui transforment profondément les équilibres du monde – leurs sociétés en les quittant, les nôtres en s’y installant. La charité chrétienne doit venir au secours de leur détresse, mais elle doit veiller à ne pas se laisser séduire par leur force.

Partout où il passe, il vend la France

D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :

[…] Pourquoi est-il allé en Algérie déclarer que par sa colonisation la France avait commis un crime contre l’humanité ? Pourquoi ce lien constant avec l’Algérie ? Des voix à ramasser, et plus que des voix ? Un échange visas contre gaz ? Pourquoi se rendre à Doha, seul chef d’État à faire le déplacement à deux reprises pour un coût extravagant ? Au moment précis où le Qatar est mis en cause pour corruption au parlement européen ? Mais la corruption se limite-t-elle au parlement européen ? Tant d’investissements du Qatar en France dans les palaces et dans les banlieues, et jusque dans le club Paris Saint-Germain dont le président est l’homme d’affaires qatari Nasser al-Khelaïfi qui décide du sort de Mbappé – et non pas Macron ni Deschamps ! La réalité est là. Le gaz là aussi ? Le Qatar a un moyen de chantage. Ce ne sont là que des exemples, troublants en eux-mêmes. Et tout le reste que Macron négocie à longueur de journée. Avec l’Europe, avec l’Allemagne à qui il a déjà cédé le moteur d’Ariane VI et tout ce qui suivra. L’Allemagne ne pense qu’à elle-même et à casser notre appareil industriel malgré tous les accords. Le gaz, là aussi, intervient : nos réserves de gaz contre une électricité surévaluée à volonté par l’exigence allemande. C’est ainsi que Macron traite en international avec les USA, l’Amérique du Sud, le Canada, l’Asie, l’Australie. Partout où il passe, il vend la France, sans jamais défendre les intérêts français. Ne parlons pas de l’honneur de la France qu’il bafoue à longueur de discours. Mais peu lui chaut. Après s’être fait jouer et ridiculiser par l’Australie, l’Angleterre et les États-Unis dans l’affaire des sous-marins, il n’en continue pas moins à poursuivre les mêmes chimères, trop heureux d’être reçu à la Maison Blanche en visite d’État. Pour rien ! Il s’est si mal comporté en Afrique que la France en est chassée. Pour ainsi dire définitivement. Il n’y a rien compris, tout en croyant tout comprendre.

La politique de Macron consiste systématiquement à privilégier l’étranger. C’est une règle chez lui. Elle suppose, en effet, une conception globale, apprise de ses maîtres de la génération précédente qui cultivaient l’utopie déconstructiviste et reconstructiviste des années 80 et 90, mais qu’il a faite totalement sienne, selon laquelle la France n’est tout au plus qu’une carte à jouer dont la valeur ne tient qu’à son essence républicaine – carte dont il est, lui, le détenteur – au profit d’un ordre supranational qui est le critère ultime des décisions effectives. Bien sûr, en toute morale, comme il a été dit plus haut, en toute raison aussi, puisque penser ainsi c’est détenir l’intelligence du monde d’aujourd’hui, ce monde que son imagination philosophique et politique façonne.

Ainsi les étrangers dominent la politique extérieure de Macron, mais aussi bien sa politique intérieure : l’immigration est toujours une chance et même une nécessité, et les riches étrangers sont fastueusement invités – eh oui, à Versailles – pour faire leurs emplettes des biens français et disposer avec l’aide de l’État du matériau français, personnel, savoir-faire, entreprises. Combien d’affaires livrées, littéralement bradées, au-delà d’Alstom ? La France, pour lui, ne peut pas se sauver elle-même. Combien de fois l’a-t-il répété ? Elle se sauve par l’Étranger. La République, comme disait jadis Maurras, est devenue sous le consulat de Macron plus que jamais « le règne de l’Étranger ». […]

« Oui, l’Occident chrétien peut mourir s’il renonce à son âme et à sa foi au Christ Jésus »

Le cardinal Robert Sarah, préfet émérite de la congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, a été longuement interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :

[…] Aucune civilisation n’a les promesses de la vie éternelle ! Oui, l’Occident chrétien peut mourir s’il renonce à son âme et à sa foi au Christ Jésus ! Sans la foi, l’Occident est un corps sans âme, c’est-à-dire un cadavre !

Sous les coups des envahisseurs barbares, des pans entiers du christianisme de l’Antiquité ont autrefois disparu en Afrique du Nord et en Asie mineure. Désormais, la barbarie matérialiste est dans les cœurs et les esprits. Il se peut que le christianisme européen soit finalement réduit à une toute petite minorité, tolérée si elle se tait, persécutée si elle ose parler. Alors, les chrétiens seront peut-être de vrais disciples du Christ crucifié : haïs et méprisés par le monde. Mais on ne peut souhaiter une telle situation. Car les plus faibles et les plus craintifs n’oseraient plus alors annoncer ni exprimer leur foi.

Le christianisme européen peut aussi se réveiller et de nombreux signes semblent l’indiquer. Au cœur du désert spirituel de la société contemporaine, nous voyons se former des oasis réunissant des familles autour de paroisses vivantes et de monastères fervents. Ces chrétiens sans complexes s’efforcent de vivre généreusement une vie chrétienne exigeante. Ils font mon admiration. Ils prient, sont attentifs à la qualité de leur formation catéchétique, ils évangélisent et se mettent au service des plus délaissés.

