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“Nous sommes en guerre énergétique avec l’Allemagne !”

Expert en politique énergétique et auteur d’ouvrages remarqués comme : “Eoliennes, la face noire de la transition écologique” et “Nucléaire, les vérités cachées”, Fabien Bouglé poursuit son travail de lanceur d’alerte en affirmant que le modèle énergétique allemand (Energiewende) est un échec. Le mix charbon-éoliennes se heurte au mur de la réalité. De plus, pour Fabien Bouglé, les sanctions prises contre la Russie vont faire exploser la facture d’électricité des Allemands et des Européens, les coupures d’électricité vont se multiplier. L’expert va au-delà des analyses économiques pour révéler que le lobby des éoliennes allemand a infiltré le ministère français de l’écologie. Pour Fabien Bouglé, il ne fait aucun doute que la France est dorénavant en guerre énergétique avec l’Allemagne.

17 juillet : jour de libération fiscale

Selon Le Figaro :

Ce n’est qu’à partir de dimanche 17 juillet que les salariés français vont enfin pouvoir faire ce qu’ils veulent de leur argent. En effet, cette année, un salarié moyen et célibataire doit d’abord travailler jusqu’à cette date pour verser à l’État l’impôt sur le revenu, la TVA et les cotisations sociales dus, selon l’étude annuelle de l’Institut économique Molinari (IEM), que dévoile en avant-première Le Figaro. Certes, après être arrivé en tête de liste des membres de l’Union européenne durant six années consécutives, l’Hexagone a finalement été détrôné par l’Autriche dont le jour de libération intervient un jour plus tard, le 18 juillet. Mais, il n’y a évidemment pas lieu de crier victoire. La France reste en deuxième position suivie de près par la Belgique.

Bruxelles saisit la justice européenne contre une loi hongroise qui interdit la propagande LGBT

La Hongrie a adopté, en juin 2021, une loi interdisant « la représentation ou la promotion » de l’homosexualité et du changement de sexe auprès des mineurs.

La Commission européenne a saisi la Cour de Justice de l’UE d’un recours contre la loi hongroise qui interdit de faire auprès des moins de 18 ans de la propagande à propos des

« divergences par rapport à l’identité personnelle correspondant au sexe à la naissance, un changement de sexe ou l’homosexualité ».

Selon la Commission européenne, cette loi « viole les droits fondamentaux des personnes LGBT ».

Le droit des pervers de profiter des fragilités de l’adolescence pour se procurer de la chair fraîche…

Réaction d’un eurodéputé LREM :

« C’est historique. Pour la toute première fois, une procédure d’infraction sur les sujets LGBT est portée devant la Cour. C’est le signe que la Commission prend les valeurs européennes au sérieux, on ne peut que s’en réjouir. »

Les valeurs européennes, ce n’est pas seulement promouvoir la fierté des relations sexuelles contre nature, c’est aussi garantir leur promotion auprès des enfants et des adolescents.

Avant d’avorter, surtout ne pas réfléchir

La Première Chambre du Parlement néerlandais a approuvé un projet de loi qui supprime la période d’attente obligatoire de cinq jours entre le conseil et le recours à l’avortement. Auparavant, le projet de loi avait déjà été approuvé par la Deuxième Chambre, la Chambre des représentants proprement dite (dont iFamNews a rendu compte).

La décision a fait l’objet de votes dissidents de la part des partis conservateurs et chrétiens.

L’amendement devrait prendre effet en janvier 2023.

Menacée par son compagnon, une femme se résout à avorter

Le JSL vante les mérites du Planning familial, qui a aidé cette femme, victime de violences, à éliminer son bébé. Alors que c’est le compagnon qui aurait du être puni…

À cette occasion, on découvre que le nombre d’avortements dans le département de Saône et Loire est en augmentation :

Traditionis Custodes : pétition pour la liturgie traditionnelle

L’Union Lex Orandi, qui représente les associations de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle, lance, à l’occasion du premier anniversaire du Motu Propio Traditionis Custodes du Pape François, une pétition nationale. Elle demande le retrait des dispositions prises dans plusieurs diocèses à l’encontre des fidèles désireux de se sanctifier grâce aux trésors de la liturgie non réformée.

Monseigneur le Président de la Conférence Episcopale,

Alors que deux diocèses de France, Grenoble et Le Mans, sont vacants depuis la nomination de leur titulaire sur un autre siège épiscopal, des décrets ont été pris par les Evêques sortant pour imposer dans les diocèses qu’ils ont quittés une application du Motu Proprio Traditionis Custodes qui manifeste le plus profond mépris des biens spirituels des fidèles qui leur sont confiés.

Dans le diocèse de Grenoble, le décret frappe les fidèles de Vienne et de la Collégiale Saint André de Grenoble à compter de septembre prochain. La célébration de la messe traditionnelle sera supprimée à Vienne, et la messe selon le missel réformé sera imposée aux fidèles le premier dimanche de chaque mois à Grenoble. Il est évident que les fidèles ne fréquentent pas cette église pour une liturgie célébrée dans toutes les autres paroisses du diocèse. Ils ont choisi de vivre leur foi à la Collégiale Saint André, avec les célébrations liturgiques et sacramentelles qui la nourrissent, pour bénéficier des trésors spirituels que l’Eglise dispense précisément au moyen de la liturgie traditionnelle. Quel mal font-ils là ?

Dans le diocèse du Mans, le décret privera les fidèles de la paroisse de Montmirail des mêmes bienfaits à compter du mois d’août prochain. Les fidèles de cette paroisse ont pourtant bénéficié sans interruption des livres liturgiques de 1962, d’abord avec l’abbé Rouxel de 1959 à 1995, puis avec des prêtres de la Fraternité Saint Pierre, et depuis 2011 avec des prêtres de l’Institut du Bon Pasteur. Quel mal font-ils là ?

Je vous demande, Monseigneur, de pourvoir aux futures nominations épiscopales sur les sièges de Grenoble et du Mans par des Evêques qui prendront l’engagement de faire cesser immédiatement les mesures discriminatoires, vexatoires et abusives dont les fidèles de ces deux diocèses sont victimes, et d’annuler les décrets pris par les deux Evêques sortants. Je vous demande en particulier que soient reconnues les aspirations légitimes des fidèles de Saint André de Grenoble, de Notre-Dame de l’Isle de Vienne et de Notre-Dame de l’Assomption de Montmirail à bénéficier de la liturgie traditionnelle qui est pour eux un bien spirituel inestimable et essentiel, et ce pour tous les sacrements et en tout temps.

Je vous demande, Monseigneur, de veiller auprès de l’ensemble des Evêques de France au respect des biens spirituels des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle, et à l’assurance pour eux de bénéficier de toute la vie sacramentelle par laquelle ils se sanctifient, grâce au libre usage par tous les prêtres qui leur sont assignés de tous les livres liturgiques de 1962.

Je vous demande, Monseigneur, de veiller en particulier à ce que les confirmations puissent être conférées partout selon le missel de 1962 pour les fidèles qui le demandent, sans aucune restriction.

Dans l’espérance que nos prières seront entendues par ceux à qui elles s’adressent, je vous assure, Monseigneur, de ma prière pour l’Eglise qui est en France.

L’Union Lex Orandi

Lien vers la pétition.

