Après le M de Marie, la Troménie de Marie en Bretagne
Le 19 mai, à un mois du départ sur les routes, le père Guillevic, conseiller spirituel de la Troménie de Marie, célébrera une messe de « lancement » de ce grand tour de la Bretagne, en la fête de St Yves, saint patron de la Bretagne, à Minihi Tréguier, à 10h30.
Une calèche tirée par un cheval de trait breton, portant une grande statue de Notre-Dame de France, fera le tour de la Bretagne, du samedi 18 juin au dimanche 11 septembre 2022. Tous ceux qui le souhaitent sont invités à marcher à la suite de Marie sur une ou plusieurs étapes tout au long des chemins qu’Elle empruntera.
Créée à l’initiative de laïcs, s’appuyant sur la piété populaire et une dévotion mariale forte en Bretagne, la Troménie a reçu le soutien et les encouragements des 5 évêques de Bretagne : Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, Mgr Laurent Percerou, évêque de Nantes, Mgr Laurent Dognin, évêque de Quimper et Léon, Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, et Mgr Denis Moutel évêque de St Brieuc.
“Cheminer avec Marie sur les routes de Bretagne, la prier par les chants ou par le chapelet, c’est entendre la parole de cette Mère qui dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’Il vous dira. » Mgr d’Ornellas.
Ce sera l’occasion de redécouvrir, de revivifier et de faire connaître largement ce lien extraordinaire qui existe entre Sainte Anne, la Vierge Marie et la Bretagne et de permettre une belle mission d’évangélisation. La Vierge ira ainsi visiter les principaux sanctuaires mariaux de Bretagne en 12 semaines. La Troménie de Marie a un lien de filiation spirituelle avec le M de Marie, marche qui a eu lieu en France à l’été 2020 et qui a relié 5 sanctuaires mariaux formant un « M » sur la carte de France, rassemblant derrière elle plus de 200 000 marcheurs. Le même format de marche derrière calèche transportant une statue de Notre Dame de France a été repris, mais les organisateurs ne sont pas les mêmes.
La Troménie de Marie est une marche priante, avec des temps de prière personnelle et collective quotidiens, qui se fait aussi dans un esprit de pèlerinage au sens spirituel du terme puisque nous proposons aux marcheurs de redécouvrir tout au long du parcours l’histoire de la foi bretonne, son patrimoine religieux, ses sanctuaires et ses saints : la Bretagne peut aussi être considérée comme un lieu avec une histoire sainte, et la Troménie de Marie fait un tour de ce lieu saint qu’est la Bretagne.
L’origine du nom Troménie
Le nom Troménie est une francisation du breton tro-minihi, littéralement tour (tro) du minihi, dérivation du latin monachia (espace monastique, et par extension lieu saint).
Le parcours est divisé en 12 tronçons d’une semaine chacun, pour terminer au Sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray par deux jours de célébration les 10 et 11 septembre. Les troménies et pardons en Bretagne figurent à l’Inventaire national du patrimoine culturel immatériel.
États-Unis : nombreuses attaques contre des églises
Ce fil Twitter recense les nombreuses attaques contre des églises aux États-Unis, ce qui montre que l’avortement est réellement un culte satanique.
A thread of Catholic churches that have been vandalized, attacked, and their members harassed by pro-abortion extremists:
— Roman Orthodoxy (@roman_orthodoxy) May 8, 2022
St. Joseph's Priory in Armada, Michigan (just north of #Detroit), a chapel of the SSPX (Wednesday, May 4th). pic.twitter.com/00wZ0zPCWD
— Roman Orthodoxy (@roman_orthodoxy) May 8, 2022
An unnamed Catholic church (via @DrMaryCallan)https://t.co/mvW2WCv3X3
— Roman Orthodoxy (@roman_orthodoxy) May 8, 2022
The Cathedral of St. Mary of the Assumption, #SanFrancisco, CA (February 28, 2022). This "protest" was used as the template for @RuthSentUs' call for disrupting Catholic Masses across the country.https://t.co/93bnlX1eWz
— Roman Orthodoxy (@roman_orthodoxy) May 9, 2022
Holy Rosary Catholic Church, #Houston, Texashttps://t.co/iHR8ddEQm9
— Roman Orthodoxy (@roman_orthodoxy) May 9, 2022
St. Louis Catholic Church in Louisville, #Colorado. pic.twitter.com/uYM6UMUaUn
— Roman Orthodoxy (@roman_orthodoxy) May 10, 2022
Un accident de la route…
Pour la presse, un délinquant multirécidiviste ivre qui percute un scooter à un feu rouge et tue son conducteur, c’est un accident de la route.

Le chauffard venait de voler une voiture et fuyait la police…
Libération utilise le Salon Beige pour tenter de déstabiliser Laure Lavalatte (RN) sur ses positions pro-vie
Le travail de “gestapo” du Monde et de Libération pour tenter de discréditer et déstabiliser les candidats du camps national a commencé. Méthodes habituelles : fouiller dans les réseaux sociaux pour trouver la perle ou le dérapage verbal…même si cela remonte à longtemps.
Pour l’occasion, il est amusant de constater que Libération lit attentivement le Salon beige et sait naviguer dans notre moteur de recherche. Et le journaliste en question a trouvé que Laure Lavalette, une des révélations de la campagne de Marine le Pen, était pro-vie, opposée à la PMA et la GPA et même défavorable à l’avortement. Et alors ?
De fait, son nom apparaît sur le blog catholique traditionaliste «Le Salon Beige», dans une mention de mars 2014, sous le titre : «Laure Lavalette a signé les engagements pro-vie». Dans le court contenu, il y est écrit que la candidate aux municipales, «en 4e position sur la liste de Jean-Yves Waquet (Toulon Bleu Marine) a signé les engagements de Choisir la vie». «Choisir la vie» est une association engagée contre le droit à l’avortement (…)
En mars 2014, l’association lance une campagne intitulée «Municipales pour la Vie», dont le communiqué appelle les élus municipaux à signer «des engagements fondamentaux» pour «le respect de la vie».
Contactée par CheckNews, Laure Lavalette confirme, dans un premier temps, avoir signé ce document lorsqu’elle était sur la liste du candidat RN pour les élections municipales de 2014, mais récuse tout contenu anti-IVG : «A aucun moment il a été mention dans cette charte de remettre en cause le droit à l’avortement. C’était simplement des engagements au titre municipal, pour défendre des causes locales autour de la famille.»
Aucun contenu anti-IVG, vraiment ? Malgré la suppression du texte sur le site de l’association, et sur la plupart des sites qui le relayaient à l’époque, CheckNews a fini par le retrouver sur Veilleurs pour la vie et le Salon Beige. Intitulé «texte d’engagement», il demande explicitement aux signataires, «lors des élections sénatoriales» et «lors de l’élection présidentielle», de soutenir et parrainer les candidats qui s’engageront, entre autres, à «abroger, à terme la loi, sur l’avortement». Et Laure Lavalette fait bien partie des signataires, dont la liste archivée compte de nombreux élus d’extrême droite (…)
L’abrogation de la loi Veil n’est pas un objectif politique pour moi», répond auprès de CheckNews Laure Lavalette, confrontée au texte de 2014. Avant de préciser qu’elle «resignerai [t] les autres points de la charte, mais pas celui-là». La candidate de la deuxième circonscription du Var se dit par exemple favorable au développement, à l’échelle municipale, «de structures qui permettraient à des mères qui voudraient avoir recours à l’IVG pour des raisons économiques de pouvoir mener à terme leur grossesse si tel est leur souhait». Mais martèle qu’elle «n’est pas anti-IVG» et qu’à «aucun moment elle n’a remis en cause le droit à l’avortement». Reste qu’elle a bien signé, à l’époque, le texte réclamant explicitement l’abrogation de la loi sur l’avortement.
