Grande Neuvaine pour le monde, du 6 au 14 août, pour la fête de l’Assomption
Notre monde traverse actuellement de multiples épreuves : le dérèglement climatique, la menace de guerre mondiale, le non respect des lois fondamentales de la Vie, l’inversion des valeurs ainsi que les attaques contre l’Église. Aussi y a-t-il urgence à implorer la Grâce du Seigneur pour qu’il vienne à notre secours.
C’est pourquoi nous vous proposons une Grande Neuvaine du Chapelet perpétuel pour le monde avant cette magnifique fête de l’Assomption du 15 août.
Nous sommes assurés de la puissance de la Neuvaine, qui est une prière privilégiée, car ceux qui l’ont priée tout au long des siècles en ont obtenu de grands fruits.
“Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai.” dit Jésus (Jean 14, 14).
Nous vous invitons donc à dire, du 6 au 14 août, la prière ci-dessous suivie d’un chapelet perpétuel pour le monde ou de la version courte. Nous vous proposons de prier cette Neuvaine devant l’image de Notre-Dame de Myans, qui est à l’origine de ce chapelet, et qui a déjà obtenu des miracles.
“ Seigneur, Toi qui peux tout, écoute ton peuple qui crie vers Toi et Te supplie de venir à son secours !
Marie, Toi qui, à l’Assomption, es montée auprès de Ton fils, intercède auprès de Lui et obtiens-nous sa Miséricorde et des grâces pour protéger notre monde en grand danger. ”
L’autre visage de la Guerre d’Espagne
Pio Moa a été militant du Parti Communiste Espagnol puis fondateur de groupe de résistance maoiste GRAPO. Ardent combattant anti-franquiste, il participa à de nombreuses actions violentes avant de se lancer dans un long travail de recherche en étudiant le fonds documentaire de la Fondation socialiste Pablo Iglesias. C’est là qu’il découvrit « l’autre visage » de la gauche révolutionnaire.
Il a publié Les mythes de la guerre d’Espagne 1936-1939, qui est un énorme succès de librairie lors de sa parution en Espagne en 2003. Cet ouvrage conclut à la responsabilité écrasante de la gauche révolutionnaire dans le déclenchement de la guerre civile espagnole. Selon les documents rassemblés par Pio Moa, l’origine du conflit n’est pas, en effet, le coup d’état raté de juillet 1936 contre la Seconde République espagnole mais bien la « menace rouge » que représentaient pour la démocratie les factions d’extrême gauche qui préparaient un soulèvement de type communiste sur le modèle de la révolution asturienne de 1934.
La radicalisation de la gauche au pouvoir sous le Frente Popular (assassinats de militants et hommes politiques des différentes composantes de la droite démocratique, destruction d’édifices religieux, assassinats de religieux, etc.) va entraîner un raidissement des conservateurs. Et ce sera l’escalade : le soulèvement militaire du 18 juillet 1936 survient alors que Largo Caballero et ses partisans avaient lancé depuis 1934 un processus révolutionnaire similaire à celui qui, en octobre 1917, a eu raison du régime Kerensky en Russie.
Dans cet ouvrage de près de 700 pages, l’auteur remet donc l’Histoire à l’endroit, sur les origines de la guerre civile espagnole, le rôle de l’URSS, l’armement des masses populaires, le massacre de Guernica (un des mythes les plus intenses du conflit), la persécution religieuse, les Brigades internationales, la guerre civile au sein de la guerre civile, le vol des oeuvres du Prado…
Concernant la persécution religieuse, Pio Moa écrit :
La distribution d’armes aux masses populaires a eu un résultat assez prévisible avec le déclenchement d’une persécution contre l’Eglise catholique qui a pris des proportions gigantesques, supérieures à celles de la Révolution française, et, probablement, à celles de l’Empire romain. Environ 7000 religieux sont morts durant la période, nombre qui comprend 13 évêques et plus de 3000 laïcs catholiques, tués uniquement en raison de leurs convictions religieuses (dont la moitié rien que durant les deux premiers mois de la guerre d’Espagne).
Ces exactions ont été accompagnées d’une extrême cruauté. Un coadjuteur âgé a été dévêtu, martyrisé et mutilé puis ses organes génitaux lui ont été insérés dans la bouche. Un autre a été fusillé progressivement par des tireurs qui visaient successivement des organes non vitaux. Nombreux sont ceux qui ont été livrés à un taureau de combat et certains se sont vus arracher leurs yeux et castrer. L’on a retiré l’un des yeux d’un chapelain puis on lui a coupé une oreille et la langue avant de l’égorger. Un autre a été torturé avec des aiguilles à sac sous les yeux de sa mère, qui était déjà âgées. Un autre encore a été attaché à un tramway et traîné derrière le véhicule jusqu’à ce que mort s’ensuive. Onze détenus qui étaient prisonniers dans une check ont été frappés et découpés avec des masses, des bâtons et des couteaux jusqu’à ce qu’il n’en reste que des petits morceaux.
La République impuissante
De Stéphane Buffetaut, vice-président du CNIP, ancien député européen, pour le Salon beige:
Il y a peu le Garde des sceaux, pris à partie par l’opposition au sujet de la multiplication des meurtres à l’arme blanche dans nos rues et sur nos places, s’emporta et ironisa sur le fait que le Rassemblement national mettrait sans doute fin à cette délinquance grâce à un coup de baguette magique. Certes, venir à bout de la violence qui envahit nos villes et nos campagnes, qui a coupé de la communauté nationales des quartiers entiers, ne sera pas chose aisée. Surtout lorsque pendant des décennies on a laissé la situation empirer, notamment par déni idéologique qui empêchait de voir la réalité. Ou encore par une poisseuse complaisance qui faisait des délinquants et criminels des victimes ! Etrange retournement moral ou plutôt immoral.
Mais enfin, la difficulté ne doit pas empêcher d’agir. Au contraire, elle doit pousser à la faire et avec force. Rappelons quelques faits :
- Le ministère de l’intérieur a recensé près de 70 « quartiers de reconquête républicaine », en français des zones de non droit où tout ce qui, de près ou de loin, touche à l’autorité de l’Etat (police, pompiers, ambulances, bus …) n’a plus droit de cité.
- Le taux d’exécution de l’obligation de quitter le territoire était de 12,40% en 2019 (rapport de l’AN n°1990, annexe 28) et est tombé à moins de 10% lors de la crise sanitaire (Sénat rapport sur le projet de loi de finances pour 2022).
- Les violences contre les forces de l’ordre ne cessent d’augmenter, le nombre d’agressions a atteint le chiffre de 37431 par an, 85 actes de violence journaliers contre la police nationale (Sénat, question écrite n°22983 2021) .
- Le nombre d’attaques à l’arme blanche serait de 120 par jour (sénatrice Valérie Boyer, calcul tiré de l’INSEE par le Figaro).
- En application de la directive dite « retour » du 16 décembre 2008, la loi Valls du 31 décembre 2012 a dépénalisé le séjour irrégulier qui n’est plus un délit pénal.
Qu’est ce que traduit tout cela ? La démission de République qui, en fait, a renoncé à assurer la sécurité, la tranquillité et l’ordre pour ses citoyens. Les arguments juridiques pour ne pas agir sont nombreux, mais enfin une directive peut-être modifiée, un traité amendé. Il faut simplement le vouloir.
Autre faiblesse de l’Etat régalien, la Défense. Le rapport d’information n°5054 de l’Assemblée nationale de février 2022, donne une image inquiétante de l’état de nos forces conventionnelles, alors que les menaces de conflit de haute intensité se font plus fortes, comme le démontre la guerre en Ukraine. En faisant du budget de la Défense une variable d’ajustement, nous avons dangereusement affaibli nos forces comme le montre l’évolution des chiffres de notre matériel et de nos effectifs :
- Chars de bataille, 1349 en 1991, 222 en 2021, 200 prévus en 2030.
- Avions de combat (air et marine), 686 en 1991, 254 en 2021, 225 prévus en 2030.
- Grands bâtiments de surface, 37 en 1991, 19 en 2021, 19 prévus en 2030.
- Effectif militaire, 453 000 en 1991, 203 000 en 2021.
- Réservistes, 420 000 en 1991, 41 000 en 2021.
Or, si l’on réduit par trop les forces conventionnelles, la force de dissuasion, force de dernier recours, devient la force de premier recours, ce qui détruit toute la logique de la dissuasion.
Passons à l’Education nationale. Dans le classement PISA la France stagne. En 2019 elle se trouvait en 23ème place sur 79, place comparable à celle de 2016 malgré la progression des dépenses d’éducation. On soulignera que 57% des élèves français estiment que les enseignants ne s’intéressent pas à leur progression et que la France est un des trois pays où les élèves font état des plus grandes inquiétudes en matière de discipline. Piètre résultat pour un budget de 55,2 milliards d’euros (loi de finances 2022).
