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A J-3 de Noël, le Gazgate de l’Europe et de l’Azerbaïdjan, qui continue son blocus des Arméniens du Haut-Karabakh, avec des morts à la clef

Par Antoine Bordier, avec la collaboration d’Irina Manoukian

Depuis le 12 décembre dernier l’Azerbaïdjan, qui fournit en gaz l’Europe, continue son opération de blocus des 120 000 Arméniens du Haut-Karabakh. Le gaz a été rétabli seulement 3 jours après avoir été coupé en toute illégalité. Alors que la présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Leyen, se félicite du dernier accord signé avec son nouvel allié Ilham Aliev, les Arméniens vivent en sursis. Echange gaz contre Arméniens…Reportage sur le Gazgate qui fait, déjà, des morts.

Et dire que l’Azerbaïdjan est devenu l’allié énergétique de l’Union Européenne et de la France. Face à la Russie, à Vladimir Poutine, à Gazprom, il fallait bien un plan B, pour nous chauffer cet hiver. Et, nous y sommes. Il est vrai que l’Azerbaïdjan, dont la capitale est Bakou, sur les bords de la mer Caspienne, est riche en gaz et en pétrole. Mais, elle n’est pas une démocratie. Elle est classée 128e sur 180 selon les experts de Transparency International – cette organisation mondiale qui alerte, note et commente le niveau de droit, de justice et de corruption de 180 pays dans le monde. La Russie est pire et la Turquie ferait mieux (96e sur 180). L’Arménie est le bon élève de la classe (58e), mais cela ne suffit pas. Un grand professeur de droit, croisé sur le chemin qui mène à la célèbre Université Paris-Panthéon-Assas, répondait, dernièrement, à ce qui se passait dans le Caucase : « Il n’y a plus de droit international… » Les temps sont, donc, au retour à la barbarie, à la loi du plus fort, au mépris des droits humains. Et, c’est ce que (re)vivent les Arméniens en ce moment. La Messe serait-elle dite pour l’Arménie, la première nation à avoir embrassé le christianisme ?

Le temps de l’amitié franco-arménienne, malgré les déclarations et les bonnes intentions, toutes récentes, de l’Assemblée nationale et du Sénat, des élus et des maires de France, qui appellent à sanctionner l’Azerbaïdjan, semble, lui-aussi, révolu. Emmanuel Macron serait-il coincé, pour rester sans voix à ce point ? Il ne bouge plus le petit doigt. Il ne sécurise ni l’Arménie, ni le Haut-Karabakh, pieds et mains liés à Poutine, qui joue un double-jeu. Quant à Aliev, il veut « chasser ces chiens », autrement dit, les Arméniens. Il ne s’en est jamais caché. Emmanuel Macron continue à serrer des mains. Il fait l’accolade, évoque les dossiers. Il est allé jusqu’à mettre en garde. A rappeller qu’il faut respecter le cessez-le-feu. Mais, c’est tout. Son accolade s’est transformée en langue de bois. Il n’intervient plus pour demander au tyran de lever le blocus. Il n’envoie pas de militaires ni d’armes comme en Ukraine. Et, du côté de l’Europe ?

Un Arménien ne vaut pas un Ukrainien. Et, le gaz azéri vaut bien un sacrifice.

Le Gazgate d’Ursula von der Leyen

Rappelez-vous cette dame à la chevelure blonde, qui reste debout pendant que ces messieurs s’assoient dans de confortables fauteuils, le 6 avril 2021, au palais du dirigeant turc, Recept Tayyip Erdogan. Charles Michel, le président du Conseil de l’Europe, a manqué d’élégance. Mais passons cet incident protocolaire, qui reste symbolique de la passivité, voire la soumission, dont est capable l’Europe à l’égard de la Turquie et de ses alliés comme l’Azerbaïdjan.

Un an plus tard, le 18 juillet 2022, afin d’affaiblir encore plus la Russie et de lui couper toute ressource européenne (1 à 2 milliards d’euros par jour), la présidente de la Commission européenne signe avec le président de l’Azerbaïdjan un accord historique sur le gaz. D’une dépendance à l’autre…il n’y a qu’un pas, qu’un contrat, qu’une signature, qu’un déshonneur. Cette fois-ci Ursula von der Leyen a bien son siège. Et, il est cousu d’or. Elle est bien assise à côté d’Ilham Aliev. Au même moment, en France, une centaine d’élus de tous les partis dénonçaient cet accord. En le paraphant, l’Europe s’allie avec un dirigeant qui joue un double-jeu, et qui continue à collaborer avec Poutine. Les portes de l’enfer sont de nouveaux grandes ouvertes…

Faut-il rappeler qu’Ilham Aliev est sorti victorieux d’une guerre de 44 jours, qui a fait 5 000 morts du côté Arménien, en utilisant des armes interdites par la Convention de Genève, comme les bombes à sous-minutions et les bombes au phosphore ?

Pour les Ukrainiens, leur utilisation est un crime de guerre, pour les Arméniens…un détail.

Pire, l’Azerbaïdjan et la Russie, avant l’invasion en Ukraine, ont renforcé leurs alliances. Selon Nerses Kopalyan, qui enseigne à l’Université du Nevada, spécialisé sur les questions de sécurité internationale et de géopolitique, la Russie a investi dans la production et la distribution de gaz…en Azerbaïdjan. Les Russes y sont associés à hauteur de 20%. La lie jusqu’au bout ? En tout cas, le double-jeu fonctionne à plein régime.

Les Caucasiens et les Slaves sont de redoutables joueurs d’échecs, pendant que les Occidentaux sont de naïfs joueurs de dames.

Enfin, cet accord est d’autant plus scandaleux, que la présidente de la Commission européenne n’a jamais dénoncé les agressions de l’Azerbaïdjan en Arménie, depuis le 13 septembre. Et, encore moins, ce blocus.

La guerre de 44 jours, bis repetita ?

Le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan bombardait le Haut-Karabakh, cette région montagneuse qui se situe sur son territoire, à une dizaine de kilomètres de l’Arménie, et, qui est peuplée à 95 % d’Arméniens. C’est leur terre ancestrale. Ils ne la quitteront jamais. Dès le 27, les civils sont touchés, et plusieurs centaines de morts sont à dénombrer. Les Azéris avancent vite, trop vite. Les positions arméniennes tombent l’une après l’autre. Des cessez-le-feu, sous la houlette de Vladimir Poutine, encore lui, ne sont pas respectés. La guerre continuera jusqu’au 10 novembre, date du cessez-le-feu.

Pour bien comprendre ce qui se passe dans cette région du monde, la Transcaucasie, à plus 4 000 kilomètres de Paris, il faut se replonger dans l’histoire. Et, faire de l’histoire comparée. Vous avez d’un côté l’Arménie, qui existe depuis 3 000 ans, et l’Azerbaïdjan, qui existe officiellement depuis…1917. Les Arméniens remonteraient, même, au temps de Noé, à cette figure patriarcale biblique. Avec sa famille, sa tribu, Noé est le seul survivant du déluge. Son arche finit sa course au sommet du mont Ararat.

Plus tard, l’Arménie est à son apogée au 1er siècle avant Jésus-Christ, lorsque son royaume, appelé le Royaume d’Arménie (des 3 mers), s’étend de la Méditerranée (du Liban), jusqu’à la mer Noire et la mer Caspienne. Les Arméniens deviennent chrétiens vers 301 (ou 311 en fonction des historiens). L’Arménie est conquise à plusieurs reprises et perd ses territoires, au profit des conquérants, romains, byzantins, perses, arabes, turcs et mongols. Les premières tribus turcophones (la dynastie des Seldjoukides) n’arrivent dans le Caucase que vers la fin du 10e et au 11esiècle. Puis, au 17e siècle, l’Arménie se réduit encore un peu plus. Elle est bordée à l’ouest par l’empire Ottoman. Elle s’étend de Samsun et Sis (la capitale perdue du Royaume arménien entre le 12e et 14e) au Karabakh. L’Azerbaïdjan actuel étant occupé par les Perses.

Au 19e siècle, c’est la Russie qui régit ce territoire. Les Perses se retirent.

Une guerre sans fin

Tout va changer au 20e siècle avec le génocide, l’avènement de l’URSS et la chute de l’Empire ottoman. En 1915, le génocide perpétré par les Ottomans frappe 1,5 millions d’Arméniens, accusés de trahison. La Première Guerre mondiale va défaire cet empire qui vit, alors, sa première révolution.  En 1921, Staline donne les terres du Haut-Karabakh et du Nakhitchevan (terres arméniennes également, qui se situent au sud-ouest de l’Arménie) à l’Azerbaïdjan qui n’a que 4 ans d’existence. L’Arménie elle, aussi, est devenue une république qui tombe sous le joug bolchévique.

En 1988-1991, après la chute de l’URSS, l’Arménie et l’Azerbaïdjan s’affrontent de nouveau. Le Haut-Karabakh a déclaré son indépendance, ce qui ne plaît pas du tout au pouvoir azéri. L’Arménie sort victorieuse de cette guerre, en 1994, et retrouve une partie de son territoire devenue la République d’Artsakh. En 2020, l’Azerbaïdjan reprend les hostilités. C’est la guerre de 44 jours.

Un blocus ou une épuration ethnique ?

Depuis le 12 décembre, les informations provenant du Haut-Karabakh (des 30% de ce qu’il reste des terres arméniennes) sont alarmantes. Les Azéris ont profité de la Coupe du monde de football, pour organiser le blocus de la République d’Artsakh, où vivent 120 000 personnes dont 30 000 enfants. La route principale qui relie ce haut-plateau à l’Arménie est coupé. Il s’agit du corridor de Latchin. Ils ont coupé, aussi, le gaz (rétabli trois jours plus tard). Alors que l’Europe se chauffait avec le gaz azéri, les Arméniens eux avaient froid. Très froid, même, avec des températures chutant en-dessous des -5°C.