Le calvaire des chrétiens en pays devenus musulmans

“C’est pas ça l’islam !” ; “Pas d’amalgame !” Imams et responsables d’associations islamiques font beaucoup d’efforts pour nous persuader que l’islam a le plus grand respect pour les chrétiens et de façon générale pour tous les non-musulmans, même si Allah leur enseigne que les chrétiens sont “les pires des créatures (Coran 98.6)”, coupables du seul péché qu’il ne peut pas pardonner (Coran 4.48). Alors, pourquoi les chrétiens sont-ils discriminés, persécutés, assassinés dans les pays musulmans ? Quel rapport y a-t-il avec l’islam ? Dans quel pays musulman la liberté religieuse est-elle respectée ? Les dirigeants occidentaux sont-ils aveugles, hypocrites, criminels d’importer l’islam ? Partout les condamnations pleuvent pour « offense à la religion », « insulte à l’islam » « outrage au prophète », et il faudrait croire qu’ils défendent à la liberté de conscience ?

Dans des pays proches comme l’Algérie ou le Maroc, la haine des non-musulmans enseignée par la charia, et des chrétiens en particulier, demeure sous la forme de discriminations :  prison ferme pour «prosélytisme et offense au prophète de l’islam», poursuites judiciaires pour s’être trouvé en possession de Bibles, pour s’être réunis dans un lieu afin de pratiquer son culte. La police oblige les chrétiens à s’enfermer dans des lieux obscurs pour pratiquer leur culte et refuse l’entrée des églises aux autochtones. Comme ailleurs, sauf récemment en Tunisie, les musulmanes ne peuvent se marier avec des non-musulmans. Impossible de disposer d’une Bible en arabe, de la transporter sans craindre la menace de fouilles et un procès pour prosélytisme en conséquence. Impossible de donner des prénoms chrétiens à ses enfants. L’enseignement de l’islam est obligatoire, qui interdit celui du christianisme. Les convertis – comme les apostats en général — ne peuvent hériter et vivent sous la menace de mort que fait peser sur eux Allah et son prophète, et tous les criminels qu’ils engendrent.

Jamais nous n’avons vu sortir des mosquées ou associations musulmanes en France le moindre mouvement de protestation, la moindre pétition (par exemple contre la condamnation d’Asia Bibi) réclamant en pays devenus musulmans la réciprocité en matière de liberté religieuse dont ils jouissent cependant eux-mêmes en nos pays de mécréants …

Depuis le début de l’islam, les armées musulmanes ont envahi et détruit des civilisations chrétiennes. Des communautés ont survécu, tels les coptes, malgré une insécurité et des discriminations permanentes, comme en témoigne Jean-Pierre Péroncel-Hugoz («Le radeau de Mahomet») qui cite même cette ancienne comptine toujours entendue dans la bouche de petits musulmans égyptiens  : « Demain c’est notre fête, les chrétiens seront nos chiens ! »

Ce rejet des non musulmans est omniprésent dans le Coran et les Hadiths. Le premier instaure un impôt de « protection » des juifs et des chrétiens, à verser « dans l’humiliation » (Coran 9.29). Mais protection contre qui en pays devenu musulman ? Contre les musulmans eux-mêmes ! Car Allah leur a déjà promis de “tuer les chrétiens sans relâche (Coran 3.151-152)” … Ainsi sont légitimées extorsions, rackets, menaces, et injustices de toute sorte en échange du droit de survivre …

Vous, imams et responsables d’associations musulmanes, et vous responsables politiques français en charge des relations avec l’islam, essayez de faire quelques efforts de plus pour nous persuader que l’islam a le plus grand respect pour les chrétiens ! Comment enseignez-vous la « tolérance » de votre religion qu’elle ne pratique nulle part ? Comment conciliez-vous l’enseignement de la haine d’Allah pour les non-musulmans avec l’islam religion de paix et d’amour que vous nous prêchez ? Qui peut venir après le Christ, sinon l’Antichrist ? Pourrions-nous ouvrir le débat ?

Fête nationale de la délinquance

Selon Valeurs Actuelles :

Dans la nuit du 13 au 14 juillet, les feux d’artifice illuminent le ciel français. Mais à Stains en Seine-Saint-Denis la liesse populaire est aux abonnées absente. Les tirs de mortiers retentissent dans les rues du quartier de la cité du Moulin-Neuf. Les habitants se terrent dans leur domicile. L’effroi se produit lorsqu’un projectile heurte un appartement. Une femme enceinte se retrouve bloquée à l’intérieur. Au risque de sa vie, un policier parvient à la sauver des flammes.

Ces attaques aux mortiers ont sévi aux quatre coins du pays. Plusieurs commissariats ont été la cible d’assauts comme à Trappes (Yvelines), Tourcoing (Nord), Garges-lès-Gonesse ou Saint-Mandé (Val-de-Marne). « La fête nationale s’est transformée dans ces quartiers en fête des voyous », déplore Matthieu Valet, secrétaire national adjoint du syndicat indépendant des commissaires de police. En l’espace d’une nuit, cinquante poubelles et quarante-cinq véhicules ont été incendiés dans les Yvelines ainsi que dans les Hauts-de-Seine. Plusieurs policiers ont été agressés dont au moins une dizaine ont été hospitalisés. « En discutant avec les anciens, c’était plus violent que les autres années », glisse une source policière à Valeurs actuelles. Une autre source précise : « C’est moins pire que l’année dernière, parce que le bled est rouvert », permettant aux délinquants d’origine immigrée de passer leurs vacances loin de la France. Une chose est sûre, pour les voyous, toutes les excuses sont bonnes pour “faire la fête”.

Les sages-femmes réclament la fin du passeport sanitaire et de l’obligation vaccinale des soignants

Elles écrivent aux parlementaires :

Madame, Monsieur,

Par la présente, nous, Sages-femmes, demandons à tous les Députés et Sénateurs de rétablir de toute urgence le libre accès aux soins pour tous.

Le pass sanitaire doit être immédiatement supprimé car des patients, notamment des femmes enceintes, sont encore laissés à la porte des hôpitaux ou renoncent à des soins faute de pouvoir se faire tester, alors que des soignants vaccinés contre le Covid 19 mais pourtant positifs exercent à l’hôpital. Le port du masque par un soignant positif étant censé protéger le patient, pourquoi l’inverse ne serait-il pas vrai ?

Nous, Sages-femmes, demandons également à tous les Députés et Sénateurs de supprimer l’obligation vaccinale des soignants contre le Covid 19.

L’obligation vaccinale des soignants n’empêche ni contamination par le SARS Cov2, ni transmission au patient, mais contribue largement à l’effondrement du système de santé, en privant de façon scandaleuse, en ville comme à l’hôpital, de nombreux patients de soins, et bafoue le droit de nombreux soignants à disposer de leur corps, de leur liberté d’entreprendre, et de leurs revenus.