La crise sanitaire a dévoilé l’état de déshérence de l’hôpital public. Depuis l’an 2000, 79 896 lits ont été fermés en France (France info) et le professeur Jean-François Delfraissy estime que 20% des lits d’hôpitaux sont inutilisés faute de personnel soignant. Le personnel de l’hôpital public compterait deux administratifs pour un soignant, proportion inverse de l’hospitalisation privée ! Les déserts médicaux ne cessent de s’étendre en partie en raison du numerus clausus qui avait été instauré en 1970 pour réduire l’offre de soins afin de faire baisser les dépenses de santé. Décision technocratique absurde qui conduit à aller chercher des médecins dans le monde entier faute d’en trouver en France.
Et que dire de la misère de notre patrimoine trop souvent laissé à l’abandon ?
Tout ceci démontre l’impuissance de notre république. Pourtant les Français financent l’Etat le plus cher du monde et sont en droit de demander des comptes. Avec une dette publique de 2 813 mds d’euros, des dépenses publiques qui représentent 59,2% du PIB, des prélèvements obligatoires qui atteignent 44,5% du PIB (source INSEE) les citoyens peuvent se demander où est englouti leur argent alors que la République s’avère incapable de remplir correctement ses fonctions régaliennes.
L’Allemagne, qui n’est pas sous administrée, compte 56 fonctionnaires pour 1000 habitants. La France 85 pour 1000 habitants soit 600 000 fonctionnaires de plus que l’Allemagne qui compte pourtant quinze millions de plus d’habitants. Il se trouvera toujours un idiot pour demander si l’on estime qu’il y a trop de policiers, de magistrats ou d’infirmières. Evidemment non, mais il y convient de réduire les normes qui empoisonnent la vie des Français, de supprimer des services inutiles, pour diminuer le nombre de bureaucrates qui pèsent de façon soviétique sur la nation.
Notre pays est aussi celui de l’assistanat et de l’ouverture au monde des minimas sociaux. Ce qui n’est pas tenable. Lors du lamentable épisode Hollande/Leonarda, le père de celle-ci, de nationalité italienne, avait expliqué qu’il était venu en France parce qu’il avait fait les comparaisons et que c’était en France qu’il y avait les meilleures aides. Nous ne pouvons financer la misère du monde.
La République, cinquième du nom, se révèle incapable de se réformer en profondeur et s’enfonce dans l’impuissance et le renoncement, alors que le centralisme ne cesse de croître et que l’Etat étouffe la société. Toutes les républiques précédentes en sont mortes et ont fini dans le coup d’Etat, éventuellement habillé de légalité, où la défaite. La Vème est entrée en phase terminale. Qui achèvera ses souffrances ?
Mgr Suaudeau: passion de la vérité et défense de la vie
D’Aude Dugast, Directrice de la Master-class Science et Ethique Jérôme Lejeune, pour le Salon beige:
Ancien conseiller scientifique de l’Académie pontificale pour la Vie et Directeur scientifique de la Master-class Jérôme Lejeune, Mgr Jacques Suaudeau a été rappelé à Dieu le 28 juillet. Nous lui rendons ici un hommage plein de reconnaissance.
Docteur en médecine, docteur en théologie, docteur en archéologie, médecin et prélat d’honneur du Saint Père, Mgr Jacques Suaudeau est mort jeudi 28 juillet, au soir, laissant le souvenir d’un homme dont l’intelligence exceptionnelle et la modestie exemplaire forçaient l’admiration de tous ceux qui ont eu la chance de le côtoyer.
Né le 20 juin 1941 à Oran, en Algérie, il choisit la voie de la médecine et devient chirurgien, spécialiste des transplantations d’organes au National Institute for Health à Bethedsda aux Etats-Unis. Il devient ensuite chercheur associé au Massachusetts General Hospital, à l’Université d’Harvard à Boston, puis à l’université Yale. C’est là qu’il entend l’appel du Seigneur pour la prêtrise et à l’âge de 44 ans, il est ordonné prêtre pour le diocèse de Grenoble.
Il part ensuite pour Rome où il devient Official du Conseil pontifical pour la Famille avant de devenir conseiller scientifique de l’Académie pontificale pour la Vie jusqu’en 2015. Il est aussi consultant pour le Conseil Pontifical pour la Pastorale de la Santé et aumônier de la Fédération internationale des associations des médecins catholiques.
Le Vatican ayant remarqué son exceptionnelle érudition scientifique et la qualité de son jugement, le nomme encore délégué du Saint Siège auprès du CDBIO (Comité Directif du Conseil de l’Europe pour la Bioéthique devenu DH-BIO) à Strasbourg, en 2006 (jusqu’à ce jour) et Délégué du Saint Siège auprès du CIB (Comité international de bioéthique) et du CIGB (Comité intergouvernemental de bioéthique, UNESCO, ) en 2010.
Sur le plan des connaissances, la mort de Mgr Suaudeau est tragique comme le serait l’incendie d’une bibliothèque universitaire unique en son genre. Cet homme d’une érudition hors du commun lisait depuis 50 ans toutes les publications scientifiques qui comptent, et en faisait son miel. Humble disciple du Cardinal Elio Sgreccia, ancien président de l’Académie pontificale pour la Vie, dont il a traduit discrètement en français le Manuel de bioéthique de référence, il était le savant que l’on pouvait interroger à toute heure du jour et de la nuit. Quelle que fut la difficulté de la question, il ne mettait jamais plus de quelques heures à vous répondre en plusieurs pages précises comportant toutes les références des publications scientifiques ad hoc. Rien ne lui échappait. Lors du grand congrès sur les cellules souches adultes organisées par la Fondation Jérôme Lejeune et l’Académie pontificale pour la vie à Rome, c’était lui qui avait proposé d’inviter comme orateur le professeur Yamanaka,encore illustre inconnu. Et c’est lors de ce congrès que le Pr Yamanaka a, pour la première fois, évoqué l’existence des cellules IPS qu’il avait découvertes et qui allaient révolutionner les recherches en thérapie cellulaire en offrant une alternative éthique à la recherche sur les embryons humains. Pour cette découverte le Pr Yamanaka recevra plus tard le prix Nobel.
Grand serviteur de la vérité et de la vie, dans le domaine de la médecine, Mgr Suaudeau s’intéressait aussi avec talent aux études sur le Saint-Suaire de Turin, auquel il a consacré deux ouvrages. Mais sa passion la plus grande, était sans doute l’archéologie. Il y consacrait ses rares vacances, ne craignant pas de traverser en voiture la France et l’Italie avec son échelle dans le coffre, pour arpenter à l’infini ces rues désertes qu’il connaissait comme sa poche et étudier à la loupe chaque centimètre des maisons à colonnes, objets de ses délices. A l’âge de 16 ans, muni d’une Bourse d’études obtenue grâce à ses excellents résultats scolaires, il avait franchi pour la première fois la porte de la ville engloutie, et depuis lors cette passion ne l’avait plus quitté. C’est ainsi qu’en 2018, entre deux livres, deux cours et deux comités d’éthique, il a soutenu sa thèse d’archéologie sur les maisons à colonnes et à étages de Pompéi. La joie de Mgr Suaudeau quand on l’interrogeait sur Pompéi était communicative. Il n’avait plus 80 ans mais retrouvait le regard étoilé d’un jeune étudiant passionné et si heureux de chercher, comprendre, et transmettre.
Car Mgr Suaudeau c’est aussi, cela : le talent remarquable d’enseigner. C’est sans aucun doute la seule personne au monde capable de vous raconter l’histoire de la découverte des cellules souches en vous tenant en haleine, comme on lit un roman policier. Ou comme on lit l’histoire du Petit chaperon rouge aux enfants. Avec suspens, enjouement, et bonheur.
Nous avons eu la chance de le voir rejoindre la Fondation Jérôme Lejeune, à son retour de Rome, où il avait rencontré à maintes reprises Jérôme et Birthe Lejeune. C’est ainsi qu’en 2012 il a participé à la création de la Master-class Science et Ethique Jérôme Lejeune dont il est devenu le directeur scientifique et le professeur principal. Cette formation d’expertise pour les étudiants en médecine, et les jeunes professionnels de santé lui tenait grandement à coeur. C’était sa joie. Rien ni personne n’aurait pu l’empêcher de venir chaque semaine de Voiron, où il résidait désormais, à Paris, pour donner ses deux heures de cours ou accueillir le professeur invité. Rien ni personne. Pas même les grèves SNCF ou les neiges de Grenoble. Si le train restait en gare, il prenait sa voiture. A 78 ans… On ressortait de ses cours, ébloui et heureux. Derrière le génie, on devinait le coeur d’enfant, et ses étudians ne s’y trompaient pas. Beaucoup l’adoraient et tous l’admiraient.