Ruben Vardanyan, le nouveau ministre d’Etat (l’équivalent du Premier ministre) avait lancé son SOS :

« Ma première communication, en ma nouvelle qualité de ministre d’État d’Artsakh, est de la plus haute urgence. En ce moment, le peuple du Karabakh est au bord d’une catastrophe humanitaire. Nous avons besoin de votre aide. Dans la matinée du 12 décembre, l’Azerbaïdjan a bloqué la seule route reliant l’Artsakh au reste du monde [il s’agit du couloir de Latchin, que l’Azerbaïdjan interdit, également, aux journalistes], prétendant procéder à des “ vérifications environnementales ”. Les 120 000 habitants de la République, dont 30 000 enfants, se sont retrouvés dans un isolement complet. La seule route de vie qui est utilisée pour livrer toutes les marchandises à l’Artsakh – de la nourriture aux médicaments – a été coupée pour la deuxième fois en un mois, sans indication de quand ce blocus sera levé. » 

Des morts…et des SOS

Il y a deux jours, le premier mort a été officialisé. Il s’agit d’un des 11 malades en phase critique, et qui avait besoin d’être soigné sur Erevan. 4 devraient suivre le même chemin mortifère, si le blocus n’est pas levé dans les 24h. Des personnes âgées sont mortes, également, en raison du froid.

De leurs côtés, les enfants s’adaptent. Dans une école de Stepanakert, ils se sont adressés au reste du monde en écrivant sur leur tableau : NOUS AVONS LE DROIT A L’EDUCATION. WE HAVE THE RIGHT TO EDUCATION.

Une mère de famille, de son côté, a lancé ce SOS :

« Nous sommes confrontés à un problème alimentaire, il y a des files d’attente dans les magasins, on donne une quantité limitée de pain, de sucre, d’huile, et il y a des magasins qui ne fonctionnent plus. Ils sont fermés par manque de nourriture nécessaire. Les mères avec des enfants sont confrontées à de gros problèmes, car elles ne trouvent pas d’aliments pour les bébés, et d’articles d’hygiène pour leurs enfants. Nos enfants sont privés du droit à l’éducation. Il est difficile de trouver certains types de médicaments dans les pharmacies, tels que les antipyrétiques, les antihypertenseurs, nous avons des patients qui ont besoin de soins médicaux urgents.  Les possibilités de services médicaux ont été limitées pour nous. Nous avons des enfants qui ont besoin d’une assistance médicale en Arménie. Il y a un manque des médicaments dans les hôpitaux. »

Seul, face au silence du reste du monde

Les regards apeurés et suppliants de ces enfants se tournent vers les grands décideurs de ce monde. L’ONU, Joe Biden, la France, Emmanuel Macron et l’Europe vont-ils taper du poing sur la table et dire à Ilham Aliev : ça suffit, laissez-les vivre ! A J-3 de Noël, ce serait un fort message de courage pour la…Paix !

La catastrophe annoncée est, malheureusement, en cours. Et, si elle n’était que le prélude à des manœuvres barbares plus importantes : une invasion des 30% restants du Haut-Karabakh ? Et, s’il s’agissait, finalement, d’une épuration ethnique ? Si tel était le cas, cela voudrait dire que le génocide de 1915 est, toujours, en cours.

Face à ce silence très inquiétant du reste du monde, les manifestations, les réunions continuent à Stepanakert, autour du président Arayik Haroutiounian et de son ministre d’Etat Ruben Vardanyan. En ligne de mire : la fin du blocus, la reconnaissance internationale de l’Artsakh, et Noël, qui sera fêté, chez ces chrétiens apostoliques, le 6 janvier. « Nous ne baissons pas les bras ! » C’est certain, les Artsakiotes, eux, ont du courage.

Reportage réalisé par Antoine Bordier en collaboration avec Irina Manoukian

Copyright des photos A. Bordier, gouvernement de l’Artsakh et AFP

La CEDH a désormais totalement enterré la défense de la liberté d’expression

Entretien donné par Nicolas Bauer, juriste au centre européen pour le droit de la justice (ECLJ), à Sud Radio sur le jugement Zemmour contre France, rendu hier par la CEDH :

Ce jugement s’avère être « la suite logique de précédentes décisions de la CEDH”, déclare Nicolas Bauer. En déboutant Zemmour, la CEDH s’appuie sur sa précédente décision “Jean-Marie Le Pen contre la France” de 2010, quand elle avait rejeté une requête très similaire. Le fondateur du FN s’était vu maintenir sa condamantion pour avoir simplement déclaré que

« le jour où nous aurons non plus 5 millions, mais 25 millions de musulmans, ce seront eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux ».

La décision s’appuie également sur son précédent jugement “E.S. contre Autriche”. La CEDH avait, par ce jugement de 2018, validé la condamnation d’Elisabeth Sabaditsch-Wolff, conférencière autrichienne du parti FPÖ, pour avoir considéré que « les musulmans entrent en conflit avec la démocratie et notre système de valeurs » et pour avoir qualifié de « pédophilie » la relation entre Mahomet et sa femme Aïcha âgée de neuf ans.

L’affaire met également en lumière le biais idéologique de certains juges qui composent la cour européenne. C’est le cas de Mattias Guyomar, au nombre des juges qui se sont prononcés dans l’affaire Zemmour. C’était le favori d’Emmanuel Macron lors de son élection à la CEDH en 2020 et que celui-ci n’a jamais fait mystère de son engagement très à gauche.

Le fait que la CEDH valide cette condamnation « montre que la défense du programme politique d’Éric Zemmour peut être censurée ».

« Cela pose une question démocratique, car cette censure restreint les possibilités d’Éric Zemmour de soumettre un tel programme aux électeurs et de tenter de les convaincre ». « Il sait maintenant qu’un court passage télévisé sur l’immigration peut lui coûter 3 000 euros et que sa liberté d’expression ne sera pas défendue par la CEDH. »

« Il voulait la convertir de force à l’islam. »

Une jeune femme de 24 ans a été violemment agressée la semaine dernière par son ex-conjoint à Blois.

Quelques jours avant l’agression, Chloé avait rompu avec son compagnon. L’homme était violent et il voulait la convertir de force à l’islam. Il continuait de la harceler et de la suivre.

Cela avait poussé Chloé à porter plainte au commissariat dans l’espoir de bénéficier d’une protection policière. Sauf qu’on lui aurait dit de revenir plus tard. Deux heures après, chez elle, son ex-compagnon se livre à un déferlement de violences avec de très nombreux coups portés à la tête. Elle est depuis hospitalisée dans un état grave.

L’IGPN, la police des polices, est saisie.

Erdogan ou la poursuite de la marche islamo-nationaliste turque

D’Antoine de Lacoste dans Fideliter :

L’appétit du sultan turc est sans limite. De la Libye à l’Azerbaïdjan en passant par la Syrie et la Méditerranée orientale, Erdogan est sur tous les fronts et en ouvre même d’autres.

Sa première intervention extérieure a visé la Syrie. Pourtant, il entretenait de bonnes relations avec Bachar el-Assad jusqu’à la guerre. Lorsque celle-ci éclata en 2011, Erdogan conseilla à son ami d’alors de lâcher du lest et de faire entrer les « rebelles » au gouvernement afin d’associer davantage la majorité sunnite à l’exercice du pouvoir. Il y a en effet au moins 70% de sunnites en Syrie. Beaucoup de sunnites ont soutenu le régime alaouite de Bachar mais l’ensemble des combattants islamistes provenait bien de cette communauté.

Connaissant la vraie nature islamiste de ses adversaires, le Président syrien n’en fit rien ce qui ulcéra le sultan. Dès lors, il fit tout pour abattre son nouvel ennemi. Il commença par financer et armer plusieurs groupes islamistes turkmènes, très présents dans le nord-ouest de la Syrie. Puis il laissa passer les volontaires du monde entier venus faire le jihad contre Bachar, l’impie alaouite. Les fractures de l’islam sont très profondes.

Cette mansuétude envers les futurs combattants de Daech lui valut de sérieux ennuis avec ses alliés occidentaux de l’OTAN.. Eux-mêmes avaient largement financé et armé plusieurs groupes islamistes prétendument modérés mais passons. Sommé de changer d’attitude, le sultan dut s’exécuter et ferma ses frontières. Daech ne lui pardonna pas et la Turquie subit plusieurs attentats meurtriers, en particulier à l’aéroport d’Istanbul.

L’affaire aurait pu en rester là mais survint la question kurde. Profitant de la nouvelle faiblesse militaire de la Syrie, les Kurdes s’octroyèrent une large autonomie de fait dans le nord et le nord-est. Erdogan n’accepta pas cet état de fait et, profitant d’un accord tacite américain, envahit la Syrie pour couper en deux le territoire kurde, la Rojava. En réalité, il comptait occuper tout le nord du pays mais les Russes l’arrêtèrent.

Parallèlement, l’armée turque s’installa dans la poche d’Idleb, au nord-ouest, dernier bastion islamiste de Syrie. Elle y retrouva ses milices alliées turkmènes mais aussi le groupe terroriste Front al-Nosra rebaptisé Hayat Tahrir al-Cham (HTS) afin d’adoucir son image.

Une sorte de co-gestion s’est installée, avec l’aval russe. Les règlements de comptes y sont nombreux et la misère totale. C’est d’ailleurs dans cette poche que les forces spéciales américaines ont liquidé le chef de Daech, ce qui en dit long sur l’efficacité de la gestion turque.

Les affaires du sultan se passent beaucoup mieux en Libye. Après la désastreuse intervention occidentale, voulue par Nicolas Sarkozy, qui aboutit au renversement de Kadhafi suivi de son assassinat, le chaos s’est installé dans le pays. Les destructeurs partis, deux pays se sont installés, recueillant ainsi les fruits de l’absurde agression franco-anglo-américaine : la Turquie et la Russie.

Chacun a choisi son camp.