Enfin nous demandons des réponses immédiates à nos questions légitimes concernant la vaccination des femmes enceintes, auxquelles nous devons une information claire, loyale et transparente sur la balance bénéfices risques pour elles et pour leurs enfants à naitre. Pourquoi l’étude COVACPREG, étude française prospective censée étudier les effets de la vaccination Covid 19 sur les issues de grossesse des femmes enceintes vaccinées, annoncée partout dans les médias en juillet 2021, a t elle été bloquée administrativement près de 9 mois, ne démarrant que fin novembre 2021, et n’a disposé d’aucun budget pour sa diffusion ? Comment M Olivier Véran a-t-il pu inciter à la vaccination des femmes enceintes contre le Covid 19 dès le 1er trimestre de la grossesse en juillet 2021, en l’absence à l’époque de données scientifiques montrant son innocuité à ce terme là ? Dans le rapport de l Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Techniques (OPCST) du 9 juin 2022 sur les effets secondaires de la vaccination contre le Covid 19, il a été reconnu la nécessité de réévaluer la balance bénéfice-risque de cette vaccination pour différentes catégories de la population, dont les femmes enceintes. Qu’est il prévu à ce sujet ?

Enfin, quelles actions les autorités sanitaires vont-elles mettre en place pour la prise en charge des femmes victimes de troubles graves du cycle menstruel post vaccination ? Elles sont des dizaines de milliers en souffrance et méritent reconnaissance et soins.

Nous attendons vos réponses rapides car il en va de la santé des femmes, des nouveaux nés et des enfants de notre pays. Nous sommes à votre disposition pour vous rencontrer et vous apporter toutes les informations factuelles en notre possession, notamment concernant l’étude COVACPREG.

Crise gouvernementale en Italie

Analyse de Marie d’Armagnac sur Boulevard Voltaire :

Né en février 2021 en réponse à la crise sanitaire et pour organiser le Plan de relance européen, ce gouvernement regroupait tous les partis politiques à l’exception notable du parti Frères d’Italie de Giorgia Meloni. Le parti 5 étoiles est en pleines turbulences depuis la scission opérée par Luigi Di Maio, ancien chef du parti, fondateur du tout nouveau parti IPF, (Insieme per il futuro, Ensemble pour le futur) et actuel ministre des Affaires étrangères. Le parti, dont Giuseppe Conte a pris la direction a refusé d’accorder sa confiance à Mario Draghi jeudi lors d’un vote au Sénat : le Mouvement 5 étoiles a en effet quitté l’hémicycle en signe de protestation. Même Stefano Patuanelli, pourtant ministre de l’Agriculture de Mario Darghi, s’est absenté lors du vote.

Après avoir convoqué un conseil des ministres extraordinaire, Draghi a donc présenté sa démission le 14 juillet. Celle-ci a été refusée par le président de la République, Sergio Mattarella, qui lui a enjoint de se présenter mercredi prochain devant le Parlement pour vérifier, in situ, de quelle majorité il disposerait encore. Il est clair pour tous les observateurs politiques en Italie que Sergio Mattarella usera de tous les moyens constitutionnels possibles pour ne pas avancer les élections législatives prévues au printemps 2023. Y compris la constitution d’un énième gouvernement technique, pour passer l’automne et le redouté vote du budget ? Draghi avait affirmé il y a quelques jours qu’il ne voulait pas gouverner sans les 5 étoiles, mais qu’il ne désirait pas non plus un gouvernement Draghi-bis. On évaluera dans quelques jours si ce n’était qu’un voeu pieux et si Matteralla a pu user de toute sa force de persuasion pour le convaincre de poursuivre l’aventure.

Réactions politiques et tractations

On imagine sans peine l’ambiance électrique et surchauffée des coursives du parlement : tractations entre les partis, plans, stratégies devenues obsolètes en l’espace d’une demi-journée, tout est aujourd’hui imaginable pour sortir de la crise, mais la perspective des élections renforce l’individualisme partisan.

Les réactions des différents leaders politiques ne se sont pas fait attendre.

Matteo Salvini est dans une situation inconfortable. La Ligue votera-t-elle mercredi sa confiance renouvelée à Mario Draghi ? Giancarlo Giorgetti (Ligue) est, selon le Corriere della Sera, d’avis de jouer les prolongations si c’est encore possible. Il a derrière lui l’aile « gouvernementale » du parti, ministres en exercice et présidents de région. Mais la base – députés, conseillers régionaux et territoriaux – qui perçoit le mécontentement des militants et de l’électorat, et auquel Salvini est sensible, souhaiterait retourner aux urnes avant la fin de la législature. Plus souvent qu’à son tour, Draghi a traité la Ligue comme la cinquième roue du carrosse, et le Carroccio (surnom de la Ligue) a dû bien souvent avaler des couleuvres, comme l’explique le quotidien La Verità.

Ainsi Salvini sent bien que la Ligue paie l’usure du pouvoir et son alliance de gouvernement, même de circonstance, avec une partie de la gauche, quand Giorgia Meloni et son parti Frères d’Italie, unique parti d’opposition, caracole en tête des sondages. Une partie de son électorat – mais aussi de l’électorat Cinq étoiles –  est passée chez Giorgia Meloni. Cette dernière a bien sûr réclamé tout de suite le retour aux urnes.

Si Salvini a commenté ainsi la sortie de route de Giuseppe Conte : « Jusqu’à aujourd’hui, j’ai accusé Conte et les 5 étoiles d’être irresponsables. Et moi je me mettrais à jouer l’irresponsable ? » en contribuant à la chute de ce gouvernement, il a également demandé que « la parole soit restituée aux Italiens », par le vote.

Le troisième parti de la coalition, minoritaire mais indispensable est le parti Forza Italia de Silvio Berlusconi : travaillé par des tensions contraires, le parti voit s’affronter une aile centriste qui entend continuer l’expérience Draghi, invoquant crise économique et guerre en Ukraine, et une aile plus droitière.

On voit que dans cette crise Matteo Salvini est à la croisée des chemins : soit il penche vers son alliée Giorgia Meloni, soit il consolide l’alliance de centre-droit avec Forza Italia, au détriment d’une coalition qui serait alors fragilisée lors des élections prochaines. Quelques mois supplémentaires qui profiteraient indubitablement à Giorgia Meloni.

On peut également se demander si le mécontentement des Italiens face au gouvernement Draghi et à sa gestion de la crise ukrainienne, notamment la mise en place de sanctions lourdes contre la Russie, n’est pas une des vraies raisons de cette crise politique. Clairement, l’économie italienne, la troisième de la zone euro, en subit de plein fouet l’effet boomerang. Depuis le début de la guerre, l’électricité, déjà chère en Italie par faute d’énergie nucléaire, a augmenté de 91 %, le prix du gaz de 70 %. Lors d’une conférence de presse mardi dernier à Paris, Carlo Bonomi, chef des organisations patronales italiennes Cofindustria et Geoffroy Roux de Bézieux patron du Medef, ont appelé leur gouvernements respectifs à « opérer des choix difficiles »,  et à « faire le choix du producteur avant de faire celui du consommateur ». Autrement dit à augmenter significativement le prix de l’énergie en raison de la pénurie – organisée – de gaz russe (Le Figaro).

À se demander si la crise politique italienne, qui a des racines profondes et multiples, n’a pas été alimentée par cette crise énergétique, qui a joué ici le rôle de détonateur.

Energie : le retour du “en même temps”

Début juin 2022 :

Mi-juillet 2022 :

 

I-Média : Gangs pakistanais, viols, censure : ça continue

L’image de la semaine

Les images de la prise du palais présidentiel sri-lankais par des manifestants remontés ont fait le tour du monde. Et si les médias vous dissimulaient certaines causes de la crise économique qui bouleverse ce pays ? Jean-Yves Le Gallou revient sur un tabou médiatique français.

Gangs pakistanais, VIOLS, censure : ça continue en Angleterre !