Après une longue maladie, contra laquelle il a lutté car il avait trop à faire pour s’écrouler, il s’est éteint rapidement, en quelques jours. Il est mort, comme il a vécu, en travaillant jusqu’au bout et en tournant les talons discrètement. Le mercredi, veille de sa mort, il a fini d’écrire son dernier livre. Il l’a confié à un proche pour relecture. Le lendemain, jeudi 28 juillet, il rendait son âme à Dieu, mettant un point final à son ouvrage terrestre.
Ce grand serviteur de la cause de la Vie, prêtre dévoué et fidèle, amoureux de la science qui mène à Dieu, et dont la vie fut si féconde, est aujourd’hui dans la Gloire de son Seigneur. Nous l’espérons. Lui qui cherchait toujours à apprendre, contemple désormais Celui qui sait tout. Il doit se délecter de tout comprendre. Il doit être passionné !
Cher Monseigneur, merci pour tout, dans l’éternité ! Nous vous devons tant et tant !
RIP.
La SNCF ne sait pas conjuguer
Le stagiaire de la SNCF promeut l’écriture soi-disant inclusive avec des points…mais confond l’orthographe d’un nom avec celle d’un verbe à l’infinitif…

Terres de Mission : Qui êtes-vous Béchir Gemayel ?
Terres de mission reçoit Yann Baly pour parler de l’actualité – au Liban comme en France – de Béchir Gemayel. Auteur avec Emmanuel Pezé d’un “Qui suis-je?” sur ce héros de la résistance chrétienne libanaise, Yann Baly évoque à cette occasion les grands défis qui attendent les Libanais et les Français.
Puis Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture pour l’été.
Profanation de l’église Saint-François-d’Assise à Perpignan
La profanation de l’église Saint-François-d’Assise, implantée dans le quartier du bas-Vernet à Perpignan, remonte au samedi 23 juillet dernier entre 15 et 17 heures. Des vandales ont fouillé de fond en comble le lieu de culte et la sacristie, jetant les hosties consacrées au sol, avant de tenter de mettre le feu à une statue de la Vierge Marie et de s’emparer d’un maigre butin. Une enveloppe de 40 euros de dons et d’offrandes enfermés dans un coffre qu’ils ont fracturés. Une enquête a été ouverte.
Le climat mondial se réchauffe-t-il ?
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* LA SCIENCE A L’ENDROIT ! Conférence en ligne sur le climat. *
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Chapitre 1 : Le Giec pour les nuls
Chapitre 2 : Le réchauffement climatique anthropique fait consensus à 97%. Vraiment ?
Episode 3 : Y a-t-il un complot pour faire taire les opposants au Giec ?
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Chapitre 4 : Le climat mondial se réchauffe-t-il ?
Cette question est logiquement le point de départ des interrogations liées aux variations climatiques dont on nous rebat les oreilles depuis maintenant plus de 30 ans (premier rapport du Giec en 1990), devenues l’ennemi public numéro un, soi-disant causes de tous les maux de l’humanité, et horizon de l’extinction de l’humanité !
Dans les faits, tout dépend de quoi l’on parle, et des référentiels utilisés. Voyons cela.
En l’espace de 30 ans, le discours du Giec (organisme officiel de l’ONU en charge de l’étude de l’impact humain sur le climat, cf. chapitre 1) dont les rapports servent à orienter les politiques de tous les pays du monde, a varié. Passant en 1990 (rapport AR1) d’une notion de « réchauffement global », à une notion de « dérèglement climatique » vers les années 2010, à enfin une notion « variabilité climatique » depuis 5 ans environ. Et sachez qu’avant cette période, dans les années 1970, les premières études sur le sujet donnaient des projections allant vers un refroidissement de la planète (1). Ainsi le célèbre magazine Times fera plusieurs de ses Unes sur l’ère glaciaire qui s’annonce (numéro de janvier 1977 titré : The Big Freeze). Bref, les théories varient aux grès de nombreux paramètres, dont on fait l’opinion publique…
Les projections actuellement mises en avant vont d’un scénario positif avec une augmentation +1.5°C, à un scénario négatif à +5°C, pour la fin du siècle. L’objectif cible de toutes les politiques étant de rester sous les +2°C. Qui n’a pas entendu parler de cette valeur des 2°C repris en choeur par tous les thuriféraires de la cause climato-alarmiste ? Mais au fait, savez-vous d’où vient ce chiffre qui selon certains établit une frontière terrible entre le gérable et la catastrophe ?
Contrairement à ce que l’on nous laisse croire, les 2°C ne sont absolument pas issus d’un calcul scientifique ! Ce chiffre provient d’une discussion entre chefs d’Etats, lors de la COP 15 (Conference Of Parties), en 2009 à Copenhague. Pour mémoire, cette COP a été officiellement présentée comme le « sommet de la dernière chance » (1.1). Sommes-nous tous morts depuis ? Non. Le taux de CO2 a-t-il diminué ? Non, il a même augmenté. Mais, cela fait partie de la stratégie du Giec que de maintenir une peur latente auprès des populations, ainsi l’argument de la « dernière chance » est-il utilisé depuis les années 1990. Et en 2050, soyez certains que se tiendra à nouveau le « sommet de la dernière chance »…Mais revenons à la COP de 2009.
Pour qu’un texte soit validé lors d’une COP, il faut l’unanimité de tous les participants, soit 195 pays + l’Union Européenne (on rappellera que les engagements ainsi pris par les Etats ne sont pas contraignants, il sont juridiquement nuls, c’est juste une intention). Comme une unanimité est impossible, depuis de nombreuses années, les textes étudiés et votés comportent diverses mentions qui sont mises entre crochets [ ] pour signifier qu’il y a un désaccord et noter ainsi les différentes versions.
Durant les COP, des délégués gouvernementaux essayent de se mettre d’accord sur des textes, avant que le dernier jour, les chefs d’Etats ne viennent pour signer et faire la photo. Mais voilà qu’en 2009 à Copenhague, personne n’est d’accord sur rien ! Pour beaucoup d’analystes, cette COP est un échec. Le président Sarkozy, lors de la conférence de presse (1.2), reconnaîtra que le système onusien est « à bout de souffle ». Cette COP a été tellement délétère, que pour la première fois, il n’y a pas eu de photo finale avec tous les chefs d’Etats…
Parmi les divers sujets clivants, il y a une véritable guerre politique concernant la cible de limitation de température. Wikipédia (2) de rappeler : « la COP 15 a abouti au premier accord réellement mondial visant à ne pas dépasser une augmentation moyenne de 2 °C en 2050 par rapport à l’ère pré-industrielle soit 1850, et non pas à 1,5 °C comme le souhaitaient vivement les représentants des pays insulaires (AOSIS), le G77, la Chine et l’Alliance bolivarienne pour les Amériques. » Ainsi dans le document avant signature, nous trouvons plusieurs températures pour fixer la limite à ne pas dépasser qui s’étalent de +1,5°C à +4°C, en fonction des souhaits des pays. Cet écart (important puisque la variation est presque du simple au triple) de vision des choses vient du fait que la cible en matière de plafonnement de l’hypothétique augmentation de la température implique des restrictions drastiques en matière d’énergies, de production, bref de niveau de vie des pays.
Le 18 décembre 2009, les chefs d’Etats arrivent sur site et font le constat d’un blocage de la situation. Dès lors, soit-il faut annoncer aux médias et au monde la vérité, et dire que personne n’est d’accord sur rien, soit, on trouve quelque chose à mettre en avant pour cacher le reste. Ainsi, durant plusieurs heures, quelques chefs d’Etats, dont les USA, vont s’enfermer à huis clos pour trouver une solution. « Quelques » car il en reste 26 sur les 196 qui participent à la COP ! Les autres sont déjà repartis, et notamment le représentant de l’UE qui n’a donc pas participé à la discussion. Les valeurs les plus hautes sont rapidement écartées car en termes de communication il est impossible d’arriver à un consensus sur une valeur haute, ce qui ressemblerait à un aveu d’échec et entraînerait la colère des partis écologistes qui sont craints par nombre de gouvernements occidentaux. Finalement ce petit groupe va se mettre d’accord sur le chiffre de 2°C. Sorte de compromis entre 1,5°C voulus par certains, les plus intransigeants, et 4°C demandés par les plus souples sur la question.