Il y a peu, je lisais une étude qui indique que, alors qu’on peut parler d’un véritable suicide démographique de l’Europe, les croyants sont les seuls à susciter encore des familles nombreuses. C’est pour moi un signe très net : sans la confiance en un Dieu bon et paternel, on perd le désir même de la vie et de la fécondité. Si l’enfant n’est pas reçu comme un don de Dieu, alors il devient un poids, un frein dans la recherche d’une vie matérielle confortable. Si la foi en Dieu ne nous nourrit pas d’espérance, pourquoi vouloir engendrer ? Ne voit-on pas de nos jours des écologistes radicaux et sans foi en Dieu prêcher avec résignation la nécessité de l’extinction de l’espèce humaine et inviter avec conviction à cesser de donner la vie à des enfants ?

Dans d’autres régions du monde, le christianisme progresse. Comment expliquer cette différence ? Quelle est la recette des christianismes asiatique ou africain ?

En Afrique comme en Asie, les chrétiens risquent souvent leur vie pour leur foi. Comme les premiers chrétiens, ils choisissent souvent de vivre la pauvreté évangélique et de prendre au sérieux les exigences des enseignements de Dieu. Ils ne sont pas anesthésiés par le confort matériel. Ils marchent parfois des heures à pied pour venir à la messe. En Occident, on se veut tellement “spirituel” que la foi devient une idée, voire un fantôme ! Une foi qui n’est pas concrète, qui ne demande aucun renoncement, qui ne coûte rien peut-elle rester vivante ? En Afrique, la foi est tout simplement le cœur, l’ossature de la vie quotidienne. On n’a pas peur de l’incarner à travers des pratiques de dévotion populaire, à travers la prière publique ou privée, le jeûne et la pénitence pratiqués collectivement. En Europe, la moindre expression de foi dans l’espace public est perçue comme une transgression. La laïcité peut être une bonne chose si elle n’interdit pas l’expression publique et sociale de la foi. Mais elle devient parfois un fardeau qui contraint à rejeter la croyance dans le domaine strictement privé. Le respect de tous ne nous oblige pas nous amputer de notre foi dès que nous sommes en société. […]

Laïcisme au Québec

La haine de tout ce qui est chrétien se poursuit : la police de Montréal a désormais interdit à ses agents de porter des symboles religieux au travail, notamment l’insigne de Saint-Michel Archange, pourtant saint patron de la police canadienne.

La police de la ville de Montréal s’appuie sur une loi sur la laïcité de 2019, qui établit que la province de Québec, où se trouve Montréal, « est un État laïque. » Malgré des contestations déposées devant les tribunaux, la Cour supérieure du Québec l’a maintenue en 2021. Depuis que le projet de loi a été présenté, il a été critiqué par des dirigeants politiques et religieux, qui l’ont qualifié d’acte de discrimination et d’affront à la liberté de religion.

« Après analyse, il a été convenu que l’écusson de Saint-Michel porté par les policiers du SPVM (Service de Police de la Ville de Montréal) sur leur uniforme est un signe religieux au sens de la loi ».

« Par conséquent, nous vous demandons dès maintenant de bien vouloir retirer de vos uniformes tout écusson symbolisant ou faisant référence à l’archange Saint-Michel, afin de vous conformer à la loi ».

En 2019, le conseil municipal de Montréal a retiré un crucifix qui se trouvait sur les lieux depuis 80 ans. En réponse, l’archidiocèse de Montréal a déclaré que le crucifix représente les racines chrétiennes du pays et n’a pas besoin d’être éliminé dans une société pluraliste. Mgr Christian Lépine avait précisé :

« En tant que signe vénéré par les chrétiens, le crucifix demeure un symbole vivant. Il symbolise l’ouverture et le respect envers tous les peuples, y compris envers les autres communautés de foi et traditions religieuses, qui adhèrent légitimement à leurs propres signes et symboles ».

La même année, un crucifix a été retiré du Salon bleu de l’Assemblée nationale du Québec.

L’homme qui voulait la convertir à l’islam a déjà 14 mentions à son casier judiciaire

Le policier, qui n’a pas pris la plainte de cette jeune femme qui a été battue deux heures après, a été suspendu.

Or on apprend que cet homme, mis en examen pour avoir violemment agressé son ex-compagne, a déjà, à 27 ans, 14 mentions à son casier judiciaire (dont certaines pour pour des violences conjugales). Les juges qui l’ont laissé libre seront-ils suspendus à leur tour ?

La jeune femme se trouve toujours dans le coma.

Pendant ce temps, Libération sonne l’hallali contre un juge, président des comparutions immédiates à Paris depuis plus d’un an, en raison de son tropisme «ultra-répressif». Le tout en livrant sans scrupule son nom en pâture.

Les JO, un prétexte pour faire passer n’importe quoi ?

Un projet de loi olympique, présenté jeudi au Conseil des ministres, comprend des mesures de sécurité, comme l’utilisation d’un système d’intelligence artificielle, ou encore la possibilité pour les magasins d’ouvrir le dimanche pendant les Jeux olympiques et paralympiques de Paris-2024.

Le texte rend possible l’utilisation d’un système d’intelligence artificielle permettant de détecter des mouvements de foules suspects dans ou aux abords des stades, sur les voies publiques ainsi que dans les transports. Ces expérimentations seront autorisées par décret après avis de la CNIL (commission informatique et libertés) et pourront débuter dès l’entrée en vigueur de la loi jusqu’au 30 juin 2025. L’exposé du texte tente de nous rassurer :

« Ils n’utilisent aucune donnée biométrique, ne mettent en œuvre aucune technique de reconnaissance faciale et ne peuvent procéder à aucun rapprochement, interconnexion ou mise en relation automatisée avec d’autres traitements de données à caractère personnel ».