Les Russes ont opté pour le maréchal Haftar, patron de la Cyrénaïque à l’est et les Turcs ont préféré le premier ministre « officiel » Sarraj auquel a récemment succédé Abdelhamid Dbeibah qui gouverne l’ouest. Chacun a amené ses mercenaires : Wagner pour la Russie et des islamistes syriens pour la Turquie. Au moins on sait à quoi sert la poche d’Idleb.

Haftar a entrepris il y a quelques mois la conquête de l’ouest. Arrivés aux portes de Tripoli, ses hommes furent brutalement arrêtés non par les médiocres mercenaires islamistes mais par les fameux drones Baybekar, du nom du gendre d’Erdogan qui en dirige la fabrication dans toute la Turquie. L’Alliance atlantique était censée patrouiller en Méditerranée pour empêcher les trafics d’armes à destination de la Libye mais elle laissa consciencieusement passer tous les navires turcs qui se livraient à cette activité. Sauf une fois. Une frégate française, le Courbet, voulut s’approcher d’un cargo archi-repéré depuis longtemps mais une frégate turque s’interposa et illumina au radar le navire français. Cette illumination constitue le dernier stade avant le tir. Les marins français ont reçu l’ordre de se retirer sans insister comme il se doit…

Cet incident aurait pu entraîner de graves sanctions contre la Turquie mais, protégée par l’Amérique qui ne veut pas que les amis des Russes l’emportent en Libye, elle jouait sur du velours.

Tout en étant rivaux, les deux pays se parlent et se sont gentiment partagés les puits de pétrole libyens. Une majorité est revenue à la Cyrénaïque, le reste à la Tripolitaine et la ligne de séparation entre les deux est scrupuleusement respectée.

Distrayant résultat de cette brillante opération occidentale qui détruit la Libye puis laisse les Turcs et les Russes se partager ensuite le pays, tout cela sur fond d’immigration massive que Kadhafi n’est plus là pour contrôler.

En tout état de cause, le terrain libyen est incontestablement un succès pour Erdogan sans l’intervention de qui le maréchal Haftar camperait aujourd’hui à Tripoli. De plus, l’accord maritime passé avec la Libye justifie à lui seul tout l’investissement réalisé dans cette région. Nous y revenons plus loin.

Mais son triomphe est la guerre du Haut-Karabah. C’est une histoire qui était un peu oubliée après que les Arméniens eurent écrasé les troupes azéries à l’issue d’un conflit de plusieurs années qui s’est achevé en 1994. Depuis, le Haut-Karabagh sans être officiellement rattaché à l’Arménie, était sous sa protection. Elle n’était plus une enclave et semblait n’avoir rien à craindre.

Les Azéris rêvaient cependant de revanche et Erdogan sut lui donner une forme : des drones tout neufs, payés par le pétrole dont ce pays a la chance d’être richement doté, contrairement à l’Arménie qui n’a rien d’autre que son courage et sa foi. Les chars arméniens furent décimés et, sans l’intervention russe, la totalité du Haut-Karabagh serait tombée entre les mains du dictateur Aliev. Peu importe que les Azéris soient chiites, Erdogan n’est pas saoudien et sa stratégie géopolitique ne s’arrête pas à ce genre de considération : l’essentiel est qu’ils soient musulmans.

Cette campagne permet à la Turquie de se rapprocher de la Mer Caspienne et d’entrevoir une ouverture vers les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale largement peuplées de turkomans. Elle a toutefois sa limite car Erdogan rêvait de voir ses troupes participer à la surveillance du cessez-le-feu aux côtés des Russes. Poutine a dit niet et le sultan dut s’incliner. La Russie est bien le seul pays à contenir la Turquie quand elle déborde.

Mais, profitant de la situation en Ukraine, les Azéris viennent de relancer les hostilités contre l’Arménie. Cette fois, ce n’est pas le Haut-Karabah qui a été visé mais l’Arménie elle-même. Des combats violents se sont déroulés, causant plusieurs dizaines de morts de chaque côté. Cette agression, qui n’a pu se faire qu’avec l’aval d’Erdogan, est très inquiétante.

Les résultats du sultan sont moins brillants en Méditerranée orientale.

Obsédé par sa dépendance au gaz et au pétrole russes, Erdogan a suivi avec beaucoup d’attention les découvertes de gisements de gaz en Méditerranée orientale. Mais les principaux bénéficiaires (Israël, l’Egypte, le Liban et Chypre) ne voyaient pas d’un bon œil l’intrusion de l’indésirable dans la manne à venir. Opportunément, la pléthore d’îles grecques dans la région créent des droits légitimes pour la Grèce qui devient ainsi un passage obligé d’un futur gazoduc transportant ce gaz méditerranéen vers l’Europe. De ce fait, la Turquie ne dispose d’aucun droit maritime particulier lui permettant de bénéficier de recettes du gaz.

Erdogan a alors multiplié les intimidations autour de Chypre, empêchant les bateaux gaziers de Total et de l’italien Eni de procéder à leurs explorations. Surtout, lors de son rapprochement avec la Libye tripolitaine, il a signé avec cette dernière un improbable accord de partage maritime des eaux méditerranéennes reliant la Libye à la Turquie. Les doits grecs sont balayés et, d’une certaine manière, la Crète est engloutie.

Inutile de préciser que cet accord, signé contre toutes les règles du droit international, n’a aucune valeur et ne s’impose à personne. Qu’importe ! Ce qui compte c’est le symbole afin de bien montrer à tous que la Turquie ne laissera pas passer le gaz méditerranéen sous ses yeux sans réagir. Ce dossier va entraîner encore bien des tensions.

Le moteur connaît donc des ratés mais il faut bien reconnaître que, globalement, l’espace géopolitique turc s’enrichit progressivement.

L’expansion en Afrique par exemple, se fait lentement mais sûrement. Les Américains ont déserté ce continent trop compliqué pour eux. Les Français sont en train de mettre la clé sous la porte et ce sont trois compères bien connus qui, d’accords en rivalités, grignotent gentiment ces territoires aux sous-sols si intéressants : Russie, Chine et Turquie ont bien compris que, comme en Libye, il y a des places à prendre en Afrique noire. De la Centrafrique à Djibouti en passant par la Somalie ou le Mali, la chasse est ouverte. Les investissements, notamment dans les ports, sont acceptés avec joie par les dirigeants du moment : les acheteurs savent mettre le prix et, contrairement aux occidentaux, épargnent à tous les leçons de morale sur les droits de l’homme guère prisées en Afrique.

La Turquie dispose en outre d’un atout supplémentaire, ses drones. « La diplomatie des drones » connait un succès croissant et suscite beaucoup d’intérêts de la part de nombreux chefs d’Etat africains. Ils sont un peu chers, mais si efficaces ! Quand on pense que la France a pris un retard considérable dans ce domaine car le drone fut longtemps jugé éthiquement discutable. Il est certain qu’un missile c’est beaucoup plus propre…

Erdogan s’est également rapproché d’un terrain brûlant : l’Ukraine. Là-aussi des drones ont été vendus à un pays qui se réarmait massivement jusqu’à l’intervention russe.

L’Ukraine étant ruinée, on ne sait pas très bien qui paye mais, incontestablement, des livraisons ont eu lieu.

Toutefois, son coup de maître fut sa médiation pour la levée du blocus d’Odessa afin de permettre l’exportation des céréales. Les Ukrainiens ont dû déminer ce qu’ils avaient miné et de nombreux bateaux, soigneusement inspectés par les Russes, quittent Odessa pour livrer le blé ukrainien à travers le monde.

Ce tableau plutôt favorable ne doit cependant pas obérer les grandes difficultés que connaît le pouvoir turc dans ses propres frontières. L’inflation galope (plus de 70%), la récession est là et le niveau de vie baisse très sensiblement. Le mécontentement est réel et les pertes d’Istanbul, Ankara, Antalya et Adana aux élections municipales de 2019 constituent de graves avertissements pour Erdogan. Les résultats de l’AKP (parti du sultan) sont bien meilleurs dans les campagnes (bien plus islamistes que les villes), mais tout de même, l’inquiétude grandit.

Le moment décisif interviendra en juin 2023 avec les élections présidentielles et législatives. Un moment périlleux pour le sultan.

Mais pour bien comprendre le fonctionnement d’Erdogan et, au-delà, de la Turquie, le fait religieux doit impérativement être pris en compte.

Contrairement à ce qui est trop souvent dit ou écrit, on ne peut séparer en Turquie le fait national du fait religieux. Ceux qui opposent le laïc et athée Mustapha Kemal à l’islamiste Erdogan se trompent. Le pouvoir turc, que ce soit du temps de l’Empire ottoman comme celui de la république turque, c’est l’alliance du sabre et du turban, selon l’heureuse expression de Jean-François Colosimo.

La différence d’un dirigeant (ou souverain) à l’autre, c’est que le balancier va alternativement pencher un peu plus vers le sabre ou un peu plus vers le turban. Mais cette oscillation ne doit pas faire illusion : l’Empire ottoman a été bâtie sur l’islam et les conquêtes militaires. Le sort des chrétiens ne fut dans l’ensemble guère enviable sans toutefois donner lieu à des exterminations systématiques, hormis les cas de révoltes, les Serbes en savent quelque chose.

Pour les chrétiens, le statut était celui de la dhimitude, bien connu. L’empire ottoman y trouvait son avantage avec des prélèvements fiscaux considérables. Les populations grecques et arméniennes étant travailleuses et douées pour le commerce, leur niveau de vie pouvait être confortable. Ainsi, chacun y trouvait son compte.

Tout changea avec l’affaiblissement progressif de l’Empire. Une nouvelle génération ambitieuse apparut et se regroupa au sein de différents mouvements nationalistes, comme les Jeunes Turcs. Souvent athées, parfois francs-maçons, ils rêvaient d’une république. Mais elle s’appuierait sur deux piliers : le nationalisme et l’islam, ciment de la nation. C’est donc logiquement à ce moment que les massacres de chrétiens apparurent avec, comme apothéose, l’épouvantable génocide arménien de 1915.