Dans cette salle, personne ne sait vraiment ce que cela implique, ni si c’est réaliste ou non, il n’y a aucun scientifique ni aucun conseiller, c’est de la pure politique. François Gemenne, chercheur à Science Po Paris, spécialiste en géopolitique climatique, et proche du Giec, qualifie dans un article paru dans l’Express (2.1), de « compromis politique » ce chiffre de 2°C. Nous parlons bien ici de politique, et que de politique…
Ce qui compte, c’est de trouver au moins un « truc » sur lequel on est d’accord. Ensuite, les communicants prendront le relais et tout un battage médiatique sera fait sur ce fameux 2°C comme étant issu d’une mûre réflexion. Malgré tout, la séance plénière de clôture qui suivra verra plusieurs pays, dont Tuvalu, toute l’Amérique du Sud et de nombreux pays Asiatiques, finalement refuser de signer le texte (3). En effet sur les 196 pays, 102 avaient explicitement demandé une limitation à +1,5°C…
La COP 15 se referme donc sur un constat de désaccord, en dépit de la mise en avant de la cible des 2°C pour tenter de sauver les apparences. Dans un article publié le 18 décembre 2009 dont le titre est « Dans la confusion, Copenhague s’achève sur un échec », Le Monde, pourtant soutient du Giec, écrit : « Le projet d’accord a été qualifié de pire de l’histoire par le délégué soudanais Lumumba Stanislas Dia-Ping, dont le pays préside le G77, représentant 130 pays en développement. Pour le moment, il n’y a pas d’accord, a-t-il insisté, juste un projet de déclaration qui doit encore être entériné. ».
Les célèbres 2°C ont donc été décidés sur un « coin de table », par quelques chefs d’Etat, indépendamment de toute réalité ! Il ‘s’agit de communication et pas de science. D’ailleurs, si ce chiffre était issu d’un véritable calcul scientifique, il est très peu probable qu’il n’ait aucune décimale… Le point final de cette affaire aura lieu lors de la COP 21 (qui s’est tenue à Paris), où, sous la pression des Etats Unis représentés par Obama, la limitation à + 2°C pour l’année 2100 sera sanctuarisée (4). Un moyen comme un autre de montrer des signes de bonnes volontés aux écologistes et aux populations qui sont maintenues sous une chape de peur.
Ce point étant précisé, regardons ce qu’il en est de la variation de la température.
Tout d’abord, il faut savoir que le Giec utilise une notion de TMAG (Température Moyenne Annuelle Globale) quand il parle d’une augmentation de température. Et ce point pose déjà problème à de nombreux scientifiques. En effet, une température moyenne de la Terre ne veut strictement rien dire. C’est un raccourci qui a été fait pour les résumés à destination des politiques. Il n’y a pas et il ne peut pas y avoir de température moyenne pour toute la Terre. C’est comme si je vous donnais la température à Sydney qui se trouve dans l’hémisphère sud, alors que vous habitez Paris, en estimant que c’est plus ou moins la même chose ! D’autre part, autant sur les continents nous disposons de nombreuses stations météorologiques qui font des relevés précis de la température, autant sur les Océans et les mers seules quelques bouées embarquent des appareils de mesure, et nous en avons une vision très parcellaire car il est impossible de mailler les océans de centaines de milliers de bouées. Or, la partie liquide de notre planète représente 70% de sa surface. Donc, sur 70% de la surface de la Terre nous ne disposons pas de relevés avec un maillage suffisant. Pour être tout à fait complet, il existe aussi des relevés des températures via les satellites, mais là encore, en ce qui concerne les Océans, les mesures s’effectuent en quelques points. En conclusion, la TMAG est une notion purement théorique et qui s’appuie sur un modèle très approximatif concernant la plus grande surface effective de la planète.
Néanmoins, cette valeur de la TMAG est communément utilisée pour globaliser des calculs, et s’agissant d’un concept simple (une seule valeur) elle se prête aisément à une diffusion médiatique. Dès lors, cette Température Moyenne est très souvent mise en avant.
Pour répondre concrètement à la question de la variation de température actuelle, interrogeons le Hadley Center (5), qui est un organisme scientifique anglais, spécialiste du climat, référencé par l’ONU et le GIEC (toujours pas de données complotiste ici…), et qui donne des séries de relevés planétaires depuis l’année 1850. Cet organisme est parmi ceux faisant le plus autorité en la matière. Il publie régulièrement un indice TMAG, constitué de la mesure de température des océans (appelé HadSST) et des surfaces émergées (appelé CRUTEM), qui, grâce à une formule mathématique, qui va pondérer les deux valeurs en fonction de plusieurs critères (7), permet de sortir cette fameuse Température Moyenne Globale. Qui comme déjà dit, n’est qu’indicielle.
Fin 2020 (7), le Hadley Center, indique que la variation de température moyenne est de + 1,15°C.
Ce chiffre est le référentiel admis par le GIEC, mais aussi par les laboratoires scientifiques qui sont en désaccord avec les orientations du Giec. On notera que d’autres organismes donnent eux une variation de +0,6°C globale (notamment Météo France (8) ). Ceci nous démontre la difficulté en la matière pour établir des chiffres à un tel volume de données. En conclusion, la température moyenne de la Terre a augmenté d’une valeur comprise entre + 0,6°C et + 1,15°C.
D’une façon générale, la valeur communément admise est de +1°C d’élévation de la TMAG.
La réponse à la question qui forme le titre de cet article, est donc oui. Nous faisons bien face à une variation positive de la température qui est d’environ +1°C de 1850 à 2020, soit en 170 ans. Wikipédia (organisme politiquement correct) de relater une période un peu moins longue mais proche : « Depuis 1880, la température moyenne à la surface de la Terre s’est réchauffée de 1 °C (10) », dans sa page sur le réchauffement climatique.
Cette valeur est donc celle retenue et validée par les Etats, elle a un caractère officiel.
Se posent alors deux questions :
A/ Tout d’abord, quel est le référentiel de cette augmentation, autrement dit, +1°C par rapport à quoi ?
Le GIEC retient comme point de départ l’année 1850, soit le début de l’industrialisation. C’est là un choix qui est critiquable, car sur une plus grande période, ou sur une autre période, la valeur de la variation serait différente, voire négative… Mais, rappelez-vous que le rôle du GIEC (cf. chapitre 1) n’est pas d’étudier le climat au sens large du terme, mais l’influence de l’Homme sur le climat. Dès lors, l’analyse commence à une période où l’activité industrielle humaine devient de plus en plus forte et où, de facto, quel que soit la variation climatique mesurée par la suite, la corrélation avec l’activité humaine devient un postulat alors facile à imposer… Tout ce qui arrive depuis 1850 (révolution industrielle), pas seulement le climat, est nécessairement de la faute de l’Homme. C’est du moins la lecture imposée par les mouvements écologistes inter-mondialistes.
Maintenant, prenons un autre angle de vue : La NASA a publié un graphique (https://data.les-crises.fr/images/1300-climat/1340-rechauffement-global/planete-temperature-moyenne-2.jpg) qui représente la variation de température moyenne de la Terre depuis 1880 à 2012 en prenant comme référentiel la période 1950-1980 soit le début de la variation. Si vous regardez ce graphique (qui est tout ce qui a de plus officiel), vous voyez une amplitude qui va de -0,4°C à +0,6°C, soit une variation de +0,2°C. Ce calcul qui relève de mesures produites par un organisme adoubé par l’ONU, donne donc un chiffre différent… Preuve que la mesure d’une variation dépend avant tout du référentiel retenu…
Idem si vous comparez la variation de température à fin 2020 avec la température moyenne en Europe du Nord au XIIe siècle, eh bien vous trouveriez qu’il n’y a aucune variation, voire même en fonction de la date une variation de -2°C, oui, négative… (cf. point B ci-dessous et l’Optimum médiéval). Et, pourquoi ne pas analyser la variation depuis le début du XXIe siècle, période où des pays comme la Chine et l’Inde connaissent une progression importante et donc une production de Gaz à effet de serre massif ? Dans ce cas, la variation de TMAG de 2000 à 2020 n’est plus que de + 0,3° C. Vous souhaitez regarder une autre période ? : De 1880 à 1930, la variation est là de … 0°C !
Enfin, si on prend un très grand référentiel (graphique ci-dessous des relevés en Antarctique), soit une période de 400 000 ans, on se rend compte que la planète a connu des périodes glaciaires d’environ 100 000 ans, et des périodes plus chaudes d’environ 15 000 ans. Si nous prenons comme référentiel la dernière période chaude, de façon à voir si nous sommes dans un cadre « normal », entre la période glaciaire de Riss et celle de Würm, alors que nos ancêtres étaient déjà sur la Terre, la température moyenne est estimée à +19°C (contre 15°C normalement), soit une variation de + 4°C environ. Par rapport à cette période, nous faisons donc actuellement face à une variation de… -3°C.

B/ La seconde question est de savoir si ce chiffre de +1°C mérite notre affolement ? Doit-on considérer que notre « maison brûle » comme l’avait dit Jacques Chirac, alors président, lors du IVe Sommet de la Terre en septembre 2002 ?
Ce qu’il faut savoir, c’est que depuis son origine, le climat de la Terre est en perpétuel mouvement, même si les conditions extrêmes d’il y a quelques millions d’années n’ont plus cours. Mais, sur les 200 000 dernières années, nous avons connu de fortes variations entre des périodes glaciaires et des périodes plus chaudes. Nous pourrions donc estimer que la variation actuellement enregistrée n’a rien d’anormale. Cependant, les tenants de la thèse climato-catastrophique balaient cela du revers de la main, expliquant que ce qui est catastrophique ici, c’est la vitesse à laquelle cette progression se réalise (+1°C depuis 1850).