Samantha Smith, journaliste conservatrice britannique, s’est exprimée à la télévision anglaise vendredi dernier. Elle-même violée lorsqu’elle était plus jeune dans sa ville natale (Telford), elle affirme que le phénomène des viols collectifs de mineures par des gangs de Pakistanais subsiste toujours dans la commune. La réaction des policiers anglais va certainement en scandaliser plus d’un.

Revue de presse

Coupure du gaz russe, Clémentine Autain assume mentir aux Français, Musk livre bataille à Twitter, les médias seraient infestés par l’extrême-droite et bien d’autres sujets… Tous les moments médiatiques marquants de la semaine sont passés au crible par Jean-Yves Le Gallou et son esprit caustique !

Uber Files : une affaire louche

Qui est le lanceur d’alerte à l’origine des “Uber Files” ? Les médias français posent-ils les bonnes questions dans cette affaire ? Jean-Yves Le Gallou vous explique ce qui est reproché à Uber et à Emmanuel Macron et ne mâche pas ses mots envers la caste médiatique.

Mgr Bruno Valentin nommé évêque coadjuteur à Carcassonne

L’évêque auxiliaire de Versailles, Mgr Bruno Valentin, vient d’être nommé pour succéder à Mgr Planet à Carcassonne. Ce dernier, évêque de Carcassonne depuis 2004, aura 75 ans en novembre 2023. L’évêque coadjuteur est nommé aux côtés de l’évêque diocésain avec droit immédiat de succession. Lorsque survient la démission ou le décès de l’évêque titulaire, le coadjuteur prend immédiatement sa place sur le siège épiscopal.

Les problèmes les plus graves systématiquement masqués par des sujets de « diversion »

De François Billot de Lochner, Président de Liberté politique :

Bruno Le Maire est donc intervenu devant le très puissant Cercle des économistes, instance qui se veut sérieuse et qui prétend proposer des remèdes à la débâcle économique que connaît actuellement notre pays.

En invitant le tout-puissant ministre de Bercy, ledit Cercle pouvaient espérer que son invité parlerait clair et vrai, en faisant tout d’abord son mea culpa pour la situation économique et financière catastrophique qu’il a laissé prospérer pendant cinq ans, dans une inconscience totale et sans doute par un manque complet de formation économique et financière. Nous aurions donc pu imaginer que Lemaire reconnaîtrait très simplement qu’en quelques années, et sous son autorité, la quasi-totalité des indicateurs macro-économiques sont passés au rouge vif et semblent désormais hors de tout contrôle.

C’est ainsi que la dette publique est désormais de l’ordre de 3000 milliards d’euros, que l’inflation explose et atteindra très vite 10 %, que le commerce extérieur est maintenant déficitaire d’environ 120 milliards d’euros en rythme annuel, ce qui ne s’était jusqu’ici jamais vu dans l’histoire de France, que le déficit budgétaire tourne désormais autour de 150 milliards d’euros par an etc. Pour résumer cette situation en une seule phrase : la France vit une situation économique et financière au-delà de la catastrophe.

Dans une telle situation, le Cercle des économistes, ayant la chance d’avoir sous la main le responsable de ce désastre, pouvait espérer que Bruno Le Maire allait donner des clés permettant peut-être un redressement. Au lieu de cela, celui-ci a cru devoir s’auto-transformer en intellectuel de pacotille, sur le mode Macron, indiquant, dès le début de son intervention, que le sujet fondamental était d’inscrire dans la constitution le droit à l’avortement. Le Cercle des économistes s’est donc trouvé dans la situation où un général, invité pour parler de la guerre en Ukraine, pérorerait sur la saleté légendaire de Marseille, ou celle d’un évêque, invité pour parler de la messe traditionnelle, pérorerait sur la protection du loup des Carpates.

Cette triste anecdote est révélatrice de ce qui attend les Français pendant les cinq ans à venir : les problèmes les plus graves que connaît notre pays seront systématiquement masqués par des sujets de « diversion » (diversion à la mode Macron), permettant de ne prendre aucune réelle mesure de redressement dont notre pays a tant besoin. Bruno Le Maire, ministre d’une rare incompétence, s’est donc cru obligé de montrer son attachement prioritaire à la culture de mort. Les Français, qui, de mois en mois, semblent se réveiller, ne laisseront probablement pas le macronisme continuer son œuvre de destruction de la France pendant encore cinq ans.

La Commission européenne finance des ateliers « drag queen » pour les jeunes

Communiqué de Nicolas Bay :

Le député européen allemand Nicolaus Fest vient de révéler que la Commission européenne finance de nombreux ateliers « drag queen » pour les jeunes, via le programme Erasmus+ dédié au soutien à l’éducation. Ce n’est pas tant une surprise, venant de la Commission qui pavoise en permanence des drapeaux arc-en-ciel sur ses bâtiments ou ses réseaux sociaux, et a lancé le 1er juin dernier – avec la bénédiction de sa présidente Ursula von der Leyen – une campagne « Le futur est queer ».

Rien qu’en 2021, au moins 220 000 euros de subventions ont été accordés à « TransYouth », « Au-delà du genre » ou encore « Drag it up », afin d’apprendre à des jeunes « la marche en talons hauts et d’autres méthodes pour brouiller les rôles de genre binaires traditionnels ». Certains projets sont régulièrement reconduits, tel « Dragtivism » qui a reçu plus de 105 000 euros pour organiser, entre 2018 et 2022, quatre sessions de dix jours pour une trentaine de personnes « à partir de seize ans »…

Cela n’est qu’une minuscule partie de la galaxie militante LGBT, financée par notre argent grâce à quelques fonctionnaires européens complaisants. Au total, ce sont plusieurs millions voire dizaines de millions d’euros qui ont été dilapidés ainsi, faisant vivre une myriade de groupuscules propagandistes comme l’International Lesbian and Gay Association, au service de l’idéologie du genre et de la transidentité expliquées aux enfants.

La Commission européenne se veut à la pointe de ce combat supposé « progressiste », qui vise en réalité à tout déconstruire, des modèles familiaux naturels au sexe des individus, et à pousser des enfants à questionner leur « genre ». Il est grand temps que Bruxelles et les activistes LGBT cessent d’interférer avec l’éducation, notamment sexuelle, qui doit rester la prérogative des parents : pas touche à nos enfants !

Plaidoyer du Pr Hirsch pour la réintégration des soignants non-vaccinés

Dans le très sérieux Quotidien du médecin :

[…] Rétablir dans leurs droits les professionnels non vaccinés est une éventualité envisageable aujourd’hui. Elle relève d’une capacité de faire confiance à l’écoute, à la concertation ainsi qu’à l’esprit de responsabilité. Elle ne consiste pas à relativiser l’impératif de l’obligation vaccinale des professionnels au titre de règle de bonne pratique, de même que toute autre mesure de protections avérée.

Au-delà d’une abrogation, cette démarche politique devrait être accompagnée de l’initiative d’une convention citoyenne portant sur l’obligation vaccinale et plus largement sur les mesures contraignantes en situation de crise sanitaire. Car il nous faut être en capacité d’anticiper le futur dans le cadre d’une concertation. Il est évident que des mesures contraignantes, appliquées sans esprit de discernement et en suscitant des discriminations ne seront plus acceptables. En témoigne la difficulté des instances publiques à imposer des mesures de prudence probablement justifiées actuellement (ne serait-ce comme le port du masque dans les transports). Elles ont épuisé une capacité d’adhésion de la société à la rigueur de dispositifs non concertés et aux justifications parfois discutables.