Autre nouveauté: des scanners corporels, jusqu’à présent utilisés uniquement dans les aéroports, seront autorisés à l’entrée des enceintes de plus de 300 personnes, avec le consentement de la personne. Cela permet d’éviter une palpation de sécurité.

Le texte prévoit aussi que dans les communes où se trouvent des sites de compétition, ou limitrophes, le préfet puisse autoriser l’ouverture de commerces de biens ou de services le dimanche du 1er juin 2024 au 30 septembre 2024.

Elle prie silencieusement, la police l’arrête

La scène est éloquente :

La police de Birmingham a inculpé cette femme catholique de quatre chefs d’accusation pour violation de la « zone tampon » d’une clinique d’avortement. Isabel Vaughan-Spruce a été arrêtée, fouillée et placée en garde à vue après avoir déclaré aux policiers qu’elle avait peut-être fait quelques prières silencieuses à proximité de la clinique Robert du British Pregnancy Advisory Services à Kings Norton. Elle ne portait pas de chapelet ni de signe mais a été photographiée à l’extérieur des locaux et signalée à la police.

Les agents ont demandé à cette femme de 45 ans, originaire de Malvern, dans le Worcestershire, si les photos la montraient en train de prier à l’extérieur de la clinique et elle a admis qu’elle priait peut-être silencieusement dans sa tête, mais qu’elle pensait aussi à son déjeuner et à d’autres choses sans importance.

Elle doit maintenant comparaître devant le tribunal de première instance de Birmingham le 2 février pour quatre chefs d’accusation de non-respect d’une ordonnance de protection de l’espace public.

Mme Vaughan-Spruce a déclaré :

« Il est odieusement injuste que j’aie été arrêtée, amenée en cellule, fouillée et humiliée par la police simplement pour avoir prié dans l’intimité de mon esprit. La législation sur les zones de censure prétend interdire le harcèlement, qui est déjà illégal et évidemment justifiable, car personne ne devrait être victime de harcèlement. Mais ce que j’ai fait est tout sauf nuisible : j’ai exercé ma liberté de pensée, ma liberté de religion, dans l’intimité de mon esprit. Personne ne devrait être criminalisé pour avoir pensé, pour avoir prié, dans un espace public au Royaume-Uni ».

« J’ai consacré une grande partie de ma vie à soutenir les femmes en situation de crise de grossesse en leur apportant tout ce dont elles ont besoin pour faire un choix autonome en matière de maternité. Je suis également impliquée dans le soutien aux femmes qui ont subi un avortement et qui luttent contre les conséquences de celui-ci. Je me suis rapprochée de beaucoup de femmes que j’ai pu soutenir au fil des ans, et cela me brise le cœur de savoir que tant d’autres vivent cela chaque jour. Ma foi est un élément central de mon identité, alors il m’arrive de me tenir debout ou de marcher près d’un centre d’avortement et de prier sur cette question. C’est quelque chose que j’ai fait pratiquement chaque semaine au cours des 20 dernières années de ma vie. Je prie pour mes amis qui ont connu l’avortement et pour les femmes qui envisagent de le faire elles-mêmes. »

La zone d’exclusion a été votée par le conseil municipal de Birmingham en septembre afin d’interdire à quiconque de « se livrer à tout acte d’approbation ou de désapprobation ou de tentative d’approbation ou de désapprobation » de l’avortement à proximité de la clinique, y compris par « des moyens verbaux ou écrits, la prière ou le conseil ».

Un porte-parole de la police des West Midlands a confirmé que Mlle Vaughan-Spruce avait été arrêtée le 6 décembre, puis inculpée le 15 décembre.

L’année dernière, une grand-mère de Liverpool a fait appel avec succès de sa condamnation et de l’amende qui lui avait été infligée pour avoir prié silencieusement près d’une clinique d’avortement lors d’une promenade.

À Westminster, les parlementaires envisagent de légiférer pour introduire des zones de censure en Angleterre et au Pays de Galles. L’article 9 du projet de loi sur l’ordre public, qui fait actuellement l’objet d’un débat parlementaire, interdirait aux bénévoles pro-vie d' »influencer », de « conseiller », de « persuader », d' »informer », d' »occuper un espace » ou même d' »exprimer une opinion » à proximité d’un centre d’avortement. Les personnes qui enfreignent ces règles risquent jusqu’à deux ans de prison.

I-Média : Macron nous prend pour des Bleus

L’image de la semaine 

Emmanuel Macron, à l’occasion du match France-Argentine, s’est déguisé tour à tour en supporter, en entraîneur puis en roi thaumaturge. Revivez les prémices d’une immense récupération politique à travers la séquence la plus gênante de la semaine.

Macron nous prend pour des Bleus ! 

Entre récupération, racisme sur les réseaux sociaux ciblant les joueurs et contre-feu sur l’extrême-droite, Michel Geoffroy a beaucoup à commenter sur la finale de la Coupe du monde et les jours qui ont suivi.

La revue de presse 

Notre cadeau de Noël 

Notre petit cadeau de Noël à nos spectateurs est un récapitulatif des meilleures catégories de bobards professés par les médias au cours de l’année 2022. Une humble rétrospective pour la dernière émission d’I-Média en 2022.

O Emmanuel

O Emmánuel, * Rex et légifer noster, exspectátio Géntium, et Salvátor eárum : veni ad salvándum nos, Dómine, Deus noster.

O Emmanuel, * notre Roi et notre Législateur, Attente des Nations et leur Sauveur : venez nous sauver, Seigneur notre Dieu.