Il est néanmoins réjouissant de constater qu’il existe encore des responsables pro-vie au RN. Reste à savoir si la marche arrière enclenchée par Laure Lavalette s’est faite à cause de la pression médiatique ou par peur de Marine Le Pen…
Chronique des déséquilibrés
Les attaques au couteau sont tellement habituelles désormais en France que l’on apprend 3 jours après que Keddam, un clandestin algérien de 47 ans, est entré avec un couteau dans la cathédrale de #Metz et a crié « Allah est grand » avant de se faire arrêter. pic.twitter.com/6VJd1KoY0G
— Jerome Riviere (@jerome_riviere) May 10, 2022
Renuisance
Lu dans Les 4 Vérités :
Selon « Le Parisien », au moins 5 candidats investis par Renaissance, le nouveau nom du parti macroniste, sont mis en examen, visés par une plainte ou accusés publiquement par un média:
- Anne-France Brunet (plainte pour harcèlement),
- Thierry Solère (mis en examen notamment pour détournement de fonds publics et trafic d’influence),
- Laetitia Avia (plainte pour harcèlement),
- Patricia Mirallès (accusée par Mediapart d’avoir utilisé à des fins personnelles sont enveloppe mensuelle de frais de mandat),
- Éric Woerth (mis en examen dans l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais).
Mais, comme le fait remarquer le quotidien, tant qu’ il n’y a pas de condamnation judiciaire, la présomption d’innocence prévaut. Ce qui est surprenant, c’est que d’autres candidats se sont vus rejeter au motif de semblables accusations comme Benoît Simian ou Pierre Cabaré. Un peu comme si les responsables politiques pouvaient utiliser les accusations judiciaires comme des épées de Damoclès au-dessus de la tête de tous les candidats …
Pendant que l’Etat finance à tout va l’avortement, la mortalité infantile croît
Et il semble que ce soit unique en Europe, comme l’indique cet article des 4 Vérités :
Entre 2012 et 2019, la mortalité infantile en France est passée de 3,3 à 3,5 nourrissons de moins d’un an sur 1 000 naissances.
Il est évident que la responsabilité n’en incombe pas à une personne en particulier et qu’il serait, en particulier, absurde d’en accuser l’actuel président de la république.
Mais il est clair aussi que cette hausse de la mortalité infantile manifeste l’effondrement de notre système de santé.
Or, ce système, ce sont bel et bien les politiciens qui ont délibérément choisi de le détruire.
D’abord, en en faisant un système communiste où l’irresponsabilité le dispute à l’utopie de la gratuité.
Ensuite, en en faisant un système technocratique où les normes ont remplacé le bon sens et les comptables, les médecins.
Ajoutez à cela une immigration galopante qu’au nom de principes aussi généreux qu’irréfléchis, nous nous croyons tenus de soigner avant même de soigner nos concitoyens (ce qui conduit à cette monstruosité que des clandestins, sans aucun droit à séjourner sur notre sol, sont mieux soignés que nos paysans après 50 ans de labeur, 70 heures par semaine !) et vous aurez le cocktail explosif qui ruine notre système sanitaire.
Longtemps, nous avons regardé l’Afrique, et plus généralement le Tiers-monde, avec une certaine condescendance : ce qui se passait là-bas ne pouvait « évidemment » pas se passer chez nous.
Nous faisions volontairement l’impasse sur le fait que l’Afrique n’est pas seulement le continent le plus pauvre de la planète, elle est aussi le continent le plus richement doté par le Créateur.
C’est la politique qui a ruiné l’Afrique.
Et c’est la politique qui est en train de faire de la France un pays du Tiers-monde – même si, naturellement, le taux actuel de mortalité infantile de la France est (encore) très loin des taux enregistrés en Afrique qui vont jusqu’à 96 pour 1000 naissances en Angola.
Cependant, le plus inquiétant n’est pas le chiffre brut, mais bien son évolution.
Si nous ne réagissons pas rapidement, si nous n’imposons pas aux politiciens une politique de sagesse, de pondération et de responsabilité, nous concentrant sur les soins à apporter aux Français avant de prétendre soigner la terre entière, la France qui fut forgée par la patiente politique de nos rois et de l’Église va s’enfoncer toujours plus profondément dans le déclin.
Que peut-on sauver de la modernité ?
A propos d’un dossier consacré à la démocratie chrétienne dans La Nef, Christophe Geffroy revient, dans un article intitulé “Démocratie : l’Église confrontée à la modernité”, sur le dernier ouvrage de l’abbé Claude Barthe, La tentation de ralliement. Être catholique en démocratie. La question de la démocratie oblige à aborder celle de la modernité. Nous avons voulu interroger l’abbé Barthe sur les principales remarques formulées dans l’article :
La modernité est-elle un bloc à rejeter totalement ? N’y a-t-il vraiment rien à garder ?
Lorsque Pie IX condamne dans le Syllabus, en 1864, la proposition suivante, la 80ème : « Le pape peut et doit se réconcilier et transiger avec le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne », il ne veut pas dire que le pape doit rejeter le télégraphe et les chemins de fer, même si du progrès scientifique et technique on doit aussi user moralement (« Science sans conscience… »). C’est la modernité idéologique que condamne le magistère romain, dont l’essence se trouve dans la modernité politique. Léon XIII en résume les principes dans Immortale Dei : la souveraineté n’émane plus de Dieu mais se trouve de l’ensemble des hommes ; et la loi humaine s’accorde du coup sur les « principes et fondements d’un droit nouveau, inconnu jusqu’alors », pour lequel la loi n’a plus pour objet de promouvoir ce qui est bon et de condamner ce qui est mauvais naturellement. Ce qui correspond à ces deux piliers de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 : « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la nation » (art. 3) ; et « la loi est l’expression de la volonté générale » (art. 6). Il s’agit en effet d’un bloc cohérent, dont l’autre face, dans les nations jadis baptisées, a été l’instauration de la laïcité des institutions, que rejette – et avec quelle force ! – Pie XI dans Quas primas. Ni Pie XI, ni tous ceux qui reçoivent son enseignement n’était et ne sont pour autant des « nostalgiques » : œuvrer pour ce but ultime, fût-il lointain et nécessitant bien des étapes, d’écarter l’asservissement de la Cité, est du devoir de tout catholique conscient des exigences de son état.
Les évolutions récentes de l’Eglise (liberté religieuse, liturgie…) sont-elles des ruptures ou des approfondissements ?
Il me semble difficile de dire que la nouvelle liturgie représente un approfondissement… Elle est globalement un appauvrissement de la Lex orandi telle qu’exprimée par la liturgie romaine traditionnelle, par exemple, pour la messe, avec une expression plus faible de points de grande conséquence comme le sacrifice eucharistique, l’adoration de la présence réelle, le sacerdoce hiérarchique.
Toutes choses égales, dans l’autre exemple que vous évoquez, celui de la liberté religieuse promue par la déclaration conciliaire Dignitatis humanæ en son article 2, à savoir « qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres », s’opère une renoncement à l’idéal de la nation baptisée, ce qui est un singulier appauvrissement doctrinal.
Et comme, en matière de Lex orandi ou de Lex credendi, on ne saurait concevoir de « nouveauté » que sous forme justement d’un approfondissement, il faut bien parler de rupture, mais de rupture sous cet aspect particulier, caractéristique de la « pensée faible » selon l’expression du philosophe italien Vattimo à propos du pluralisme et de la tolérance intrinsèques à l’idéologie démocratique, de l’affaiblissement (ou d’affadissement du sel de la doctrine) : on a remplacé l’expression forte de la foi, dans le rite ou dans l’enseignement, par une expression plus faible.
A l’heure de l’avortement de masse, de l’euthanasie, des manipulations génétiques, de la PMA et la GPA…, peut-on dire, à la suite de Jean-Paul II dans Veritatis splendor, que la culture moderne a un sens plus aigu de la dignité de la personne humaine ?