Cette abrogation de l’interdiction d’exercer pourrait contribuer à restaurer un esprit de confiance, y compris de la part des personnes en situation de vulnérabilité qui exigent à juste titre d’être préservées de tout risque nosocomial. De ce point de vue rien n’atteste de l’efficacité de la mise à pied prolongée de professionnels dont la présence fait défaut dans des établissements. Au point d’inciter parfois des soignants à poursuivre leur activité alors qu’ils sont infectés par le SARS-CoV-2… Il leur est seulement préconisé de prévenir par les moyens en vigueur les risques de transmission.

Dès lors en quoi pérenniser une mesure d’interdiction d’exercice motivée par le risque de contaminer un tiers est-elle exemplaire si elle contraint à des adaptations de nature à mettre en cause les strictes règles de sécurité sanitaire ?

Le fait que Djokovic ne puisse pas se rendre aux États‐Unis pour jouer l’US Open est une moquerie absolue de la science

Exclu d’Australie en janvier à cause de son statut de non‐vacciné, Novak Djokovic (alias Novax Nocovid), qui vient de remporter le tournoi de tennis de Wimbledon, ne pourra pas se rendre aux États‐Unis pour participer à la tournée nord‐américaine ainsi qu’à l’US Open.

Néanmoins, il reçoit de plus en plus de soutien de l’autre côté de l’Atlantique. Le dernier en date est Clay Travis, célèbre journaliste sportif et fondateur du site spécialisé dans le sport, Outkick.

« Il ne devrait y avoir aucune restriction COVID à l’heure actuelle pour tout athlète jouant n’importe quel sport n’importe où dans le pays, et, je crois, n’importe où dans le monde. Le fait que Djokovic ne puisse pas se rendre aux États‐Unis pour jouer l’US Open est une moquerie absolue de la science, et c’est indéfendable. Nous savons, sur la base d’une étude récente – nous avons écrit à ce sujet dans OutKick – que les deux premières injections de COVID offrent une protection de 5 % contre l’infection. Nous allons donc exiger que Novak Djokovic ou toute autre personne qui entre dans ce pays fasse un vaccin qui n’offre aucune protection contre la propagation du COVID et aucune protection contre le fait de contracter le COVID. »

Congrès Mondial des Familles du 30 septembre au 2 octobre à Mexico

Lu sur IFN :

Dans un monde où la famille fait l’objet d’une hostilité croissante, le Congrès Mondial des Familles – projet phare de l’Organisation Internationale pour la Famille – reste un bastion.

“Les défenseurs de la famille du monde entier, a déclaré le président Dallin H. Oaks, membre honoraire du conseil d’administration de l’OIF, doivent se réunir au Congrès Mondial des Familles pour restaurer la famille comme première institution sociale et comme centre de la civilisation en tous lieux.”

Que la famille ait besoin d’être défendue est un fait remarquable qui aurait choqué les rédacteurs avisés de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, qui ont expressément reconnu que “la famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’État”. Plus d’une centaine de pays ont suivi le mouvement en incluant des dispositions similaires dans leurs constitutions nationales.

Alors que ces documents continuent de témoigner de la vérité immuable sur la famille, la société se trouve aujourd’hui dans une bataille rangée pour défendre cette vérité. “Le mariage et la famille sont en crise”, a déclaré le pape François.

“Cette révolution des mœurs et de la morale a souvent brandi le drapeau de la liberté, mais en fait elle a apporté la dévastation spirituelle et matérielle à d’innombrables êtres humains.”

Selon les mots du président Russell M. Nelson, “De toutes parts, la famille est attaquée. Beaucoup se demandent si l’institution n’est plus nécessaire. Notre réponse est certaine. S’il y a un espoir pour l’avenir des nations, cet espoir réside dans la famille.” Il s’exprimait lors de notre Congrès Mondial des Familles, de loin le rassemblement pro-famille le plus important et le plus influent de la planète.

Organisé pour la première fois à Prague en 1997, le Congrès Mondial des Familles s’est depuis réuni à Genève, Mexico, Varsovie, Amsterdam, Madrid, Sydney, Salt Lake City, Tbilissi, Budapest, Chisinau et Vérone. Après une brève interruption due à la pandémie, il est prévu qu’il revienne à Mexico cet automne, offrant une occasion unique d’apprendre, de partager, de créer des réseaux et de planifier.

Des collègues éminents du monde entier considèrent le Congrès Mondial des Familles comme “le principal rassemblement mondial d’universitaires, de décideurs et de militants qui se soucient de la famille naturelle” (Austin Ruse, président de l’Institut catholique de la famille et des droits de l’homme) et “une résurgence de la bataille mondiale pour la défense de la famille naturelle” (Errol Naidoo, directeur général de l’Institut de politique familiale d’Afrique du Sud). “L’occasion offerte par le Congrès Mondial des Familles de nouer des contacts avec les principaux responsables des activités pro-famille dans le monde est très enrichissante” (Christine de Marcellus Vollmer, présidente de l’Alliance latino-américaine pour la famille).

À notre Congrès mondial de Tbilissi, en Géorgie, le président américain George W. Bush a envoyé ce message : “Je salue vos efforts pour reconnaître l’importance des familles dans la construction des nations. Votre travail améliore de nombreuses vies et rend le monde meilleur.” Il n’est pas étonnant que certaines nations aient même parrainé le Congrès mondial, comme la Moldavie et la Hongrie, dont Katalin Novák – qui est aujourd’hui La présidente a expliqué pourquoi :

“La famille est le berceau et le soutien de la vie, et il est de notre devoir de la protéger et de la renforcer….. Pour le gouvernement hongrois, la famille est la pierre angulaire de notre choix de valeurs et la ligne directrice de nos décisions politiques.”

Jamais le monde n’a eu besoin du Congrès Mondial des Familles de manière aussi urgente qu’aujourd’hui. Nous vous invitons cordialement à vous joindre à nous du 30 septembre au 2 octobre à Mexico pour défendre ce que l’historien Will Durant appelait “le fondement ultime de toute civilisation connue dans l’histoire” – la famille. Pour plus d’informations et pour vous inscrire, veuillez consulter le site https://wcfmexico.org/

La communion ne se décrète pas

Quelques réflexions de Paix Liturgique sur la dernière lettre apostolique du pape :

« Abandonnons nos polémiques pour écouter ensemble ce que l’Esprit dit à l’Église, sauvegardons notre communion » : ces mots de la conclusion de Desiderio desideravi (n. 61) sont en fait la principale – et vaine – préoccupation de cette Lettre, comme d’ailleurs du pontificat : refaire, on pourrait dire replâtrer, une communion brisée dans le peuple chrétien, brisure dont témoigne la guerre liturgique.

De simples réflexions…

Ce long texte se présente comme une sorte de méditation (n. 31), le souverain pontife précisant dès le premier article qu’il souhaite « partager des réflexions »,. Il répète cette intention vers la fin du texte au n° 61 : « j’ai voulu simplement partager quelques réflexions ». Ce n’est donc absolument pas un texte à portée juridique et normative. Pour autant la volonté de réduire tout le monde à la liturgie nouvelle est claire, de manière plus enveloppée, plus positive, que dans Traditionis custodes, texte dont il est cependant rappelé qu’il demeure pour le moment celui de référence.