L’église Sainte-Anne d’Arvor à Lorient a été saccagée

L’église a été vandalisée ce jeudi 22 décembre entre 12h et 14h. Des statues ont été détruites, jetées au sol dans les allées. La crèche de Noël a également étéciblée. La décoration représentant la naissance du Christ a été brisée. Le curé précise :

“Ce sont les signes religieux qui ont été visés. Il n’y a pas eu de vol. Ce sont les statues et la crèche qui ont été ciblées”.

La police de Lorient a ouvert une enquête.

Incendie de l’abbaye Saint-Georges à Saint-Martin-des-Bois (Loir-et-Cher)

Le Domaine de l’abbaye Saint-Georges, propriété du diocèse de Blois qui en a confié la gestion à l’Association du Domaine de l’Abbaye Saint-Georges présidée par Jean-Baptiste Anginot, abrite depuis septembre 2021 un Centre spirituel diocésain. Le premier monastère a été édifié au VIe ou VIIe siècle. Des bénédictins s’y sont succédés jusqu’au XXIe siècle. Les plus anciens bâtiments historiques actuels datent du XIIIe siècle.

Un incendie s’est déclaré mercredi matin et a détruit les 2e et 1er étages du bâtiment principal. L’église a été préservée, ainsi que la salle capitulaire. Les sapeurs-pompiers ont tenté toute la journée de circonscrire le sinistre. Aucune victime n’est à déplorer.

Mgr Batut, évêque de Blois, est immédiatement venu soutenir le Père Charles Lenoir et Patrick et Anne Valo, responsables du domaine.

Belgique : le nombre de personnes euthanasiées encore en hausse

Selon le rapport de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie en Belgique en 2020 et 2021 :

  • 5154 personnes ont été euthanasiées dont 195 de moins de 50 ans
  • 741 personnes euthanasiées (14%) ne se trouvaient pas en situation de fin de vie
  • La commission recense l’euthanasie de 91 personnes atteintes de troubles mentaux et du comportement.
  • 82% des personnes euthanasiées exprimaient une souffrance psychique.

Le nombre de personnes tuées augmente presque chaque année :

Lire le rapport (pdf, 62 pages)

Changer de sexe comme de chemise

Une loi pour l’«autodétermination du genre» dès 16 ans sera votée en première lecture ce jeudi 22 décembre par les députés espagnols. Le projet de loi a bénéficié d’un vote favorable lors de son examen par la Commission pour l’égalité. Le texte «devrait être approuvé» cette semaine en session plénière du Congrès des députés, rapporte le quotidien espagnol El País.

Ce projet de loi prévoit que tout Espagnol âgé d’au moins 16 ans pourra, sur simple demande, modifier la mention de son sexe au registre de l’état civil. Il ne sera pas nécessaire de passer devant un tribunal, ni de fournir des justificatifs médicaux. Il n’y aura plus besoin de recevoir un traitement hormonal.

Cette démarche sera également possible dès 14 ans, avec l’autorisation d’un représentant légal. Pour les 12-14 ans, une autorisation judiciaire sera nécessaire.

Et avant ?

On ne compte plus les Français égorgés par “l’ultra-droite”…

De Philippe Mesnard dans Politique Magazine :

[…] Fiers de si beaux succès économiques, le gouvernement français s’est attelé à la sécurité, suivant deux axes assez fructueux : accuser “l’ultra-droite” de menacer le pays (on ne compte plus les Français égorgés par “l’ultra-droite”, comme chacun sait), en montant en épingle le complot foireux d’un quarteron de septuagénaires armés d’Opinel, serrer la main des Marocains et des Algériens en expliquant à quel point sont efficaces leurs politiques migratoires communes. Traduction ? Darmanin en Algérie et Colonna au Maroc ont rouvert le robinet à visas (après ceux de la Tunisie fin août), ce qu’ils appellent une « relation consulaire normale ». Est-ce à dire que l’Algérie et le Maroc vont reprendre leurs ressortissants délictueux et criminels en France, ce qui était l’enjeu de leur mise à la diète de visas ? Pas du tout. La France a tenté le bras de fer, elle a perdu. Manu les agite comme un convulsionnaire dans les tribunes du Qatar mais il ne semble pas que ça émeuve le monde arabe et musulman. Vous me pardonnerez l’amalgame, mais tous ceux qui vantaient la possible victoire du Maroc m’ont précédé, sûrement influencés par l’ultra-droite. […]

Dégradations dans l’église Notre-Dame des Armées, à Calais

D’Amaury Bucco journaliste sur CNews :

Des dégradations ont été commises dans l’église Notre-Dame des Armées, à Calais, entre le 7 et le 10 décembre. La sacristie, dont la porte a été forcée, a été détériorée et plusieurs objets qui s’y trouvaient incendiés.

Un membre du clergé local indique que l’auteur pourrait être un homme déséquilibré qui a travaillé pour l’église précédemment. Il précise que l’église se trouve plutôt à l’écart «entre la gare et l’autoroute». Y sont donnés des cours de catéchisme et célébrées des funérailles.

Une bénévole de 85ans impliquée dans la vie de la paroisse de Calais, indique de son côté que l’église Notre-Dame des Armées, à l’image des églises des environs, est très peu fréquentée, faute de prêtres et de croyants. La messe n’y est plus célébrée qu’une seule fois par mois.