La guerre de reconquête entreprise par Mustapha Kemal après la guerre permit en outre la reprise de la côte égéenne d’où les Grecs furent chassés après 3000 ans de présence.

La Turquie était purgée de ses éléments chrétiens, donc exogènes. Le sabre avait permis la mise en place exclusive du turban. La Croix avait été chassée. Certes, le voile fut banni de l’espace public et l’habillement occidental devint de rigueur. Mais cela ne changea rien au fait que l’islam restait le ciment de la nation.

Erdogan n’est que le prolongement de cette tradition islamo-nationaliste. Même s’il est proche des Frères musulmans et fréquente la mosquée, ce que ne faisait guère Mustapha Kemal, sa politique n’est que la continuité de la tradition turque, avec en prime la reprise d’ambitions expansionnistes.

Antoine de Lacoste

La France est un roman d’amour

Retrouvez la dernière conférence des Eveilleurs. Au cours de cette soirée du 5 décembre 2022, Philippe de Villiers a fait souffler le vent de la grande Histoire, en passant par Charette, Saint Louis, Jeanne d’Arc, Clovis, jusqu’au destin improbable d’un petit luthier vendéen. Pour que les jeunes français se réapproprient leur Histoire, leurs héros et leurs légendes. Parce que, et c’était le thème de cette soirée, la France est un roman d’amour.

Le Noël du pape (épisode 4)

Suite de conte de Noël dont les précédents épisodes peuvent être lus ici, là et là.

La basilique Saint-Pierre à Rome, le 24 décembre 2022.

Neuf mille personnes se serrent dans la basilique. Une foule immense a bravé le froid et se presse sur la place Saint-Pierre devant les écrans géants. Une nuée de journalistes et de caméramans ont pris place dans la tribune de la presse.

La messe de minuit va commencer. Alors, à la surprise des trente cardinaux et de la centaine d’évêques présents, tandis que le chœur des chanoines de Saint-Pierre entonne l’introït grégorien « Dominus dixit ad me », le pape et les célébrants, revêtus d’ornements somptueux, s’avancent vers l’autel de la confession de saint Pierre, tout illuminé. « Le Seigneur m’a dit : Tu es mon Fils, aujourd’hui, je t’ai engendré. Pourquoi les nations ont-elles rugi ? Pourquoi les peuples ont-ils médité de vains projets ? Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Le Seigneur m’a dit : Tu es mon Fils, aujourd’hui, je t’ai engendré. »

Le cérémoniaire a su garder le secret. Il a préparé avec le Saint-Père et ses assistants la célébration de la messe pontificale selon l’ancien rite romain. La liturgie se déroule devant les caméras des journalistes admiratifs d’une splendeur à laquelle ils ne sont pas habitués.

La lecture une fois chantée en latin et lue en italien par un clerc tenant le rôle du sous-diacre, un diacre proclame l’évangile de la même manière, puis le pape est conduit à l’ambon pour l’homélie :

« Bien chers frères et sœurs, en cette nuit sainte, Jésus naît d’une jeune Vierge : il est le Sauveur, il est la Paix. Les anges l’annoncent à ces petits, à ces pauvres que sont les bergers, et comme signe, ils annoncent aux bergers qu’ils trouveront un bébé couché dans une crèche, une mangeoire d’animaux. Puis ils chantent dans le ciel : Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes objets de son amour !

Bien chers frères et sœurs, comme évêque de Rome, je voudrais dans l’humble mesure de mes possibilités travailler moi aussi à faire descendre sur l’Église et sur le monde un rayon de cette paix que Jésus est venu apporter. Je tiens à le faire par des gestes forts, plus que par des paroles. Jésus a apporté la paix sans rien dire, simplement en naissant dans la plus grande pauvreté, celle d’une mangeoire dans une étable. Je veux donner un grand signe de la volonté du pape d’apporter la paix dans l’Église, en célébrant cette nuit la messe selon le rite ancien.

Il ne doit plus y avoir de guerre liturgique chez les catholiques. Chacun doit pouvoir prier selon la forme qui l’aide le mieux à s’adresser au Seigneur, et si des catholiques jeunes et fervents préfèrent le rite ancien, je veux, cette nuit, donner l’exemple à tous les évêques du monde d’aller au-devant d’eux et de leur accorder ce qu’ils demandent. Dans un monde en guerre, montrons que la paix est au cœur de l’Église : « Bienheureux les pacifiques car ils seront appelés enfants de Dieu ! »

Mon homélie s’arrêtera là. Notre monde est menacé d’une terrible guerre mondiale. En cette nuit de Noël, la paix nous est venue par Marie, la mère de Jésus, jeune femme de 15 ou 16 ans. J’ai confiance dans le rôle que les femmes pourraient jouer en faveur de la paix aujourd’hui si menacée. Aussi ai-je proposé à une jeune femme de parler aux femmes et aux hommes de notre monde. Jeanne m’a demandé de pouvoir disposer d’une totale liberté d’expression. J’ai consenti. L’Église a confiance dans les femmes. L’Église a confiance en la jeunesse. »

(à suivre…)

Ouverture prochaine de La Cité de l’Histoire

Le 19 décembre, Franck Ferrand était invité de l’émission Culture Club de Christophe Mory sur Radio Notre-Dame pour évoquer l’ouverture prochaine de la Cité de l’Histoire à La Défense.

Grâce à des spectacles et animations technologiques et ultra-immersives, petits et grands revivent les grands évènements du passé, rencontrent les figures emblématiques de l’histoire de France et vivent de nouvelles émotions. Trois attractions principales, un espace entièrement dédié à l’Histoire, un univers inspiré de différentes époques… le tout imaginé par Franck Ferrand, mis en scène par Thierry Rétif et produit par Amaclio Productions (La Nuit aux Invalides, Eternelle Notre-Dame…).

La Clef des siècles est un parcours grandeur pour remonter le temps. De salle en salle, de personnage en événement, les visiteurs s’embarquent dans une enthousiasmante plongée à travers l’histoire de France. Des technologies de pointe permettent de démultiplier les sensations, pour un réalisme époustouflant. Température, humidité, sons, textures, courants d’air, mouvements… l’expérience est multiple. Le principe est de permettre aux visiteurs de toucher du doigt les siècles passés.

Hugo, l’homme révolutions est un spectacle en projection vidéo à 360°. Au cœur de l’action, les spectateurs sont entraînés dans la vie d’un personnage historique majeur. Au sein d’une vaste arène de forme elliptique, chacun se place où il veut pour admirer le spectacle qui se déroule tout autour des spectateurs. Le vidéomapping, technique originelle d’Amaclio, épouse les reliefs des monuments et les met en valeur. Le premier spectacle proposé a pour thème la vie de Victor Hugo, formidable témoin des évolutions et révolutions de son siècle, le XIXe. L’ellipse 360° permet d’appréhender par l’image et le texte cette période de profonds bouleversements pour la France.

Le couloir du temps est une frise chronologique géante, numérique et interactive, accessible en continu au sein de la Cité de l’Histoire. Par sa taille et son concept, ce Couloir du temps est novateur. Très visuelle, la frise chronologique permet aux visiteurs de découvrir librement 400 dates majeures de l’histoire du monde. Dans un espace en libre déambulation, 25 bornes tactiles sont à disposition du public et servent de support à une projection interactive pleine de surprises.

FDesouche : objectif atteint en 24h

Les gauchistes qui se réjouissaient déjà de voir fermer le site qui les met face à leurs contradictions peuvent ravaler leur joie… Alors que la cagnotte pour aider FDesouche à affronter les ennuis judiciaires est ouverte jusqu’au 31 décembre, il a fallu 24h pour arriver à l’objectif, preuve que les nombreux lecteurs le soutiennent. Pas besoin d’oligarque fortuné comme pour remettre à flots les journaux invendables comme Le Monde ou L’Humanité… Ce matin, l’objectif est largement dépassé :

« Un joyeux Noël dans la paix et la joie du Seigneur »

À l’issue du dernier conseil municipal de l’année, Émile Roger Lombertie, le maire Les Républicains de Limoges, a souhaité aux conseillers « un très joyeux Noël, dans la paix et la joie du Seigneur » :

Toute la gauche est au bord de la crise cardiaque. Au point de faire réagir le porte-parole du Rassemblement national Julien Odoul, qui a estimé que la polémique n’aurait jamais pris pour « les élus qui souhaitent un bon Ramadan à tous nos compatriotes de confession musulmane ».

Une église dégradée à Rouen

Au cours de la nuit du samedi 17 au dimanche 18 décembre, deux étudiants sont montés sur le toit de l’église Saint-Maclou à Rouen, avant de détruire au moins l’un des pinacles après l’avoir jeté au sol. Il s’agissait d’une petite tour en pierre située près des arches, sur un côté de l’édifice.

La Ville de Rouen a fait savoir que le pinacle qui avait été détruit, après avoir été poussé au sol, ne devrait pas être remplacé.

D’autres dégradations, elles aussi récentes, sont à déplorer : l’an dernier, le portail de l’église Saint-Patrice avait été tagué. Une autre fois, c’est un vitrail de l’église Saint-Godard qui avait été brisé.

Les deux étudiants ont été interpellés puis placés en garde à vue.

O Oriens

O Oriens, * splendor lucis ætérnæ, et sol iustítiæ : veni, et illúmina sedéntes in ténebris, et umbra mortis.

O Orient, * splendeur de la lumière éternelle, et soleil de justice : venez et éclairez ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort.

Paris : l’église Saint-Roch taguée par des anarchistes

Peu après la réception des joueurs de football à la Concorde, hier soir, des gauchistes s’en sont pris aux bâtiments. Ces anarchistes ont été tagué le Louvre avant de s’en prendre à l’église Saint-Roch. Le curé a porté plainte.