Le principal rédacteur du texte est à l’évidence un professeur de l’université romaine Saint-Anselme consacrée à l’enseignement de la liturgie, ou bien un membre de la Congrégation pour le Culte divin, ce qui revient au même, car les cadres de la Congrégation sont désormais issus de Saint-Anselme, et forment, avec d’autres clercs italiens de même profil, un unique creuset d’activistes intellectuels.

Ça et là cependant jaillissent des jugements autoritaires et péremptoires dans un style très pape François, auquel le ou les rédacteurs se sont conformés, selon ce qui est de règle chez les « nègres » qui préparent des discours ou textes de hauts responsables, ou bien qui ont été rajoutés par le pape François lui-même : sont ainsi pourfendus pêle-mêle la mondanité spirituelle, l’élitisme narcissique et autoritaire qui classe et contrôle les autres, l’autoréférentialité, le néo-pélagianisme qui nous enivre de présomption, le moralisme ascétique, la formalité extérieure et les scrupuleuses observances…

Au total, a été confectionné un long pavé à la fois moderne et jargonneux, comme ses longues introductions aux cours de liturgie ou de théologie sacramentaire qu’on sert à Saint-Anselme ou dans les séminaires italiens, dont les thèmes – beauté et richesse retrouvées de la liturgie ; émerveillement ; ars celebrandi ; formation nécessaire ; etc. – sont repris par les chroniqueurs progressistes zélés ou par les conservateurs qui veulent faire du zèle à peu de frais.

Il est vrai qu’un certain nombre de réflexions sont assez traditionnelles. Le cardinal Sarah aurait pu les signer. La Lettre rejette l’idée, sans trop approfondir, que la messe serait un simple mémorial. Elle explique que la liturgie n’est pas le résultat d’une recherche personnelle. Que la liturgie est d’abord une louange, qu’elle rend gloire à Dieu. Le pape insiste sur l’importance du silence liturgique (mais un silence moderne qui n’est pas le silence liturgique, simple pause méditative au cours du rituel, ce qui est bien différent). Il constate la grande difficulté de l’homme moderne à saisir les symboles. Il rappelle que les normes rituelles sont au service de réalités supérieures et que l’art de la célébration ne s’improvise pas. Il met en garde les prêtres afin qu’ils ne « détournent pas l’attention de la centralité de l’autel ». Il rappelle enfin cette profonde vérité que la liturgie est la première source de la spiritualité chrétienne.

Une seconde lecture plus attentive laisse entrevoir des idées problématiques, en particulier en ce qui concerne la nature du sacerdoce et du renouvellement sacrificiel, de l’importance et du rôle de l’assemblée. Le pape oppose bien curieusement adoration et mystère qu’il se réjouit de voir disparaître avec la réforme liturgique (n° 25). Par certains aspects, on peut redouter de retrouver quelques réminiscences du fameux article 7 première mouture de la présentation générale du missel romain de 1969, qui semblait fort définir le sacrifice eucharistique comme un « rassemblement du peuple de Dieu se réunissant sous la présidence du prêtre pour célébrer le mémorial du Seigneur. ».

Qui, dans le peuple chrétien invité à se former liturgiquement (« il est important aujourd’hui de diffuser cette connaissance au-delà du milieu universitaire », n. 35), lira ce pavé professoral ? Il servira assurément d’incitation à former des groupes de formation pour conforter les retraités, hommes et femmes qui, dans les paroisses, animent avec les diacres permanents, hommes et pas encore femmes, les assemblées dominicales ? Bref, on est dans l’entre soi.

Et comme le… – on ose pas dire le diable, s’agissant d’une Lettre apostolique – est dans les détails, on notera que tous, absolument tous, sont invités au festin eucharistique, pour lequel « il suffit de porter l’habit de noces de la foi, qui vient de l’écoute de sa Parole «  (n. 5). La foi suffit, pas la grâce.

Une seule liturgie, celle de Vatican II

Le n. 61 s’achève par une sorte de sophisme, une conclusion que n’appellent pas les prémisses : « Dans cette lettre, j’ai voulu simplement partager quelques réflexions qui n’épuisent certainement pas l’immense trésor de la célébration des saints mystères. Je demande à tous (de) puiser dans ce qui est la première source de la spiritualité chrétienne. […] C’est pourquoi nous ne pouvons pas revenir à cette forme rituelle que les Pères du Concile, cum Petro et sub Petro, ont senti la nécessité de réformer ». Nous ne pouvons pas ne pas revenir à la messe nouvelle.

Le passage fondamental, dont tout le positif du texte forme en réalité le réceptacle est le n. 31, dans lequel le ton se fait plus précis : « Il serait banal [trop superficiel] de lire les tensions, malheureusement présentes autour de la célébration, comme une simple divergence entre différentes sensibilités envers une forme rituelle. La problématique est avant tout ecclésiologique. Je ne vois pas comment on peut dire que l’on reconnaît la validité du Concile – bien que je m’étonne qu’un catholique puisse prétendre ne pas le faire – et ne pas accepter la réforme liturgique née de Sacrosanctum Concilium, un document qui exprime la réalité de la liturgie en lien intime avec la vision de l’Église admirablement décrite par Lumen Gentium. Pour cette raison – comme je l’ai expliqué dans la lettre envoyée à tous les évêques – j’ai estimé qu’il était de mon devoir d’affirmer que “les livres liturgiques promulgués par les Saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, sont l’unique expression de la lex orandi du Rite romain” (Traditionis custodes, n. 1).

La pointe polémique vise ceux qui assurent qu’ils reconnaissent la validité du Concile (serait-il possible qu’il en soit autrement, se demande le pape ?), tout en refusant la nouvelle liturgie. Le fond de l’affirmation est alors la reprise du n. 1 de Traditionis custodes : il n’y a dans l’Église postconciliaire qu’une seule loi liturgique, qui exprime la seule loi de la foi.

Du sel sur la plaie

Tenir de tels propos n’est évidemment pas favoriser la paix liturgique. Mais le Pape argentin assume clairement cette posture : il veut la disparition d’une liturgie « non conforme », ou au moins, pour un temps, sa relégation aux marges : lefebvrisme ou ecclésiadéisme ghettoïsé. Volontairement, le souverain pontife et ses collaborateurs jettent ainsi du sel sur la plaie ouverte.

En vain. On ne peut imaginer que l’usus antiquior, dont la pratique dure depuis soixante ans malgré les interdictions, les persécutions, les restrictions, qui remplit malgré tout les églises et chapelles où il se célèbre d’un public jeune et familial, qui engendre des vocations en nombre, qui provoque des conversions, va soudain disparaître parce qu’un pape aux humeurs autoritaires et les petits professeurs bugniniens de Saint-Anselme qui l’entourent l’ont décidé ?

Il est vrai que la tentative de Benoît XVI pour restaurer l’unité autour d’une « herméneutique de la réforme dans la continuité », avec un assagissement du Concile, avait échoué. Mais il clair que la maximalisation du Concile par le Pape François n’est pas en meilleure forme. L’hémorragie de pratiquants, de prêtres, de séminaristes, se poursuit inexorablement. L’individualisme de la croyance est devenu la règle pour les catholiques. Et la déchirure du corps catholique s’est accentuée comme jamais, comme le prouve la fièvre synodale germanique ou gallicane.