Jean-Paul II dit en effet cela, dans Veritatis splendor, ce qui est très étonnant quand on sait à quel point la culture moderne piétine la loi naturelle : « Il est donc bien certain, dit-il, que le sens le plus aigu de la dignité de la personne humaine et de son unicité, comme aussi du respect dû au cheminement de la conscience, constitue une acquisition positive de la culture moderne. » Il est vrai que Jean-Paul II tempère immédiatement cette affirmation en ajoutant que « cette perception, authentique en elle-même, s’est traduite en de multiples expressions, plus ou moins adéquates, dont certaines toutefois s’écartent de la vérité sur l’homme en tant que créature et image de Dieu ». C’était en effet le moins que l’on pouvait dire.
De fait la culture moderne, à son stade d’ultra-modernité, parvient à un reniement total de la loi divine dans l’expression législative de cette culture. Il est vrai qu’on n’en est pas venu à cette situation extrême d’un coup, mais par paliers. Après la dernière guerre, où une nouvelle marche fut descendue, Pie XII, dans un discours au Tribunal de la Rote, en 1949, remarquait que si les conséquences du positivisme juridique (lequel traduit le décrochement de la loi humaine par rapport à la loi de Dieu) ont tardé à se faire sentir au maximum dans la législation, cela a été dû au fait que « la culture était encore imprégnée du passé chrétien et que les représentants de la pensée chrétienne pouvaient encore presque partout faire entendre leur voix dans les assemblées législatives. » La religion a ainsi longtemps conservé une place dans l’espace public, et en fonction de l’état de l’opinion, encore marquée par le catholicisme, jusque dans les années soixante du siècle dernier, la loi naturelle a été respectée en ce qui concerne la famille – sauf tout de même avec le divorce, ce qui n’est pas rien – par la loi civile. Je renvoie à ce propos à la thèse de l’abbé Marc Guelfucci : Éléments pour une définition du mariage (Université Panthéon-Assas, 2008).
L’orientation de Dignitatis humanæ sur la liberté religieuse est-elle infaillible au titre du Magistère ordinaire universel ?
Elle ne voulait surtout pas être infaillible ! On touche ici à la spécificité essentielle de Vatican II, sur laquelle a beaucoup réfléchi, entre autres, le P. Serafino Lanzetta, issu des Franciscains de l’Immaculée, incontournable sur cette question (voir dans Catholica : Revue Catholica | Vatican II et le concept de pastoralité | By Père Serafino Maria Lanzetta (presse.fr). Je dirais pour ma part que, du fait qu’il apporté sur certains points des novations, l’œcuménisme, la liberté religieuse, les principes du dialogue interreligieux, ce concile a voulu éviter la confrontation directe avec le magistère antérieur, et qu’il s’est placé sur une sorte de voie médiane, celle de la pastoralité, où un enseignement, sans être infaillible au tire du magistère solennel ou du magistère ordinaire et universel, ou sans être en dépendance avec ce magistère, se voulait tout de même un enseignement, mais un enseignement qui n’obligeait pas à croire. Et qui donc n’obligeait pas. C’est-à-dire, dans le cadre concerné, qui n’enseignait pas.
Le Sinn Fein en tête en Irlande du Nord
D’Olivier Bault dans Présent :
[…] On aurait toutefois tort de croire que la victoire du Sinn Féin serait le prélude à un référendum sur la réunification avec la république d’Irlande. Si le Sinn Féin est arrivé premier, c’est d’abord à cause de la division du vote unioniste. Sa majorité n’est que relative, avec 27 sièges seulement sur 90. Le DUP, parti unioniste conservateur et pro-vie, qui dominait jusqu’ici, est arrivé deuxième avec 25 sièges. Mais, en tout, les partis unionistes ont obtenu 37 sièges contre 34 pour les partis « nationalistes ».
On note par ailleurs une forte progression de l’Alliance, un parti centriste libéral qui a obtenu 17 sièges, contre huit précédemment. La particularité de ce parti est qu’il se revendique comme étant neutre sur le sujet du maintien ou non de la province au sein du Royaume-Uni et va chercher ses voix aussi bien au sein des communautés d’obédience catholique (majoritairement républicaines) que protestante (majoritairement unionistes).
Le Sinn Féin avait de toute façon mis en sourdine la question de la réunification de l’Irlande pendant cette campagne, préférant se concentrer sur les questions plus prosaïques liées au pouvoir d’achat.
Après la victoire de son parti, Michelle O’Neill, vice-présidente du Sinn Féin (dont la présidente, Mary Lou McDonald, est une Irlandaise de la république d’Irlande) et vice-Premier ministre d’Irlande du Nord jusqu’en février dernier, a appelé les unionistes à travailler ensemble pour l’Irlande du Nord en adoptant un ton très conciliant.
Car, depuis février, la province d’Ulster est à nouveau sans gouvernement après la démission du Premier ministre du DUP Paul Givan qui cherchait ainsi à contraindre le gouvernement britannique à changer le protocole nord-irlandais régulant le commerce avec la Grande-Bretagne et la république d’Irlande depuis le Brexit. Aujourd’hui encore, le DUP pose comme condition pour former un gouvernement avec le Sinn Féin une refonte ou la dénonciation de ce protocole nord-irlandais qui prévoit des contrôles douaniers entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord. Sans participation du DUP qui a droit au poste de vice-Premier ministre, le Sinn Féin ne pourra pas gouverner, la participation des principaux partis représentant les deux camps, républicain et unioniste, étant, en vertu des accords de paix de 1998, la condition sine qua non à la formation d’un gouvernement.
M. Macron Acte II : déjà l’écoeurement. Retour sur le général Abdallah de M.Darmanin
L’acte II n’est officiellement même pas encore commencé (ce sera le 14 mai à 0h), c’est déjà l’écoeurement au vu de quelques images de la cérémonie d’investiture de M.Macron. Déjà cette longue, longue caresse présidentielle sur l’encolure d’Edouard Philippe (comme on flatte une pouliche). Mais surtout le frotti-frotta quasi-lacrymal avec les parents de M.S. Paty (aux dernières nouvelles cependant, ni Mc Fly ni Carlito n’avaient cette fois été invités).
Qu’a réellement fait M.Macron pendant cinq ans pour diminuer structurellement le risque de violence extrême musulmane et pour soustraire le corps professoral aux injonctions islamiques (et nous ne parlons pas, bien sûr, des efforts spécifiques des forces de la sécurité intérieure pour éviter la réalisation d’attentats) ?
Face à cette embrassade, nous repensions à M.Darmanin, encore ministre des Cultes et de l’Intérieur, qui, le 4 mai, à la sortie du Conseil des ministres et interrogé sur le fait que cela pouvait être son dernier Conseil, répondait : « Incha’Allah comme on dit à Tourcoing ». Provocateur ? Notons que M.Darmanin se représente à la députation dans la 10ème circonscription du Nord qui comprend… une partie de la ville de Tourcoing. Tourcoing-Conflans Sainte Honorine : 206 kilomètres. Incha’Allah ?
M.Darmanin encore qui, le 14 avril 2022, à la Grande mosquée de Paris où il participait à un repas de fin d’une journée de ramadan, avait ressorti son histoire du « Général Abdallah ». Son intervention mérite un examen précis pour bien comprendre les dispositions d’esprit du ministre
A la Grande mosquée de Paris, Darmanin prend l'exemple de la conversion à l'islam d'un général de Bonaparte pour épouser une musulmane : "voilà ce que nous souhaitons tous pour notre pays" pic.twitter.com/9ha7rfT7lX
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) April 19, 2022
« Avant de venir, j’ai lu une page très jolie sur le général Abdallah, ce général d’Empire, qui ne s’appelait pas Abdallah, qui avait un nom de baron français et qui, pour épouser une musulmane très jolie qu’il avait rencontrée en Egypte s’est converti et a décidé de revenir en France. Et Bonaparte le considérait comme l’un de ses meilleurs généraux. Voilà ce que nous souhaitons tous pour notre pays, que nos histoires, nos cultures se croisent ».
« Avant de venir », comme pour laisser croire que c’est une trouvaille toute récente. En réalité M.Darmanin a déjà servi cette anecdote le 5 février 2022 devant le FORIF (Forum de l’islam de [sic] France) :
« L’islam n’est ni une découverte, ni une surprise pour la France. Présence musulmane dans le sud de notre pays dès le 8ème siècle, échanges culturels et commerciaux à travers notre mer commune, la Méditerranée, orientalisme napoléonien et fascination scientifique pendant la campagne d’Egypte, conversion du général Abdallah, … ».