Sauf que cet argument ne tient pas vraiment. En effet, +1°C en 170 ans n’a rien d’extraordinaire, et nous avons connu mieux, ou pire selon les points de vue, dans notre histoire. C’est ce que l’on appelle en science des événements hyperthermiques.
Vers l’an 900 à l’an 1350 environ, la planète va connaître un réchauffement (10) que les historiens appellent « Optimum médiéval ». Sur cette période d’environ 450 ans, les températures vont augmenter en moyenne de + 2°C, avec localement dans l’hémisphère Nord, +4°C, par rapport à la moyenne standardisée à 15°C. Ces mesures sont données par le professeur Lamb, paléontologue, de l’Office Météorologique d’Angleterre (http://www.climateaudit.info/pdf/others/lamb.ppp.1965.pdf). Et ce réchauffement a été constaté pour toute la Terre, car des mesures similaires ont été faites dans les sédiments du lac Nakatsuna au Japon, mais aussi en Antarctique, ou encore dans la baie de Chesapeake aux USA. On notera que cette période de réchauffement a été une période faste sur le plan économique et le développement de la population, surtout en Europe. A cette époque nous avons trace de vignes bien au-delà des zones actuelles (plus au Nord), et nous savons que par exemple les glaciers des Pyrénées étaient beaucoup moins étendus qu’actuellement. La variation a été de +2°C à +4°C (en fonction des zones et des périodes), avant de décroitre. Cette décroissance a donné lieu à ce que les historiens appellent le « petit âge glaciaire » qui va s’étendre du XVe au milieu du XIXe siècle, correspondant à une faible activité solaire. Nous savons, par exemple, que la Seine est restée gelée durant 56 jours, du 26 novembre 1787 au 20 janvier 1788 ! Difficile de prétendre que ces changements climatiques extrêmes sont le fait de l’activité humaine, encore moins qu’ils ont provoqué la fin de l’humanité…
Avant cela, vers -250 à -400 avant JC, un autre pic de chaleur est enregistré, appelé « l’Optimum romain », une période où il y avait des vignes en Angleterre, en Belgique ou encore au Danemark. Bien que les estimations soient difficiles à calculer avec précision, nombre de spécialistes estiment que l’Optimum romain, a été plus chaud que l’Optimum médiéval. Il faisait alors bon vivre à Rome, mais aussi à Athènes, selon les écrits du philosophe grec Théophraste décédé en l’an -287, et qui nous a laissé divers chroniques sur son siècle. Il en ressort une estimation officielle d’une variation de la température moyenne autour du bassin méditerranéen de 16,4 °C à 22,7 °C avec une valeur moyenne de 19,5 °C, sur une période de 150 ans (étude publiée dans Nature en date du 26 juin 2020 (10.1) ) .
Il y a donc 2 000 ans, la Terre a connu un réchauffement dont la moyenne est estimée à 19,5°C, soit +4,5°C par rapport à la moyenne standard de 15°C. Ces 4,5°C étant une moyenne, cela implique que sur certaines zones la variation de température est plus élevée avec un maximum estimé à +9,2°C de variation positive…. Grâce à ce réchauffement, le célèbre Hannibal traversa les Alpes avec ses éléphants en 218 avant JC pour attaquer Rome, ce qui lui serait impossible à notre époque !
Comme vous le voyez, les variations de températures et de climat font partie des cycles de notre planète. Rien que sur les 3 500 dernières années, les paléontologues identifient 4 Optimum : Minoen, Romain, Médiéval et Actuel. En l’état actuel des choses, une variation de +1°C sur 170 ans n’a rien d’extraordinaire, ni d’alarmant, si on la compare aux Optimum précédents (+4,5°C pour l’Optimum romain).
Nonobstant ces faits indiscutables, la communication faite autour de ce +1°C prend une dimension millénariste de fin du monde, nous expliquant que nous faisons face par exemple à des canicules mortelles jamais vues. En 2003, la canicule a fait 19 000 morts en France, soit 0,03% de la population. Bien entendu tout cela était la faute à l’Humanité polluante et au CO2. Sauf que la canicule (mesurée et notifiée…) la plus meurtrière en France a été celle de 1911 (10.2) qui a duré 70 jours (du 11 juillet au 13 septembre), avec des journées à plus de 40°C, un record absolu, et qui a fait 49 000 morts, soit rapporté à la population d’alors 0,13%, quatre fois plus qu’en 2003 ! Et pourtant en 1911, même les climato-alarmistes ne peuvent accuser les Gaz à effet de serre anthropiques…
Bref, ce +1°C dit qu’il n’y a pas d’urgence climatique !
« La deuxième raison de chercher des économies du côté du climat est qu’il n’y a pas vraiment d’urgence environnementale. Lire : climatique, puisque le souci du climat a évincé celui de l‘environnement, notamment en France, où il n’y a plus un ministre de l’Environnement depuis longtemps, mais plusieurs ministres de la Transition écologique. La lutte contre le « dérèglement climatique » (comme s’il y avait un règlement climatique) est devenue une religion : avec ses pontifes, ses dogmes, ses catéchismes, ses conciles, ses zélotes, ses interdictions, ses prescriptions, ses proscriptions, ses taxes, ses subventions – et ses profiteurs. » (10.2) Ce texte est écrit par un spécialiste de l’environnement, non-complotiste puisqu’à un haut poste d’une administration officielle. Il s’agit de M. Rémy Prud’homme, ex- Directeur-Adjoint de la Direction de l’Environnement de l’OCDE.
Autre fait marquant à connaître, mais pas des moindres, la TMAG est restée stable de 1995 à 2010. Cette stabilité a été confirmée par le Climatic Resarch Unit (11) (CRU), et finalement reconnue par le Giec (11.1). Oui vous avez bien lu, il n’y a eu aucun réchauffement mesuré de 1995 à l’année 2010 ! Ce qui n’a pas empêché les médias et le Giec durant cette période de 15 ans, de continuer à parler de réchauffement et à souvent diffuser de fausses valeurs, sous couvert de « projection potentielle ». La réponse du Giec, qui dans son rapport de 1990 n’avait absolument pas prévu cela, tient en une phrase, un mantra : « il s’agit d’une pause ponctuelle, mais ensuite, cela va être pire… » Posez-vous la question de savoir pourquoi vous venez de découvrir cette information, qui n’est pas complotiste puisque reconnue par le Giec, pourquoi durant 15 ans vous avez continué à n’entendre que des discours catastrophiques… ?
Reste que pour les climato-alarmistes ce +1°C peut être un « domino » qui va amener bien pire, et c’est là-dessus que jouent certains organismes pour entretenir la peur avec des projections purement mathématiques et théoriques.
A ceci près qu’en fait nous constatons que c’est tout le système solaire qui se réchauffe. Le magazine scientifique Futura science titre en 2020 (12) : « L’Univers aussi se réchauffe », et introduit son article par : « Alors que le rayonnement fossile ne cesse de se refroidir depuis le Big Bang, la matière baryonique formant les halos des amas de galaxies ne cesse de se réchauffer selon un groupe de cosmologistes ayant analysé des observations faites notamment avec le satellite Planck ».
Sauf erreur de ma part, il ne me semble pas que ce réchauffement soit d’origine humaine ! La totalité de l’énergie calorifique de notre système solaire est produite par le Soleil, qui, dû à ses cycles et variations, réchauffe tout ce qui se trouve dans son champ gravitationnel dont la Terre. Dit autrement, le réchauffement terrestre de +1°C est naturel, et rentre dans le cadre des variations climatiques qui font partie des cycles de l’univers. Toutes les planètes de notre système sont concernées… Ce postulat, implique également qu’il est très probable qu’après une période de réchauffement, le système solaire et donc la Terre connaîtront une période de refroidissement (diminution de l’activité solaire selon les cycles connus vers 2040 – 2050 (12.1) ) comme c’est le cas depuis… 3 milliards d’années.
Il est important de comprendre qu’en matière de projection de l’état du climat il est très difficile, voire impossible de faire des calculs fiables (équations chaotiques), nous ne disposons pas de la technologie pour cela. Les projections à 50 ou 100 ans proposées par le Giec sont dénoncés comme fantaisistes par une bonne partie de la communauté scientifique, pour la simple et bonne raison que notre civilisation est pour le moment strictement incapable de projeter des données climatiques fiables au-delà de quelques semaines.
Ainsi en 2017, une équipe formée de plusieurs experts sous la direction du laboratoire de météorologie dynamique de l’Université Pierre et Marie Curie et du CNRS indiquait explicitement que le « réglage » des modèles utilisés par le GIEC était non documenté, opaque, subjectif, et le plus souvent biaisé pour atteindre les propriétés souhaitées (13). Il s’agit bien là d’une publication officielle d’un laboratoire du CNRS.