Le journal d’Anne-France

Ce roman de Romain Guérin publié en 2017 a été préfacé par Jean Raspail :

« Ce livre est le plus grand bonheur de lecture que j’ai eu depuis longtemps. Des larmes ont souvent coulé, notamment ces extraordinaires passages de la fin où le fils interroge sa mère : sublime. Je n’ai plus la force de vous en faire ici un commentaire dont les mots m’ont échappé, l’intelligence admirable du récit, sa profondeur, la beauté des sentiments, les questions majeurs qui se posent. Je lis mais avec mes lèvres, témoins silencieux devant (j’ose le mot) ce chef d’oeuvre. Dieu a dû vous injecter des doses d’inspiration. Il m’a fait le coup autrefois. J’ai prêté votre livre à un ami, qui l’a prêté à un autre, et le livre ne m’est pas encore revenu, mais mon téléphone sonne souvent ; l’admiration et la sidération sont générales. »

Au delà d’un témoignage sur le quotidien d’une vieille dame perdue dans la solitude et l’indigence, ce journal est le récit bouleversant de la vie tourmentée d’une femme – amante éphémère, nièce fidèle et mère trop peu de temps – qui a vécu les épreuves et les dérèglements de son époque. Au fil des pages, elle raconte l’histoire d’une nation, la nôtre, qui s’enfonce dans les abîmes plus vite qu’une génération, de telle sorte que la vie d’Anne-France et l’histoire de France semble ne faire qu’un.

Pour découvrir ce roman :

Les bois de la future charpente de Notre-Dame de Paris ont été bénis

Mgr Olivier Ribadeau Dumas, recteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, a procédé jeudi 15 décembre à la bénédiction des grumes, ces troncs d’arbres qui serviront à la reconstruction de la charpente de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le coup de goupillon fût donné au cœur même des ateliers Perrault frères, entreprise réputée de restauration du patrimoine installée au cœur des Mauges, à Saint-Laurent-de-la-Plaine (49) et qui aura pour mission de reconstruire la charpente du chœur de Notre-Dame.

Des poutres entièrement réalisées à la main, à la manière médiévale, par des équarrisseurs qui ont souhaité également faire bénir leurs outils de travail. 

« Je veux bénir ces bois, signes de la générosité de tous ceux qui ont donné ces chênes mais je veux surtout bénir ces compagnons qui se donnent d’une manière toute particulière dans ce travail. Ils ont bien conscience – et j’en ai été très ému lorsqu’ils sont venus me voir pour faire bénir leurs haches – qu’ils travaillent sur un édifice tout particulier. Un chantier unique. Ce n’est pas un élément du patrimoine mais un lieu chargé de sens, qui a une âme très profonde. C’est avec une grande émotion que nous passons une nouvelle étape ». « Notre–Dame de Paris a une dimension patrimoniale immense mais nous ne pouvons nier sa dimension cultuelle. Elle nous « oblige » et nous ramène à ce qu’il y a de plus simple dans la spiritualité : la bénédiction. Il me semblait donc important de célébrer ce moment. »

Philippe Jost, directeur général délégué de l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de Notre-Dame précise :

« Les travaux en atelier se dérouleront durant le premier semestre 2023. Préassemblés puis désassemblés à l’atelier Perrault, les fermes de charpente seront livrés au pied de la cathédrale pour les monter au cours du second semestre 2023 »

« En parallèle, d’autres chantiers sont en cours. Le grand orgue sera remonté en début d’année prochaine. Nous sortons de cette période administrative et nous entrons véritablement dans la réalisation. On sent bien que les choses avancent et cela nous donne confiance dans le respect du délai fixé à 2024 pour la réouverture au public de la cathédrale ».

Reportage sur RCF :

Les règles de la morale sexuelle chrétienne sont enracinées dans une vision particulière de la personne humaine

Rod Dreher, rédacteur en chef de The American Conservative, a publié un long article intitulé Le sexe et la dernière génération chrétienne, dans lequel il souligne le profond changement qu’a apporté la religion chrétienne dans les moeurs dépravés de la Rome antique. L’article a été traduit ici.

le sexe exprimait une conception de l’ordre social qui impliquait une conception de la personne humaine. Dans le monde de l’Antiquité, les gens étaient fatalistes, attribuant leur comportement au destin écrit dans les étoiles. Ce n’est pas le cas des chrétiens, qui ont enseigné que chaque âme porte l’image de Dieu et est moralement responsable

Et c’est pourquoi les lettres de saint Paul condamnent sans ambiguïté la fornication :

Et Rod Dreher souligne que

L’enseignement des premiers chrétiens ne venait pas de la haine du corps, mais du fait de le considérer comme saint

Et l’auteur en vient à notre époque, marquée par l’idéologie libertaire :

[…]

Aussi choquant que nous trouvions la pédérastie romaine, nous sommes des imbéciles si nous ne reconnaissons pas qu’elle revient sous notre nez. Cela a commencé dans les écoles, avec des militants LGBT prétendant vouloir créer des “espaces sûrs” pour lutter contre le harcèlement. Aujourd’hui, nous voyons des écoles, ainsi que les médias d’information et de divertissement, promouvoir la sexualisation des enfants avec une propagande généralisée et ouverte autour de l’idéologie du genre.

L’auteur appelle à prendre conscience du combat qui se déroule sous nos yeux :

Comme les païens romains du premier siècle, toute leur vision du monde dépend de la façon dont ils voient le sexe, qui est une expression de la façon dont ils voient la personne humaine, et en fait de toute la réalité humaine. Ils se battront aussi comme un diable pour cela, et combattront sans pitié les chrétiens, les juifs, les musulmans et les laïcs qui, bien qu’ils n’aient aucune foi, rejettent néanmoins cette vision du monde néopaïenne. Ce que les chrétiens (et les autres) doivent comprendre, c’est que nous luttons contre les fanatiques d’une nouvelle religion. Ils nous enseignent, ainsi qu’à nos enfants, à adorer de nouveaux dieux étranges (ou plutôt, d’anciens dieux familiers sous une nouvelle forme). Et d’après ce que je peux dire, la grande majorité du clergé chrétien et des laïcs n’ont aucune idée réelle de ce qui se passe