Mais peut-être M.Darmanin se plaît à se remémorer l’histoire du général Abdallah chaque fois qu’il prévoit de sortir de son ministère ?
« Le général Abdallah » : curieuse dénomination. En fait, il s’agit du général Menou. Parler du général Abdallah, c’est un peu comme si on disait « le maréchal Michel » pour parler du maréchal Ney. Cela ne viendrait à l’esprit de personne. Et le général « Abdallah » (en réalité Abdallah-Jacques, mais Abdallah tout seul, c’est tellement plus muslim-friendly…) a continué de garder son nom de baron français. Mais la dénomination par son nom cacherait l’objectif de M.Darmanin, inventer une islamisation ancienne de la société française.
On aura compris que, voulant épouser une égyptienne musulmane, le général Jacques Menou a décidé de se convertir et donc de changer de prénom pour Abdallah-Jacques (conversion qui a eu lieu en 1799, soit cinq ans avant l’établissement de l’Empire et de ses généraux….). Le général Menou est connu pour avoir eu l’ambition de gagner les bonnes grâces de la population égyptienne pour en obtenir le soutien. Il était donc pour l’assimilation sur place et semblait considérer que cette assimilation passait en particulier par le changement de prénom. On croirait entendre une partie du programme présidentiel de M.E.Zemmour.
« Une musulmane très jolie » : Peut-être. On notera cependant que d’aucuns ont estimé que la dame, certainement de grande qualité humaine, était « affreuse » (d’après un témoin cité dans un article de la Revue des deux mondes, 1965). Mais pour M.Darmanin, tout ce qui touche à l’islam est sans doute comme nimbé d’une beauté sui generis.
« Considéré par Bonaparte comme l’un de ses meilleurs généraux » : peut-être là encore parce que le général Menou a été fait comte d’Empire en 1808. Après tout, il était devenu musulman, il y a un présupposé positif… Mais tout écolier sait que l’expédition française en Egypte a été plombée en particulier par la défaite navale d’Aboukir, dont les historiens rejettent la responsabilité sur le général Menou. « Piètre tacticien et ne suscitant pas l’adhésion de ses subordonnées, il commet bévue sur bévue » indique sa notice Wikipedia (qui vaut ce qu’elle vaut…). Et il est contraint de signer une convention d’évacuation du pays le 31 août 1801 (traduit par M.Darmanin, cela donne : « Il a décidé de revenir en France »).
Retenons enfin, après cette fresque darmanienne optimiste que le mariage avec l’égyptienne s’est terminé par un divorce et une apostasie (heureusement pour le général Menou, il était en Europe chrétienne) :
« le général qui avait renoncé à sa conversion et à son épouse égyptienne, termina sa vie en 1810 comme gouverneur de Venise ».
C’est moins glamour, c’est moins musulman, donc ça n’intéresse plus M.Darmanin.
« Voilà ce que nous souhaitons tous pour notre pays, que nos histoires, nos cultures se croisent » : ce que M.Darmanin a écrit peut être compris de deux façons :
- Le souhait pour la France de voir les arabo-musulmans sur le sol français, de façon homothétique, vouloir s’assimiler, prendre des prénoms français voire se convertir au christianisme (ou, a minima, sortir de l’oumma musulmane) et se marier avec des Français.
- Le souhait pour la France de voir les Français se précipiter nombreux pour s’islamiser via changements de prénoms, conversions et mariages musulmans.
Il ne paraît pas saugrenu de penser que M.Darmanin a la seconde hypothèse dans la tête (cela fera des « pages très jolies »).
Et c’est aussi pourquoi la séquence lacrymale avec les parents de M.Paty nous paraît obscène. Car M.Paty a été assassiné pour son apprentissage à la liberté de conscience. Victime sans doute d’un mauvais croisement. Que la politique macronienne rend chaque jour plus probable sauf à préférer la soumission.
Que va faire Marine Le Pen ?
Lu dans L’Incorrect :

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Plainte pour violences et harcèlement à l’encontre du député LREM de Loire-Atlantique Anne-France Brunet
Dans sa plainte, l’ancienne assistante parlementaire décrit des coups de téléphone «incessants parfois à des horaires très tardifs» sur son téléphone personnel, des jours de travail non payés, des «humiliations en public» occasionnant stress et perte de poids. Lorsqu’elle est placée en arrêt maladie pour «stress au travail» en juillet 2018, elle affirme être la «quatrième collaboratrice en arrêt maladie pour surmenage en un an».
L’avocat fait également état d’une scène «de violences» le jour de la fin du CDD de sa cliente qui aurait alors été «précipitée contre un poteau dans la permanence de la députée» et se serait «fait écraser le pied» par Anne-France Brunet, occasionnant «la fracture d’un os du pied constatée par certificat médical». À l’époque, elle avait déposé une main courante.
Dans nos institutions, il est compliqué de gagner seul et l’isolement du RN a certainement joué dans cette défaite.
Marion Maréchal ne sera pas candidate aux législatives en raison de son accouchement prévu le 18 juin entre les deux tours. Cela ne l’empêche pas de s’engager dans la campagne auprès des 550 candidats Reconquêtes! le week-end dernier et dans cet entretien accordé à la version PACA de Valeurs actuelles :
Vous avez rejoint Éric Zemmour en mars dernier, estimant que Marine Le Pen ne pouvait pas gagner l’élection présidentielle. Sa défaite vous donne-t-elle finalement raison ?
Je ne me réjouis pas de cette défaite. Si le score a augmenté, le résultat reste malheureusement le même : cinq ans de plus avec Emmanuel Macron. Nous avions appelé à voter pour Marine Le Pen, sans hésitation et sans condition, dès le soir du premier tour. Dans nos institutions, il est compliqué de gagner seul et l’isolement du RN, en refusant toute alliance et n’ayant bénéficié d’aucun ralliement, a certainement joué dans cette défaite. Nous n’avons pas réussi durant cette campagne à éviter la redite du duel de 2017 qu’Éric Zemmour avait tenté de conjurer, cela devrait appeler à une grande remise en question au sein du camp national plutôt qu’à l’autosatisfaction.
Marine Le Pen s’est-elle trompée de stratégie durant cet entre-deux-tours ?
En faisant de la question des retraites le point central du clivage avec Emmanuel Macron, Marine Le Pen a cherché à parler quasi exclusivement aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon, oubliant de s’adresser aux millions de Français qui avaient voté à droite sur l’identité, la sécurité ou les libertés économiques. Comme en 2017, cette triangulation n’a pas abouti aux résultats escomptés puisque seulement 13 à 17 % des électeurs de Jean-Luc Mélenchon se sont reportés sur elle. De l’autre côté, il y a eu une perte des reports de voix de l’électorat Reconquête ! vers Marine Le Pen ; idem parmi Les Républicains et même — de manière plus marginale — une partie de ses propres électeurs du premier tour. Nous voyons de nouveau les limites de cette stratégie d’“alliance des populismes de droite et de gauche”, que je remettais déjà en cause à l’époque où j’étais encore au FN.
Éric Zemmour voulait jouer le rôle de pivot entre Les Républicains et le Rassemblement national. Durant cette campagne, il s’est plutôt marginalisé, classé plus à droite encore que Marine Le Pen. Est-ce une erreur de stratégie ?