Enfin, tout récemment, au mois de mai 2022, le support scientifique le plus réputé et pourtant favorable au Giec, Nature, a publié un article (Reconnaître le problème du modèle chaud) signé par le GISS (Goddard Institute for Space Studies de la NASA), organisme certifié par l’ONU et le Giec, où il est fait part du fait qu’il existe bien un problème avec les modèles de projection du climat (14). On peut y lire : « Le modèle qui consiste à prendre en compte la moyenne des résultats de tous les modèles pour prévoir l’avenir thermique de la planète n’est plus valable. Il est recommandé d’exclure les modèles qui chauffent trop pour ne conserver que ceux qui donnent des résultats probables ou d’effectuer des pondérations statistiques pour réduire l’impact des surchauffeurs. » En Français : pour la première fois des experts proches du Giec reconnaissent que les modèles mathématiques de projection du climat « chauffent trop », dit autrement, donnent des résultats fantaisistes à la hausse. Pour mémoire, cela fait plus de 20 ans que de très nombreux scientifiques, mis à l’index, pointent du doigt ce problème qui est en fait au cœur de tout, à commencer par Benoît Rittaud (mathématicien français spécialistes des équations chaotiques et président de la ‘association des climato réalistes).
En conclusion, oui la Terre est dans un cycle de réchauffement, oui la probabilité que cette variation soit naturelle est très élevée, non cela n’est pas anormal, non 1°C en 170 ans n’établit pas un record, oui les autres planètes se réchauffent aussi, oui il est très probable qu’un refroidissement interviendra dans quelques décennies, et non en l’état de nos connaissances personne n’est en mesure de prévoir l’évolution sur les 30 ou 50 ans à venir.
Jacques Laurentie
Ingénieur
Auteur (Un autre son de cloche, et Face aux miracles -à paraitre-, éditions Téqui)
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(1) https://www.revueconflits.com/refroidissement-climatique8748-2/
(1.1) https://www.lejdd.fr/Ecologie/Climat/Actualite/Le-sommet-de-la-derniere-chance-155799
(1.2) https://www.lejdd.fr/Ecologie/Climat/Copenhague-minute-par-minute-158955-3280418
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_de_Copenhague_de_2009_sur_les_changements_climatiques#:~:text=Quinzi%C3%A8me%20%C3%A9dition%20du%20sommet%20annuel,%C3%A0%201%2C5%20%C2%B0C
(2.1) https://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/cop-21-pourquoi-veut-on-limiter-a-2-c-le-rechauffement-climatique_1740129.html
(3) https://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/article/2009/12/18/un-accord-non-contraignant-obtenu-in-extremis-a-copenhague_1282914_1270066.html
(4) https://www.letemps.ch/monde/cop21-etatsunis-ont-pese-negociations
(5) https://www.metoffice.gov.uk/weather/climate/met-office-hadley-centre/index
(6) Le Hadley Center effectuer un maillage de la planète par carrés de 5° de coté (latitude et longitude) auxquels il affecte une mesure de température si possible, sinon une estimation en fonction des zones attenantes.
(7) https://crudata.uea.ac.uk/cru/data/temperature/
(8) http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/le-rechauffement-observe-a-l-echelle-du-globe-et-en-france
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Rechauffement_climatiqueelevation_recente_des_temperatures_atmospheriques_moyennes
(10) http://www.climateaudit.info/pdf/others/lamb.ppp.1965.pdf Etude établie en 1964 par H. Lamb, paléologue.
(10.1) https://www.nature.com/articles/s41598-020-67281-2?utm_source=CCNet+Newsletter&utm_campaign=30ad7c5ce1-EMAIL_CAMPAIGN_2020_07_24_03_53_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_fe4b2f45ef-30ad7c5ce1-36415357&mc_cid=30ad7c5ce1&mc_eid=b9fdc60fd9
(10.2) https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2022-07-12/ete-1911-la-canicule-oubliee-la-plus-meurtriere-en-france-73ff3a43-ef07-4453-abf5-1cd1a4c89a6a
(10.3) https://www.climato-realistes.fr/le-climat-comme-gisement-deconomies/
(11) https://www.dailymail.co.uk/news/article-1250872/Climategate-U-turn-Astonishment-scientist-centre-global-warming-email-row-admits-data-organised.html
(11.1) https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/la-pause-du-rechauffement-climatique-toucherait-a-sa-fin-504882.html
(12) https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/cosmologie-univers-aussi-rechauffe-84155/
(12.1) une publication de La Royal Astronomical Society (juillet 2015) indique que le 26 e cycle du soleil (2030-2040) marquera une réduction de l’activité solaire de 60% réunissant ainsi les conditions d’un nouveau “minimum de Maunder” (refroidissement). http://solarscience.msfc.nasa.gov/SunspotCycle.shtml
(13) https://journals.ametsoc.org/view/journals/bams/98/3/bams-d-15-00135.1.xml
(14) https://media.nature.com/original/magazine-assets/d41586-022-01192-2/d41586-022-01192-2.pdf
Retour de la messe traditionnelle à Royan
Après plusieurs mois de travaux, l’église de Saint-Augustin-sur-Mer (nord-ouest de Royan) est réouverte.
La messe traditionnelle y sera à nouveau célébrée :
– le 15 août, à 9h00
– le 21 août, à 10h00
Puis, à partir de septembre, les premier et troisième dimanches du mois, à 9h00.
Par voie de conséquence, la messe à l’église Saint-Vivien de La Vallée sera célébrée à 11h00 tous les dimanches et jours de fête, à partir du 15 août.
Huitième dimanche après la Pentecôte
Les chants du propre de la messe du huitième dimanche après la Pentecôte sont à nouveau tous extraits du livre des psaumes, et nous allons trouver comme le dimanche précédent à l’Introït et à l’Alléluia un psaume de louange et d’action de grâces au Seigneur pour tous les bienfaits dont il nous a comblés. Dimanche dernier c’était le psaume 46, et aujourd’hui le psaume 47 qui lui fait suite, et qui est encore une acclamation triomphale, accompagnant l’entrée de l’arche d’alliance dans la cité sainte de Jérusalem…
L’Introït est le même que celui du 2 février, fête de la Présentation de l’Enfant Jésus au temple (ou de la Purification de la Sainte Vierge, ou de la Chandeleur) ; ce jour-là l’entrée de l’Arche d’Alliance, présence symbolique de Dieu, préfigure l’entrée réelle de Dieu dans son temple en la personne d’un petit enfant. En ce temps après la Pentecôte, qui représente la vie de l’église sur la terre, nous remercions le Seigneur pour toutes les grâces reçues chaque fois que nous entrons dans une église
Suscepimus, Deus, misericordiam tuam in medio templi tui. Secundum nomen tuum, Deus, ita et laus tua in fines terræ, justitia plena est dextera tua.
Dieu nous avons reçu votre miséricorde au milieu de votre temple. Comme votre nom, votre louange est répandue jusqu’aux extrémités de la terre, car votre main droite est pleine de justice.
Nous trouvons déjà dans ce texte un thème qui reviendra souvent dans les derniers dimanches après la Pentecôte, celui des deux attributs divins qui se complètent : la justice, perfection de la volonté divine, que nous acclamons, et la miséricorde, pour laquelle nous rendons grâces.
La mélodie est vraiment celle d’un chant d’action de grâces. Elle s’élève dès le début en un grand élan plein d’enthousiasme, puis elle s’élève encore plus haut dans la deuxième phrase jusqu’à l’extrême aigu sur le mot nomen, le nom de Dieu, dont la louange s’étend jusqu’aux extrémités de la terre. Puis cet enthousiasme se calme peu à peu et la dernière phrase se fait plus calme et plus intérieure, s’inclinant avec recueillement devant la justice divine.
Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 47, que nous retrouverons dans l’Alléluia :
Magnus Dominus et laudabilis nimis in civitate Dei nostri, in monte sancto ejus.
Le Seigneur est grand et très digne de louange, dans la cité de notre Dieu, sur sa montagne sainte (c’est-à-dire Jérusalem).
La grâce d’une vie intérieure
Le 6 août, l’Eglise fête la Transfiguration. Cet épisode de la vie du Christ – raconté dans les évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc – nous laisse entrevoir Jésus dans sa Gloire, nous donne un aperçu du Ciel. Quand cela arrive, Jésus est en prière ; Pierre, Jean et Jacques, qui en sont les témoins, aussi.
“Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.” (Matthieu 17,2)
Dans la prière du Rosaire, la transfiguration est le 4ème mystère lumineux. Comme pour chacun des mystères priés sur une dizaine du chapelet, il est associé à un fruit spirituel : celui de la grâce d’une vie intérieure.