La Vierge de Guadalupe nous prépare à Noël

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Patronne des Amériques et protectrice des enfants non encore nés, l’extraordinaire Vierge de Guadalupe, fêtée le 12 décembre, nous annonce la Vie qui jaillit à Noël…

Dieu choisit toujours ce qui est pauvre et petit

Le 9 décembre 1531, premier jour de l’octave de l’Immaculée Conception, Dieu choisit un pauvre paysan du Mexique. Ce matin-là, Juan Diego vient de quitter sa misérable maison et se rend à la messe lorsqu’un magnifique chant d’oiseaux le surprend et l’enchante. Il entend alors une voix pleine de douceur et d’affection qui l’appelle :
-« Mon petit Juan, mon petit Juan Diego !»
Se croyant transporté au Paradis, l’humble paysan gravit en courant la colline Tepeyac d’où provient la voix, et il se trouve soudain face à une jeune fille d’une merveilleuse beauté, debout au milieu d’une sorte de fleuve de lumière. Les vêtements de la jeune fille irradient des rayons de lumière qui transforment ce paysage aride de cactus et de rochers en pierres précieuses, émeraudes et turquoises. Juan Diego se prosterne, et la jeune fille lui dit :
– « Ecoute, mon petit enfant, le plus petit […] Sache et tiens pour certain, mon fils, le plus petit, que je suis la parfaite et toujours Vierge Marie… »

A Noël, Dieu fait le choix sidérant de la petitesse et de la pauvreté.

Dieu aurait pu faire naître son Fils dans un palais fantastique… mais Il a choisi l’endroit le plus misérable, une grotte servant d’étable, froide, sombre, sale… Autour de l’enfant Dieu, aucun puissant, mais ses parents humbles et pauvres, avec les plus méprisés, les bergers…
Car personne ne peut accueillir Dieu s’il n’est devenu petit et pauvre.
Dieu veut venir à nous par sa Mère
Sur la colline Tepeyac, la merveilleuse jeune fille rayonnante de lumière ajoute :
– « Je désire très ardemment qu’en cet endroit on me construise une petite « maison de Dieu » ». Là je Le montrerai, je L’exalterai, je Le donnerai aux hommes par la médiation de mon amour. »
Depuis le premier Noël, Marie est celle qui nous donne Jésus. Son rôle, sa mission, son pouvoir, c’est de nous Le donner…
Et si nous Le lui demandions ?

Marie fortifie nos cœurs par l’épreuve de la confiance persévérante

Le pauvre Juan Diego est envoyé par la lumineuse Vierge Marie vers son évêque afin de lui demander la construction d’une église sur le lieu de l’apparition. Mais les domestiques refusent d’introduire cet homme misérable auprès de l’évêque. Il lui faut la patience obstinée des humbles pour pénétrer chez le prélat qui écoute distraitement son récit et lui dit de revenir une autre fois. Juan Diego supplie alors la belle Reine du Ciel d’envoyer quelqu’un de plus respecté à sa place, mais elle le renvoie vers l’évêque et lui demande de persévérer dans la confiance.
Bravement, il retourne affronter les humiliations des domestiques et le scepticisme de l’évêque. En larmes, Juan Diego se jette à ses pieds pour le supplier de le croire.
Marie à Noël, modèle de confiance persévérante : Alors qu’elle va bientôt enfanter, elle accepte de quitter sa maison pour faire 100 km sur le dos d’un âne, dans le vent glacé de l’hiver. Puis, essuyant tous les refus de l’accueillir à Bethléem, elle accepte avec confiance la pauvre étable pour donner naissance à son Fils.
Alors courage ! Comme Marie, persévérons dans la confiance !

Marie ne peut agir sans nous

L’évêque de Mexico demande à Juan Diego un signe pour pouvoir le croire. Alors vite l’humble paysan court sur la colline Tepeyac et demande à son tour le signe à la merveilleuse jeune fille qui lui répond avec un sourire céleste :
-« C’est bien, mon fils ; tu iras demain porter à l’évêque le signe qu’il te demande afin qu’il te croie. Sache que je récompenserai ton souci, ta peine et ta fatigue. Maintenant, va, je t’attends demain ».
Le lendemain matin, avant l’aurore, Juan Diego arrive au pied de la colline, et voici que la belle Reine du Ciel lui apparaît :
-« Monte, mon fils, le plus petit, au sommet de la colline et, là où tu m’as vue, tu trouveras des fleurs variées. Coupe-les, fais-en un bouquet puis apporte-le ici, en ma présence ».
Juan Diego grimpe donc au sommet de la colline où l’on ne voit que des chardons et des épines et là, il se fige, muet d’admiration, devant un parterre des plus belles fleurs d’Espagne auxquelles la rosée fait une parure de perles fines. L’indien s’empresse d’en couper une gerbe qu’il descend à la Reine du Ciel qui les dispose au creux de la cape de Juan Diego.
Quand, après de nouvelles vexations des domestiques, Juan Diego parvient enfin devant l’évêque, il ouvre sa cape et les merveilleuses fleurs, dont des roses aux parfums suaves, tombent à ses pieds : nous sommes en plein hiver, il est tout simplement impossible que ces fleurs soient là !
Que sont donc ces précieuses fleurs que Marie nous demande de cueillir ?
Ce sont les fleurs inestimables de nos prières! Un rosaire n’est-il pas une guirlande de roses ? Et ne doit-on pas monter sur la montagne de Dieu, comme Juan Diego, pour prier ?
Pour préparer Noël, offrons toutes nos prières à Celle qui leur fera porter du fruit !