Je ne partage pas ce constat, car Éric Zemmour a offert une nouvelle maison commune aux électeurs des LR et du RN déçus de leur parti. Il a créé des passerelles entre les deux électorats. Au deuxième tour, il a même permis à des électeurs qui, jusqu’alors, n’avaient jamais voté pour le camp national, de voter pour elle à la suite de son appel en jouant le rôle de “sas”. On retrouve ce phénomène en Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans des villes plutôt aisées où Marine Le Pen réalise des scores inédits. C’est le résultat du travail de Reconquête !. Je doute maintenant que ces Français apprécient beaucoup, et à juste titre, le refus catégorique du RN de construire des alliances aux législatives. Eux ont fait un pas…
Le reste a déjà été débriefé : un tiers des électeurs de Marine Le Pen ont opté pour le vote “utile” afin d’empêcher la qualification de Mélenchon et 47 % de ses électeurs ont hésité à voter Éric Zemmour. Il a vraiment bousculé le paysage politique. Ce jeune parti a beaucoup de perspectives de développement dans les mois et années à venir.(…) Nous sommes dans la continuité de ce que nous disions durant la présidentielle. Nous souhaitons une grande coalition du camp national, réunissant Reconquête !, le RN, Debout la France et une partie des Républicains ne voulant pas des alliances avec Macron. Le Rassemblement national refuse obstinément, pourtant seule cette alliance permettrait de devenir le premier groupe d’opposition, voire d’obtenir une majorité relative, quand un bloc national divisé n’aboutira qu’à une opposition marginalisée, avec le risque majeur d’avoir une majorité macroniste et un premier groupe d’opposition composé du bloc islamogauchiste, emmené par Mélenchon.
Après les échanges d’amabilité entre Éric Zemmour et Marine Le Pen tout au long de la campagne présidentielle, est-il encore possible de compter sur une alliance ?
Nous devons prendre de la hauteur, sortir des propos d’estrade tenus par les uns et les autres — car Éric Zemmour a largement été pris pour cible aussi — pour nous concentrer sur notre objectif principal : défendre l’intérêt des millions de Français qui attendent que les idées nationales arrivent aux affaires. Nous avons une occasion historique de pouvoir changer l’histoire qui semble s’écrire : avec une coalition, ce serait au minimum 100 députés qui pourraient être élus à l’Assemblée. D’ailleurs, 94 % des électeurs de Reconquête ! et 74 % de ceux du RN soutiennent cette alliance (…)
Quelle opposition souhaitez-vous construire ?
Nous devons apporter ce qui manque aujourd’hui dans le paysage politique français à droite : une vraie boussole idéologique, une clarté doctrinale capable de s’emparer des sujets d’avenir, devenir un prescripteur d’opinion, construire des réseaux influents dans la société, être un incubateur pour toute la nouvelle génération politique. Cela passera aussi par une forme d’exemplarité. Puisque nous appelons à l’union, nous avons pris l’initiative de ne présenter aucun candidat face à Éric Ciotti, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan et ce, sans contrepartie.
Le Rassemblement national mise sur la constitution d’un “bloc populaire” face à un “bloc élitiste”, représenté par Emmanuel Macron. Vous inscrivez-vous dans cette logique ?
Je ne partage pas cette lecture politique. Nous ne pouvons pas dire : nous ne parlons pas aux 58 % des Français qui ont voté Macron car il s’agit du “bloc élitaire”. D’autant moins que cela est à relativiser, 36 % de ce bloc sont aussi des électeurs des classes populaires. Le clivage territorial et social que reflètent ces blocs est un fait sociologique, mais il ne doit pas être figé dans une opposition partisane. Le rôle d’un responsable politique n’est pas de dresser les Français les uns contre les autres en opposant notamment les “perdants” aux “gagnants” de la mondialisation, la campagne aux métropoles. Nous devons parler à tous et trouver une synthèse. Il faut éviter cet affrontement, d’autant plus qu’à ce jeu, c’est toujours le bloc dit élitaire qui gagne. Le rôle de Reconquête ! sera d’être un parti de concorde capable de nous sortir de cette impasse qui nous condamne à la réitération et à la défaite du camp national (…)
Comment imprimer la marque Reconquête ! afin que les électeurs puissent identifier les candidats d’Éric Zemmour aux prochaines élections locales ?
Le propre de la politique, c’est le temps long. Il faut être patient et apprendre à construire dans la durée. Nous avons manqué de temps et d’espace pour faire connaître ce jeune mouvement et son candidat à l’ensemble des Français durant la campagne. Nous avons plus d’un mois avant les élections législatives pour continuer le travail opéré pendant la présidentielle. Nous avons environ un tiers de nos candidats qui le sont pour la première fois, un tiers issus du RN et un tiers des Républicains. Cette diversité est une vraie force. Avec eux, nous allons réaliser notre première étape d’implantation locale qui perdurera dans les années à venir.
Reconquête ! récolte ses meilleurs scores en Paca. Comment expliquez-vous cette implantation ?
Déjà je tiens à rappeler que réunir 2,5 millions de voix, mobiliser près de 125 000 adhérents et constituer le premier mouvement de jeunes de France en quelques mois seulement est un tour de force inégalé dans l’histoire politique française. Rappelons qu’en septembre dernier, Éric Zemmour était encore simple journaliste et écrivain. Des fondations solides ont été posées pour la suite.
Quant à la Paca, les questions identitaires et sécuritaires sont essentielles dans cette région. Une partie significative des électeurs Républicains se sont tournés vers Reconquête !, déçus probablement par leur mouvement, son ambiguïté, ses alliances plus ou moins nébuleuses avec LREM (tous les grands barons LR de la région soutiennent désormais Macron), et de nombreux Français indépendants, artisans, commerçants qui votaient RN ont suivi le même chemin.
Laurent Wauquiez : “Arrêter l’immigration de masse, c’est possible !”
Laurent Wauquiez a choisi son compte facebook pour partager une réflexion sur la maîtrise de l’immigration. Il a choisit l’exemple du Danemark où la situation ressemble étrangement à la France et où même la remigration semble possible. Laurent Wauquiez ne se présente pas aux législatives mais sera suppléant. Bizarre pour un retour au niveau national d’aller jusqu’au Danemark alors qu’Eric Zemmour proposait l’équivalent à la présidentielle…
Le Danemark ou comment on peut arriver à reprendre le contrôle de sa politique migratoireJ’avais envie de partager avec vous quelques réflexions qu’apporte l’étude de l’exemple danois en matière d’immigration. Chez nous, progressivement s’est installée dans les têtes l’idée qu’en matière d’immigration il y avait une forme de fatalité : on ne peut rien faire. Nous avons essayé tant de gouvernements différents avec à chaque fois le même résultat et la même augmentation de l’immigration. Le quinquennat de Macron se conclut d’ailleurs avec un record d’immigration jamais atteint depuis les années soixante-dix. Le Danemark, lui, offre l’image d’un pays qui a longtemps été laxiste comme nous mais qui a décidé de reprendre en main la situation, l’a fait dans un consensus politique et surtout y est arrivé. Arrêter l’immigration de masse, c’est possible. C’est ce que montre le Danemark.