Protestant contre la dénaturation du mariage, Mgr Haas annule la messe d’ouverture du parlement du Liechtenstein

En signe de résistance contre le projet de dénaturer le mariage, déposé au Parlement du Liechtenstein, Mgr Wolfgang Haas a suspendu le traditionnel service religieux d’ouverture des sessions du Landtag. Dans un article publié au Journal officiel le 10 décembre ( « Vobiscum : Amtsblatt für das Erzbistum Vaduz » ), Mgr Haas écrit qu’une telle célébration liturgique n’a plus de sens

« au vu du comportement parlementaire de la grande majorité des membres de notre Landtag sur une question essentielle de l’éthique chrétienne ».

Il est important, « au sens de la crédibilité religieuse« ,

de résister et d’éviter toute forme de blanchiment ecclésiastique public ou institutionnel.

L’expérience montre que les conséquences d’une inconduite morale sont catastrophiques.

Dans son article, Mgr Haas faisait référence à sa déclaration publique sur la motion présentée au Parlement du Liechtenstein. Une déclaration qui

« se fonde sur les ‘considérations sur des projets de reconnaissance légale de la cohabitation entre personnes homosexuelles’ , émises par la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi, et ne découle pas simplement d’une opinion privée« .

Sa déclaration « n’a apparemment pas eu l’effet escompté au parlement du Liechtenstein, dont les membres appartiennent tous à l’Église catholique«, puisque la motion visant à élaborer le projet de loi a été renvoyée au gouvernement à une large majorité. Mgr Haas a clairement expliqué qu’il s’agissait d’un

« pseudo-mariage qui contredit à la fois le sentiment naturel et la loi naturelle rationnelle et, en particulier, la compréhension chrétienne de l’être humain tel qu’il correspond à l’ordre divin de la création« .

Le rédacteur en chef du portail d’information kath.ch, Raphael Rauch, a vivement critiqué l’article de l’archevêque de Vaduz. Le responsable de kath.ch dépend pourtant du Centre catholique des médias, une association fondée au nom de la Conférence épiscopale suisse et cofinancée par celle-ci.

Outre toutes les références au magistère de l’Église, Mgr Hass, prévenait déjà de la dérive du Parlement le 15 septembre dernier :

Comme l’ont rapporté les médias liechtensteinois, 15 députés présenteront une motion sur l’introduction du « mariage pour tous » le 21 septembre 2022. Cela m’amène à rappeler une fois de plus comme l’archevêché de Vaduz l’avait déjà précisé le 6 septembre 2010 , dans une déclaration sur le « Rapport de consultation du gouvernement sur la création d’une loi sur l’union enregistrée des couples de même sexe », qu’une telle institutionnalisation légale est inacceptable pour l’Église catholique, à la fois pour de véritables raisons de raison et sur la base de sa doctrine de la foi, qui est basée sur la révélation divine.

Dans ce contexte, tant le Gouvernement que la Maison princière et les parlementaires ont pris connaissance des « Considérations sur des projets de reconnaissance légale de la cohabitation entre personnes homosexuelles » présentées par la Congrégation romaine pour la Doctrine de la Foi et approuvées par le Pape Jean-Paul II en mars 2003 puis publié le 3 juin 2003.

Il dit explicitement :

« Dans le cas où un projet de loi en faveur de la légalisation des unions homosexuelles serait proposé pour la première fois dans une Assemblée législative, le parlementaire catholique a le devoir moral d’exprimer clairement et publiquement son désaccord et de voter contre le projet de loi. . Accorder son propre vote à un texte législatif aussi préjudiciable au bien commun de la société est un acte gravement immoral.

Au cas où le parlementaire catholique se trouverait en présence d’une loi déjà en vigueur favorable aux unions homosexuelles, il doit s’y opposer par les moyens possibles, en laissant une trace publique de son désaccord ; il s’agit de remplir le devoir de témoigner de la vérité.

La CEDH confirme la condamnation d’Eric Zemmour pour provocation à la discrimination religieuse dans ses propos sur les musulmans

Le 16 septembre 2016, M. Zemmour fut invité dans l’émission télévisée « C à vous » diffusée en direct à 19 heures sur la chaîne de télévision France 5 dans le cadre de la promotion de son livre intitulé « Un quinquennat pour rien » comprenant une introduction intitulée « La France au défi de l’Islam ». Il tint des propos qui lui valurent d’être cité par l’association Coordination des appels pour une paix juste au Proche-Orient (CAPJPO) devant le tribunal correctionnel de Paris sur le fondement de l’article 24 alinéa 7 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse (loi de 1881), qui réprime la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un
groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

Cinq propos en particulier firent l’objet de poursuite :

  1. La réponse « non » à la question de savoir « s’il y a des musulmans en France qui vivent dans la paix, qui n’interprètent pas à la lettre les textes du Coran, qui sont totalement intégrés » ;
  2. « Les soldats du djihad sont considérés par tous les musulmans, qu’ils le disent ou qu’ils ne le disent pas, comme des bons musulmans, c’est des guerriers, c’est des soldats de l’Islam » ;
  3. [Le Journaliste] : le terrorisme est apocalyptique – « Non mais c’est pas du terrorisme c’est du djihadisme. Donc c’est l’islam » – [Le journaliste] : la façon dont vous mettez un signe = entre djihadisme et islam- [Le requérant] : « Pour moi c’est égal » ;
  4. « Nous vivons depuis trente ans une invasion, une colonisation, qui entraîne une conflagration ». « Dans d’innombrables banlieues françaises où de nombreuses jeunes filles sont voilées, c’est également l’Islam, c’est également du djihad, c’est également la lutte pour islamiser un territoire qui n’est pas, qui est normalement une terre non islamisée, une terre de mécréant. C’est la même chose, c’est de l’occupation de territoire » ;
  5. « je pense qu’il faut leur [les musulmans vivant en France] donner le choix entre l’Islam et la France ». Ce propos est suivi de l’affirmation selon laquelle « Donc s’ils sont Français ils doivent, mais c’est compliqué parce que l’islam ne s’y prête pas, ils doivent se détacher de ce qu’est leur religion ».

Dans son arrêt, la Cour européenne des droits de l’homme dit, à l’unanimité, qu’il y a eu : Non-violation de l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des droits de l’homme.

Tout en rejetant l’exception préliminaire du Gouvernement fondée sur l’article 17 de la Convention (interdiction de l’abus de droit), la Cour s’appuie sur cette disposition comme une aide à l’interprétation de l’article 10 au regard de l’appréciation de la nécessité de l’ingérence litigieuse. Après avoir relevé, à l’instar des juridictions internes, que les propos du requérant contenaient des assertions négatives et discriminatoires de nature à attiser un clivage entre les Français et la communauté musulmane dans son ensemble, la Cour considère que les propos litigieux ne relèvent pas d’une catégorie de discours bénéficiant d’une protection renforcée de l’article 10 de la Convention, et en déduit que les autorités françaises jouissaient d’une large marge d’appréciation pour y apporter une restriction.

Notant qu’ils ont été tenus au cours d’une émission télévisée diffusée en direct à une heure de grande écoute et rappelant que le requérant, journaliste et chroniqueur, n’échappait pas, bien que s’exprimant alors en sa qualité d’auteur, aux « devoirs et responsabilités » d’un journaliste, la Cour considère que ces propos ne se limitaient pas à une critique de l’islam mais comportaient, compte tenu du contexte d’attentats terroristes dans lequel ils s’inscrivaient, une intention discriminatoire de nature à appeler les auditeurs au rejet et à l’exclusion de la communauté musulmane. Elle en déduit que les motifs retenus par les juridictions internes pour entrer en voie de condamnation et
infliger au requérant une amende d’un montant dont elle relève qu’il n’est pas excessif, étaient suffisants et pertinents.

En conclusion, la Cour considère que l’ingérence dans l’exercice par le requérant de son droit à la liberté d’expression était nécessaire dans une société démocratique afin de protéger les droits d’autrui qui étaient en jeu en l’espèce et qu’il n’y a donc pas eu violation de l’article 10 de la Convention.

Le principal objectif de la guerre consiste à gagner les conditions de la paix

Tribune cosignée par Jean-Frédéric poisson (VIA | la voie du peuple), Laurence Trochu (Mouvement Conservateur) et Bruno north (Centre National des Indépendants et Paysans) et publiée dans Valeurs Actuelles :

Le 3 décembre dernier, Emmanuel Macron est sorti de son tropisme va-t-en guerre, en déclarant qu’il souhaitait fournir une « garantie, pour sa propre sécurité, à la Russie » quand elle reviendra autour de la table des négociations. Devant cette suggestion méritoire, mais tardive, on a reproché à Emmanuel Macron d’avoir évoqué l’idée d’une solution de paix durable. Il est vrai que, dans la mesure où les montants des aides accordées par les pays de l’Union européenne à l’Ukraine dépassent désormais l’aide apportée par les États-Unis, ce propos du Chef de l’État français ne brille pas par sa cohérence.

Pourtant, nous devrions être unanimement orientés vers cette solution de paix durable, car de tout temps, le principal objectif de la guerre consiste à gagner les conditions de la paix. D’abord parce que toute guerre est une tragédie dont les civils sont les premières victimes, physiques et morales… Physiques, depuis que les combats n’ont plus lieu sur des champs de bataille, mais dans les villes, au milieu des populations elles-mêmes. Et depuis que l’on sait, par le directeur d’Interpol, qu’une grande partie des armes livrées à l’Ukraine alimenteront (si ce n’est déjà fait) le marché noir en Afrique, en Europe de l’Est et dans nos banlieues où elles viendront nourrir la violence. Morales, parce que les civils sont utilisés, dans nos guerres modernes, comme outil pour servir la stratégie de guerre des Etats : désormais, il faut avoir le soutien des masses pour vaincre, ce qui implique une propagande devenue caricaturale et envahissante dans un camp comme dans l’autre. Le sabotage des gazoducs Nord Stream en mer Baltique, les tirs contre la centrale de Zaporijia, et les missiles ayant explosé en Pologne tuant deux personnes, ne sont que les tristes exemples de cette guerre de l’information, qui empêche de discerner la vérité et épaissit le brouillard de guerre. Dans le camp occidental, cette influence sur les esprits a pour but de convaincre les populations qu’il y a nécessité à continuer la lutte contre Moscou, à l’heure où notre économie est pourtant à genoux, où de nombreux réacteurs nucléaires français sont encore à l’arrêt et où la grogne sociale se répand dans tout le pays.