Un miracle unique au monde

Quand Juan Diego ouvre son manteau blanc pour montrer les ravissantes fleurs, une image extraordinaire apparaît : l’image de la vénérable, de la parfaite et toujours Vierge, Sainte Marie Mère de Dieu, peinte sur le manteau, telle qu’on peut la voir à présent et depuis 5 siècles !
Muet d’admiration, l’évêque en larmes s’agenouille, suppliant la Vierge Marie de lui pardonner son incrédulité, puis, se relevant, il détache l’image de la Reine du Ciel du cou de Juan Diego pour la placer dans son oratoire.
Il fait bien vite construire une chapelle à l’endroit des apparitions. Et des foules innombrables viennent depuis lors vénérer l’image céleste de la Mère de Miséricorde qui n’a cessé de secourir les misères humaines par de nombreux miracles et guérisons qui se poursuivent jusqu’à nos jours.
Chose unique, la toujours Vierge Notre Dame de Guadalupe, a laissé son portrait. Et toutes les études scientifiques modernes de plus en plus poussées, confirment le mystère de l’origine céleste de ce portrait !
Ainsi, on ne retrouve aucune trace de pigments à l’étude de ses couleurs, ce que la science ne peut expliquer ; la cape en textile, si rustique qu’habituellement elle se désagrège en quelques années, ne donne aucun signe d’usure après cinq siècles sans la moindre protection ; l’examen ophtalmologique des yeux du portrait montre qu’ils sont comme vivants, et reflétant l’image de plusieurs personnes. La température même de la cape est constante, à 36,6°, ce qui est scientifiquement impossible… Et le manteau de la Vierge, parsemé d’étoiles, a lui aussi été analysé, par des astronomes, et voici ce qu’ils ont découvert : La place des étoiles sur le manteau correspond exactement à leur place dans le ciel de Mexico le 12 décembre 1531, jour où l’image s’est imprimée sur la cape !

Vierge enceinte, protectrice de la Vie

La « toujours Vierge Marie de Guadalupe », comme elle s’est nommée elle-même, apparaît sur son image vêtue en princesse Aztèque. Un élément de son vêtement a une grande importance : sa ceinture sombre qui, dans la culture traditionnelle, indique qu’elle est enceinte. C’est la seule apparition au monde où Marie se révèle portant son Fils en son sein !
C’est pourquoi Saint Jean-Paul II a nommé Notre Dame de Guadalupe « protectrice des enfants non encore nés »! Il nous invite ainsi à confier à cette douce Mère les enfants à naître…
Jusqu’à Noël, veillons avec la Vierge enceinte. Offrons-lui les roses de notre chapelet et demandons-lui son Fils, afin qu’elle puisse nous Le donner en la nuit bénie de sa naissance.
Lui le chemin, la Vérité et la Vie, nous comblera alors de Sa Vie surabondante…
____________________
Pour consulter l’article :

La Vierge de Guadalupe nous prépare à Noël

Eloge de la sélection

De Réflexions cathodiques :

L’Argentine prive le système macronien d’endosser les habits de la victoire et particulièrement au président d’aller faire le beau. On l’aurait bien imaginé prononcer ses vœux en maillot de l’équipe de France, comme un Zelensky. Nous échapperons sans doute à cela. Le général Macron n’aura pas sa troisième étoile, et c’est tant mieux. Il est assez de deux.

Pourtant à bien y réfléchir, il le pourrait faire, mais l’idéologie dominante de ‘’nos élites’’ l’en prive, et c’est tant pis, cette fois.

En effet le sport est l’un des lieux qui garde une vertu que la mode bannit depuis 1968, l’élitisme. En celui-ci l’on ne cherche pas la réussite d’une classe d’âge au Bac, ni l’on ne scande : ‘Tous à l’université !’ On ne prétend pas que nous sommes tous égaux et que les talents sont équitablement répartis. On ne prétend pas que nous avons tous les mêmes droits, ni que ma liberté de paraître être ce que je veux – une femme alors que je suis un homme – m’ouvre les portes d’un célèbre concours de beauté diffusé sur TF1 samedi dernier. Dans le sport un goal restera un goal, un avant-centre ne sera jamais l’élément essentiel de la charnière centrale de la défense. Et un noceur ne saurait être le leader d’un vestiaire.

Plus encore : Une équipe féminine aura sa propre compétition ! Voilà qui devrait faire enrager nos ‘’féministes’’, non ?

Cette coupe du monde donne une claque à de nombreux pans de la ‘’pensée’’ politico-médiatique. De là ce que ceux qui la commentent admettent cette défaite, il y a un pas que nous ne franchirons pas.

Pire encore : on aura observé que tous les joueurs de la brillante équipe marocaine sont nés, furent élevés et formés en Europe. Comme les joueurs de l’équipe de France ; quelle que soit leur origine ethnique et la religion qu’ils pratiquent. Ne devrions-nous pas nous féliciter de cet aspect des systèmes éducatifs européens ? Nul doute qu’un classement Pisa dans le sport offrirait à notre société de meilleurs résultats que dans les matières scientifiques ou littéraires. Mais l’admettre obligerait à reconnaître que le travail, l’opiniâtreté, la discipline, les sacrifices, le respect des règles et …la sélection sont les vecteurs de cette réussite.

Outre que donner en exemple les succès des modèles éducativo-sportifs occidentaux ouvrirait la porte à des comparaisons avec ceux pratiqués outre Méditerranée, en leur défaveur. Inavouable !