Le Danemark est un pays qui pendant longtemps a été dans le laisser-faire total sur l’immigration. Ils ont été rongé petit à petit par un communautarisme qui a fini par les effrayer : c’est ce qu’ils ont appelé le danger de « sociétés parallèles ». C’est un pays où le système social est très généreux mais, avec la tradition protestante, cette solidarité est liée au fait que chacun doit travailler pour financer le système. Les abus sont très mal perçus. Or, les migrants, de plus en plus, arrivaient au Danemark, ne travaillaient pas et finissaient par menacer l’équilibre des finances sociales. De plus, la constitution de ghettos urbains s’est traduite par une montée des violences et notamment des trafics de drogue, y compris au cœur de Copenhague, avec des affrontements de bandes à coup d’armes à feu. Dans ce pays, où le respect est une valeur essentielle, cette situation est apparue de plus en plus insupportable.Politiquement, au début, l’extrême-droite a été la seule à porter ce discours. Dans les élections, l’extrême-droite a fortement grimpé dans les résultats, alors que le Danemark est plutôt pondéré sur le plan politique. Mais, très rapidement, tous les partis ont compris que ce n’était pas un sujet que l’on avait le droit de laisser de côté et, aujourd’hui, même la gauche a pris ce sujet à bras le corps avec un discours d’une franchise et d’une clarté que même chez nous aucun parti n’est capable de tenir. Le vocabulaire est très clair : « le Danemark n’a pas besoin d’une immigration que nous n’arrivons plus à intégrer ; nous avons le droit de contrôler qui rentre sur notre sol et pourquoi ; on ne peut pas accueillir tous les migrants et ils doivent aller dans d’autres pays que le nôtre ». Et je ne vous cite que des discours tenus par la gauche danoise. Quand on interroge les politiques danois, ils répondent assez nettement : la réalité gagne toujours. Là où, en France, le débat politico-médiatique s’emploie à cacher la réalité sous des tombereaux de politiquement correct, au Danemark ouvrir les yeux et agir ont été les clés de la réussite. Pas d’idéologie, juste voir la réalité et agir.Quand ils ont commencé, la plupart des observateurs ont expliqué qu’il serait impossible d’avoir des résultats. De façon très pragmatique, année après année, d’abord avec un gouvernement d’alliance de la droite et de l’extrême droite, puis avec un gouvernement de centre-gauche, ils ont adopté toute une série de lois, parfois avec des réussites, parfois avec des échecs, sans hésiter auquel cas à corriger les choses. Ils ont réussi à mener cette politique très ferme dans le cadre des règles européennes, avec quelques bras de fer toutefois avec la Commission.Les résultats sont impressionnants. Ils ont réussi à diviser par dix le nombre de migrants qui entrent chaque année dans leur pays en passant de 20 000 à 2 000. Le maître-mot a été c’est possible : you can do a lot (on peut faire beaucoup). Moi qui déteste la fatalité, je dois dire que j’aime cette leçon de volontarisme.Ils ont commencé par prendre une clause d’opting-out sur les sujets régaliens par rapport aux règles européennes. Ils ont limité le regroupement familial avec des règles d’âge pour protéger les filles nées au Danemark contre les mariages forcés. Ils ont imposé que l’on parle parfaitement le danois, que l’on soit capable de loger sa famille avec suffisamment de mètres carrés, que l’on ait travaillé suffisamment d’années sur le sol danois. Le traitement des demandes d’asile est extrêmement encadré et, si à la sortie du tribunal votre demande a été rejetée, la police vous attend pour organiser la reconduite à la frontière immédiatement – je rappelle qu’en France même pas 10 % des reconduites sont exécutées. Cela n’empêche pas une humanité puisque le retour vers le pays d’origine se fait avec des aides. Là où nous sommes incapables d’avoir des visas de retour, malgré l’influence d’un pays comme la France, eux ont négocié des accords avec les pays africains avec des programmes de soutien pour les ministères de l’intérieur des pays concernés en échange de visas de retour pour les migrants. Ils n’ont pas hésité à acheter des encarts de publicité en Turquie et au Maghreb pour expliquer qu’il ne fallait pas venir au Danemark. Ils sont en train maintenant de négocier avec des pays pour que les demandes d’asile soient faites là-bas et non sur le sol danois avec un argument simple : cela permettra d’arrêter le trafic des passeurs.Par ailleurs, ils luttent avec une grande fermeté sur les questions d’intégration. Toutes les écoles coraniques ont été dissoutes ; tous les financements étrangers, notamment d’Arabie Saoudite, sont interdits ; pour avoir la nationalité danoise, il faut serrer la main d’une femme. Ils ont défini des quartiers dont ils considèrent qu’ils sont en train de devenir des ghettos et dans ces quartiers ils imposent que le taux de population étrangère baisse et revienne dans la moyenne danoise sous quatre ans. Cela passe par une politique très régulée d’attribution des logements sociaux. Là encore des idées simples, on ne peut pas s’intégrer si on ne vit qu’avec des gens de culture étrangère. Sur les délinquants, ils sont très fermes : quand on commet un crime en venant de ces quartiers toutes les peines sont doublés pour démanteler les bandes de trafiquants ; si on est étranger, on perd immédiatement tous ses droits ; ils ont même négocié avec l’Albanie pour que les étrangers délinquants soient en prison là-bas et plus sur le sol danois. Là encore, le discours est simple : la vraie injustice, c’est de vous condamner à vivre dans un ghetto sans aucune chance de vous intégrer.Enfin, tout est fait pour le retour au travail. Si on arrive au Danemark, il faut avoir travaillé un certain nombre d’années avant de pouvoir accéder à l’ensemble des aides sociales.La plupart de ces mesures vaudrait immédiatement la qualification de fasciste en France. Pourtant elles ont été portées par des élus de gauche au Danemark. Ils ont juste compris que s’ils voulaient garder le système social le plus généreux d’Europe – plus encore que le nôtre – il fallait réagir. Les résultats sont impressionnants : limitation de l’immigration, réduction des violences, meilleure intégration…La Suède, qui elle était restée dans une folie communautariste à la différence du Danemark, vient de prendre une vague sans précédent d’émeutes urbaines. Les politiques suédois ont enfin ouvert les yeux et viennent de décider de prendre les mêmes mesures que les danois. La première ministre, pourtant sociale-démocrate, vient de dire que l’intégration était un échec et qu’il fallait rompre avec l’immigration massive.
Cela montre que c’est possible à condition de faire preuve de courage et surtout d’ouvrir les yeux sur les problèmes. Quand on pense qu’en France ne serait-ce que les statistiques en fonction de l’origine sont quasi-interdites et ne permettent donc pas de prendre la mesure de ce qui se passe, on mesure le chemin à parcourir. Mais on peut le faire, si on arrête l’idéologie et qu’on décide juste de s’y mettre avant qu’il ne soit trop tard.
Belle brochette
« Le principal danger pour la démocratie est la persistance de manquements à la probité parmi des responsables politiques », expliquait le président en avril 2017. Comme candidat, il avait promis « une République exemplaire ». Il avait assuré que les ministres mis en examen devraient démissionner, qu’une condamnation pénale les empêcherait de se présenter.
Non seulement rien de tout cela n’a été respecté, mais Mediapart a dénombré pas moins d’une trentaine d’affaires touchant son entourage proche (ministres, députés, membres de son cabinet) .
L’Europe des cinglés
“Ce 9 mai, l’histoire retiendra qu’à Moscou, une armée d’agression défilait et qu’ici à Strasbourg, capitale de la réconciliation de l’Europe, des centaines de citoyens se réunissaient pour refonder notre union.” Clément Beaune, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes.
Des artistes ont interprété la chorégraphie “Danse l’Europe” au Parlement européen à l’occasion de la conférence sur l’avenir de l’Europe.
Provocation européiste et fédéraliste d’Ursula Van der Leyen et Emmanuel Macron au parlement européen
Ursula Van der Leyen (présidente non élue de la Commission européenne) et Emmanuel Macron (réélu par défaut président de la république française) ont, tous les deux proposé, de supprimer le principe d’unanimité dans le fonctionnement de l’Union européenne. Après que Nicolas Sarkozy ait trahi les électeurs français en 2008, voici que son clone européiste lance les hostilités pour encore plus de dictature européenne :
Emmanuel Macron a affirmé ce lundi 9 mai à Strasbourg qu’il était « favorable » à une « révision des traités » de l’Union européenne. Il a suggéré que les dirigeants des Vingt-Sept en discutent à leur sommet de juin. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait elle aussi fait une déclaration en ce sens plus tôt dans la journée.
« Il faudra réformer nos textes, c’est évident. L’une des voies de cette réforme est la convocation d’une convention de révision des traités. C’est une proposition du Parlement européen et je l’approuve », a expliqué Emmanuel devant le Parlement européen, pour son premier discours sur l’Europe depuis sa réélection et l’offensive russe en Ukraine.
Il souhaite notamment continuer « à généraliser le vote à la majorité qualifiée dans nos décisions », afin de rendre « efficaces » les prises de décisions des Etats membres.
Plus tôt dans la journée, Ursula von der Leyen s’était elle aussi prononcée pour une révision des traités de l’UE « si nécessaire » et l’abandon du vote à l’unanimité des 27 pays membres dans des domaines clés. « J’ai toujours soutenu que le vote à l’unanimité dans certains domaines clés n’a tout simplement plus de sens », a-t-elle déclaré au Parlement européen.