C’est aussi par pragmatisme que nos élites doivent rechercher une solution de sortie durable. En effet, cette guerre, que nos dirigeants soutiennent et alimentent depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, sert les intérêts exclusifs de pays extérieurs à l’Europe. Ceux-ci n’ont qu’une seule crainte : que l’Eurasie cesse de s’entredéchirer, que l’Europe cesse de s’aligner sur Washington. Cette peur de la paix eurasienne et de l’indépendance européenne, nous la devons notamment au célèbre politologue états-unien Zbigniew Brzeziński et à son Grand Échiquier. Dans cet ouvrage, il explique la stratégie que Washington devrait poursuivre en matière de géopolitique : tout faire pour empêcher que l’Europe se rassemble, éviter qu’elle opère un « grand réalignement » et se passe ainsi de l’alliance atlantique. Une telle situation sonnerait la fin du modèle hégémonique états-unien, considéré par nos contemporains américains comme le seul à même de garantir l’amélioration du monde et sa stabilité. Dans la disposition actuelle, il est préférable pour Washington, que l’Union européenne, l’Ukraine et la Russie continuent à se diviser ; que notre civilisation reste le butin partagé par des puissances extra-européennes afin qu’elles en tirent un maximum de profits : récupérations de parts de marché, assujettissement par un modèle idéologique ou culturel extérieur, pillage de ressources naturelles, rachat de fleurons de nos industries… Ces puissances n’ont aucun intérêt à ce que nous nous relevions culturellement, économiquement, militairement ou moralement. La division est leur arme de prédilection, et celle-ci s’opère grâce à la guerre et à la propagande qui l’accompagne. L’Histoire récente nous prouve qu’une Europe en guerre conduit perpétuellement nos nations à l’autodestruction et à la victoire de modèles idéologiques ou économiques délétères, ainsi que le montrent les conflits du XXème siècle.

Enfin, la résolution pacifique du conflit se heurte à l’aveuglement de nos politiques et à leurs arguments fallacieux. Il paraît que nous combattons Vladimir Poutine pour défendre les « valeurs européennes ». Mais si c’était le cas, la France ne choisirait-elle pas d’autres champs de bataille ? Notre silence et notre inaction face aux Arméniens du Haut-Karabakh chassés de leurs terres ancestrales à cause de leur religion par les troupes azéries, ne prouvent-ils pas que nous choisissons aussi nos engagements en fonction de critères économiques et idéologiques ? Si nous défendions réellement nos valeurs et nos principes, nous nous souviendrions que nos racines chrétiennes nous invitent à la concorde et à la justice, ainsi qu’au respect de la parole donnée. Et puisque nous arrivons de plain-pied dans la période de Noël, peut-être le moment est-il venu de pousser à nouveau nos dirigeants vers une véritable solution de paix durable qui garantirait enfin l’harmonie entre nos nations. C’est en tout cas le vœu que nous formulons pour l’Europe de demain.

Une réalisatrice norvégienne risque la prison pour un message affirmant qu’un homme ne peut pas être lesbienne

Chronique des cinglés :

La réalisatrice et actrice norvégienne Tonje Gjevjon risque trois ans de prison après avoir publié sur sa page Facebook que les hommes ne peuvent pas être lesbiennes. En 2020, la Norvège a modifié son code pénal pour inclure « l’identité et l’expression de genre » dans les catégories protégées des discours de haine.

Mme Gjevjon a été informée qu’elle faisait l’objet d’une enquête pour avoir critiqué la militante transgenre Christine Jentoft sur Facebook. Jentoft est une femme transgenre qui se décrit souvent comme une mère lesbienne. Jentoft a accusé une autre femme, Christina Ellingsen, de transphobie pour avoir fait un commentaire similaire. Ellingsen pourrait également être emprisonnée pendant trois ans si elle est reconnue coupable.

Le message qui a valu des ennuis à Gjevjon était le suivant :

« Il est tout aussi impossible pour un homme de devenir lesbienne que pour un homme de tomber enceinte. Les hommes sont des hommes, quels que soient leurs fétiches sexuels ».

Pornographie : Juristes pour l’enfance alerte le Comité des droits de l’enfance de l’ONU

Juristes pour l’enfance alerte à nouveau le Comité des droits de l’enfant de l’ONU sur l’insuffisante protection des mineurs contre l’accès à la pornographie :

Juristes pour l’enfance avec le Comité protestant évangélique pour la dignité humaine (CPDH) et Alliance VITA a adressé un rapport détaillé au Comité des droits de l’enfant de l’ONU le 15 décembre 2022 pour dénoncer les défaillances de l’Etat français dans la protection des mineurs contre l’accès à la pornographie.

Soulignant les données très inquiétantes contenues dans le récent rapport du Sénat français , les trois associations ont pointé du doigt les méfaits de l’exposition précoce à la pornographie, le lien entre celle-ci et les violences sexuelles commises sur mineurs ou entre mineurs ainsi qu’avec la prostitution des mineurs.

Elles ont rappelé que la Convention Internationale des Droits de l’enfant exige que les Etats protègent les enfants contre l’accès à des contenus pornographiques et inappropriés à leur âge.

Elles ont dénoncé la contradiction majeure entre d’une part la volonté politique affichée de lutter contre l’accès à la pornographie pour les mineurs et contre les violences sur mineurs et d’autre part la réalité du laxisme effectif face aux lobbies internationaux de la pornographie.

Juristes pour l’enfance, le Comité protestant évangélique pour la dignité humaine et Alliance VITA ont finalement demandé au Comité des droits de l’enfant qui doit se réunir à Genève au début du mois de février 2023 de recommander à la France de :

  • Diligenter des études pour examiner les conséquences de la consommation de pornographie sur la société et particulièrement sur les enfants, et notamment en ce qui concerne la commission de violences sexuelles sur les mineurs ou entre mineurs.
  • Appliquer la loi sur l’interdiction d’accès des mineurs à la pornographie et imposer des solutions techniques aux sites pornographiques pour que cette interdiction soit effective et ne puisse pas être contournée facilement par les mineurs.
  • Permettre à l’Arcom de prononcer directement des sanctions et des amendes à l’encontre des sites pornographiques, et étendre ses mises en demeure aux réseaux sociaux et aux fournisseurs d’accès à internet.
  • Exiger des plateformes de partage de vidéos et aux réseaux sociaux établis en France comme à l’étranger, une obligation de résultats et pas seulement de moyens pour assurer une modération efficace de leurs contenus.
  • Éduquer les parents et les enfants sur les risques de la pornographie par des programmes scolaires et des campagnes de communication.

Plus de restrictions sur les visas algériens

Il paraît qu’il y a eu une crise de 15 mois pour protester contre le refus d’Alger de délivrer des laissez-passer consulaires aux Algériens expulsés de France pour séjour irrégulier, Paris a réduit de 50 % le nombre de visas aux Algériens en septembre 2021. Seulement 50%…

Cette restriction est désormais levée, selon l’annonce faite par Gérald Darmanin, à la fin d’une visite à Alger :

« Depuis lundi dernier, nous avons repris, et nous l’avons décidé de le faire ensemble, une relation consulaire normale, celle qui existait avant la pandémie de Covid-19, notamment la relation sur les visas et l’échange entre nos populations, et ce, à la hauteur de la relation amicale extrêmement forte et spécifique entre la France et l’Algérie. »

En 2019, avant les restrictions liées au Covid-19, 272.000 visas ont été délivrés par la France aux ressortissants algériens contre 340.000 en 2018 et autour de 400.000 en 2017.

Parce que j’aime les gens irrévérencieux

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Voici quelques décennies, je n’étais pas très attiré par les irrévérencieux, tous ces gens qui sortent des sentiers battus et qui, surtout, défient le récit dominant. Peut-être pensais-je que je vivais dans une société catholique et qu’il n’était donc pas nécessaire de remettre en cause les valeurs éternelles du catholicisme.

Quand j’ai réalisé que la nôtre n’était plus une société catholique (cela a pris du temps, mais c’est arrivé), j’ai commencé à prendre goût à tous ceux qui allaient à contre-courant, qu’ils soient croyants ou non-croyants, tous ceux qui avaient quelque chose d’intéressant à dire et ennuyeux.

Il y a quelques jours ici à Rome, lors d’un salon du livre, j’ai rencontré le critique d’art Italien Vittorio Sgarbi, un grand vulgarisateur et une personne complètement non conventionnelle. Je lui ai demandé de prendre une photo ensemble et il était très courtois et serviable. Évidemment, je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit et fait, mais c’est une personne intelligente qui fait plaisir à écouter.

Eh bien, le plaisir d’écouter des gens intelligents qui défient le wokisme et le politiquement correct est toujours quelque chose à célébrer. Nous vivons à une époque où la nouvelle religion est la conformité, non seulement dans la société mais aussi dans le catholicisme. Et s’il s’agissait d’un conformisme envers les vraies valeurs catholiques ce serait quand même bien mais non, c’est le conformisme envers l’unique pensée dominante qu’est devenue la nouvelle Église qui promet le salut et de bons gros titres dans les journaux.

Vive l’irrévérence, vive les gens mal à l’aise, vive ceux qui ont le courage de leur conscience et paient le prix de leur courage ! En avant, martyrs de la Vérité, pour recevoir le prix qui vous est promis !