Tous ceux qui réfléchissent à cette situation en vue de la surmonter savent qu’il faudra en venir tôt ou tard, et le plus vite sera le mieux, à un recentrement doctrinal, spirituel et bien entendu liturgique. Mais auparavant on peut imaginer, après que sera tournée cette page de bruit et de fureur contre les formes traditionnelles (non seulement celle des traditionalistes, mais aussi des « restaurationnistes » – cf l’entretien du pape avec les représentants de revues jésuites européennes, 15 juin 2022), une période où, bon gré mal gré, sera laissée une saine liberté à toutes les forces vives, celles qui produisent des fruits de transmission de la foi, de vocations et de mission. Au cœur desquelles se trouve celle qui cultive la messe romaine ancienne, lex orandi pure de toute erreur.

Près de 4 millions de personnes ont acquis la nationalité française entre 1982 et 2019

Il n’y a pas de grand remplacement…

Chute de 9100 à 4000 des nouveaux enfants instruits en famille

Conséquence de la restriction de cette liberté scolaire par le gouvernement Macron :

Bonjour X, vous avez un contrôle fiscal

Dans une note de service interne, la direction générale des finances publiques (DGFIP) invite ses agents à ne plus mentionner la civilité des contribuables dans leurs courriers. Finis les «Bonjour Monsieur» et «Bonjour Madame» en préambule, les contrôleurs fiscaux se contenteront d’un simple «Bonjour», tout court.

La note est adressée à “Mesdames et Messieurs les directeurs”. Une note de bas de page qui justifie cette décision fait référence… à la loi Taubira, dont les partisans répétaient pourtant que la théorie du genre était un fantasme et n’avait rien à voir avec cette loi.

Sous pression du lobby LGBT, Caroline Cayeux regrette

Dans un entretien au Parisien, jeudi 14 juillet, Caroline Cayeux, Ministre chargée des Collectivités territoriales, qui était contre la loi Taubira, est revenue sur des propos qu’elle a tenus en 2013 et qu’elle avait maintenus récemment.

Les propos mentionnés remontent à dix ans. Et si je ne peux nier les avoir tenus, évidemment que je ne les utiliserai plus et les regrette. Je comprends que ces propos stupides et maladroits aient pu autant blesser, déclare la ministre des Collectivités territoriales.

Je tiens ici à renouveler toutes mes excuses les plus sincères car ils ne reflètent pas du tout ma pensée.

En 2013, lors de l’examen du texte dénaturant le mariage, Caroline Cayeux avait déclaré que le mariage homosexuel était un dessein contre la nature. Interrogée sur cette phrase, mardi dernier sur LCP, la ministre avait déclaré :

 Je maintiens évidemment mes propos. Mais j’ai toujours dit que la loi, si elle était votée, je l’appliquerais. Avant de poursuivre : J’ai beaucoup parmi tous ces gens-là, c’est un mauvais procès qu’on me fait.

Formons chrétiennement des acteurs

 

https://www.promessefilm.com/acteur

FORMER DES ACTEURS CATHOLIQUES

Le long des autoroutes qui sillonnent Los Angeles, des panneaux publicitaires géants montrent de splendides jeunes hommes et femmes. Au bas, on peut lire : “Être acteur pour le Christ”. Ce sont des académies d’acting protestantes qui forment au cinéma.

Dix ans après, les catholiques de France regardent leurs films.

D’apprentis à acteurs pour le film PROMESSE

Pourquoi ne pourrions-nous pas faire nos propres films avec nos propres acteurs ? Celui qui prend au sérieux l’injonction du Seigneur d’aller faire des disciples de toutes les nations ne peut ignorer le fait qu’un seul film court sur les routes du digital pour toucher des millions d’âmes en 90 minutes.

En ce qui concerne ma personne et les volontaires de la production de Promesse, nous ferons notre part et nous créons cet été les premières classes catholiques d’acting pour cinéma en France : https://www.promessefilm.com/acteur .

Pourquoi cette aventure supplémentaire ? Parce je suis d’opinion qu’il faut agir sans attendre consensus ou finances. Si l’on attend, on ne fait rien et pendant ce temps, l’incendie court.

Quel incendie ?

Cela commence par le fait qu’être acteur de cinéma, c’est “être” le « personnage ». Ce n’est pas « jouer » le personnage. Ce que le personnage éprouve dans le scénario, l’acteur doit le vivre en profondeur. Avant le tournage, il est même recommandé à l’acteur d’être ce personnage plusieurs jours à l’avance. Tout ce qui est apparence, intonation, regard suivra presqu’automatiquement.

Si l’acteur ne le fait pas, c’est alors que le public perçoit un « texte lu » ou un « parler littéraire ». Alors, l’engouement du film s’évanouit.

De plus, les académies d’acting françaises comme américaines s’entêtent à proposer des exercices contre-nature. On demande à une jeune femme d’embrasser une autre femme. On suggère en France, de profaner une église. On se découvre et l’on est vulgaire. Or, comme il faut “être” son personnage, jouer ces rôles n’est plus un jeu. C’est baigner dans le péché et donner au péché une vie à grande échelle. L’incendie court.

Sur ces choses, nous avons vu cependant l’académie que nous fréquentons en Louisiane s’assainir :

https://studio.youtube.com/video/vLAllVmjChI/edit

Pourquoi des acteurs formés selon une méthode catholique ?

Puisqu’il faut aller sur les routes pour toucher les nations, il faut des films sains et catholiques. Et parce que l’acteur doit éprouver en profondeur son personnage pour être crédible, l’œuvre chrétienne sera d’autant mieux servie par un acteur qui vivra en profondeur les questions de foi. D’où nos classes catholiques d’acting pour cinéma.

Daniel Rabourdin, réalisateur catholique indépendant de Promesse

Post Scriptum : C’est au bout du rouleau financier que nous arriverons en France pour donner ces classes et continuer tournage comme montage. Si vous ne pouvez devenir acteurs ou être volontaires, peut-être pouvez-vous nous aider comme vous le feriez pour une œuvre d’Église ici : https://www.promessefilm.com/

Le Salon Beige, que nous remercions infiniment, nous permettra de recevoir vos dons. Ensuite, vous recevrez nos cadeaux de remerciement !

Slovénie : ce que le peuple refuse, on lui impose de force

Par trois référendums (2002, 2012 et 2015), le peuple slovène avait rejeté la dénaturation du mariage. Ce qu’on ne peut obtenir par le vote populaire, on l’obtient par un vote, contre le peuple, de ceux qui sont censés garder la Constitution.

La Cour constitutionnelle, par 6 voix contre 3, a déclaré que l’impossibilité de se « marier » était « une discrimination inadmissible à l’encontre des couples de même sexe ». La Cour donne six mois au Parlement pour modifier la loi.

14 juillet : souvenez-vous de Jacques Cathelineau

14 juillet 1793, mort des suites de ses blessures au combat de Jacques Cathelineau dit le Saint de l’Anjou, généralissime de l’armée catholique et royale.  « S’il nous faut mourir, que ce soit du moins en combattant les ennemis de Dieu et les nôtres. »

Triste anniversaire

L’Union Lex Orandi souligne que l’exaspération monte, un an après le motu proprio limitant la messe traditionnelle :

Le 16 juillet 2022, il y aura un an que le Motu proprio Traditionis Custodes aura établi dans l’Eglise une catégorie de catholiques de seconde zone. Privés, en dehors de la messe, des sacrements célébrés selon la forme qui leur procure leur bien spirituel, privés de célébrations paroissiales, privés même de la mention de leur existence dans les bulletins paroissiaux, voilà le sort des catholiques attachés à la liturgie traditionnelle.