Heureusement, déjà treize pays ont fait savoir leur opposition :
Une dizaine de pays de l’UE, dont le Danemark, la Suède, la Finlande et la Bulgarie, s’opposent au lancement d’une procédure pour changer les traités européens, comme le souhaite le Parlement européen, selon un texte vu lundi 9 mai par l’AFP.
«Nous ne sommes pas en faveur de tentatives inconsidérées et prématurées visant à lancer» une telle procédure, écrivent ces pays dans cette note, qui pourrait rallier d’autres États membres. Sa diffusion coïncide avec les célébrations de la Journée de l’Europe. Elles seront marquées par un discours devant le Parlement européen à Strasbourg du président français Emmanuel Macron qui devrait prôner une Europe plus puissante prête à se réformer, alors que la guerre russe en Ukraine a révélé les dépendances des Vingt-Sept en matière d’énergie.
La dizaine de pays qui s’opposent à cette perspective pointe le risque d’une «perte d’énergie» et estime qu’une révision des traités «n’a jamais été un objectif» de la Conférence. «Nous avons déjà une Europe qui fonctionne» comme l’ont montré la pandémie de Covid-19 et la réponse à l’invasion russe en Ukraine et «nous ne devons pas nous précipiter pour faire des réformes institutionnelles», mettent-ils en garde. Les propositions des citoyens «ne doivent pas être instrumentalisées», ajoutent-ils. Le texte a également été signé par la République tchèque, la Slovénie et les trois pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie).
En vidéo, voici ce qu’est devenue l’Europe, “leur” Europe. C’était aujourd’hui au parlement européen :
Bienfaits de l’immigration : la Suède secouée par des troubles ethnico-religieux
Dans Le Figaro, Jean-Louis Tremblais dénonce le résultat de vingt ans d’une politique migratoire «généreuse et bienveillante» jusqu’à l’absurde :
Un habitant sur cinq est né à l’étranger
[…] Pour la seule année 2014, Stockholm a distribué 160.000 titres de séjour. Au total, le nombre de personnes nées à l’étranger a augmenté de 80 % en vingt ans. Un habitant sur cinq vient d’une autre contrée, soit 2 millions de ressortissants sur un effectif total de 10 millions. Un quart des nouveau-nés ont au moins un parent allogène. Malgré toute sa bonne volonté, l’État-providence a fini par donner des signes de fatigue, au niveau des régimes sociaux et du système scolaire. À tel point que le gouvernement a finalement coupé les vannes en 2020, limitant les entrées annuelles à 25.000 individus. Mais trop tard.
Le choc des valeurs et des croyances
L’enfer est pavé de bonnes intentions, les luthériens (religion majoritaire en Suède) auraient dû le savoir. Las! Après l’angélisme euphorique des années 2015, les Suédois se retrouvent aujourd’hui dans un pays qu’ils ne reconnaissent plus, y compris dans les villes de province. Un contexte explosif comme l’ont prouvé les émeutes du week-end pascal. À l’origine des incidents, la tournée (autorisée au nom de la liberté d’expression) de Rasmus Paludan, leader dano-suédois du parti Stram Kurs (Ligne dure), dont la spécialité est de brûler les Corans en public. Certes, le geste n’est pas fin, mais le délit de blasphème ayant été aboli en 1970, il demeure légal. Stockholm, Örebro, Malmö, Linköping, Norrköping: partout où il était annoncé et même quand il ne s’y est pas rendu, des violences ont éclaté aux cris d’«Allah akbar». Jets de pierres, incendies, pillages: des hommes, des femmes, mais aussi des enfants s’en sont pris aux forces de l’ordre et aux symboles de l’État pendant plusieurs jours. Certains policiers ont dû faire usage de leur arme pour éviter le lynchage. Du jamais-vu dans le royaume. Bilan: 40 blessés (dont 26 fonctionnaires de police) et un million d’euros de dégâts.
Des clans mafieux à base ethnique
En fait, les Suédois découvrent avec retard et effroi ce que provoque une immigration massive en provenance de pays n’ayant ni la même culture ni les mêmes valeurs: ce qu’on appelle en France (qui n’a pas de leçon à donner en la matière!) les zones de non-droit. L’an dernier, la Suède a recensé 342 fusillades ayant fait 46 morts. Par rapport au nombre d’habitants, c’est un record d’Europe. Un peu comme si Marseille avait été déplacée telle quelle vers le Grand Nord! Les auteurs, comme les victimes, sont des trafiquants d’armes ou de drogue, dont 85 % sont soit nés hors des frontières soit d’origine étrangère. Selon le site universitaire Perspective Monde, «32 des chefs de réseaux criminels les plus recherchés du pays sont issus de l’immigration». Ils dirigent des gangs organisés sur des bases ethniques (Albanais, Afghans, Turcs, etc.). La police suédoise dénombre une quarantaine de ces structures, qui règlent leurs comptes à la grenade ou à la kalachnikov. Conséquence logique: le mouvement anti-immigration des Démocrates de Suède est passé de 1,5 % des voix en 2002 à 17,5 % en 2018. En attendant de faire mieux aux prochaines élections de septembre.
Eugénie Bastié a interrogé le chercheur Tino Sanandaji, économiste irano-suédois, docteur de l’université de Chicago et contributeur régulier de la revue conservatrice américaine «National Review». Extrait :
[…] L’opinion publique en Suède est favorable, depuis des décennies, à une limitation de l’immigration des réfugiés, mais il y avait un fort consensus en faveur de l’immigration parmi les élites politiques ainsi que dans les médias. C’est pourquoi le parti anti-immigration, les Démocrates de Suède (classés à l’extrême droite, NDLR), est passé de presque zéro à près d’un cinquième des voix en vingt ans d’existence. Les enquêtes d’opinion ont montré que seulement 20 % à 25 % des Suédois souhaitaient augmenter l’accueil de migrants réfugiés, alors que 70 % à 80 % des parlementaires et des journalistes étaient pour. Ce qui a changé, c’est que le mécontentement croissant de l’opinion sur ce sujet a forcé les élites politiques du pays à se plier aux souhaits de l’électorat. Aussi bien la droite de l’establishment que la gauche sociale-démocrate ont ainsi modifié leur politique et leur discours en matière d’immigration à presque 180 degrés. La Suède est une société de consensus: alors que presque tout le spectre politique, à l’exception d’une petite minorité, était favorable à l’ouverture des frontières en 2015 ou 2016, presque tout le spectre politique, à l’exception d’une petite minorité, soutient désormais la limitation de l’immigration.
La Suède a toujours été caractérisée comme un pays homogène avec très peu d’immigration. Quand les choses ont-elles changé et à quelle vitesse?
En effet, contrairement à ce que voudraient faire croire quelques historiens idéologues, la Suède n’a jamais été un pays d’immigration. Elle a longtemps été un pays homogène, et c’est seulement au cours des dernières décennies qu’elle a commencé à recevoir un grand nombre de réfugiés extra-européens. Jusqu’en 1985, la Suède comptait très peu de migrants non occidentaux, seulement 2 % de la population environ, car les sociaux-démocrates, au pouvoir avant 1968, étaient un parti assez conservateur sur ces questions. Mais la politique suédoise s’est radicalisée et, dans la seconde moitié des années 1980, le gouvernement a commencé à accueillir un grand nombre de migrants réfugiés. Pendant la période 1985-2015, l’immigration au titre de l’asile en Suède a été environ quatre fois plus importante par habitant que dans les autres pays d’Europe de l’Ouest, de sorte que la part de la population d’origine non occidentale est passée de 2 % à 20 % de la population totale en 2022. Les gouvernants estimaient alors que le système de protection sociale supérieur suédois éviterait les problèmes déjà observés en France et dans d’autres pays européens. Les faits leur ont prouvé qu’ils avaient tort, mais il leur a fallu très longtemps pour l’admettre. Dans les enquêtes actuelles, moins de 10 % de l’opinion pense que l’intégration a été un succès. […]
Quel est ce détail commun ?