Soutenez la restauration de l’abbaye de la Lucerne

On nous prie d’annoncer le projet de restauration de l’abbaye de la Lucerne, vieille abbaye prémontrée dans le diocèse de Coutances où des prêtres diocésains se sont installés pour proposer un accueil et une vie spirituelle sur la route du Mont Saint Michel:

 

L’idéologie du genre au sein de l’enseignement catholique

Dans le dernier numéro de L’Appel de Chartres, Thibaud Collin évoque une journée d’études sur la question de l’identité de genre, organisée par le secrétariat général de l’Enseignement catholique le 23 novembre :

[…] Le point de départ est très concret : que faire lorsqu’un élève demande qu’on l’appelle désormais par un prénom de l’autre sexe ? Tout le registre du compte-rendu de cette journée d’études sur ce sujet révèle les tentations et les dangers auxquels sont confrontées l’école catholique sous contrat d’association avec l’Etat et plus généralement l’Eglise.

Il convient de citer les propos de Nathalie Tretiakow, adjointe au secrétaire général de l’enseignement catholique :

« Le sujet est délicat car il vient bousculer une conception anthropologique à laquelle, en tant que chrétiens, nous sommes attachés. Nous tenons à la fois au respect de la dignité inaliénable de la personne, à sa protection et à la prise en compte nécessaire des repères éducatifs qu’une situation vient convoquer : temporalité, co-éducation, accompagnement de l’ensemble de la communauté… Chaque situation étant singulière, elle appelle à nourrir un discernement partagé permettant d’éclairer et évitant à tout prix la tentative de modélisation ou de conclusion hâtive ».

Ce texte peut être pris comme un bel exemple dans l’art de noyer le poisson ! En effet, ce sujet est d’abord déclaré « délicat » en tant qu’il placerait les gens dans une situation inconfortable en raison d’un dilemme moral entre plusieurs objectifs opposés. Aucune conclusion universelle ne pourrait être tirée. Il faudrait discerner au cas par cas.

Mais il n’y a de conflits de devoirs que pour celui qui considère que « le respect inaliénable de la personne et sa protection » peut rentrer en conflit avec la vérité de la personne en tant qu’être sexué. Le présupposé de cette approche est justement qu’elle met en balance une approche procédurale de l’éducation (être à l’écoute, accompagner) et une « conception » anthropologique, ce qui laisse entendre que celle-ci n’en est qu’une parmi d’autres et que l’on n’y adhère qu’en tant que catholiques. Or dans un Etat laïque, une telle conception anthropologique est vue comme confessionnelle et à ce titre elle doit s’effacer devant le respect des « droits de l’homme ». Il faut absolument refuser cette confessionnalisation de la différence des sexes et plus généralement du vrai bien humain. La République française est devenue une entreprise de déconstruction massive de l’anthropologie et de la morale communes. Cela se manifeste très concrètement par toutes les injonctions à « la lutte contre la transphobie » qui instrumentalise la souffrance de certaines personnes pour peu à peu promouvoir une indétermination et une confusion dans le domaine de la sexuation.

Ainsi on peut lire dans la très officielle Fiche pratique sur le respect des droits des personnes trans (éditée par la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) que

« des chercheurs ont démontré que la transidentité n’a rien de pathologique. L’Organisation Mondiale de la Santé l’a donc retirée des maladies mentales en 2019. Être trans n’est pas un fantasme ou un phénomène de mode. La transidentité s’impose à l’individu. »

La négation du caractère pathologique de tels phénomènes implique que la parole de jeunes en souffrance devient ipso facto normative de la manière dont les éducateurs doivent se comporter envers eux. L’appareil d’Etat pris en mains par des minorités idéologiques met en place une structure de péchés dont les premières victimes sont ces enfants qui dans leur mal-être ont plus que jamais besoin d’entendre une parole vraie. Le meilleur moyen de les respecter est donc de refuser d’entrer dans leur fantasme. Il est de la responsabilité de l’Eglise et de ses institutions de rester fidèle à la vérité sur l’homme, à temps et à contretemps.

Les infiltrations maçonniques dans l’Eglise

Lifesitenews consacre un article aux infiltrations maçonniques dans l’Eglise. L’article date d’octobre et évoque le plan maçonnique d’infiltration de la hiérarchie de l’Égliseavec notamment une tentative de prise de contrôle des séminaires italiens dès les années 1960. La liste de Pecorelli de 1978 identifie 120 fonctionnaires du Vatican membres de la franc-maçonnerie, avec leurs dates d’entrée, leurs numéros de code et leurs pseudonymes.

À la fin du XIXe siècle, un document demandait aux maçons d’entreprendre un effort d’un siècle pour miner l’Église catholique de l’intérieur. Le document stipule :

Le pape, quel qu’il soit, ne viendra jamais dans les sociétés secrètes. C’est aux sociétés secrètes de venir à l’Église… L’œuvre que nous avons entreprise n’est pas l’œuvre d’un jour, ni d’un mois, ni d’une année. Elle peut durer de nombreuses années, un siècle peut-être, mais dans nos rangs le soldat meurt et le combat continue…

Une fois votre réputation établie dans les collèges… et dans les séminaires – une fois que vous aurez gagné la confiance des professeurs et des étudiants, agissez de telle sorte que ceux qui sont engagés dans l’état ecclésiastique aiment à rechercher votre conversation… Alors peu à peu vous amènerez vos disciples au degré de cuisson désiré. Lorsque sur tous les points de l’état ecclésiastique à la fois, ce travail quotidien aura répandu nos idées comme la lumière, alors vous apprécierez la sagesse du conseil dont nous prenons l’initiative….

Cette réputation ouvrira la voie pour que nos doctrines passent dans le sein du jeune clergé, et aillent jusqu’au fond des couvents. Dans quelques années, le jeune clergé aura, par la force des choses, envahi toutes les fonctions. Ils gouverneront, administreront, jugeront. Ils formeront le conseil du souverain. Ils seront appelés à choisir le Pontife qui régnera ; et ce Pontife, comme la plupart de ses contemporains, sera nécessairement imprégné des… principes humanitaires que nous allons mettre en circulation…

Que le clergé marche sous votre bannière en croyant toujours qu’il marche sous la bannière des Clés Apostoliques. Vous voulez faire disparaître le dernier vestige de la tyrannie et de l’oppression ? Posez vos filets comme Simon Bar Jona. Posez-les au fond des sacristies, des séminaires et des couvents, plutôt qu’au fond de la mer… Vous vous réunirez en amis autour de la Chaire Apostolique.

En 1877, la loge Propaganda Massonica, également connue sous le nom de Propaganda Due (P2), a été créée à Rome pour les personnalités politiques dont l’appartenance était tenue totalement secrète en raison des condamnations papales de la maçonnerie. Mais en 1917, à l’occasion de leur 200e anniversaire, les maçons défilèrent sur la place Saint-Pierre avec une bannière sur laquelle on pouvait lire : « Satan régnera au Vatican, le pape sera son esclave ».

En 1961, le président de la Commission pontificale pour le patrimoine culturel de l’Église, Monseigneur Francesco Marchisano, qui portait le nom de code maçonnique FRAMA, a écrit trois lettres au grand maître du Grand Orient d’Italie (G.O.I.) concernant un projet de prise de contrôle des séminaires dans les régions du Piémont et de la Lombardie. Les séminaires de Trente, Turin et Udine ont été identifiés comme des lieux idéaux pour la tentative, où l’on savait qu’un bon nombre de compagnons francs-maçons s’étaient déjà infiltrés. Les lettres ont été obtenues et publiées en septembre 2002, par le père Luigi Villa, dans un dossier intitulé « Un scandale de nomination », puis en septembre 2019, dans la revue fondée par le père Villa, Chiesa Viva. La publication de 2002 est intervenue en réponse à la nomination de Marchisano au poste de vicaire général pour la Cité du Vatican et de président des Œuvres de Saint-Pierre.

Le 17 mars 1981, la police italienne, dans le cadre d’une enquête sur l’enlèvement présumé du banquier sicilien Michele Sindona, ont découvert des listes de 962 membres franc-maçons. Parmi les noms figurent 43 membres du Parlement, 3 membres du cabinet, 43 généraux, 8 amiraux, les chefs de toutes les forces armées italiennes, les chefs des services de sécurité, des diplomates, les chefs de la police des quatre plus grandes villes d’Italie et des fonctionnaires du Vatican. On a également découvert que ses membres avaient pris le contrôle de la banque du Vatican, ce qui a conduit le Saint-Siège au bord de la faillite lors d’un scandale financier qui a éclaté au milieu des années 80.

Par ailleurs, les conclusions d’un audit de trois ans de tous les bureaux du Saint-Siège, mené par l’archevêque Edouard Gagnon, concernant les allégations selon lesquelles certains prélats et clercs de la Curie romaine étaient secrètement membres de la franc-maçonnerie, ont été présentées en personne au pape Jean-Paul Ier. Selon les mémoires du secrétaire de Mgr Gagnon, le père Charles Murr, « Mgr Gagnon a constitué un dossier exhaustif qui ne lui laissait aucun doute sur la véracité de ces allégations choquantes ». L’enquête avait été commandée par Paul VI en réponse à l’accusation particulière selon laquelle deux prélats de haut rang étaient francs-maçons : Annibale Bugnini et Sebastian Baggio. Bugnini était responsable de la Commission pour la réforme de la liturgie latine après le Concile Vatican II, qui a produit le Novus Ordo. Baggio était préfet de la Congrégation pour les évêques, responsable de la nomination et du choix des évêques dans l’ensemble du monde catholique. C’est pendant son mandat que l’âge de la retraite de 75 ans a été fixé pour les évêques. De nombreux sièges épiscopaux devinrent vacants lorsque les évêques de plus de 75 ans remirent leur lettre de démission. Cette situation a permis à Baggio d’avoir les coudées franches pour remplacer en très peu de temps l’épiscopat.

Un autre nom important est celui du cardinal Agostino Casaroli, ministre des affaires étrangères sous Paul VI et secrétaire d’État sous Jean-Paul II. Casaroli est entré en maçonnerie le 28 septembre 1957, avec le numéro de code 41/076, sous l’acronyme CASA. C’est à Casaroli que l’on doit l’attitude ouverte du Vatican à l’égard des communistes sous le pontificat de Paul VI, une politique appelée Ostpolitik, qui a conduit le pape à destituer le cardinal József Mindszenty de son poste de primat de Hongrie, entraînant l’établissement d’une église d’État sous le contrôle des dirigeants communistes hongrois. Cette politique a été rejetée plus tard par Jean-Paul II, qui venait de derrière le rideau de fer, mais le mal était déjà fait pour l’Église d’Europe de l’Est.