Dans la même période, l’Eglise n’aura jamais autant proclamé qu’elle est, selon le Pape, une Eglise où « tous participent, personne à la place des autres ni au-dessus des autres ». Sa nouvelle forme doit être synodale, c’est-à-dire « une Église sans chaînes et sans murs, dans laquelle chacun peut se sentir accueilli et accompagné, dans laquelle on cultive l’art de l’écoute, du dialogue, de la participation, sous l’unique autorité de l’Esprit Saint. » (Pape François, 29 juin 2022).

Hélas, depuis Traditionis Custodes, cette Eglise se révèle aussi être celle de l’exclusion, du rejet, de l’absolutisme. Malgré l’aberration que représente un régime de restriction ecclésiale à l’égard des fidèles attachés à la tradition, et en dehors de quelques exceptions bienveillantes, les Evêques n’ont pas jugé utile de prendre la défense de cette portion du troupeau qui leur a été confié.

Selon les échos qui nous remontent de différents diocèses, l’application de Traditionis Custodes se fait selon la méthode de « l’étranglement progressif ». Dans le diocèse de Tarbes et Lourdes, la messe traditionnelle célébrée le dimanche à Lannemezan  est supprimée. Dans le diocèse de Belley-Ars, l’Evêque Roland interdit toute messe tridentine dans la basilique d’Ars en présence de fidèles. A Orange, les fidèles découvrent que les horaires de messe de leur communauté ont été retirés du bulletin paroissial. Dans le diocèse de Grenoble depuis fin 2021, et dans celui du Mans depuis le mois de juin 2022, deux Evêques ont supprimé par un acte administratif la plupart des sacrements dont bénéficiaient les fidèles traditionnels, et ce juste avant de quitter leur siège épiscopal pour une nouvelle affectation.

Cette stratégie de la terre brulée, qui consiste à violer la conscience des fidèles attachés à la tradition sans considération de ce qui les sanctifie, est la manifestation d’un incroyable mépris de la part de ceux qui devraient être des pères. « Vous qui êtes mauvais », nous dit le Christ, « si votre fils demande un poisson, lui donnerez-vous un serpent ? » (St Matthieu, 7,10). Si le Christ a raison de nous appeler mauvais, car nous le sommes depuis la faute d’Adam, comment appellera-t-il ceux qui, sciemment, nous tendent une pierre alors que nous leur demandons du pain ?

Ces agissements poussent inéluctablement à l’exaspération. La voix des sans voix de l’Eglise ne pourra plus longtemps rester silencieuse. Serons-nous entendus dans cette « Église synodale : un lieu ouvert où chacun se sent chez lui et peut participer » ? Pour les fidèles attachés à la tradition, le temps est venu de s’y faire entendre.

Pour chaque problème, le gouvernement a LA solution

Vous avez plus de 80 ans et souhaitez vous faire vacciner contre le Covid ?
Pas de problème !
Il y a un numéro vert, le fameux : ” 0 800 730 957″
Un enseignant se fait décapiter par un islamiste ?
Pas de problème !
Il y a un numéro vert, très connu : “0 805 500 005”
Il y a la canicule ?
Pas de problème !
Il y a un numéro vert, qui rafraîchit et désaltère” 0 800 066 666″

Consultation sur l’euthanasie et la fin de vie

En prévision de la légalisation de l’euthanasie prévue les prochains mois (ou années) par le gouvernement, les Associations Familiales Catholiques ont lancé une consultation de leurs adhérents et amis qui ont accompagné une personne en fin de vie.

Grâce aux données recueillies, les AFC pourront faire des propositions alternatives à l’euthanasie (ou au suicide assisté). Les témoignages recueillis viendront corroborer ces résultats.

La consultation est ouverte jusqu’au 30 septembre.

Les jeunes, de plus en plus pro-vie

Selon des enquêtes relayées par Marianne : les Français de plus de 50 ans s’avèrent bien davantage pro-avortement que leurs enfants et petits-enfants.

En réaction à la situation américaine, le débat s’est porté sur la proposition de faire entrer le droit à l’IVG dans la Constitution. Proposition qui semble emporter l’adhésion massive des Français selon une enquête publiée le 29 juin dernier par l’Ifop pour la Fondation Jaurès puisqu’ils sont 81 % à y être favorables. Un résultat certes unanime mais qui, dans le détail, révèle une un clivage étonnant entre jeunes et vieux.

Selon ce sondage de l’Ifop, 34 % des moins de 24 ans estiment qu’une femme n’a pas le droit d’avorter librement. Même chose chez les Français entre 25 et 34 ans (32 %). Un écart d’autant plus impressionnant si on le compare avec les 50 ans qui ne sont que 16 % à s’opposer à la liberté de l’avortement. En janvier 2022, l’étude « Libertés : l’épreuve du siècle » de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), un think thank classé à droite, réalisé dans 55 pays en partenariat avec Ipsos, démontrait déjà que dans l’Union européenne, 22 % des moins de 35 ans s’avéraient réfractaires à l’IVG. De quoi casser l’image des jeunes progressives et des vieux réacs.

Victor Delage, responsable des études à la Fondapol, n’est pas étonné :

« Toute une partie de notre jeunesse est marquée par le retour d’un certain conservatisme moral dans le monde occidental, comme le montrent les résultats dans notre étude. » « Pour paraphraser Orwell, quand on leur présente quelque chose comme un progrès, ils se demandent avant tout s’il les rend plus humains ou moins humains. Aux États-Unis, des militants se voulant “progressistes” considèrent leurs efforts contre l’avortement comme faisant partie d’une quête en faveur des droits de l’homme, estimant que le fœtus est un être humain à part entière bien avant qu’il ne soit viable ».

« Ces jeunes sont les enfants déçus des promesses non tenues de la démocratie sociale : progrès, justice sociale, sécurité. Ils ont soif de racines, de repères et d’autorité dans un monde qui semble totalement leur échapper. ».

Pour un jeune homme, dans un monde de contraception, l’avortement est un acte individualiste de confort de vie :

« Vouloir à tout prix avoir le plaisir sans les conséquences ça déresponsabilise les femmes, la nature veut qu’on crée un enfant en ayant un rapport sexuel et même en ayant la contraception, l’augmentation de l’avortement est significative ».

Une autre, 19 ans, jeune étudiante en BTS comptabilité et gestion :

« La contraception nous offre une certaine insouciance, et attendre un enfant est un peu un retour à la réalité. Je pense qu’on a tout pour se protéger aujourd’hui quand on a des rapports intimes, maintenant si un enfant arrive, c’est qu’il devait vivre ».

Salomé Hédin, doctorante en sciences de l’information et de la communication qui s’est penchée sur les mouvements pro-vie, note que ces jeunes militants français

« sont généralement des catholiques très pratiquants avec un intérêt pour les questions politiques. Ils sont très éduqués religieusement et politiquement. Dans la pratique religieuse, ils sont souvent issus de familles croyantes où le discours contre l’avortement est présent ».

Soyez modernes, soyez pro-vie.

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