Les organisations terroristes les plus meurtrières de ces 40 dernières années ont un point en commun, mais je n'arrive pas à savoir lequel 🫤 pic.twitter.com/DW3fwBKsM5
— Waleed Al-husseini (@W_Alhusseini) May 8, 2022
10 mai, 97ème anniversaire de la béatification des Martyres d’Orange
Information de l’abbé Lelièvre :
Mardi 10 mai, à 8 heures, je célèbrerai la Messe à vos intentions à la chapelle du Saint-Sacrement à Bollène.
Nous rendrons grâce à Dieu pour les 97 ans de la Béatification des 32 martyres d’Orange.
Prions pour qu’advienne leur canonisation.
Prions les uns pour les autres. Je prie et implore pour chacun, pour vos intentions, surtout que la foi grandisse, reste solide et fidèle.
Abbé Lelièvre
Postulateur
Les méfaits de l’idéologie du genre
Sacha est né Anna. Il était femme mais s’est vite ressenti « garçon manqué », confie-t-elle. Nous sommes en 2016. En regardant des vidéos sur YouTube, elle entend parler pour la première fois de transidentité. « Je me suis dit : Ça ressemble à toi. » Au début de la 3 e, à 14 ans, elle coupe ses cheveux et demande à ses amis de l’appeler avec un prénom masculin. Un soir, elle annonce à ses parents qu’elle veut prendre des hormones masculines. Ses parents l’écoutent, bienveillants.
« Sauf que j’avais 14 ans et écouter à ce point ce que dit quelqu’un de 14 ans, ça pose problème ».
Puis tout va très vite : le psychiatre qu’elle va consulter, les séances « expéditives » de cinq à dix minutes qui ne servent qu’à confirmer son choix.
« À aucun moment les raisons profondes qui me poussaient à changer de sexe n’ont été abordées. »
À la fin de la seconde débutent les premières injections de testostérone, une ampoule toutes les trois semaines. Tous les matins, elle enfile un binder (sous-vêtement compressif permettant d’aplatir la poitrine). À l’état civil, pour le lycée, ses proches, sa famille, Anna devient Sacha. L’été avant la terminale, elle se fait retirer les seins sous anesthésie générale. Après l’opération, âgée de 16 ans, elle porte un corset postopératoire, prend des comprimés antidouleur et, soudain, des questions l’assaillent.
« Il y avait comme une voix bizarre en moi. Un truc qui me demandait : Est-ce que tu détruis ta vie ? Est-ce que tu détruis ton corps ? »
Un jour, en 2020, les doutes remontent d’un coup. Pendant deux ou trois mois, elle pleure nuit et jour.
« Je pleurais le matin dans le RER, mais aussi pendant les cours, le soir aussi. Je m’enfonçais dans un truc affreux. Je me disais que je ne pourrais jamais revenir en arrière. »
Pétri de regrets, hanté par les pensées suicidaires, elle arrête les injections de testostérone, s’enfonce dans la dépression. Ses parents, inquiets, l’emmènent voir une autre psychiatre. Elle lui sauvera la vie.
« J’ai décidé d’être une fille biologique qui a un style masculin. J’ai envie de m’aimer moi-même. J’ai des regrets, mais je peux vivre avec ».
Anna a compris qu’elle nourrissait, adolescente, une forme de « misogynie intériorisée » et que « la puberté, ce n’est pas la période idéale pour faire de tels choix ». Mois après mois, elle récupère sa féminité. Ses règles sont revenues. Elle a retrouvé ses longs cheveux, mais il ne retrouvera jamais sa voix de femme.
“Si vous votez Marine Le Pen ce sera la guerre civile”
Ils ont voté Macron et ils ont les émeutes :
Regardez, à #ChoisyLeRoi on n'est plus en République : une vraie scène de guerre civile, qu'est-ce qui nous attend ? pic.twitter.com/cdLHsxrIt9
— Gilbert Collard (@GilbertCollard) May 8, 2022
Messe en latin et jeu télévisé
Amusant :
📺 Qui a dit qu'assister à la messe en latin ne pouvait pas servir dans un jeu télévisé ?? Bravo Marine ! 👏🏻 #QPUC pic.twitter.com/qqzi5hvTWW
— ⚜️ Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) May 8, 2022
Pour qui votent les catholiques ?
Rédacteur en chef à Valeurs actuelles chargé des pages culture, Laurent Dandrieu a publié, en 2017, un ouvrage marquant, Église et immigration, le grand malaise. Pour Boulevard Voltaire, il se penche sur l’évolution du vote catholique en analysant les résultats de l’élection présidentielle. Pour qui ont voté les catholiques ? Pourquoi les évêques n’ont-ils pas donné de consigne de vote ? Comment évolue cet électorat ? Il raconte une Église de France en pleine mutation… positive.
Une statue de la sainte Vierge
Une statue de la sainte Vierge a été vandalisée dimanche dans le petit village de Bourisp dans les Hautes-Pyrénées (190 habitants).
Le maire a porté plainte, les gendarmes sont venus. Une neuvaine de messes de réparation sera célébrée.
En quête d’esprit : saint Charles de Foucauld
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent Isabelle Schmitz, rédactrice en chef adjoint au Figaro Hors-Série, le père Xavier Lefebvre, curé de la paroisse Saint-Augustin à Paris, et Laurent Touchagues, président des Amitiés Charles de Foucauld :
Etats-Unis : les pro-avortements s’en prennent aux églises
Un groupe d’activistes pro-avortement appelle à perturber les messes ce dimanche 8 mai, et à les empêcher physiquement, suite à la fuite du projet de jugement de la cour suprême des Etats-Unis qui prévoit de mettre fin à l’arrêt Roe vs Wade.
Des activistes anarchisants voire satanistes ont dégradé plusieurs églises (dont une de la FSSPX dans le Michigan) et appellent à s’attaquer physiquement au culte chrétien.
A New York ce matin, une activiste danse devant une église avec des poupées qu’elle dit être ses bébés avortés. « Dieu a tué son enfant, pourquoi ne puis-je pas tuer le mien ? »
This is pro-abortion NYC this morning — blocking the doors of a church screaming about how God loves abortion. One dances with dolls she tells us are her aborted babies. “God killed his kid, why can’t I kill mine?” pic.twitter.com/qA85kluRS5
— Kathryn Jean Lopez (@kathrynlopez) May 7, 2022
Les catholiques prient devant leur église pour la défendre :
Prayer happened anyway, mostly in the church, but a few of us went over to Planned Parenthood pic.twitter.com/QnTOl9oWQv
— Kathryn Jean Lopez (@kathrynlopez) May 7, 2022
Catholic men: pic.twitter.com/gqlFlyP0P3
— Dr Taylor Marshall™️ (@TaylorRMarshall) May 7, 2022
Les cathos costauds devant l’église qui récitent le Chapelet en opposition aux tarés de la mouvance pro-mort. #RoeVsWade #IVG #ProVie pic.twitter.com/SMGTTg4POR
— Foxity (@Foxity78) May 8, 2022
Catholic pro-life men praying the Rosary outside the Basilica of Old St Patrick's Cathedral in New York amid the harassment from pro-abortion activists. pic.twitter.com/nEmBBXAYxL
— Sachin Jose (@Sachinettiyil) May 7, 2022
Catholics praying the Rosary outside Basilica of Old St Patrick's Cathedral in New York amid the protest from pro-abortion activists. pic.twitter.com/qOUhhoBUCb
— Sachin Jose (@Sachinettiyil) May 7, 2022
Découvrez les nombreux rites traditionnels
Le 8 mai, “Terres de mission” reçoit Claude Paulot, président du Centre d’Etudes Religieuses, fondé par Jean Daujat, pour parler de la récente réédition du maître ouvrage de ce dernier : “La face interne de l’histoire”.
Puis, Anne Le Pape, journaliste, présente le hors-série publié par le quotidien Présent sur les rites traditionnels (non seulement le rite romain traditionnel, mais les autres rites latins et les rites orientaux).