La vie intérieure est nourrie par la prière et le recueillement. Elle nous permet de développer cette relation intime avec Dieu qui se trouve en nous. Dans notre société, nos rythmes quotidiens et la diversité des stimuli extérieurs peuvent rendre parfois difficile l’épanouissement d’une vie intérieure.
L’été – d’autant plus si cela correspond peut être à un temps de vacances – peut devenir la bonne occasion pour ralentir un peu, couper les habitudes et se créer des moments privilégiés avec Dieu.
Et moi, quel temps de prière supplémentaire puis-je m’offrir, régulièrement, cet été ?
- Quelques minutes pour lire et méditer un passage de la Bible ?
- La récitation d’un chapelet (ou d’une dizaine du chapelet) au cours d’une balade quotidienne ?
- Un petit moment de recueillement dans l’église de mon lieu de vacances ?
- Ou simplement quelques minutes, le matin ou le soir, sans rien faire, assis, en silence, pour prendre conscience de la présence de Dieu en moi et me mettre à son écoute ?
Alice Ollivier pour Hozana.org
La fondation de l’Unesco et l’occultation de l’eugénisme après 1945
L’ECLJ avec le Collège Saint Germain organisait une conférence le 18 juin 2022 à Paris : “Métamorphoses et permanence de l’eugénisme : De la «société pure» à la société hybride”, dont voici la troisième intervention.
Alors même que le renforcement de l’eugénisme depuis quelques décennies est palpable, il demeure encore dans le non-dit, masqué par les périphrases, les euphémismes et autres effets de langage, comme, par exemple, la notion de « santé reproductive ».
Avec ceci, et depuis ses origines, l’eugénisme est rapporté non pas seulement à un objectif de pureté raciale, mais aussi, de manière concurrente, à l’idéal progressiste d’une société hybride, tant sur le plan du métissage biologique ou transhumaniste, que sur celui, sociologique, du relativisme multiculturel. Sous ces variantes se tapit pourtant la permanence d’une obsession : maîtriser l’humanité en en maîtrisant la reproduction, sur fond d’utilitarisme malthusien et d’anti-spiritualisme. Sous ses divers avatars, l’eugénisme apparaît ainsi comme l’un des visages de l’idéologie moderne.
De Guillaume de Thieulloy :
Eutrapélie
De l’abbé de Massia sur Claves :
[…] N’ayons pas de scrupules à prendre des vacances : les vacances, c’est chrétien, c’est même très vertueux. Saint Thomas d’Aquin, que l’on prend toujours pour quelqu’un de très sérieux, écrivait ainsi :
« ceux qui refusent de se distraire, qui ne racontent jamais de plaisanteries et rebutent ceux qui en disent, ceux-là sont vicieux, pénibles et mal élevés ».[1]
Proposition de loi constitutionnelle visant à proscrire le recours à la GPA
Seize députés LR ont déposé le 7 juillet une proposition de loi constitutionnelle visant à proscrire le recours à la GPA.
Parmi eux les députés qui avaient bataillé contre l’extension de la PMA : Thibault Bazin, député de Meurthe-et-Moselle, Xavier Breton, député de l’Ain, Annie Genevard, députée du Doubs et Patrick Hetzel, député d’Alsace et Philippe Gosselin, député de la Manche.
Le texte comporte un article unique : « Le titre VIII de la Constitution est complété par un article 66-2 ainsi rédigé : Art. 66-2. – Nul ne peut recourir à la gestation pour autrui. »
Les députés rappellent dans l’exposé des motifs que le Comité Consultatif National d’Éthique s’est déclaré favorable à l’interdiction de la GPA « au nom du respect de la personne humaine, du refus de l’exploitation de la femme et de la réification de l’enfant, de l’indisponibilité du corps humain et de la personne humaine ». Or, cette interdiction est menacée, assurent-ils.
« De plus en plus de couples se rendent dans d’autres pays autorisant cette pratique et des mouvements se révèlent favorables à l’évolution de notre droit sur ce sujet. De la publicité, ainsi que des salons présentant des agences, promouvant cette marchandisation du corps de la femme ont été constatés ces dernières années dans notre pays. »
43 cliniques ont cessé de donner la mort
Le Monde s’émeut car 43 cliniques américaines ont arrêté de pratiquer des avortements.
En revanche, Le Monde n’a pas relayé l’alerte du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF): un tiers des maternités françaises ont disparu en 20 ans…
Tuer oui, donner la vie non.
Depuis la décision de la Cour suprême, onze Etats ont interdit l’avortement ou presque, selon l’Institut Guttmacher. Vingt-trois cliniques ont notamment fermé ou recentré leurs activités au Texas, cinq en Oklahoma et cinq en Alabama.
Dans les trente jours ayant suivi cet arrêt historique, rendu le 24 juin, onze Etats ont interdit tous les avortements, ou ceux après six semaines de grossesse.
L’une d’entre elles, la « Maison Rose » , au cœur du dossier ayant conduit à la volte-face de la Cour suprême, a fermé le 7 juillet après avoir été pendant longtemps la seule à pratiquer des avortements dans le Mississippi.
Mgr Suaudeau, RIP
Monseigneur Jacques Suaudeau, médecin, chercheur aux Etats-Unis devenu prêtre, et collaborateur de Jean Paul II, Benoit XVI et du Pape François, spécialiste en bioéthique, est décédé.
Il a longuement travaillé avec le Cardinal Sgreccia à l’Académie Pontificale pour la Vie, après avoir été au Conseil Pontifical pour la Famille. Il représentait le Saint-Siège dans des Instances internationales sur des sujets de bioéthique.
Pendant plus de 20 ans, il a collaboré à la formation et la ligne éditoriale de l’Evangile de la Vie dont il aimait suivre les projets dont celui d’un cabinet médical de consultations.
Mons Suaudeau était proche collaborateur de la Fondation Lejeune.
Il était l’auteur d’un livre sur l’objection de conscience.
Christophe Bentz sur la haine anti-chrétienne
Notre ami Christophe Bentz, député, a écrit une tribune sur Boulevard Voltaire à propos de l’agression anti-chrétienne de dimanche dernier (voir ici et là), qu’il conclut ainsi:
À la croisée de la psychiatrie, de l’islamisme et du satanisme, le forcené est l’incarnation de ces profils hybrides qui sévissent dans notre pays et terrorisent, certes les chrétiens, mais aussi l’intégralité de nos concitoyens. Sur fond d’insécurité grandissante partout en France, cette manifestation violente, à la veille de la commémoration du père Hamel assassiné dans son église par des terroriste islamistes, nous rappelle que ce genre d’affaire est loin d’être anecdotique. Elle doit nous rappeler que la religion chrétienne est de loin la plus attaquée en France. On ne compte plus les églises profanées, incendiées, taguées… En bref, on ne compte plus les actes et démonstrations de haine visant non seulement une communauté mais également les racines d’une civilisation dont nous sommes les héritiers.
Cet acte, à la croisée des chemins entre folie destructrice et fondamentalisme islamiste, nous rappelle l’urgence de prendre des décisions et d’agir avec des politiques fermes et courageuses pour protéger les Français et les chrétiens contre ces individus dangereux. Témoin direct et oculaire de ce sinistre épisode, je veux être un acteur de ce combat qui, bien supérieur au sort des seuls chrétiens, nous interroge au fond de nous sur ce que nous sommes et vers quoi nous nous dirigeons. J’aurai à cœur, au sein de l’Assemblée nationale, de faire entendre cette voix et ces préoccupations légitimes.
Des conseillers municipaux de Saint-Germain dénoncent l’agression anti-chrétienne de dimanche
Dimanche 24 juillet 2022, à 18h45, un forcené a fait intrusion dans l’église de Saint-Germain- en-Laye. Il a interrompu la messe du soir, hurlé et vociféré contre le christianisme, menacé les fidèles présents et violemment frappé au visagel’un d’entre eux qui tentait de le raisonner. Ce dernier a été fortement blessé à la mâchoire.
Cette scène de très grande violence a eu lieu devant une assistance nombreuse dont des enfants et des personnes âgées.L’un de nos élus, présent dans l’église, a immédiatement alerté la police.
Cet événement grave nous rappelle que tout le territoire national est exposé aux violences en tout genre et à la folie d’extrémistes toujours plus nombreux qui haïssent notre pays et ses racines chrétiennes.
L’information judiciaire déterminera le mobile de cet individu et établira les éventuelles circonstances aggravantes de son acte : lien avec l’islamisme, consommation de stupéfiants, profil psychiatrique, etc. Comme il le fait en Conseilmunicipal et dans les colonnes du Journal de Saint-Germain depuis plus de deux ans, le groupe Audace Pour Saint-Germain rappelle que la sécurité et la tranquillité sont les droits fondamentaux des Saint-Germanois comme de tous les Français.