D’autres domaines portent encore ces valeurs (et en ajoutent d’autres) : on songe immédiatement à l’armée et au système qui permit à un Thomas Pesquet ou permettra peut-être à une Sophie Adenot de voir le monde d’en-haut. Quoi de plus rétrograde que les concours des grandes écoles françaises ! On y enseigne l’excellence au milieu de la rivalité. Car la vie est ainsi, elle porte la seconde en son sein depuis le plat de lentilles et le frère du fils prodigue ; elle a besoin de la première pour susciter l’envie de se dépasser et d’embellir les rêves et les pensées d’autrui.

Las, le pouvoir politique comme le pouvoir médiatique, tenus par la rage du ‘moi d’abord’, qui que je sois et quels que soient mes valeurs et mes mérites, tenus également par une idéologie destructrice anti occidentale – monde face auquel ils n’ont rien à proposer sinon le vide – ne saurait l’admettre. Leur égoïsme les pousse à museler toute pensée contrariante des systèmes éducatifs, jusque l’université.

Sortez vos enfants des écoles !

Bertrand du Boullay

Ensemble, construisons la société de demain

Le Collège privé hors-contrat Notre Dame de l’Aurore (31) a besoin de vos dons pour soutenir notre projet éducatif et consolider l’implantation du collège à la campagne.

La Révolution dévore ses enfants, même LGBT

L’Inter-LGBT a exclu son porte-parole, Matthieu Gatipon-Bachette, en raison de son « attachement trop démonstratif au principe de la laïcité ». En novembre, il s’était inquiété « de voir le Planning familial renoncer à la laïcité ». Elisa Koubi, coprésidente de l’Inter-LGBT avait alors dénoncé un « tweet choquant » et une « rhétorique universaliste islamophobe et transphobe (devenue) ingérable ». Matthieu Gatipon-Bachette avait aussi assuré qu’il n’était pas nécessaire d’avoir « un doctorat en études de genre ou tous les codes de la culture woke pour avoir un engagement efficace en faveur des personnes LGBT ». Plusieurs membres de l’inter-association avaient jugé que l’utilisation du mot « woke » légitimait « les expressions balancées par l’extrême droite ».

O Rex Gentium

O Rex Géntium, * et desiderátus eárum, lapísque anguláris, qui facis útraque unum : veni, et salva hóminem, quem de limo formásti.

O Roi des Nations, * et objet de leurs désirs, Pierre angulaire, qui réunissez en vous les deux peuples : venez et sauvez l’homme, que vous avez formé du limon.

Malgré l’instrumentalisation de la laïcité par la LDH, Louis Aliot maintient la crèche de Noël

Après Béziers, la justice, saisie par la très maçonnique Ligue des droits de l’homme, a ordonné mercredi le retrait « dans les 24 heures » de la crèche de Noël installée dans l’Hôtel de ville de Perpignan par le maire Rassemblement National Louis Aliot. Sous peine d’une astreinte de « cent euros par jour de retard ».

« Nous sommes véritablement dans la tradition », avait plaidé l’avocate de la ville, en soulignant que la crèche avait été érigée dans un « patio » de l’Hôtel de ville « dédié à la catalanité » et par lequel « les personnes qui souhaitent venir à la mairie pour des démarches administratives ne passent pas ».

Le maire de Perpignan a rétorqué :

« Malheureusement, la Ligue des droits de l’Homme et plusieurs organisations politiques ont décidé d’instrumentaliser la laïcité de la République et la justice administrative pour faire obstacle à l’expression de nos traditions, de nos héritages et plus généralement pour nous empêcher d’être ce que nous sommes ».

Le conseil municipal a voté à l’unanimité, le 17 décembre, une motion de sauvegarde de cette crèche.

Et Louis Aliot annonce que la crèche restera en place jusqu’au 2 janvier :

« Beaucoup de Perpignanais nous ont sollicité au nom de la tradition catalane, certains d’entre eux se sont d’ailleurs déjà manifesté pour nous aider à régler les amendes s’il le faut (…) ».

 

Musique sacrée et tradition

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Au cours des dernières décennies, la musique sacrée catholique a connu une crise profonde. Certes, dans l’Église, il y a d’autres éléments de préoccupation, mais la crise de la liturgie et de la musique sacrée ne sont certainement pas secondaires, elles représentent même un aspect très important de cette crise.

À travers la liturgie et la musique, nous rendons gloire à Dieu, ils nous disent comment nous nous rapportons au Créateur et, à en juger par ce que nous voyons dans nos églises, nous devons penser que Dieu est très peu considéré. Il est vrai que Dieu s’est fait homme mais cela ne veut pas dire qu’il faille le considérer comme un homme banal. Son incarnation élève l’homme, n’abaisse pas Dieu.

La musique sacrée catholique a perdu son lien fondamental avec la tradition, une tradition qui a fourni des modèles importants tels que ceux du chant grégorien et de la polyphonie de la Renaissance. Des modèles non pas à imiter servilement, mais à prendre en exemple pour que le nouveau jaillisse comme les affluents d’un grand fleuve, qui élargissent le cours du fleuve tout en lui restant vitalement ancrés.

La tradition est peut-être vivante, mais elle n’est pas anarchique. La tradition doit être écoutée et connue, elle ne doit pas être considérée comme un frein à la croissance, au contraire c’est la raison pour laquelle on peut grandir dans la vérité et non dans le désir de nouveauté.

L’effondrement de la liturgie catholique et de la musique sacrée nous a énormément appauvris et n’a certainement pas provoqué le retour attendu des fidèles dans les églises. Certains se demandent pourquoi il n’y a plus personne qui participe à la messe traditionnelle, mais la réponse est simple : qu’attend-on d’une génération complètement inculte dans la liturgie et la musique sacrée ? Ce n’est certainement pas la faute des fidèles, mais c’est la faute de ceux qui ont laissé entrer les loups dans leur troupeau.