Le chantier de l’abbaye Notre-Dame de Donezan

Via le Petit Placide voici l’avancée de la construction de l’abbatiale de Donezan, dans les hauteurs de l’Aude, abbaye fille de Notre-Dame de Fontgombault :

Viviane Lambert, RIP

On m’informe du décès, hier, de Viviane Lambert, la mère de Vincent Lambert. Elle était hospitalisée depuis quelques semaines.

Un an après la mort de son fils, elle témoignait :

On est profondément marqués. Moi, je suis en dépression et vous savez, notre santé est tombée bien bas. Je ne me tairai pas, je dirai les choses jusqu’au bout, jusqu’à mon dernier souffle s’il le faut. Ça a été fait dans de très, très, très mauvaises conditions. On a vu notre fils agoniser pendant ces nombreux jours, on l’a vu râler, on l’a vu suffoquer et ça, c’est abominable. J’en rêve toutes les nuits. Ça s’est un peu apaisé la nuit, mais c’est traumatisant. En plus, on a eu des obsèques en trois jours. Vincent est décédé le 11, il a été inhumé le 13 ! On n’a même pas pu assister à sa mise en bière, et ça, c’est insupportable. C’est injuste. On nous a toujours menti, on nous a méprisés même. Donc non, on ne peut pas aller bien. Que voulez-vous ? Moi, je n’arrive pas à rentrer dans mon deuil.

Vous ne parvenez pas à accepter l’arrêt des soins ?

Non, non, non ! On a supprimé mon fils, on l’a supprimé ! Il n’était pas en fin de vie ! Il n’était pas en mort cérébrale, mon fils ! Non, jamais j’accepterai qu’on ait tué mon enfant. Vincent n’était pas en fin de vie. Pourquoi eux prennent la décision de le supprimer ? Même s’il n’y avait pas d’amélioration, on ne jette pas les gens comme un Kleenex ! Comment se permettent-ils de prendre la décision à sa place ? Vincent était infirmier, il aurait pu laisser des directives anticipées. Il le savait. Jamais, jamais.

La mort de Vincent vous apporte-t-elle cependant un peu d’apaisement ?

Aujourd’hui, je me dis qu’il est parti dans un meilleur monde. J’ai la foi, je n’ai pas honte de le dire. On nous a assez critiqué parce qu’on avait la foi. On nous a traité d’intégristes, mais voyez, j’ai l’espérance. […]

Moi je suis prête à pardonner, mais pour pardonner, il faut qu’on nous demande pardon aussi. Mais je suis prête, ma porte est ouverte. Moi je n’ai jamais coupé le fil. Je suis leur maman. Je les aime. Je souhaiterais bien, avant mon dernier voyage, les embrasser tous et être comme avant avec eux.

Un cadeau de Noël qui a du sens : offrir des produits monastiques

Vins, pain d’épices, spiritueux, pâtes de fruits etc… En voici des produits qui sentent bon les cadeaux de Noël sous le sapin ! Et si, cette année, vous les offriez en version produits monastiques ? Dans cet article, voici quelques précisions sur le sens profond du travail dans les abbayes, et quelques idées de cadeaux, avec ​​Divine Box. Bonne lecture !

  • Pourquoi acheter des produits monastiques ?

Le sujet est tellement passionnant qu’on pourrait en faire un mémoire de cent pages, mais on va vous rappeler ici l’idée principale : un moine doit travailler ! On trouve cette idée au chapitre 48 de la règle saint Benoît, écrite en 529 : « C’est alors qu’ils seront vraiment moines, quand ils vivent du travail de leurs mains, comme nos Pères et les Apôtres ». Acheter des produits monastiques, c’est donc donner du travail aux abbayes, et permettre ainsi :

  • aux moines de vivre leur vie monastique, faite de prière et de travail
  • à l’abbaye, par la vente des produits, de subvenir à ses besoins (électricité, chauffage, alimentation etc…)

Taillage des pommiers à l’abbaye Sainte-Anne de Kergonan – © Kergonan

  • Quelques idées de produits monastiques à offrir pour Noël

Vous trouverez une foultitude d’idée sur le site de Divine Box, mais voici les produits qui marchent habituellement le mieux à Noël :

Si vous avez du mal à choisir, vous pouvez aussi prendre des “Divine Box” toutes faites regroupant une sélection de produits autour d’un thème, ainsi qu’un livret de 20 pages rempli de bonnes infos et anecdotes !

  • Jusqu’à quand commander ?

Pour recevoir votre commande le vendredi 23 décembre au plus tard, il faut passer commande sur le site de Divine Box :

  • au plus tard mercredi 21 décembre à 9h pour une livraison en Colissimo ou DPD (livraison en 2 jours)
  • au plus tard jeudi 22 décembre à 9h pour une livraison en Colissimo ou DPD (livraison en 1 jour)

Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter de bonnes emplettes, et de joyeuses fêtes de Noël ! 🌟

O Clavis David

O clavis David, * et sceptrum domus Israël ; qui áperis, et nemo claudit ; claudis, et nemo áperit : veni, et educ vinctum de domo cárceris, sedéntem in ténebris, et umbra mortis.

O Clef de David, * et sceptre de la maison d’Israël ; qui ouvrez, et nul ne peut fermer ; qui fermez, et nul ne peut ouvrir : venez, et tirez de la prison le captif qui est assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort.

Intox : Libé pris en flagrant délire

Sur 700 interpellations d’individus en trois soirées (durant les matchs Maroc-Portugal, France-Maroc et France-Argentine), une petite cinquantaine présente un profil d’ultra-droite. Dont 40 arrêtés préventivement à Paris et une dizaine à Lyon. Soit 7% des interpellés.

Sur les 40 interpellés parisiens d’ultra-droite : 7 d’entre eux nécessitent une suite judiciaire, 33 ont été relâché sans charge aucune.

En bref une goutte d’eau dans les violences qui ont secoué la France et pendant lesquelles 120 policiers auraient été blessé. On parle de mains cassées, de tympans brûlés au 2nd degré et de tirs de mortier dans l’œil.

En bref, au vu de la réalité des événements : la Une de Libé est une intox.

Via Marc Eynaud

Il y a les bonnes censures et les mauvaises censures

Lu sur RT via Yves Daoudal :

Réagissant à la récente suspension des comptes Twitter de certains journalistes américains, qui a finalement été levée pour certains d’entre eux, plusieurs hauts responsables politiques ont exprimé le 16 décembre leur indignation. Parmi eux, le ministre français Jean-Noël Barrot, délégué chargé de la Transition numérique et des Télécommunications, qui s’est dit « affligé par la dérive dans laquelle Elon Musk précipite Twitter » et a rappelé que « la liberté de la presse est au fondement même de la démocratie », ou encore la vice-présidente de la Commission européenne, Vera Jourová, qui a pris le temps de rappeler que l’UE exigeait « le respect de la liberté des médias et des droits fondamentaux ». Comme l’ont relevé certains commentateurs, les deux personnages en question incarnent des institutions à l’origine d’une censure inédite au sein de l’Union européenne, où la diffusion du travail journalistique réalisé par des rédactions telles que celle de RT France est interdite depuis mars 2022.

Les ennemis de Fdesouche veulent sa ruine : le site pourrait fermer

Depuis 17 ans, le site Fdesouche publie quotidiennement des infos cruciales sur les dégâts de l’invasion migratoire. Pierre Sautarel, l’administrateur historique de ce site, a sacrifié sa vie professionnelle pour réussir cette mission. Aujourd’hui, il a besoin de vous pour l’aider car il se retrouve dans une grande difficulté financière.

Depuis la création du site en 2006, Pierre Sautarel a été visé par des procès à répétition. Cette fois, c’est pire. Il n’a pas face à lui un plaignant mais… 150 plaignants coalisés !

  • il a d’abord déménagé de Paris vers la France périphérique pour économiser sur les frais du quotidien (courses, immobilier…)
  • pour continuer d’alimenter Fdesouche, il a fait le deuil de toute vie professionnelle et s’est enfoncé dans la précarité en étant à découvert tous les 10 du mois
  • les frais d’avocats, le harcèlement judiciaire et les frais liés à Fdesouche représentent pour lui “des sommes assez importantes”.

Il doit trouver 34 000 euros avant le 1er janvier 2023.

“C’est ce dont j’ai besoin pour payer tous les frais liés à Fdesouche. Nos lecteurs ne se rendent pas toujours compte, mais depuis 17 ans, on fait tout avec des bouts de ficelles. Nous sommes simplement une équipe de bénévoles qui sont 24/24 sur le pont pour dénicher le maximum d’infos le plus rapidement possible. Mais nous ne sommes pas des entrepreneurs, nous n’avons pas le sens du business. Nous sommes justes des militants. Concernant les frais de Fdesouche, je n’ai pas seulement des frais d’avocat, même si ceux pour le procès précis contre tous les indigénistes vont coûter cher. Il me faudra plusieurs personnes pour assurer ma défense. Imagine, en face, ils sont 150 plaignants, avec toutes les assos les plus puissantes de la gauche (SOS Racisme, Licra, Ligue des Droits de l’Homme, etc)… c’est énorme.

Ils réclament la fermeture de Fdesouche et j’ai vraiment peur qu’un juge leur donne raison. Il faut absolument que je puisse me défendre le mieux possible. On a 80 000 visiteurs uniques par jour, il faut absolument qu’on puisse continuer à fonctionner. Pour les informer, parce que les médias de masse ne le feront pas à notre place. Si je ne trouve pas ces 34 000 euros avant le 1er janvier 2023, je devrais trouver d’autres sources de revenu et abandonner en partie mon activité sur Fdesouche.

Faire un don ici.