Nous avons une pensée particulière pour la victime blessée et rendons hommage aux fidèles qui se sont interposés pourprotéger les autres personnes présentes ̶ notamment les enfants. Pour son engagement exceptionnel, notre association demande au ministre de l’Intérieur d’attribuer la Médaille de bronze de la sécurité intérieure à la victime blessée.
Christophe Bentz et Didier Rouxel,
conseillers municipaux de Saint-Germain-en-Laye (Groupe Audace Pour Saint-Germain)
Il refuse d’adhérer à l’association patriotique : son église est détruite
Une église du diocèse de Zhengding (Chine) a été détruite par les autorités du pays, car le père Dong Baolu, curé de la paroisse, a refusé d’adhérer à l’Association patriotique catholique chinoise, contrôlée par le Parti communiste chinois.
La démolition a eu lieu alors que le père Dong, qui souffre d’hémiplégie (paralysie d’une partie du corps), était à l’hôpital pour un contrôle. Il a indiqué par ailleurs qu’il est le seul parmi les quelque 100 prêtres du diocèse à avoir refusé de prêter allégeance à l’Église officielle contrôlée par le Parti.
En 2018, la Chine et le Vatican ont signé un accord sur la nomination des évêques, qui a été renouvelé en octobre 2020. Malgré cela, la persécution contre la communauté catholique, en particulier l’Église dite souterraine, n’a pas cessé. L’étau semble même s’être resserré autour des catholiques chinois qui voient leur autonomie réduite à peau de chagrin. Le 1er juin, le gouvernement a ainsi interdit aux Églises d’utiliser leurs finances sans en référer au PCC en amont.
I-Média – Martial Bild : Défaire le parti des médias
Jules Blaiseau reçoit, pour la dernière émission d’I-Média avant les vacances d’été, Martial Bild. Ce dernier revient, en exclusivité pour I-Média, sur son nouvel ouvrage : « Défaire le parti des médias ». Echange de 36 minutes sur la caste médiatique et son véritable fonctionnement.
Production électrique : Pourquoi vouloir tout changer ?
Action Écologie présente une nouvelle étude sur la production électrique « écologique » :
Production électrique “écologique” : la France gagne le match contre l’Allemagne (et le reste du monde)… Pourquoi vouloir tout changer ?
Écrite par Rémi Jardot, normalien agrégé et doctorant en ingénierie, cette étude compare les systèmes français et allemand de production d’électricité. Il en ressort que la France est sur-performante sur la question des émissions de gaz à effet de serre tandis que l’Allemagne a des résultats désastreux. Pourtant, cette dernière a mis en place une politique électrique ambitieuse et coûteuse consistant à fermer ses centrales nucléaires et à développer les sources d’électricité intermittentes (éolien et solaire). Les milliards que l’Allemagne a dépensés ne lui a pas permis de rattraper son retard : notre pays émet toujours 8 fois moins de gaz à effet de serre qu’elle.
D’où cette question : pourquoi notre pays devrait imiter son voisin d’outre-Rhin en dépensant un argent fou ? Au contraire, la France devrait conforter son modèle basé sur le nucléaire et l’hydraulique et investir dans d’autres secteurs beaucoup plus impactant sur la question du CO2 : le logement ou les transports par exemple. Alors que toutes les ONG environnementales sont peu ou prou pour le développement des énergies renouvelables intermittentes et soutiennent donc le modèle allemand, Action Écologie estime au contraire que le modèle français doit être conservé le plus longtemps possible. Le développement de l’éolien et du solaire pour la production d’électricité est une catastrophe économique, écologique et financière.
Voici la conclusion de l’étude :
Le système de production électrique français, basé essentiellement sur l’énergie nucléaire et l’hydraulique comparativement au système allemand, est bien plus performant en termes de rejet de gaz à effet de serre. Le scénario 100% renouvelable demanderait à notre pays de se diriger vers le modèle d’outre Rhin qui est beaucoup moins performant. Il paraît inconcevable aujourd’hui d’envisager que la France puisse faire mieux dans le domaine des émissions de CO2 liées à la production d’électricité. Assurément, si la France souhaite agir dans ce domaine, elle doit stratégiquement uniquement concentrer ses moyens sur les autres secteurs, transports et logement notamment.
Par ailleurs, les émissions de CO2 ne sont pas le seul sujet environnemental. Modifier le système de production électrique français en augmentant la part des énergies renouvelables intermittentes et en baissant la part du nucléaire aurait des conséquences environnementales désastreuses. D’abord parce que les centrales nucléaires sont des infrastructures existantes qui fonctionnent plutôt bien. Souhaiter les mettre au rebus est un acte anti-écologique par nature. Les principes de la sobriété nous imposent de conserver nos infrastructures le plus longtemps possible pour ne pas construire un système flambant neuf.
Ensuite, le développement de l’éolien et du solaire nécessite de construire et d’entretenir un système de production et de gestion parallèle à même de pouvoir pallier le manque de production lorsqu’il n’y a pas de vent ou pas de soleil. Pour produire la même quantité d’électricité, il faut donc multiplier par deux les investissements. L’impact environnemental négatif est évident car il faudra mobiliser beaucoup plus de matières premières et d’énergie pour maintenir ces deux systèmes de production ou de gestion. Il faudra aussi occuper beaucoup plus d’espace ce qui aura un impact important sur les paysages et la biodiversité.
Il apparaît ainsi que la position des grandes ONG environnementales et du parti La France insoumise est écologiquement irresponsable.
À quand un lieu de culte chrétien en Arabie saoudite ?
Communiqué de Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de L’Œuvre d’Orient, à l’occasion de la visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane en France :
À l’occasion de la venue en France du prince saoudien Mohammed ben Salmane, L’Œuvre d’Orient invite les autorités du Royaume d’Arabie saoudite à envisager la création d’un lieu de culte chrétien selon la lettre et l’esprit de la charte des Nations Unies concernant la liberté religieuse.
Peut-on avoir le même pour les fichés S, les islamistes… ?
Le Département de la Sarthe va doter les collégiens d’un bracelet connecté afin d’effectuer des tests.
Le Département dotera les collégiens d’un bracelet connecté afin d’effectuer les tests. Dès la rentrée de septembre 2022, tous les élèves de 6ème des 75 collèges de la #Sarthe bénéficieront du dispositif, qui sera mis en place progressivement à l’ensemble des collégiens sarthois. pic.twitter.com/NJye51zc7x
— Département de la Sarthe (@sarthefr) June 23, 2022
Petit aperçu du clip du 40e pèlerinage de Chrétienté
Merci @ndchretiente sur Instagram :
« Pour vous faire patienter jusqu'à la rentrée, petit aperçu du clip de ce 40e pèlerinage de Chrétienté qui sortira en septembre ! » pic.twitter.com/Ae4iOKqohT
— Foxity (@Foxity78) July 27, 2022
Ateliers obligatoires sur le “genre”, les “LGBTQIA+phobies”, la “société inclusive”, le climat à Sciences Po Toulouse



David Lisnard, maire de Cannes, parle d’asservissement intellectuel. Comme le dit Marion Maréchal, sinon il y a l’ISSEP, qui forme des esprits libres.
Le couteau du jour
Un homme originaire d’Afghanistan a agressé au couteau plusieurs passants dans les rues du Mans mercredi 27 juillet. L’individu est suspecté d’avoir poignardé deux personnes aux abords et a été interpellé par la police.
Portant une barbe noire il est entré dans un supermarché en hurlant des choses incompréhensibles, décrit un client, qui ajoute :
“Il faisait peur, tout le monde était interloqué, stressé. Un employé lui aurait demandé de se calmer avant que l’homme n’obtempère et se dirige dans le rayon des ustensiles de cuisine.“
Introduction à l’apologétique
Claves publie une série d’articles apologétiques pour défendre la foi par la raison.
Elle commence par la question la plus fondamentale : Dieu existe-t-il ? Le sujet semble peu intéresser nos contemporains, Dieu est oublié et cet oubli a des conséquences dramatiques dans nos sociétés. Il appartient donc aux chrétiens d’être témoins de la vérité de Dieu, par toute leur vie d’abord, mais aussi en étant prêt à user des armes de la raison pour défendre son existence.
Le deuxième article s’interroge sur l’existence du mal. Si Dieu existe, pourquoi le mal ? C’est une objection majeure à l’existence de Dieu : le mal existe, qui semble contraire à Dieu.
Le troisième article se penche sur la Sainte Trinité : mystère ou absurdité ? Croire en Dieu semble aujourd’hui bien anachronique, que dire de la Trinité ? Par le signe de la croix, nous affirmons le plus grand mystère de notre foi : « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. » Première étrangeté : le mot « nom » est singulier alors que l’on nomme trois personnes. On est déjà là au cœur du mystère : affirmation d’un seul Dieu, comme aussi de trois personnes égales mais distinctes.
Quatre autres articles seront encore publiés.

